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24/09/2016

Ouiquinde érotique: pas si austère Voltaire !

On n'est pas habitué à trouver le très sérieux Voltaire au rang des auteurs polissons. Et pourtant...

dessin Milo Manara femme.jpg

Voltaire: Polissonnerie

 

Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s'il n'est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.


- Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M'en faire verser d'autres.


- Quoi ! vous craignez l'évènement
De l'amoureux mystère ;
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ;
L'amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser la gazon
Sans imbiber la terre.


- Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L'amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l'être.

 

 Illustration X - Droits réservés

22/09/2016

Au bistro de la toile : l’Humain, mine de pièces détachées.

chimulus bistro copie.jpg

 

- …teng ! Victor, je viens d’en lire une belle.

- Sers-nous un rouge et raconte.

- Ben voilà. Parait que le gens de l’État islamique, ils ont mis au point tout un système de récupération et de vente de viande humaine.

- Pour bouffer ?

- Non, pour greffer.

- Ça s’appelle du trafic d’organe. C’est une des horreurs modernes, que les me (r) dias glissent habituellement, pudiquement sous le tapis. Allez raconte.

- Je te lis : « Afin d’obtenir rapidement de l’argent pour rester à flot, le groupe terroriste État islamique a commencé à démembrer ses assaillants morts et blessés. Environ 23 organes humains ont été prélevés par l’État islamique sur les corps de ses propres membres morts ou blessés dans la province irakienne de Ninive afin d’être vendus après que les frappes aériennes de l’aviation russe ont porté un coup à la rente pétrolière du groupe terroriste, informe Iraqi News. « Les organes prélevés comprennent les reins, les intestins et plus encore ; les organes ont été transférés sous strict contrôle vers l’hôpital affilié à la périphérie de la ville de Ninive », indique le site.

- Ben, il y a là un souci méritoire de recyclage pourrait-on dire en maniant le second voire le troisième degré. Mais ce trafic ne peut se faire qu’avec tout un réseau de complicités. Parce que la chaîne de la greffe d’organe implique des moyens rapides et précis. Tu ne mets pas un cœur, un foie ou des boyaux en conserve pour les réutiliser. Il faut donc la complicité de toubibs spécialisés, difficiles à trouver chez ces bourrins de l’État islamique.

- Je te continue : « Les commandants de Daech ont embauché des médecins étrangers pour organiser un grand système de trafic d’organes depuis l’hôpital de la ville irakienne de Mossoul, dans le nord de l’Irak. Cette affaire génère déjà d’énormes profits. La plupart des organes sont ensuite sortis clandestinement de Syrie et d’Irak vers les pays voisins comme l’Arabie saoudite ou la Turquie, où les groupes criminels les vendent à des malfaiteurs à travers le monde, informe l’Agence assyrienne internationale d’information. Celle-ci affirme que l’organisation terroriste a même mis en place une division de contrebande d’organes spécialisée uniquement dans la vente des cœurs, des foies et des reins humains sur le marché noir international. »

- Ce n’est pas réservé à ces sinistres connards. Il y a de ces trafics partout dans le monde. Aux Etats-Unis, en Israël, en Ukraine, en Chine, etc. Sans oublier le champion en la matière, le Kosovo, ce pays voyou fabrique par l’Otan, où c’est devenu une industrie nationale prospère.

- Les bouchers de l’État islamique ont inventé une justification « divine » à cette pratique. Une fatwa - dans l’islam, un avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique sur un domaine particulier - datée du 31 janvier 2015 et édictée par Daech indique qu’il est admis de prélever des organes "sur le corps d’un apostat" pour sauver la vie d’un musulman. Cet édit, selon la traduction qui en a été faite par les services fédéraux américains, indique même qu’il n’est pas interdit de retirer des tissus ou des organes sur un captif, même si l’opération conduit à sa mort.

 

- C’est beau le progrès tout de même Loulle… Avec le pognon, les riches peuvent acheter les organes des pauvres, dans le meilleur des cas. Mais les pourris mafieux ou dépendants d’un pseudo-état font mieux : ils prélèvent les organes sur des prisonniers qu’ils massacrent en fonction des commandes. L'être humain réduit au rôle de pièces détachées… Monde de chien. Tè ! J'en ai le racabomi.

 

- Allez, bois un coup Victor, ça te remettra.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201609211027865001-daech-organe-trafic/

http://www.lemag.ma/Daech-aux-commandes-d-une-mafia-internationale-de-trafic-d-organes-humains_a87529.html

http://www.europe1.fr/international/une-fatwa-de-daech-autorise-le-prelevement-dorganes-2641185

https://blogs.mediapart.fr/jean63/blog/010814/tout-sur-le-trafic-dorganes/commentaires

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orien...

 

Illustration: merci à Chimulus

19/09/2016

Salauds de malades ! En Belgique, on exécute légalement même les enfants.

euthanasie seringue de mort.jpg

 

Décidément, nos amis Belges sont « en avance » sur nous. Quel beau pays que le royaume, si accueillant à ces pauvres Français riches qui peuvent y planquer leur pognon. Mais ce n’est pas seulement en cela que la Belgique est « en avance ». C’est surtout sur les avancées considérables qu’elle a faites et continue de faire pour avoir des comptes sociaux équilibrés, pas comme ces salauds de Français. La solution est pourtant simple : les citoyens coûtent beaucoup d’argent à la Sécu au cours de leurs cinq dernières années. Et énormément de thunes lors de leurs derniers mois de vie. Il y a là une source d’économies conséquente que tout bon gestionnaire doit étudier, que tout « politique » responsable doit envisager.

N’est-il pas d’un laxisme coupable de laisser ce moment essentiel de la vie humaine qu’est la mort au gré du hasard ? N’est-ce pas contraire au sacro-saint principe de la « concurrence libre et non faussée » ? La saine gestion économique d’une nation, dans le cadre idyllique de l’idéologie ultralibérale, n’est pas compatible avec cette part de hasard, avec cette loterie qui coûte si cher et prive les révérés Actionnaires de dividendes espérés.

Les Belges, après leurs voisins Bataves, ont bien compris ce problème et ont pris les décisions courageuses qui s’imposent. Ainsi, premier pas vers une régulation démocratique de la mort, l’euthanasie est légalement accessible aux adultes depuis 2012 en Belgique. Dans leur grand altruisme, les législateurs d’outre Quiévrain ont étendu en 2014 ce « droit » aux enfants, sans limite d’âge, contrairement aux Hollandais (non, pas les amis de Rantanplan, les habitants de la Hollande) qui ont mis l’âge minimum pour ce « droit » à 12 ans.

Et ils viennent de le faire : il y a quelques jours, ils ont exécuté les volontés d’un malheureux gamin malade « en phase terminale ». Bref, ils l’ont exécuté, « euthanasié » pour utiliser un mot plus joli qu’assassiné.

Ouais mais il souffrait trop le gamin.

Ouais mais il était d’accord.

Ouais mais ses parents aussi étaient d’accord.

Ouais mais un collège de toubibs a pesé le pour et le contre.

Ben voyons. En Belgique, un certain « professeur" Vincent a demandé de pouvoir « euthanasier » des malades même en l’absence de leur accord ! http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/euthana...

Les soins palliatifs, ça coûte un bras. La formation de personnels spécialisés, c’est la ruine. Les robots « accompagnateurs vers la mort », ce n’est pas encore au point. La mise au point de molécules antidouleur, ce n’est pas encore assez rentable.

On peut imaginer l’avenir que nous préparent ces tueurs gestionnaires. Allez, projetons-nous dans quelques années, mettons, en France, sous la présidence Le Pen et le gouvernement Sarko. Par le 49-3, devenu la manière normale de légiférer, le grand-oeuvre du quinquennat a été adopté : les « lois d’Optimisation de la vie ». Des lois permettant enfin la remise à flot de la Sécu, des économies conséquentes sur les retraites, l’élimination de gens qui ne sont plus « productifs ». Les « marchés » ont, à l’époque du vote de ces lois « modernes », salué comme il se doit cette décision en rendant à la France son « triple A » ! Et la France est saluée en Europe comme le « bon élève » ultralibéral.

Ces lois mêlent avec beaucoup d’opportunité des textes précédents : fichiers déterminant le « coût » de chaque individu, possibilité d’internement d’office pour les récalcitrants – comme au plus beau temps du goulag -, pour s’appuyer ensuite sur les statistiques. Celles-ci déterminent chaque année la durée de vie moyenne des citoyens : cette année-là 78 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes. Ainsi, à la date anniversaire des citoyennes et citoyens atteignant ces limites statistiques, ceux-ci reçoivent de l’administration une lettre officielle leur signifiant qu’à dater de ce jour, leurs dépenses de santé ne seront plus prises en compte par la société. Dès lors, s’ils sont à l’hôpital, le service comptable de l’établissement demandera à la famille de payer entièrement les frais et, en cas de refus, de manque de « persuasion » auprès de l’impétrant - « Allez Mémé, il est onze heures, bois ton bouillon, c’est le docteur qui l’a préparé ! » - ou de non-solvabilité, donne aux médecins l’ordre d’euthanasier le « patient ».

Pour ceux qui sont en relative bonne santé existe la possibilité de « racheter » une année supplémentaire, à condition de déposer auprès de la Caisse des dépôts et consignation un montant très conséquent déterminé par la loi, sous forme de numéraire ou d’hypothèque sur des biens. À défaut, si le vieux entre à l’hôpital pour quelque affection, son sort sera rapidement scellé. Mais, dans sa grande mansuétude, la société ultralibérale lui offre la possibilité de « choisir » lui-même « d’optimiser sa vie » en libérant le territoire, gracieusement, dans « de très agréables conditions ». Comme dans « Soleil vert »…

Va fa’n culo…

 Photo X - Droits réservés

18/09/2016

Ouiquinde gastronomique parfumé : Le tian de fayots au cochon

tian de haricot web.jpg

J’ai acheté un sac de cocos de Paimpol

Et j’en ai écossé toute une casserole.

Quel bonheur lorsque arrivent ces succulents fayots

Qui rendent musiciens n’importe quel boyau !

En Provence, petit, ce qu’on appelle un "tian"

C’est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grands-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants :

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu’on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s’en servait surtout pour faire la cuisine !

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux,

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu’en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C’est un plat que l’on fait lorsqu’on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches,

Aujourd’hui, ce sera mes cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d’eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m’a donné soif, petit, remplis mon verre

D’un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t’a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d’ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d’horloge

Dans ton tian frotté d’ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l’eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l’enrichir

D’une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d’un blanc vif, effronté,

Ou bien d’un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kg de rouelle de cochon, - 1 tête d’ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d’eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés :

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône : blancs tranquilles de Saint-Péray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d’Ardèche, Saint-Marcel-d’Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc : Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence : Palette, Seillons, ­Source-d’Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs : Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

15/09/2016

Monsanto Bayer = fusion de l’Agent Orange et du ZyklonB

bayer monsanto nazi et tueur.jpg

 

Monsanto, on connaît. C’est le prototype de la multinationale nuisible. Celle qui a inventé « l’agent orange », un produit tueur dérivé de l’herbicide 2,4,5-T, utilisé massivement par l’aviation étasunienne pour défolier les forêts du Vietnam où évoluaient les Viêt-congs. Résultats encore réels 50 ans après avec des palanquées de cancers et de malformations de naissance, mais aussi – retour du boomerang – des séquelles nombreuses chez beaucoup d’anciens combattants US. Monsanto est depuis des décennies responsable de scandales sanitaires à répétition ayant provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes : agent orange mais aussi PCB, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides Lasso et Roundup, etc...

Bayer, c’est un géant européen de la chimie. Il est bien connu pour l’aspirine ! Mais ce qui est moins connu, c’est que, avec d’autres piliers de la chimie allemande comme BASF, il est l’héritier du conglomérat IG Farben, fournisseur du Zyklon B, le gaz génécideur utilisé dans les camps de la mort nazis. Actuellement, ses pesticides néonicotinoïdes, vendus sous les marques Gaucho ou Proteus, alarment apiculteurs et chercheurs, car ils tuent les abeilles mais aussi moult autres bestioles, et leur impact sur notre santé inquiète. Bayer, c’est aussi un médicament anticholestérol à base de statines, retiré brutalement du marché en 2001 car il s’est en effet avéré toxique dans certains cas et a provoqué la mort de 52 patients (http://gestionsante.free.fr/cerivastatine.htm).

Bayer Monsanto, c’est vraiment « l’union des affreux » ! L’un empoisonne le monde, crée de nouvelles maladies, et l’autre propose à des prix exorbitants les médicaments pour les soigner ! La combine doit être très juteuse puisque Bayer – pourtant très endetté - a trouvé auprès de ses complices banksters près de 60 milliards d’euros pour se taper Monsanto. Dépenser 60 milliards alors que le chiffre d’affaires cumulé des deux entreprises n’est « que » de 23 milliards par an semble une affaire hasardeuse. Eh ! Oh ! Les banquiers, ils aiment ça : créer un marché (les maladies) et proposer le remède ! Humm ! Y’a bon les thunes.

Mais la branche médicaments n’est pas la principale en jeu. Il s’agit aussi et surtout de mettre la main sur toute l’agriculture mondiale. Ceci en contrôlant un max de brevets. Ainsi, le nouveau monstre sera en mesure de vendre aux agriculteurs un paquet global : semences (si possibles OGM), engrais, pesticides chimiques, mais aussi équipements, « conseils », services climatiques et… assurances associés. Il ne reste plus au paysan qu’à trimer et casquer. Il sera sous l’emprise totale d’une seule entreprise maquerelle…

Autre danger, le poids que de telles fusions donne à ces multinationales dont la seule morale est le fric, le fric, le fric. Elles peuvent faire pression sur les députés, sur les gouvernements, sur les institutions internationales pour faire passer des réglementations obligeant les agriculteurs à utiliser leurs produits. À l’inverse, elles peuvent faire supprimer par les mêmes pressions toutes velléités de faire voter des lois ou règlements tendant à entraver voire seulement réglementer leurs bizness. Ces sombres réalités menacent l’ensemble des citoyens car elles risquent de mettre à mal notre souveraineté politique et notre indépendance alimentaire. Tout le système mondial risque de se retrouver confronté à trois énormes conglomérats en mesure d’imposer des politiques agricoles basées sur les semences OGM et les pesticides associés.

Cette volonté de main mise se camoufle derrière de belles paroles « altruistes » comme « La terre va devoir nourrir dans quelques années 10 milliards d’humains. Nous apportons la solution. » Ils pourrissent la terre, ils empoisonnent les humains, ils poussent les paysans au suicide, ils tiennent les gouvernements par la corruption et en plus il faudrait leur dire merci !

Va fa’n culo !

 

Phot X - Droits réservés

 

 

 

13/09/2016

Réflexions métaphysiques autour du gigot.

gigot agneau.jpeg

C’est le grand raout du « Hadj » à La Mecque, de l’Aït el Kébir chez nos compatriotes de culture musulmane. Si ça apporte quelques réconforts, quelques espoirs à certains, pourquoi pas. Respectons. Mais pour moi, et pour beaucoup, beaucoup de monde, les religions, toutes les religions ne sont que des névroses collectives pourvoyeuses de carnages. Névroses qui, au lieu de « relier », excluent l’autre, celui qui n’a pas la « foi » en une divinité inventée au gré des cultures et souvent imposée sous les bottes des soudards missionnaires.

Camus, dans « L’homme révolté », dit que la liberté implique d’abord de « tuer dieu ». Au fait, c’est quoi, c’est qui dieu ?

L’idée d’un dieu personnifié, « à l’image de l’homme » - puisque créé par lui pour faire face à l’angoisse de sa finitude qu’implique la conscience chez ce singe sans poils qu’est l’homme – est naïve, puérile. Et toutes les histoires racontées par les religions, qu’elles soient « du livre » ou autres ne sont que des récits mythiques, du niveau des histoires à faire peur que l’on raconte aux enfants.

Parce qu’il s’agit d’un concept anthropomorphiste inventé par l’humain pour tenter d’influencer son destin et lui offrir une consolation dans les moments difficiles de son existence, et particulièrement face à la conscience qu’a pris ce singe de sa mort inéluctable. Comme nous ne pouvons influer sur la nature, nous avons inventé cette idée qu’elle était organisée, gérée par un dieu « bienveillant » ou terrible, qui nous écoute, entend nos « prières », nous guide puis nous juge et éventuellement nous condamne et nous damne.

C’est réconfortant d’avoir ainsi un « livre » - thora, bible, coran, upanishad, etc. – qui donne la réponse, la manière de se comporter face à tous les aléas de l’existence. Le mode d’emploi. Mais ce n’est que de la paresse intellectuelle.

Nous créons cette illusion puérile que si nous le prions beaucoup, ce superman influera sur la nature et satisfera nos désirs.

Infantilisme.

Et si malgré nos prières ça ne le fait pas, comme nous ne comprenons pas qu’un dieu si bienveillant ait pu permettre des saloperies innommables, comme la Shoa par exemple, nous nous mentons encore en disant que cela doit obéir à quelques desseins mystérieux, nous courbons la tête et nous acceptons.

Lâcheté.

Comment peut-on penser que « dieu » (??!!) s’intéresse à nous ? Nous ne sommes que l’une des millions d’espèces qui occupent l’une des planètes d’une étoile secondaire d’une galaxie moyenne qui n’est elle-même qu’une des millions de milliards de galaxies qui existent dans le cosmos ! Comment peut-on avoir l’orgueil stupide de croire qu’un dieu se donnerait la peine, dans cette immensité inimaginable, de s’intéresser à chacun de nous ? Et s’il est à la fois bon et omnipotent comme le prétendent les textes dit « sacrés », comment peut-il permettre le mal ?

Ces deux concepts – bon et omnipotent – sont contradictoires : si « dieu » est bon, il ne peut pas être tout puissant puisqu’il n’arrive pas à éliminer le mal ; et s’il est tout puissant il ne peut être bon puisqu’il permet au mal d’exister. Chaque concept exclut l’autre.

Les textes du « livre » donnent l’image d’un dieu m’as-tu-vu, jaloux, vindicatif, qui inspire la crainte, qui exige une fidélité aveugle, qui exige qu’on l’adore ! Un dieu qui punit, torture, tue et se moque de sa pauvre créature.

Non mais qu’es-ce qu’un dieu capable de demander à Abraham de mentir, de tromper puis de tuer son propre fils, la chair de sa chair juste pour avoir la preuve que le vieux lui sera fidèle ? « Eh ! Abraham, déconne pas, c’était pour rigoler ! Ah ! L’autre, il y a cru. T’es kon ou quoi ? Tiens, égorge plutôt ce mouton et allez faire un gueuleton ». Méchanceté intrinsèque, monumentale cruauté mentale. Et c’est là-dessus que sont fondées les trois religions « du livre », les pires des pires qui soient !!!

Preuve s’il en était besoin de la puérilité de ces religions. Car s’il est omniscient, le « dieu » en question sait parfaitement qu’Abraham lui sera fidèle. Alors pourquoi, s’il est « bon », ce test cruel ?

Donc ce dieu n’est pas bon. Est-il pour autant tout-puissant ? Pourquoi punit-il ses créatures pour des choses dont il est, en fin de compte, l’unique responsable ? Pour jouir de les torturer ? Qu’est-ce que ce dieu odieux ?

Il n’existe pas de dieu « tout puissant ». Einstein lui-même formulait par une parabole ce paradoxe : « Si dieu est tout-puissant, il peut créer une pierre qui soit si lourde que lui-même ne peut la soulever. Mais alors s’il ne peut soulever cette pierre, il n’est pas tout-puissant ! Et s’il réussit à la soulever, il n’est pas non plus tout-puissant… puisqu’il n’a pas pu créer une pierre qu’il ne réussisse pas à soulever ! »

Tout est dit. Dieu est une invention de l’homme en quête de réconfort et une tentative d’explication pour ce qu’il ne comprend pas.

Il est impossible de prouver l’existence de dieu… comme il est impossible de prouver sa non-existence. Match nul. 1 à 1, la balle au centre !

Le reste est du domaine non de l’intelligence et de la raison mais de la foi. Écoutons à ce sujet le grand François Cavanna : « On a la religion ramassée au hasard de sa naissance. Pis : on a la religion imprimée par la botte à clou du soudard. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. »

Il dit encore : « La crédulité s’engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne »

Bien d’accord avec toi François ! Allez, trinquons à la vie ! Hic et nunc…

Zou ! Je vais préparer le gigot de mouton à l’ail !

 

VictorAyoli

 

11/09/2016

11 septembre : les U.S.A. instaurent le fascisme au Chili.

pinochet kissinger.jpg

 

Le 11 septembre 1973 au matin, les trois armées factieuses attaquent la « Moneda, siège du gouvernement chilien régulièrement sortie des urnes. Salvator Allende, le président élu, se suicide (ou est « suicidé ») dans son palais. Ses dernières paroles radiodiffusées furent : « Continuez et sachez que s’ouvriront bientôt les grandes avenues où l’homme digne s’avancera pour construire une société meilleure.

Les grands profiteurs et exploiteurs du pays, alliés à l’armée et à la police fomentèrent un coup d’état militaire sous la direction d’Augusto Pinochet, une caricature de troufion borné au nom d’opérette. S’ensuivirent la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse fut abolie, le couvre-feu instauré.

Dès lors la barbarie de la soldatesque donna toute sa mesure sanglante : des dizaines de milliers de militants parqués dans le Stadio nacional, les doigts du chanteur Victor Jara sectionnés à la hache (« Et maintenant, joue de ta guitare ! »), les rumeurs de tortures et d’assassinats en masse, l’agonie de Pablo Neruda dans sa maison pillée...

Le Chili s’enfonça dans une nuit sanglante de 17 ans…

Derrière ce désastre, derrière cet attentat terroriste contre la démocratie, un pays : les Etats-Unis d’Amérique et un assassin qui sera couronné du prix Nobel de la paix : Henri Kissinger…

Et à présent, une autre clique sévit tente de mettre en place des dérivées de l'opération Condor. Elle est à l’œuvre au Brésil au Venezuela, en Bolivie et partout dans cette Amérique latine qui à eu le culot, le courage de défier les maîtres de « l'Empire » et de libérer les peuples opprimés du joug des multinationales yankees qui les pillaient et espèrent bien recommencer. C'est le coup d’État contre Dilma Roussef au Brésil, contre Maduro au Vénezuela, contre Evo Morales en Bolivie, après la ruine organisée de l'Argentine par les bankters étasuniens.

 

Alors les tours du World Trade Center… Va fan culo !

 

twintower baudin.jpg

Création originale Giacobazzi

 

God blesse America

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,

Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,

Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,

Par les loques données chargées de variole.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de la nation des voleurs de vos terres …

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,

Achetés, exploités et payés au bâton,

Humiliés, niés, traités pire que bêtes

Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgés vos fers…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Salvador Allende, du fond de ton tombeau,

Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo

Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces

Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans communistes nés en Indonésie.

Vous étiez un million accusés d’hérésie,

Massacrés pour avoir soutenus Sokarno

Alors que les yankees préféraient Suharto.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Héroïques soldats paysans du Viet-Nam.

Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,

Vous avez triomphé de cette soldatesque

De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,

Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,

Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam

Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,

Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,

La défense du “ Droit ” fut un bon alibi :

L’ordre americana règne sur la Serbie.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Civils vitrifiés par la Bombe yankee

Rayant Hiroshima comme Nagasaki

Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre

Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques

En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

 

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !

Libère-toi des fers, des chaînes de forçats

Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme

Par sa télé débile et son consumérisme.

Renverse le pouvoir aveugle du dollar

Et celui des banquiers et boursiers vicelards.

Rafale les “ chairmen ” des multinationales

Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.

Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,

Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !

Redevient cet ami qui nous a fait rêvé,

Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.

Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.

Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères

Afin que la statue prénommée Liberté

Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

 

VictorAyoli

 

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10/09/2016

Malherbe et l'autocoïtpalmaire !

 

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FRANÇOIS DE MALHERBE (1620)

Sonnet

Sy tost que le sommeil au matin m’a quitté,
Le premier souvenir est du Con de Nerée,
De qui la motte ferme et la motte dorée
  Égale ma fortune à l’immortalité.

Mon Vit, de qui le foutre est la félicité,
S’alonge incontinent à si douce curée,
Et d’une eschine roide au combat préparée,
Monstre que sa cholere est à l’extrémité.

La douleur que j’en ay m’oste la patience,
Car de me le branler, c’est cas de conscience ;
Ne me le branler point, ce sont mille trespas.

Je le pense flatter afin qu’il me contienne ;
Mais en l’entretenant, je ne m’appercoy pas
Qu’il me crache en la main sa fureur et la mienne !

 


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08/09/2016

Politiques. NON ils ne sont pas tous pourris!

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Respect à Laurent Grandguillaume, jeune élu socialiste de 38 ans, conseiller municipal de Dijon et député PS de Côte d’Or. Cet homme rend quelques raisons de respect aux élus de la République. En effet, il vient d’annoncer que, pour mettre en cohérence ses convictions et son action (il s’est toujours prononcé contre le cumul des mandats), il annonce qu’il renonce à se représenter devant les électeurs aux prochaines élections législatives. Pour lui, l’engagement politique doit être un engagement au service de l’intérêt général et en aucune manière un métier. À rapprocher des manœuvres de certains élus de droite comme de gauche pour repousser aux calendes grecques le non-cumul des mandats (http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pendant-le-b...).

 

 

Écoutons-le :

Du non-cumul des mandats dans le temps à de nouvelles actions citoyennes, pourquoi j’ai pris la décision de m’engager autrement !

5 septembre 2016

Après mûre réflexion et après dix années de mandats électifs sans interruption (locaux et nationaux), j’ai décidé de ne pas me représenter aux élections législatives de juin 2017. Les désignations du parti socialiste pour ces élections étant prévues en fin d’année 2016, j’ai décidé d’annoncer ma décision dès maintenant pour garantir les meilleures conditions possible pour le renouvellement.

Je crois qu’il est grand temps de changer l’engagement politique par la preuve. Il doit en effet être conçu comme un engagement au service de l’intérêt général et non plus comme un métier. Faut-il attendre le changement des règles ou s’imposer les règles du changement ?

Je considère qu’il faut à la fois limiter le cumul des mandats en nombre et dans le temps car on ne peut pas être partout et bien faire plusieurs choses à la fois. C’est pourquoi je m’applique cette exigence à moi-même, comme je m’étais appliqué le non-cumul avec un exécutif local dès le lendemain de mon élection en tant que député en 2012, bien avant le vote de la loi qui s’appliquera à tous en 2017. On ne peut pas regretter de voir les mêmes têtes depuis des décennies et en même temps reproduire des schémas identiques, même quand on est plus jeune. L’ordre des choses installe une forme de glaciation qui empêche le renouvellement des idées, l’audace et la prise de risque. Il faudrait être candidat à tout, partout et tout le temps pour exister. C’est cela aussi le moteur de la défiance. En écrivant cette lettre, j’imagine déjà les quelques critiques sourdes de ceux qui, représentants d’un système dépassé, tenteront de décrédibiliser cette démarche. Comme le disait si bien Léon Blum "On est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire : « Bah ! C’est l’ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n’y changerons rien », à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité, de solidarité qui vit en nous".

Bien d’autres jeunes responsables politiques locaux pourront continuer le travail dans la 1ère circonscription de la Côte d’Or, seule circonscription de notre département où la gauche a progressé lors des derniers scrutins. Elle est devenue en effet majoritaire aux dernières élections départementales avec l’arrivée d’une nouvelle génération d’élu(e) s socialistes de terrain (6 conseillers départementaux sur 10 sont issus de la gauche contre 2 sur 5 en 2012). Si les conditions de l’unité sont réunies, la gauche aura de grandes chances de la conserver. Mais l’unité ne se décrète pas, elle se construit dans la confiance.

Élu député en juin 2012, j’ai exercé mon mandat parlementaire avec rigueur pour faire face aux défis qui étaient devant nous : le redressement de nos finances publiques pour garantir notre souveraineté nationale et notre indépendance face aux marchés financiers, le combat contre ce fléau social et humain qu’est le chômage, le soutien à nos artisans - commerçants - - TPE - PME et ETI pour leur redonner des marges de manœuvre nécessaires pour créer des richesses, la transition écologique et énergétique,… Le bilan du quinquennat comporte bien entendu, comme tout bilan, des ombres et des lumières. Il appartiendra aux citoyens d’en juger par eux-mêmes dans les débats à venir.

J’ai mené des missions difficiles, et passionnantes, qui m’ont été confiées par les Premiers Ministres Jean Marc Ayrault et Manuel Valls, et le président de la République, François Hollande : le conflit des autoentrepreneurs et des artisans, le conflit des taxis et des VTC, la mission de simplification pour les entreprises. J’ai porté une loi avec le monde associatif, votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour expérimenter dans 10 territoires une utopie réaliste de lutte contre le chômage de longue durée. J’ai été rapporteur thématique des lois Hamon et Macron, rapporteur budgétaire sur l’asile, l’intégration et l’immigration, rapporteur de la mission d’évaluation de Bpi France. J’ai fait adopter plusieurs amendements visant à encadrer les retraites chapeaux, les Golden Hello, à protéger la résidence principale des entrepreneurs individuels, à faciliter les changements de compte bancaire pour les consommateurs ou encore à renforcer les dispositifs de lutte contre le surendettement des familles. J’ai tenté aussi d’apporter des idées nouvelles à travers deux livres, conçus comme des contributions pour tenter de bousculer l’ordre des choses.

Bien sûr, j’ai aussi des regrets : ne va pas avoir réussi à convaincre ma propre famille politique qu’il ne fallait pas supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires mais qu’il fallait juste l’encadrer pour éviter un coût trop important pour les finances publiques ; je regrette les fortes tensions, la violence et les fracturations sur la loi travail alors que notre pays a tant besoin de réformer son droit et son modèle social pour prendre en compte les mutations du travail ; je regrette les polémiques inutiles et le manque d’unité nationale dans le combat contre le terrorisme qui est une des plus grandes épreuves de l’histoire récente de notre Nation. Il serait sain pour la classe politique qu’elle soit parfois capable de compromis et de respect dans la diversité.

J’entends mener mon travail jusqu’au bout du mandat. Aussi, je consacrerai mon énergie à terminer ce que j’ai commencé : la simplification pour les entreprises, le travail avec tous les acteurs pour une sortie durable du conflit des taxis et des VTC, et je veillerai à l’application de la loi d’expérimentation territoriale visant à résorber le chômage longue durée. Je suivrai en parallèle une formation dans le cadre de mon retour à la vie professionnelle à l’issue du mandat.

J’ai par ailleurs adressé aujourd’hui ma démission de mon mandat de conseiller municipal de Dijon pour permettre à un autre citoyen d’exercer dès maintenant ce mandat, avec tout le temps nécessaire dont il disposera pour répondre à cette fonction exigeante. Je continuerai à suivre en tant que citoyen le développement de notre belle ville de Dijon.

Au plan local, au travers de mes anciens mandats de conseiller général de la Côte d’Or, de Vice-Président aux finances de l’agglomération dijonnaise, d’Adjoint au maire délégué à la jeunesse, à la vie associative et à la démocratie locale, et de Président du groupe socialiste du conseil municipal de Dijon, je suis fier d’avoir travaillé, dans un cadre collectif, à de nombreux projets utiles pour les habitants que ce soit avec la rénovation du quartier de la Fontaine d’Ouche, l’accompagnement de la vie associative, la mise en place des budgets participatifs des commissions de quartier, la création du festival Kultur’Mix, ou encore l’élaboration du plan de financement des deux lignes de tramway.

Face aux enjeux pour notre pays, face aux fanatismes et aux extrémismes, nous avons besoin d’unité nationale, de dépasser certains clivages sans renier notre identité et notre histoire politique. La politique est parfois devenue le théâtre d’affrontements des apparences, elle devrait redevenir l’espace de construction de ce qui nous est commun.

On ne gagne que les combats que l’on mène. Aussi je continuerai à mener d’autres combats pour mettre l’humain au cœur des choix, que ce soit dans ma vie professionnelle, que je vais retrouver avec grand plaisir, et dans le monde associatif qui est au cœur de la vie de la cité. L’essentiel c’est la République laïque et sociale par l’action.

Citoyennes, citoyens, la démocratie nous appartient. La démocratie est représentative, participative et sociale. Il est essentiel de renouveler le débat d’idées et les responsables politiques. Dans cette perspective, il n’y a pas qu’un seul chemin possible. Ici, et demain, je suis persuadé que nous aurons de nouveaux combats à mener ensemble. Je ne manquerai pas de continuer à m’exprimer en homme libre.

 

http://www.grandguillaume.net/2016/09/du-non-cumul-des-mandats-dans-le-temps-a-de-nouvelles-actions-citoyennes-pourquoi-j-ai-pris-la-decision-de-m-engager-autrement.html

 Livre de Laurent Grandguillaume : La gauche a perdu sa boussole, offrons-lui un GPS !, éditions du Moment, avril 2016

Photo X - Droits réservés

06/09/2016

Bientôt des oranges pour Sarko ?

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Écoutez-les piailler toutes ces pies bavardes !

Écoutez « s’offusquer » les hordes combinardes !

Herzog et Pèchenard qui hurlent au complot

Ourdi par le Parquet pour tuer leur charlot.

Leur cervelle est plus sombre, encor, que leur plumage

Tant leurs cris de putois empestent l’enfumage.

Ils guerroient pour leur chef, ces tristes condottieres,

Ces soldats de salon, guerriers de pissotières.

Leur chef, leur donneur d’ordre, bien sûr c’est Sarkozy,

Un « guide » dont l’honneur sent plutôt le moisi.

Ils grenouillent en chœur, ces curieux branquignoles

Pour l’as des coups fourrés, le roi des casseroles !

Et tout le tintamarre orchestré par Waukiez

N’a qu’un unique but : enfumer et tromper

L’électeur populaire par les médias complices,

Radios, canards-laquais et télés castratrices.

Ce qu’il faut occulter, pour ces tristes faux-culs

Ce sont les casseroles que Sarko traîne au cul,

Qui lui valent d’avoir une flopée de juges

Et qui vont déboucher sur un sacré grabuge !

L’affaire Bettencourt, les sous de Kadhafi,

Les sondages bidon, puis l’affaire Tapie,

Le trafic d’influence et la compromission

Sans vergogne, jusqu’à la Cour de Cassation !

Sans oublier les attentats de Karachi

Au temps où guerroyaient Balladur et Chichi.

Mais voilà que revient l’affaire Bygmalion

Petit détournement de vingt-trois millions

Faisant plus que doubler les comptes de campagnes

D’une élection perdue, et ça, ouais ! Ça l’encagne !

- Chouchou, dit Carlita, tu auras des oranges

Si tu vas en prison. Et des slips de rechange !

 

VictorAyoli

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

 

 

05/09/2016

Au bistro de la toile : les immigrés chinois manifestent… sans rien casser !

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- Eh ! T’as vu ça Victor : plus de dix mille émigrés défilent dans Paris, et pas une voiture, pas une poubelle brûlées, pas une vitrine cassée, pas un commerce vandalisé ! Non mais, dans quel monde vit-on ? Décidément tout fout le camp… Les traditions se perdent.

- Oui mais tu devrais préciser ton propos Loulle et dire qu’il s’agissait d’émigrés asiatiques, essentiellement Chinois. Ils étaient tous vêtus d’un ticheurte blanc frappé du slogan « Sécurité pour tous », brandissaient des milliers de petits drapeaux français et réclamaient simplement de vivre en sécurité. Cette manif pacifique faisait suite au meurtre le mois dernier, à Aubervilliers, d’un couturier chinois de 49 ans, Zang Chaolin, par trois racailles venues de ces « territoires perdus de la République ».

- C’est vrai qu’on ne les entend guère les Asiatiques. Ils ne font que très rarement la Une pour des faits divers sanglants, n’encombrent pas les prisons, ne veulent rien imposer de leurs traditions, religions ou manière de vivre, marnent sérieusement, profitent de l’école de la République et s’intègrent parfaitement. C’est original comme comportement ça !

- Aubervilliers est une commune où vivent essentiellement des personnes « issues de l’immigration ». Maghrébins, africains, asiatiques. Parmi eux, 10 000 personnes d’origine chinoise, cette ville étant devenue la première plateforme d’importation de textile chinois d’Europe. Ces Chinois, industrieux, discrets, ayant soi-disant beaucoup d’argent liquide sur eux, font fantasmer toutes les racailles de la ville qui s’organisent en groupes pour attaquer ces proies faciles. Les plaintes pour vol et agressions ont triplé en un an. Ceci malgré le fait que les victimes ne portent que rarement plainte. Ce qui donne une idée de cette razzia raciste anti-chinoise.

- À ce sujet, on n’a pas vu, dans la manif de ce dimanche, ni le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), ni la LICRA (ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), ni SOS Racisme…

- SOS Racisme, dont Pierre Desproges disait : « J’adhérerai à SOS Racisme lorsqu’ils mettront un « S » à racisme…

- On n’a pas vu non plus tous ces « Abou » nazislamistes prompts à s’enflammer pour la défense d’autres immigrés. Il est vrai que les Chinois n’ont pas le temps de prier cinq fois par jour : ils travaillent ou étudient, eux !

- Eh, Loulle, ne fait pas de mauvais esprit ! Les agresseurs de Monsieur Zang Chaolin étaient peut-être des protestants radicalisés, des cathos traditionalistes, voire des mormons. Il y a une telle omerta dans la presse concernant l’identité des suspects arrêtés qu’on peut tout envisager…

- Ben voyons !

- Le laxisme des autorités dans ces heurts intercommunautaires est grave Loulle. Il est dicté par de basses considérations électorales. Pour avoir la paix sociale et capitaliser les voix des banlieues, certains élus des deux bords se vautrent dans la compromission, ferment les yeux sur bien des trafics, sur des radicalisations dangereuses et restent sourds aux plaintes de cette communauté chinoise qui ne menace personne, travaille et ne demande qu’à s’intégrer. Ils sont confortés dans leur attitude par le déni des pouvoirs publics et des médias complices. Il n’est pas confortable pour ces idiots utiles de l’islamisme d’accepter le fait dérangeant que « l’immigré des quartiers toujours victime des autres, des inégalités sociales », passe soudain au rang d’agresseur contre d’autres immigrés, engageant un questionnement moral qui remet un peu les choses à leurs places. La réputation des Chinois d’être une population qui réussit, qui trouve dans la discrétion sa place et s’intègre de mieux en mieux, peut être perçue comme un danger aux yeux d’autres groupes d’immigrés très revendicatifs, nourrissant un sentiment de victimisation vis-à-vis d’une France terre d’accueil, accusée régulièrement à tort de racisme pour expliquer des difficultés d’intégration. Le danger, c’est que la communauté chinoise, se sentant abandonnée par l’État censé les défendre, se constitue en ligues d’auto défense. Ce qui donnerait des affrontements graves entre communautés, comme c’est le cas en Angleterre, pays champion du communautarisme.

- Exact. On voit déjà ça à Calais d’ailleurs… Mais il y a une leçon positive à tirer de cette manif et des faits qui l’ont provoquée : la réussite des immigrés chinois. Ce qui veut dire que tout immigré peut réussir, à condition de ne pas s’enfermer dans un repli communautaire.

- Allez, à la nôtre et… Tchine, Tchine !

 

Illustration: merci à Chimulus

04/09/2016

Gastronomie érotique antiraciste!

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Josiane


Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,
Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.
Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer
Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,
Josiane m’attendait, une Noire avec elle.
J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé
Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent
Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,
Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.
Caressé, embrassé et violé sans ambages,
J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

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La langue d'agneau aux figues

— Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé
Pour un combat d’amour avec ces excitées !
Violé par deux souris… Tu réalises en somme
Le fantasme érotique que préfère les hommes !
Tous rêvent de subir les assauts sensuels,
Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,
Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,
De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”
Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,
Ta substance d’amour dût vite s’assécher…
Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes
Un repas remontant ou au moins du champagne ?
— Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue
Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.
C’est un plat délicat, venu du Sénégal
Et qui fait de tout homme un amant sans égal.

Tu prends deux langues par convive,
Tu les laves bien à l’eau vive,
Tu les mets dans de l’eau salée,
Avec poivre en grains et laurier,
Clous de girofle et céleri,
Une cuillerée de curry.
Pendant que ça mijote, une heure,
Tu fais revenir dans du beurre
Quelques figues bien mures coupées
Avec du gingembre râpé.
Cinq, six minutes, c’est assez,
Après quoi, tu vas déglacer
Au lait de coco : un verre
Plus le jus de deux citrons verts,
Deux cuillers du jus de cuisson
Des langues auquel, sans façon
Tu rajoutes un verre de rhum
Qui va sublimer les arômes.
Tu sors tes langues et tu les pèles,
Tu les tranches en fines lamelles
Oblongues comme des pétales.
Dans ta sauce tu les étales,
Tu couvres et fais cuire à feu doux
Car ton appareil doit réduire
Sans que ça attache surtout,
Quinze minutes vont suffire.
Rectifie le goût avec soin,
Rajoute du sel au besoin.
Dresse sur ton plat de service
En alternant figues et langues.
Ajoute quelques grains d’anis
Et de fines tranches de mangue.
Range le tout comme une fleur :
Pétales autour et sauce au cœur.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 6 langues d'agneau, - 3 douzaines de figues, - 1 rhizome de gingembre frais, - 1 mangue, - 1 côte de céleri, - 3 cuillerées à soupe de carry, - lait de coco, - 6 citrons (verts si pos-sible), - 1 verre de rhum agricole, - sel, - poivre en grains, - laurier, - graines d'anis.

Les vins conseillés:
Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aroma-tiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret.
En vins du Languedoc, les Saint-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières.
En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.
Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux.
En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes.
En vins de Provence, les Coteaux-varois.

03/09/2016

Ouiquinde érotique: les deux paradis de Frédillo

 

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Les deux paradis

 

J’aime ce qui, semblable à quelques fleurs mystiques,

S’épanouit ainsi qu’un lotus rose et noir,

Près du val de ton sexe, Ô femme ! Et chaque soir

Je veux en effeuiller un pli problématique.

 

Avec sa porte à deux battants, son promenoir,

J’aime ton con, plus vaste et plus énigmatique,

Calice humide où pleut l’averse spermatique

Et qui sert à mon nœud de cuve et d’entonnoir.

 

Évoluant de l’un à l’autre en mes caresses,

Du dôme de ton ventre aux rondeurs de tes fesses,

J’explore le versant, le gouffre et le sommet

 

Et je crois, énervé de volupté subtile,

Entrevoir dans ton cul le ciel de Mahomet

Et dans ton con le paradis des Évangiles.

 

Frédillo

 

In: Feuilles à l’envers recueillies par un Bourguignon


 

Photo X – Droits réservés

 

02/09/2016

Pendant le bronze-cul estival, les cumulards s'agitent !

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C’est souvent l’été - pendant que les Bonkons se bronzent la couenne en bikini ou se trempent la viande en burkini - que les caïds de l’embrouille qui pullulent parmi les Zélus font leurs sales coups.

Ainsi, le 8 d’août, soixante et dix-neuf sénateurs LR (UMP) ont déposé subrepticement, en se planquant, presque honteux, comme s’ils avaient pété dans la sacristie, une « proposition de loi organique » (enregistré à la Présidence du Sénat le 8 août 2016 sous le n° 818 ) visant à repousser aux calendes grecques l’application de la loi contre le cumul des mandats. 99 des 199 députés LR ont fait de même à l’Assemblée nationale.

Venant des amis de Sarko, on peut s’attendre à tout, mais le même jour et même avant eux, onze sénateurs PS avaient déposé une « proposition de loi organique » identique (enregistré à la Présidence du Sénat le 8 août 2016 sous le n° 816 ).

Allez, n’ayons pas peur de jouer les balances : vous trouverez leurs noms ici (1) pour les sénatrices et sénateurs Les Républicains (UMP) et là (2) pour leurs collègues Parti Socialiste.

Cette loi sur le non-cumul des mandats (interdisant à un parlementaire d’exercer une fonction exécutive locale), votée en 2013, doit prendre effet en juin 2017 pour les députés, en septembre 2017 pour les sénateurs. Ce qu’une loi fait, une autre peut le défaire, et on peut compter sur la droite, si elle revient – hélas – au pouvoir, pour abroger celle-ci, qui plaît tant aux Français et que rejettent avec tant de vigueur les « Zélus ».

Les uns comme les autres agitent le même prétexte : il s’agit de retarder, de trois ou quatre ans, l’entrée en vigueur de la loi anti-cumul, pour l’appliquer une fois terminés les mandats actuels des maires (en 2020) et des présidents de conseils généraux ou régionaux (en 2021). Tout ceci, évidemment, pour ne pas troubler le jugement des électeurs. Ben voyons !

D’un bord comme de l’autre, c’est l’entente cordiale. À défaut de lutte des classes, c’est la lutte des places !

Aucune chance de voir cette proposition de loi adoptée à l’Assemblée nationale avant la fin de la législature, mais au Sénat, c’est différent puisque la droite y est majoritaire. Adoptée par le Sénat, elle pourrait donc l’être aussi par l’Assemblée nationale dans le mois suivant sa mise en place. Ce qui risque d’arriver si la droite revient au pouvoir. Dès lors les cumulards auraient gagné.

Le Parti Socialiste, comme son frère ennemi (encore que ? !) Les Républicains, c’est deux tiers de membres déjà élus et un tiers qui aspire à l’être ! Hors de ces deux grosses machines, point de salut pour qui veut faire de la politique un métier, alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. On comprend dès lors les coups de frein violents et récurrents des caciques du parti qui ne veulent en aucune manière lâcher le fromage dont ils se gavent. Le PS, comme le PC regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ils ne veulent pas le lâcher le morceau ! La droite, protectrice de toutes les magouilles, est évidemment sur la même ligne.

De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat et donc la paralysie du système. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de konnerie. Révoltant d’inefficacité.

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

Au premier mandat, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits.

Au second mandat, les choses changent. Un bon ami, élu d’une ville moyenne, m’a avoué : « le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire ! » Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ».

Quant au troisième mandat et plus si affinités, il est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

Un seul mandat et une seule mandature. Voilà ce qu’il faut. Les politicards professionnels, basta !

(1) : MM. Philippe MOUILLER, François BONHOMME, Mme Agnès CANAYER, MM. Mathieu DARNAUD, Jean-Baptiste LEMOYNE, Didier MANDELLI, Cédric PERRIN, Pascal ALLIZARD, Gérard BAILLY, Mme Annick BILLON, MM. François CALVET, Christian CAMBON, Michel CANEVET, Jean-Pierre CANTEGRIT, Jean-Noël CARDOUX, Mme Caroline CAYEUX, MM. Gérard CÉSAR, Daniel CHASSEING, Alain CHATILLON, François COMMEINHES, Philippe DALLIER, René DANESI, Mmes Catherine DEROCHE, Jacky DEROMEDI, Marie-Hélène DES ESGAULX, Chantal DESEYNE, Catherine DI FOLCO, Nicole DURANTON, M. Louis DUVERNOIS, Mme Dominique ESTROSI SASSONE, MM. Michel FORISSIER, Jean-Paul FOURNIER, Christophe-André FRASSA, Mme Françoise GATEL, MM. Jacques GENEST, Bruno GILLES, Mme Colette GIUDICELLI, M. Daniel GREMILLET, Mme Pascale GRUNY, MM. Charles GUENÉ, Loïc HERVÉ, Michel HOUEL, Jean-François HUSSON, Mmes Corinne IMBERT, Sophie JOISSAINS, M. Claude KERN, Mme Élisabeth LAMURE, MM. Daniel LAURENT, Antoine LEFÈVRE, Dominique de LEGGE, Jean-François LONGEOT, Gérard LONGUET, Mme Vivette LOPEZ, MM. Alain MARC, Hervé MAUREY, Jean-François MAYET, Pierre MÉDEVIELLE, Mmes Marie MERCIER, Brigitte MICOULEAU, M. Alain MILON, Mme Patricia MORHET-RICHAUD, MM. Jean-Marie MORISSET, Christian NAMY, Louis-Jean de NICOLAY, Philippe PAUL, Xavier PINTAT, Louis PINTON, Rémy POINTEREAU, Mme Sophie PRIMAS, MM. Henri de RAINCOURT, Bruno RETAILLEAU, Charles REVET, René-Paul SAVARY, Michel SAVIN, Bruno SIDO, André TRILLARD, Mme Catherine TROENDLÉ, MM. Michel VASPART, Jean Pierre VOGEL et Jean-Léonce DUPONT.

(2) MM. Jacques MÉZARD, Guillaume ARNELL, Luc CARVOUNAS, Joseph CASTELLI, Yvon COLLIN, Philippe ESNOL, François FORTASSIN, Mmes Samia GHALI, Françoise LABORDE, MM. Jean-Claude REQUIER et Raymond VALL.

 

 

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01/09/2016

Au Brésil, le triomphe des vautours.

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Les lampions des Jeux Olympiques sont éteints, les factures restent. Et les politicards les plus corrompus du Brésil viennent de finaliser leur coup d'état avec la destitution de Dilma Rousseff, la présidente régulièrement élues. En arrière-plan, les manœuvres de la CIA.Comme au Vénézuela et ailleurs Amérique du Sud.

Dilma Rousseff, et avant elle son mentor Lula, ont réussi un pari fabuleux : transformer radicalement le pays, en faire une puissance émergente, imposer des règles de fonctionnement démocratique et établir une sorte de "new-deal" interne, qui a permis à 60 millions de Brésiliens de passer, en deux mandats, du statut de pauvres à celui de personnes à revenu acceptable. Tout le monde y a gagné : les Brésiliens, dont le niveau de vie s’est nettement amélioré, les entreprises, qui ont vu leur marché s’élargir, et le Brésil, qui changé de statut.

Mais la bourgeoisie a mal digéré cette situation. Elle est « offusquée » du fait que des anciens crève-la-faim atteignent des niveaux de vie décents. Elle ne se satisfait pas de sa condition de classe dominante. Elle exige des conditions qui lui permettent d’exploiter sans entrave la force de travail dont elle dispose : les plus pauvres, les sans-terres. Et les classes moyennes sont exaspérées non pas parce que leur niveau de vie se dégrade mais parce qu’elles voient les plus démunis gagner un peu plus de droits ! Cette pseudo-élite ne reconnaît le principe de majorité que lorsqu’il répond à ses intérêts…

La droite arbore sans complexe des idées carrément fachos : le retour à des valeurs autoritaires, le droit au port d’armes pour tous, l’abaissement de la majorité pénale, le refus de politiques d’« assistance » (allocations familiales, quotas de discrimination positive dans les universités) à destination des plus pauvres, des plus déshérités comme les noirs, les Indiens, les Haïtiens immigrés, mais encore les homosexuels. Il s’est ainsi constitué un front de conspirateurs qui réunit des juges, des procureurs, des agents de la police, des associations du patronat, des partis politiques, des "think tanks" conservateurs, tous appuyés par une grande presse oligarchique. Ces « golpistes » sont abreuvés de fric par le patronat et sont soutenus par quelques juges plus que douteux, par l’ensemble de la presse brésilienne et bénéficient de la « compréhension » de la presse internationale aux ordres des multinationales et des marchands d’armes. Avec, n’en doutons pas, quelques coups tordus de la CIA dont Michel Temer fut un collaborateur. 

Le personnage qui s’efforce de donner une teinture démocratique au « golpe », le ci-devant Michel Temer, vice-président de Dilma Rousseff, est lui aussi mouillé jusqu’au cou dans les scandales de corruption, notamment avec le géant pétrolier Petrobras, au centre de toutes les magouilles, tout comme 60 % des sénateurs qui ont destitué la présidente.

Voilà la clique qui a réussi à foutre en l’air Dilma Rousseff. Son objectif est de s’attaquer à la souveraineté populaire, exprimée par le vote et de la mettre sous la tutelle de la magistrature dont les membres, non élus et protégés de tout contrôle social, sont engagés dans un programme de changements rétrogrades qui ne sont pas exprimés. Contre la gauche – qu’ils vomissent – tout leur est bon, y compris un putsch militaire. Ils n’en ont pas eu besoin pour l’instant. Mais le peuple brésilien, sorti brutalement de l’opium des J.O., commence à bouger. La rue populaire se réveille et si Temer ne parvient pas rapidement à des résultats probants sur le plan économique, si le chômage continue de progresser, si les inégalités se creusent, les Brésiliens ne resteront pas les bras croisés. D’autant plus que son programme est à l’opposé de celui de la présidente destituée : tout pour les patrons et les possédants et destruction de tous les programmes sociaux mis en place par Lula et poursuivi par Rousseff.

Les Jeux Olympiques, après la Coupe du monde de foot, ont détourné l’argent vers des installations somptuaires et inutiles. 10 milliards pour la Coupe du monde, plus 12 milliards pour les Jeux Olympiques. Des montagnes de fric gaspillées au détriment des écoles, des transports, des programmes sociaux. Chaque siège d’un de ces stades inutiles coûte le prix d’une maison dans une favella… Avec pour résultat, à l’abri des grands stades, la prostitution enfantine et la drogue. Et le tourisme sexuel « boosté » par les J.O.

À San Paolo, le peuple descend dans la rue. Les « golpistes » ne sont pas encore sortis de l’auberge.

 

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30/08/2016

TAFTA : pour tuer la bête, il faut aussi écraser son avatar, le CETA.

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Mort le TAFTA ? Meffi, il bouge encore et risque de revenir après une hibernation le temps de laisser passer les élections en France et en Allemagne.

Mort ? Peut-être, mais il risque d’exister sous son avatar canadien, le trop oublié CETA (Comprehensive Economic Trade Agreement).

En tout cas, il a pris du plomb dans l’aile, l’exécrable Tafta. En effet, le gouvernement français va demander en septembre à la Commission européenne d’arrêter les négociations, dixit le ci-devant Matthias Fekl, secrétaire d’État au Commerce extérieur. Le projet d’accord est rejeté par un nombre croissant de Français et d’Européens. Fervent partisan de l’accord en 2014, François Hollande s’y est radicalement opposé en 2016. C’est une bonne chose, mais quand on connaît Rantanplan, on peut rester dubitatif…

C’est en Allemagne que l’opposition de la société civile au traité transatlantique est la plus vive dans l’UE. Le vice-chancelier Sigmar Gabriel s’est carrément déclaré favorable, comme son collège français, à l’arrêt des négociations. Pourtant la chancelière allemande Merkel ne cesse pas de se montrer favorable à la signature du traité qu’elle estimait, en juillet, « absolument juste et important et dans l’intérêt absolu de l’Europe ». Il est vrai qu’après le Brexit, l’Allemagne devient la tête de pont privilégiée des multinationales yankees, et donc de la politique européenne des USA.

Il bouge encore même si, après 14 « rounds » de négociations opaques (disons plutôt d’expression unilatérale des volontés étasuniennes), l’Union européenne et les États-unis n’ont pas trouvé le moindre accord sur aucun 27 chapitres du projet de traité ! Pourtant un quinzième « round » doit s’ouvrir début octobre aux États-Unis… Quant à la Commission européenne, elle est favorable à ces accords, prête comme toujours à se coucher devant les diktats des multinationales qui sont les instigatrices réelles et les seules bénéficiaires potentielles de ce traité.

Hypocrisie des institutions européennes : en juin, juste avant le 14e round de négociations qui avait lieu à Bruxelles, les États membres ont renouvelé à l’unanimité le mandat de la Commission. Forte de ce mandat accepté à l’unanimité, le porte-parole de la C.E., le ci-devant Schinas martèle : « Nous avons un mandat de négociation qui a été accepté unanimement. Si les conditions sont remplies, la Commission européenne est prête à boucler l’accord à la fin de l’année ». Avec évidemment le soutien du patronat allemand… « Le TTIP (Tafta) ne doit pas être sacrifié sur l’autel de la campagne électorale qui commence », s’est pour sa part insurgé le chef de la puissante fédération automobile VDA, Matthias Wissmann. D’ailleurs, en coulisses, des diplomates sont convaincus que les négociations devront être suspendues au moins jusqu’à après les élections en France et en Allemagne en 2017. Pour revenir ensuite par la fenêtre…

Rappelons que le Tafta est un projet de partenariat de libre-échange transatlantique, négocié depuis juin 2013 – dans la plus grande opacité – par l’Union européenne et les États-Unis. Son but est de créer la plus grande zone de libre-échange du monde pour un marché de près de 800 millions de consommateurs. Dans la réalité, il s’agit de faire de l’Europe un simple vassal économique des États-Unis…

Ne faisons pas les fines gueules et savourons cette victoire du bon sens. Mais, bien camouflé dans l’ombre du tonitruant TAFTA sévit le CETA pour Comprehensive Economic and Trade Agreement. Négocié entre l’Union Européenne et le Canada comme toujours dans la plus grande opacité en 2009 et signé très discrètement en 2014, ce traité est aussi nuisible que le tant détesté TAFTA. Signé, mais pas ratifié !

Bien qu’il soit censé ne concerner que les échanges commerciaux entre l’U.E. et le Canada, le CETA est en fait le cheval de Troie des États-Unis puisque 81 % des entreprises étasuniennes présentes en Europe ont aussi une filiale au Canada. Par ce biais, les multinationales yankees pourront utiliser ce traité pour attaquer, via leur filiale canadienne, les États européens qui adopteraient des lois pouvant porter préjudice aux intérêts réels ou supposés de ces multinationales ! De plus, tout comme TISA (http://www.agoravox.fr/auteur/victor-71026) ce traité - contrairement à l’OMC (organisation mondiale du commerce), qui utilise des « listes positives » dans lesquelles les États énumèrent clairement les services publics qu’ils souhaitent inclure dans l’accord à l’exclusion de tous les autres – CETA propose la libéralisation de tous les services sauf ceux mentionnés dans des « listes négatives ». Ce qui change tout et entérine les desiderata des multinationales avides de bouffer tous les services publics, y compris la santé, l’éducation, l’environnement, le droit au travail et, pourquoi pas, la police et l’armée. Ainsi, stopper le TAFTA et ratifier le CETA serait une énorme konnerie.

Comme il se disait il y a quelques décennies, « ce n’est qu’un début, le combat continu ! »


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26/08/2016

Migrants : esclaves en Allemagne !

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Il semble bien qu’ils tombent le masque, les « altruistes » allemands qui étaient montrés en exemple pour leur merveilleux accueil des « migrants ». Les me(r)dias aux ordres du patronat nous ont servi à pleins seaux des articles culpabilisants, fustigeant notre égoïsme, ouvrant largement leurs colonnes aux imbéciles heureux gaucho-bobos bêlants de bien-pensance vis-à-vis de ces « pauvres » réfugiés. Et de nous montrer de généreuses familles allemandes portant des pancartes de bienvenue. Et de porter aux nues Frau Merkel, « l’honneur de l’Europe ». Mouais…

Quelques mois après, les choses ont bien changé. Avec les exactions et les viols du début de l’année, avec les attaques au couteau dans les trains, la belle image d’Épinal de ces flots de réfugiés malheureux, chassés de leurs pays par la guerre, tous éduqués et prêts à apporter leurs compétences à leur pays d’accueil en a pris un sacré coup ! La société allemande est en pleine mutation idéologique. Et pas dans le bon sens ! Les partis d’extrême droite renaissent. Et on sait trop ce que cela signifie.

Les lampions de la commisération sont éteints et restent plus d’un million de migrants désœuvrés, ne parlant pas la langue, logés dans des gymnases ou des structures d’accueil bondées, souvent important leurs rivalités génératrices de rixes, inquiétant voire effrayant les populations autochtones qui déchantent. Alors, le patronat d’outre-Rhin a fait pression sur le gouvernement de Frau Merkel pour tirer les marrons du feu. En recréant une forme éhontée d’esclavage « new-look » : la création de 100 000 emplois qui seront payés au tarif faramineux de… 0,80 EUROS DE L’HEURE !

Les masques tombent et la véritable intention des responsables allemands est enfin révélée : utiliser une main-d’œuvre quasi gratuite, celle de ces « réfugiés » sans qualification mais aussi sans statuts, sans défense et donc taillables et corvéables à merci. Ils viendront s’ajouter aux « mini-jobs » créés par les lois Hartz pour les chômeurs de longue durée qui sont royalement payés à 1,05 euro de l’heure ! L’agence allemande pour l’emploi (BA) estime à 7,4 millions le nombre de "mini-jobs", auxquels s’ajoutent des contrats à temps partiel rémunérés 450 euros par mois maximum, dont plus d’un tiers concerne des salariés obligés pour vivre d’avoir plusieurs emplois. Non mais on cauchemarde ! Il va de soi que ces travailleurs esclaves seront embauchés en premier, exerçant ainsi une pression irrésistible sur les salaires et les conditions de travail. Ceci plus les travailleurs détachés, voilà le secret sordide de la « puissance allemande ».

Le patronat allemand – que l’on porte aux nues chez nous pour son « efficacité » - va ainsi endosser une redoutable responsabilité si des troubles éclatent et si l’extrême-droite retrouve outre-Rhin un redoutable potentiel de nuisance. Il est vrai que les chefs d’entreprise, à l’aune de la financiarisation triomphante, réfléchissent à l’horizon de trois ans au mieux, de six mois au pire. Et que leur principale motivation est le fric. Mais que dire des politiques dont la vocation et l’utilité sont justement de réfléchir à long terme ? Mouais… Leur temps de réflexion et d’action est surtout calculé à l’aune de la prochaine échéance électorale…

 

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25/08/2016

Grandes voix : Tahar Ben Jelloun sur le burkini.

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L’an dernier déjà, Tahar Ben Djelloun, écrivain et poète marocain, grande voix de la francophonie, s’exprimait sans ambiguïté sur cette provocation malsaine qu’est le burkini. Il parlait alors de l’arrivée de cette chose sur les plages du Maroc. Écoutons-le :


Burqua plage !

Chacun a la liberté de montrer ou de dissimuler son corps, mais quand on va à la plage on n’y va pas en djellaba. Il faut être vicieux et pervers pour penser que couvrir un corps d’une femme c’est le protéger des regards concupiscents.

Cela fait quelques années que nous assistons, l’été, à un phénomène bizarre. Des femmes, accompagnées ou non par leur époux ou leurs enfants, nagent toutes habillées dans la mer ou même dans certaines piscines. Je sais qu’on leur a dit qu’une femme respectable ne se mettait pas en maillot. La question qui me vient à l’esprit est : l’est-elle quand elle sort de la mer, ses habits collant sur sa peau et mettant en valeur les formes qu’elle ne voulait pas montrer ?

Chacun a la liberté de montrer ou de dissimuler son corps, mais quand on va à la plage on n’y va pas en djellaba. Il faut être vicieux et pervers pour penser que couvrir un corps d’une femme c’est le protéger des regards concupiscents. Le ridicule le dispute à la bêtise.

Quand il fait chaud et que l’envie de plonger dans les vagues se fait sentir, il est normal de se déshabiller, de porter un maillot de bain et d’aller se rafraîchir dans la mer. Ce que les hommes n’hésitent pas à faire. Ainsi que de fois n’ai je vu des hommes en maillot de bain prendre du bon temps à la plage pendant que leur épouse, leur mère ou leur sœur souffraient dans la chaleur de l’été, enveloppées dans des vêtements noirs qui les étouffaient en plus. Ce n’est ni hygiénique, ni esthétique, ni moral.

Certains prétendent qu’ils font cela pour respecter les préceptes de l’islam. Non, cela n’a rien à voir avec la religion. La décence est une question d’éthique. Or on constate que ce qui travaille en profondeur les fanatiques c’est la question sexuelle. Tout tourne autour du sexe de la femme. Le corps de la femme. L’âme de la femme. L’ombre de la femme. Le parfum de la femme. L’idée de la femme. Le reste n’est que bavardage enrobé de religiosité mal comprise.

Cet été, des casseurs du tourisme au Maroc ont essayé de faire interdire le bikini à la plage pour les touristes. Heureusement qu’ils n’ont été suivis par aucune autorité officielle. Mais leur stupidité a été postée sur le Net et a fait le tour du monde, ce qui a certainement dû décourager de braves touristes étrangères de venir à Agadir par exemple. Déjà on a du mal à attirer des clients et surtout à les faire revenir, (le Maroc a été très mal noté pour ce qui est du service et du suivi en matière hôtelière), alors n’inventons pas des épouvantails hideux et nauséabonds pour les repousser définitivement.

Il suffit d’une initiative de ce genre pour tuer l’industrie touristique du pays. Ce que Daech n’a pas réussi à faire chez nous, des Marocains frustrés sexuels ont osé le faire : faire fuir les étrangers et répandre une très mauvaise image de notre pays.

Il est temps que le gouvernement réagisse à cette nouvelle dictature de l’ignorance, de la frustration et de la bêtise. Sur une plage à Tanger, des voyous munis de sabres et poignards ont fait la semaine dernière la chasse aux baigneuses non habillées. Attention ça commence par un harcèlement de ce genre et ça se termine avec une bombe dans une piscine ou dans un café. Il faut que les services de sécurité prennent au sérieux ces agitations dangereuses et garantissent la sécurité et la liberté de l’individu, homme ou femme.


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24/08/2016

« Migrants » de Calais : maintenant ils se tuent entre eux !

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Un mort au cours d’une des nombreuses bagarres entre migranvahisseurs qui égaient les nuits estivales de Calais. Un mort Soudanais. Pas Syrien. Tué au cours d’une chicorne avec probablement des Afghans. Pas des Syriens. Ils sont maintenant 9000, une vraie petite ville musulmane. Les plus nombreux sont les Afghans (38 %) suivi des Soudanais (32 %) puis des Érythréens (8 %, des Pakistanais (7,5 %) puis, loin derrière les Éthiopiens et les Syriens (3 %). Et il en arrive 50 de plus par jour. Ils créent des troubles, saccagent l'image et l'économie de cette malheureuse ville, excèdent les habitants, mobilisent des centaines de flics.

On est donc loin de ces pauvres migrants Syriens qui fuient leur pays martyrisé. Les migrants de Calais sont essentiellement des migrants économiques. Et nous, bons kons, on s’escrime à les empêcher d’aller vers leur Eldorado : l’Angleterre. Un pays qui n’est pas dans Schengen et même plus dans l’Union Européenne, Brexit oblige. À part qu’ils ne sont pas pressés de partir les Rosbifs. Ben voyons, on fait leur boulot puisque, par les accords scélérats du Touquet, la frontière anglaise est… en France !

Pourquoi ces « migrants » veulent-ils aller en Angleterre, Parce que beaucoup viennent de pays qui ont subi le knout colonial britannique mais qui, en revanche, se sont approprié la langue du colonisateur. Parce qu’en Angleterre, il n’y a pas de carte d’identité et donc que le migrant, une fois arrivé, se fond dans la masse. Parce que cette masse est organisée en communautés ethniques et/ou religieuses dans lesquelles le migrant peut espérer de l’aide. Enfin et surtout parce que l’économie britannique est une expression caricaturale de l’ultralibéralisme et donc que les patrons britanniques se frottent les mains de pouvoir embaucher cette main-d’œuvre docile travaillant dans des conditions peu enviables pour des salaires de misère. Voilà pourquoi la Grande-Bretagne agit comme une véritable pompe à migrants.

Alors plutôt que de faire le boulot des Anglais – protéger la frontière de Grande-Bretagne qui se situe en France à cause des accords aberrants du Touquet (merci Sarko et Chirac, signataires) – ne vaudrait-il pas mieux leur faciliter la tâche en les aidant à traverser la Manche, le « Channel » comme disent les Rosbifs ? À la nage ? Non, mais ce ne sont pas les bateaux qui manquent. Il suffit d'affréter deux ferries, et même de payer la traversée. Bon voyage ! Quitte à provoquer une crise diplomatique avec nos meilleurs ennemis anglais.

Que disent ces accords du Touquet ? Ils disent que c’est nous qui devons contrôler, à Calais comme à Eurostar ou ailleurs, non pas seulement les sorties du territoire français mais les entrées en territoire britannique ! Á nos frais ! Nos douaniers, nos flics doivent courser les migrants qui veulent entrer en Angleterre, chez nous. Alors que ce devrait être aux douaniers et aux flics britanniques de les contrôler voire de les courser chez eux, à Douvres, et pas à Calais ! Parce que la frontière de Grande-Bretagne n’est pas au passage des côtes anglaises mais… en France ! Qu’est-ce que c’est que cette konnerie ? Ben, un exploit (un de plus) de Sarkozy et de Chirac avec les accords du Touquet mettant les frontières britanniques en France ! Ça paraît incroyable ? On revient au temps des bourgeois de Calais ?

Plutôt que de s’entasser dans une « jungle » sordide, plutôt que se mettre à dos toute une population excédée, plutôt que de tenter de passer par la route, via les camions ou l’Eurostar, ne serait-il pas plus efficace et utile pour eux de passer par la mer ! Sur la mer. Avec des bateaux. Comme ils l’ont, pour beaucoup, déjà fait pour arriver en Europe à travers la Méditerranée sans y laisser leur peau. Puis - individuellement ou en groupe - ils ont traversé toute l’Europe sans se faire alpaguer par les diverses polices. À croire qu’ils ont des complices parmi les nombreuses associations dites humanitaires qui leur facilite le job… Ils ont casqué jusqu’à deux ans de salaires pour arriver jusqu’à Calais, puis ils restent là, à croupir sous des sacs-poubelles alors que leur « eldorado » n’est qu’à quelques dizaines de miles nautiques ? Quelques dizaines de kilomètres ? Ils sont kons ou quoi ? La France, ils n’en veulent pas. Ça tombe bien parce que c’est réciproque.

Les passeurs qui les ont guidés jusqu’à Calais pour les y abandonner ne pourraient-ils pas mettre au point des systèmes de passages à bord de vedettes rapides, partant de n’importe quel point des côtes françaises ou belges pour arriver n’importe où sur la côte anglaise ? Une petite heure de navigation. C’est plus facile que de traverser la Méditerranée que je sache ! Rappelez-vous les passages de milliers de « réfugiés » jetés sur les plages italiennes par des bateaux rapides albanais.

Il me semble qu’un dénommé Bertrand, élu il y a peu président de la région « Haut de France » ou un truc comme ça pour pas dire Nord, a proposé bruyamment, lors de sa campagne électorale, de dénoncer ces accords scélérats du Touquet. Alors, qu’est-ce qu’il attend ?

 

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23/08/2016

Sarko : le retour.

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Approchez ! Approchez ! Barjottes, barjots.

Vous aimez les promesses ?

Oui !

Vous aimez les mensonges ?

Oui ! Euh ! Pas trop…

Vous voulez du pouvoir d’achat ?

Oui !

Moi non plus.

Vous aimez le chômage ?

Oui… ? NON !

Moi, oui.

Vous aimez le flicage généralisé ?

Oui… ? Euh ! NON !

Vous aimez mes amis escrocs du Fouquet’s qui vous font les poches ?

Oui… ? Euh ! NON !

Vous exécrez la Liberté, l’Egalité, la Fraternité ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez travailler plus pour gagner moins ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez foutre en l’air ce qui reste des services publics ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez partir à la retraite à 75 ans ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez payer plus chers vos médicaments ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez que les diktats de Merkel passent sans consultation nationale ?

Votez pour moa !

Vous détestez la Sécurité sociale et vous préférez le tout sécuritaire ?

Votez pour moa !

Vous rêvez d’une société « à la Grecque » façon Junker-Merkel ?

Votez pour moa !

Vous êtes pour des interventions militaires diverses et variées (Syrie, Iran après Afghanistan et Libye) mais toujours à la botte des États-Unis ?

Votez pour moa !

Vous pensez que la laïcité telle qu’elle existe actuellement ne fonctionne pas ?

Votez pour moa !

Vous êtes pour plus de place des conceptions religieuses dans la vie politique ?

Votez pour moa !

Vous acceptez de vous mettre à plat ventre devant les agences de notations, les fonds de pensions et les banques ?

Votez pour moa !

Vous aimez Gattaz et les vautours du MEDEF ?

Votez pour moa !

Vous aimeriez voir un type qui a trahi tout le monde revenir au pouvoir ?

Votez pour moa !

Vous croyez que mes mea culpa et mes postures « populaires » sont sincères ?

Votez pour moa !

Vous souhaitez que l’on vous refasse le coup de la fracture sociale ?

Votez pour moa !

Vous rêvez d’élections où les votes se feraient sur des machines et où le dépouillement serait incontrôlable ?

Votez pour moa !

Vous pensez que l’écologie « ça commence à bien faire » ?

Votez pour moa !

Vous voulez des flics partout et de la justice nulle part ?

Votez pour moa !

Vous voulez des tribunaux d’exception ?

Votez pour moa !

Vous voulez que la politique qui a foutu le pays dans le trou de 2007 à 2012 revienne mais en pire ?

Votez pour moa !

Vous voulez encore croire à mes mensonges de circonstances ?

Votez pour moa !

Vous voulez des belles paroles, des belles résolutions mais RIEN derrière, aucune action ?

Votez pour Moa !

Vous voulez une politique encore pire que celle de François Rantanplan ? Si, si ! Je suis capable de faire pire.

Votez pour moa !

Je vous ai déjà endoffé pendant cinq ans. Vous avez aimé ?

Oui… ? Euh ! Non, pas trop…

Alors VOTEZ pour moi ! Je vous fournirai la vaseline !

 

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10:35 Publié dans actualités, humour, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sarko