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10/02/2016

Au bistro de la toile : députés « absents » ; rêve américain…

Buveurs pour net.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t’as vu, ces pauvres députés ils sont surmenés. Ils étaient pas bézef pour voter une loi. Pourtant pas un petit truc mais l’inscription de l’ « état d’urgence » dans la Constitution ! 441 déserteurs !

 

- Ouais Loulle, mais ils ont de bonnes excuses nos « représentants ». Tè, il y a ceux qui n’avaient pas eu le temps de venir. Aussi, vouloir les faire travailler un lundi. Je te demande un peu. Ces braves gens sont surmenés comme tu dis. Eh ! Le ouiquinde, ils vont dans leurs circonscriptions, toucher des paluches, inaugurer quelques ronds-points, faire quelques banquets républicains. C’est que ça se caresse dans le sens du poil un électorat.

 

- Pourtant, que je sache, les députés sont avant tout des gens chargés par leurs concitoyens de faire les lois. Et pas les représentants des intérêts particuliers de leurs électeurs. Le clientélisme électoral, ça vient après. Donc ce prétexte de présence obligatoire sur leur circonscription, c’est nul et non avenu.

 

- D’autres avaient des prétextes plus valables : « J’ai mon petit qui est tombé malade », qu’il a dit le député Bachelay. Ah ! Évidemment si c’est un cas de force majeure… Mais d’autres étaient tout simplement au bistro de l’Assemblée !

 

- Ils se foutent un peu de notre gueule tout de même nos « représentants ».

 

- Pas sûr. Je pense que les absents étaient surtout des grévistes du vote. Ils préfèrent passer pour des feignasses que de mettre leur nom au bas d’une loi dont ils ne veulent pas mais qu’ils n’ont pas le courage de repousser. Ce ne sont pas des feignasses ou des négligents mais des couilles-molles, des faux-cul, tout simplement.

 

- T’as raison Victor. Ah ! Tiens, voilà une nouvelle qui devrait te satisfaire. C’est chez les Amerloques, dans leurs « primaires ». Les cocus qu’ils disent.

 

- Les cocus, dans l’histoire ce sont les bourrés de thunes qui fournissent des palanquées de dollars aux candidats qu’ils pensent le plus à leurs bottes. Ils ont voté, à droite, pour un mec auprès duquel Marine Le Pen passerait pour une dangereuse gauchiste, le dénommé TrUMP. Seulement celui-là, il débloque à plein tube, mais avec son propre pognon ! Il n’aura de compte à rendre à personne si – Bacchus nous en garde ! - il est élu… Côté gauche, enfin la gauche américaine, celle pour laquelle Macron passerait lui aussi pour un dangereux trotskiste, ce n’est pas l’Héritière, la Clinton qui a été désigné par les électeurs de cet Etat, mais un « socialiste » ! Cocue la Clinton…

 

- Bof ! Ça, elle a l’habitude. Et qu’est-ce qu’il propose le vainqueur ?

 

- Le dénommé Sanders, se revendiquant « socialiste » - un terrible gros mot aux States – veut faire payer les riches ! Il dit que le gouvernement des USA doit appartenir au Peuple et pas à une poignée de gros donateurs ! Il représente les « 99 % » contre les « 1 % » des pleins de thunes qui accaparent le pouvoir. Son électorat, il le trouve parmi les jeunes, de 18 à 35 vendanges alors que Clinton fait des scores chez les plus de 65 balais !

 

- Et tu crois qu’il a des chances de passer ?

 

- On peut toujours espérer. Les Etasuniens nous ont bien étonnés en élisant un Noir ! Mais l’ « establishment » va se bouger pour le foutre en bas, le dynamique papé. Ce pays, qui se prétend la plus grande démocratie du monde, est en fait gouverné par la même caste de plein de thunes, de nantis de père en fils. Ils acceptent au compte-goutte dans le clan quelques grosses têtes sortis d’écoles sauvagement élitistes. C’est ce qu’ils appellent l’ascenseur méritocratique. Mais les politiciens ne sont que des marionnettes. Le vrai pouvoir est exercé par le fric-roi, le pognon-dieu, avec le relais du contrôle de l’information dont la fonction première est de manipuler l’opinion. BIG-FRIC donne un verni démocratique à sa mainmise sur le pouvoir, tous les pouvoirs, à travers la mascarade des élections. Celle-ci mettant en place alternativement des équipes de politicards étiquetés « Républicains » pour les uns, « Démocrates » pour les autres. Totalement interchangeables. Ils sont tous, d’un côté comme de l’autre, corrompu par les banksters et les multinationales qui les changent au gré de leurs intérêts.

 

- Et Sanders la-dedans ?

 

- Sanders, le « socialiste », qui veut faire casquer Wall-Street, c’est comme s’il avait pété dans la sacristie ! Alors « ouate Inde si » comme ils disent…

 

- On peut toujours rêver. Allez, à la nôtre et à Papy Sanders !

 

 

09/02/2016

Et si on reparlait de TAFTA ?

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Excellente nouvelle, pour une fois, concernant cette horreur économique que les Étasuniens veulent infliger à cette Europe molle et veule qui nous déçoit tant. Cette bouffée d'espoir nous vient d'où on s'y attend le moins : d'Allemagne. Pas de Frau Merkel, non, mais des magistrats allemands. En effet, la DRB (l'association des magistrats allemands) a rejeté la proposition de la Commission européenne de mettre en place une Cour pour les Investissements, ceci dans le cadre du TAFTA, ces dangereuses négociations de « partenariat » transatlantique. Les magistrats allemands ne voit ni la nécessité ni la base légale d'un tel tribunal privé.

 

TAFTA, tout comme l'ALENA en Amérique et le TPP en Asie est une des griffes des États-Unis destinée à s'accaparer le monde. C'est une série « d'accords » asymétriques que les Yankees tentent d'imposer à cette Europe molle, sans défense et minée de l'intérieur par des institutions dont les principaux responsables sont à la botte des États-Unis. Les négociations de ces prétendus accords se font dans la plus grande opacité. Même les députés européens n'ont pas connaissance de ce qui se trame sournoisement entre négociateurs étasuniens et européens. Le but poursuivit par les yankees est en fait la vassalisation de l'Union Européenne aux États-Unis d'Amérique. Ou plus précisément aux banksters et aux multinationales étasuniennes.

 

TAFTA comprend, entre autres projets d'accord toujours en défaveur de l'Europe, une clause « d'arbitrage d'investissement », l'ISDS (« Investor State Dispute Settlement »), l'acronyme anglais du mécanisme de règlement des différends. Cela revient à donner la primauté juridique à des tribunaux d'arbitrages privés concernant les conflits entre multinationales et États. Ceci, en passant par-dessus l’institution judiciaire de chaque pays concerné. Le contribuable serait, ainsi, condamné à payer pour des choix qu'il a validés en tant que citoyen. Certaines entreprises contestent, sous couvert « d'expropriation indirecte », le droit des États à décider des normes environnementales, sanitaires ou sociales. Interdiction de la fracturation hydraulique, retrait du nucléaire ou mesures antitabac : ces décisions pourraient ainsi permettre à des entreprises étrangères de réclamer aux États concernés, devant un jury d'arbitres privés, des indemnités souvent faramineuses en réparation du manque à gagner ! Voilà ce que TAFTA veut nous imposer.

 

L'U.E., pour sauver la face, propose une version maison, fort peu différente, le « Investment Court System » (ICS). Ce « tribunal » ne limiterait pas seulement les pouvoirs législatifs de l’U.E. et des États membres ; il affecterait également le système judiciaire existant au sein des États membres et de l’Union européenne. Les décisions qui seraient prises par l’ICS ne relèveraient pas seulement du droit civil, mais également du droit administratif, du droit du travail, du droit social et du droit fiscal. Et elles seraient contraignantes ! Voilà ce que proposent, sournoisement, les négociateurs à plat ventre de la Commission européenne !

 

Et voilà ce que les magistrats allemands viennent de refuser. Ils estiment en effet que le postulat selon lequel les tribunaux des États membres de l’Union européenne ne réussiraient pas à accorder une sécurité juridique effective et suffisante aux investisseurs étrangers, clairement implicite dans la proposition d’une Cour Internationale sur l’Investissement, ne s’appuie pas sur des observations objectives. Ils affirment, à juste titre, que les États membres de l'U.E. sont tous des États de Droit qui fournissent et garantissent l’accès à la Justice dans tous les domaines où l’État est compétent pour toutes les parties requérantes. Il appartient donc à ces États membres d’assurer l’accès à la Justice pour tous et de garantir un accès possible aux investisseurs en fournissant aux tribunaux les moyens pertinents. Pour cette raison, la création d’un ICS est la mauvaise solution pour garantir la sécurité juridique, estiment-ils.



Ce que disent ces magistrats, c'est que les États de l'Union européenne étant tous des Etats de Droit, il n'est en aucune façon nécessaire de créer une juridiction hors sol dont le seul intérêt serait de permettre aux « investisseurs » d'échapper au droit des divers États de l'Union. Les « investisseurs » ne sont ni différents ni supérieurs aux citoyens.



Et puis, qui sont ces « investisseurs » ? Surtout des spéculateurs et des banksters dont les « investissements » servent surtout à mettre leurs griffes sur tout ce qui a de la valeur en Europe, pour le piller de ses brevets, de ses marchés, de ses savoir-faire, puis les fermer pour écarter une concurrence et jeter des milliers de salariés à la rue. Rappelez-vous Continental, Arcelor et plus près de nous Alstom...



Bravo et merci aux magistraux Magistrats allemands qui commencent à réaliser où nous mène la politique d'acceptation de vassalisation de l'Union européenne des Junker ou Moscovici.



À quand une telle réaction de la France ?


Source: http://www.drb.de/cms/index.php?id=952


Illustration X - Droits réservés

08/02/2016

Qui a laissé ZIKA libre ?

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Dépassé le virus de la grippe aviaire ! On nous a enfumé il y a quelques années, Roselyne a acheté des millions de doses de vaccins à des labos amis. Pour rien ! Si : pour faire glisser des poches de l’État (donc de nos poches) quelques milliards dans les fouilles des labos pharmaceutiques... Par contre pour quelques poules malades, on fout en l'air toute la filière des volailles à foie gras du sud-ouest. Au profit de qui ? Allez comprendre...

 

Alors dépassé par qui ce juteux virus ? Ben, faut être moderne : par la dernière coqueluche des me(r)dias : le désormais célèbre virus ZIKA.

 

Et qu'est-ce qu'il fait ? Et d'où il sort ? Et qui c'est celui-là ?

 

Qu'est-ce qu'il fait ? Il donne un peu de fièvre puis il s'en va. Sauf que si son pote le moustique tigre l'a refilé à une femme enceinte, celle-ci risque de mettre au monde un lardon avec un pois chiche à la place des boyaux de la tête. « Microcéphalite » que ça s'appelle. Avec, on s'en doute, un projet de vie peu réjouissant pour ce pauvre bébé et ses parents... Sauf que non seulement il se transmet par les moustiques, mais aussi, semblerait-il par le plus puissant moteur de la vie : les relations sexuelles ! Donc, Zika, il est dangereux.

 

D'où il sort ? Il n'est pas neuf. C'est même une vieillerie : il a été découvert sur un singe rhésus en 1947 au cours d'une étude sur la fièvre jaune, au bord du Lac Victoria, sur la presqu’île d'Entebbe, en Ouganda. Dans une forêt du nom de Zika. Ce qui lui a donné son nom. Mais alors comment se fait-il qu'il se manifeste non pas en Afrique, ce qui semblerait logique, mais au Brésil ? Les moustiques tigres auraient fait des milliers de kilomètres, avec leurs petites ailes ? Ils devaient être fatigués en arrivant. Ben non, il est au Brésil, Zika,  parce qu'on l'y a amené. Mais qui ? Et pourquoi ?

 

Fait troublant, l'épicentre géographique de la diffusion pandémique du virus Zika au Brésil coïncide avec le point géographique d'où ont été lâchés dans la nature des millions de moustiques génétiquement modifiés (OGM) par le laboratoire britannique Oxitec. Rappelons que ce moustique OGM a été créé pour lutter contre la dengue et le chikungunya en diminuant voire en remplaçant les populations de moustiques sauvages vecteurs de la dengue. Le remède s'avèrerait-il pire que le mal ? Qui lo sa ?

 

Au fait, ce virus, n'importe qui peut l'acheter sur internet. Pas cher. 516 $ la fiole et même 430 $ si vous marchandez.

 

Eh ! Oh ! Qui va acheter ça ? Vous ? Moi ? Pour quoi faire ? Non, pas nous, mais des labos. Pour étudier quoi ? Ben des vaccins pardi ! Mais pour vendre ces vaccins, il faut qu'il y ait une épidémie ou, mieux, une pandémie ! Et alors ? Qu'est-ce qu'il se passe au Brésil ? Un départ de pandémie. Et les labos espèrent beaucoup des prochains Jeux Olympique pour la répandre dans le monde entier. Et alors on va voir sortir ce vaccin miraculeux ! Dont les gouvernements achèteront des milliards de doses ! Hummm ! Le bel et bon fric qui va engraisser Big Pharma !

 

Mais pour que ça marche, il faut que la populace aie peur ! Qu'elle tremble pour sa descendance. Alors là qui voit-on arriver ? Ben l'OMS bien sûr. L'Organisation Mondiale de la Santé qui crie au danger mondial . Comme elle l'avait fait pour la grippe aviaire H1N1 en son temps. Cette organisation dépend directement du Conseil économique et social des Nations unies et son siège se situe à Genève. Elle s'est faite sérieusement allumée pour sa gestion de la crise du virus H1N1 pour conflits d’intérêts, ses experts émargeant pour beaucoup auprès des grands trusts pharmaceutiques ! Elle est financée par des contributions des États membres et d'autres donneurs. Ces dernières années, l'OMS a multiplié les collaborations avec des organisations non étatiques: elle est actuellement en partenariat avec près de 80 groupes (ONG, industrie pharmaceutique et fondations caritatives telles que la Fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation Rockefeller).

 

Ah ! Au fait, des mauvaises langues prétendent que le brevet du virus Zika appartiendraient à la Fondation Rockefeller. D'autres mauvaises langues disent que la société Oxitec, qui a lâché les moustiques OGM au Brésil appartiendrait pour partie à la Fondation Melinda et Bill Gates.

 

Eh ! Victor, tu ne tomberais pas un peu dans la théorie du complot des fois ?

 

 Photo X - Droits réservés

07/02/2016

Ouiquinde gastronomique Noir et Blanc

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Josiane


Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,
Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.
Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer
Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,
Josiane m’attendait, une Noire avec elle.
J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé
Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent
Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,
Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.
Caressé, embrassé et violé sans ambages,
J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

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La langue d'agneau aux figues

— Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé
Pour un combat d’amour avec ces excitées !
Violé par deux souris… Tu réalises en somme
Le fantasme érotique que préfère les hommes !
Tous rêvent de subir les assauts sensuels,
Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,
Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,
De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”
Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,
Ta substance d’amour dût vite s’assécher…
Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes
Un repas remontant ou au moins du champagne ?
— Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue
Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.
C’est un plat délicat, venu du Sénégal
Et qui fait de tout homme un amant sans égal.

Tu prends deux langues par convive,
Tu les laves bien à l’eau vive,
Tu les mets dans de l’eau salée,
Avec poivre en grains et laurier,
Clous de girofle et céleri,
Une cuillerée de curry.
Pendant que ça mijote, une heure,
Tu fais revenir dans du beurre
Quelques figues bien mures coupées
Avec du gingembre râpé.
Cinq, six minutes, c’est assez,
Après quoi, tu vas déglacer
Au lait de coco : un verre
Plus le jus de deux citrons verts,
Deux cuillers du jus de cuisson
Des langues auquel, sans façon
Tu rajoutes un verre de rhum
Qui va sublimer les arômes.
Tu sors tes langues et tu les pèles,
Tu les tranches en fines lamelles
Oblongues comme des pétales.
Dans ta sauce tu les étales,
Tu couvres et fais cuire à feu doux
Car ton appareil doit réduire
Sans que ça attache surtout,
Quinze minutes vont suffire.
Rectifie le goût avec soin,
Rajoute du sel au besoin.
Dresse sur ton plat de service
En alternant figues et langues.
Ajoute quelques grains d’anis
Et de fines tranches de mangue.
Range le tout comme une fleur :
Pétales autour et sauce au cœur.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 6 langues d'agneau, - 3 douzaines de figues, - 1 rhizome de gingembre frais, - 1 mangue, - 1 côte de céleri, - 3 cuillerées à soupe de carry, - lait de coco, - 6 citrons (verts si possible), - 1 verre de rhum agricole, - sel, - poivre en grains, - laurier, - graines d'anis.

Les vins conseillés:
Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aromatiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret.
En vins du Languedoc, les Saint-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières.
En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.
Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux.
En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes.
En vins de Provence, les Coteaux-varois.

 

Illustration X – Droits réservés

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Ecoute ! Ecoute !

C’est Marguerite et Marie, deux solides paysannes, qui vont ramasser les patates dans les champs.Soudain Marguerite sort de la terre humide deux grosses patates et dit :
- Cré vindiou la Marie, on dirait les couilles au Fernand !


Marie, étonnée par la taille des tubercules s'étonne :
- Oh ! Aussi grosses ?


Et Marguerite de répondre :
- Non, aussi sales !!!

 

06/02/2016

Ouiquinde érotique : Bienvenue dans la Grande Famille !

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TABLEAU ANALYTIQUE DU COCUAGE par CHARLES FOURIER (1808)

LES COCUS D’ORDRE SIMPLE



Nº 1. Cocu en herbe ou anticipé est celui dont la femme a eu des intrigues amoureuses avant le sacrement et n’apporte pas à l’époux sa virginité, « et ne l’être qu’en herbe est pour lui peu de chose », dit Molière. — Nota : Ne sont pas réputés en herbe ceux qui ont connaissance des amours antérieures et trouvent malgré cela leur convenance à épouser ; ainsi celui qui s’allie à une veuve, non plus que celui qui connaît les galanteries antérieures de sa femme et s’en accommode.

Nº 2. Cocu présomptif est celui qui, longtemps avant le mariage, redoute le sort commun, se met l’esprit à la torture pour y échapper, et souffre le mal avant de l’éprouver réellement. Chacun entrevoit que ses défiances ne serviront qu’à l’égarer dans le choix d’une épouse et accélérer, par excès de précaution, l’événement qu’il redoute.

Nº 3. Cocu imaginaire est celui qui ne l’est pas encore et se désole en croyant l’être. Celui-là, comme le présomptif, souffre du mal imaginaire avant le mal réel. Molière l'a peint dans une de ses pièces.

Nº 4. Cocu martial ou fanfaron est celui qui, par d’effrayantes menaces contre les galants, croit s’être mis à l’abri de leurs entreprises, et porte néanmoins la coiffure tout en se flattant d’y échapper par la terreur qu’il répand ostensiblement. Il est pour l’ordinaire cocufié par un de ceux qui applaudissent à ses rodomontades et lui assurent qu’il est le seul qui sache veiller sur son ménage.

Nº 5. Cocu argus ou cauteleux est un fin matois qui, connaissant toutes les ruses d’amour et flairant de loin les galants, fait de savantes dispositions pour les mettre en défaut. Il remporte sur eux des avantages signalés, mais, comme le plus habile général éprouve à la fin des revers, celui-ci est à la fin soumis à la commune destinée. Au moins s’il est cocu, il ne l’est guère.

Nº 6. Cocu goguenard est celui qui plaisante sur les confrères et les donne pour des imbéciles qui méritent bien ce qui leur arrive. Ceux qui l’entendent se regardent en souriant et lui appliquent tacitement le verset de l’Évangile : « Tu vois une paille dans l’œil du voisin, tu ne vois pas une poutre dans le tien. »

Nº 7. Cocu pur et simple est un jaloux honorable qui ignore sa disgrâce, et ne prête point à la plaisanterie par des jactances ni par des mesures maladroites contre l’épouse et les poursuivants. C’est de toutes les espèces de cocus la plus louable.

Nº 8. Cocu fataliste ou résigné est celui qui, dépourvu de moyens personnels pour fixer son épouse, se résigne à ce qu’il plaira à Dieu d’ordonner et se retranche sur la Justice et le devoir, en observant que sa femme serait bien coupable si elle le trompait ; c’est à quoi elle ne manque pas.

Nº 9. Cocu condamné ou désigné est celui qui, affligé de difformités ou infirmités, se hasarde à prendre une belle femme. Le public, choqué d’un tel contraste le condamne d’une voix unanime à porter la coiffure, et l’arrêt du public n’est que trop bien exécuté.

Nº 10. Cocu irréprochable ou victime est celui qui, joignant les prévenances aux avantages physiques et moraux, et méritant sous tous les rapports une épouse honnête, est pourtant trompé par une coquette, et emporte les suffrages du public qui le déclare digne d’un meilleur sort.

Nº 11. Cocu de prescription est celui qui fait des absences, de longs voyages pendant lesquels la nature parle aux sens d’une épouse qui, après une longue défense suffisante est enfin forcée, par la longue durée des privations, à accepter les secours d’un charitable voisin.

Nº 12. Cocu absorbé est celui que le torrent des affaires éloigne sans cesse de l’épouse à laquelle il ne peut donner aucuns soins ; il est forcé de fermer les yeux sur ceux que rend un discret ami de la maison.

Nº 13. Cocu de santé est celui qui, par ordonnance de la faculté, s’abstient de l’œuvre de chair. Sa femme pense qu’elle ne peut moins faire que de recourir à des suppléants, sans que l’époux ait le droit de s’en offenser.

Nº 14. Cocu régénérateur ou conservateur est celui qui prend en main les intérêts de la communauté, surveille les ménages des confrères et les avertit des dangers que leur honneur peut courir. Entre-temps, il ne voit pas ce qui se passe dans son ménage et ferait mieux de faire sentinelle pour son propre compte, et prendre garde à ce qui pousse sur son front.

Nº 15. Cocu propagandiste est celui qui va chantant les douceurs du ménage, excitant chacun à prendre femme et gémissant sur le malheur de ceux qui différent à jouir comme lui… et de quoi ? du cocuage. À qui conte-t-il ses apologies du mariage ? C’est fort souvent à celui qui lui en fait porter.

Nº 16. Cocu sympathique est celui qui s’attache aux amants de sa femme, en fait ses amis intimes. On en voit qui, lorsque la dame est de mauvaise humeur et brouillée avec son amant, vont le trouver et lui dire : « On ne vous voit plus, nous sommes tout tristes ; je ne sais ce qu’a notre femme, venez donc un peu nous voir, cela la dissipera. »

Nº 17. Cocu tolérant ou débonnaire est celui qui, voyant un amant installé chez lui, se comporte en galant homme qui veut faire les honneurs de sa maison, se borne avec la dame à des remontrances secrètes, et traite l’amant comme les autres, avec cette parfaite égalité que recommande la philosophie.

Nº 18. Cocu réciproque est celui qui rend la pareille, et qui ferme les yeux parce qu’il se dédommage sur la femme ou parente de celui qui lui en fait porter. C’est un prêté rendu ; on se tait en pareil cas.

Nº 19. Cocu auxiliaire ou coadjuteur est celui qui paraît peu dans le ménage, et ne s’y montre que pour répandre la joie, reprocher aux amoureux transis de sa femme qu’ils ne rient pas, qu’ils ne boivent pas, les excite, sans s’en douter, à oublier leurs disputes et vivre en bons républicains entre qui tout est commun. Celui-là aide le commerce ; les cornes sont pour lui des sentiers de roses.

Nº 20. Cocu accélérant ou précipitant est celui qui travaille à devancer l’époque, s’empresse de produire sa jeune femme, l’abonner au spectacle, et l’encourager à choyer les amis et vivre avec les vivants. Celui-là est comparable aux balles qu’on remet au roulage accéléré et qui arrivent plus tôt au but.

Nº 21. Cocu traitable ou bénin est celui qui entend raison et à qui les poursuivants font comprendre qu’un mari doit faire quelques sacrifices pour la paix du ménage, et permettre à madame des délassements sans conséquence pour une femme qui a des principes ; on lui persuade que les principes doivent préserver de toute séduction et il se laisse convaincre.

Nº 22. Cocu optimiste ou bon vivant est celui qui voit tout en beau, s’amuse des intrigues de sa femme, boit à la santé des cocus et trouve à s’égayer là où d’autres s’arrachent des poignées de cheveux. N’est-il pas le plus sage ?

Nº 23. Cocu converti ou ravisé est celui qui d’abord a fait vacarme et s’est habitué avec peine à la coiffure, mais qui est revenu à la raison et finit par plaisanter de la chose et se consoler avec les autres.

Nº 24. Cocu fédéral ou coalisé est celui qui, voyant l’affaire inévitable, veut bien admettre un amant, mais de son choix ; puis on les voit coalisés comme Pitt et Cobourg pour cerner la femme et écarter de concert les poursuivants.

Nº 25. Cocu transcendant ou de haute volée est le plus habile homme de toute la confrérie. Aussi est-il placé au centre. C’est celui qui, épousant une très belle femme, la produit avec éclat, mais sans la prodiguer, et qui, lorsqu’elle a excité la convoitise générale, la cède pour un coup de haute fortune, comme une grande place, une forte commandite, après quoi il peut faire trophée du cocuage et dire : « Ne l’est pas qui veut à ce prix-là. Soyez-le comme moi et vous ferez les bons plaisants. »

Nº 26. Cocu grandiose ou impassible est celui qui ne s’affecte ni ne plaisante du cocuage qu’il entrevoit, et conserve un calme inaltérable sans descendre à aucune démarche qui porte au ridicule. Tels sont, dans la classe opulente, la plupart des époux mariés par intérêt ; — ou bien c’est celui qui ne prend femme que pour se prêter aux bizarreries de l’usage et pour avoir un héritier légal ; il ne cesse pour cela d’avoir ses maîtresses affichées, et vit avec madame en homme de bonne compagnie qui ne s’inquiète pas des tracas du ménage.

Nº 27. Cocu déserteur ou scissionnaire est celui qui, ennuyé des amours du ménage, s’affiche pour renoncer à sa femme, et dit, lorsqu’il lui voit un amant : « Quand il en aura eu autant que moi, il en sera bien las. »

Nº 28. Cocu de l’étrier ou prête-nom est un homme de paille à qui l’on donne de l’avancement sous la condition d’épouser la maîtresse d’un homme en place et adopter l’enfant. Un tel cocu épouse souvent la vache et le veau ; ses cornes lui mettent le pied à l’étrier, puisqu’elles lui valent un emploi, un avantage quelconque, etc.

Nº 29. Cocu pouponné ou compensé est celui qui se doute de quelque chose, mais est si bien caressé, choyé et bichonné par sa femme, que ses soupçons comme ses reproches expirent lorsqu’elle lui passe la main sous le menton.

Nº 30. Cocu ensorcelé ou à cataracte est celui qu’une femme sait fasciner et endormir au point qu’elle lui fait croire les choses les plus absurdes. Il est le seul à ignorer maintes fredaines qui sont la fable du public, et il verrait la belle en flagrant délit qu’il n’en croirait pas ses propres yeux. Elle lui persuade que les bruits de sa galanterie sont répandus par des soupirants éconduits ; il rit avec elle de leur prétendue disgrâce, et elle rit bien mieux avec eux de la crédulité du bonhomme.

Nº 31. Cocu glaneur ou banal est celui qui vient humblement prendre part au gâteau, et courtise chaudement sa chère moitié pour obtenir d’elle ce qu’elle accorde à tant d’autres, après qui il vient modestement glaner.

Nº 32. Cocu en tutelle est celui dont la femme « porte les culottes » et qui dans le monde a besoin d’être appuyé d’elle, ne peut pas voler de ses propres ailes. J’en ai vu un dire à une compagnie qui le mystifiait : « Ah ! si ma femme était ici, elle saurait bien vous répondre ! »

Nº 33. Cocu révérencieux ou à procédés est un benêt qui ne se venge que par de bonnes raisons et sans déroger aux règles de la civilité. Un d’eux, trouvant un homme de qualité couché avec sa femme, lui dit : « C’est fort mal, monsieur, je n’aurais jamais cru cela d’un homme comme vous. » Assis dans un fauteuil, il débita quelques raisons de même force. Le galant, ennuyé de l’apostrophe, se lève en chemise et lui dit : « Monsieur, bien des pardons si je vous dérange, mais vous êtes assis sur ma culotte. » Le mari se lève et dit très poliment : « Ah ! monsieur, je ne la voyais pas, prenez votre culotte. » Puis il continua ses sages remontrances.

Nº 34. Cocu mystique ou encafardé est celui qui, pour éviter le danger, entoure sa femme de prêtres et de saintes gens parmi lesquels il laisse se glisser quelque tartufe, quelque frappart qui lui en plante sur la tête pour la plus grande gloire de Dieu.

Nº 35. Cocu orthodoxe ou endoctriné est le catéchumène du métier. C’est celui qui a la foi, qui croit aux principes et aux bonnes mœurs, pense avec les gens de bien que les libertins en disent plus qu’ils n’en font, qu’il reste plus d’honnêtes femmes qu’on ne pense, et qu’il ne faut pas croire si légèrement aux mauvais propos. Il a bien eu quelques soupçons, mais ayant été bien entouré, bien catéchisé, il est décidé à croire aux vrais principes du métier, et met toute son espérance dans le bon naturel de son épouse et l’influence de la morale.

Nº 36. Cocu apostat ou transfuge est l’homme qui, après avoir été un modèle de raison, après avoir reconnu et publié que tout n’est que cornes en mariage, après avoir prémuni les autres contre le piège conjugal, finit par y donner tête baissée et tomber dans toutes les faiblesses qu’il signalait et dénonçait. Celui-là est un apostat du bon sens et un transfuge à la folie. Tel fut Molière qui, après avoir tant éclairé et désabusé la confrérie, finit par s’y enrôler très sottement et par reproduire tous les ridicules qu’il avait joués.

Nº 37. Cocu mâté ou perplexe, concentré, est celui qui est réduit à ronger son frein en silence. Des convenances de famille ou d’intérêt l’obligent à filer doux, même avec sa femme et avec les amis qui connaissent sa position embarrassante ; il concentre son dépit sans aucun éclat et fait contre [mauvaise] fortune bon cœur.

Nº 38. Cocu sordide est un harpagon qui ne veut pas fournir à la toilette de sa femme, l’oblige à écouter des offres généreuses, tire encore parti du galant qui entretient sa femme et se fait illusion sur cette intrigue par le double avantage qu’il y trouve.

Nº 39. Cocu goujat ou crapuleux est un manant contre qui le public prend parti, qui soulève les esprits par le contraste de sa vilaine conduite avec le bon ton de sa femme. Chacun alors soutient la dame et dit : « Ce serait bien dommage qu’elle fût fidèle à un cochon de cette espèce. »

Nº 40. Cocu déniaisé, ébahi est celui qui, croyant obstinément à la vertu de sa femme et figurant depuis longtemps dans les Ensorcelés (Nº 30) ou les Orthodoxes (Nº 35) est enfin désabusé par un coup d’éclat, comme une galanterie qu’elle lui donne. Ce cadeau, ou autre événement, lui fait ouvrir les yeux un peu tard, et il passe tristement au rang des Déniaisés.

Nº 41. Cocu récalcitrant est celui qui ne veut pas s’habituer à voir le galant, fait des esclandres, des remue-ménages ; on est obligé d’entremettre les parents, amis, voisins, qui lui persuadent que tout cela est sans conséquence, et l’on ne parvient encore à établir qu’une trêve, qu’une paix plâtrée.

Nº 42. Cocu fulminant est celui qui entremet l’autorité de la Justice, soulève le public, cause un scandale affreux, menace de voies de fait et n’aboutit qu’à s’exposer à la risée, qu’il eût évitée en suivant le sage conseil de Sosie, qui dit aux amis d’Amphytrion : « Sur pareilles affaires, toujours le plus sage est de n’en rien dire. »

Nº 43. Cocu trompette est celui qui va, d’un ton larmoyant, mettre le public dans sa confidence, disant : « Mais, monsieur, je les ai pris sur le fait. » À quoi on lui répond que c’était peut-être un badinage et qu’il ne faut pas se presser de croire le mal. Il ne continue pas moins à se dédommager en racontant l’outrage à tout venant, et volontiers il s’adjoindrait un trompette pour assembler plus de monde et soulever le public contre l’injustice de sa femme.

Nº 44. Cocu disgracié est celui sur qui sa femme a pris un tel empire qu’elle ne veut pas même l’admettre et qu’il n’est reçu que rarement chez elle. Encore moins se montre-t-elle en public avec lui. C’était assez souvent le sort d’un roturier qui épousait une demoiselle noble. On voit aussi des barbons envoyer à une maîtresse l’argent, la pension convenue, sans obtenir d’être admis chez elle : ceux-là figurent dans les disgraciés.

Nº 45. Cocu pot-au-feu est un mari d’espèce subalterne, que la femme fait vivre et qui se prête respectueusement à tout ce qui est nécessaire pour le bien du commerce amoureux. Cette espèce n’est pas des plus rares.

Nº 46. Cocu cornard ou désespéré. C’est le George Dandin de Molière qui essuie toutes les tribulations imaginables et qui, dupé, ruiné, maltraité, outragé par sa femme, trouve dans le mariage un moyen d’aller droit au ciel, en faisant son purgatoire en ce monde.

Nº 47. Cocu porte-bannière est un manant qui, allié à une jolie femme, provoque par sa crédulité, sa bêtise, sa laideur et son avarice les assauts des galants, et fait tomber une pluie de cornes sur sa tête. À son apparition, tout retentit du mot de cornes, et le public, en le citant à la tête des cocus, l’élève au rang de porte- bannière.

Nº 48. Cocu porte-quenouille est celui qui veille aux soins du ménage pendant que la dame va se divertir. Il se charge des travaux réservés aux femmes, fait accueil et politesse aux chevaliers qui viennent prendre madame, et dispose tout en son absence pour lui rendre le ménage agréable au retour. Est-il à la promenade avec madame ? Elle marche en avant avec le galant, et il suit en portant le ridicule sur un bras et le carlin de l’autre, moins chargé encore sur les bras qu’il ne l’est sur le front.

Nº 49. Cocu posthume ou des deux mondes est celui dont la femme fait des enfants dix à douze mois après son décès. La loi les lui adjuge quoiqu’il n’ait pas pu en être le père, et il se trouve par là cocu des deux mondes ou cocu en cette vie et en l’autre, puisqu’après lui avoir fait porter des cornes en cette vie, on lui en plante encore sur son cercueil. Cette espèce est opposée avec le cocu en herbe, l’un étant avant, l’autre après le mariage. Ils sont de plein droit appelés à ouvrir et fermer la marche de la procession. De ce nombre sont aussi compris ceux qui meurent avec un violent amour, sollicitant leur veuve à garder le célibat, et une crainte d’infidélité qu’on n’attend pas même après leur mort pour réaliser.

 

Illustration X - Droits réservés

 

Eh puis quoi, mieux vaut avoir une participation sur un volcan que l'exclusivité d'une banquise !

Écoutons plutôt tonton Georges:

LE COCU

 

05/02/2016

Allez Berthe, faîs la vâlise !

 

valise billets 500 euros.jpg

 

 

- Berthe, faîs ta vâlise, on part en Suisse.

- Chercher des chôcolats ?

- Non, porter notre pôgnon à la banque.

- Pfff… La Suisse, depuis qu’on y va mon bîchon. Tu ne préfèrerais pas Singâpour ? Ça fait plus clâsse vîs-à-vîs de nos âmis.

- Ben ouais, mais on fera pas l’âller-retour dans la journée… Et après-demain, j’aî conseil mûnicipal, réunion à la présîdence de la cômmunauté de cômmunes, puis le soir présîdence de l’ôffice de HLM sans oublier une réunion de chântier avec les entreprîses que j’ai choisî sans appel d’ôffre pour la constrûction du lycée.

- Tu trâvailles trôp mon bîchon. Hûmmm ! Vîens que je te poûtoune ! Bon, pour cette foîs, la Suisse, çâ ira. Qu’est-ce que je mêts dans la vâlise ?

- Ben comme d’hâbitude, les liâsses de billets de 500 euros.

- Quelle trouvâille ces billets ! A croîre qu’ils ont été faîts exprès pour nous !

- C’est un peu çâ ma Berthinou jôlie. L’Europe les â créés sur l’insîstance intéressée de gens qui, comme nous, sont oblîgés de se trimbâler des vâlises de pôgnon. Tu te râppelles à l’époque des francs ? Pfff ! Quelle gâlère…

- Ah ! Notre premier mîllion détoûrné en Suisse… Avec la 404 Coupé Pinin-Farina ! Toute une épôque.

- Notre jeunesse ma Berthînette. Mon premier mândat, mes premières cômmissions.

- Bon. Allez. La prochaîne fois on ira à Singâpour.

- Promîs ?

- Promîs !

 

Illustratîon X – Droîts réservés

 

 

04/02/2016

Traité Transpacifique. La pieuvre déploie ses tentacules en Asie.

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Après cinq ans de laborieuses discussions, l’accord TPP (Trans-Pacific Partnership – accord de partenariat transpacifique) a été signé officiellement jeudi 4 février 2016 en Nouvelle-Zélande. À noter qu'à Auckland, des milliers de manifestants sont descendus dans la rue en signe de protestation.

Cet accord réunit Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, USA (États-Unis) et Vietnam. Mais pas la Chine, le mastodonte de l'Asie... Ces 12 pays représentent 40% de l'économie mondiale. Cet accord, très large, vise à abattre les barrières douanières entre les signataires. Il prévoit, entre autres, une ouverture conséquente des marchés des produits agricoles pour le bœuf, le sucre, le riz et même le fromage. Il débouchera sur une déréglementation générale, au seul profit des multinationales essentiellement étasuniennes. Avec des effets pervers sur les droits des travailleurs, la perte de souveraineté, l'environnement, l'accès aux médicaments.

Il concerne aussi l'échange des données et la propriété intellectuelle. Les États-Unis, dans ces négociations, se sont montrés particulièrement agressifs concernant les droits de propriété des firmes pharmaceutiques, ces énormes machines à fric. Ces accords sont pour eux un bon moyen d'empêcher certains pays de rattraper leur retard sur les compagnies étasuniennes. Ils vont bloquer l'innovation et nuire évidemment aux consommateurs...

Il s'agit en fait, par le renforcement des multinationales, d'assurer la main-mise des États-Unis sur l'Asie. Barack Obama ne s'en cache pas, qui se réjouit d'un texte qui va favoriser l'économie étasunienne par rapport aux autres grandes économies (Europe, Brics) : "C'est un nouveau genre d'accord commercial qui donnera la priorité aux salariés américains. Ce traité renforcera notre leadership à l'étranger et soutiendra les emplois, ici, aux États-Unis." À côté du cynisme, ça a au moins le mérite de la franchise !

Et la Chine dans cet affaire ? La Chine – deuxième, voire première économie mondiale - n'a que faire de ces gesticulations. Elle n'a nul besoin ni envie de se lier les mains avec son seul concurrent mondial. Elle met en place sa propre zone d'influence commerciale, en faisant évoluer l'APEC (coopération économique en Asie-Pacifique) vers une zone de libre échange Asie-Pacifique (FTAAP) concurrentielle de la TPP sous domination étasunienne. La Chine a déjà ses entrées au Nicaragua et au Costa Rica, et se rapproche de la Colombie. Elle a par ailleurs lancé la BAII (la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures) institution financière destinée à contrebalancer la Banque mondiale sous influence de Washington et la Banque asiatique de développement (BAD) sous influence de Tokyo. Lien

Ces accords verront-ils le jour ? Ce n'est pas évident car s'ils sont signés, pour entrer en vigueur ils doivent être ratifiés par chaque pays signataire. Et ceci sans aucune modification, dans les deux ans. Rien n'est fait. La principale difficulté de ratification pouvant venir...des États-Unis eux-mêmes ! Au Congrès, chez les Démocrates, certains élus hésitant – en période électorale cruciale - à braquer les industriels agricoles qui critiquent ces accords. Quant aux élus Républicains, idéologiquement favorables, vont-ils tomber dans le panneau, donner une victoire à Obama et ainsi conforter leurs adversaires ? Eh ! Oh ! Au mieux, la ratification sera probablement repoussée après les élections présidentielles...



Et puis avant de s'enflammer sur cette « avancée » qui préfigure d'autres accords qui nous préoccupent au plus haut point, - le Grand Marché Transatlantique (GMT ou TAFTA, ou TIPP, c'est pareil) - il n'est pas inutile de jeter un œil sur les résultats du plus ancien de ces accords commerciaux sous domination étasunienne, l'ALENA. Loin d’avoir offert de nouveaux débouchés aux entreprises américaines et de les avoir poussées à embaucher, l’Alena a favorisé les délocalisations industrielles et l’ouverture de succursales à l’étranger, en particulier au Mexique, où la main-d’œuvre est bon marché.

L’accord a également eu des effets désastreux au Mexique. Autorisés à exporter sans entraves, les États-Unis ont inondé ce pays de leur maïs subventionné et issu de l’agriculture intensive, engendrant une baisse des prix qui a déstabilisé l’économie rurale. Des millions de campesinos (paysans) expulsés des campagnes ont migré pour se faire embaucher dans des maquiladoras  où ils ont pesé à la baisse sur les salaires, ou ont tenté de passer la frontière et de s’installer aux Etats-Unis. L’exode rural a également exacerbé les problèmes sociaux dans les villes mexicaines, conduisant à une montée en intensité de la guerre de la drogue.

Alors que l’Alena devait leur apporter la prospérité, plus de 50 % des Mexicains vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Entre 1994 et 2014, le produit intérieur brut (PIB) par habitant du Mexique n’a augmenté que de 24 %. Entre 1960 et 1980, il avait bondi de 102 % (soit 3,6 % par an). Si le Mexique avait continué de croître à ce rythme, son niveau de vie serait aujourd’hui proche de celui des pays européens..

Les négociateurs de la Commission européenne qui œuvrent dans la plus grande opacité sut ces accords TAFTA feraient bien d'aller voir au Mexique...

Tout accord avec le Diable pue le souffre...



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03/02/2016

Manifestations paysannes : les pathétiques jacqueries des cocus de la terre.

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L'agriculture française se meurt. Les agriculteurs français crient au secours. Certains manifestent bruyamment, voire brutalement. D'autres se pendent... Alors qu'il y a quelques années, allez, plusieurs décennies, cette agriculture était une des premières du monde. Et la première en Europe. Pourquoi ? Qu'a-t-elle manquée ? Qui l'a poussée dans le mur ?

 

La mutation de l'agriculture est une chose ancienne. Après les carnages de 14-18 les paysans ont quitté les pays pour devenir ouvriers, agents de lycée, gendarmes...ou chômeurs. Le salaire plutôt que le grand air. La sécurité plutôt que la liberté.Ceux qui restaient sont devenus des « agriculteurs ». Puis, sous les injonctions des chambres d'agriculture et du crédit agricole, ils sont devenus des « exploitants agricoles ».

 

Plus gros mais pas assez. Mieux équipés, mais pas assez. Ils ont tout de même pu grandir et prospérer sous le parapluie de la Politique agricole commune (PAC) mis en place par l'Europe à travers le marché commun puis l'Union européenne. Puis est arrivé la « mondialisation », c'est-à-dire en ce qui les concerne l'abandon de la noble fonction de nourrir les hommes aux rapaces de la finance mondiale. Nouveaux objectifs : la REN-TA-BI-LI-TÉ ! À tout prix. Et surtout au prix de la qualité.

 

Pas rentables les fermes d'élevages avec 80 bêtes heureuses de paître dans des champs. Pas rentables les élevages de porcs de quelques dizaines d'animaux courant sous les chênes. Pas rentables les élevages de volailles taquinant le ver de terre. Pas rentables les maraîchers faisant pousser leurs tomates locales sur la terre. Pas rentables les arboriculteurs osant proposer des pommes avec quelques tavelures. Les Paysans ont donc obéi à leurs instances professionnelles, elles-mêmes sous le feu des diktats de la grande distribution.

 

« Paysans » ? Méritent-ils encore ce beau vocable ? Certainement pas. Ils sont devenus des « exploitants agricoles » qui ont perdu leur culture. Les jeunes générations sont obnubilées, sous la poussée de leurs instances professionnelles (FNSEA, chambres d'agriculture, crédit agricole), par le culte du rendement à tout prix, du progrès technique, du machinisme démesuré. Ils ont l'obsession de cette nature dans ils vivent, où ils vivent, mais qu'ils saccagent à coups d'engrais chimiques et de pesticides tant elle leur est devenu étrangère. L'enquête présenté par Élise Lucet sur la deuxième chaîne télé est effrayante. Elle montre la main-mise cynique voire criminelle des multinationales de l'agro-industrie sur l'agriculture et les redoutables dangers pour la santé de consommer les produits de la terre ! Un comble.

 

Les paysans devenus exploitants(tés) agricoles ont perdu leur fameux « bon sens paysan » mais pas que...

 

Ils ont perdu leurs savoirs ancestraux, leurs techniques, la connaissance de leur terroir, du temps mais aussi et surtout de leurs semences puisqu'ils sont les clients forcés, obligés des grandes sociétés semencières (Monsanto entre autres), des fabricants d'aliments pour animaux auprès desquels ils sont lourdement endettés, des marchands de pesticides et d'engrais chimiques.

 

Ils ont perdu leurs représentations professionnelles et notamment les coopératives – ces superbes organisations, au départ ! - qui sont devenus des monstres d'aliénation au service de l'agriculture industrielle ultra productiviste. Le premier groupe coopératif français « Invivo » a un chiffre d'affaires de 5,7 milliards, emploie 8.000 personnes dans 28 pays. On fera croire à qui qu'une telle structure – profitant des avantages fiscaux, entre autres, de la coopération – s'occupe encore des intérêts des paysans ?

 

Ils ont perdu la maîtrise de leur destin, de leur avenir et sont devenus l'un des bataillons des exploités de l'économie financière globalisée, nourrissant de leur sueur avant tout les banques (Crédit agricole !) auprès desquelles ils sont endettés jusqu'au cou.

 

Ils ont perdu leurs instances représentatives, leur principal syndicat – la FNSEA – se servant d'eux comme chair à canon et jouant un jeu plus qu'ambigu : la FNSEA sert l'agro-industrie productiviste tout en faisant semblant de défendre les « petits paysans ».

 

Parlons-en de la FNSEA. C'est le loup chargé de garder les brebis ! Son grand patron, le ci-devant Belin Xavier – qui vient d'être reçu par François Hollande - est un homme d'affaires aux multiples casquettes. Il est président du syndicat majoritaire mais aussi : PDG de la société Avril-Sofiprotéol, multinationale aux multiples activités, vice-président du Copa-Cogeca, structure qui rassemble des syndicats et organisations agricoles au niveau européen, particulièrement favorable à la signature du  traité TAFTA, président du port de commerce de La Rochelle, deuxième port français pour l’exportation de céréales, propriétaire dans le Loiret d'une exploitation de 500 hectares de blé, orge, colza, tournesol, maïs et pois protéagineux, etc. Quel homme pour s'occuper de tant de choses !

 

Quant à Sofiprotéol, rebaptisé Avril – ça fait plus printanier ! - c'est un mastodonte de 7 milliards de chiffre d'affaires, qui regroupe plus de 150 sociétés, présent dans 22 pays, notamment au Maghreb. L'objectif de cette pieuvre : assurer un maximum de débouchés à la filière des huiles et des protéines végétales (tournesol, colza, etc.)

 

Sofiprotéol-Avril, ce sont les huiles Lesieur et Puget, les œufs Mâtines, c'est des porcs, de la volaille, du bétail avec Glon Sanders, n°1 de l'alimentation animale. On la retrouve aussi dans la santé et la génétique animale, dans l'oléochimie (cosmétiques, peintures, mousse polyuréthane), dans les carburants (Diester industrie, n°1 européen du bio-diesel). On la rencontre encore dans le financement de l'agriculture industrielle, dans l'huile de palme, dans les semences, dans les additifs alimentaires, dans... les OGM (par Biogemma), et même dans la presse agricole !

 

Et c'est le patron de cette énorme multinationale qui prétend défendre la petite paysannerie française ? Alors que son propre intérêt est de faire grandir toujours plus les troupeaux de telle sorte qu'il soit difficile de nourrir toutes ces vaches à l'herbe, dans des prairies ! Il pourra ainsi leur vendre ses tourteaux de soja, ses aliments tout faits, ses additifs alimentaires, voire ses médicaments... Il n'y a pas là un conflit d'intérêt ? MDR !

 

Les paysans français sont cornaqués par un syndicat qui se fout de leur gueule. Sous les coups de boutoirs complices de l'Union Européenne, du ministère de l'agriculture et le bras armé de la FNSEA, la fin des paysans est programmé depuis 50 ans. Les paysans disparaissent, laissant la place à des entrepreneurs « indépendants » mais sous contrat, simples ouvriers spécialisés prenant les responsabilités et laissant les bénéfices aux grosses structures qui les exploitent.

 

La FNSEA les a conduit vers une production intensive de produits de bas de gamme. Où ils se heurtent aux productions allemandes et espagnoles moins chères du fait d'entreprises toujours plus grosses, toujours plus industrielles et exploitants sans vergogne une main-d’œuvre étrangère à la limite de l'esclavagisme. Sur ce terrain ils sont battus.

 

Alors qu'ils auraient dû surfer sur l'image extrêmement positive de la France en matière d'excellence, voire de luxe. Et se diriger vers des productions de qualité, de haut de gamme, à des prix rémunérateurs. Ce que réussissent des entreprises restant à l'échelle humaine et ayant choisi cette voie.

Ceux qui ne jouent pas la carte de la qualité sont destinées à disparaître. La FNSEA, à sa manière, y veille.

 

On n'a que les syndicats que l'on mérite...

 

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02/02/2016

LES VOLEURS DE SAVOIRS.

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Une information sourd discrètement dans les machines à bruits et les canards laquais : le brevetage par un institut public de recherche français, l' « Institut de recherche et développement » (IRD) d'une molécule issue d'un petit arbre des forêts de Guyane, le Quassia amara. Molécule permettant de lutter contre ce fléau qu'est le paludisme. On pourrait dire bravo et merci à ces chercheurs. Sauf que...

 

Sauf que les chercheurs de l'IRD n'auraient rien trouvés s'ils n'avaient pas interrogés les communautés guyanaises Palikur et Kali'na pour connaître leurs remèdes traditionnels, leurs modes d'emplois, leurs effets. Sans les indigènes, qui aurait pensé à cette plante, et qui aurait compris son potentiel ? Les « chercheurs » ont pourtant« oublier », pour breveter ces savoirs, de demander l'autorisation des peuples premiers et, évidemment de les associer de quelques manières que ce soit aux bénéfices de ces brevets. Bonjour l'éthique ! Si ce n'est pas du vol, ça y ressemble.

 

Nous sommes dans un cas d'école d'accaparement de savoirs ancestraux et de ressources biologiques « puisés » pour ne pas dire volés à des peuples autochtones par des firmes pharmaceutiques ou cosmétiques. Parce que les vertus médicinales et insecticides des feuilles de Quassia amara sont connues et utilisées depuis longtemps par les peuplades amérindiennes d'Amérique latine, notamment contre le paludisme ! C'est la Fondation France Liberté qui a soulevé le lièvre en faisant opposition auprès de l'Office européen des brevets.

 

Mais les spoliés n'ont pas l'intention de se laisser faire. Mardi 26 janvier, le président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre dit avoir appris « avec grand étonnement », le dépôt d’un brevet sur une « espèce typique de la pharmacopée traditionnelle locale » et dénonce « l’absence totale d’éthique de la part de ces chercheurs ».

 

La méthode est bien rodée pour piller les savoirs autochtones. Sous couvert de recherches scientifiques, une entreprise – institut comme l'IRD, laboratoire pharmaceutique, firme cosmétique, etc. - envoie une équipe étudier une communauté indigène, en Amazonie, en Afrique, à Bornéo, etc. Les « explorateurs » font ami-ami puis s'intéressent de près à l'utilisation des plantes, de la pharmacopée locale. Ils rapportent des échantillons et les confient aux techniciens et laborantins maisons. Ceux-ci extraient le principe actif, isolent la molécule efficace possédant les vertus recherchées. La firme élabore alors un produit à partir de ce rincipe actifs et dépose un brevet. S'accaparant dès lors sous forme de « royalties » tous les bénéfices de la plante en question. En fait, elle n'a rien « découvert », elle n'a rien inventé, elle a volé un savoir ancestral. Les firmes biopirates s'appuient sur le flou juridique actuel autour de l’autorisation ou non de breveter le vivant. La situation actuelle oblige les peuples détenteurs des savoirs et utilisateurs des ressources à apporter la preuve qu'ils utilisaient et connaisaient les principes actifs des plantes avant le dépôt du brevet ! Bonjour l’escroquerie...

 

Ça devrait changer. En effet, les sénateurs ont votés, le 26 janvier, une « loi bio diversité. » Il s'agit en fait de transcrire dans la loi française le « protocole de Nagoya » visant à encadrer l'exploitation des ressources génétiques naturelles et de lutter contre la biopiraterie. Il serait temps. En effet, si 90 % de la biodiversité se trouve dans les contrées du Sud, 90 % des brevets correspondants à l'utilisation des substances issues de cette biodiversité « sudiste » appartiennent aux Etats-Unis et à moindre titre à l'Europe et au Japon. Ceci à travers ces « grands altruistes » que sont les firmes agrochimiques, biotechnologiques, pharmaceutiques, semencières, cosmétiques...

Aux voleurs !



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01/02/2016

Au bistro de la toile : grâce présidentielle et élections…

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- Alors, Victor, quelles nouvelles ? Des bonnes ? Des mauvaises ?

 

- Ben, les deux ! Bonne nouvelle : François qui gracie Mme Sauvage, cette femme condamnée à 10 plombes de zonzon pour avoir eu le courage d’accomplir une œuvre de salubrité publique pour avoir débarrassé le monde d’un infâme salaud qui non seulement attendrissait sa femme comme l’on fait au poulpes, à coups de poings, mais en plus violait ses filles. Bravo François. Moi qui te pourris très souvent, je dis bravo. N’en déplaise à quelques coincés du râble, qui regrettent l’abandon de la veuve à Deibler parmi lesquels – et je m’en étonne parce que j’appréciais jusque là ce type – l’ancien juge Bilger qui viens de baver sa hargne sur France-Inter. Sais-tu qu’une femme sur vingt subit des violences voire des meurtres chaque jour ? Sais-tu que 400 femmes sont tuées chaque année par leurs mecs ? Alors que l’une d’elle ait eu le courage de prendre un flingue et de foutre à son tortionnaire un peu de plomb dans la viande, je lui tire mon chapeau. Battre une femme, c’est l’acte d’un lâche, d’un fumier, qui ne mérite que le mépris. Et quelques balles dans la peau au besoin.

 

- T’as raison Victor. Les femmes, ça se caresse. Tè ! Moi par exemple, les femmes, je les mets sur un piédestal ! Mais toute de même, un piédestal suffisamment haut pour qu’elles ne puisent pas descendre pur me faire chier… Bon. Et les autres nouvelles ?

 

- Eh bien, il y en a une autre qui concerne encore notre François national. C’est une mauvaise-bonne nouvelle. Mauvaise parce que le chômage continue de progresser. Ce qui est désespérant. Parce que le droit du travail est trop complexe ? Peut-être. Mais ne serait-ce pas aussi parce que les patrons sont mauvais ? Les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, cèdent devant toutes leurs demandes, déversent des palanquées de milliards dans leurs fouilles et, résultats : ils perdent des marchés, se font bouffer par les étrangers. Et personne ne met en cause la capacité des patrons ? Etrange…

 

- C’est vrai Victor. Mais où est la bonne nouvelle là-dedans ?

 

- La bonne-mauvaise nouvelle, c’est que si la courbe du chômage ne s’inverse pas franchement, significativement et durablement dans le courant de cette année, François ne se représentera pas !

 

- S’il ne s’assoit pas sur sa promesse, une fois de plus… Primaire à gauche alors ?

 

- Primaire à gauche.

 

- Mais si la courbe s’inverse et que François se présente ? Il faudra encore une fois sortir la vaseline ?

 

- Peut-être pas. Si la gauche – pas la gôôôche genre François, Valls ou Macron – s’accorde sur un programme et présente un candidat unique.

 

- Tu rêves pas un peu là, Victor ? Ils ont tous les dents qui rayent le parquet, que ce soit Duflot, Montebourg ou Mélenchon ?

 

- Il y a pourtant une candidature évidente, de quelqu’un ayant fait la preuve de son courage, de son intégrité, de ses convictions, de sa culture, de son éloquence, de son humanité et même de son humour : c’est Christiane Taubira.

 

- En plus, elle est exécrée par la droite, ce qui est un brevet de qualité, c’est une femme, et une « minorité visible » comme ils disent. L’idée est séduisante ! Allez, à la nôtre ! Et à Taubira !

 

30/01/2016

Ouiquinde érotique avec Jean Ferrat et Louis Aragon

 

 

femmes au boxon.jpg 

Chambres d'un moment

Sur de blancs canots
Suivant les canaux
Ombreux et tranquilles
Les touristes font
Les chemins profonds
Qui baguent la ville

Les bars qu'on entend
Les cafés-chantants
Les marins y règnent
Et la rue a des
Sourires fardés
Ses enseignes saignent

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

Traîne sur les quais
L'enfance manquée
Des gamins étranges
Qui parlent entre eux
Qui sait de quel jeu
Peu fait pour les anges

Et dans ce quartier
Où le monde entier
Cherche l'aventure
Celui qu'on y joue
Montre ses bijoux
A la devanture

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

Femmes-diamant
Qui patiemment
Attendent preneur
Pour la somme due
Qui débitent du
Rapide bonheur

Beaux monstres assis
Tout le jour ainsi
Près de leur fenêtre
Vivre ici les voue
Aux faux rendez-vous
D'où rien ne peut naître

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

La main le rideau
Le petit cadeau
Mets-toi là qu'on s'aime
Leurs habits ôtés
Ce que les beautés
Au fond sont les mêmes

Souvenirs brisés
Baisers ô baisers
Amours sans amour
Une fois de plus
A Honolulu
Comme à Singapour

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles


Les matelas crient
La même tuerie
A d'autres oreilles
Et les matelots
Ont même sanglot
A moment pareil

Tous les hommes sont
La même chanson
Quand c'est à voix basse
Et leur cour secret
Bat tant qu'on dirait
Qu'il manque de place

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

 

Paroles de Louis Aragon, musique de Jean Ferrat

 Ecoutez-le ICI

 

 

 

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29/01/2016

GROS MOTS !

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Non mais vous l'avez vu le Macron-Trissotin ?

Dans son petit costume, son air de sacristain

Toiser tous les bonkons, tout ce menu fretin

Lui dont c'est aux Rothschilde qu'il doit son destin

Il n'a jamais connu les affres du scrutin

Pourtant il fait des lois, ce triste cabotin

Faites pour saccager, prolo, ton bulletin

Pour une augmentation, tu peux faire tintin !

PEUPLE, ABRÉGERAS-TU LE RÉGNE DES CRÉTINS ?

 

Le cynique nabot qui se prend pour Hercule,

Droit sur ses talonnettes comme un coq ridicule,

Menteur invétéré, camelot sans scrupule

Bat de nouveau l'estrade, manœuvre et manipule

Jusques à ses féaux, ces électeurs crédules

Qu'il croque allègrement, à pleines mandibules.

C'est un sous-Ubu-roi, satrape minuscule

D'un pays avachi marchant sur les rotules.

PEUPLE NE SENS-TU PAS QUE CES VOYOUS T'ENCULENT?

 

Renvoyons à sa place la Marine le Pen

Aux chiottes de l'histoire tous ces croquemitaines

Qui mentent comme ils chient des tombereaux de haine

Repoussez leurs idées, c'est des mauvaises graines

Ils puent de la cervelle, fétide est leur haleine

À des problèmes vrais, leur réponse est malsaine

C'est le repli sur soi, la violence inhumaine

Peuple, retrouve enfin tes sources voltairiennes

ET ENVOIE AUX POUBELLES LES PROPAGEURS DE HAINE

 

Ras le cul des embrouilles,

Ras le cul des magouilles

Des poisseuses fripouilles,

Des sinistres arsouilles,

Des résidus de ch'touille

S'en foutant plein les fouilles

Sur le dos des pedzouilles

Marnant pour leur tambouille.

ILS NOUS CASSENT LES COUILLES !

 

Réveille-toi enfin, peuple des Sans-culotte!

Laisseras-tu longtemps ton pays sous la botte

De voyous qui se goinfrent et des sombres despotes

Donnant de gras fromages à leurs fils et leurs potes ?

Laisseras-tu longtemps aux postes de pilotes

Ces usurpateurs nuls, ces rois de la parlotte ?

Debout ! Fils de Danton. Debout les patriotes !

Redressons donc la tête, n'ayons plus les chocottes,

NE SERAIT-IL PAS TEMPS D'ENTAMER LA RÉVOLTE ?

 

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28/01/2016

Taxis : emmerdo, ergo sum !

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Avec une régularité méritoire, une corporation - celle des taxis – fout le bordel. Circulation bloquée, affrontement avec les forces de l’ordre, violences à l’encontre des chauffeurs de VTC (véhicules de transport avec chauffeurs) et de chauffeurs « Uber ». Les taxis défendent leur gamelle : prix de la bagnole, prix des carburants, prix des assurances, prix de la licence… On peut comprendre qu’ils luttent contre une concurrence. D’autant plus qu’ils n’y sont pas habitués, jouissant d’une situation de monopole confortable mais totalement aberrante.

 

Prix de la voiture : les taxis, en société ou en se groupant pour les individuels, peuvent négocier de sérieuses remises.

Prix des carburants : les exploitants de taxi bénéficient d'une détaxation partielle de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE), sous la forme d'un remboursement a posteriori en fonction de la consommation réelle de carburant (gazole ou super sans plomb), utilisée pour les besoins de leur activité professionnelle 

Prix des assurances: artisan taxi propriétaire ou non de leur véhicule et de leur licence, la profession entre dans le cadre du transport de personnes. Il leur est donc indispensable de souscrire une assurance professionnelle spécifique. Avec la encore une force de négociation conséquente.

Prix de la licence : c’est en quelque sorte le fond de commerce des taxis. La licence est chère. Mais elle a été voulue par la corporation, ceci afin de renforcer le numerus clausus, de protéger la profession contre toute concurrence. Ce protectionnisme se retourne contre les taxis.

 

Á quoi servent-ils ? Á transporter des personnes d’un point à un autre. Comme bien d’autres moyens de transport : la marche à pied, le vélo, le scooter, la moto, la voiture particulière, les autobus, les trains, les avions, les bateaux.

 

Le font-ils bien ? Faire rouler une grosse bagnole pour un seul client, c’est une aberration aussi bien économique qu’écologique. Ils encombrent les rues, ils polluent pour un service cher et souvent mal rendu : ils ne sont jamais là lorsqu’on a besoin d’eux, ils ont une conception « pittoresque » des itinéraires, ils sourient toutes les années bissextiles... Mais ils se tiennent, constituent un lobby puissant et ont jusqu’ici toujours réussi à bloquer toute concurrence, que ce soit les taxis collectifs, les véhicules dit de tourisme et même les vélos taxis ! Alors la concurrence des VTC et – pire pour eux - d’UberPop, c’est la guerre !

 

Mais pourquoi n’ont-ils jamais voulu évoluer ? Pourquoi n’ont-ils pas mis au point eux-mêmes, en collaboration avec les services municipaux des villes où ils travaillent, une application électronique permettant au client de trouver très vite, sur son i-phone, un taxi ? Ce qu’a fait Uber, pourquoi ne le font-ils pas ?

 

Non. Ils se contentent de refuser toute avancée, de repousser toute concurrence, de s’arc-bouter sur leur numerus clausus (nombre de taxis fixe). Parce qu’ils se sentent forts. Parce qu’ils ont une arme, comme les routiers ou les exploitants agricoles : ils peuvent bloquer la circulation, donc les échanges économiques. Et ils s’en servent de cette arme. Les gouvernements reculent plus vite devant ces emmerdeurs, leurs bahuts, leurs bagnoles et leurs tracteurs que devant les infirmières et leur blouse blanche ou les enseignants et leur stylo…

 

J’emmerde, donc je suis.

 

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27/01/2016

Au bistro de la toile : vin rouge, sport, cul-bénis et statues à poil.

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- Oh ! Loulle, quand je pense que ton rade est l'équivalent d'une salle de sport, ou d'un stade ! Et que chaque fois que nous levons le coude chez toi, nous faisons du sport ! Je ne me savais pas tant sportif !



- Qu'est-ce tu racontes Victor. T'a attaqué au Tavel de bon matin ? Je sais bien que tu fais du sport, et que t'as même acheté un véritable Peugeot-frères pour ça. Un moulin à café je veux dire. Pas un vélo. Mais explique-moi pourquoi mon bistro est une salle de sport. Á ouais ! Compris : tu veux parler de l'apéro-bic, le lever du coude et même des deux coudes pour ne pas attraper le « bistro-elbow » !



- Bien sûr, y a un peu de ça Loulle. Et nous avons avec toi un très bon entraîneur ! Mais il s'agit d'autre chose. Des « chercheurs » ont déterminé que boire un verre de vin rouge est équivalent à une heure de sport intensif. Voilà pourquoi ton rade est une sacré salle de muscu ! « Après une dure journée de travail, si vous vous sentez coupable parce que vous avez la flemme d’aller faire votre jogging aujourd’hui, installez-vous confortablement dans votre canapé, détendez-vous et buvez un bon verre de vin rouge à la place. » qu'ils disent les chercheurs ! Ils disent encore qu'il y a dans le rouge du resvératrol, « un polyphénol qui a des effets extrêmement positifs sur le cœur, mais également sur les muscles, les os… ».



- Tout de même, il y a du bon dans la science Victor. Et je suis fier de dispenser sans compter les bienfaits du rouquin.



- Autre chose. T'as vu, hier le grand caïd de l'Iran a rencontré le capo de tutte i capi de la chrétienté. Il fallait les voir tous les deux, face à face, assis chacun d'un côté d'une superbe table, en robe, et se fendant la gueule ! Eux, ils savent... Eux ne sont pas dupes. On aurait dit Whilpool en face d'Indesit !



- Whilpool ? Indesit ? Mais c'est des machines à laver ça.



- Ben justement, les deux sont les représentants de commerce, que dis-je, les directeurs des ventes des machines à laver les cervelles que sont les religions !



- Bof. Si ces fariboles, ces contes pour enfants aident à vivre – et surtout à mourir – les trois milliards de Terriens qui se reconnaissent dans ces deux religions, pourquoi pas... Pourvu qu'ils ne prétendent pas « sauver » les gens malgré eux... Mais t'as vu, pour ne pas « choquer » leur hôte, les Italiens ont caché les superbes statues de femmes à poil qui font l'honneur de ce pays hyper civilisé !



- Ça, ça me gonfle Loulle. Que nos frères Italiens se soient couchés devant ce cul-béni. Et tout ça pour quelques milliards de contrats. Que ne feraient-on pas pour du fric. Finalement, c'est pas les putes qui manquent, c'est le pognon...



- Exact Victor. Tous s'achète, même l'honneur. Allez, je te sers « une heure de sport intensif » ! Á la nôtre !

 

- Á la nôtre !



26/01/2016

La Chine accédant au statut « Économie de marché » : 3 millions de chômeurs de plus en Europe. Aux fous !

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L'idiot du village, le fada, le nessi, le fadoli, le babet, le simplet, bref le couillon, vous connaissez tous. C'est celui dont on se moque, que l'on ne respecte pas, à qui l'on donne des coups de tatanes en douce. Celui dont on n'a pas peur ! Qui ne se défend pas. Qui rie même stupidement avec ceux qui le tourmentent. Eh bien dans le village planétaire, le fada, l'imbécile heureux, c'est l'Europe !

 

L'Europe que se farcit avec une naïveté confondante - au prix de sa civilisation ! - les millions de « réfugiés » qui fuient des pays où sévissent la guerre ou les dictatures. Guerres fomentées, dictatures longtemps soutenues par qui ? Par les États-Unis. Les Yankees sèment la merde et nous récoltons les estrons...

 

Mais ce n'est pas tout. Nous sommes aussi le calu, l'idiot, le fadoli ,au niveau économique. La commission européenne a ouvert ces derniers jours, discrètement comme toujours, des négociations en vue de concéder à la Chine le statut « d'économie de marché ».

 

Késako? La Chine, membre depuis 2001 de l’OMC, pourrait accéder d’ici fin 2016 au statut d’économie de marché. Un statut qui empêcherait tout pays membre de l’OMC de lui opposer des mesures anti-dumping ! Bonjour les dégâts...

 

Actuellement, la Chine est considérée comme une « économie non marchande ». Subventions d’État aux entreprises chinoises, absence de concurrence, obligations des entreprises étrangères de s’associer avec des entreprises chinoises pour s’implanter en Chine, etc.. Mais si elle obtient le statut « d'économie de marché », il ne sera plus possible d'utiliser contre elle l'arsenal des outils de défense commerciale. Et notamment des mesures anti-dumping commercial et social.

 

Il y a, dans la Commission européenne, un certain nombre de fonctionnaires et d’idéologues qui sont pour l'attribution de ce statut à la Chine. À quoi jouent-ils ? Qui les soudoie ? Quels intérêts défendent-ils ? Est-ce que l’on veut que l’Europe soit l’idiot du village planétaire en étant la seule à respecter les règles ? Et puis quelle naïveté des tenants de ce changement de statut qui n’hésitent pas à dire que « ça encouragerait la Chine à se réformer ». Ben voyons... Qui va croire ça ? Leur argument principal est d'une niaiserie confondante : certaines personnes à la Commission pensent que la Chine va déverser sur l’Europe des millions et des milliards. C'est d'ailleurs ce que la Chine veut faire croire. Les industriels européens peuvent trembler... Ils sont d'ailleurs très inquiets.

 

L'Europe – cette grosse larve molle - est seule à céder aux pressions de Pékin. Le Japon, le Canada ou l’Inde sont tous opposés à cette idée. Même les États-Unis n'y sont pas favorables ! États-Unis, chantre de l'ultra-libéralisme qui, soit dit en passant, sont tout ce qu'il y a de protectionnistes ! Ainsi l'Union européenne laisse 80 % de ses marchés ouverts au « libre-échange » tandis que les États-Unis n'en ont que 40 % ! Par le « Buy American Act », le secteur public est réservé aux entreprises étazuniennes. Faites ce que je dis et pas ce que je fais... Les Yankees sont avant tout pragmatiques : libéraux ou protectionnistes selon leurs intérêts...

 

En France, on craint le porc allemand. On va « apprécier » le porc chinois à quelques centimes le kilo ! Et que dire de l'acier chinois qui – la Chine voyant sa croissance ralentir – va foutre en l'air ce que l'Indien Mittal a encore laissé aux Européens...

 

Alors, Mesdames et Messieurs les têtes d’œufs de la Commission européenne, entre 2 et 3 millions de chômeurs de plus dans l'Union, ça ne vous défrise pas ?


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25/01/2016

Calais : la croisière ne s'amuse plus...

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Ah ! Ils les ont eu les foies ! Ils en ont fienté dans leurs calbars jusqu'à en souiller leurs couilles en or( ! « Ils » ? Qui « ils » ? Ben, les sbires de ces quelques dizaines de milliers de parasites qui pensent « posséder » le monde. Bref, les tenants de « l'ordre » ultralibéral. Ils ont eu peur lorsque les « migrants » ont envahi un ferry dans le port de Calais ! Allez hop!Vite, les CRS pour évacuer cette racaille.

 

Pourtant, c'est ça qu'ils doivent faire les « migrants ». Plutôt que de' s'entasser dans une « jungle » sordide, plutôt que se mettre à dos toute une population excédée, plutôt que de tenter de passer par la route, via les camions ou l'Eurostar, ne serait-il pas plus efficace et utile pour eux de passer par la mer ! Sur la mer. Avec des bateaux. Comme ils l'ont, pour beaucoup, déjà fait pour arriver en Europe à travers la Méditerranée sans y laisser leur peau. Puis - individuellement ou en groupe - ils ont traversé toute l'Europe sans se faire alpaguer par les diverses polices. À croire qu'ils ont des complices parmi les nombreuses associations dites humanitaires qui leur facilite le job... Ils ont casqué jusqu'à deux ans de salaires pour arriver jusqu'à Calais, puis ils restent là, à croupir sous des sacs poubelles alors que leur « eldorado » n'est qu'à quelques dizaines de miles nautiques ? Quelques dizaines de kilomètres ? Ils sont kons ou quoi? La France, ils n'en veulent pas. Ça tombe bien parce que c'est réciproque.

 

Alors plutôt que de faire le boulot des Anglais – protéger la frontière de Grande-Bretagne qui se situe en France  à cause des accords scélérats du Touquet – ne vaudrait-il pas mieux leur faciliter la tâche en les aidant (discrètement, pas officiellement bien sûr) à traverser la Manche, le « Channel » comme disent les Rosbifs ?

 

Les passeurs qui les ont guidé jusqu'à Calais pour les y abandonner ne pourraient-ils pas mettre au point des systèmes de passages à bord de vedettes rapides, partant de n'importe quel point des côtes françaises ou belges pour arriver n'importe ou sur la côte anglaise ? Une petite heure de navigation.C'est plus facile que de traverser la Méditerranée que je sache ! Rappelez-vous les passages de milliers de « réfugiés » jetés sur les plages italiennes par des bateaux rapides albanais.

 

Pourquoi ces « migrants » veulent-ils aller en Angleterre, Parce que beaucoup viennent de pays qui ont subi le knout colonial britannique mais qui, en revanche, se sont appropriés la langue du colonisateur. Parce qu'en Angleterre, il n'y a pas de carte d'identité et donc que le migrant, une fois arrivé, se fond dans la masse. Parce que cette masse est organisée en communautés ethniques et/ou religieuses dans lesquelles le migrant peut espérer de l'aide. Enfin et surtout parce que l'économie britannique est une expression caricaturale de l'ultralibéralisme et donc que les patrons britanniques se frottent les mains de pouvoir embaucher cette main d’œuvre docile travaillant dans des conditions peu enviables pour des salaires de misère. Voilà pourquoi la Grande-Bretagne agit comme une véritable pompe à migrants.

 

Bertrand, nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais -Picardie, lors de sa campagne électorale,

s'est courageusement élevé contre ces accords du Touquet. C'est le moment pour lui de passer à l'action. Quitte à provoquer une crise diplomatique avec nos meilleurs ennemis anglais.

 

Que disent ces accords du Touquet ? Ils disent que c'est nous qui devons contrôler, à Calais comme à Eurostar ou ailleurs, non pas seulement les sorties du territoire français mais les entrées en territoire britannique ! Á nos frais ! Nos douaniers, nos flics doivent courser les migrants qui veulent entrer en Angleterre chez nous. Alors que ce devrait être aux douaniers et aux flics britanniques de les contrôler voire de les courser chez eux, à Douvres, et pas à Calais ! Parce que la frontière de Grande-Bretagne n'est pas au passage des côtes anglaises mais...en France ! Qu'est-ce que c'est que cette konnerie ? Ben, un exploit (un de plus) de Sarkozy et de Chirac avec les accords du Touquet mettant les frontières britanniques en France ! Ça paraît incroyable ? On revient au temps des bourgeois de Calais ?

 

Ben, c'est comme ça. Les Rosbifs, comme souvent, nous ont roulé dans la farine.

 

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24/01/2016

Ouiquinde gastronomique gitan et amours enfantines

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Yolande scintillait, là-haut, près des étoiles,

Perchée sur les agrès d’un chapiteau sans toile.

Son corps de caoutchouc volait de mains en mains

Porté par un courage et un cran surhumains.

 

Elle virevoltait, la jolie Bohémienne

Dans un rai de lumière, presque nue, aérienne,

Elle fendait les airs de son corps gracieux,

Ignorait les humains et s’approchait des dieux.

 

Moi, perdu tout en bas parmi les spectateurs,

Ignoré de la belle, je souffrais mille peurs.

Je découvrais l’Amour, ses affres hédonistes,

 

Sous l’aspect flamboyant de cette trapéziste.

Mon tout premier amour, Yolande, avait sept ans,

Moi, si je me souviens, j’en avais presque autant…

 

 

Le hérisson comme les « boumians ».

 

- Eh, petit ! Les amours d’enfants sont précieux,

Ils sont une fenêtre ouverte sur les cieux,

Les joies de leur avers sont sans équivalence,

Mais leur revers caché n’est que larme et souffrance…

Tandis que je rêvais, dans mon lit, à Yolande,

Les Bohémiens pressés décrochaient les guirlandes,

Eteignaient les lampions, démontaient les gradins

Et le cirque était loin lorsque vint le matin…

La belle a dû laisser, dans mon âme, un message :

« Si tu veux me trouver, entreprends le Voyage »,

Peut-être que si j’ai vécu en bourlinguant,

C’était, au fond de moi, pour relever le gant

Que jeta en mon cœur la petite princesse

Qui a, sans le savoir, mis ma vie en liesse.

- Les Bohémiens, Victor, sont de rudes gaillards,

Qui n’ont pas, tous les jours, droit à la soupe au lard.

Quand on est sur les routes, en verdine, en voiture,

Pour se remplir le ventre, tout corps fait nourriture,

Une poule empruntée, un grillé d’escargots,

Mais leur plat préféré, leur must, c’est le niglo.

Ils appellent ainsi dans leur idiome étrange

Le hérisson commun, qu’ils préparent, et qu’ils mangent.

Angélo-le-Boumian, un ami de mon père,

Nous a souvent montré comment il faut le faire.

Tu prends un hérisson de grosseur convenable,

Aux piquants acérés, bien dodu, gras du râble.

Tu lui perces la gorge et tu en bois le sang,

C’est un aphrodisiaque remarquable et puissant.

Pour cuire un hérisson, la méthode est facile,

Il faut un feu de bois, de l’eau et de l’argile.

Avec la terre glaise bien assouplie à l’eau,

Enrobe entièrement tout le corps du niglo,

Sur trois doigts d’épaisseur et pas d’endroits manquants,

Tu fais bien pénétrer pour couvrir les piquants.

Au bord du feu de camp tu creuses un nid de cendre

Où tu vas déposer ton niglo, bien au centre,

Tu recouvres le tout de cendre et de brandons,

Fais chanter la guitare en buvant des litrons

Et, deux heures plus tard tu sors la terre cuite

Enrobant ton niglo. Casse-là tout de suite,

Les piquants et la peau s’enlèvent avec la gangue

Et tu humes un parfum qui réveille ta langue.

Tu saupoudres de thym, de sel et de piment

Et manges avec les doigts ce repas de gourmands !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

3 hérissons de grosseur convenable, - 1 seau de terre glaise (l'argile grossière suffit), - eau, - feu de camp avec braise et cendre, - thym, - sel, - piment d'Espelette. Ah !

Prévoir aussi la guitare ! Et puis si vous ne voulez pas manger ces gentils et utiles animaux que sont les hérissons - et je vous approuve – des poulets, plumés ou non, feront l’affaire !

 

Les vins conseillés:

Ce plat de feu de camp s'accompagne de vins de large soif, qui préparent la voix pour les goualantes flamencas. Les vins rosés de Tavel, Lirac, Chusclan, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Camaret, les rosés des Côtes-du-Ventoux, les vins gris d'Aigues-Mortes, les rosés de Palette, de Pierrefeu sont parfaits.

 

23/01/2016

Ouiquinde érotique sextoyé

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Le Gaude Michi

 

L'on m'a dit que, le plus souvent,
L'amour vous contraint, en dormant,
De faire à l'envers la grenouille ;
La nuit sait vos ardants regrets,
Et les doux mystères secrets
De votre doigt qui vous chatouille.

Mais, je me plains que, tout le jour,
Fuyant même le nom d'Amour,
Vous contrefaites la doucette,
Cependant que, toute la nuit,
Vous prenez un nouveau déduit
Avec un manche d'épousette.

Mais un clou qui se détacha,
Ces jours passés vous écorcha,
Dont vous faites si triste mine
Que vous allez tout dédaignant
Et ne pouvez plus maintenant,
Tenir le cours de votre urine.

Une autrefois, il faut choisir
Le temps, le lieu, et le plaisir
De vous caresser à votre aise ;
Usant de ces bâtons polis
Dont l'on rehausse les gros plis
Et les bouillons de votre fraise.

Ceux de velours ne coulent pas,
Ceux de satin deviennent gras,
Et sont rudes à la couture ;
Ceux de verre, par un malheur,
S'ils se cassaient, en la chaleur,
Vous pourraient gâter la nature.

Si vous en prenez un de fer,
Avant qu'il se puisse échauffer
Il ne fera rien qui vous plaise ;
Mais je me trope en cet endroit,
Car aussitôt il se fondroit
Comme dedans une fournaise.

Il vaudrait bien mieux pratiquer
L'amour même, sans se moquer,
Sans aimer l'ombre de son ombre,
Et sans, par un ébat nouveau,
Vous jouer de quelque naveau
Ou d'un avorton de concombre.

Ce n'est pas ainsi qu'il vous faut
Contenter cet endroit si chaud
Qui d'une feinte ne s'abuse,
Et qui pourrait, en un instant,
Allumer dans un régiment
Toutes les mêches d'harquebuse ; 

Ni se tromper de la façon
De celle qui, pour un garçon,
Embrassait souvent une femme,
Et qui mourant de trop aimer,
Ne trouva qu'au fond de la mer
Un remède à sa chaude flamme.

Vous n'attendez qu'un mari neuf,
Quelque veau pour devenir bœuf,
Qui vous ôte ce faux nom de fille,
Et, en tenant clos votre vallon,
Craignant l'enflure du ballon,
Vous vous ébattez d'une quille.

Mais qui que ce soit le sot né,
Votre mari prédestiné,
Bien qu'il ne soit qu'une bête,
Heureux il sera, le cocu,
Oui bien, si vous avez le cul
Aussi léger comme la tête !


Charles Timoléon de Beauxoncles (1609)

 

 

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22/01/2016

Au bistrot de la toile : la « victoire » des toubibs

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- ...teng ! T'as vu ça Victor : ils ont gagné les toubibs. Le Conseil Constitutionnel a retoqué l'une des mesures phares de la loi Santé de Marisol Touraine : le paiement direct de la facture du toubib par la Sécu et les mutuelles.

 

- On touche là du doigt la puissance occulte de cette corporation qui est très présente tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat et dans toutes les instances décisionnelles, mairies, conseils généraux, conseils régionaux. Sans oublier les centres d'influence occultes, loges, clubs, rotary, etc. Ils ont donc des relais d'influence fort utiles...jusqu'au Conseil Constitutionnel !

 

- Pourtant ce système du tiers payant est une bonne chose que je sache. Et ce n'est sûrement pas très difficile à mettre en œuvre. Ce que font les pharmaciens, les toubibs ne seraient pas capables de le faire ?

 

- Ils pourraient évidemment le faire sans beaucoup de problèmes. Mais leur revendication à ce sujet est pourtant recevable : ils ont affaire avec plus de 500 mutuelles ! Enfin, quand je dis mutuelles, c'est une façon de parler, parce qu'il y a longtemps que les « mutuelles » ont oublié la dimension sociale et solidaire de leur fonction pour devenir des machines à fric. En fait ce qu'elles veulent, c'est bouffer la Sécu. Et c'est en bonne voie, notamment avec cette fausse loi sociale qui, depuis le 1er janvier, impose à toutes les entreprises de « payer » une mutuelle à leurs salariés.

 

- À bon. Et pourquoi ?

 

- Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrats collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel – encore lui - a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un sur-complémentaire supplémentaire ! Quant à l'employeur, lui, il pourra déduire sa part de cotisations de la masse salariale au détriment des rémunérations. Au fou ! Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau. Et puis, la plupart des salariés ont déjà une assurance complémentaire. Ils ne garderont donc pas les deux, ou alors leur complémentaire habituelle leur fera miroiter les délices de souscrire, chez eux, une « sur-complémentaire ». Et la concurrence sera rude entre les chacals de l'Assurance ! Moralité, sauf peut-être dans les très grands groupes, cette konnerie coûtera plus cher aux assurés.

 

- Et la Sécu la dedans ?

 

- La Sécu, elle est attaquée de toutes part. La tactique pour sa mise à mort ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit !) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu. Ah ! Au fait, ça se fait sous un gouvernement dit « de gauche ». Hollande, Valls, Macron, Gattaz, Bébéar, même combat !

 

- Et que faudrait-il faire ?

 

- Supprimer toutes ces « mutuelles » parasitaires. Et rendre toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. À défaut d'un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d'assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l'assuré, le versement volontaire d'une cotisation modulable selon ses besoins qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non (les frais de fonctionnement de la Sécu étant de 3 % contre 15 % chez les assureurs privés qui se goinfrent et ne prennent que les petits risques). Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l'argent pour payer des complémentaires d'entreprise, pourquoi n'en auraient-elle pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

 

- Évidemment. Sans compter que dès lors, les toubibs ne pourraient plus refuser le tiers payant puisqu’ils n’auraient qu'un seul interlocuteur – la Sécu - au lieu de 500 « mutuelles ».

 

- Allez. À la nôtre !

 

 

21/01/2016

Valls, Macron… La « gauche » française à l’assaut de Davos ! Ah mais…

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La petite station alpine des Grisons suisses, bourrée de flics, transformée en camp retranché, reçoit cette année encore le « Parasite-club » mondial. D’autres les appellent les « grands décideurs » ou encore les « maitres du monde ».

 

2.500 participants dont 1.500 chefs d'entreprise, plus de 50 chefs d'Etat y compris des pays émergents (Chine, Russie, Brésil, Mexique, etc.). Tout ce beau monde représenté par des ministres des finances, du travail ou de l'environnement. Mais aussi les patrons de Google, Facebook, Microsoft, Alibaba, Baidu, Uber et Airbnb, mais encore les représentants des principales ONG mondiales, sans oublier des universitaires, 300 journalistes et quelques guignols du chaubiz... La France est représentée par Manuel Valls et Emmanuel Macron. C’est la « gauche » française à l’assaut de Davos ! On va voir ce qu’on va voir…

 

Avec toutes ces grosses têtes, on pourrait s’attendre à ce que toutes les crises soient anticipées et réglées au mieux. Tè ! Fumes… Ils n’ont jamais rien vu venir. Ni la crise financière, ni les « printemps » arabes, ni Daech, ni la crise migratoire. A quoi servent-ils alors ? A rien. Enfin si, à échanger entre gros rapaces des cartes de visites utiles ! Á oui, j’oubliais : ils vont œuvrer à la « stabilité mondiale » !

 

Ce qu’ils appellent « stabilité mondiale », c’est le maintien sans trop de problèmes de leur mainmise sur l’économie du monde. Que les pauvres s’appauvrissent un peu plus, ils s’en branlent complètement. Mais ils ne sont pas tranquilles, comme s’il y avait des cailloux dans leur caviar. Ces cailloux, ce sont la crise des matières premières, l’effondrement du prix du pétrole, la poudrière du Moyen-Orient, le terrorisme islamique, les ratés du moteur chinois, le déferlement des migranvahisseurs, la montée de la dictaturocratie en Europe, sans oublier le bordel généré par le changement climatique. etc.

 

Parait qu’ils n’on pas le moral les davosistes. Voilà-t-il pas qu’ils fientent dans leurs calbars. Seraient ce parce qu’ils sentent et redoutent la rugosité du chanvre de la corde les « maitres du monde » ! 1 % des personnes les plus riches du monde possèdent autant que le reste de la population du monde ! Finalement, ça ne fait pas beaucoup de monde à éliminer…

 

Et ça coûte des thunes ce raout ! Beaucoup de thunes. A moins de 5 milliards de chiffre d’affaire, une entreprise ne peut prétendre à ce que son patron fasse partie du sérail. Puis il y a la cotise annuelle. C’est plus cher qu’au club bouliste de l’Estaque : 40.000 euros de cotisation annuelle versée à la Fondation Davos basée à Genève, ce qui donne droit à une entrée au Forum. Il faut encore casquer des frais d'organisation : 16.000 euros hors frais d'hébergement et de transport. Ainsi, envoyer entre deux et cinq représentants pour les quatre jours de conférence coûte de 200.000 à 400.000 euros, selon le niveau de notoriété. Mais c’est de l’investissement productif ça, Coco ! Ça permet de se claquer les salsifis directement avec les « maitres du monde » !

 

Le thème cette année, c’est « la quatrième révolution industrielle », c'est à dire ce qu’on appelle la révolution numérique Cette mutation se caractérise par sa vitesse, le changement radical des façons de travailler, l’évolution des systèmes économiques. Avec un impact sur toute l'humanité, la façon dont elle consomme, produit, échange, aime, vit… et survit pour la plus grande partie de la population mondiale. Avec évidemment des expositions sur les robots et le rapport de l'homme et de la machine qui est en train de le remplacer…

 

Mais qui sont-ils ces auto-proclamés « maitres du monde » pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ? Ils sont les représentants de quelques centaines d’officines financières et de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent au quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites. Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

 

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la dérégulation sans freins, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules, la défaite des démocraties, le règne des dictatures, l’abrutissement des foules par l’obscurantisme religieux. Quant aux « politiques » qui se montrent à ce bal des sorcières, ils ne sont que les marionnettes de ces crapules.

 

Tiens ! Et s’il y avait une énorme avalanche à Davos ? On peut toujours rêver…

 

 Illustration: merci à Fred