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28/11/2014

Chômage record: Gagner sa vie en travaillant ? Une idée dépassée…

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- Eh allez, t’as vu Victor : encore 30.000 chômeurs de plus… Où est-elle la si attendue inversion de la courbe du chômage ?

 

- Elle n’arrivera jamais Loulle. Il faut se faire à cette idée : le travail comme moyen de répartition des ressources du pays, c’est mort, c’est fini. Où alors il faut tendre vers la remise en service de l’esclavagisme comme chez les Anglais (avec les « contrats » à l’heure) et chez les Allemands avec le travail forcé à 1 euros de l’heure pour les chômeurs. Le plein emploi qui permet à celui qui n’a que sa force de travail pour vivre, c’est mort et enterré. Il n’y a qu’à voir le fossé de plus en plus abyssal entre ceux qui possèdent un patrimoine et ceux qui n’ont que leurs bras. Les premiers s’enrichissent à flot continu, les seconds ont pour perspective d’avenir le chomdu et la rue…

 

- Alors on fait quoi ?

 

- On change le logiciel en instituant un revenu de base universel. L’Etat paie des impôts négatifs.

 

- Attends c’est quoi ça. Les impôts, je sais ce que c’est : je donne à l’Etat pour les services public une partie de ce que je gagne par mon travail, par mon épargne, par éventuellement des actions, par mon patrimoine. Mais les impôts négatif c’est quoi ?

- C’est l’Etat qui verse à chaque citoyen un revenu inconditionnel afin de lui permettre d’assurer sa subsistance, tout en lui laissant le choix d’occuper ou non, en plus, un emploi rémunéré.

 - Tu rigoles ou quoi ? Ce serait trop chouette ça !

 

- C’est plus que chouette Loulle, c’est une simple question de bon sens. Inspiré des utopies fouriéristes, voire plus anciennes, le revenu de base inconditionnel (aussi appelé allocation universelle) veut remplacer le « filet social » actuel et sa bureaucratie par un droit inscrit dans la Constitution, permettant à chacun de « mener une existence modeste mais digne »,

 

- Quand même Victor. Qui aura envie de marner dans ces conditions ? C’est une prime à la fainéantise, non ?

 

- Pas du tout, c’est, enfin, être réaliste. Le travail salarié est une manière de répartir au plus grand nombre des moyens, plus ou moins généreux, de partager le gâteau national afin que la machine économique – production – consommation – puisse tourner. Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas – et il n’y aura plus - de travail pour tous. On aura beau faire ce qu’on voudra, relocaliser, fermer les frontières, revenir au franc (?!), imposer des boulots de merde payés 1 euros de l’heure comme en Allemagne, rien n’y fera : il n’y aura jamais plus de boulot pour tous. Il faut donc mettre au point un système qui permette de donner à tous un revenu de base permettant de vivre petit bras peut-être, mais de vivre à tous. Et donc de faire tourner la machine consommation-production tout en retrouvant la dignité.

 

- Mais qui fera tourner la machine s’il n’y a plus personne pour marner ?

 

- Mais il y en aura du monde pour marner ! Et que font les retraités ? Ils ont des activités choisies, souvent altruistes (resto du cœur, banque alimentaire, aide aux devoirs des gosses, etc.), qui s’avèrent indispensables à la bonne marche de la société. On peut parier qu’un individu préférera toujours cumuler ce revenu de base à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi. Le besoin de s’occuper et d’être utile demeure, les gens continueront de travailler pour compléter leur revenu de base, mais différemment d’aujourd’hui. Ils auront plus de temps pour des activités nécessaires au bon fonctionnement de la société qui s’en trouvera mieux.

 

- Et d’où sortira le pognon Victor ?

 

- Des « zéconomistes distingués » ont creusé la question. Ce revenu de base coûterait autour de 200 milliards par an. Ce qui n’est pas insurmontable. Les pistes ne manquent pas : fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite ; redistribution de la rente pétrolière ; un impôt sur le patrimoine, etc. mais avant tout récupération de la fraude fiscale (80 milliards par an) ; ajoutons les près de 20 milliards de la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, les 8 milliards du RSA, les 1,5 milliards du Pôle emploi devenu inutile, etc. Les moyens de financement ne manquent pas.

 

- Merde, mais ce n’est pas si utopique que ça ce truc Victor !

 

- Et il faut regarder les conséquences positives d’une telle mesure : elle amènerait logiquement la disparition du chômage ainsi qu’une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement. Dans ce cas-là, les patrons qui voudraient garder ou embaucher de bons collaborateurs seraient plus attentifs aux besoins des salariés, favorisant aussi une hausse des salaires et une amélioration des conditions de travail.

 

- Ouais mais, Victor, il y a des activités qui ne sont pas très bandantes et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisants sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans ce système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés !

 

- Wouarf ! Je rêve Victor. Le glandage enfin reconnu, apprécié et rémunéré ! Lafargue, l’apologue de la Paresse, doit se pisser dessus de bonheur dans sa tombe

 

- C’est une mentalité complète à changer Loulle. Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier… Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité ou l’activité choisie et gratuite, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

- Y a qu’un fainéant pour inventer des trucs aussi géniaux Victor.

 

- Parce que le fainéant à l’esprit libre Loulle. Les fainéants sont une élite ! Et même s’il doit travailler, le fainéant est plus efficace : il travaille vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

- A la nôtre Victor. Et vive les Fainéants !

 

 

Merci à Chimulus

 

27/11/2014

Ségo, meffi ! T’es le petit Chaperon Rouge que les bergers – pas le loup – veulent bouffer tout cru !

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Ils viennent avec leurs troupeaux manifester à Paris, au champ de mars où ils vont tondre les pelouses, mais aussi à Strasbourg. Même ceux de chez nous « montent » à Paris depuis la Lozère en passant par Brioude ! Leur but : faire pression sur les ministères concernés afin que le « Plan loup » leur permette de tirer des sous, le plus de thunes possibles et si possible le déclassement du statut d’espèce protégée du bestiau pour leur permette de l’abattre à vue.

 

On nage en plein fantasme avec ces histoires de loups. Qu’il y en ait quelques uns qui se baladent, c’est probable. Qu’ils bouffent de temps en temps quelques brebis, c’est dans la tradition, mais qu’ils représentent un danger véritable pour les troupeaux et, pire, pour les humains, c’est au mieux une exagération, au pire une embrouille. D’abord parce que les éleveurs sont remboursés des dégâts avérés faits par les loups, ensuite parce qu’il n’y a pas plus trouillard que le loup, il se planque en journée et fuit la présence humaine.

 

Alors quel est l’intérêt de ces gens à crier au loup ? Ils ont peur pour le petit Chaperon Rouge ?  Non ! Ils veulent des sous ! Et le loup est une bonne gâche : on doit pouvoir tirer quelques subventions pour s’équiper en clôtures, payer des bergers et surtout faire passer sur le dos du bestiau légendaire tous les massacres causés par les chiens errants. Le communiqué de la FNSEA est sans ambiguïté : «(…)  Nous prenons nos responsabilités et nous demandons à l’Etat de réinstaurer l’aide financière à toute personne qui apporte la preuve de l’abattage de ce prédateur, comme cela se pratiquait par le passé et qui avait permis d’éradiquer cette espèce. (…)  Bien que les caisses de l’Etat soient vides, des aides publiques sont disponibles pour acquérir du matériel (budget de 15 millions d’€ pour le pays). (…) ».

 

Il faut savoir que l’essentiel, à 99%, des attaques contre les moutons sont faites par des chiens. Ceux-ci n’ont pas peur de l’homme, attaquent en plein jour, souvent en meutes et se font des mâchons ! Seulement ceux-là de dégâts, ils ne sont surement pas aussi bien remboursés !

 

Des compensations financières sont prévues pour les éleveurs ayant subi des dommages de la part du loup. En France, l’argent provient du Fonds national pour la nature et l’environnement financé par le ministère de l’environnement : de 120 à 130 euros par brebis tuée ou mortellement blessée, autour de 100 euros pour un agneau et plus de 300 pour un bélier. Ces indemnisations couvrent également des dommages indirects, tels que le stress (0,70 euros par brebis, plafonnée à 300 têtes) et autres préjudices qui sont un manque à gagner pour les éleveurs.

 

En 2006, la perte de 2500 brebis a été imputée au loup dans les Alpes, en sachant que le doute profite systématiquement à l’éleveur . Parallèlement, et toutes causes confondues (chiens, maladies, foudre, dérochements), on estime à 46 000 chaque année le nombre de moutons tués ou perdus à l’échelle des Alpes françaises sur un total de 850 000 bêtes (et environ 400 000 au niveau national sur un total de 9 millions).


Le loup peut, certes, être une contrainte de plus pour les éleveurs et les bergers mais il ne représente pas une menace économique pour l’élevage ovin (au pire 8.000 moutons perdus dans l’année) qui doit faire face à des difficultés bien plus importantes. Et en particulier la concurrence des productions de Nouvelle-Zélande et d’Australie qui envahissent les étals des grandes surfaces à prix cassés.

 

L’État français prévoit des compensations en cas d'attaques classées "grand canidé". Nul ne peut dire, pas même les spécialistes chargés des constats, qui du loup ou du chien est responsable d'une attaque. C'est pourquoi les attaques sont classées "grand canidé" s'il n'existe pas de preuve de la responsabilité de l'un ou l'autre. Mais si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont (selon France Nature Environnement) 100 fois plus souvent, les véritables responsables lien. Si l’éleveur déclare une attaque de loup, il est grassement remboursé. S’il est prouvé que c’est une attaque de chien, il faut retrouver le propriétaire du ou des chiens pour faire payer son assurance ! Et ça c’est une autre histoire…

 

Partant de là, il serait bon que les pouvoirs publics se penchent sur le cas de ces chasseurs qui sur de grandes chasses privées laissent leurs chiens libres de leurs mouvements, d'une campagne à l'autre. Les chiens affamés s’échappent de ces immenses espaces (très mal) clos, se ré-ensauvagent et s'attaquent aux troupeaux. C'en est alors fini de leur tempérance à l'endroit des brebis, moutons ou autres ovins et caprins. La responsabilité de ces situations échoit souvent à des chasseurs indélicats mais quand on veut tuer le loup, on l'accuse de carnage.

 

Photo X - Droits réservés

 

26/11/2014

Mistrals russes : Françoa a décidé de ne rien décider...

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Françoa, égal à lui-même dans son incapacité à décider, a décidé de ne pas décider de livrer ou non les bateaux construits pour le compte de la Russie. Un fournisseur refuse de décider de livrer ou non à son client des marchandises que celui-ci a déjà payées ! Bonjour la fiabilité commerciale. Après ça, va-t'en chercher de nouveaux clients !

 

Oui mais, ce ne sont pas des marchandises ordinaires mais des armes, et ce n'est pas un client ordinaire mais la Russie. On patauge en plein fantasme. Si Françoa décide de ne pas décider, c'est sous la pression des États-Unis, - premier marchand d'armes du monde - qui voient d'un mauvais œil d'une part un concurrent s'émanciper, de l'autre une puissance qui les ont faits trembler au temps de l'URSS relever la tête et montrer ses muscles.

 

Françoa, comme d'habitude, a tout faux. Dans la crise ukrainienne, il a engagé la France dans une politique de suivisme des USA, dont la politique est de mettre la main sur les richesses de l'Ukraine, puis de l'intégrer dans l'Otan afin de parfaire l'encerclement belliqueux de la Russie. Dès lors il a le cul entre deux chaises notre président  : en tant que membre à part entière de l'Otan (machine de guerre au seul service des intérêts des multinationales yankee), il se comporte en caniche d'Obama qui lui donne l'ordre de ne pas livrer les navires Mistral à la Russie. Mais en tant que marchand d'armes (le quatrième du monde), il se déconsidère vis-à-vis de ses clients. Avec en plus l'humiliation et la perte vraisemblable d'autres juteux marchés, notamment des Rafales aux Indes.

 

Bon. Ça c'est le conjoncturel. Puis il y a la géopolitique mondiale. Cette crise ukrainienne – une guerre au sein même de l'Europe, ne l'oublions pas – affaiblit l'ONU, incapable de lui trouver une solution acceptable. C'est une très mauvaise nouvelle. Ensuite elle jette la Russie dans les bras de la Chine, déjà – malgré les démentis d'amour-propre – première puissance économique du monde, et qui deviendrait alors, avec une alliance étroite avec la Russie, une puissance militaire équivalente à celle des USA. De quoi faire trembler et jeter dans une course à l'armement aussi bien l'Inde que...le Japon, et les autres puissances asiatiques. Avec à la clé bien des menaces dans cette partie maintenant majeure du monde. Ce résultat découlant directement de la politique cupide et aveugle dictée par les multinationales et les banksters à l'administration étasunienne. Décidément, plus kon qu'un dirigeant étasunien, il n'y a que deux dirigeants étasuniens...

 

Et l'Europe dans ce merdier ? La géographie, l'histoire, la logique économique et le simple bon sens voudraient que l'Union européenne et la Fédération de Russie travaillent à l'établissement d'une large coopération mutuellement fructueuse et gage de stabilité sur notre continent. Pour ce faire il faudrait commencer par être réaliste et ne pas tromper l'Ukraine en lui faisant miroiter une intégration européenne prochaine assortie d'une entrée dans l'Otan. Ce qui est un casus belli légitime pour la Russie. Mais comment faire cela en étant totalement inféodé aux USA ?

 

Au lieu de ça, on laisse s'établir une ligne de partage arme au pied de l'Europe, une véritable césure du continent. Une stupidité rare et porteuse de bien des dangers. D'autant plus stupide que les véritables ennemis des Européens, ce ne sont pas les Russes, mais les fondamentalistes islamistes qui menacent l'essence même de notre civilisation. Une menace à laquelle est aussi confrontée...la Russie !

 

Françoa, s'il te reste quelques neurones en état de fonctionner et un restant d'aliboffis pas trop occupé par tes conquêtes féminines, fait pression sur l'Allemagne et la Pologne pour mettre en route une négociation uniquement entre Europe et Russie sur le problème ukrainien. Et en gage d'indépendance, livre à Poutine les bateaux qu'il a commandés et payés.

 

 Photo X - Droits réservés

 

25/11/2014

Allo Riad ? Non mais Allo ! Merde ! Ça a coupé...

 

 

Eh oui, ça a coupé. Pas à cœur, mais à pique, couleur de la mort. Et ça coupe même sans mollir dans ce beau pays ami (!!??) qu'est l'Arabie Saoudite. Selon Human Rights Watch, cette dictature chérie des Zoccis-dentaux a déjà occis, de janvier à octobre 59 personnes. Au mois d'août, ça a usiné à fond la caisse au royaume des Chèques : 19 en 17 jours ! Et ce beau pays pourtant très moderne soutien l'artisanat : c'est à la main, au cimeterre que les « délinquants » sont occis. Eh ! Ce sont les traditions locales. Fabius, toi qui a en charge le commerce international, tu pourrais peut-être signer un contrat pour leur revendre quelques « Louise », quelques « Veuves » à défaut de Rafale. Nous, les Français, avons tout de même une expertise incontestable en matière de coupage de cigare.

 

Ouais mais Allo ! Ils avaient bien dû le mériter ce raccourcissement les mecs ou les meufs qui en ont bénéficié... Ben, à vous de juger : au doux pays des Chèques enturbannés, les motifs de raccourcissement sont aussi larges que variés : apostasie, blasphème, sorcellerie, adultère, sodomie, conduite sexuelle immorale (?), fornication, conduite irréligieuse, idolâtrie, rébellion, vol, trahison, trafic de drogue, cambriolage, etc. Autrement dit n'importe qui, sous un quelconque prétexte, peut aller au coupe-cigare dans ce beau pays, après un simulacre de justice. Le mieux c'est tout de même la « sorcellerie » ! En Arabie saoudite, on est encore en plein Moyen-âge au temps « béni » de l'Inquisition.

 

L'âge moyen du triumvirat de princes régnants est de 83ans, alors que 60 % des Saoudiens ont moins de 18 ans. Grâce à la télévision par satellite, à Internet et aux réseaux sociaux, les jeunes sont désormais parfaitement conscients de la corruption des autorités - tout comme ils savent que 40 % des Saoudiens vivent dans la pauvreté et que près de 70 % ne peuvent se payer un logement. Ces Saoudiens vivent des vies dignes du Tiers Monde, ils souffrent d'une éducation lamentable et sont incapables de trouver du travail dans un secteur privé où 90 % des employés sont des étrangers. C'est donc une poudrière.

 

Ce pays - qui dispute le titre de pays le plus obscurantiste du monde au Pakistan - légitime l'esclavage, l'inégalité homme-femme, l'intolérance religieuse, finance les mouvements fondamentalistes les plus sanguinaires (dont le « célèbre » Etat Islamiste, mais aussi Al Quaïda, Boko Haram, Aqmi, les Shebab de la corne de l'Afrique, etc.).

 

Pourtant ce paradis des Nazislamistes est notre allié. Françoa y est allé plusieurs fois, les princes-tueurs sont personna grata dans notre république, ils achètent – en concurrence avec leur concurrent en horreur cynique le Qatar - les bijoux de famille.

 

Pourquoi cette coupable complaisance ? Parce qu'ils ont le pétrole, cet excrément de la terre. Parce qu'ils achètent sans compter des armes sophistiqués qu'ils sont incapables de mettre en œuvre. Parce qu'ils sont les premiers clients des marchands de miroir aux alouettes de la place Vendôme. Enfin parce qu'ils bénéficient de la protection de ces voleurs de terre que sont Les USA et Israël.

 

Sources :

 

www.hrw.org/node/128314

 http://www.deathpenaltyworldwide.org/country-search-post.cfm?country=Saudi+Arabia

http://www.postedeveille.ca/2009/12/arabie-saoudite-un-condamn%C3%A9-est-d%C3%A9capit%C3%A9-sa-t%C3%AAte-est-resousue-puis-il-est-crucifi%C3%A9.html

 

Photo X - Droits réservés

 

24/11/2014

Au bistro de la Toile: merde au sport !

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- On s'en sort bien Victor : l'OM a gagné et ses dirigeants ne sont pas en taule. Par contre, le sport hexagonal, bonjour la débandade ! Les rugbymen se sont fait ridiculiser par les danseurs de tango, quant aux tennismen français, ils n'ont pas touché beaucoup de billes face aux Suisses...

 

- Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire... La négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les sportifs et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple Loulle.

 

- Oh ! T'envoies pas le bouchon un peu loin, Victor ? T'as monté combien de fois le Ventoux à vélo ?

 

- Je l'ai effectivement monté souvent le Ventoux, Loulle. Et ce n'est pas de la tarte. Il faut vouloir et savoir se faire souffrir. Mais je le montais comme un jeu, comme un défi personnel, pas pour arriver avant les autres. Je pédalais, je suais, je pestais contre moi-même gratuitement, en dilettante, sans autre but que de me mettre au défi. C'est ça le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à, créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

- T'es pas tendre Victor...

 

- Faut pas l'être Loulle. Faut être lucide : le sport nous prend pour des kons, et rend kon ceux qui adhèrent à ses « valeurs ».

 

- Oui mais le rugby tout de même ! Il y a des valeurs de jouer collectif, de sacrifice pour l'équipe.

 

- Oui. Mais les joueurs actuels sont devenus des professionnels plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus des foutebaleurs comme les autres.

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On hésite à faire la dernière passe qui permettrait à un autre de marquer l'essai...et d'être sur la photo ! On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

Quant aux tennisseurs qui ont perdu la Coupe Davis, ça me fait rigoler, et même ricaner Loulle : tous les joueurs sur le terrain étaient...résidents en Suisse ! Les membres de « l'équipe de France » - Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon – sont tous des évadés fiscaux résidents en Suisse ! Quant à BNP-Paribas, « parrain » de cet événement sportif, il est l'incontestable champion de la présence dans les paradis fiscaux où il réalise 21% de ses activités, avec 170 filiales sous tous les cieux où le fric sale est roi. Que peuvent être ces activités sinon l'évasion fiscale pour ses clients-complices et, bien sûr, pour elle-même. La messe est- dite...

 

- Allez Victor, alors c'est moi qui sers le vin de messe. Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

23/11/2014

Ouiquinde bacchique: des goûts et des liqueurs.

Triomphe de Bacchus par Cornelis de Vos.jpg

 

Le meilleur vin

 

Le vin dans les humeurs verse son influence :

Est-il noir? Dans le sang il répand l'indolence.

J'estime un vin mûri dont la chaude liqueur

Fait sauter le bouchon et ravit le buveur;

Quand sa vertu dénote une illustre vieillesse,

De ses dons généreux usons avec sagesse.

Je cherche dans un vin le brillant, la couleur,

J'y cherche plus encor le bouquet, la chaleur ;

Je veux qu'il ait du corps, une teinte écarlate,

Que pétillant, mousseux, en écume il éclate.

À l'écume le vin se jugera d'abord:

Bon, elle reste au centre, et, mauvais, court au bord.

 

 

Effets du bon vin.

 

Le bon vin au vieillard rend vigueur de jeunesse;

Au jeune homme un vin plat prête un air de vieillesse.

Le vin pur réjouit le cerveau contristé,

Et verse à l'estomac un ferment de gaieté.

Il chasse les vapeurs et les met en déroute,

Des viscères trop pleins il dégage la route,

De l'oreille plus fine aiguise les ressorts,

Donne à l'œil plus d'éclat, plus d'embonpoint au corps,

De l'homme plus robuste allonge l'existence,

Et de l'esprit dormant réveille la puissance.

De ta table aie bien soin d'exclure

Le pain encore chaud et le pain qui moisit,

Le dur biscuit, les pâtes en friture.

Que ton pain soit d'un bon grain, bien cuit,

Plein d’yeux et peu salé, ce pain fait un bon chyle.

 

 

Bière

 

La bière qui me plaît n'a point un goût acide;

Sa ligueur offre à l'œil une clarté limpide.

Faite de grains bien mûrs, meilleure en vieillissant,

Elle ne charge point l'estomac faiblissant.

Elle épaissit l'humeur, dans les veines serpente

En longs ruisseaux de sang, nourrit la chair, augmente

La force et l'embonpoint; l'urine accroît son cours;

Et du ventre amolli se gonflent les contours.

 

 

L'eau comme boisson

 

L'eau, fatale boisson, nuisible en un repas,

Refroidit l'estomac qui ne digère pas:

Bois-en, soit, mais très peu, si la soif te talonne;

Assez, pas trop: ainsi la sagesse l'ordonne.

D'une eau trop abondante en l'estomac noyé,

Ne va pas submerger l'aliment délayé.

Pour éteindre le feu de ta soif dévorante,

Ne bois pas à longs traits une eau froide et courante,

D'un peu d'eau fraîche humecte un gosier irrité.

Au tempérament buveur, inspirant la gaieté,

Dissolvant et cuisant tous mets, l'eau pluviale

Propice à la santé, ne craint pas la rivale.

La source, à l'est coulant, se boit avec plaisir;

Descend-elle du midi? réprime ton désir.

 

 

Des excréments, des vents et de l’urine.

 

Pissez six fois par jour, et dans le même temps

Rendez deux ou trois fois les plus gros excréments.

De péter en pissant ne faites pas mystère

C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire ;

Pratiquez-le sans honte, ou bien dans l'intestin,

Reste un gaz malfaisant rapporté du festin.

En grande pompe un roi traverse-t-il la ville?

Occupé de pisser, demeurez immobile.

Ta main, pressant ton ventre empêchera souvent

Qu'il ne s'y loge à l'aise et n'y séjourne un vent;

Aux replis d'intestin sa nuisible présence

D'un mal long et secret peut hâter la naissance.

 

 

Contre l'excès de boisson

 

Si pour avoir trop bu la nuit,

Vers le matin il t'en cuit,

Dès le matin, reprends la bouteille:

Le remède fera merveille.

 

 Jean de Milan - De l'École de Salerne  -  (fin XIème - début XIIème) - traduction en vers français par Charles Meaux-Saint-Marc.

 

 Photo X - Droits réservés

 

22/11/2014

Le Beaujolpif et le Côtes-du-Rhône nouveaux coulent à flots. Soyons paillards!

 

 

 

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Narguons les pédants, les dévots,
Qui veulent effrayer nos âmes;
Aimons en dépit des cagots
Les vins vieux et les jeunes femmes. 
Dieu créa pour notre bonheur
La beauté, le jus de la treille.

Je veux ce soir en son honneur
Chanter le con et la bouteille.

 

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On ne peut pas toujours bander
Au vit le temps borne l’usage.
Il n’est qu’un temps pour bien baiser;
Pour bien pinter, il n’est point d’âge.
Vieillards, avec vos froids couillons,
Sachez mieux employer vos veilles :

Quand on ne bouche plus de cons,
Il faut déboucher des bouteilles.

 

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Dans les bassinets féminins,
Quand on a brûlé trop d’amorces, 
Quelques bouteilles de vieux vins
Au vit rendent toutes ses forces.
Amis, plus on boit, plus on fout:
Un buveur décharge à merveille...

Enfin, le vin, pour dire tout,
C'est du foutre mis en bouteille.

 

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Par malheur, depuis quelque temps,
Pour punir nos fautes maudites,
Le ciel a fait les cons trop grands
Et les bouteilles trop petites !
Grands dieux, accordez-moi le don
De pouvoir, par une merveille,

Trouver toujours le fond d’un con,
Jamais celui d`une bouteille.

 

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Dans l’Olympe, séjour des dieux,
On boit, on patine des fesses,
Et ce nectar si précieux
N’est que le foutre des déesses.
Si j’y vais un jour, Apollon
Ne choquera plus mes oreilles:

A Vénus je saisis le con,
A Bacchus je prends sa bouteille.

 

 

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Illustrations X - Droits réservés

21/11/2014

Ras-le-bol des pubs intempestives sur la Toile ? Bloquez-les !

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Marre d'être pris pour un âne !

 

Qui n'a pas été mis en rogne par l'intrusion intempestive d'une konnerie publicitaire en pleine lecture d'un article intéressant ? Personne... Pourtant il faut bien que quelqu'un paie pour le contenu de la Toile. Et c'est généralement la pub. Á moins d'accepter de payer pour un contenu, pour un site défini. C'est le cas pour Mediapart par exemple. Ou de s'abonner, comme pour le Monde Diplomatique. Ou de faire un don, comme pour Agoravox ou Urtikan. C'est ce que je fais. Mais ceci ne vous empêchera pas de subir ces pubs irritantes.

 

Sauf si vous avez pris la précaution d'intégrer à votre machine un logiciel de blocage de ces pubs ! Mais si ça existe. Il y a longtemps que, personnellement, je ne suis plus emmerdé par ces insupportables intrusions. Et je ne suis pas seul ! Quelque 150 millions d'internautes de par le monde ont installé un de ces modules permettant de bloquer ces pubs. C'est gratos et certains vous permettent même d'éviter certains types de messages et d'en laisser passer d'autres que vous acceptez. Il existe aussi des modules permettant d'éviter toute trace de votre navigation, et n'enregistrant pas votre carte de visite électronique : votre IP.

 

C'est très bien tout ça. Et ça fait bouger dans le Lanterneau des marchands de soupe électronique. Annonceurs, régies publicitaires, éditeurs sont fort préoccupés. En effet pensent-ils, pourquoi dépenser des millions pour produire et diffuser des pubs que la cible (vous, moi) peut facilement refuser de voir ? Eh oui, coco ! Faut rester discret, modéré, par trop agresser le pékin sinon il prend la rabia et ferme la porte !

 

Sauf que...le bourrage de crâne mercantile, que vous croyez mettre à la porte avec ces bloqueurs...rentre par le fenêtre. Parce que les bloqueurs sont du même bord que ceux contre lesquels ils proposent un service gratuit. Alors ils négocient en espèces sonnantes et trébuchantes avec les plus grosses régies leur inscription sur une liste blanche...pour que leurs pubs ne soient pas bloquées ! C'est la prime au plus gros - Amazon, Google, ,etc. ,- et c'est l'internaute qui se fait encore une fois enfumer...

 

Par ailleurs, les éditeurs de pub ont la possibilité de refuser l'accès au contenu intéressant de leur site si la pub qui y est associée est bloquée...

 

Enfin, dernière avancée technologique pour nous bourrer le mou, il existe maintenant des bloqueurs...de bloqueurs de pub ! Bref on navigue en plein bordel.

 

En attendant, on peut actuellement (mais pour combien de temps?) lutter contre ces intrusions publicitaires qui gonflent les aliboffis. C'est ce que j'ai fait depuis quelques mois et je m'en porte fort bien : j'ai débarrassé mon ordinateur de Google, de Chrome, d'Internet explorer et autres moteurs de recherches de cet acabit. À la place, il suffit d'installer Firefox Mozilla  et de le compléter avec Ixquick , métamoteur plus puissant encore que Google et ne dévoilant jamais votre adresse IP. Avec en plus Qwant.com, moteur de recherche français! 

 

Avec ça, depuis, je fais un doigt d'honneur à Google et à la NSA !

 

Enfin, contre les pubs, j'ai installé Adblock Plus. Très efficace.

 

Et puis, après tout, faites comme vous le voulez. Certains aiment les pubs. Il en faut pour tous les goûts...

 

Photo X - Droits réservés

20/11/2014

Mistral gagnant... Mistral perdant... (à la façon de Renaud)

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- François si tu avais

Les couilles bien pendues

Tu me livrerais

Ce qui m'est dû

 

 

Si t'avais quelque chose

De dur dans le calbar

T'enverrais chier

Tous ces konnards

 

 

Les Rosbifs les Ricains

Les Polaks la Merkel

Et les fachos de Kiel

 

 

Si on se met d'accord

Ils tomberont sur un os

Les va-t'en-guerre de l'Otan

Avec nos Mistral gagnant

 

 

 

- La France et la Russie

Ne sont pas ennemis

Pas question

De se chercher des crosses

 

 

T'as payé les bateaux

Nous les avons construits

Grâce à toi

Cinq mille ouvriers bossent

 

 

Ils font des ronds dans l'eau

Tes matafs sont formés

- Alors qu'est-ce que t'attends ?

Si t'as des couilles au cul

Tu dis merde à l'Otan

Pour nos Mistral gagnant.

 

 

 

- Oui mais y a Obama

C'est qu'il est chatouilleux

Et Merkel

Qui me fait les gros yeux

 

 

Cette affaire d'Ukraine

Là t'es pas très gentil

Ça m'agace

Tè ! J'en perds ma bedaine

 

 

- Arrête tes konneries

Et pense à tes Rafales

Qu'tu veux vendre aux Indiens

 

Françoa si tu t'affales

Ta parole n'vaut plus rien

Et c'est Mistral perdant.

 

10:42 Publié dans actualités, humour, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mistral

19/11/2014

ALERTE ! Les banksters s'apprêtent à supprimer les emprunts à taux fixe.

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La crise des « subprimes », vous vous souvenez ? Oui, mais en fait késaco ? Ce sont des banques étazuniennes qui ont prêté généreusement de l'argent pour acheter leur maison à des gens modestes baratinés par des courtiers voyous. Seulement ces prêts, alléchants au départ, étaient des prêts à taux variable. Qui ont – on s'en doute – varié dans le sens d'une augmentation vertigineuse. Résultats : les emprunteurs incapables de rembourser, les maisons saisies par les organismes bancaires, ces prêts pourris noyés dans des titres, ces titres refilés aux banques, des banques qui perdent du pognon et viennent pleurer dans le giron de l’État, l’État qui renfloue les banksters et qui va chercher le pognon dans la poche des contribuables. La crise quoi... La routine.

 

En France lorsque vous voulez acheter votre maison ou votre appartement, vous négociez avec votre banquier ou un organisme de prêt un emprunt à taux fixe. C'est-à-dire que sur 20 ans, vous savez que vous paierez tant par mois, ni plus, ni moins. Vous pouvez organiser votre investissement sur la durée.

 

Il faut savoir que votre banque vous prête du pognon qu'elle n'a pas, en vertu du principe même de cette activité d'escrocs appelée « activité bancaire » : une banque n'est obligée d'avoir en caisse (en fonds propres comme ils disent, ce qui laisse entendre que le reste est sale !) que 8% du montant du prêt qu'elle accorde. Où prend-elle alors le pognon nécessaire ? Ce sont les dépôts des clients (dans les banques de dépôt) et si nécessaire elle l'emprunte à la Banque Centrale Européenne (en zone Euro, ce qui nous intéresse) actuellement à taux proche de zéro. Mais si votre taux de remboursement est fixe, le taux de ré-emprunt de la banque peu varier. Á la hausse comme à la baisse. La banque prend donc un risque. Oh ! Le gros mot ! Eh bien c'est ce risque (très théorique car les banques s'en préservent à travers des systèmes compliqués d'assurance – les « SWAP de taux » - qu'elles font payer quelque part à leurs clients !), ce risque donc, les banques ne veulent plus l'assumer. Pour ce faire, la combine est de remplacer les prêts à taux fixe par des prêts à taux variable. Autrement dit transférer le risque sur l'emprunteur. Ben voyons !

 

C'est le Comité de Bâle , organisme où sont traités, quatre fois par an, les sujets relatifs à la supervision bancaire, qui est chargé d'imposer ce changement radical. Sous la pression des banksters anglo-saxons qui tiennent la finance mondiale. Il faut savoir que ce système à taux fixe est une très positive exception française. Il faut donc la foutre en bas.

 

Ce méfait - catastrophique pour la marché immobilier français – devrait être décidé avant la fin de l'année pour une mise en place dès 2015. Attendez-vous donc à une visite mielleuse de votre banquier qui va tenter de vous enfumer en vous faisant miroiter les « avantages » des taux variables !

 

ATTENTION ! MEFFI ! Et faites-le savoir.

 

18/11/2014

Fonctionnaires, mais si on vous aime ! Quand vous fonctionnez...

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Je racontais, dans une chronique du 29 septembre le redoutable parcours du combattant qu'a dû effectuer un ami afin d'aider son petit-fils à s'inscrire dans un cursus d'apprentissage. Il paraît qu'on manque d'apprentis en France, que not'bon président est favorable à cette filière et qu'il a lancé un grand chantier de simplification des procédures administratives. On devrait donc s'attendre à ce que les jeunes désireux de suivre cette voie soient accueillis à bras ouverts, et facilement.

 

Mouais... Tè ! Fume...

 

Revenons au petit-fils de mon pote. Après des jours de recherche, des dizaines de coups de téléphone, des visites nombreuses dans diverses administrations, le tout avec beaucoup de bonne volonté, de pugnacité et de suite dans les idées, notre binôme petit-fils-grand-père a réussi à trouver un chef d'entreprise acceptant le jeune homme. Tout rentre donc dans l'ordre, semble-t-il. Ben, non !

 

La Chambre de commerce de Nîmes, partenaire de l'opération, envoie au chef d'entreprise non pas le contrat d'apprentissage mais...un « projet de contrat d'apprentissage ». Et oui : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Elle réclame aussi et avant toute chose un chèque de 72 euros ! Pour quoi ? Pour envoyer un formulaire de contrat tenant sur une simple feuille. Ça fait cher de la photocopie !

 

Imaginez la tête du chef de PME, qui accepte de jouer le jeu de l'apprentissage ! Il considère cette demande de pognon comme du racket et on le comprend. Il refuse donc, prend son téléphone et remonte les bretelles de ses interlocuteurs de la CCI ! Cause à mon cul, ma tête est malade... Aucun résultat.

 

Voilà donc notre jeune impétrant apprenti le cul entre deux chaises. Le grand-père (ancien chef d'entreprise) a les aliboffis qui gonfle et il se rend au CFA où il plante un peu la zone. Un responsable, pour se débarrasser de l'emmerdeur, se charge de l'affaire. Il donne deux coups de téléphone... et débloque le schmilblick ! Comme quoi ce n'était pas très difficile. Tout est bien qui finit bien. Eh ! Pas tout à fait. Vous allez voir.

 

Le contrat est signé le 4 novembre avec l'employeur, puis retour au CFA pour connaître la date de début des cours.
 

- « Jeune homme, vous commencerez le 3 novembre ». Soit...la veille du jour de signature du contrat ! Ce doit être ça la relativité, l'espace-temps d'Einstein.

 

Bon. Aux dernières nouvelles, le jeune Nils, impétrant apprenti, a commencé son apprentissage dans l'entreprise et commencera ses cours le 24 novembre... Ouf !

 

Eh ! Tonton Courteline, ça va où tu es ? Ici, rien n'a changé...

 

Illustration: merci à l'irremplaçable et irremplacé Dubout.

 

17/11/2014

Au bistro de la toile : pourquoi la mort sur les ponts submersibles du Gard ?

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- Alors Loulle, quoi d'intéressant dans tes canards ?

 

- Cinq morts dans le Gard. Noyés. Leurs bagnoles emportées par les eaux. Sur des ponts submersibles... Puteng, merde ! Pourquoi des ponts submersibles ? Pourquoi pas de garde-fou pour arrêter le cas échéant les voitures qui s'engagent ? Et pourquoi ces bagnoles s'engagent-elles ?

 

- C'est dramatique. Pourquoi des ponts submersibles ? Eh ! Loulle, tu connais ces coins des Cévennes aussi bien que moi, c'est à côté : il y a beaucoup de ruisseaux toujours à sec, comme des oueds, sauf lorsqu'il y a de gros orages. Alors construire des ouvrages gigantesques pour assurer le passage de petites routes peu fréquentées, ce n'est pas économiquement raisonnable. D'où ces ponts submersibles.

Pourquoi pas de garde-fou, de parapets ? Parce que ces parapets pourraient éventuellement arrêter une bagnole mal engagée, mais ils arrêteraient aussi et surtout des tas de branches, créant ce qu'on appelle des embâcles, amoncellement de branches, d'arbres, de toutes sortes de déchets qui forment alors barrage. Et lorsque cet embâcle est emporté par le courant, c'est une énorme vague qui déferle vers l'aval et ravage tout. Beaucoup trop dangereux.

 

- Alors reste la question « pourquoi les bagnoles s'engagent-elles ? »

 

- C'est là qu'est la principale question. Et la solution. Actuellement ces ponts submersibles sont signalés quelques dizaines de mètres avant. Ce n'est pas suffisant, pas assez dissuasif. Et d'autant plus inefficace que les gens qui circulent sur ces routes et empruntent donc ces ouvrages sont des gens du pays, qui connaissent bien les lieux, et la routine l'emporte sur la prudence. La famille qui s'est faite emporter habitait à quelques encablures du ruisseau fatal, mais de l'autre côté. Tu connais comme moi la gloriole des mecs. Il a pensé qu'il pouvait passer. Seulement sa bagnole – bobine mouillée ou autre - a calé au milieu du gué. Et comme la montée des eaux, en Cévennes, est très rapide, la voiture a très vite été poussée vers l'aval et est tombé du pont... Avec les résultats catastrophiques que l'on sait. Et c'est pareil pour l'autre accident : même cause, même résultat.

 

- ...teng ! Mais c'est dingue ça. C'est comme si on laissait des passages-à-niveau sans surveillance et sans barrière.

 

- C'est la bonne comparaison Loulle. Et la solution. Il faut mettre de chaque côté de ces ponts submersibles des barrières qui s'abaissent automatiquement lorsque l'eau atteint un certain niveau.

 

- Facile à dire. Moins facile à faire...

 

- Pas du tout. Revenons à ta comparaison avec les passages-à-niveau. L'abaissement des barrières est commandé par le passage, bien en avant, d'un train sur un signal qui déclenche l'abaissement des barrières. Sur ces ponts submersibles, la fermeture de barrières pourraient être déclenchées par un simple système mécanique basé sur le principe...des chiottes ! C'est d'ailleurs là que j'ai eu cette idée ce matin ! Imagine, plaqué contre l'amont du pont, une boite enfermant un gros flotteur relié à un système de déclenchement mécanique ou mieux hydraulique, lâchant les barrières qui tombent alors seule, par gravité, dès que l'eau atteint une hauteur dangereuse. Tout comme le flotteur de la chasse d'eau ferme l'arrivée de flotte. Rien de compliqué à mettre au point pour le moindre ingénieur. Et pour un coût pas dissuasif du tout...

 

- Pas mal Victor. Pas mal ! Ils devraient t'embaucher à la DDE.

 

- D'autant plus que fainéant comme je suis, je ne déparerais pas... Bon. Toute cette eau, ça me donne soif. Sers ma tournée Loulle !

 

- Allez. Á la nôtre !

 

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Illustration : merci à Chimulus - photo X - Droits réservés

 

 

16/11/2014

Ouiquinde gastronomique au Bosphore

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On sait être coquin du côté du Bosphore
Faire vibrer les sens et jubiler les corps,
Car au pays du grand Nasr Eddin Hodja
Ce savoureux poète, celui qui érigea
Dans son œuvre subtile un monument d’humour
Où bon sens, paillardise riment avec amour,
On aime conjuguer les plaisirs de la table
Avec ceux du divan, tout aussi agréables.
C’est ainsi que l’on mange, près du pont Galata
Les « cuisses de jolies femmes » : Kadinbudu kofta.

Faites cuire à grande eau un grand verre de riz
Et préparez le reste durant le temps qu’il cuit :
Emincez une oignon de taille convenable,
Hachez une livre de bœuf de bonne étable
Malaxez à la main tout en incorporant
Une cuillère à soupe de baies qui, au Levant
Portent le nom de kuş uzumu, à défaut
Mettez des baies de myrtes ; ça c’est une info
Me venant d’une Etoile qui connaît le pays
Pour y avoir vécu, et aimé, et joui !
Ajoutez une cuillère à café de piments
Rouges, des pignons ; salez normalement
Puis une cuillerée de poudre de cannelle
Du persil, de l’aneth pour le goût sensuel,
Vous ajoutez un œuf puis le riz égoutté
Malaxez bien le tout ; avec un doigt, goûtez,
Remontez en épices si c’est indispensable
Enfin confectionnez sur le bord de la table
Des fuseaux allongés comme cuisses de femmes
Objets de nos désirs autant que de nos flammes.
Puis dans deux œufs battus vous passez les boulettes
Un peu de chapelure et les cuisses sont prêtes.
Faites-les frire à l’huile et servez sans maraude :
Les cuisses les meilleures sont toujours les plus chaudes !
Cessons pour aujourd’hui ces contes culinaires,
Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

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Ingrédients et proportions pour six personnes :
1/2kg de viande de bœuf hachée, 1 verre à thé (100 ml) de riz, 1 oignon de taille moyenne, 1 cuillère à soupe de pignons, 1 cuillère à soupe de kuş uzumu (C'est très petit, rond et noir. C’est une petite baie comme la myrte. Les Turcs l’utilisent séchée), 1 cuillère à thé de piment rouge, 1 cuillère à thé de cannelle
1 cuillère à café de sel,1 œuf, un peu d’aneth et un peu de persil. Pour couvrir les boules avant de les frire:
2 œufs battus et de la chapelure.

Boissons conseillées :
Bien sûr le thé si on veut se la jouer à l’orientale… mais on n’est pas obligé !
Ce plat parfumé et relevé s’accorde parfaitement avec des vins rosés frais, soyeux et parfumés comme…des cuisses de femmes. N'oubliez pas, messieurs, que le vin n'est jamais autant aphrodisiaque que lorsque ce sont les femmes qui le boivent!

 

Illustrations: Magritte -  photo X - droits réservés

15/11/2014

Ouiquinde érotique avec Pierre de Larivey

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Une femme qui pile

 

Je vis ces jours passez une fort belle garce

Négligemment coiffée, assise sur du foin,

Ayant ses deux genoux l'un de l'autre si loin

Au large escarquillez qu'ils occupaient la place.

 

Ses cuisses elle ouvroit d'une si bonne grace

Qu'on voyait entre deux, vers le haut, en un coin,

Un trou large et ouvert à y mettre le pain,

Mais qui faisait, ce semble, une laide grimace.

 

Joyeuse, elle tenait à belles plaines mains

Un chose gros et long d'un quartier pour le moins

Qu'elle mettait dedans d'une mine asseurée;

 

Et, remuant tousjours, si fort elle pressoit

Que jamais en repos elle ne la laissoit

Qu'une douce liqueur elle n'en eut tirée.

 

 

Pierre de Larivey

 

 

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Photos X - Droits réservés

14/11/2014

Radios, télés, journaux et magazines : outils du bourrage de crânes ultralibéral.

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Françoa, Valls, Macron, vous pouvez y aller ! Appliquez sans états d'âme le programme du Medef : les boyaux de la tête du peuple sont plus que correctement malaxés, massés, gavés à l'idéologie ultralibérale par les outils les plus efficaces pour le bourrage de crâne : radios, télés, journaux et magazines.

 

Dès le matin, les machines à bruits résonnent de la bouillie ultralibérale qui travaille au lavage de cerveau des populations. Sur la radio publique, c'est Cohen, Seux et compagnie. Sur les lucarnes à décerveler, il est – toujours sur le service public - une émission de plus en plus outrageusement morpionnisée par la cohorte des employés des boites de propagande du patronat, sous la baguette complice du ci-devant Calvi. Quant à la presse écrite, même les journaux dit «  de gôôche » sont tenus par des banquiers, des bétonneurs et des marchands d'armes. Bonjour la pluralité !

 

On est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse.

 

Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts, fondé par Sartre !), convaincu des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild, a appartenu à Bergé et est passé dans les pognes d'un autre requin : l'homme d’affaires franco-israélien Patrick Drahi, propriétaire des sociétés Numéricable et SFR.

 

Le Nouvel’Obs rebaptisé L'OBS et son groupe ( L'OBS, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89)  appartenait au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel qui l'a cédé récemment aux actionnaires du « Monde », le trio Bergé-Neel-Pigasse.

 

Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques.

 

Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop).

 

L’Express appartient au plus important groupe de presse-purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien.

 

Et n’oublions pas le marchand de béton Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

Ces organes de presse peuvent s'appuyer sur des officines dévolues aux idées du grand patronat (pas des PME, nuance). Officines qui souvent se débrouillent pour être déclarées « d'utilité publique » et sont dès lors payées...par les deniers publics !

 

L'AFEP (association française des entreprises privées). Fondé par Ambroise Roux (Compagnie Générale des Eaux, rebaptisée Vivendi et Veolia) à l'arrivée de Mitterrand au pouvoir. C'est un lobby patronal puissant chargé d’influencer les politiques économiques et sociales : droit du travail,fiscalité, énergie, environnement. On y trouve toutes les entreprises du CAC 40. Présidée par Pierre Pringuet (Directeur général de Pernod Ricard) depuis juin 2012, l’Afep a porté à sa tête cinq autres présidents depuis sa création en 1982 : Ambroise Roux, son fondateur, jusqu’en 1999, Didier Pineau-Valencienne (Schneider Electric) jusqu’en 2001, Bertrand Collomb (Lafarge) jusqu’en 2007, Jean-Martin Folz (Peugeot SA) jusqu’en mars 2010 puis Maurice Lévy (Publicis). Elle dispose d'un bureau de lobbying à Bruxelles.

 

L'IFRAP (Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques), il a été fondé en 1985 par Bernard Zimmern, un ancien trésorier du lobby anti-impôt les Contribuables associés. Officine proche de Valeurs actuelles (!?) dont la directrice Agnès Verdier-Molinié, est l’un des piliers de l’émission « C dans l’air ». Son credo, en s'appuyant sur des « expertises » bidons : pri-va-ti-ser ! Ses méthodes : influencer l’opinion publique à coups d’« études » souvent bidonnées ou faire du lobbying auprès des parlementaires ou du gouvernement.

 

L’INSTITUT SUPÉRIEUR DU TRAVAIL (IST). Cette officine se présente comme un « organisme d’expertise et de formation sur le fait syndical, la représentation du personnel et les relations sociales ». En fait, sous couvert de s'intéresser aux syndicats, cet « institut » a pour finalité de contrer le mouvement ouvrier. Fondée en 1969 par le vichyste et ancien collaborateur Georges Albertini (homme politique socialiste et pacifiste avant la Seconde guerre mondiale, passé à l'extrême-droite et engagé dans la collaboration), l’IST sera chargé par le patronat, et singulièrement celui de la métallurgie, de former l’encadrement pour lutter pied à pied contre la CGT dans les entreprises. Son directeur, Bernard Vivier, dispense ses « analyses » et ses « expertises » sur les plateaux de radios et télés. Un des piliers de « C dans l'air ».

 

L’INSTITUT DE L’ENTREPRISE. Il se présente comme la « boite à idées », le « think tank » de l'entreprise. Son crédo : le profit. Son cheval de bataille : « la réduction de la dépense publique et des prélèvements obligatoires ». Et donc le financement de la Sécurité sociale par l'impôt. On y retrouve Vinci, Axa, BNP Paribas, PSA parmi 120 grosses entreprises.

 

COE-REXECODE ( Centre d’observation économique et de recherches pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises. Ouf!). Encore un institut privé qui fournit des « études économiques, des veilles conjoncturelles et des prévisions » pour « participer au débat de politique économique ». En leit-motiv : la durée du temps de travail. On y retrouve les grandes banques et assurances ainsi de grands groupes tels EDF, Bouygues et des organisations patronales comme l'UIMM.

 

Tous ces braves gens ne tiennent pas trop à ce que le bon populo soit trop bien informé. On comprend pourquoi on nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport…

 

Le travail de ce type d'officines et de journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des puissances de l’Argent.

 

Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses.

 

Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

 

Moralité : si vous voulez avoir des informations un peu plus fiables, cherchez-les dans internet où s'imposent quelques journaux en lignes (Médiapart, Agoravox) et une profusion de sites et de blogs n'ayant aucune accointance avec les requins de la finance et des multinationales ! Encore faut-il ne pas avoir le cerveau déjà rendu irrécupérable par TF1 et consort, en avoir la volonté et...le temps.

 

Une des sources :lien

 

Illustration X - Droits réservés.

 

 

13/11/2014

Au bistro de la Toile : de Rosetta à Siné.

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« Depuis que je suis amoureux de toi
Rosetta
Je voudrais le crier sur les toits
Oui Rosetta
Moi qui ne croyais pas à l´amour
Je deviens pour toi le troubadour... »

 

- Fatche, Victor. T'es en forme ce matin ! Qui c'est cette Rosetta qui te fait grimper aux rideaux ?

 

- Eh ! Bougre de nifle. Qu'est qu'il y a sur les canards que tu vends ? Qu'est-ce que t’entends depuis hier dans les machines à bruits ? Qu'est-ce que tu vois dans les lucarnes à décerveler ? Rosetta ! Et son miston, Philoe !

 

- Ah! Bon. Compris. Tu chantes le succès de ce frigo qu'on a envoyé sur un glaçon. Généralement c'est un glaçon dans le frigo, mais là, c'est le contraire...

 

- T'es un indécrottable terre-à-terre, mastroquet de mon cœur... Le frigo en question, le faire se poser sur le glaçon - pour me mettre à portée des boyaux de ta tête – c'est comme si un moustique arrivait à se poser sur une de tes boules pendant que tu tires dans la dernière mène d'une partie de pétanque ! Et même plus compliqué que ça. Non mais tu imagines, Loulle : réussir à faire se poser un frigo, comme tu dis, sur ce minuscule glaçon, mais à 500 millions de km d'ici Loulle ! Après un voyage de dix ans et un trajet de 6 milliards de kilomètres !

 

- ..teng! C'est vrai que c'est un truc de ouf quand on y réfléchit. Mais comment ? Comment des humains peuvent-ils guider, depuis la Terre, une telle manœuvre.

 

- J'en sais rien Loulle. Mais moi aussi ça m'espante.

 

- Eh ! Les Humains qui ont réussi ça, c'est nous ! L’Humain n'est pas qu'un chiapacan, Victor. On sait en faire des choses. De quoi retrouver un peu de fierté. D'autant plus que c'est nous, les Zeuropéoches ! Pas les Zétazuniens, les Ruskofs ou les Chinetoks. Allez, buvons à Philoe ! Je paie le jaune, puisqu'il a le glaçon !

 

- Ça change des konneries de notre petit monde de cloportes. T'as entendu, ce matin, Cazeneuve qui ramait comme d'Abboville au milieu de l'océan pour nous faire avaler qu'il n'a pas raconté des craques concernant le meurtre de ce jeune, au barrage de Sivens, la colonne vertébrale explosée par une grenade de ses archers. Lamentable.

 

- Et les autres guignols, Fillon, Jouyet, qui se réunissent dans une somptueuse gamelle. Pourquoi ? Qu'ont-ils à faire ensemble sinon profiter de leur connivence de caste - Ena et compagnie – pour fomenter je ne sais quelle magouille...

 

- Intérêts croisés entre « élus » professionnels, arrangements entre « camarades de promotion », magouilles et corruption, renvoi d'ascenseur, etc. Avec pour résultats : blocage de la démocratie, rejet de la politique et surtout des « politiques », et enfin la désespérance qui pousse à l'égoïsme corporatiste et finalement au vote FN.

 

- Allez. Buvons à Philae et à ta Rosetta.

 

« ...Oui Rosetta
Moi qui ne croyais pas à l´amour
Je deviens pour toi le troubadour... » !

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

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 Copinage:

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SINÉ ! Même un pied dans la tombe, notre flamboyant pourfendeur de la konnerie lance un SOS.

 

Son magazine – SINÉ MENSUEL – est à portée de fusil des banquiers rapaces qui veulent sa peau. Dans sa « zone »du dernier numéro, il écrit : « (…) Comme l'espoir fait vivre et qu'on n'a pas envie de baisser les bras, on a décidé d'attendre jusqu'à la dernière minute pour nous résoudre à cette extrémité (fermer la boutique). Vous pouvez encore nous sauver en envoyant vos dons fissa à www.sinemensuel.com. Si vous nous sortez de là, promis, tournée générale ! »

 

Eh ! Bob. Tiens-toi aux branches, on arrive. Et puis, meffi ! Si tu meurs, je te tue !

 

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Alors, si vous n'avez pas un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l'autre,

 

AIDEZ

SINÉ MENSUEL !

 

 

Le bulletin d'abonnement, les numéros spéciaux dont le formidable : « Ma vie, mon œuvre, mon cul », et même le tee-shirt illustré, c'est là :

 

http://www.sinemensuel.com/boutique/

 

 

12/11/2014

Ubu-Sarko et Ubu-Françoa. Mais kikinouzami des guignols pareils ?

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Mais kikakassé le mur de Berlin ?

C’est Ubu-Sarko !

Mais kikamarché sur la Lune ?

C’est Ubu-Françoa !

Mais kikadécouvert la Relativité ?

C’est Ubu-Sarko !

Mais kika-inventé le cassoulet ?

C’est Ubu-Françoa !

Mais kika-inventé l’imprimerie ?

C’est Ubu-Sarko !

Mais kikakassé le vase de Soisson ?

C’est Ubu-Françoa !

Mais kika-écrit La princesse de Clèves ?

C’est Ubu-Sarko !

Mais kika inventé la boussole ?

C’est Ubu-Françoa !

Mais kike, s’il avait inventé la poudre

Elle ne pèterait pas fort ?

C’est Ubu-Sarko !

Et kiki tire des plombs sur la comète ?

C’est Ubu-Françoa !

Et kiki transcende la konnerie ?

C’est Ubu-Françoa et Ubu-Sarko !

Mais kika donné les clefs de la baraque

Á ces deux comiques troupiers ?

C’est nous les cocus-électeurs…

Et kiki ricane dans sa barbe ?

C’est la Bête

Que notre stupidité fait renaître…

 

 Illustration X - Droits réservés

 

11/11/2014

Dis, papet. C’est quoi la GUERRE ?

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La guerre, ce n’est pas une mission humanitaire.

Ce n’est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le fracas des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui vous cherchent, qui ricochent autour de vous, ou qui vous hachent en morceaux de viande palpitante.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver.

La guerre, c'est la haine de l'autre, de celui qui a tué votre camarade, qui veut votre peau comme vous voulez la sienne. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

 

Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se la faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits regorgeaient de fêtards…

 

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisées, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

 

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, la droite - du Fouquet’s comme celle des « copains et des coquins » de la promotion Voltaire - qui gouverne et tient le haut du pavé derrière ses marionnette Ubu-Sarko hier, Ubu-François aujourd’hui.

 

 La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

 

La chanson de Craonne

 

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain -

 

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

 

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Photos X - Droits réservés

 

10/11/2014

La république des copains et des coquins au sommet !

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Et une saloperie de plus. Une ! Illustrée par ce repas de copains et de coquins entre Fillon et Jouyet. Magouilles à tous les niveaux, et surtout aux plus hauts. Accointances et petits arrangements entre « pairs », quels que soient les drapeaux politiques affichés.

 

- « Eh ! Tu ne pourrais pas m'aider à...bipbipbip. C'est entre nous, bien sûr. Tu sais que je te revaudrais ça.

- Je vais voir ce que je peux faire. Mais c'est « off record », hein ! »

 

Ces compromissions sont les fruits empoisonnés de cette caste des « zélites » qui se reproduisent entre eux. Ces fils et filles de bourgeois se retrouvent sur les bancs des mêmes grandes « écoles » – ENA, Polytechnique, HEC, etc. - où, outre un savoir stéréotypé, ils se créent un carnet d'adresse fort utile pour leur « carrière ». Au sortir de ces moules de la pensée unique ultralibérale, ils choisissent le bord politique où ils vont sévir non pas en fonction de leurs convictions – ils n'en ont pas – mais en fonction des opportunités à saisir. Ainsi le fils de grand bourgeois Fabius se retrouve dans les basques de Mitterrand, homme de droite devenu le chef emblématique de la gôôche. Ainsi le grand bourgeois Jouyet, influent entre tous, faiseur ou défaiseur de carrière, capable d'évoluer sans vergogne d'un ministère chez Sarko au secrétariat de la présidence de la République sous François.

 

La République crève de cette endogamie qui voit les « zélites » de coopter et s'incruster. Toujours les mêmes, issus des mêmes milieux favorisés, n'ayant pour horizons que la défense de leurs propres intérêts et de ceux de leurs comparses. Ils sont « conseillers » dans les ministères tenus par leurs camarades de promotion. Puis ils vont pantoufler dans les grandes entreprises, dans les grandes banques pour l'intérêt desquelles ils ont « conseillé » leurs ministres de tutelle.

 

C'est le sinistre Cahuzac, alors ministre, faisant preuve de mansuétude vis-à-vis de Woerth sur l'affaire de l'hippodrome de Compiègne. Le même Woerth ayant été averti lorsqu'il était ministre du budget des anomalies dans le compte fiscal de Cahuzac sans bouger un doigt. lien

 

C'est l'existence la Cour de Justice de la République – ce tribunal spécial fait pour blanchir les puissants.

 

Ce sont les affaires Lagarde-Tapie, Cahuzac, Woerth, Bettencourt, Sarkozy, Takiedinne, les sous-marins du Pakistan, les contrats avec les féodalités pétrolières du golfe, etc.

 

Cette main-mise d'une caste sur le pays, ces scandales à répétition, jamais sanctionnés, ce non-renouvellement des élites sont les principales causes du désaveu des institutions par le peuple, du rejet du parlementarisme, de la montée des populismes.

 

Le "suicide de le France"? Ce n'est pas un suicide, c'est un assassinat...

 

Et ki qui se frotte les mains ?

 

 

Illustration: merci à Deligne

 

09/11/2014

Ouiquinde gastronomique : l'homo parasitus en croûte.

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Prenez un homo parasitus bien gras

C’est facile à trouver, il n’y a pas d’embarras :

Banquier, patron voyou ou élu cumulard,

Curé, imam, rabbin, juge, flic ou bavard,

Faites à votre goût, ou selon l’arrivage,

Sans souci de couleurs, de sexe ou bien d’âge.

Tous sont aptes à fournir matière à bon mâchon.

Á défaut, vous pouvez vous servir d’un cochon

Il doit être saigné, vidé, émasculé

Si mâle (garder les attributs dans du lait)

Garnissez l’intérieur d’herbes aromatiques,

Thym, romarin, oignons coupés façon rustique,

Quatre ou cinq têtes d’ail, trois poignées de gros sel,

Salez bien tout le corps, cuisses, dos, fesses, aisselles,

Entourez le porc long de feuilles de fougères

Puis recouvrez le tout d’argile ménagère.

Vous avez préparé, à l’avance, un foyer

Dont le fond est garni de pierres, de galet

Chauffés à blanc par un grand feu de bois bien sec.

Dégagez-en les braises, allongez-y le mec,

Puis recouvrez de braises, de pierres et de terre,

De saisines d’huissiers, de relevés bancaires…

Laissez cuire douze heures, au moins, à l’étouffé,

Cette douce cuisson efface les méfaits.

Enfin, sortez le mets de sa croûte de gangue

Et régalez-vous en, ça craque sous la langue !

Ainsi, même les pires, retenons la leçon,

Peuvent avoir du bon : c’est question de cuisson !

 

 

Illustration X – Droits réservés