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27/04/2015

Pour casser le miroir aux alouettes de l’Europe, quel développement pour l’Afrique ?

afrique dessin développement.JPG

 

L’Europe couilles-molles a décidé…rien ! Un pet de lapin concernant les problèmes nés de l’immigration sauvage, par terre comme par mer. Quelques bateaux pour empêcher quelques noyades mais rien sinon des mots sur la destruction des nids de vipères des passeurs-trafiquants d’êtres humains, et rien surtout sur la manière de tarir cette immigration à la base : dans les pays de départ. Ceci en mettant sur pied un véritable plan de développement de l’Afrique sur place. Encore faudrait-il que ces pays soient en paix… Entre eux et à l’intérieur de chaque pays. Ce qui n’est pas le cas et même l’exception. Et ne nous faisons pas d’illusion : il n’est pas dans le pouvoir de l’Europe de pacifier ces régions. François « Normalou » Hollande en sait quelque chose. Merci à Sarkozy a qui nous devons le foutoir libyen.

 

Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. Dehors Areva ! Où paye. Dehors Bolloré ! Ou paye. Dehors Total ! Ou paye. Dehors Nestlé ! Ou paye. Dehors Bill Gates ! Ou paye.

 

 L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néo-colonialiste. Ces firmes-voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoient à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

Ces firmes-voyous extraits les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoient à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

Á côté des firmes-voyous, il y a les états-voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs-voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoient à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

Au lieu de cette économie de prédation, ne vaudrait-il pas mieux mettre en place une réforme agraire en expulsant les grands propriétaires terriens pour partager, avec le soutien financier et réglementaire de l’Etat, les terrains en petites exploitations principalement axées sur les cultures et l’élevage vivriers ?! Il y aura forcément une faible productivité, mais tant mieux : ça donnera du travail aux populations locales. Mais attention au syndrome « Zimbabwe » ou une réforme agraire de ce type mal menée a ruiné le pays…

 

Ne vaudrait-il pas mieux mettre en place de petites unités industrielles locales, directement en prise avec les besoins locaux : fabrication d’outils,  de vêtements, de biens de consommation, d’habitations préfabriquées, de véhicules bon marché adaptés au pays, etc. ?! Et même les pousser à exporter mais en assortissant ce développement local d’un indispensable protectionnisme vis-à-vis de la concurrence des grands pays développés qui subventionnent leurs exportations, refilent aux Africains leurs produits de seconde zone et tuent ainsi dans l’œuf toutes les initiatives locales.

 

Ce modèle de développement, aux antipodes de celui proposé, imposé plutôt par les organisations prédatrices que sont le FMI (Fond Monétaire International), la Banque mondiale, l’OMC (Organisation mondiale du commerce), a réussi il y a quelques décennies au Japon, puis en Corée du Sud, en Malaisie, au Vietnam.

 

Ne serait-il pas plus réaliste, et efficace, de s’inspirer de ce qui a réussi ailleurs plutôt que de laisser la bride sur le cou à toutes ces institutions, multinationales et Etats nuisibles ? L’acceptation les investissements des états et firmes prédatrices devrait s’assortir d’un accord de ce genre : sur 1000 que vous investissez, on vous en concède 500 pour vos cultures exportatrices, mais on vous impose d’investir 500 pour le développement de cultures vivrières à travers une aide financière et technique aux petits paysans locaux. Et idem pour les implantations industrielles venant en appui de l’artisanat et à la petite industrie locale. Pour que ça rapporte enfin aux Africains, que ça leur rende la fierté de leurs pays, et que leur enlève de l’esprit ce mirage qui les envoient, à travers déserts et Méditerranée, vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

On nous rétorquera que l’argent de l’aide internationale coule à flot en Afrique… Mais il coule dans quelles poches ? Car peut-on envisager un tel développement positif avec des dirigeants et des administrations corrompus jusqu’à la moelle ? Mais qui dit corrompus dit corrupteurs. Et les corrupteurs, qui sont-ils ? Et où sont-ils ? Devinez…

 

Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosée tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens.

 

Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Les Chinois l’on fait, les Indiens tentent de le faire. Mais, au delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.

 

Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confronter, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…

 

Ne jamais oublier les paroles de Boumedienne qui déclarait, en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

 

 Illustration X - Droits réservé

26/04/2015

Ouiquinde gastronomique: Le tian de haricots au cochon

tian de haricot web.jpg

 

 

En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

 

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 Illustration originale Vincent Barbantan

 

25/04/2015

Ouiquinde érotique champêtre avec Jean de La Fontaine

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Éloge de la Volupté 

Ô douce Volupté, sans qui, dès notre enfance,
Le vivre et le mourir nous deviendraient égaux ;
Aimant universel de tous les animaux,
Que tu sais attirer avecque violence !
Par toi tout se meut ici-bas.
C'est pour toi, c'est pour tes appâts,
Que nous courons après la peine :
Il n'est soldat, ni capitaine,
Ni ministre d'État, ni prince, ni sujet,
Qui ne t'ait pour unique objet.
Nous autres nourrissons, si pour fruit de nos veilles
Un bruit délicieux ne charmait nos oreilles,
Si nous ne nous sentions chatouillés de ce son,
Ferions-nous un mot de chanson ?
Ce qu'on appelle gloire en termes magnifiques,
Ce qui servait de prix dans les jeux olympiques,
N'est que toi proprement, divine Volupté.
Et le plaisir des sens n'est-il de rien compté ?
Pour quoi sont faits les dons de Flore,
Le Soleil couchant et l'Aurore,
Pomone et ses mets délicats,
Bacchus, l'âme des bons repas,
Les forêts, les eaux, les prairies,
Mères des douces rêveries ?
Pour quoi tant de beaux arts, qui tous sont tes enfants ?
Mais pour quoi les Chloris aux appâts triomphants,
Que pour maintenir ton commerce ?
J'entends innocemment : sur son propre désir
Quelque rigueur que l'on exerce,
Encore y prend-on du plaisir.
Volupté, Volupté, qui fus jadis maîtresse
Du plus bel esprit de la Grèce,
Ne me dédaigne pas, viens-t'en loger chez moi ;
Tu n'y seras pas sans emploi.
J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout ; il n'est rien
Qui ne me soit souverain bien,
Jusqu'au sombre plaisir d'un cœur mélancolique.
Viens donc ; et de ce bien, ô douce Volupté,
Veux-tu savoir au vrai la mesure certaine ?
Il m'en faut tout au moins un siècle bien compté ;
Car trente ans, ce n'est pas la peine.

 

Jean de La Fontaine

 

* * * * *

 

Epigramme

 

Aimons, foutons, ce sont plaisirs
Qu'il ne faut pas que l'on sépare ;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l’âme a de plus rare.
D'un Vit, d'un Con, et de deux cœurs,
Naît un accord plein de douceurs,
Que les dévots blâment sans cause.
Amarillis, pensez y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose,
Foutre sans aimer ce n'est rien.

 

Jean de La Fontaine

 

poésie érotique,la fontaine

 

 

Photos X - Droits réservés

 

24/04/2015

Plus républicain que moi, tu meurs !

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Non, mais écoutez-le, le roi des casseroles,

S’agiter, éructer, s’étourdir de paroles

Sa nouvelle marotte, à ce triste coquin

C’est de se conjuguer au mot « Républicain ».

 

Jeter sous le tapis les montagnes d’« affaires »

Pour sortir son parti des marches de l’enfer

En en changeant le nom pour un sigle plus noble

Voilà donc la magouille inventé par l’Ignoble

 

Il prétend, sans vergogne, confisquer, le faquin,

Un terme emblématique : le mot « Républicains »

Sous-entendant par là que, hors de sa mouvance

 

Les fils des Sans-culottes ne sont que plèbes rances,

Ce mot « Républicain » né au son du canon

Sera-t-il salopé par ce voleur de nom ?

 

Photo X - Droits réservés

 

23/04/2015

Grandes voix : adresse d'un Slave aux Occidentaux

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"Ils" prétendent isoler la Russie, le 1/6ème des terres émergées !

 

Citoyen-président François, tu vas rencontrer en Arménie le président russe Wladimir Poutine. Celui-là même que les Occidentaux chargent de tous les péchés du monde. Celui-là même avec lequel tu as renié la parole de la France avec les fameux « Mistral ». Celui-là même que les va-t'en-guerre de l'Otan menacent de « toutes les options possibles ».

Afin de parfaire ta culture concernant ce grand pays frère que les Occidentaux à la remorque des brutes Etazuniennes prétendent isoler, je te propose, citoyen-président, de lire ce grand texte d'un Serbe, autre peuple traditionnellement ami et allié solide et fidèle de la France que nos pâles « dirigeants » ont massacré puis amputé d'une partie de son territoire pour créer artificiellement, au sein de l'Europe, un état mafieux, plaque tournante de tous les trafics d'armes, de drogues, d'êtres humains et – horreur suprême – d'organes humains prélevés sur des vivants « elevés » pour ça.

 

Le syndrome Tolstoïevsky

Par Slobodan Despot

 

Le problème, avec l’approche occidentale de la Russie, n’est pas tant dans le manque de volonté de comprendre que dans l’excès de volonté de ne rien savoir.

Cette nation qui a donné Pouchkine et Guerre et Paix, Nijinsky et le Lac des Cygnes, qui a l’une des plus riches traditions picturales au monde, qui a classé les éléments de la nature, qui fut la première à envoyer un homme dans l’espace (et la dernière à ce jour), qui a produit des pelletées de génies du cinéma, de la poésie, de l’architecture, de la théologie, des sciences, qui a vaincu Napoléon et Hitler, qui édite les meilleurs manuels — et de loin — de physique, de mathématiques et de chimie, qui a su trouver un modus vivendi séculaire et pacifique, sur fond de respect et de compréhension mutuelle, avec ses Tatars et ses indénombrables musulmans, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, qui a bâti la plus longue voie de chemin de fer au monde et l’utilise encore (à la différence des USA où les rails légendaires finissent en rouille), qui a minutieusement exploré et cartographié les terres, usages, ethnies et langues de l’espace eurasien, qui construit des avions de combat redoutables et des sous-marins géants, qui a reconstitué une classe moyenne en moins de quinze ans après la tiers-mondisation gorbatcho-eltsinienne, cette immense nation, donc, qui gouverne le sixième des terres émergées, est soudain traitée, du jour au lendemain, comme un ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation !

L’Occident ressort la même guignolerie haineuse à chaque crise, depuis Ivan le Terrible à « Putler »-Poutine, en passant par le tsar Paul, la guerre de Crimée, le pauvre et tragique Nicolas II, et même l’URSS où tout succès était dit « soviétique » et tout échec dénigré comme « russe ».

Des nations serviles qui accordent aux Américains un crédit illimité de forfaiture et de brigandage « parce-qu’ils-nous-ont-libérés-en-45 » n’ont pas un mot, pas une pensée de gratitude pour la nation qui a le plus contribué à vaincre l’hydre national-socialiste… et qui en a payé le prix le plus lourd. Ses élus sont traités en importuns, son président caricaturé avec une haine obsessionnelle, la liberté de mouvement et de commerce de ses citoyens, savants, universitaires et hommes d’affaires est suspendue au bon vouloir d’obscures commissions européennes dont les peuples qu’elles prétendent représenter ne connaissent pas le nom d’un seul membre, ni pourquoi il y siège plutôt qu’un autre larbin des multinationales.

Mais tout ceci n’est encore rien. C’est dans l’ordre des choses. L’Occident et la Russie ne font que jouer les prolongations, à l’infini, du conflit Rome-Byzance en l’étendant aux continents voisins voire à l’espace interplanétaire. La vraie guerre des civilisations, la seule, est là. Barbare comme le sac de Constantinople, apocalyptique comme sa chute, ancienne et sournoise comme les schismes théologiques masquant de perfides prises de pouvoir. Tapie dans les replis du temps, mais prête à bondir et à mordre comme un piège à loups. C’est le seul piège, du reste, que l’empire occidental n’ait pas posé tout seul et qu’il ne puisse donc désamorcer. (Étant entendu que la menace islamique n’est que le produit des manœuvres coloniales anglo-saxonnes, de la cupidité pétrolière et de l’action de services d’État occupés à cultiver des épouvantails pour effrayer leurs propres sujets, puis à les abattre pour les convaincre de leur propre puissance et de leur nécessité.)

La menace russe, elle, est d’une autre nature. Voici une civilisation quasi-jumelle, ancrée sur ses terres, consciente d’elle-même et totalement ouverte aux trois océans, à l’Arctique comme à l’Himalaya, aux forêts de Finlande comme aux steppes de Mongolie. Voici des souverains qui — depuis la bataille de Kazan remportée par ce même Ivan qui nous sert de Père Fouettard — portent le titre de Khans tatars en même temps que d’Empereurs chrétiens siégeant dans l’ultime Rome, la troisième, Moscou, qui fleurit au moment où Byzance gémissait sous l’Ottoman et le pape sous la verge de ses mignons. Voici une terre aux horizons infinis, mais dont les contours sont gravés dans l’histoire du monde, inviolables bien que diffus. Voici des gens, enfin, et surtout, aussi divers qu’on peut l’imaginer, mêlant au sein d’un même peuple le poil blond des Vikings aux yeux obliques et aux peaux tannées de l’Asie. Ils n’ont pas attendu le coup de départ du métissage obligé, les Russes, ils l’ont dans leur sang, si bien assimilé qu’ils n’y pensent plus. Les obsédés de la race au crâne rasé qu’on exhibe sur les chaînes anglo-saxonnes ont la même fonction que les coucous suisses : des articles pour touristes.

Cela ressemble tellement à l’Europe. Et c’en est tellement loin ! Tellement loin que les infatigables arpenteurs des mers — génois, anglais, néerlandais, espagnols —, qui connaissent l’odeur de la fève de tonka et la variété des bois de Sumatra, ne savent rien de la composition d’un borchtch. Ni même de la manière dont on prononce le nom de cette soupe. Ce n’est pas qu’ils ne pourraient pas l’apprendre. C’est qu’ils n’en ont pas envie. Pas plus qu’ils ne veulent connaître, vraiment, l’esprit, les coutumes et la mentalité des immigrants exotiques qu’ils accueillent désormais par millions et qu’ils laissent s’agglutiner en ghettos parce qu’ils ne savent comment leur parler.

J’ai dû, moi, petit Serbe, apprendre deux langues et deux alphabets pour entamer ma vie d’immigré. J’en ai appris d’autres pour mieux connaître le monde où je vis. Je m’étonne sincèrement de voir que mes compatriotes suisses ne savent pas, pour la plupart, les deux autres grandes langues de leur pays. Comment connaître autrui si vous ne savez rien de la langue qu’il parle ? C’est le minimum de la courtoisie. Et cette courtoisie, désormais, se réduit de plus en plus à des rudiments d’anglais d’aéroport.

De même font les Russes, dont l’éducation intègre la culture ouest-européenne en sus de la leur propre. Où voit-on la réciproque, à l’ouest du Dniepr ? Depuis Pierre-le-Grand, ils se considéraient européens à part entière. Les artistes de la Renaissance et les penseurs des Lumières sont les leurs. Leontiev, le père Serge Boulgakov, Répine, Bounine, Prokofiev et Chestov sont-ils pour autant les nôtres ? Non, bien entendu. Parler français fut deux siècles durant la règle dans les bonnes maisons — et le reste encore parfois. Ils se sont intensément crus européens, mais l’Europe s’est acharnée à leur dissiper cette illusion. Quand les jeunes Russes vous chantent Brassens par cœur, vous leur répondez en évoquant « Tolstoïevsky ». L’Europe de Lisbonne à Vladivostok n’aura été réelle qu’à l’Est. Á l’Ouest, elle ne fut jamais que la projection livresque de quelques visionnaires.

L’Europe de Lisbonne à Vladivostok ! Imagine-t-on la puissance, la continuité, le rayonnement, les ressources d’un tel ensemble ? Non. On préfère definitely se mirer dans l’Atlantique. Un monde vieillissant et ses propres outlaws mal dégrossis s’étreignant désespérément par-dessus la mer vide et refusant de voir dans le monde extérieur autre chose qu’un miroir ou un butin. Leurs derniers échanges chaleureux avec la Russie remontent à Gorbatchev. Normal : le cocu zélé avait entrepris de démonter son empire sans autre contrepartie qu’une paire de santiags au ranch de Reagan. Vingt ans plus tard, les soudards de l’OTAN occupaient toutes les terres, de Vienne à Lviv, qu’ils avaient juré de ne jamais toucher ! Au plus fort de la Gorbymania, Alexandre Zinoviev lançait son axiome que tous les Russes devraient apprendre au berceau : « Ils n’aimeront le tsar que tant qu’il détruira la Russie ! »

« Ah, vous les Slaves ! » — ouïs-je souvent dire — « Quel don pour les langues ! » Je me suis longtemps rengorgé, prenant le compliment pour argent comptant. Puis, ayant voyagé, j’ai fini par comprendre. Ce n’est pas « nous les Slaves » qui avons de l’aisance pour les langues : c’est vous, les « Européens » qui n’en avez pas. Qui n’en avez pas besoin, estimant depuis des siècles que votre package linguistique (anglais, français, allemand, espagnol) gouverne le monde. Pourquoi s’escrimer à parler bantou ? Votre langue, étendard de votre civilisation, vous suffit amplement, puisqu’au-delà de votre civilisation, c’est le limes (comme au temps de César), et qu’au-delà du limes, mon Dieu… Ce sont les terres des Scythes, des Sarmates, des Marcheurs Blancs, bref de la barbarie. Voire, carrément, le bord du monde où les navires dévalent dans l’abîme infini.

Voilà pourquoi le russe, pour vous, c’est du chinois. Et le chinois de l’arabe, et l’arabe de l’ennemi. Vous n’avez plus même, dans votre nombrilisme, les outils cognitifs pour saisir ce que les autres — qui soudain commencent à compter — pensent et disent, réellement, de vous. Ah ! Frémiriez-vous, si vous pigiez l’arabe des prédicateurs de banlieue ! Ah ! Railleriez-vous si vous entraviez des miettes de ce que les serveurs chinois du XIIIe dégoisent sur vous. Ah ! Ririez-vous s’il vous était donné de saisir la finesse de l’humour noir des Russes, plutôt que de vous persuader à chacun de leurs haussements de sourcil que leurs chenilles sont au bord de votre gazon.

Mais vous ne riez pas. Vous ne riez plus jamais. Même vos vaudevilles présidentiels sont désormais commentés avec des mines de fesse-mathieu. Vous êtes graves comme des chats qui caquent dans votre quiétude de couvre-feu, alors qu’eux, là-bas, rient, pleurent et festoient dans leurs appartements miniatures, leur métro somptueux, sur leur banquise, dans leurs isbas et jusque sous les pluies d’obus.

Tout ceci n’est rien, disais-je, parlant du malentendu historique qui nous oppose. La partie grave, elle arrive maintenant. Vous ne leur en voulez pas pour trois bouts d’Ukraine dont vous ignoriez jusqu’à l’existence. Vous leur en voulez d’être ce qu’ils sont, et de ne pas en démordre ! Vous leur en voulez de leur respect de la tradition, de la famille, des icônes et de l’héroïsme — bref, de toutes les valeurs qu’on vous a dressés à vomir. Vous leur en voulez de ne pas organiser pour l’amour de l’Autre la haine du Soi. Vous les enviez d’avoir résolu le dilemme qui vous mine et qui vous transforme en hypocrites congénitaux : Jusqu’à quand défendrons-nous des couleurs qui ne sont pas les nôtres ?

Vous leur en voulez de tout ce que vous avez manqué d’être !

Ce qui impressionne le plus, c’est la quantité d’ignorance et de bêtise qu’il vous faut déployer désormais pour entretenir votre guignolerie du ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation. Car tout la dément : et les excellentes relations de la Russie avec les nations qui comptent et se tiennent debout (BRICS), et le dynamisme réel de ce peuple, et l’habileté de ses stratèges, et la culture générale du premier Russe venu, par opposition à l’inculture spécialisée du « chercheur » universitaire parisien qui prétend nous expliquer son obscurantisme et son arriération. C’est que ce ramassis de brutes croit encore à l’instruction et au savoir quand l’école européenne produit de l’ignorance socialisée ; croit encore en ses institutions quand celles de l’UE prêtent à rire ; croit encore en son destin quand les vieilles nations d’Europe confient le leur au cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street.

Du coup, la propagande a tout envahi, jusqu’à l’air qu’on respire. Le gouvernement d’Obama prend des sanctions contre le régime de Poutine : tout est dit ! D’un côté, Guantanamo, les assassinats par drones aux quatre coins du monde, la suspension des droits élémentaires et le permis de tuer sans procès ses propres citoyens — et, surtout, vingt-cinq ans de guerres coloniales calamiteuses, sales et ratées qui ont fait du Moyen-Orient, de la Bosnie à Kandahar, un enfer sur terre. De l’autre, une puissance qui essaie pas à pas de faire le ménage à ses propres frontières, celles justement dont on s’était engagé à ne jamais s’approcher. Votre gouvernement contre leur régime

Savez-vous de quoi vous vous privez en vous coupant ainsi, deux fois par siècle, de la Russie ? Du refuge ultime de vos dissidents, en premier lieu du témoin capital Snowden. Des sources d’une part considérable de votre science, de votre art, de votre musique, et même, ces jours-ci, du dernier transporteur capable d’emmener vos gens dans l’espace. Mais qu’importe, puisque vous avez soumis votre science, votre art, votre musique et votre quête spatiale à la loi suicidaire du rendement et de la spéculation. Et qu’être traqués et épiés à chaque pas, comme Snowden vous l’a prouvé, ne vous dérange au fond pas plus que ça. Á quoi bon implanter une puce GPS à des chiens déjà solidement tenus en laisse ? Quant à la dissidence… Elle n’est bonne que pour saper la Russie. Tout est bon pour saper la Russie. Y compris les nazis enragés de Kiev que vous soutenez sans gêne et n’hésitez pas à houspiller contre leurs propres concitoyens. Quelle que soit l’issue, cela fera toujours quelques milliers de Slaves en moins…

Que vous a-t-il donc fait, ce pays, pour que vous en arriviez à pousser contre lui les forces les plus sanguinaires enfantées par la malice humaine : les nazis et les djihadistes ? Comment pouvez-vous songer à contourner un peuple étendu sur onze fuseaux horaires ? En l’exterminant ou en le réduisant en esclavage ? (Il est vrai que « toutes les options sont sur la table », comme on dit à l’OTAN.) Destituer de l’extérieur un chef d’État plus populaire que tous vos polichinelles réunis ? Êtes-vous déments ? Ou la Terre est-elle trop petite, à vos yeux, pour que l'« Occident » puisse y cohabiter avec un État russe ?

C’est peut-être cela, tout compte fait. La Russie est l’avant-poste, aujourd’hui, d’un monde nouveau, de la première décolonisation véritable. Celle des idées, des échanges, des monnaies, des mentalités. Á moins que vous, atlantistes et eurocrates, ne parveniez à entraîner la nappe dans votre chute en provoquant une guerre atomique, le banquet de demain sera multipolaire. Vous n’y aurez que la place qui vous revient. Ce sera une première dans votre histoire : mieux vaut vous y préparer.

Slobodan Despot

SOURCE :

http://blog.despot.ch/le-syndrome-tolstoievsky

https://infocomnet.wordpress.com/20...

 


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22/04/2015

Alors c'est quoi cette « maladie mystérieuse » qui tue en 24 heures au Nigeria ?

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Le Nigeria - déjà touché par les exactions de Boko Haram, l'épidémie d'Ebola, sa contribution à l'exode de migrants vers l'Europe, le pillage de ses richesses par les multinationales pétrolières et minières – vient de nouveau de faire parler de lui. Une maladie « mystérieuse » disent les gazettes, vient de tuer 18 personnes. Brutalement. Vingt-quatre heures après l'apparition des premiers symptômes : maux de tête, pertes de connaissance et de poids, troubles de la vue, suivis de la mort, dans les 24 heures donc... Personne ne sait d’où elle vient et pourtant elle fait des ravages ! De quoi filer de sacrés sueurs froides aux autorités de ce pays !

 

Cette « mystérieuse maladie » est apparue vers le début de la semaine dernière dans la ville d'Ode-Irele, au sud-ouest du Nigeria. Le caractère foudroyant de cette « maladie mystérieuse » inquiète sérieusement les autorités nigérianes qui s'efforcent pourtant de rassurer les habitants : « En dehors des 18 morts enregistrés, nous n'avons pas découvert de nouveaux cas au cours des dernières 72 heures. Aucun patient souffrant de la maladie n'est hospitalisé et la maladie ne s'est pas propagée au-delà de la ville ». Ma foi, s'ils le disent...

 

Mais alors c'est quoi cette « maladie mystérieuse » ? Elle vient bien de quelque part !

 

Virus ? C'est pas ça, qu'ils disent les zexperts.

 

Bactérie ? C'est pas ça, qu'ils disent les zexperts.

 

Alors quoi ? Empoisonnement ? Possible, qu'ils disent les zexperts.

 

Mais alors empoisonnement à quoi ? Métaux lourds ? Particules radioactives ? Substances toxiques ? Lesquelles ?

 

Ben, non. Les zexperts semblent pencher vers les effets ravageurs de « préparations phytosanitaires ayant la propriété de tuer les végétaux ». Des prélèvements de fluides corporels des victimes ont été envoyés à l'Hôpital universitaire de Lagos. Les analyses sont en cours pour mieux comprendre ces décès. En attendant, les autorités nigérianes ont mis la ville d'Ode-Irele, lieu de déclenchement de la « maladie mystérieuse » en quarantaine. Il a été demandé à la population de rester chez elle et de prendre des mesures d'hygiène élémentaires (lavage des mains, port de masque dit « de chirugien », etc.)

 

C'est courageux ça, et pas habituels de voir des « zexperts » mettre ouvertement en cause les pesticides ! Ces saletés, largement répandus de par le monde par les multinationales Monsento, Sygenta, Cargyl, etc. pour leur plus grand profit posent de réels problèmes de santé publique. Des études scientifiques montrent que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risques de développer que les autres de nombreuses maladies : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli. Il faut savoir que de nombreux pesticides autorisés et que l’on retrouve dans vos aliments sous forme de résidus sont connus et reconnus par les agences sanitaires officielles de l’Union européenne et des États-Unis comme étant de possibles cancérigènes, des perturbateurs du système hormonal, des reprotoxiques… On trouve pourtant toujours, dans toutes les jardineries, dans toutes les grandes surfaces le redoutable « Round up » de Monsanto, cet herbicide à base de glyphosate, interdit dans certains pays...

 

Mais de là à tuer en 24 heures...

 

Et si c'était pourtant non pas un empoisonnement dû aux herbicides mais bien une « maladie mystérieuse » ? Sortie de quelles manipulations dans cette Afrique terrain d'expérimentation de toutes les saloperies de l'industrie phytosanitaire mais aussi des laboratoires pharmaceutiques ?

 

Et si elle était sournoisement contagieuse avant de se déclarer symptomatique et foudroyante ?

 

Et si elle arrivait sur nos côtes avec quelques malheureux migrants ?

 

Enfin, moi, ce que j'en dis, eh ! Vous le voyez vous-même...

 

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21/04/2015

La MORT au bout de l'ESPOIR.

migrants

 

Exploités, floués, ruinés par les voleurs de terre, ils migrent vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen... Avec souvent la mort au bout de l'espoir.

 

Au-delà de la dégoulinante de bon sentiments voire de culpabilisation suivant les tragédies récurrentes des naufrages de migrants en Méditerranée, il serait peut-être utile de s'interroger sur ce qui pousse les populations subsahariennes à risquer leurs vies à travers la fournaise du Sahara d'abord, les flots meurtriers de la Méditerranée ensuite.

 

Certains fuient les innombrables guerres intestines qui, du Nigeria au Kenya en passant par le Mali, la Centrafrique, le Soudan, le Congo, la corne de l'Afrique, etc., etc., sèment le désordre, la peur et la mort.

 

Mais il n'y a pas que ça. Le principal moteur de cet exode est économique. Ces populations, gonflées par une démographie galopante, ne trouvent plus, sur leur sol, de quoi vivre dignement, de quoi manger, de quoi vivre. Pourquoi ? Parce que les cultures vivrières de ces pays ont été remplacées, par des gouvernements naïfs voire cupides, par des productions d'exportation : arachides, coton, cacao, café, etc.

 

Tous les accords de partenariats économiques entre l'Union Européenne et l'Afrique de l'Ouest sont des accords de libéralisation du commerce. Ils prévoient notamment la levée pendant vingt ans des barrières commerciales (taxes, quotas, licences, subventions) pour 75 % des produits, importés par les pays de la région, en provenance de l'Union européenne. Pour accompagner cette mesure, qui va entraîner une perte de recettes fiscales pour les États, l'Union européenne envisage une aide au développement compensatoire de 6,5 milliards d'euros sur la même période. Une poignée de figues.

Ces APE (Accords de Libéralisation du Commerce) mettent en péril la capacité de développement des États concernés, non seulement par la perte de recettes fiscales, mais surtout en fragilisant les marchés locaux et en nuisant à des projets de développement « endogène ». Ainsi les poulets dégueulasses surgelés européens qui inondent à bas prix les marchés africains tuent les élevages locaux. Ainsi le lait concentré de Nestlé tue l'élevage local, etc.

L'ouverture des marchés de ces pays à un commerce international dérégulé est un risque majeur. Les APE conduisent à une plus grande dépendance vis-à-vis des cours des marchés mondiaux, à une économie de plus en plus tournée vers l'exportation, à une concurrence inégale entre des entreprises locales et des entreprises internationales… Ils empêchent ces pays de relever les vrais défis qu'ils rencontrent, renforcent leur vulnérabilité et leur dépendance, au détriment de la construction d'une économie locale durable, répondant, d'abord, aux besoins locaux, et beaucoup plus riche en emplois. Et que font les laissés-pour-compte de ce « développement » imbécile, voire criminel, à fort relent néo-colonialiste ? Ils migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Il y a 3 ans, pour lutter contre la pauvreté et la faim en Afrique, le G8 a décidé de dérouler le tapis rouge... aux multinationales comme Monsanto, Syngenta, Cargill, etc... La Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition, NASAN pour les intimes, est une initiative qui, sous couvert d’aider 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne à sortir de la pauvreté d’ici à 2022, va en fait faciliter les profits de grands groupes privés.

 

Plutôt que respecter les engagements qu’ils ont pris à de nombreuses reprises, les pays du G8 ont décidé de confier au secteur privé la lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique sub-saharienne. Un choix d’autant plus dangereux que le secteur privé en question est composé de multinationales plus connues pour leurs attaques du droit à l’alimentation que pour leurs actions en faveur de la sécurité alimentaire mondiale. Aucun investissement privé ne pourra faire le travail d’une véritable politique agricole, encore moins quand derrière le terme d’investissement agricole se cache des processus de prédation et de destruction des agricultures paysannes du Sud, comme souvent dans le cas des accaparements de terres.

 

La NASAN inquiète d’autant plus qu’elle est totalement opaque et n’inclut pas du tout les populations, pourtant premières concernées.De nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissances et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. Lien

Mais ce n'est pas tout ! En Afrique sévissent les « fondations humanitaires ». La plus connue est celle de
Bill Gates. Ah ! Au fait, ce grand « philanthrope » - a acheté 500.000 actions de Monsanto, un autre grand bienfaiteur de l'humanité, qui lui-même, est actionnaire de « Academi », ex-Blackwater, armée privée célèbre pour ses exactions. La Fondation Bill Gates, avec la complicité donc de Monsanto, est actuellement engagée dans une entreprise de démolition de l'agriculture rurale vivrière dans le monde, et particulièrement en Afrique avec « l'Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA). Le but : remplacer les semences traditionnelles des agriculteurs pauvres d'Afrique par des semences « plus productives » fournies (contre pognon bien sûr) par la Fondation, pour ensuite les remplacer par...des semences OGM Monsanto !

 

Autre « action humanitaire » de la Fondation du brave Billy : le pillage de la pharmacopée traditionnelle en Afrique (entre autres) pour en tirer de juteux brevets, puis vendre à ces populations pauvres des médicaments sophistiqués produits par la nébuleuse de la Fondation. Sans oublier les vaccins testés sur ces populations... Et qu'est-ce qu'elles font ces populations flouées ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européens.

 

Mais ce n'est pas tout ! La dernière saloperie de la spéculation mondiale c'est l’accaparement des terres agricoles des pays du sud. Celle-ci est le fait à la fois de pays (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et d’investisseurs privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces prédateurs achètent des millions d’hectares de terres arables dans les pays pauvres du sud, avec la complicité de la Banque mondiale et même d’agences spécialisées de l’ONU, mais aussi des gouvernements locaux dont les responsables corrompus par des flots de pognon bradent souvent pour l’euro symbolique (mais de grasses « commissions » pour eux !) des pans entiers de leurs pays.

 

Il s’agit ni plus ni moins de banditisme d’état, de colonialisme même pas déguisé derrière un apport de « civilisation ». Les acquisitions de terre à grande échelle sont conçues pour ouvrir de nouveaux espaces à une agriculture de plantation, une agriculture industrielle, destinée à l’exportation. Les bulldozers arrivent, dégagent tout, détruisent les villages et chassent les paysans locaux avec l’aide des flics, accaparent la terre mais aussi l’eau et plantent, qui du faux riz Basmati, qui des palmiers à huile, qui du soja OGM, qui des millions de roses et d’orchidées sous serre… Ceci avec force pesticides, engrais chimiques et autres poisons qui salopent la terre et les cours d’eau.

 

L’accaparement des terres prive les paysans, les populations autochtones, les pêcheurs et les nomades de vastes étendues de terres, et leur en interdit l’usage, aujourd’hui et demain, mettant sérieusement en péril leurs droits à l’alimentation et la sécurité de leurs moyens de subsistance. L’accaparement des terres capte aussi toutes les ressources en eau existant sur les terres, en amont et aux alentours, résultant de fait en une forme de privatisation de l’eau. L’accaparement des terres est intrinsèquement lié à la violation de la législation internationale sur les droits humains : évictions forcées, réduction des critiques au silence (ou pire), introduction de modèles fonciers et agricoles non durables qui détruisent les environnements naturels et épuisent les ressources naturelles, flagrant déni d’information, et empêchement des personnes de participer aux décisions politiques qui affectent leur vie. Lien

 

Et qu'est-ce qu'elles font ces populations jetées dehors par les voleurs de terres ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Ces foules de migrants tombent alors aux mains de sinistres mafias islamistes qui les attirent, les parquent, les dépouillent puis les entassent dans des barcasses pourries avec souvent, au bout de l'espoir saccagé, la mort sous le soleil menteur de la Méditerranée.

 

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20/04/2015

L’immigration clandestine : un acte de guerre de basse intensité.

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Je viens d'entendre Guetta parler dans le poste. La longue grève a dû lui faire du bien : je l'ai trouvé pour une fois réaliste concernant le drame des migrants noyés au large de la Libye. Il a posé notamment une question évidente qui - dit-il à raison - explique la relative passivité des gouvernements européens : quels sont les pays qui sont prêts à accepter chez eux ces vagues ininterrompues de migrants ? La réponse, dit-il, est dans la question : personne n'en veut...

 

Egoïsme ? Cynisme ? Non. Peur légitime d'être submergés par cette invasion rampante. Le pays réel, le populo, se préoccupe avant tout de son emploi s'il a la chance d'en avoir un, de ses finances indigentes, du prix de son logement, de l'avenir de ses enfants, et si possible de ses vacances et de ses loisirs… Quant aux « sans dents », ils voient d'un très mauvais œil cette « concurrence »... Les problèmes des autres passent légitimement derrière la résolution de ses problèmes à lui. En parlant cru, il s'en fout. Point/barre !

 

Et puis quel pays connaissant un taux de chômage dépassant les 10% peut absorber une telle masse d’individus, jeunes, sans formation, sans compétences et avides de consommer et de se reproduire ? A qui fera-t-on croire que l’accueil des damnés du tiers-monde est une « chance » ? Chance pour qui ? Pour quelques patrons voyous qui y voient un réservoir inépuisable de main-d’œuvre quasi-gratuite, taillable et corvéable à merci. On est en train de réinventer l'esclavage (esclavage qui, soit- dit en passant, n'a jamais cessé en terres d'islam). Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l'émigration. Des trafiquants les rackettent (10.000 euros le « passage vers l'Europe») puis les entassent dans des barcasses pourries prêtent à couler en leur disant, pour les rassurer, que les bateaux européens les recueilleront s'ils ont des problèmes de navigation. Et les bœufs se laissent mener à l'abattoir, mues par l'espoir illusoire d'une vie meilleure dans cette Europe qu'on leur fait miroiter comme le paradis...

 

Ces pauvres gens sont instrumentalisés et expédiés par Daech et Al Qaeda qui leur soutirent leur fric et glissent dans ce flot ininterrompu des milliers de terroristes fanatisés prêt à foutre la merde. Ce sont les Islamistes qui ont la haute main sur ce trafic d'êtres humains. Avec la complicité sournoise de la Turquie de l'islamiste Erdogan. Ils les parquent en Libye et les envoient à travers la Méditerranée selon leur stratégie et...la météo. Merci Sarko, merci Cameron, merci Obama d'avoir transformé la Libye en bateau ivre.

 

Les trafiquants en sont à récupérer pour les réutiliser les vieux bateaux à la dérive, abandonnés par les migrants sauvés par les marines italiennes, maltaises et grecques... Pire encore : on apprend que les mafias qui contrôlent le trafic offrent aux clandestins qui ne peuvent payer leur passage un épouvantable marché : le choix, à l’arrivée, entre « être utilisés comme main-d’œuvre ou donneurs d’organes ». L'Homme comme marchandise ! C'est le triomphe de l'idéologie ultralibérale...

 

Alors que faire ? Trois choses : - à court terme détruire sur place, en Libye, les nids de vipères de ces marchands d'esclaves ; - arrêter de piller l'Afrique et au contraire aider les gouvernements en place à développer leurs économies ; - imposer à l'ONU de chercher des solutions aux guerres internes qui jettent les peuples victimes à travers les déserts puis la Méditerranée.

 

Facile à dire, moins à faire...

 

On en est à regretter Kadhafi, le pittoresque campeur des Champs-Elysées, « l'ami » de Sarko, que celui-ci a fait « éliminer » pour des raisons plus ou moins obscures... Kadhafi avait passé des accords plus ou moins occultes avec les pays européens riverains de la Méditerranée : vous me foutez la paix sur la manière dont je mène les affaires de mon pays, vous me vendez les installations et les technologies dont j'ai besoin pour développer et vendre mon pétrole, et en échange j'empêche toute émigration depuis mon territoire. Et ça marchait... Le verrou de la Jamahiriya libyenne empêchait le départ vers les côtes italiennes,maltaises, grecques de tous les laissés pour compte des politiques d’ingérence occidentale : Irak, Syrie, Somalie, Yémen, Soudan.

 

Les chiffres sont impitoyables : autour d'un million de migrants vont pénétrer clandestinement en Europe chaque année. Et parmi eux, combien de terroristes islamiste infiltrées ? L’immigration clandestine est une forme d’invasion. Un acte de guerre de basse intensité.

 

Ne faudrait-il pas envoyer devant le Tribunal international de La Haye les ci-devant Sarkozy, Cameron et Obama, responsables du chaos effroyable qui secoue la Libye et de son cortège de malheur ?

 

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19/04/2015

Gastronomie dominicale : La truite de Joubert !

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Dans les profondeurs des eaux claires

Aux saveurs de schistes, de granit, de calcaire,

Elles nagent sans trop d'efforts

Dans ce beau lac de Villefort,

Eaux descendues du Gard, de Lozère et d'Ardèche

Elles hantent les rêves des amateurs de pêche :

Les truites !

 

Éclairs de vif argent, longues, fines, puissantes,

Vives, futées, lutteuses et toujours élégantes,

Elles font le bonheur des princes de la gaule

Autant que des clients...de la ferme aquacole !

Ces superbes ondines, subtiles à pêcher

Sont, aussi, délicieuses à manger,

Bien cuites !

 

Je vais vous donner une recette super :

La truite de Joubert.

Pêchez – ou achetez – quelques truites portions

Que vous allez vider mais là, faites attention

L'idéal c'est de les vider par les ouïes

Avec un fil de fer recourbé en saillie

C’est assez délicat mais c’est indispensable,

Avec un peu de soin, vous en serez capable.

Rincez les intérieurs, séchez et réservez

Car il vous reste alors la farce à préparer.

Hachez trois échalotes et un demi poivron

Les dorer à la poêle avec quelques lardons

Hachez un pélardon avec un joli cèpe,

Du piment d'Espelette pour lui donner du pep,

Des liches de saumons ou de truites fumées,

Du beurre ramolli et du fenouil haché

Sel, poivre, mie trempée et un peu de curri

Maniez l'appareil avec galanterie.

Viens alors le moment de farcir vos poissons

Par les ouïes, bien sûr, embuquez sans façon.

Le principal est fait. Vous pouvez boire un coup !

Mais pas beaucoup !

 

Rangez vos truites, sur dos, dans un plat

Tapissé de rondelles d'oignon et persil plat,

Mouillez d'un ou deux grands verres de bon vin blanc,

Du Picpoul de Pinet, Muscadet ou Gros plan.

Saupoudrez de fenouil, de thym et d'aromates

Puis couvrez par de fines tranches de tomates.

Mettez alors au four, cent-quatre-vingt degré,

Pour quarante minutes, ou plus, à votre gré.

Avec quelques amis, et des flacons ouverts

Appréciez alors, la truite de Joubert !

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire.

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ces nectars divins de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Eh puis, tiens

ECOUTEZ

 

 

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18/04/2015

Ouiquinde érotique printanier avec André Breton

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L'Union libre

 

Ma femme à la chevelure de feu de bois

Aux pensées d'éclairs de chaleur

A la taille de sablier

Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre

Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d'étoiles de dernière grandeur

Aux dents d'empreintes de souris blanche sur la terre blanche

A la langue d'ambre et de verre frottés

Ma femme à la langue d'hostie poignardée

A la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux

A la langue de pierre incroyable

Ma femme aux cils de bâtons d'écriture d'enfant

Aux sourcils de bord de nid d'hirondelle

Ma femme aux tempes d'ardoise de toit de serre Et de buée aux vitres

Ma femme aux épaules de champagne

Et de fontaine à têtes de dauphins sous la glace

Ma femme aux poignets d'allumettes

Ma femme aux doigts de hasard et d'as de cœur

Aux doigts de foin coupé

Ma femme aux aisselles de martre et de fênes

De nuit de la Saint-Jean

De troène et de nid de scalares

Aux bras d'écume de mer et d'écluse

Et de mélange du blé et du moulin

Ma femme aux jambes de fusée

Aux mouvements d'horlogerie et de désespoir

Ma femme aux mollets de moelle de sureau

Ma femme aux pieds d'initiales

Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent

Ma femme au cou d'orge imperlé

Ma femme à la gorge de Val d'or

De rendez-vous dans le lit même du torrent

Aux seins de nuit

Ma femme aux seins de taupinière marine

Ma femme aux seins de creuset du rubis

Aux seins de spectre de la rose sous la rosée

Ma femme au ventre de dépliement d'éventail des jours

Au ventre de griffe géante

Ma femme au dos d'oiseau qui fuit vertical

Au dos de vif-argent

Au dos de lumière

A la nuque de pierre roulée et de craie mouillée

Et de chute d'un verre dans lequel on vient de boire

Ma femme aux hanches de nacelle

Aux hanches de lustre et de pennes de flèche

Et de tiges de plumes de paon blanc

De balance insensible

Ma femme aux fesses de grès et d'amiante

Ma femme aux fesses de dos de cygne

Ma femme aux fesses de printemps

Au sexe de glaïeul

Ma femme au sexe de placer et d'ornithorynque

Ma femme au sexe d'algue et de bonbons anciens

Ma femme au sexe de miroir

Ma femme aux yeux pleins de larmes

Aux yeux de panoplie violette et d'aiguille aimantée

Ma femme aux yeux de savane

Ma femme aux yeux d'eau pour boire en prison

Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache

Aux yeux de niveau d'eau de niveau d'air de terre et de feu.

 

André Breton

 

 

Illustration Picasso

17/04/2015

Encore un scandale EPR. Halte à cette folie de nucléocrates !

 

EPR,scandale

 

 

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) – le « gendarme du nucléaire » d'ordinaire si « prudent » - vient de mettre les pieds dans le plat. Objet de l’ire : encore une fois l'EPR de Flamanville. Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet fait état des « anomalies de fabrication » de la partie essentielle du réacteur, la cuve. C'est une énorme boite d'acier de 13 mètres de hauteur avec son couvercle pour un peu plus de 5 mètres de diamètre et pesant 425 tonnes.

 

Cette cuve a été mise en place par une opération titanesque qui a duré huit mois. De très complexes systèmes de canalisations ont été branchés. Bien. Bravo les techniciens. Seulement voilà : cette cuve est constituée d'un cylindre vertical auquel sont soudés un fond et un couvercle. Le travail a été confié à Creusot Forge, filiale d'Areva. Cet aciériste – qui semble avoir perdu une bonne partie de son savoir-faire - s'est avoué incapable de fabriquer le cylindre central. Celui-ci a donc été réalisé...par le japonais Japan Steel Works ! Et un coup de pied au cul de la fierté de nos brillants nucléocrates qui sont restés très discrets sur l'affaire...L'entreprise française, quant à elle, a fabriqué le fond et le couvercle. L'ensemble a été soudé puis mis en place. Des tests menés par l'ASN ont révélé des « anomales de fabrication ». Comble de la honte, ces « anomalies » ne concernent que le fond et le couvercle, donc la partie « française » de la cuve !

 

Tout étant désormais soudé, si de nouveaux tests s'avèrent négatifs, il faudra changer toute la cuve ! L'enlever de son emplacement (huit à dix mois). La refaire (de trois à quatre ans). Remettre la nouvelle en place (encore un an). Soit entre 5 et 6 ans de retard. Et combien de milliards ? Et qui va payer ? Quid de l'EPR finlandais ? Là, l'ensemble de la cuve a été réalisé...par les Japonais et a passé les tests sans problèmes... La honte pour Aréva.

 

Hypothèse improbable ? Pas sûr. Le président de l'ASN, Pierre-Frank Chevet est sans nuance : « Je ne présage en aucune manière de la décision qui sera prise, compte tenu de l'importance de l'anomalie, que je qualifie de sérieuse, voire très sérieuse. » Il ajoute que, si de nouveaux tests ne lèvent pas les doutes sur la résistance de la cuve (prévue, rappelons-le, pour durer de 60 à 100 ans et soumise à de terribles chocs thermiques) « je ne vois pas d'autre solution que de la changer. »Sauf si les politiques, cédant aux pressions du puissant lobby nucléocrate, passent outre et estiment que « les valeurs relevées, bien qu’en-dehors des normes, sont tout de même largement suffisantes pour assurer le bon fonctionnement du réacteur ». Ben voyons...

 

Ne serait-il pas temps d'arrêter les frais ? Et d'avoir le courage d'abandonner cette filière ?

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

 

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

 

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16/04/2015

Sur les fonds baptismaux: "Les Ripoublicains"

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Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous ces bons à rien,

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Ripoublicain mon fils.

  

 

VictorAyoli

 

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15/04/2015

Au bistro de la toile : migrants...

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- T'as vu ça,Victor. 400 migrants se sont noyés en Méditerranée et la marine italienne a recueilli 7.000 clandestins dans 42 bateaux en deux jours. Je viens d'entendre ça dans le poste Victor. Et encore : « Entre 500.000 et 1 million de migrants vont venir clandestinement en Europe cette année ». C'est la folie ce truc ! Mais qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ces gens ? Qu'est-ce qu'ils espèrent ? Qui les pousse ? Peut-on objectivement les accueillir ? N'est-ce pas faire le jeu des tarés de Daech ou Al Qaeda qui nous ont promis, il y a quelques jours « 500.000 migrants » ? Devons-nous accepter, la larme à l 'œil, ce qui ressemble – et oui ! - a une invasion ? L'Europe peut-elle rester la même dès lors que sa population se modifie ? L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ?

 

- Ça en fait des questions tout ça, Loulle. Des questions pertinentes que la bien-pensance régnante refuse d'aborder... Le domaine des tabous et du non-dit.

Qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ? J'entends en Europe, pas seulement en France. Vivre, tout simplement. Parce qu'ils viennent, pour l'essentiel, de pays ravagés par des guerres.

Qu'est-ce qu'ils espèrent ? Encore une fois, vivre. Et si possible s'établir chez nous en y transposant leur civilisation et donc leur religion.

Qui les pousse ? La misère, la peur, mais pas que... Ils sont instrumentalisés et expédiés par Daech et Al Qaeda qui leur soutirent leur fric et glissent dans ce flot ininterrompu des milliers de terroristes fanatisés prêt à foutre la merde. Ce sont les Islamistes qui ont la haute main sur ce trafic d'êtres humains. Avec la complicité sournoise de la Turquie de l'islamiste Erdogan. Ils les parquent en Libye et les envoient à travers la Méditerranée selon leur stratégie et...la météo. Merci Sarko, merci Cameron, merci Obama d'avoir transformé la Libye en bateau ivre.

Peut-on les accueillir ? Un million par an sur une population totale de plus de 450 millions, ça devrait pouvoir se faire. Mais est-ce réaliste ? Est-ce souhaitable ? Non ! Mille fois NON !

En 1960, seulement 600.000 musulmans vivaient en Europe, en 2010, ils étaient 30 millions et aujourd'hui 44.138.000 lien.  Le seuil, de tolérance est atteint et explique les dangereuses dérives vers l'extrême-droite qui se font jour partout en Europe. Voilà où mène la politique de l'autruche menée par nos dirigeants européens...

L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ? Il ne va pas de soi que les religions puissent coexister. Donc cette question de la croyance religieuse est une vraie question en Europe, car l'islam est une culture religieuse qui veut structurer la société. Est-ce compatible avec la tradition européenne ?

 

- ...teng ! Ça remet les pendules à l'heure ces chiffres froids mais imparables... Enfin, ces gens fuient la guerre. Mais qu'aurait-on pensé, durant la dernière guerre mondiale, si des milliers de Français, de Belges, de Polonais, de Hollandais avaient pris des centaines de bateaux pour se rendre en masse en Angleterre, non pas pour aider ce dernier rempart contre la barbarie nazi, mais pour s'installer, en laissant les Anglais se battre pour eux ? Ces gens qui fuient en payant une dizaine de millier d'euros par personne, ils ne sont manifestement pas à la rue. Ils sont parait-il éduqués, ils sont parait-il toubibs, ingénieurs, techniciens. Et bien je vais te dire Victor. Si c'est vrai, ces gens qui fuient le combat et abandonnent le pays qui les a nourris, éduqués, protégés et qui aurait bien besoin d'eux, ces gens sont des lâches ! Tout simplement. Et qui ne méritent pas tous notre compassion aussi bêlante qu'aveugle.

 

- C'est comme ça, Loulle. Boumedienne avait déclaré en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Un autre grand défenseur des droits de l’homme, le Turc Erdogan qui se rêve en nouveau calife ottoman n'a-t-il pas proclamé : « Les coupoles de nos mosquées sont nos boucliers et les minarets sont nos glaives ».

 

- Au moins c'est clair à défaut d'être rassurant.

 

- Mais c'est grave Loulle. On ne lutte pas à armes égales. Une culture religieuse forte et rigide comme l'est l'Islam – culture majoritaire des migrants - et un système contractuel basé sur la tolérance comme sont nos pays européens, sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l'avantage. Une religion qui ne doute pas d'elle-même et qui prétend structurer toute l'organisation sociale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger. Quand une culture peu sûre d'elle, malléable et relativiste, rencontre une culture ancrée, confiante et renforcée par des doctrines communes, c'est généralement la première qui change pour s'adapter à la seconde. Houellebeque serait-il prophète en son pays ?

 

- Tè ! Tout ça me file le tracsir... Buvons un coup de rouge, tant que ce n'est pas interdit...

 

- Á la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

14/04/2015

« Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

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Il y a un an déjà, lit-on dans les gazettes

Que quelque deux-cent-vingt lycéennes, fillettes

D'une école, là-bas, au nord du Nigeria

Ont été enlevées par cette guérilla

Qui ravage, massacre, tue, viole, enlève,

Des paysans ici, et là-bas des élèves,

Des gamines tremblantes, terrorisées, perdues

Que des brutes barbares, sinistres résidus

Battent, violent, humilient, déshonorent et puis vendent

Au marché aux esclaves comme morceaux de viande.

Déchets d'humanité, ils sont Boko Haram,

Et ces soldats d'Allah tuent au nom de l'islam.

Chez nous, les bonnes âmes s'offusquent : « Attention !

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

 

Au Kenya, dans cette Afrique pillée, martyrisée

C'est cent-quarante-huit vies qui ont été brisées.

Aux cris d' « Allah est grand » des tueurs sont entrés

Dans l'enceinte paisible d'une université,

Les temples du Savoir ne sont pas de leur goût

La Culture ne leur procure que dégoût.

Alors tout comme on trie les cochons à la foire,

Ceux qui étaient musulmans : sauvés de l'abattoir

Ceux qui ne l'était pas : massacrés avec haine

Par ces esprits tordus, cette meute de hyènes.

Ils se nomment « Shebabs » et tuent au nom d'Allah,

C'est pour « dieu » qu'ils manient kalash et coutelas.

Chez nous, les bonnes âmes s'offusquent : « Attention !

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

 

Écoutez-les baver tous ces « idiots utiles »

Avec leur « bien-pensance » et leur idées débiles.

Lapider jusqu’à mort une femme adultère

Jouir de sa douleur en lui jetant la pierre

Ne les offense pas.

Décapiter un homme, lui sortir la cervelle

Sous prétexte que c’est un homosexuel

Ne les offense pas.

Exciser des fillettes, couper leur clitoris

Ô, pour leur éviter de succomber au vice

Ne les offense pas.

Considérer la Femme émanation du Mal

Et la traiter souvent moins bien qu’un animal

Ne les offense pas,

Puisque ce sont leurs maîtres qui pensent que c’est bien.

 

Regardez-les, couchés, rampant comme des chiens,

Ils ont de la peau morte sur leur langue râpeuse

A force de lécher les couilles venimeuses

De ceux qui les enfilent.

Pauvres « idiots utiles. »

Les pauvres choux s'offusquent, larme à l’œil : « Attention

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation,

Bêlent-ils à tout va. L'islam, ce n'est pas ça. »

 

POURTANT C'EST AUSSI ÇA !

 

VictorAyoli

 

 

Photo X - Droits réservés

 

13/04/2015

Big Brother « à la française » : DANGER !

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On a suffisamment glosé contre le « Patriot act » de Bush qui met les Etazuniens (et le monde entier!) sous surveillance pour ne pas gueuler avec véhémence contre l'équivalent tricolore de cette loi scélérate, la « loi sur le renseignement » que le gouvernement veut faire passer à la vitesse d'un TGV. Cette loi arrive en discussion ce jour à l'assemblée nationale sans que la société civile, les citoyens, vous, moi, ne soient réellement au courant. Valls veut la faire passer à la hussarde.

 

La « Loi Renseignement », késako ? C'est donner le droit aux diverses polices et services de renseignements de procéder à la surveillance de TOUS les citoyens, sans raison particulière. C'est la surveillance de masse sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Comment s'exercera cette surveillance ? Par toute une panoplie de moyens.

 

- Par l'accès à TOUS les courriels de TOUS les citoyens au moyen de « boites noires » imposées aux hébergeurs. Tous nos courriels, adresses, données personnelles passeront d'abord à travers ces « boites noires ». Il s’agirait de recourir à un algorithme pour trier toutes les données des opérateurs et autres fournisseurs de service afin de trouver des individus « suspects ». Sur quoi sera basé cet algorithme ? Quels comportements devra-t-il détecter ? On n'en sait rien, le gouvernement se planquant en la matière derrière le « secret de la défense nationale ».

Les hébergeurs sont d'ailleurs vent debout contre cette disposition, menaçant de quitter la France...si leurs clients les quittent ! Logique.

- Accès aux factures détaillées de téléphone. Ce sont les célèbres « fadettes », autorisé depuis 1991. Les "fadettes" permettent de savoir avec quels numéros un suspect parle au téléphone et échange des SMS.

- Écoutes téléphoniques (permises et encadrées par la loi depuis 1991.)

- Géolocalisation de téléphones portables. Autrement dit les policiers pourront, sans y être autorisés expressément par un magistrat, savoir où vous vous trouvez...

- Accès aux e-mails. Comme pour une ligne téléphonique, possibilité de procéder à des "interceptions de sécurité" (écoutes administratives) portant sur le contenu d'une boite mail.

- Pose de balise GPS sur un véhicule, pour suivre ses déplacements. Sans besoin d'autorisation judiciaire.

- Intrusions dans un lieu privé ou un véhicule, pour y poser des micros ou des caméras. Sans besoin d'autorisation judiciaire. Par des agents "spécialement habilités".

- Utilisation d'un "logiciel espion", destiné à surveiller l'activité d'un suspect sur son ordinateur en enregistrant en direct ses frappes sur un clavier (à l'insu de la personne concernée). Possible en judiciaire et en renseignement, pour une durée de deux mois.

- Utilisation de « IMSI catchers ». L'utilisation de ces appareils de la taille d'une valise, se faisant passer pour des antennes-relais afin de capter le signal des téléphones portables à proximité, n'est pas réglementée.

 

Ça fait froid dans le dos. Mais ne nous leurrons pas : la plupart de ces pratiques sont déjà utilisées par les services, en dehors de tout cadre judiciaire ! Il s’agit d’« offrir un cadre légal général aux activités des service de renseignements » et à leurs agents, lesquels demeurent, pour le moment « exposés à des risques pénaux injustifiés ». Un « blanchiment légal », quoi ! Il est vrai que les sociétés privées étrangères (Google, Amazon, Yahoo, etc.) captent et utilisent depuis longtemps toutes nos données, sans en référer à qui que ce soit...

 

Mesdames et messieurs nos députés, en débattant de cette loi, pensez-vous que l’État de Droit, dont vous êtes les acteurs et les garants, n'est pas menacé lorsqu'une loi propose de légaliser, en dehors du pouvoir judiciaire, des choses comme l'interception des communications, la mise sur écoute, la mise en place de « mouchards » sur des véhicules, l'utilisation de logiciels de captation des données informatiques ?

 

Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, cette loi scélérate veut faire de tous des suspects ! Et croyez-vous que les véritables terroristes se laisseront piéger par ces dispositifs ?

 

Et avez-vous réfléchis, mesdames et messieurs nos députés, à l'utilisation que pourrait faire de cette loi un régime s'asseyant sur les impératifs démocratiques ?

 

Illustration X – Droits réservés

 

12/04/2015

Ouiquinde gastronomique: les cuisses de femmes !

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Les KADINBUDU KOFTE

(boules de viandes "cuisses de femme")

 

 

 

On sait être coquin du côté du Bosphore

Faire vibrer les sens et jubiler les corps,

Car au pays du grand Nasr Eddin Hodja,

Ce savoureux poète, celui qui érigea

Dans son œuvre subtile un monument d’humour

Où bon sens, paillardise riment avec amour,

On aime conjuguer les plaisirs de la table

Avec ceux du divan, tout aussi agréables.

C’est ainsi que l’on mange, près du pont Galata

Les « cuisses de jolies femmes » : Kadinbudu kofta.

 

Faites cuire à grande eau un grand verre de riz

Et préparez le reste durant le temps qu’il cuit :

Émincez une oignon de taille convenable,

Hachez une livre de bœuf de bonne étable

Malaxez à la main tout en incorporant

Une cuillère à soupe de baies qui, au Levant

Portent le nom de kuş uzumu, à défaut

Mettez des baies de myrtes ; ça c’est une info

Me venant d’une Étoile qui connaît le pays

Pour y avoir vécu, et aimé, et joui !

Ajoutez une cuillère à café de piments

Rouges, des pignons ; salez normalement

Puis une cuillerée de poudre de cannelle

Du persil, de l’aneth pour le goût sensuel,

Vous ajoutez un œuf puis le riz égoutté

Malaxez bien le tout ; avec un doigt, goûtez,

Remontez en épices si c’est indispensable

Enfin confectionnez sur le bord de la table

Des fuseaux allongés comme cuisses de femmes

Objets de nos désirs autant que de nos flammes.

Puis dans deux œufs battus vous passez les boulettes

Un peu de chapelure et les cuisses sont prêtes.

Faites-les frire à l’huile et servez sans maraude :

Les cuisses les meilleures sont toujours les plus chaudes !

Cessons pour aujourd’hui ces contes culinaires,

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ce divin "tcharab" de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

1/2kg de viande de bœuf hachée, 1 verre à thé (100 ml) de riz, 1 oignon de taille moyenne, 1 cuillère à soupe de pignons, 1 cuillère à soupe de kuş uzumu (C'est très petit, rond et noir. C’est une petite baie comme la myrte. Les Turcs l’utilisent séchée), 1 cuillère à thé de piment rouge, 1 cuillère à thé de cannelle, 1 cuillère à café de sel,1 œuf, un peu d’aneth et un peu de persil. Pour couvrir les boules avant de les frire: 2 œufs battus et de la chapelure.

 

Boissons conseillées :

Bien sûr le thé si on veut se la jouer à l’orientale… mais on n’est pas obligé. Ce plat parfumé et relevé s’accorde parfaitement avec des vins rosés frais, soyeux et parfumés comme…des cuisses de femmes.

 

Photo X - Droits réservés

 

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11/04/2015

Ouiquinde érotique: Malherbe, chantre de l'autocoïtpalmaire !

 

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Sonnet

Sy tost que le sommeil au matin m’a quitté,
Le premier souvenir est du Con de Nerée,
De qui la motte ferme et la motte dorée
Egale ma fortune à l’immortalité.

Mon Vit, de qui le foutre est la félicité,
S’alonge incontinent à si douce curée,
Et d’une eschine roide au combat préparée,
Monstre que sa cholere est à l’extrémité.

La douleur que j’en ay m’oste la patience,
Car de me le branler, c’est cas de conscience ;
Ne me le branler point, ce sont mille trespas.

Je le pense flatter afin qu’il me contienne ;
Mais en l’entretenant, je ne m’appercoy pas
Qu’il me crache en la main sa fureur et la mienne !


 

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 François de Malherbe

 

 

 

Illustrations X - Droits réservés

10/04/2015

Au bistro de la toile : des embrouilles des Le Pen au PSG en passant par la cyber-attaque.

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- ...teng ! Victor. Ils se bouffent le foie en direct les fachos père et fille ! Mais à quoi ils jouent ces kons ?

 

- Á quoi ils jouent ? Ils jouent ! C'est le mot juste. Tout ça ressemble à un scénario pensé, répété, organisé et remarquablement mis en scène.

 

- Explique-toi.

 

- Ça paraît évident. Fifille a une ambition affirmée : arriver au pouvoir. Papa Schultz Le Pen, lui, voulait surtout choquer, provoquer, faire peur, planter la merde. Il y est arrivé, bien aidé dans sa tâche par les partis de pouvoir (UNR, RPR en leurs temps, UMP, PS) qui y voyaient un repoussoir pratique et une façon efficace – pour le PS – de séparer électoralement les voix de la droite ; pour la droite « républicaine » un réservoir d'idées (!!??) et de voix. Les merdias, depuis des décennies, lui ont fait la courte échelle parce que c'est « un bon client » ! Puis Fifille vînt. Avec pour ambition de gagner. Et pour ce faire, il lui fallait faire une « honorabilité » à la boutique de la famille. Portée par des résultats électoraux incontestables, la nullité crasse des deux derniers présidents qui ont déconsidéré les partis dits « de gouvernement » lui donne des ailes. Mais pour arriver au sommet, il lui faut d'abord « dédiaboliser » son parti et donc glisser sous le tapis tous les thèmes qui ont fait son succès (racisme, antisémitisme, etc.). D'où l'opération montée avec « popo » Jean-Marie : - à lui de ressortir tous les poncifs nauséabonds qui ont fait son succès, à elle de « dénoncer » ces excès et ainsi laver son parti de tous les relents sulfureux qui lui sont attachés comme le morpion sur un pubis de moine ! En faisant leur cinéma qui enchante les canards laquais et les merdias. Objectif tactique : vider l'UMP de sa substance pour devenir le parti dominant de la droite, tremplin vers le Pouvoir. « Microlax 1er » a du souci à se faire !

 

- Où alors ils sont tous les deux sincères dans leurs idées et donc, il y a un crocodile de trop dans le marigot. Et le plus jeune veut chasser le vieux... Logique.

 

- C'est possible aussi. Á voir. Mais pas de doute là-dessus : les merdias vont en faire des tonnes.

 

- Et cette cyber-attaque, qu'est-ce que t'en pense ?

 

- C'est la guerre asymétrique. Notre monde chouté à la technologie est d'une terrible fragilité. D'après les zexperts, n'importe quel hacker un peu doué peut prendre le contrôle de systèmes complexes d'ordinateurs à distance. Avec un simple portable et une connexion internet. Alors il ne faut pas s'étonner de cette attaque. Qui pourrait en préfigurer d'autres bien plus graves: prise de contrôle d'un ministère, d'une banque, d'une tour de contrôle d'aéroport, d'une centrale nucléaire, etc. Nos sociétés dites « modernes » montrent par là leur vulnérabilité... C'est aussi du pain béni pour le gouvernement pour faire passer son projet de loi scélérate sur le renseignement, loi considérée par beaucoup comme liberticide parce qu'elle peut engendrer une surveillance de masse, et en particulier une surveillance de la vie privée à travers les sites et réseaux sociaux. Comme chez les Yankees... Dès lors, on peut se demander qui sont les mystérieux hackers qui se cachent derrière l’attaque de TV5 Monde !

 

- Ah ! Heureusement qu'il y a le foot ! Mais même là, c'est le foutoir : Ibrahimovitch se fait virer pour 4 ou 5 rencontres... Et le PSG risque donc de prendre une volée contre le Barça.

 

- Le P.S.G. ? C'est quoi ? Ah oui ! Cette équipe du Qatar composée de mercenaires aussi insupportables qu'incultes ? Ben, j'espère bien qu'ils vont prendre une volée! Une équipe comme ça ne sera jamais populaire comme Saint-Etienne ou l'O.M.. Le PSG, on s'en fout...

 

- C'est vrai finalement. On s'en fout ! Tiens, c'est ma tournée.

 


Illustration: merci à Chimulus

 

 

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09/04/2015

Tsipras, Poutine et l' Europe : une partie d'échec d'enfer !

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Quand deux joueurs d'échec comme Tsipras et Poutine se rencontrent, cela donne des boutons aux joueurs de monopoly de l'Union européenne. Les coups sont précis, efficaces, à long terme. Le premier ministre grec a rencontré mercredi son puissant homologue russe. Cela ressemble à la mise en place d'un Plan B pour la Grèce sur l'échiquier russo-européen. Les caciques des institutions germano-européennes s'en étranglent de rage, voyant dans la Grèce de Tsipras le cheval de Troie de la Russie en Europe ! Un vrai bonheur.

 

Le président russe a insisté sur la reprise des relations économiques entre les deux pays, dont les échanges ont diminué quasiment de moitié en 2014, expliquant : « Nous devons analyser ce que nous pourrions faire ensemble pour rétablir ces échanges ». Et un cavalier prêt à bouffer des pions européens !

 

Alors que des points de blocage subsistent entre la Grèce et ses créanciers (Union européenne et Fonds monétaire international) en vue du déblocage d'une tranche vitale d'aide financière, cette visite suscite l'inquiétude de ses partenaires européens. Bien qu'aucune demande officielle pour un prêt de la Russie à la Grèce n'est été faite, cela reste une possibilité ouverte. Par contre, le ministre russe de l’Économie, Alexeï Oulioukaïev, a évoqué la possibilité d'assouplir pour la Grèce l'embargo alimentaire décidé l'été dernier contre l'Union européenne en raison de la crise ukrainienne ! Un sacré débouché pour l'agroalimentaire grec. Voilà qui fait gonfler les aliboffis des technocrates de l'U.E. qui s'égosillent à rappeler « que les questions commerciales relèvent de la compétence exclusive de la Commission ». Tè, fumes ! qu'il leur répond Tsipras.

 

Pourquoi quand la Grèce s'occupe de ses propres intérêts c'est une violation de la solidarité européenne ? Pourtant la Grèce n'a jamais caché qu'elle était opposée aux sanctions économiques contre la Russie. Elle est donc cohérente avec elle-même. Et d'autres pays européens pourraient lui emboîter le pas. Les producteurs agroalimentaires français en seraient les premiers bénéficiaires. Et un fou qui menace la tour européenne.

 

On peut raisonnablement penser que Tsipras et Poutine ont dû aborder la possibilité de prolonger jusqu'à la Grèce le projet de gazoduc « Turkish stream » entre la Russie et la Turquie, ou encore la possibilité d'ouvrir la recherche pétrolière sous-marine prometteuse dans les eaux grecques aux compagnies russes. Et un fou qui prend position.

 

La Grèce de Tsipras n'a pas que l'allié russe (orthodoxe comme elle) dans son jeu. Il a donné aussi quelques gages de bonne volonté aux Chinois en acceptant la poursuite de la privatisation du port du Pirée. Ceux-ci sauront s'en souvenir en espèces sonnantes et trébuchantes au cas où l'U.E. serait assez stupide pour pousser la Grèce hors de la zone euro... Et une avancée de pion efficace.

 

Et ce n'est pas tout. Alors que M.Tsipras faisait ses bagages pour aller à Moscou, son sémillant ministre des finances, M.Varoufakis était...aux Etats-Unis. Rappelons que dans le programme de Syriza, il y avait une sortie immédiate de la Grèce de l'Otan et la remise en cause des droits accordés à l'alliance qui font de la Crète une de ses principales bases navales en Méditerranée. Alexandre Tsipras a mis en attente ces exigences, juste avant les élections. Voilà qui pourrait expliquer la position d'Obama trouvant inopportune « l'austérité » imposée à la Grèce par l'U.E. ! Encore quelques pions judicieusement placés.

 

Et puis, Poutine a dû être sensible aux positions de la Grèce non seulement contre les sanctions de l'U.E. à l'encontre de la Russie, mais encore contre le gouvernement ukrainien, contre l'austérité, contre les diktats de l'Allemagne, contre la politique d'isolement de la Russie. Le président russe a dû aussi être sensible aux remerciements de son homologue grec « pour s'être porté au secours de nos frères orthodoxes en Crimée » !

 

Les têtes d’œufs de l'Union européenne doivent attraper une sacré migraine. Cruel dilemme pour ces apprentis sorciers pleins de morgue et de mépris pour cette Grèce, le pire des « pigs » comme ils disent avec l'élégance qui caractérise les germano-européens du Nord. Tenir la ligne dure, et c'est à court terme l'éclatement de la construction européenne. Céder à presque tout ce que demande Tsipras, c'est-à-dire abandonner les politiques d'austérité imposées par l'Allemagne et c'est voir l'Espagne, le Portugal, l'Italie voire la France se ranger du côté des thèses grecques. Avec comme conséquence le renvoi aux calendes...grecques de la politique d'austérité établie et imposée par l'Allemagne à son seul profit, libérant ainsi l'Europe de ce nouveau joug allemand. Là, c'est la reine Merkel qui est directement sous la menace de la tour grecque 

 

On pourrait continuer comme ça cette belle partie d'échec. Tsipras avance ses pièces sur tout l'échiquier : avec la Russie évidemment, avec la Chine, avec les autres pays des BRICS. Mais aussi avec les États-Unis qui tremblent de se voir virer de leurs positions navales en Crête. Là, c'est carrément le roi qui est sous la menace...

 

Passionnante la partie. Non ?

 

Photo X - Droits réservés.

08/04/2015

Ça y est : la grande guerre de religion du 21ème siècle a probablement commencé.

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Au Yémen. Entre les deux puissances dominantes de cette poudrière qu'est le Moyen-Orient : l'Arabie saoudite et l'Iran. Et derrière cette dimension religieuse de confrontation entre deux des principales branches de l'Islam – sunnites contre chiites – on retrouve l'antagonisme millénaire, ancestral entre Arabes et Perses. Ceux-ci, depuis 2500 ans, sont la puissance dominante de la région. Et comptent bien le redevenir. Pour ce faire, le rapprochement avec le monde occidental est indispensable, d'où la souplesse stratégique dans les négociations sur le nucléaire de Genève.

 

L'Iran, c'est un territoire énorme de 1 648 195 km2, soit plus de trois fois la France, s'étendant de la Turquie et de l'Irak à l'Ouest au Pakistan et à l'Afghanistan à l'Est, de la Caspienne et la Russie au Nord à la mer d'Oman au Sud. Près de 80 millions d'habitants, éduqués, et parmi les toutes premières ressources pétrolières et gazières du monde. Les forces armées iraniennes ont un effectif total de 755 000 militaires auxquels doivent s'ajouter les Pasdarans (gardiens de la révolutions) au nombre de 230.000... Ce sont 1.600 véhicules blindés, 300 avions, 3 sous-marins, etc. Du rugueux comme l'a montré dans les années 80, la terrible guerre contre l'Irak de Saddam Hussain.

 

En face, l'Arabie saoudite, avec une superficie autour de 2 millions de km2 pour une population de 30 millions d'habitants dont près du tiers d'étrangers. C'est un pays féodal rétrograde, fanatique, où règne la loi obscurantiste de la charia, où l'on décapite, lapide, ampute en public. C'est aussi le premier ays exportateur de pétrole et – à ce titre - « l'ami », l'allié des États-Unis et des Occidentaux, pas très regardant sur la morale et s'asseyant allègrement sur les Droits de l'Homme dès qu'il y a du pognon et du pétrole en jeu. Son armée (environ 300.000 hommes) est une des mieux équipée du monde : des milliers de blindées parmi les plus modernes, 400 pièces d'artillerie, des sites de missiles, des milliers d'armes guidées, 600 avions de combats, mais encore une marine conséquente avec des corvettes modernes, des frégates, des patrouilleurs, transports de troupes, etc. Un arsenal impressionnant, mais encore faut-il avoir le personnel qualifié et...motivé pour le mettre en œuvre. Mais cette armée, conçue pour des combats frontaux, type dernière guerre mondiale, n'est pas adaptée aux actions de guérilla dans laquelle elle se trouve aux prises au Yemen.

 

Cette guerre a été déclenchée par le dernier avatar des roitelets féodaux au pouvoir à Riad, le dénommé Mohammed ben Salmane al-Saoud, récemment arrivé. Il a voulu « faire le beau » en se mêlant des querelles internes yéménites, il en paiera vraisemblablement très cher le prix !

 

Né de la fusion difficile du Yémen du Nord et du Sud, le Yémen est une terre de bordel permanent, avec un pouvoir faible toujours contesté, des mouvements rebelles, des rivalités tribales, des tentations sécessionnistes et le territoire de naissance d'Al Qaïda qui y est solidement implanté et s'empare de territoires entiers où elle forme les tueurs qu'elle exporte dans le monde entier (les assassins de Charlie, les frères Kouachi s'y étaient entraînés). Ceci sur fond de rivalité religieuse entre sunnites (deux tiers de la population de 30 millions d'habitants) et chiites.

 

Actuellement, le président en titre, le dénommé Mansour Hadi, après avoir démissionné, puis fuit en Arabie saoudite, serait revenu sur sa démission dans les fourgons de l'armée saoudienne (150.000 hommes sur place). Bref, le foutoir. En face de la coalition menée par Riad (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Qatar, Jordanie, Soudan, et le Maroc, soit huit pays du Machrek et du Maghreb, plus le Pakistan), les rebelles Houthis, partisans, comme leur nom l'indique, de Abdel Malik Al-Houthi, un leader basé dans la province de Saada (nord), de confession zaïdite, une branche de l'islam chiite. Ils bénéficient naturellement de l'aide de l'Iran chiite

 

Et l'Iran dans ce foutoir ? Le président Hassan Rohani a "condamné toute intervention militaire dans les affaires intérieures des pays indépendants", en appelant "les pays de la région à éviter toute action qui accentue la crise" au Yémen. Téhéran, traditionnel rival de Ryad au Moyen-Orient, a mis en garde contre une propagation du conflit yéménite à d'autres pays. L'opération menée par l'Arabie saoudite va "créer plus de tensions dans la région", a averti son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

 

Et les Occidentaux dans ce bordel ? Les USA, chroniquement à côté de la plaque, soutiennent la coalition menée par l'Arabie saoudite (bombardement par drones, armements).

 

C'est Daech qui doit se frotter les mains : en effet, suite au chaos qui suivra immanquablement une confrontation Iran Pays Arabes, il se proposera en recours pour établir son « califat », avec la complicité agissante de la Turquie qui rêve d'un retour à l'Empire ottoman.

 

Quant à la France, une de nos ressortissantes a été enlevée fin février au Yémen, ce qui rend nos diplomates prudents et circonspects... Pourvu que ça dure. Et ne nous réjouissons pas trop en pensant cyniquement « tant qu'ils se battent entre eux, chez eux, ils nous foutent la paix ». Parce que ce chaos va immanquablement accentuer encore la fuite de population de ces lieux de guerre. Et elles viendront où chercher refuge ? Devinez.

 

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