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24/07/2014

Le couteau d'Abraham

abraham tue son fils.jpg

 

 

Dieu maudit, dieu unique, inique et sanguinaire

Dont le rire odieux ensanglante la terre,

Si tu avais du cœur, si tu avais une âme

Aurais-tu retenu le couteau d'Abraham ?

Que ne l'as-tu laissé tuer son rejeton

Plutôt que d'égorger un innocent mouton !

En saignant ses deux fils, tuant sa descendance

Il aurait évité des siècles de souffrance.

Que ce fut Isaac, que ce fut Ismaël

Ces frères ennemis perpétuent leur duel,

Ces messagers de mort, depuis, portent le glaive

Et font couler le sang et les larmes sans trêve.

Refusant de remettre leur épée au fourreau

Ils sont à tour de rôle, et victime, et bourreau.

Les enfants d'Isaac fondèrent Israël

Et l'Islam fut donné aux enfants d'Ismaël

Ces frères combattants issus du même sang

Arborent comme emblème l'étoile ou le croissant.

L'objet de leur combat, c'est une même terre -

Que chacun revendique comme son sanctuaire -

Commune puisqu'alors c'était un même peuple

Avant que des dieux fous ne les rendent aveugles.

Partout où ils essaiment, ils importent leur guerre,

Bafouant les nations qui leur offrent leur terre.

Et sur leur sol martyr, dans le sang et les flammes,

Se massacrant entre eux, ils génèrent des drames.

Les uns sèment la mort au bout de leurs missiles

Au nom de la Charia, sur les champs et les villes,

Les autres, sous l'abri moral de la Shoah,

Massacrent des enfants, explosant corps et bras.

Ces sordides tueurs, ces brutes sanguinaires

Devraient bien méditer ces vers de Baudelaire :

"Et cependant voilà des siècles innombrables

Que vous vous combattez sans pitié ni remords,

Tellement vous aimez le carnage et la mort,

Ô lutteurs éternels, ô frères implacables ! "

N'êtes-vous pas fourbus et noyés dans les larmes ?

Y aura-t-il toujours, entre vous, une lame ?

Ne serait-il pas temps de rejeter la haine

Et se dire « Bonjour ! » à défaut de « Je t'aime ! »

 

 

VictorAyoli

 

Sextidi 6 thermidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

23/07/2014

« Honneur » à Bill Gates, grand bienfaiteur de l'humanité...

bill gates monsanto blackwater.jpg

 

Ras les aliboffis des massacres du Moyen-Orient, des bourrages de crâne autour des drames ukrainiens, des magouilles de l'Hue-Aime-Pets, des lâchetés de François, et tuti quanti. C'est l'été, les Français brillent dans le Tour, les girolles arrivent, alors parlons de choses belles, de choses positives, de gens biens, de patrons non pas voyous mais généreux.

 

Tiens : Bill Gates par exemple. En voilà un brave homme. Un patron exemplaire. Un vrai bienfaiteur de l'humanité. N'a-t-il pas donné les trois-quarts de son immense fortune (un peu prise sur mon dos et le vôtre à travers le Microsoft imposé de mon, de votre ordinateur...) à sa fondation humanitaire ?! Il a d'ailleurs été reçu en grande pompe, il y a quelques semaines, comme un chef d’État, par not 'bon président !

 

La Fondation Bill et Mélinda Gates, c'est plus de 100 milliards de dollars provenant de la fortune personnelle du bon Billy et de celle de quelques uns de ses amis milliardaires. Elle a pour objectif « de faire profiter la population mondiale des innovations bénéfiques de la science en matière de santé et d'éducation ». Vaccinations à grande échelle et écoles (à programmes étazuniens tout de même). De plus, la Fondation Gates ouvre des concours généreusement dotées pour favoriser la recherche. Voilà qui est très positif, très humanitaire. Bravo Billy !

 

Mouais... Tout ça est un peu trop beau. Regardons d'un peu plus près.

 

Pour les milliardaires étazuniens, il y a quelques bonnes raisons de créer une fondation philanthropique :

  • Fiscalité très avantageuse accordée aux capitaux placés dans une fondation à caractère caritatif.

  • Excellente image de marque pour le ou les fondateurs.

  • Surtout l'article 501c3 du code des impôts étazunien qui permet des exonérations importantes et depuis 1981, énorme cerise sur le gâteau : elles sont seulement tenues à un minimum de distribution égal à 5 % de leur dotation !

 

Pour la fondation de notre bon Bill et de son adorable femme Mélinda, cela représente dans les 5 milliards de dollars. Une belle somme qui va servir au « bien-être » des plus défavorisés, notamment en Afrique. Seulement il reste 95 % des capitaux de la Fondation. Autour de 95 milliards de dollars qui échappent totalement à l'impôt étazunien ! Cette montagne de thunes est gérée et investie par un cabinet propre à la fondation « Cascade Investment LLC ». Et puisqu'il s'agit d'une fondation « caritative », ce cabinet n'est pas tenu de divulguer ce que sont ses activités !

 

Résultat : 5% des fonds va à des causes « humanitaires » et le reste, les 95 %, ils vont où ? Devinez ? Dans les industries pétrochimiques et pharmaceutiques. Autrement dit et pour faire simple les pesticides et les vaccins. Une part conséquente de ces fonds « caritatifs » est aussi utilisé pour la propagande au sujet des belles actions présumées de la Fondation. Ben voyons, la pube grassement mais judicieusement délivrée vous met les canards-laquais dans la poche !

 

Ah ! Au fait, la Fondation Bill Gates a acheté 500.000 actions de Monsanto, un autre grand bienfaiteur de l'humanité, qui lui-même, est actionnaire de « Academi », ex-Blackwater, armée privée célèbre pour ses exactions.

 

La Fondation, avec la complicité donc de Monsanto, est actuellement engagée dans une entreprise de démolition de l'agriculture rurale vivrière dans le monde, et particulièrement en Afrique avec « l'Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA). Le but : remplacer les semences traditionnelles des agriculteurs pauvres d'Afrique par des semences « plus productives » fournies (contre pognon bien sûr) par la Fondation, pour ensuite les remplacer par...des semences OGM Monsanto !

 

Autre « action humanitaire » de la Fondation du brave Billy : le pillage de la pharmacopée traditionnelle en Afrique (entre autres) pour en tirer de juteux brevets, puis vendre à ces populations pauvres des médicaments sophistiqués produits par la nébuleuse de la Fondation. Sans oublier les vaccins testés sur ces populations...

 

Ah ! J'oubliais : la Fondation Bill et Mélinda Gates pense aussi à vous mesdames. Une équipe du Massachussets Intitute on Technologie, le fameux MIT, financée par la Fondation, vient de mettre au point une puce sous-cutanée qui assurera la contraception durant 16 ans ! Elle délivrera une dose quotidienne d'un contraceptif et sera contrôlée par une télécommande ! Ce sera commercialisé dès 2018. Un pas de plus vers le flicage et le contrôle total des individus par l'introduction de ces fameuses puces RFID et autres...

 

Elle est pas belle la vie ? Mais si, grâce à de grands altruistes, à de grands humanistes comme Bill Gates et autres crapules qui en plus nous prennent pour des kons. Avec la complicité achetée des médiarhées.

 

Bon. Je vais aux girolles.

 

 

Quintidi 5 thermidor 222

 

Photo X – Droits réservés.

 

Liens utiles:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-pilule-sous-la-peau-facon-bill-154195

 http://www.internationalnews.fr/article-blackwater-monsanto-et-bill-gates-les-machines-de-guerre-61473859.html

http://www.bancpublic.be/article.php?id=5553

 

22/07/2014

« Prolos, vous avez six minutes par jour pour pisser ! »

prolétaire poing.jpg

 

« Aux Etats-Unis, une entreprise de Chicago interdit à ses employés de passer plus de 6 minutes par jour aux toilettes sous peine de mesures disciplinaires. En juin dernier, 19 employés de la firme ont ainsi été réprimandés pour « usage excessif » du petit coin. » lien 

Fatche ! Faut pas avoir la cagagne chez les mâcheurs de caoutchouc... On pourrait en rire si ce n'était désolant et symptomatique de la manière dont le capitalisme financier triomphant traite et maltraite le prolo, ce manant taillable et corvéable à merci.

C'est quoi les prolos, les prolétaires ? Ce sont des personnes qui ne possèdent pas les moyens de production et n'ont, pour subvenir à leurs besoins élémentaires, que la location de leur seule force de travail. Le quotidien, pour ceux-là, c'est la précarité de l'emploi, les salaires de misères, les cadences infernales, l'absence de perspectives, l'abrutissement au poste de travail, la tyrannie des petits chefs, les tâches ingrates, l'exposition aux dangers de leur travail, l'asservissement à courir derrière la chaîne, la soumission des esprits.

Quel épanouissement peut-il attendre à visser toujours le même boulon, aléser la même pièce, écorcher et vider des volailles, écailler et étriper des poissons, peindre ou vernir des éléments d’ameublement en respirant des vapeurs toxiques, découper les carcasses à l’équarrissage, étaler du gravier sur une route dans les vapeurs de goudron sous des températures démentes, manipuler de lourdes charges dans des chambres froides par moins 25°C, etc. Ceci, s'il a la chance « d'avoir du boulot », huit heures par jour, cinq jours sur sept et plus si affinité, onze mois sur douze et plus de quarante ans de leur existence. Condamné à perdre sa vie à la gagner... Métro, boulot, dodo et Pernaud par-dessus le marché... Avec la crainte d'être du jour au lendemain jeté au chômage et perdre ainsi un statut misérable mais accepté par la force des choses. Quasi-esclave et volontaire pour cet esclavage...

Et en plus, maintenant, on leur compte le temps de pisser et de chier !!!

Mondo cane...

Tenez, cadeau ! Lisez quelques extraits de ce formidable texte écrit à l'âge de 19 ans par ce Gascon flamboyant : Etienne de La Boétie :

 

« Pour être esclave,

il faut que quelqu'un désire dominer et…

qu'un autre accepte de servir. »

 

(…) Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante - et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter - puisqu’il est seul - ni aimer - puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts.

 

(…) Quel est ce vice, ce vice horrible, de voir un nombre infini d’hommes, non seulement obéir, mais servir, non pas être gouvernés, mais être tyrannisés, n’ayant ni biens, ni parents, ni enfants, ni leur vie même qui soient à eux ? De les voir souffrir les rapines, les paillardises, les cruautés, non d’une armée, non d’un camp barbare contre lesquels chacun devrait défendre son sang et sa vie, mais d’un seul ! Non d’un Hercule ou d’un Samson, mais d’un homme et souvent le plus lâche, le plus efféminé de la nation, qui n’a jamais flairé la poudre des batailles ni guère foulé le sable des tournois, qui n’est pas seulement inapte à commander aux hommes, mais encore à satisfaire la moindre femmelette ! Nommerons-nous cela lâcheté ?

Appellerons-nous vils et couards ces hommes soumis ? Si deux, si trois, si quatre cèdent à un seul, c’est étrange, mais toutefois possible ; on pourrait peut-être dire avec raison : c’est faute de cœur. Mais si cent, si mille souffrent l’oppression d’un seul, dira-t-on encore qu’ils n’osent pas s’en prendre à lui, ou qu’ils ne le veulent pas, et que ce n’est pas couardise, mais plutôt mépris ou dédain ?

 

(…) C’est le peuple qui s’asservit et qui se coupe la gorge ; qui, pouvant choisir d’être soumis ou d’être libre, repousse la liberté et prend le joug ; qui consent à son mal, ou plutôt qui le recherche...

 

(…)Certes, comme le feu d’une petite étincelle grandit et se renforce toujours, et plus il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s’éteindre de lui-même quand on cesse de l’alimenter, de même, plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d’autant, deviennent de plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire. Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, de même que la branche, n’ayant plus de suc ni d’aliment à sa racine, devient sèche et morte.

 

(…)Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies.

Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous mêmes ? Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir.

 

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre. (…)

 

Quartidi 4 thermidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

21/07/2014

Crash en Ukraine : à qui profite le crime ?

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Les média(rhée), les canards-laquais et la presse-purée dans son ensemble sont unanimes : les Russes, à travers leurs sbires - les « terroristes-séparatistes » de l'Ukraine de l'Est – sont responsables de la mort brutale de près de 300 personnes dont l'avion civil a été touché en plein ciel par un missile sol-air russe. Voilà. C'est péremptoire. Et c'est la stricte vérité puisque les Zétazunis, par la voix éclairée du prix Nobel de la paix, Barrack « Blackbush » Obama, en ont les « preuves » !

 

Ben voyons ! On connaît la valeur des « preuves » étazuniennes depuis les fameuses autant que fumeuses « armes de destructions massives » de Saddam...

 

Deux questions se posent concernant ce drame :

1 – qui a les moyens de descendre en vol un aéronef volant à 10.000 mètres ? Autrement dit, qui est capable du fait ?

 

2 – qui a intérêt à une telle opération ? Autrement dit, à qui profite le crime ?

 

 

Question 1: Qui est capable du fait ?

Les Russes. Ils ont effectivement sur leur territoire des batteries sol-air efficaces et nombreuses.

Les séparatistes pro-Russes. Ils peuvent être en possession de telles batteries sol-air puisqu'ils en auraient récupérées dans les camps et casernes de l'armée de Kiev. Mais ont-ils les capacités humaines de mettre en œuvre ce type d'armement très sophistiqué ?

L'armée de Kiev. Elle possède ce type d'armes et a le personnel capable de les mettre en œuvre.

 

Question 2: Á qui profite le crime ?

Aux Russes ? Certainement pas. La propagande internationale, orchestrée par les USA autour de ce drame les place en position de suspects. Si le missile était parti de leur territoire, les Zétazuniens, par leurs moyens d'observation satellitaires et autres, auraient parfaitement repéré le point de départ et se seraient déjà empressés d'en étaler largement les « preuves » pour faire condamner la « barbarie russe » par l'opinion internationale !

Aux séparatistes pro-russes ? Difficile à croire. Un tel acte va forcément multiplier les efforts contre eux des autorités de Kiev, avec le soutien des USA et de l'Otan, sans pour autant augmenter le soutien des Russes qui leur est déjà acquis. Des Russes qui sont trop fins stratèges pour se laisser forcer la main. Et en plus les désigner à la vindicte internationale et leur donner une image de brutes sanguinaires.

Aux autorités ukrainiennes de Kiev ? C'est fort plausible : par cet acte, elles espèrent faire accuser les séparatistes de barbarie sordide, dresser contre eux « l'opinion internationale », avoir une assistance militaire plus importante de l'Otan, enfin renforcer les sanctions économiques contre la Russie.

 

Question subsidiaire : les gens de Kiev ont-ils agit seuls ou avec la complicité des USA ? Difficile de croire que Barrack « Blackbush » Obama ait directement cautionné, voire organisé un tel acte. Mais sévissent en Ukraine une flopée d'officines étazuniennes :

- La CIA (un État dans l’État aux USA, pas toujours sous contrôle et coutumière des coups les plus tordus, du Chili à l'Indonésie).

- « Academi » (ex-Blackwater), une armée privée créée par un fondamentaliste évangéliste, à la solde des multinationales yankees, qui a sévi tant en Irak qu'en Afghanistan, qui a des moyens techniques et humains redoutables (ainsi qu'une absence totale de scrupules) qu'elle met au service du plus offrant. Ce sont les chiens de l'impérialiste. Ils seraient 400 mercenaires sans foi ni loi à lutter aux côtés des forces de Kiev. Eux n'auraient pas d'états d'âme à décaniller un appareil civil avec 300 personnes à bord. Le massacre des civils est une de leurs spécialité. Lien1 - lien2

- Rand Corporation, un « think tank » étazunien qui serait l'un des « conseils » très influent du président ukrainen, le milliardaire Petro Poroshenko qui suivrait à la lettre le plan de reconquête de l'Est ukrainien concocté par ces têtes d’œuf (pourri). Lien 

 

ukraine,crash

ukraine,crash

 

Voilà quelques informations et réflexions qui tranchent avec la doxa ambiante concernant l'Ukraine. Pas inutile pour se faire une opinion...

 

Tridi 3 thermidor 222

 

Illustrations X – Droits réservés.

 

20/07/2014

Ouiquinde gastronomique: La soupe d’ablettes du Père Bijoudi

ablettes Bijoudi pour web.jpg
 
 

 

Sous son passe-montagne enroulé en bonnet,

Deux yeux d'un gris normand et un nez basané

Surmontaient une barbe hirsute et flamboyante

Chapeautée par le tourbillon de deux bacchantes.

Émergeait de sa bouche aux dents de carnassiers

Une longue bouffarde à tête de bélier.

Vêtu de hardes vertes et botté de cuissardes

Le Père Bijoudi, aux origines sardes,

Surnommé par ici « le pirate du Rhône »,

Menait sa barque plate parmi ilots et lônes.

Le fleuve dangereux, ami et adversaire,

N'avait pas de secret pour ce grand solitaire.

Il connaissait par cœur les remous, les courants,

Les vasières, les trous, les nids de cormorans,

Les gouffres à anguilles, les passages d'aloses,

Les grands cadavres d'arbres que chaque crue dépose,

Agachon des brochets, perchoirs pour les butors,

Cauchemar des pêcheurs. refuge des castors.

Quand le jour s'estompait, calé dans sa barcasse,

II ramait pour poser ses filets et ses nasses

Qu'il irait relever à l’aurore suivante

Sans jamais déroger, qu'il pleuve, neige ou vente.

Personnage secret, taciturne à l’envi

Lc Père Bijoudi a sauvé bien des vies

Lorsque le Fleuve-dieu, en ses grandes colères

Happait les imprudents dans ses eaux meurtrières.

Les jours de grandes crues, devant la ville inquiète,

Il préparait sa barque pour pêcher les ablettes:

Un grand filet carré ouvert par deux arceaux,

Pendu à un levier en tête de vaisseau.

A chaque relevée, le piège, en émergeant

Prélevait dans les eaux quelques éclairs d'argent.

Le Père Bijoudi les vendait aux badauds

Qui surveillaient la crue, au sec, sur les bord' eaux.

Lui, ce qu'il préférait, c'est la soupe d'ablettes...

- Ça c'est original Victor! Zou ! la recette!

- Prépare et fais sauter tomates et oignons

Dans de l'huile d'olive. Thym, laurier et sarriette.

Quand c'est bien coloré, rajoute tes ablettes.

Puis tu mouilles au vin blanc, cabernet-sauvignon,

Des vins de la Vallée, pas des vins bourguignons,

Ugni blanc ou clairette, coupé d'eau par moitié.

Bois un coup toi aussi et sales volontiers.

Attention! Tes poissons ne sont jamais vidés

C'est par là que ta soupe prend son parfum iodé.

Fais bouillir à feu vif dix à douze broquilles,

Le temps de fusiller, entre amis, une quille.

Au moulin à légumes tu vas alors passer

Les ablettes et leur jus. Après, tu vas presser

L'ensemble dans un linge. Serre sans te brûler,

Exprime tous les sucs et laisse bien couler.

Tu remets sur le feu, ajoutes du safran,

Attention, du pistil et pas du colorant,

Le safran est très cher, mais ne soit pas grigou:

Ton assaisonnement doit être de haut goût,

Coupées en minces tranches, quelques pommes-de-terre

Donneront à ta soupe du corps, du caractère.

Sers avec du râpé, gruyère ou parmesan,

Ce plat original, parfumé et puissant.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

 

Illustration Vincent Barbantan

 

 

Duodi 2 thermidor 222

 

19/07/2014

Ouiquinde foutrement érotique avec Alfred Delvau !

bacchante nue.jpg

 

 

Fouterie de poète


La fille :

Á quoi rêves-tu sous la couverture,
Ô mon cher poète, ô mon doux amant ?
Ne suis-je donc plus cette créature
Que tu désirais passionnément ?

Tu mourais pour moi d'un amour immense,
Dans des vers fort beaux... que je n'ai pas lus ;
Notre fouterie à peine commence,
Et déjà, mon cher, tu ne bandes plus !

Tes couilles, je vois, se vident plus vite
Que ton encrier plein de sperme noir ;
Ta pine n'est plus qu'une humble bibite
Indigne d'entrer dans mon entonnoir !

Pourtant, si j'en crois mes propres rivales.
Je réveillerais le plus mort des morts :
D'un coup de ce cul qu'ici tu ravales
Sans en éprouver le moindre remords.

Ma gorge se tient mieux qu'un militaire ;
Mon con est boisé comme l'est Meudon,
Afin de cacher l'autel du mystère
Où l'on officie en toute saison.

J'ai des cheveux roux comme des carottes ;
Des yeux de faunesse émerillonnés,
Qui guignent les vits au fond des culottes
Et des pantalons les mieux boutonnés.

Je possède l'art du casse-noisette,
Qui ferait jouir un nœud de granit ;
Un coup avec moi n'est qu'une amusette :
Quand on est à douze, on n'a pas fini !

Et lorsque mon con a soif de ton sperme,
Lorsqu'il en attend dix litres au moins,
Tu sers une goutte ou deux, puis tu fermes
Le doux robinet des ruisseaux divins !

Est-ce du mépris ou de l'impuissance ?
Es-tu pédéraste ou castrat, voyons ?
Un pareil état m'excite et m'offense :
Donc, descends du lit, ou bien rouscaillons !


Le poète :

Je sens les sonnets pousser sur mes lèvres,
Á vous contempler dans cet abandon ;
Vous me rappelez les biscuits de Sèvres
Pétris par la main du grand Clodion.

Corrège vous eût peinte en Antiope,
Á voir votre pose et vos charmes nus...
Je vous aime ainsi, divine salope :
La Farcy n'a pas de telles Vénus !

Je vous chanterai dans mes hexamètres,
Superbe catin dont je suis l'amant :
Des vers parfumés comme ceux des Maîtres,
Qu'on lit d'une main, tout en se pâmant.


La fille :

Conserve tes vers pour une autre muse
Qui se montera mieux le bourrichon ;
Ce n'est pas cela, mon cher, qui m'amuse :
Sois moins poète et beaucoup plus cochon !

Ingrat ! tu m'as mis le foutre à la bouche !
J'allais presque entrer dans le paradis ;
Maintenant je suis réduite, farouche,
Á me branler... moi ! Que je te maudis !...

Bande ta pine et débande ta lyre :
L'important au lit est de pisser droit ;
La femme n'est pas au monde pour lire...
Le nœud d'un goujat vaut celui d'un roi !

Ah ! ! je n'y tiens plus ! le cul me démange !
Qu'on m'aille chercher l'Auvergnat du coin :
Car je veux sentir le vit de cet ange
Enfoncer mon con, comme avec un coin !

 

Alfred Delvau

 (Ce fier gaillard, avec Ledru-Rollin, est un des pères du suffrage universel en France)

 

 

Primidi 1er thermidor 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

18/07/2014

Au bistro de la toile : Ukraine, Gaza... mondo, cane!

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Putaing, Victor, cette fois ça sent le brûlé, et ça se rapproche. En Ukraine, c'est un avion de ligne qui se fait décaniller. Trois cents morts totalement innocents, en dehors de toutes les embrouilles entre les guignols de Kiev et les charlots des frontières de l'Est. Á Gaza, ce sont des minots que des missiles font exploser. Dangereux les minots ! Ils doivent avoir des lance-pierres à longue portée, de redoutables armes de destruction massive...

 

- Eh ouais, Loulle ! La konnerie humaine est bien la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini. Pour cette histoire d'avion qui s'est « crashé » en Ukraine, c'est le foutoir le plus complet. Et écoute bien les médias : pas un mot ou si peu sur les pauvres gens qui y ont laissé leur peau... On ne connaît absolument pas la cause du « crash ». Descendu par un missile sol-air envoyé par les « rebelles indépendantistes » ? Descendu par un missile sol-air ou air-air envoyé par l'armée ukrainienne ? Descendu par un missile sol-air russe – il y a des « zexperts » à la solde de la propagande CIA qui n'hésitent même pas à franchir ce pas débile ? Bombe à l'intérieur de l'avion appartenant à cette même compagnie malaisienne qui a « perdu » un appareil il y a quelques mois ? Simple accident ? Personne ne sait rien, mais les « zexperts » ont déjà simplifié les choses : ce sont les méchants pro-russes, ces salauds qui refusent de se plier devant les magouilles des « autorités » de Kiev à la solde des Yankees et de l'Otan et noyautées par les néo-nazis.

 

- Tout laisse croire que...

 

- Que quoi ? On se sait rien. Mais on devrait bientôt savoir : les fameuses boites noires ont été retrouvées.

 

- Mais elles vont être étudiées à Moscou !

 

- Et alors ? Ce serait mieux si elles étaient étudiées à Dallas, Berlin ou Paris ? Il y aurait moins de risques de falsifications ? Tè, fume... C'est kifkif. Et puis, qu'est-ce qu'il foutait cet avion civil dans une zone de guerre ? Il voulait se suicider ou quoi ? Pour gagner quoi ? Deux-cents kilomètres de kérosène ? A la konnerie s'ajoute l'avarice la plus sordide. Autre chose : il est possible que l'appareil ait été descendu par erreur pour l'un ou l'autre des protagonistes de cette guerre civile ukrainienne. Il y a un précédant : un avion civil iranien descendu par erreur vers le golfe persique par un missile tiré « par erreur » par...un missile étazunien ! Trois cents morts, mais ce n'était...que des Iraniens... Comme quoi, il y en a qui ont de l'expérience en la matière...

 

- Et Gaza ?

 

- Là encore la konnerie humaine se surpasse. Ce sont les fronts obtus des religieux fanatiques du Hamas qui envoient des bombinettes au hasard sur des sites israéliens, en particulier sur des « colonies » de voleurs de terres. En contrepartie, l'armée surpuissante d'un pays théocratique gouverné par une extrême-droite aussi belliqueuse qu'arrogante bombarde aveuglément une population malheureuse, chaque mort devenant un martyr, creusant ainsi un fossé de haine entre deux populations qui ne sont séparées que par la konnerie religieuse triomphante...

 

- Mouais, heureusement, il y a les vacances... Allez, à la nôtre !

 

- Mondo cane... Á la nôtre !

 

 

Decadi 30 messidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

17/07/2014

La catastrophe nucléaire cachée au Nouveau-Mexique (USA)

conteneur déchets nucléaires ouvert.jpg

Ce conteneur qui baille est pourtant "fait pour durer 10.000 ans"!

 

Il n'y a pas que le foute, le Tour ou les massacres routiniers du proche-orient. Il y a aussi ce dont on ne parle pas dans la presse-purée et les canards laquais. Par exemple la panique qui règne depuis six mois au Nouveau-Mexique (USA) autour d'un site d'enfouissement de déchets nucléaire, le WIPP. ( Waste Isolation Pilot Plant). Ce WIPP est un centre de stockage profond de déchets nucléaires dans une couche de sel de 600 mètres d'épaisseur. C'est l'équivalent étazunien de ce que les grosses têtes de l’ANDRA et du CEA veulent construire à Bure dans la Meuse sous le nom de CIGEO, et que la lutte farouche des populations a évité à Marcoule (Gard).

 

WIPP est situé à quelques kilomètres de la ville de Carlsbad, dans le Nouveau Mexique (USA). Depuis le 14 février 2014, un « incident » (!!??) nucléaire est en cours dans ce centre de stockage profond de déchets radioactifs militaires et issus de la recherche. Un ou plusieurs conteneurs se sont ouverts suite à une explosion qui serait d’origine chimique à 655 mètres sous terre. Une radioactivité des plus redoutables - Plutonium, Americium - s’est échappée. Des taux de radioactivité faramineux ont été mesurés sur le site. En France, le très pro-nucléaire IRSN (institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) reprend les déclarations du DOE (départment of energy) et affirme que le panache de Plutonium et Americium est "sans danger" pour la santé de celles et ceux qui le respirent - une "évidence" vue que 1/ 1.000.000e de grammes de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer des poumons !

 

Á propos des causes possibles du feu, l’expert Don Hancock au Southwest Research and Information Center déclare que le plafond peut s’effondrer, sous le poids de la roche et du sel à 655 mètres sous terre et que c’est pour cela que depuis 1999, seulement 4 des 7 salles de stockage ont été remplies. L’expert évoque également des possibilités de dégâts collatéraux de l’industrie gazière car l’activité de fracturation hydraulique est très importante dans la région (source). Tiens, revoilà le gaz de schiste ! Mais il se pourrait aussi que le feu soit le fait de l'enveloppe de ces conteneurs, en magnésium (hautement inflammable, la base de tous les feux d'artifices!), enveloppe « faite pour contenir la radioactivité pendant 10.000 ans ». Ouarf ! Ouarf ! Ouarf ! Non, on est prié de ne pas rire ni ricaner...

 

Les « spécialistes » envisagent maintenant d'installer des « filtres » permanents pour « purger » les vapeurs s'échappant du site avant de les lacher dans l’atmosphère. Ben voyons. C'est très simple. Et ça durera bien 10.000 ans...

 

Á méditer avant de donner le feu vert à la construction du site d'enfouissement de Bure. Ouais, mais on sort du Mundial, on a le Tour et puis, merde, on est en vacances, non !

 

Sources :

http://www.coordination-stopnucleaire.org/spip.php?auteur3

http://www.ensi.ch/fr/2014/07/04/dechets-radioactifs-lifsn-suit-lincident-dans-le-depot-final-americain/

 

Nonidi 29 messidor 222

Photo X – Droits réservés

 

16/07/2014

Dumping fiscal, paradis fiscaux, croissance... On t'attend là, euro-citoyen Junker !

junker par A Botella.jpg

 

 

Barosso va ENFIN libéré le territoire. N'épiloguons pas sur les méfaits de ce personnage nuisible parmi les nuisibles et essayons d'avancer. La commission européenne s'est donc donnée un nouveau patron, le Luxembourgeois Jean-Claude Junker, créateur, lorsqu'il dirigeait son micro-pays, du « paradis fiscal le plus nuisible d'Europe » dixit Eva Joly qui connaît bien la question. Ce n'est pas un perdreau de l'année mais une vieille carne politique qui gravite depuis des décennies dans les milieux « responsables » de l'Europe. Il était le candidat du parti arrivé en tête aux dernières élections européennes, il est donc logique qu'il prenne la tête du pilier de l'Union : la Commission.

 

Il faut faire avec, ne lui faisons donc pas de procès d'intention. Mais on va vite voir comment il se comporte et au profit de qui il roule. En particulier dans la lutte contre...les paradis fiscaux, c'est-à-dire, en Europe, la lutte contre le dumping fiscal et les contorsions des multinationales qui jouent de ces distorsions pour « optimiser » leur fiscalité. En parlant clair, pour ne pas payer les impôts que les États dans lesquels ces entreprises prédatrices font leurs bénéfices sont légitimement en position d'attendre. On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Une des combines de ces multinationales s'appuie sur les « prix de transferts ». Il s'agit de transferts de pognon entre filiales d'une même multinationale installée dans le monde entier. Ainsi, en affectant des tarifs « pittoresques » à divers services et produits échangées entre ces filiales, les multinationales s'arrangent pour être déficitaires ou très peu bénéficiaires dans les pays à fort taux d'imposition, et ainsi faire passer l'essentiel de leurs bénéfices dans des pays « accueillants » en matière fiscale. Ainsi, Apple, Google, Dell, IBM, Starbucks et autres multinationales yankees reversent la quasi-totalité de leurs bénéfices effectués en France, en Allemagne, en Italie et dans toute l'U.E., sous forme de « royalties », à leur filiale Irlandaise dans laquelle elles concentrent la propriété des brevets et donc de tous les droits d'utilisation. Et voilà comment je t'embrouille !

 

Mais il n'y a pas que l'Irlande comme état-pirate en Europe, le Luxembourg – pays de Junker – en est un autre, et pas des moindres. Il concentre les sièges ou les filiales financières de beaucoup d'entreprises multinationales, et par des accords secrets entre l’État luxembourgeois (mais aussi hollandais, belge, britannique) et ces multinationales (les « tax ruling », se montre très accommodant sur les taxations... Junker s'est engagé durant sa campagne à « faire du droit comparé positif » (??!!) pour en finir avec cette concurrence fiscale entre États de l'Union, et à « revoir la fiscalité des entreprises ». On va voir... D'autant plus que dans l'U.E. toute décision concernant la fiscalité doit être prise à l'unanimité des 28 membres ! Bonjour l'efficacité, et merci aux Rosbifs qui ont imposé cette directive scélérate pour protéger les intérêts des vautours de la City. Il y a donc toujours un pays qui met son veto pour bloquer toute avancée conséquente en la matière. On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Les banques vont être très prochainement obligées lien à déclarer, entre autres, le nombre des personnels qu'elles emploient pays par pays, les bénéfices qu'elles réalisent pays par pays, le montant de l'impôt qu'elles y paient, pays par pays encore. On verra si Junker propose d'étendre cette excellente directive aux multinationales ! On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Junker s'est prononcé clairement, au cours de sa campagne électorale, pour la création d'un registre sur lequel il serait obligatoire d'enregistrer les noms et coordonnées de tous les bénéficiaires des trusts, edges-funds et autres officines opaques qui participent à l'évasion fiscale et au blanchiment d'argent. Registre contre lequel ferraillent entre autres les Pays-Bas et...le Luxembourg ! lien On t'attend, là, euro-citoyen Junker.

 

Ah ! C'est vrai, Junker a promis 300 milliards sur 3 ans pour relancer la « croissance ». Soit 100 milliards par an. Pour 500 millions de citoyens européens, cela fait 200 euros par citoyen. Un bon repas en famille au resto... Ma foi, c'est toujours bon à prendre. On t'attend, là encore, euro-citoyen Junker.

 

 

Octidi 28 messidor 222

 

Illustration : merci à A.Botella

 

15/07/2014

« FAIT MAISON » : le triomphe des gargotiers

logo Fait maison.jpg

 

Ah ! Quel bonheur ! Á partir d'aujourd'hui, au resto, on pourra savoir si ce qui arrive dans notre assiette provient du savoir-faire du cuisinier à partir de produits frais du terroir, ou bien des usines de l'industrie agroalimentaire.

 

Tè ! Fume...

 

Les gargotiers triomphent. Ils gagnent haut la main la coupe du monde de la Malbouffe. Ceci grâce aux efforts et au pognon du puissant lobby de l'agroalimentaire qui a su circonvenir sénateurs et députés pour faire passer une loi bidon. Qu'on en juge.

 

Ah ! L'emballage est beau : le logo « fait maison » a été créé pour valoriser « les plats cuisinés entièrement sur place à partir de produits bruts ou de produits traditionnels de cuisine ». Eh bien voilà. C'est bien ça ! Voilà qui va rassurer les clients et relancer la production de ces bons produits du terroir qui font que la gastronomie française – fierté nationale ! - a été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Ben voyons... Continuons la lecture du décret :

 

« Peuvent entrer dans la composition d’un plat “fait maison” les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel :
- épluchés, à l’exception des pommes de terre, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés ;
- fumés, salés ;
- réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide. »

 

Autrement dit le gargotier qui « réceptionne » (directement de chez Metro, Brake ou autre distributeur de l'industrie agroalimentaire) du bœuf déjà cuit, qui y rajoute un sachet de carottes surgelées, une sauce toute faite (puisqu'il peut « sous réserve d’en informer par écrit le consommateur », se procurer ses « fonds blancs, bruns et fumets »), du sel et du poivre pour personnaliser le met, pourra marquer sur sa carte :  daube « fait maison ».

 

Pareil pour son confrère spécialisé dans la cuisine de la mer : il va « réceptionner » du cabillaud sous vide, en déchirer l'emballage – ce qui requiert un grand savoir-faire – le réchauffer au micro-ondes, y rajouter deux feuilles de salade sous vide également, l'agrémenter une mayonnaise industrielle (pour des raisons de sécurité alimentaire !) et lui aussi le vendre sous l’appellation « fait maison ».

 

Pourquoi se gênerait-il, le gargotier puisque un plat composé d’un produit qui ne serait pas fait sur place « peut être présenté comme “fait maison” dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l’a fabriqué est expressément indiqué ».

 

Autrement dit, il peut vendre n'importe quelle merde, à condition d'en « informer le consommateur ». Mouais... Loin au bas de la carte, en caractères six illisibles, en renvoi d'astérisques minuscules !

 

Comme foutage de gueule, on ne fait pas mieux.

 

Pire : le vrai cuisinier qui confectionnera vraiment lui-même une purée de pommes-de-terre ou une tarte tatin devra, pour y apposer le logo « fait maison », en apporter la preuve en montrant ses livres de compte, en désignant ses fournisseurs, en ouvrant sa cuisine à des inspecteurs pointilleux, tandis que les autres, les ouvreurs de boites, les réchauffeurs de surgelés, les déchireurs de sachets plastiques pourront continuer sans problèmes leur peu ragoutante mais si rentable tambouille.

 

Que demandait le consommateur ?

 

- Que soit apposée un logo clair, explicite, indiquant la nature industrielle de tel ou tel plat. Eh ! Oh ! Puis quoi encore... Ce serait foutre en l'air la juteuse tambouille des « réchauffeurs » (80% des restaurants de France).

 

- Que l'appellation « Restaurant » soit réservées aux établissements faisant travailler de vrais cuisiniers et utilisant des produits frais. Tout comme les boulangers ont réussi à interdire l'appellatiuon « Boulangerie » aux réchauffeurs de pâtons surgelés.

 

Mais c'est encore trop demander...

 

Les gargotiers ont gagné, les consommateurs ont perdus.

 

Quant aux sénateurs et députés qui ont chié cette loi, ils prouvent par là qu'ils cumulent non seulement les mandats, mais aussi la konnerie, la duplicité et la corruption.

 

Septidi 27messidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

14/07/2014

14 juillet fête de la Fédération

victor hugo,14 juillet

 

Célébration du 14 juillet dans la forêt.

Qu'il est joyeux aujourd'hui
Le chêne aux rameaux sans nombre,
Mystérieux point d'appui
De toute la forêt sombre !

Comme quand nous triomphons,
Il frémit, l'arbre civique ;
Il répand à plis profonds
Sa grande ombre magnifique.

D'où lui vient cette gaieté ?
D'où vient qu'il vibre et se dresse,
Et semble faire à l'été
Une plus fière caresse ?

C'est le quatorze juillet.
À pareil jour, sur la terre
La liberté s'éveillait
Et riait dans le tonnerre.

Peuple, à pareil jour râlait
Le passé, ce noir pirate ;
Paris prenait au collet
La Bastille scélérate.

À pareil jour, un décret
Chassait la nuit de la France,
Et l'infini s'éclairait
Du côté de l'espérance.

Tous les ans, à pareil jour,
Le chêne au Dieu qui nous crée
Envoie un frisson d'amour,
Et rit à l'aube sacrée.

Il se souvient, tout joyeux,
Comme on lui prenait ses branches !
L'âme humaine dans les cieux,
Fière, ouvrait ses ailes blanches.

Car le vieux chêne est gaulois :
Il hait la nuit et le cloître ;
Il ne sait pas d'autres lois
Que d'être grand et de croître.

Il est grec, il est romain ;
Sa cime monte, âpre et noire,
Au-dessus du genre humain
Dans une lueur de gloire.

Sa feuille, chère aux soldats,
Va, sans peur et sans reproche,
Du front d'Epaminondas
À l'uniforme de Hoche.

Il est le vieillard des bois ;
Il a, richesse de l'âge,
Dans sa racine Autrefois,
Et Demain dans son feuillage.

Les rayons, les vents, les eaux,
Tremblent dans toutes ses fibres ;
Comme il a besoin d'oiseaux,
Il aime les peuples libres.

C'est son jour. Il est content.
C'est l'immense anniversaire.
Paris était haletant.
La lumière était sincère.

Au loin roulait le tambour...?
Jour béni ! jour populaire,
Où l'on vit un chant d'amour
Sortir d'un cri de colère !

Il tressaille, aux vents bercé,
Colosse où dans l'ombre austère
L'avenir et le passé
Mêlent leur double mystère.

Les éclipses, s'il en est,
Ce vieux naïf les ignore.
Il sait que tout ce qui naît,
L'oeuf muet, le vent sonore,

Le nid rempli de bonheur,
La fleur sortant des décombres,
Est la parole d'honneur
Que Dieu donne aux vivants sombres.

Il sait, calme et souriant,
Sérénité formidable !
Qu'un peuple est un orient,
Et que l'astre est imperdable.

Il me salue en passant,
L'arbre auguste et centenaire ;
Et dans le bois innocent
Qui chante et que je vénère,

Étalant mille couleurs,
Autour du chêne superbe
Toutes les petites fleurs
Font leur toilette dans l'herbe.

L'aurore aux pavots dormants
Verse sa coupe enchantée ;
Le lys met ses diamants ;
La rose est décolletée.

Aux chenilles de velours
Le jasmin tend ses aiguières ;
L'arum conte ses amours,
Et la garance ses guerres.

Le moineau-franc, gai, taquin,
Dans le houx qui se pavoise,
D'un refrain républicain
Orne sa chanson grivoise.

L'ajonc rit près du chemin ;
Tous les buissons des ravines
Ont leur bouquet à la main ;
L'air est plein de voix divines.

Et ce doux monde charmant,
Heureux sous le ciel prospère,
Épanoui, dit gaiement :
C'est la fête du grand-père.


Victor Hugo

 

Sextidi 26 Messidor 222

Photo X - Droits réservés

13/07/2014

Ouiquinde érotico gastronomique en voyage

danse du ventre 1.jpg
 
 
 
 
 

Katy

 

J’ai rencontré Katy sur un paquebot turc

Qui reliait Marseille au pays d’Atatürk

Longue, fine, élancée, androgyne et très blonde,

En voyage de noce elle courait le monde.

 

Un regard prometteur longuement échangé,

Deux verres de raki, près du bar, partagés,

Et nous nous retrouvons, sans parole inutile,

Sur le pont, envoûtés, commençant une idylle.

 

Je cueille sur ses lèvres un baiser épicé,

Je roule entre mes doigts ses petits seins dressés

Elle m’offre, cambré, le bas de son échine

 

Et nous faisons l’amour, au rythme des machines

Nous grimpons, enlacés, vers le septième ciel

Croquant à belles dents dans sa lune de miel !

 

 

Les “ Dolma yalanci ” – Les feuilles de vignes farçies

 

Le mari de Katy, un pasteur anglican

Pratiquait avec flegme une juste devise :

“ Mieux vaut une participation sur un volcan

Que l’exclusivité d’une froide banquise ! ”

Nous nous sommes aimés de fougue et d’abondance

De Marseille à Capri, du Pirée à Byzance,

Au hasard des recoins du bateau haletant

Toujours sur le qui-vive et pressés par le temps,

Sur des bâches pliées, sur des tas de cordages,

Mais surtout dans les chaloupes de sauvetage.

Grand, solide et rougeaud, le regard ironique,

Le pasteur buvait sec du rhum de Martinique

Il connaissait les hommes, les femmes et le péché

Et savait que Katy, sa belle amourachée

Lui reviendrait bientôt, et sans perdre la boule,

Sitôt que le bateau atteindrait Istamboul…

Le pasteur généreux, grand seigneur, m’invita

Dans un resto flottant, sous le pont Galata,

Il reprit possession, avec verve et humour

De sa volage épouse, de sa poupée d’amour,

Et la gorge serrée, je dus rendre les armes

Quand Katy me quitta, sans verser une larme…

- Eh ! Victor, ici bas, chacun porte sa croix,

Et souvent, le cocu n’est pas celui qu’on croit !

Il t’a bien fait marron, le serviteur de dieu !

Mais qu’avez-vous mangé comme repas d’adieu ?

- Un plat oriental, les “ Dolma yalanci ”,

On connaît : ce sont les feuilles de vignes farcies.

Tu fais blanchir trente secondes,

Dans de l’eau bouillante et salée,

Des feuilles de vignes que tu émondes

Des nervures et parties talées.

Tu les sèches sur du sopalin

Et tu te bois un coup de vin.

Tu colores un oignon et de l’agneau haché

Dans de l’huile d’olive sans laisser attacher,

Un verre de riz sec, laisse prendre du goût,

Puis recouvre d’un doigt d’eau, citronnée surtout.

Laisse cuire dix minutes, rajoute des raisins

Secs trempés, égouttés, cannelle, pignons de pin,

Sale, poivre, cuis à absorber le liquide,

Vide ton verre plein et plains ton verre vide.

Dispose cette farce sur tes portions de feuilles

Roule-les en cylindres, c’est fait en un clin d’œil,

Et pour ne pas qu’ils s’ouvrent, avec un cure-dent

Tu rapproches les bords et tu piques dedans.

Dans le fond d’une poêle, met ces petits rouleaux,

Un peu d’huile d’olives, un demi verre d’eau,

Et fais cuire à feu doux, vingt minutes à couvert.

C’est un plat délicieux, qui rend les hommes verts !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

JVJ

 

 

 

 

 

Quintidi 25 messidor 222

 

Photo X - Droits réservés

 


 

12/07/2014

Ouiquinde érotique héllène avec Jarry (Fredo la gidouille!)

amazone cheval.jpg

Alfred Jarry

A la découverte de la femme


Une forme nue et qui tend les bras,
Qui désire et qui dit : Est-ce possible ?
Yeux illuminés de joie indicible,
- Qui peut, diamants, nombrer vos carats !

Bras si las quand les étreintes les rompent.
Chair d'un autre corps pliée à mon gré,
Et grands yeux si francs, surtout quand ils trompent,
- Salez moins vos pleurs, car je les boirai.

Au frisson debout elle est, endormie,
Un cher oreiller en qui bat un coeur ;
Mais rien n'est plus doux que sa bouche amie,
Que sa bouche amie, et c'est le meilleur.

Nos bouches, formez une seule alcôve,
Comme on unit deux cages par leurs bouts
Pour célébrer un mariage fauve
Où nos langues sont l'épouse et l'époux.

Tel Adam qu'animé une double haleine
A son réveil trouve Ève à son côté,
Mes sommeils enfuis, je découvre Hélène,
Vieux mais éternel nom de la beauté.
Au fond des temps par un cor chevroté :

- Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'Éros.
Vers Troie
La proie,
S'éploie
La joie
D'Argos.

L'agile
Achille
Mutile
La ville
Où pâme
Priam.
Le sillon de son char qui traîne
Hector à l'entour des remparts
Encadre un miroir où la reine
Toute nue et cheveux épars,
La reine
Hélène
Se pare.

- Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Le vieux Priam implore sur la tour :

- Achille, Achille, ton coeur est plus dur
Que l'or, l'airain, le fer des armures,
Achille, Achille, plus dur que nos murs,
Que les rochers bruts de nos remparts !

A son miroir Hélène se pare :

- Mais non, Priam, il n'est rien si dur
Que le bouclier d'ivoire de mes seins ;
Leur pointe s'avive au sang des blessures,
De corail comme l’œil de blancs oiseaux marins :

Dans la prunelle froide on voit l'âme écarlate.
Il n'est rien si dur, non, non, non, Priam.

Paris archer
Comme Cupidon
S'en vient flécher
Achille au talon ;

Pâris Éros
Si blond et si rosé,
Le beau Paris, juge des déesses,
Qui choisit d'être amant d'une femme ;
Le ravisseur d'Hélène de Grèce,
Fils de Priam,
Paris l'archer est découvert :
Sur sa trace éperdue exulte un char de guerre,
Son sexe et ses yeux morts nourrissent les vautours :

- Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Destin, Destin, trop cruel Destin !
Le buveur du sang des mortels festoie :
Les corps hellènes jonchent la plaine de Troie,
Destin et vautours font même festin.
Trop cruel Destin, dur aïeul des dieux !

- Destin n'est qu'un mot, et les cieux sont vides.
S'il était des cieux autres que mes yeux.
Mortels, osez en scruter sans pâlir
L'abîme de bleu, l’arrêt s'y peut lire :
L'époux et l'amant, Ménélas, Pâris,
Sont morts et de morts la plaine est couverte
Pour faire à mes pieds un plus doux tapis,
Un tapis d'amour qui palpite et bouge ;
Et puis j'ai souvent une robe verte

Et... je ne sais pas... ces jours là, j'aime le rouge.

Alfred Jarry dans Le Surmâle

 

Grecs couple.jpg

 

Quartidi 24 messidor 222

 

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11/07/2014

Le foot ! Le foot ! Le foot ! Ras-les-aliboffis…

foot urtikan Mutio.jpg

 

Ils nous les gonflent jusqu’à les faire éclater avec leur konnerie de foot.  Les lucarnes à décerveler s’en donnent à cœur joie, suivies par les machines-à-bruit et les canards-laquais. « Drame national au Brésil » « Et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne », et patin-coufin.

 

Distraire la « populasse » avec des niaiseries afin qu’elle ne voit pas le zob qui l’enfile sans vaseline !

 

Cet enfumage organisé, mondialisé, va dans le sens d’un des objectifs des néo-cons (et kons tout courts) qui nous gouvernent :

- Empêcher le public de réfléchir et de se poser intelligemment des questions sur sa condition, et sur la manière dont la société est organisée et dirigée.

- Rendre le public plus facilement manipulable en affaiblissant ses capacités d'analyse et de sens critique.

        

Pour ce faire, Le Lay a, en son temps, avec une étonnante franchise, reconnu que la finalité de TF1 est de « rendre les cerveaux disponible pour CocaMerde ».

 

Les moyens pour atteindre ces objectifs sont connus :

- Diffuser massivement des programmes TV débilitants et premier lieu le sport, les jeux débiles et les téléréalités.

- Noyer les informations et connaissances importantes dans un flot d'informations insignifiantes. C’est la censure par le trop-plein d'informations.

- Promouvoir des loisirs de masse débilitants. Le foot ! Le foot ! Le foot !

- Encourager la consommation de tranquillisants et somnifères. Un peuple abruti et accro ferme sa gueule.

- Autoriser sans restriction la consommation d'alcool, et le vendre à un prix accessible aux plus défavorisés.

- Faire en sorte que l'éducation donnée aux "couches inférieures" soit du plus bas niveau possible. Et faire en sorte qu’elles soient fieres de leur inculture en donnant le bac à 9 « candidats » sur 10. (Pour ne pas l’avoir, c’est compliqué, il faut en faire la demande bien à l’avance et si possible être pistonné !)

- Réduire le budget de l'éducation publique, et laisser se développer dans les écoles des conditions de chaos et d'insécurité qui rendent impossible un enseignement de qualité. Afin que les « zélites » friquées se retrouvent entre elles dans des instituts privés.

- Limiter la diffusion des connaissances scientifiques (en particulier dans les domaines de la physique quantique, de la neurobiologie, et surtout de la cybernétique - la science du contrôle des systèmes vivants ou non-vivants).

- Limiter aussi la diffusion des concepts les plus puissants concernant l'économie, la sociologie, ou la philosophie. BHL et Finkelkrot plutôt que Bourdieu ou Généreux.

- Parler au public de technologie plutôt que de science. Etc., etc.

 

Prendre conscience de la manière dont les crapules – tant politiques qu’économiques ou religieuses - qui nous gouvernent nous manipulent, c’est déjà faire acte de résistance !

 

Tridi 23 messidor 222

 

Illustration: merci à Mutio

 

10/07/2014

Au bistro de la toile : la réforme territoriale

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- Salut Victor. T'as ton passeport pour venir ici ?

 

- Ouais Loulle. Mon passeport, fort heureusement,ce n'est que le pognon que je te file pour payer ma tournée. Mais je vois où tu veux en venir : je traverse le Rhône pour venir dans ton antre de perdition. Ce faisant, tout en restant dans la même communauté de communes (la COGA), je change de commune, de département et de région !

 

- Tu viens dans les pays de l'Est en quelque sorte.

 

- Exactement. Dans les pays de l'Est du Rhône. Et crois-moi, cette situation n'est pas toujours confortable. Tiens par exemple, pour créer une entreprise dans la partie gardoise de Grand Avignon (c'est ainsi que se nomme la communauté de communes). J'en ai l'expérience. Tu vas donc te renseigner au plus proche : à la Chambre de commerce d'Avignon. Où on te répond qu'il te faut aller à la CCI...de Nîmes. Quarante km au lieu de deux. Á Nîmes, on te regarde de loin : tu es un rhodanien, donc un Avignonnais. Presqu'un étranger. Et c'est pareil pour toutes les administrations : tribunal de commerce, sécurité sociale, conseil général, etc. Pareil pour ceux qui prennent leur retraite : ils doivent faire 40 bornes pour la plus simple des démarches, au lieu de seulement traverser le Rhône...

 

- Chez moi c'est moins compliqué Victor : je te sers sans problème du Côtes-du-Rhône aussi bien de la rive droite que de la rive gauche. Et au même prix !

 

- Tu rigoles Loulle. Mais les vignerons ont depuis longtemps effacé la stupide frontière du Rhône qui, depuis longtemps est un lien et non une séparation. Leurs instances professionnelles couvrent les deux rives du Rhône.

 

- Et bientôt Victor, pour bien des démarches, c'est à Toulouse qu'il te faudra aller !

 

- J'aime bien Toulouse Loulle, mais on touche là une aberration de ces fusions décidées d'en haut, par des énarques coupés des réalités du terrain. Nous, sur la rive droite du Rhône, nous sommes Provençaux, pas Languedociens et encore mois Midi-pyrénéens. Radio-bleu Nîmes n'arrive même pas chez nous, nous écoutons radio-bleu Vaucluse, nous regardons FR3 Provence et pas Montpellier. Les Rhodaniens envoient leurs gosses à l'école ou à l'université à Avignon, vont au spectacle à Avignon, vivent souvent sur la,rive gardoise, plus chicos, et travaillent à Avignon, etc... La « frontière » naturelle entre Provence et Languedoc ne passe pas par le Rhône, mais par le Vidourle, ce fleuve côtier célèbre par ses terribles colères (les vidourlades) et qui descend des Cévennes pour se jeter dans la Méditerranée entre la Grande-Motte et le Grau-du-Roi. Les bâtisses traditionnelles (fermes et mas) sont ouvertes en Provence, fermées en Languedoc. La langue occitane varie légèrement à partir de ce fleuve côtier. La religion (à l'époque sombre où ça comptait) aussi. Mais les distinctions sont tout de même minimes. Il y a en commun le « fé di bioù » (la foi dans les taureaux), la Camargue commune, le mistral, les crues du Rhône, le TGV aussi... Et surtout, il y a des réalités économiques : le triangle Avignon, Nîmes, Arles, c'est plus de 70.000 emplois.

 

- Alors, vous allez demander votre indépendance ?

 

- Sinon notre indépendance, du moins notre rattachement à la région Provence-Alpes-Côte-d'azur. Note que j'évite le sordide raccourci « paca » qui me donne envie de caguer.

 

- Mais les gardois « d'outre-Vidourle » ne seront peut-être pas d'accord ?

 

- Possible. Mais pourquoi ne pas scinder le département en deux, puisque de toute façon les départements sont appelés à disparaître ?

 

- Alors bienvenue chez nous Victor et, tè, je te sers deux canons : un Lirac (rive droite) et un Gigondas (rive gauche) !

 

Duodi 22 messidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

 

Pétition pour le rattachement du Gard à la région Provence : ICI

09/07/2014

Terrorisme : vers un « patriot act » à la française ?

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Ce matin, je viens d'entendre le juge antiterroriste Marc Trévidic parler de ses inquiétudes concernant les jeunes partant faire le « jihad » en Syrie ou ailleurs. Il a écrit un livre sur ce sujet qu'il connaît bien: « Terroristes – Les 7 piliers de la déraison ». « Dans l'antiterrorisme, dit-il, il faut empêcher que le crime soit commis. Donc, il faut pouvoir démontrer qu'un crime allait avoir lieu. Il faut prouver que les gens qu'on arrête entendaient participer à une action terroriste, alors qu'elle n'a jamais été commise. Nous sommes dans un moment qui se situe avant même la tentative... » Difficile effectivement !

 

Les parlementaires vont débattre aujourd'hui pour tenter de mettre en place un arsenal législatif susceptible de lutter contre ce fléau. Avec la possible création d'un délit « d'intention de jihad » ! Et même la qualification d'une « entreprise terroriste individuelle ». L'Eurl du terrorisme en quelque sorte ! Autrement dit une justice préventive, sanctionnant non pas des faits mais des intentions !!! En quelque sorte, un « Patriot act » à la française. Bonjour les dégâts !

 

Marc Trévidic pensent que la cause de cette épidémie de « djihadite aigüe » est le fait de ce qu'il nomme « les imams électroniques », c'est-à-dire les sites internet qui incitent les jeunes à rejoindre le terrorisme islamique. Un millier de jeunes Français seraient partis ainsi en Syrie. Certains sont tués (très bien), d'autres sont déçus et comprennent leur erreur (??? Trévidic, lui, pense qu'il n'y a pas de repentir possible en la matière), mais beaucoup reviennent sur le sol national avec non seulement la haine pour tout ce qui n'est pas musulman mais aussi l'expérience de tuer et l’entraînement pour le faire.

 

Ils se fondent dans la population et pratiquent l'art de la dissimulation, la « taqiya ». Pour Trévidic, « la taqiya est une des plus grandes menaces qui pèsent sur nous : c'est le risque de ne plus arriver à repérer nos ouailles ! C'est une méthode qui était enseignée dans les camps d'al-Qaida à partir du milieu des années 90. Nous tenons ces explications des résidents français qui sont revenus de ces camps. L'idée générale était de légitimer par le Coran le fait de permettre à des apprentis terroristes - ou terroristes aguerris - de se fondre dans la population. Quitte à enfreindre certaines règles de l'islam, comme avoir des relations avec des femmes hors mariage ou encore boire de l'alcool. En clair, avant de passer à l'action, il faut se camoufler au milieu des "mécréants". Autrefois, on appelait ces personnes les "agents dormants d'al-Qaida". C'est la logique de la guerre, du faible et du fort, qui se marie parfaitement au terrorisme. Elle trouve sa justification dans des versets religieux. Le prophète Mahomet lui-même aurait recommandé de ne pas attaquer ouvertement l'ennemi tant qu'on est trop faible. Et d'attendre d'être plus fort pour passer à l'offensive. »

 

Que faire avec ceux-ci ? Ce sont eux les plus dangereux. Mohamed Merhad (le tueur d'enfant de Toulouse) et Mehdi Nemmouche (l'auteur de l'attentat contre le musée juif de Bruxelles) sont de ceux-là. Pourquoi ne pas leur interdire le retour en Europe et en France ? « Ils sont Français... Il n'est donc pas possible de leur empêcher le retour dans leur pays. » Faut-il en faire des gens assignés à résidence ad vitam eternam !

 

Il n'y a pas de loi pour neutraliser ces gens, alors on fait quoi ? On attend qu'ils tuent, et tuent en masse : sur un marché, dans un cinéma, dans le métro, dans une gare, au stade, dans une école, tout est cible pour un tueur fanatisé.

 

Tout est dit. Ces « loups solitaires », à partir du moment où ils sont reconnus, « logés » comme disent les flics, on fait quoi ? On attend qu'ils agissent ? Qu'ils massacrent ? Vous croyez qu'on a les moyens de surveiller ainsi des centaines d'assassins potentiels ?

 

Au chiotte tout angélisme bêlant : ces gens-là sont des ennemis mortels, on doit les traiter en ennemis mortels. Et s'en débarrasser définitivement, sans états d'âme ni publicité...

 

Sources : France-inter et Le Point

 

Primidi 21 messidor 222

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08/07/2014

Au bistro de la toile : syndicats...

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- Oh ! Victor, je te voyais pas ce matin, j'ai cru que tu boycottais mon rade et que tu choisissais la politique de la chaise vide.

 

- Non Loulle. On n'est plus dans la cour de l'école, on ne boude pas. Ton rade n'est-il pas l'un des derniers lieux ouverts où l'on puisse confronter dans la bonne humeur toutes les opinions ?

 

- C'est vrai Victor. La conférence sociale ici, c'est tous les jours. Pas comme là-haut, chez les « zélites », chez les décideurs qui font de la surenchère au lieu de discuter de tout, qui prenne des postures au lieu de défendre des idées.

 

- Les syndicats, Loulle, qu'ils soient ouvriers ou patronaux, sont dans la posture parce qu'ils ne sont pas représentatifs. En France, la proportion de salariés syndiqués tourne autour de 7% à 8%. La France a le plus faible taux de syndicalisation des pays de l'OCDE. Á comparer avec l'Allemagne 18,6%, le Royaume-Uni 26,5%, l'Italie 35% et la Finlande 70%. Ils sont donc tous en concurrence pour séduire le plus de monde possible, avec toutes les surenchères que cela implique.

 

- Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour augmenter le nombre de syndiqués et donc leur donner plus de puissance...

 

- ...et de responsabilité ! Il faut savoir qu'ici, Loulle, lorsque des accords sont conclus, ils s'appliquent à tous les salariés. Autrement dit, 92 à 93% des salariés bénéficient des avancées, ou subissent les reculades des syndicats, sans avoir rien fait pour.

 

- C'est bien ça ,Victor. C'est toujours les minorités agissantes qui font avancer les choses.

 

- C'est vrai. Mais ces avancées se font toujours dans la douleur, par les grèves, les mouvements sociaux, les manifestations. Ce ne sont jamais des solutions équitables résultant de négociations dures, opiniâtres mais sereines. Il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Avec toutes les rancœurs et les désirs de revanche que ça implique.

 

- Alors, tu vois une solution ? Rendre l'inscription syndicale obligatoire?

 

- Certainement pas Loulle. Mais imagine que les résultats des négociations entre syndicats salariés et patronaux ne soient applicables qu'aux seuls syndiqués, les autres se démerdant individuellement. Tu verrais que les choses changeraient vite ! Pour bénéficier des avancés obtenues par les syndicats, les salariés se presseraient pour se syndiquer ! Et idem, de leur côté, pour les petits patrons. Dès lors, avec 80% de syndiqués ou plus, les représentants syndicaux auraient un autre poids et les discussions seraient forcément plus positives. Une fois par an, à l'occasion d'une conférence sociale, les partenaires mettraient tout sur la table et, poussés par leur base énorme, ils ne sortiraient que lorsqu'un accord serait signé. Sans compter que les seules cotisations des syndiqués donneraient des moyens considérables aux syndicats, soulageant les finances publiques et mettant fin à bien des pratiques douteuses...

 

- En voilà une idée qu'elle est bonne Victor ! Tè, à la nôtre, c'est ma tournée !

 

 

Décadi 20 messidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

07/07/2014

Impunité des multinationales : le bal des faux-culs.

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Pendant le bronze-cul, le fouteballe et maintenant le tour de France, notre glorieux gouvernement de gôôôche vient de s’illustrer – comme tous les autres gouvernements européens d’ailleurs - en votant pour le maintien de l’impunité des multinationales. Découvrez cette information honteuse dans ce communiqué conjoint d’ATTAC et de AITEC :

 

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU favorable à la fin de l’impunité des multinationales. La France vote non.

par AITEC, Attac France

 

Ce jeudi 26 juin, malgré l’opposition de la France, de l’Allemagne et des États-Unis, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est prononcé en faveur d’un projet de résolution déposé par l’Équateur et l’Afrique du Sud afin d’élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les entreprises multinationales et les droits humains. Attac France et l’Aitec dénoncent le vote français contre une initiative bienvenue et justifiée, tant il est urgent de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les multinationales et garantir l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

C’est par 20 votes pour, 14 contre et 13 abstentions que la résolution en faveur d’un futur instrument légalement contraignant envers les multinationales a été adoptée au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU. Cette résolution, dont le principe avait été soutenu par 85 États de la planète en septembre dernier, ouvre une opportunité historique pour combler un manque flagrant : il n’existe pas, au niveau international, d’instrument juridiquement contraignant, pourvu de mécanisme de sanction, pour réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

Les multinationales bénéficient ainsi d’une asymétrie dans le droit international puisqu’elles disposent aujourd’hui de toute une batterie d’instruments normatifs (accords de libre-échange, traités bilatéraux sur les investissements, mécanismes d’arbitrages internationaux, etc.) qui protègent leurs droits et leurs intérêts, renforçant d’autant leur pouvoir économique et politique. Toutes les tentatives passées pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains ont échoué, notamment suite à leur fort lobbying, et seuls existent aujourd’hui des codes volontaires et des principes directeurs juridiquement non-contraignants et absolument inefficaces.

Pourtant, de Bhopal au Rana Plaza en passant par le cas de Chevron en Équateur ou de Marikana en Afrique du Sud, nous ne manquons pas de cas d’études et de documentation, y compris au sein des instances internationales, pour justifier la double nécessité de destituer l’architecture d’impunité dans laquelle évoluent les multinationales, et d’introduire des dispositions contraignantes garantissant que les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations ne puissent être violés par les multinationales, et rester impunis.

Des centaines d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier soutiennent la proposition initiée par l’Équateur et l’Afrique du Sud et se sont mobilisés cette semaine à Genève, et ailleurs, pour faire pression sur les États membres du CDH et sensibiliser l’opinion publique internationale. En votant en bloc contre le projet de résolution, les pays européens et de l’OCDE (hormis le Chili qui s’est abstenu) ont fait passer les intérêts des multinationales au-dessus de la protection des droits humains.

Attac France et l’Aitec appellent le gouvernement français à revoir sa position, et à s’expliquer à défaut. Nous considérons en effet que le soutien français à cette résolution n’aurait contredit ni la mise en application des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains de l’ONU, ni le projet de loi français en cours de préparation sur la responsabilité des acteurs économiques à l’étranger, qui ne devrait comporter aucune mesure contraignante. Le lobby des multinationales françaises et le ministère de l’économie et des finances, qui étaient parvenus à grandement limiter la portée du contenu de la loi sur le développement et la solidarité internationale adoptée en février dernier [1] quant aux obligations des entreprises françaises vis à vis de leurs filiales et sous-traitants, a-t-il été plus fort que l’obligation de la France à respecter ses engagements internationaux sur les droits humains ?

Nos deux organisations suivront avec attention les suites qui seront données à cette résolution, en particulier les travaux du groupe de travail intergouvernemental qui devrait être créé d’ici 2015 pour construire des propositions plus précises. Elles s’engagent également à poursuivre leurs initiatives et mobilisations visant à réduire l’emprise du secteur privé, notamment à travers les accords de libre-échange et d’investissement, sur nos économies, sur la nature et sur nos vies.

P.-S.

 

(1)   http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0289.asp

 

 Nonidi 19 messidor 222

 

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06/07/2014

Ouiquinde érotico gastronomique : le lièvre des marais de Wanda

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Wanda

 

A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré

Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône

Et vivait libre et nue comme une sauvageonne

Dans une simple hutte à l’orée des marais.

 

Sur une planche à voile, je chevauchais les flots,

Wanda voulut monter sur mon engin rétif

Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif

Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.

 

Pour l’aider à monter je la soulève au fesses

Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,

Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,

 

En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,

Puis, au gré de la vague se redresse le mat,

Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.

 

 

- Se servir de la mer comme d’un grand plumard,

Ben ! dis donc ! T’as du faire rougir les homards !

Les girelles devaient frétiller d’allégresse

Et l’onde bouillonner comme une bouillabaisse !

- Ce n’est pourtant pas ça que nous avons mangé

Lorsque après nos ébats nous avons partagé

Un excellent repas préparé par la belle,

Devant son cabanon, assis sous la tonnelle.

Wanda, fine fourchette, la veille avait fait cuire

Un régal camarguais : un lièvre des sansouires.

Dépouille l’animal, vide-le, sèche-le

Et puis ampute-le de la tête et la queue.

Coupe-le comme un lièvre en quartiers et portions,

Epluche et émince quelques jolis oignons,

Au fond d’une terrine, met tes morceaux de viande,

Ajoute thym, laurier, romarin et amandes,

Du poivre du moulin, puis de l’huile d’olive,

Arrose à l’Armagnac de façon attentive,

Et laisse macérer, au frais, toute une nuit,

Il ne s’en ira pas, ne t’en fais pas pour lui !

Dans comme un œuf de beurre, fait dorer des lardons,

Tu égouttes, réserve. Fait blondir deux oignons

Dedans le même beurre, saupoudre de farine,

Fait revenir pour que ça prenne bonne mine.

Rajoutes tes morceaux de viande macérée,

Tu remues bien le tout pour les faire dorer,

Introduis tes lardons, ail et bouquet garni

Mouille d’une bouteille de Costières de Nîmes,

Rectifie sel et poivre, que ce soit de haut goût,

Et laisse mijoter, une heure, à feu doux.

Pendant ce temps glace un quart de petits oignons

Avec un peu de beurre, du sucre et un peu d’eau,

Fais caraméliser. Saute tes champignons

De couche avec de l’huile, dore-les ventre et dos,

Rajoutes, après une heure, au premier appareil,

Passe ta marinade, introduis-la pareil,

Et tu laisses frémir une bonne heure encore

Pour que les sucs expriment harmonie et accord..

Mixe le foie du lièvre, la crème et le boudin,

Met un peu de vinaigre, du poivre du jardin.

Avec ces ingrédients, tu vas lier ta sauce

Juste avant de servir ce plat digne d’Eros.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

Octidi 18 messidor 222

 

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05/07/2014

Ouiquinde érotique: Enfin Malherbe vînt... Sacré pendard va !

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Eh ! Oui. Un sacré pendard que le célèbre Malherbe, l'homme qui a toiletté et fixé la langue française. Sa belle trogne à henryquatrienne enfraisée le laisse d'ailleurs penser. Contemporain des horreurs engendrées par la monstrueuse bêtise des guerres de religion, il avait remis « dieu » à sa place. Qu'on en juge :

 

 

Multipliez le monde en votre accouplement,
Dit la voix éternelle à notre premier père,
Et lui, tout aussitôt, désireux de le faire,
Il met sa femme bas, et la fout vitement.

Nous, qui faisons les fous, disputons sottement,
De ce Dieu tout-puissant la volonté si claire,
Par une opinion ouvertement contraire,
Nous-mêmes nous privant de ce contentement.

Pauvres ! qu’attendons-nous d’une bonté si grande ?
Ne fait-il pas assez, puisqu’il nous le commande ?
Faut-il qu’il nous assigne et le temps et le lieu ?

Il n’a pas dit, Foutez ; mais, grossiers que nous sommes !
Multiplier le monde en langage de Dieu,
Qu’est-ce, si ce n’est Foutre en langage des hommes ?

 

amour,sexe,poésie

 

Sextidi 16 messidor 222

 

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