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20/07/2017

La gamelle dans tous ses états (généraux).

homme vache.jpg

Les producteurs de melons, comme ceux d'abricots, jettent leur production. Un scandale et une honte. Mais aussi une réalité qui décourage, pousse à la ruine et souvent au suicide bien des agriculteurs. Concurrence « libre » mais faussée des produits équivalents espagnols se plaignent les exploitants français. C'est vrai et cela ne changera pas tant qu'une harmonisation sociale, fiscale et normative au niveau de l'Europe ne corrigera pas cette concurrence faussée. Ca, c'est un problème conjoncturel concernant un secteur précis de l'activité agricole. Mais il est un parmi une foultitude de problèmes constituant ce qu'il est convenu d'appeler « la crise de la filière agricole ».

Les producteurs de lait ne sont pas mieux lotis. Le prix du lait est le même que celui qu'on leur payait en...1991 ! A cette époque, une vache rapportait autant qu'un hectare de blé. Aujourd'hui, il faut 7 à 8 vaches pour égaler le produit d'un hectare de blé…

Et que dire des filières porcines, volaillères, ovines, bovines. Partout la crise qui peut se résumer en une phrase : le prix offert par les metteurs en marché est souvent inférieur au prix de revient des producteurs. En 2016, un agriculteur sur deux a « gagné » moins de 350 euros par mois ! Résultats : la crise, la ruine des exploitations à taille humaine, les suicides et le glissement inéluctable vers une agriculture industrielle dont l'exemple étasunien donne un exemple effrayant : usines à viande auprès desquelles notre « ferme à mille vaches » est un doux havre écolo, fruits et légumes OGM bourrés de pesticides, etc. C'est le triomphe de la « malbouffe ».

Face à cet état de fait, pour concrétiser une promesse électorale de Macron, s'ouvre ce jeudi à Bercy « les Etats généraux de l'alimentation ».  « Je veux redonner un pouvoir de négociation aux producteurs face aux industriels », martelait le maintenant Président lors de sa campagne présidentielle. C'est bien de le dire, ce serait mieux de le faire. Face à eux qui se présentent en ordre dispersés, les producteurs ont la grande distribution mais aussi les transformateurs industriels. Et ils ne font pas le poids. Leur principal syndicat a longtemps été présidée par feu un ponte de cette industrie agro-alimentaire…

Ce pouvoir de négociation, les agriculteurs - désespérés par la mauvaise volonté quand ce n'est la mauvaise foi tant des industriels transformateurs que de l grande distribution – tentent de l'obtenir par des actions de « desesperados » en déversant leurs melons, abricots, pèches devant les hypers ou encore fumier et déchets devant les préfectures. C'est contre ces extrémités que ces « Etats généraux » doivent trouver des solutions.

Mais le public, l'acheteur final, le consommateur qui ne veut plus être un con-sommateur sont aussi appelés à donner leur avis. Non, pas à la table des négociation, faut pas rêver, mais par une consultation publique sur une plate-forme participative (egalimentation.gouv.fr) où chaque citoyen est invité à s'exprimer, avec des questions renouvelées au fil des semaines pour nourrir le débat en cours. Mais le fait que cette consultation du public soit prévue en plein été et à la rentrée plutôt qu'en amont des États généraux va rendre la participation pour le moins « difficile ». Et puis qui tient compte de l'avis du cochon de payant ?

Un premier bilan sera tiré fin septembre dans l'espoir d'avoir trouvé des solutions concrètes pour pacifier les relations entre producteurs et distributeurs. Juste à temps pour espérer peser sur le round annuel de négociations tarifaires entre industriels et distributeurs, qui s'ouvre tous les ans en octobre.

Bon courage…

 

Photo X - Droits réservés

16/07/2017

Gastronomie dominicale: les aliboffis.

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Les aliboffis, vous connaissez ? C’est, en Provence, les couillons. Pas au figuré, non, les couilles, les testicules si vous préférez le terme politiquement correct. J’ai coutume de dire que « quand elles se vident, c’est le bonheur, tout le monde comprend pourquoi, et quand elles gonflent, c’est la rabia. »
Bon. Après ces petites précisions physiologiques, savez-vous que les aliboffis, c’est excellent à manger ?


Tè ! Je vais vous expliquez comment les faisait mon père (les aliboffis sont un plat que seul un homme peut cuisiner. Les femmes, on préfère qu’elles nous les caressent, bien que parfois elles nous les cassent… C’est dans leur nature, faut faire avec…)


Alors voilà. Chez votre tripier (on en trouve encore), demandez deux belles paires d’aliboffis d’agneau. Si vous êtes ambitieux et si vous ne craignez pas les comparaisons hasardeuses, demandez des aliboffis de taureaux (on en trouve à Arles, à Nîmes, à Dax, à Bayonne, à Vic, à Béziers pendant les Férias). Trempez-les deux heures dans l’eau froide pour les faire dégorger. Puis blanchissez-les une petite minute à l’eau bouillante salée. Sortez-les avec une écumoire, passez-les rapidement à l’eau froide, puis coupez-les en deux et enlevez la peau.
Dans un faitout, sur feu doux, mettez une cuillère à soupe d’huile d’olive. Lorsqu’elle est chaude, jetez-y quatre belles gousses d’ail pelées et écrasées avec le plat du couteau. Faites revenir juste le temps de boire un canon de rosé. Ajoutez un demi-litre d’eau et un verre de vin blanc, deux cuillères à soupe de concentré de tomate, une cuillère à café de harissa, une cuillère à café de cumin en poudre, autant de paprika, autant de sel et le jus d’un demi-citron. Pendant que ça monte à ébullition, coupez les aliboffis en dés grossiers d’environ trois centimètres. Jetez-les dans la préparation précédente lorsqu’elle bout. Couvrez et laissez cire à feu doux pendant vingt minutes. 89aa3257a98740e4346d406ff04b8307.jpgAprès ce temps, si la sauce est trop liquide, faites réduire à feu vif en maniant l’appareil délicatement à la spatule bois pour éviter que ça attache. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement qui doit être de haut goût. Servez très chaud en agrémentant la couleur avec du persil plat haché et des tranches de citron. Ce plat s’accompagne de riz blanc de Camargue. Avec un rosé bien frais, vous m’en direz des nouvelles !


Ah ! J’oubliais : prévoyez quelqu’un pour une petite sieste crapuleuse après ce met gaillard !


Vive les aliboffis !


Photos X - Droits réservés

15/07/2017

Ouiquinde érotique avec Baudelaire et Magritte

femme magritte.jpg

 

Les promesses d'un visage

J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,

Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;

Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,

Une riche toison qui, vraiment, est la sœur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure !

Charles Baudelaire

 

Illustration Magritte

13/07/2017

C'est les vacances: un peu de poilade sur les banquiers!

banquier tirelire cochon.jpg

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un homme entre dans une banque et dit à la guichetière :
- "Je voudrais ouvrir un putain de compte dans ta banque de merde !"
- "Pardon ?" dit la dame choquée...
- "T’es bouchée ou quoi ! J’voudrais ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde !!"
- "Mais enfin monsieur, restez correct !..."
- "Kess ta, tu veux mon poing sur ta gueule ou quoi ?"
- "Écoutez monsieur, je vais appeler le directeur..."
- "C’est ça pouffiasse, appelle ton connard de directeur..."

Le directeur arrive :
- "Monsieur, il y a un problème ?"
- "J’en sais rien, j’veux ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde parce que j’ai gagné 100 millions au loto..."

Et le directeur répond :
-"Et cette grosse connasse vous fait chier ?" 

 

Photo X - Droits réservés

 

12/07/2017

Question cruciale : L’enfer est-il exothermique ou endothermique ?

Enfer-Giotto.jpg

 

En ces temps de canicule, c’est aussi l’époque des résultats d’examen. Examens censés mesurer le savoir des examinés (non, pas ceux mis en examen par la justice). On y trouve des perles dans ces copies d’examen. En voici une pêchée dans l’excellent site « Maisdisons-hebdo ». L'auteur, J.V.Leon, démontre, avec un humour aussi savoureux que décapant l’infinie konnerie de ces névroses collectives appelées « religions » et leur principe fondateur : l’enfer.

Savourez donc :

 

Voici la version d’une question « bonus » de chimie posée à l’université de Nanterre.
La réponse d’un étudiant a été si loufoque que le professeur l’a partagée avec ses
collègues, via Internet, et c’est pourquoi vous avez le plaisir de la lire….

Question Bonus : « l’enfer est-il exothermique [1] ou endothermique [2] »
(1 : évacue la chaleur, 2 : absorbe la chaleur)
La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle-Mariotte (si un gaz
se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.

Cependant, un étudiant eut la réponse suivante :

Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l’enfer avec le temps. Nous avons besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l’enfer.
Je pense que nous pouvons assumer sans risque qu’une fois entrées en enfer, les âmes n’en ressortiront plus. Du coup aucune âme ne sort.
De même pour le calcul du nombre d’entrées des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd’hui.
La plupart de ces religions affirment que si vous n’êtes pas membre de leur religion, vous irez en enfer. Comme il existe plus d’une religion exprimant cette règle, et comme les gens n’appartiennent pas à plus d’une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer…
Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l’enfer parce que la Loi de Boyle spécifie que « pour que la pression et la température restent identiques en enfer, le volume de l’enfer doit se dilater proportionnellement à l’entrée des âmes ». Par conséquent cela donne deux possibilités :
1) si l’enfer se dilate à une moindre vitesse que l’entrée des âmes en enfer, alors la
température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu’à ce que l’enfer éclate.
2) si l’enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d’entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu’à ce que l’enfer gèle.
Laquelle choisir ?
Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Jessica m’ayant affirmé durant ma première année d’étudiant « Il fera froid en enfer avant que je couche avec toi », et en tenant compte du fait que j’ai couché avec elle la nuit dernière, alors l’hypothèse doit être vraie. Ainsi, je suis sûr que l’enfer est exothermique et a déjà gelé… Le corollaire de cette théorie c’est que comme l’enfer a déjà gelé, il s’ensuit qu’il n’accepte plus aucune âme et du coup qu’il n’existe plus… Laissant ainsi seul le Paradis, et prouvant l’existence d’un Etre divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n’arrêtait pas de crier « Oh…. mon Dieu !…. »

(Cet étudiant est le seul ayant reçu la note 20/20)

Illustration: L'enfer de Giotto

11/07/2017

Au bistro de la Toile : un Avignonnais loin du Festival.

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- Oh Victor, je te vois plus. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

- Eh ! Tu sais bien que l'été, quand le soleil-lion écrase la ville de sa chape de plomb, je fous le camp vers les Hautes Terres, bien au frais dans les terres de la Bête du Gévaudan ! Ce qui ne m'empêche pas de te bigophonner pour connaître un peu les nouvelles du pays.

- Ici, Victor, c'est l'effervescence annuelle du Festival. Les cigales doivent avoir soif à force de déclamer leur staccato d'amour dans les toisons vertes des grands platanes.Enfin, de ceux qui restent parce que la plupart tombe sous les tronçonneuses. Parait qu'ils ont le chancre.

- Et sais-tu que ce chancre, on le doit aux Yankees ? Il est venu avec les caisses en bois de platanes des caisses de munitions venant des États-Unis… D'un côté ils nous ont aider à se libérer des Casques à boulon, de l'autre, ils nous ont emboucané nos arbres…

- Il faudra dire à Macron d'écraser un peu plus la pogne de Trump pour lui faire payer les dégâts…Parle-moi plutôt de la ville.

- Ah ! Victor, Avignon, l'été, c'est une somptueuse salope, alanguie au bord du Rhône et cambrée sous les caresses du mistral, qui s'ouvre et qui s'offre pour son grand rut de l'été. C'est comme chaque année, à l'intérieur du collier de pierres blondes des remparts une foule cosmopolite et bigarrée d'artistes et de touristes, d'intellos et de clodos, de saltimbanques et de rêveurs, de poètes et de voleurs, tous attirés comme les éphémères par la flamme vers cette scène planétaire de l'illusion théâtrale, ce grand marché du rêve.

Près de note rade, Victor, Place de l'Horloge, c'est un tourbillon de couleurs et de bruits, un forum grec où la cité festivalière joue, chante, danse, boit à longs gorgeons des nectars odorants et capiteux sous l'ombre bruissante des platanes aux larges poitrails.

- Fatche, Loulle, tu me donnes la nostalgie. Ici, c'est plutôt les vaches qu'on croise, et le soir, on allume de chauffage… Raconte-moi encore.

- Ici, les monuments, les livrées et les tours semblent fumer sous la tremblante réverbération des murs gorgés de lumière. Et puis il y a surtout le Palais des Papes, et sa Cour d'honneur, centre de gravité de la bourrasque festivalière. C'est en ce lieu fermé par les falaises minérales abruptes de la forteresse papale que tremblent et jouissent auteurs, metteurs en scène et acteurs. Là que se font et se défont les réputations. Là que l'aile de la grâce transforme de simples acteurs en monstres sacrés. Là que flotte la présence palpable des glorieux fantômes de Jean Vilar, de Gérard Philippe, de Daniel Sorano. Cette année, Victor, ça joue et sa jacte en Japonais dans la Cour d'honneur ! Mais avec le « Off » le spectacle est partout dans la ville et même aux alentours, comme à Villeneuve-sur-Avignon. On doit le « Off » à notre regretté pote Dédé Benedetto. Depuis qu'il a osé imposer sa troupe, d'autres lui ont emboité le pas et maintenant il y a cent lieux scéniques et plus, mille spectacles et plus. Des acteurs connus, d'illustres inconnus, tous emportés par cette folie démonstratrice, cette cataracte de l'illusion, cet infini du rêve qu'est le Festival. Des milliers d'affiches multicolores accrochées partout, des parades cocasses ou dérangeantes, mais qui font tout pour accrocher ton attention, des musiques partout, tout le temps. Et puis cette foule qu'on dirait la sortie du Stade Vélodrome… Mais enfin, tout ça tu connais Victor.

- Ouais. Évidemment que je connais. Les Avignonnais ont une approche contradictoire de leur festival. Lorsqu'ils sont à l'extérieur de leur ville, ils ne tarissent pas d'éloge sur lui. Et à les entendre pérorer, tous ont bu le pastis avec Vilar, joué aux boules avec Philippe (Gérard, pas Édouard !) où mangé l'aïoli avec Darras. Ils sont fiers de ce monument virtuel même si beaucoup n'y mettent jamais les pieds. Mais pourtant, lorsque juillet annonce le grand chambardement, les avignonnais, en masse, fuient leur ville chérie, l'abandonnant pour une lune entière aux hordes lutéciennes et franchimanes, outre-quiévrines et bataves, albioniennes et tudesques, helvètes et transalpines, ibères et lusitaniennes, africaines et orientales, américaines et nipponnes. Ils retrouveront plus tard leur ville, cette somptueuse salope comblée, apaisée et fécondée par les semences mêlées de ses milliers d'amoureux de l'été.

- Allez, je te laisse Victor, j'ai une équipe de gosiers en pente qui m'appelle. A bientôt.

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

 

07/07/2017

Grandes voix. Karim Akouche : « Marx est mort, vive Mahomet. »

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Lu dans l'excellent magazine Jeune Afrique ce texte dans lequel l'écrivain algérien vivant au Québec Karim Akouche dénonce, avec une ironie sarcastique, la nouvelle doxa des islamogauchistes, des nazislamistes qui ont besoin d'une nouvelle béquille intellectuelle pour conforter leur névrose mentale.

Décapant et jubilatoire :


Chut, ne dis rien, ferme les yeux, bouche-toi les oreilles, ne dénonce pas l'islamisme et ses avatars. Faut pas faire le jeu de l'extrême droite, ni celui des nostalgiques du colonialisme, encore moins celui du grand capital.

Mens ! Le jihadisme n’a rien à voir avec l’islamisme, et celui-ci ne viendrait surtout pas de l’islam. Même si des intellectuels des pays musulmans, qui ont vu leurs sœurs et frères tomber sous les balles des fous d’Allah, nuancent ou pensent le contraire. Voile le réel, pratique le déni, c’est plus simple ainsi. D’une posture, deux conforts : tu t’inscris dans le « camp du bien » et tu ne prends aucun risque. Contourne la vérité, inverse les arguments, fais des détours sémantiques, ne désigne pas le mal ; tourne autour de la bête immonde, mais ne l’affronte jamais. Dédramatise le terrorisme, folklorise l’idéologie salafiste, psychanalyse le jihadiste. Fais de celui-ci un déséquilibré, une victime de la société individualiste, du fétichisme marchand, de la crise sociale, de l’arrogance de la modernité. Trouve-lui toutes les explications possibles, sociales et psychologiques, sauf la principale : la religieuse.

Fais de l’islam une religion à part, de ses adeptes les « élus » de Dieu. Clame-le sur toutes les tribunes : Ce sont des humiliés. Fouille dans les vieux placards de l’histoire, déterre les cadavres, éparpille les cendres, revisite la guerre d’Algérie, attise le choc des mémoires, évoque l’Irak, la Syrie et la Libye. Les « humiliés » ont subi le colonialisme, ils ont été dépossédés de leurs biens, de leur pétrole, de leur langue, de leur terre et, quoi qu’ils fassent, il faut les excuser ; ce n’est jamais leur faute, c’est toujours celle des autres et de l’Occident. N’évoque surtout pas les esclavagistes arabes, ce chemin est miné, on te taxera de révisionniste. Oublie l’empire ottoman et ses crimes, oublie les civilisations et les peuples colonisés par l’arabo-islamisme.

Depuis l’effondrement du bloc soviétique, la gauche ne propose plus d’utopies ; ses idéologues, n’ayant plus de nouvelles idées, claudiquent dans le brouillard. Les uns ont viré à droite, les autres ont sombré dans les désillusions et les rancœurs. Hier internationalistes, ils deviennent aujourd’hui communautaristes, ethnicistes, différencialistes, relativistes. Ils ont tourné le dos aux Lumières, à la laïcité et à la liberté.

Les musulmans sont devenus les nouveaux prolétaires. L’islam est « révolutionnaire », le vert a remplacé le rouge, les chants religieux l’Internationale, le sabre la faucille, les jihadistes les brigadistes.

L’islamisme pousse sur les ruines du communisme. Les musulmans sont devenus les nouveaux prolétaires. Il faut les défendre contre Wall Street, le progrès, la dépravation des mœurs, les féministes, les homosexuels… Les perdants de la mondialisation doivent s’unir pour bâtir la Oumma et faire face au « gouvernement mondial ».

Complotistes de tous les pays, unissez-vous ! Déçus de la société de consommation, organisez-vous !

Marx est mort, vive Mahomet !


Karim Akouche.

Karim Akouche est un écrivain algérien, auteur du roman « La Religion de ma mère », du roman « Allah au pays des enfants perdus » et de la pièce  « Qui viendra fleurir ma tombe ».


http://www.jeuneafrique.com/451759/societe/marx-mort-vive-mahomet/

Photo X - Droits réservés

04/07/2017

L’Italie n’en peut et n’en veut plus : bientôt les bateaux pleins de migrants des ONG-trafiquants à Marseille et Barcelone ?

migrants débarquant en italie.jpg

 

Enfin la Commission européenne semble prendre timidement (et pour cause, elle est complice) la mesure du problème que les ONG complices des passeurs font courir à l’Europe et en premier lieu aux pays qui sont en première ligne, la Grèce et l''Italie. Cette dernière a mis les pieds dans le plat en menaçant de refuser l’accès de ses ports aux bateaux des ONG qui, sous couvert de sauvetages humanitaires (réels), assurent un véritable service de navette pour les populations africaines en quête d’Europe.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. À noter que les bateaux des ONG n’amènent pas les « sauvés » à Malte par exemple, plus proche, mais en Sicile, pays de la mafia qui se charge du reste…

Qui sont ces populations ? Sont-elles toutes des victimes fuyant la guerre, la violence et la pauvreté ?

La plupart viennent du Sénégal, de Gambie, du Nigeria, pays qui ne sont pas en guerre et ont les moyens de nourrir leurs populations. Bien que les belles images fournies par les « envoyés spéciaux » généreusement invités à bord par les ONG montrent des familles, des femmes, des enfants, il s’agit essentiellement d’hommes jeunes, sans qualification ni métier, souvent délinquants et bouches inutiles dans leurs pays que les gouvernements de ces pays ne sont pas fâchés de voir partir. Ils seront de toute façon vite remplacés par une natalité zoologique.

Un nombre croissant de ces migrants transitant par la Libye sont vendus sur des « marchés aux esclaves » avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle, selon un rapport publié mardi 11 avril par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest interrogés par l’organisation disent avoir été achetés et revendus dans des garages et des parkings de la ville de Sabha, localité du sud de la Libye par laquelle passent de nombreux candidats à l’exil.

lis sont vendus entre 200 et 300 dollars (entre 190 et 280 euros) et retenus deux à trois mois en moyenne, a déclaré Othman Belbeisi, qui dirige la mission de l’OIM en Libye. « Les migrants sont vendus sur le marché comme s’ils étaient une matière première, explique-t-il. La traite d’êtres humains est de plus en plus fréquente chez les passeurs, dont les réseaux sont de plus en plus puissants en Libye. »

Arrivés en Italie, ces migrants tombent sous la coupe de mafias locales qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend. Il serait peut-être temps de faire savoir aux candidats à l’émigration ce qui les attend…

L’Europe ultralibérale facilite sournoisement les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Lien

160 000 personnes ont défilé à Barcelone en faveur de l’ouverture des frontières aux migrants aux cris de « Notre pays est votre pays ». Il en a été de même dans d’autres grandes villes européennes. Ce qui implique une coordination de ces manifs, une organisation et donc une volonté clairement affirmée de favoriser la venue de centaines de milliers voire de millions de migrants. D’où on peut déduire que les circonstances (guerres, famines, instabilités politiques, etc.) qui poussent des populations entières à quitter l’Afrique et le Moyen-Orient pour venir en Europe ne sont pas dues au hasard mais bien le produit d’une volonté sinon occulte du moins bien cachée.

Les patronats européens rêvent de cette main-d’œuvre nombreuse, taillable et corvéable à merci, nouveaux clients venant remplacer des populations européennes vieillissantes donc consommant moins.

il apparaît que ce remplacement des populations européennes par des populations venues de zones à forte natalité a été depuis longtemps pensé, théorisé, voire organisé. Et pas par n’importe qui : par… l’ONU !

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est un défenseur acharné des migrants. Pendant dix ans, il a dirigé le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. Sa conviction maintes fois affirmée : « La migration n’est pas le problème, mais la solution. Elle est inévitable et elle ne s’arrêtera pas ». Il estime donc qu’il faut se « convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse ». Tout un programme. Que l’ONU, maintenant sous la coupe de ce pittoresque Portugais, va s’efforcer de mettre en œuvre.

Selon le ministère de l’intérieur italien, plus de 73 300 migrants sont arrivés sur le territoire national depuis le début de l’année. D’autres sources parlent dr 100 000. Une hausse de plus de 14 % par rapport à la même période en 2016. Les autorités italiennes s’inquiètent de l’étendue du phénomène et elles entendent essayer de limiter l’immigration. L’agence officielle Frontex, dans un rapport récent établit qu’une flotte d’ONG se comporte en complice des contrebandiers qui exploitent le trafic humain et qu’ils contribuent directement à augmenter les risques de mort lors des transports.

La European Border and Coast Agency signale que les ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

C’est de l’association de malfaiteurs organisant une invasion de l’Europe avec la complicité sournoise de l’ONU et de l’U.E.

 

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02/07/2017

Gastronomie estivale: les sardines.

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Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

 

Éclairs d’acier bleuté bondissant hors de l’onde

Pour tenter d’échapper à la dent furibonde

De quelque carnassier montant des eaux profondes

Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent…

C’est la reine des mers ! Succulente et divine,

Pas la langouste, non. Simplement la sardine !

Sa réelle fonction, sa vie, son aventure

Généreuse et bornée : c’est d’être nourriture !

Les poissons s’en délectent, l’homme la met en boîte,

Lui fait boucher le port si la passe est étroite…

Chez nous, dans le Midi, on l’aime tellement

Que chaque Provençal est un peu son amant.

Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,

Les faits à "Brulo dé". En voici la recette.

Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,

Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque

Par la roideur arquée du petit corps luisant.

Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.

Devant le cabanon, à l’ombre de la treille,

Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,

Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"

C’est les sarments de vignes du côté de Lunel.

Un bon coup de muscat met les convives à l’aise

Juste le temps qu’il faut pour apaiser la braise.

Sur un bout de grillage il range les sardines,

Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.

Les poissons sur la grille sont posés sur le feu

Puis retournés après une minute ou deux.

Sur un grand plateau rond, au milieu de la table

Calée par des galets pour qu’elle reste stable,

Le Pégot sert en vrac sa première tournée

Puis remet sur le feu la prochaine fournée.

Un jet d’huile d’olive dans le creux de l’assiette,

On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.

D’une pression du doigt on enlève la peau

Libérant les filets odorants et bien chauds,

La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,

La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebeleu !

On se "rabine" un peu, d’où le nom : "brulo dé"

Mais c’est tellement bon ! Vous n’avez pas idée.

Avec les dents du haut, on bloque la sardine,

La mâchoire du bas, retroussant les babines

Fort délicatement détache le filet

Qu’un" ggluuff" aspirera jusqu’au fond du palais.

Sous le pin parasol où s’aiment les cigales

Montent les petits bruits des gens qui se régalent.

Ca fait des : "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c’est bon !"

C’est toute la marée, plus un goût de charbon.

Toutes les deux sardines on boit un coup de blanc,

De Cassis ou de Saint-Hilaire-d’Ozilhan,

On parle avec les mains, on sort la galéjade

Et la journée se passe en franche rigolade.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Rien de plus simple : des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi-kilo par personne, soit 3 kg). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l’huile d’olive dans chaque assiette.

 

Les vins conseillés :

La sardine est bonne fille et s’accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.

En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d’Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusclan, Ventoux, Luberon, Cos­tières de Nîmes ; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.

En vins du Languedoc blancs Picpoul de Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint Saturnin, vins des sables d’Aigues-Mortes.

En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de-Provence et des Coteaux varois.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

01/07/2017

Ouiquinde érotique: amours fugitives

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Louison

 

Cette petite effrontée,

A qui je faisais l'amour,

M'allait disant, l'autre jour,

La couchant sur la montée!

« Ha, monsieur, la ! la ! la ! la !

Ah ! vous me faites cela!

 

- J'ai fermé, dis-je, la porte

Nul n'entendra mon discours. »

Mais elle criait toujours!

« Laissez-moi, las ! Je suis morte

Ah monsieur...

 

- Etes-vous encore pucelle?

Ce serait un grand défaut.

- Las, monsieur, le cœur me faut.

- Le sentez-vous pas? dit-elle.

Ah ! monsieur...

 

- Ha! dit-elle, je me pâme!

Monsieur, attendez un peu.

Vous me mettez tout en feu!

Me voulez-vous ôter l'âme?

Ah ! monsieur....

 

Vois, je suis toute souillée...

La, la, la ! Faites tout beau!

Je m'écoule toute en eau

Et ma chemise est mouillée.

Ah ! monsieur...

 

Las! que dira ma maîtresse,

Si elle sait mes malheurs?

Ma foi, ces degrés sont durs,

Ils m'ont écorché la fesse.

Ah ! monsieur, la, la, la, la !

Ah ! vous me faires cela! »

 

 

Faucherand de Montgaillard

 

********************

 

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Une femme qui pile

 

Je vis ces jours passez une fort belle garce

Négligemment coiffée, assise sur du foin,

Ayant ses deux genoux l'un de l'autre si loin

Au large escarquillez qu'ils occupaient la place.

 

Ses cuisses elle ouvroit d'une si bonne grace

Qu'on voyait entre deux, vers le haut, en un coin,

Un trou large et ouvert à y mettre le pain,

Mais qui faisait, ce semble, une laide grimace.

 

Joyeuse, elle tenait à belles plaines mains

Un chose gros et long d'un quartier pour le moins

Qu'elle mettait dedans d'une mine asseurée;

 

Et, remuant tousjours, si fort elle pressoit

Que jamais en repos elle ne la laissoit

Qu'une douce liqueur elle n'en eut tirée.

 

Pierre de Larivey

 

Photos X - Droits réservés

29/06/2017

Les nucléocrates ont gagné : l’EPR autorisé malgré une cuve non conforme… DANGER !

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Dans la cuve d’un réacteur nucléaire, la pression est énorme. Mais probablement encore inférieure aux pressions que doivent recevoir actuellement et depuis de longs mois les cinq commissaires de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et particulièrement son patron Pierre-Franck Chevet. Et plus encore avec un Premier ministre ancien lobbyiste d’Areva…

C’est en effet sur ces hauts fonctionnaires que pèse la très, très lourde responsabilité de valider ou non les pièces essentielles que sont le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville.

Le fond semble pouvoir passer l’exam, en étant aussi généreux que les examinateurs du bac, mais il n’en est pas de même du couvercle de la cuve qui, en l’état actuel des choses n’offre pas la sûreté de fonctionnement nécessaire dans le temps et devrait être très régulièrement vérifié et même changé. C’est une pièce complexe pourvue de nombreux orifices à travers lesquels passent les tuyauteries assurant le fonctionnement du réacteur.

Quel est, en clair, le problème ? La cuve est le récipient dans lequel se passe la réaction nucléaire. C’est une pièce cylindrique de 11 mètres de hauteur, de 7 mètres de diamètre, avec un fond et un couvercle (calotte) soudés. Elle ne doit en aucun cas se rompre sous peine de catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima. L’acier qui la compose se doit donc de répondre à des critères métallurgiques précis.

Le forgeage de la calotte a été achevé en octobre 2006 à l’usine Areva du Creusot, le fond en décembre 2007. Mais des tests menés par Areva ont révélé, fin 2014, que l’acier n’était pas suffisamment homogène et que les pièces présentaient à certains endroits de fortes concentrations de carbone. « Pour les fabriquer, Areva a recouru à une technique de forgeage récente qui utilise un lingot d’acier de carbone très lourd, jusqu’à 160 tonnes, expliquait à Reporterre Thierry Charles, directeur général adjoint de l’IRSN chargé de la sûreté nucléaire, en novembre dernier. Or, un lingot en train de refroidir ressemble à un fondant au chocolat : le cœur reste coulant plus longtemps que l’extérieur. Et le carbone migre préférentiellement dans la phase liquide. » (lien)

Ce phénomène a modifié les propriétés mécaniques de l’acier. En conséquence, les pièces ont échoué aux tests de résilience, qui mesurent la capacité de l’acier à encaisser un choc sans se rompre en cas de choc de température chaud ou froid : la calotte de l’EPR a obtenu un résultat moyen de 52 joules et minimal de 36 joules, au lieu des 60 joules minimum imposés par la réglementation. Pire, ces valeurs sont « très largement inférieures à ce qu’on aurait pu espérer du matériau s’il avait été conforme […] pour une résilience attendue de 220 joules », indique dans une note le physicien nucléaire Gérard Gary, directeur de recherche émérite ex-CNRS rattaché au laboratoire de mécanique des solides de l’École polytechnique.

Le choix qui se présente aux commissaires de l’ASN est dans le genre terrible !

A – Ils cèdent aux pressions des nucléocrates et valident la cuve de l’EPR. Et s’il y a un accident ? Je ne voudrais pas être dans la tête de ces gens… Parce que - eux - savent les conséquences d’un Tchernobyl ou d’un Fukushima sur Manche. Évacuation de centaine de milliers de personnes, stérilisation pour des millénaires de vastes étendues agricoles, arrêt total de toute activité industrielle, saccage évident du tourisme, etc. Une catastrophe humaine et écologique dont la région et même la France ne se relèveraient pas.

Il peut aussi ne rien se passer moyennant une surveillance permanente… sauf impondérables.

B – Ils refusent de céder à toutes pressions et refusent donc la cuve en l’état. Et c’est la fin de l’EPR à Flamanville, l’annulation du contrat de deux EPR avec les Anglais, des dédommagements gigantesques avec les Finlandais et avec les Chinois, etc. C’est la ruine de la filière nucléaire française. Une catastrophe industrielle et financière.

Que croyez-vous qu’il va se passer ? Que va-t-on éviter, le risque de catastrophe humaine et écologique ou la certitude d’une catastrophe industrielle et financière ? La réponse est dans la question.

Les industriels ont déjà englouti 10,5 milliards dans cette réalisation d’un autre âge. Plutôt que d’interrompre le projet le temps de réaliser tous les tests et de s’assurer de la bonne tenue des pièces défectueuses, EDF et Areva se sont dépêchés de poursuivre les travaux, mettant ainsi l’ASN devant le fait accompli.

Aux dernières nouvelles les « experts » ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés, à la charge d’EDF et d’Areva et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2 024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, donc que l’EPR est dangereux. Une commande pour un autre couvercle aurait déjà été passée… au Japon. Ben voyons. Et bonjour le boulot pour dessouder et remplacer une telle pièce en milieu qui sera alors hautement radioactif. De la konnerie à l'état pur.Ou de l'enfumage car ce couvercle douteux ne sera vraisemblablement jamais changé.

En d’autres temps, une décision politique courageuse a été prise par les politiques, celle d’arrêter Super Phénix, un monstre hyper-dangereux. Soit dit en passant, la déconstruction du monstre dure depuis 25 ans est n'est pas prête d'arriver au bout. Avec des masses de déchets hautement radioactifs pour des milliers d'années et stockés dans une simple piscine…

Mais à l’heure actuelle, depuis la loi « TSN » de 2006, le pouvoir politique n’a plus la possibilité de fermer des réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale dépend exclusivement de la décision de l’exploitant et de l’ASN. Bonjour la démocratie…

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima. Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essoufflerons à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

Quant à nos techniciens nucléaires, ils ne seraient pas pour autant au chômage : leur expertise, leurs compétences seront nécessaires pour déconstruire dans le monde toutes ces centrales obsolètes.

Eh ! Hulot, ça se digère bien les couleuvres ?

 

Photo X - Droits réservés

27/06/2017

Fable estivale: L'ours et le lapin.

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L’ours et le lapin

 

Un ours de bel aloi poursuivait un lapin

Effronté, facétieux : un lapin galopin.

« Je m’en vais te bouffer » criait le plantigrade

« T’es trop gros, t’es trop con et tu pues l’anchoïade »

Se moquait le Jeannot.

Se coursant dans un champ, voilà nos animaux

Stoppés dans leur dispute et leur course énergique

Par une grenouille magique.

- Halte-là tous les deux ! clame la batracienne,

Faites chacun trois vœux, car je suis magicienne,

Je les exaucerais.

Qui donc veut commencer ?

L’ours : c’est moi car je suis le plus volumineux !

La grenouille : vas-y l’ours… Quel est ton premier vœu ?

- Que tous les ours de la forêt soient des femelles !

La grenouille : ton vœu est exaucé : rien que des jouvencelles.

Toi lapin, fait un vœu, je l’exauce aussitôt.

- Je veux un casque de moto.

- Qu’il est con ce lapin, dit l’ours en se gaussant.

- Voilà ton casque. Ours, second vœu maintenant ?

- Que les ours des forêts voisines soient femelles !

- Ton vœu est exaucé : elles ont des mamelles.

Le lapin : - je veux une moto, à ma taille et puissante.

- Voilà dit la grenouille. Elle est belle et luisante.

- Quel abruti ! dit l’ours. Qu’il est con ce morveux !

La grenouille : - bon votre dernier vœu ?

- Que tous les ours du monde soient femelles, sauf moi !

- C’est fait. Lapin, à toi !

Le lapin met son casque, monte sur sa moto,

Démarre, montre l’ours et crie ex abrupto :

- Je veux qu’il soit homo ! ! !

 

Illustration X - Droits réservés

 

25/06/2017

Ouiquinde érotico-gastronomique romain: Les vulves de truie farcies !

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Bérénice

 

Titus désirait tant la belle Bérénice 

Que, des  Romains,  il la rêvait impératrice.

L’empereur, pour ses yeux de geai, se consumait,

Elle était étrangère et pourtant il l’aimait.

 

La rondeur de ses seins, la courbe de ses hanches

Sa crinière d’ébène, sa carnation si blanche

Enflammaient, du monarque,  et les jours et les nuits.

Cette princesse juive, il la voulait à lui.

 

Mais c’était faire fi du racisme borné

Qui se dressa dans Rome contre cette hyménée.

Elle fut rejetée par le peuple et la cour,

 

Et Titus dût choisir : son trône ou son amour.

Tout empereur qu’il fut, il dût rendre les armes,

Noyant sa vie gâchée dans un torrent de larmes.

 

 

Les vulves de truie farcies

 

- Tout empereur qu’il fût, ton Titus est un âne !

Lui sait comment séduire une aguichante ânesse,

Comment en obtenir les plus tendres caresses

En l’emmenant brouter les meilleures avoines !

- Tu as raison, petit ! Pour avoir Bérénice,

Pour avoir le bonheur de goûter sa peau lisse,

Pour entrer dans son lit et croquer ses appâts

Il eût dû mitonner, pour elle, un bon repas !

Sur un grand triclinia mollement allongés

L’empereur et sa belle auraient alors mangé

Pour se faire la bouche un grand plateau d’oursins,

Des huîtres de Lucrin et de légers gressins.

Grillées dans l’ail pillé, des darnes de murènes,

Les meilleures étant nourries de chair humaine.

Puis un mulet farci de prunes, d’abricots,

Poché dans du garum et du lait de coco.

Pour réchauffer les sens et délier les langues.

Viendrait un foie gras d’oie à la crème de mangue,

Des foies de rossignols, des cervelles de paon,

Des escargots au lait. Des trompes d’éléphants

Que l’on servait braisées dans un bouquet de menthe

Dont chacun reconnaît les vertus excitantes.

Puis on aurait servi des talons de chameaux

Que l’on confit longtemps dans un jus de pruneaux.

Des becfigues farcis d’une rabasse noire

Sur des fonds d’artichauts venus des bords de Loire.

Tout ceci n’est qu’hors-d’œuvre, simplement des gustus

Accompagnés de vins au miel et au lotus.

Titus aurait troublé l’esprit de sa convive

En commandant un corps de danseuses lascives,

Des gladiateurs nus luttant avec ardeur

Dont les muscles huilés dégageant une odeur

De mâles étalons à têtes d’Adonis

Auraient fort excité la belle Bérénice.

Serait alors venu le temps de la cena

Qui est chez les Romains le temps fort du repas.

Mais parmi tous les mets que les Romains révèrent

C’est la vulve de truie farcie que tous préfèrent.

- Eh ! Oh ! Dis donc, Victor, il sont fous tes Romains !

Car pour cuisiner ça, faut en avoir un grain !

- Ne croit pas ça petit, ce plat était célèbre

Dans cet immense empire, du Tigre jusqu’à l’Ebre.

- Pour te farcir ces vulves, Victor, comment tu fais ?

- Sers-moi d’abord à boire, je suis trop assoiffé.

Tu haches, de la truie,  un morceau de ventrèche

Ou bien d’échine grasse, mais pas de viande sèche,

Deux têtes de poireaux épluchées jusqu’au blanc,

Tu piles au mortier cumin et poivre blanc

Ajoute du garum et des feuilles de rue

Mais attention le nez car l’un et l’autre puent !

Tu mélanges le tout pour en faire une farce

Qui te sers à garnir la vulve de la garce

Tout en y ajoutant du poivre noir en grains,

Un soupçon de cumin et des pignons de pin.

Par du fil à brider, tu couds les orifices.

Pendant tout ce travail, tu prépares à l’office

Un court bouillon léger parfumé au garum,

Ce nuoc-mam des Romains au si puissant arôme,

Un peu d’huile d’olive et un bouquet garni,

Quelques graines d’aneth et de l’oignon bruni.

Tu y poches tes vulves vingt à trente minutes.

C’est le plat préféré des patriciens en rut !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 2 vulves de truie d'ampleur convenable, - 9 hectos d'échine grasse de cochon, - 6 têtes de poireau, - 3 oignons, - 3 cuille­rées à dessert rase de cumin, - autant de poivre blanc, - autant de graines d'aneth, - 3 cuillerées à dessert bombées de poivre noir en grains, - 3 poignées de pignons de pin, - 12 feuilles de rue (on trouve facilement cette plante dans nos garrigues, on la reconnaît à son odeur forte plutôt fétide), - 6 cuillers à soupe de nuoc mam, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, sarriette, persil plat), - 3 cuillers à soupe d'huile d'olive, - sel, - eau, - fil à brider.

 

Les vins conseillés:

Essayez les vins romains du Mas des Tourelles, à Beaucaire: Muslum, Turricilae, Carenum. Sinon tous les vins rosés.

En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquiè­res-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint-­Christol.

En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux-varois.

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

24/06/2017

Ouiquinde érotique avec Tonton Georges

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Mélanie

 

 

Les chansons de salle de garde
Ont toujours été de mon goût,
Et je suis bien malheureux, car de
Nos jours on n'en crée plus beaucoup.
Pour ajouter au patrimoine
Folklorique des carabins,

Folklorique des carabins,
J'en ai fait une, putain de moine,
Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains

Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains.

Ancienne enfant d'Marie-salope
Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses trompes de Fallope,
S'introduit des cierges sacrés.
Des cierges de cire d'abeille
Plus onéreux, mais bien meilleurs,

Plus onéreux, mais bien meilleurs.
Dame! la qualité se paye
A Saint-Sulpice, comme ailleurs

A Saint-Sulpice, comme ailleurs.

Quand son bon maître lui dit : "Est-ce
Trop vous demander Mélanie,
De n'user, par délicatesse,
Que de cierges non encore bénits ?"
Du tac au tac, elle réplique
Moi, je préfère qu'ils le soient,

Moi, je préfère qu'ils le soient.
Car je suis bonne catholique
Elle a raison, ça va de soi

Elle a raison, ça va de soi.

Elle vous emprunte un cierge à Pâques
Vous le rend à la Trinité.
Non, non, non, ne me dites pas que
C'est normal de tant le garder.
Aux obsèques d'un con célèbre,
Sur la bière, ayant aperçu,

Sur la bière, ayant aperçu.
Un merveilleux cierge funèbre,
Elle partit à cheval dessus,

Elle partit à cheval dessus.

Son mari, pris dans la tempête
La Paimpolaise était en train
De vouer, c'était pas si bête,
Un cierge au patron des marins.
Ce pieux flambeau qui vacille
Mélanie se l'est octroyé,

Mélanie se l'est octroyé
Alors le saint, cet imbécile,
Laissa le marin se noyer,

Laissa le marin se noyer.

Les bons fidèles qui désirent
Garder pour eux, sur le chemin
Des processions, leur bout de cire
Doiv'nt le tenir à quatre mains,
Car quand elle s'en mêl', sainte vierge,
Elle cause un désastre, un malheur,

Elle cause un désastre, un malheur.
La Saint-Barthélemy des cierges,
C'est le jour de la Chandeleur,

C'est le jour de la Chandeleur.

Souvent quand elle les abandonne,
Les cierges sont périmés;
La saint' famill' nous le pardonne
Plus moyen de les rallumer.
Comme ell' remue, comme elle se cabre,
Comme elle fait des soubresauts,

Comme elle fait des soubresauts.
En retournant au candélabre,
Ils sont souvent en p'tits morceaux.

Ils sont souvent en p'tits morceaux.

Et comme elle n'est pas de glace,
Parfois quand elle les restitue
Et qu'on veut les remettre en place,
Ils sont complètement fondus.
Et comme en outre elle n'est pas franche,
Il arrive neuf fois sur dix

Il arrive neuf fois sur dix.
Qu'sur un chandelier à sept branches
Elle n'en rapporte que six.

Elle n'en rapporte que six.

Mélanie à l'heure dernière
A peu de chances d'être élue;
Aux culs bénits de cett' manière
Aucune espèce de salut.
Aussi, chrétiens, mes très chers frères,
C'est notre devoir, il est temps,

C'est notre devoir, il est temps.
De nous employer à soustraire
Cette âme aux griffes de Satan.

Cette âme aux griffes de Satan.

Et je propose qu'on achète
Un cierge abondamment béni
Qu'on fera brûler en cachette
En cachette de Mélanie.
En cachette car cette salope
Serait fichue d'se l'enfoncer

Serait fichue d'se l'enfoncer
Dedans ses trompes de Fallope,
Et tout s'rait à recommencer,

Et tout s'rait à recommencer.

 

Georges Brassens

 

Photo X - Droits réservés

 

http://www.youtube.com/watch?v=wi5msXhIkPI

 

 

 

22/06/2017

Au Bistro de la Toile : Chaud devant, chaud !

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- Oh ! Victor, Qué cagnasse ! Pourtant t’as pas l’air d’avoir chaud toi ? Comment tu fais ?

- Eh ! C’est le vent que font les ministres qui arrivent et qui s’en vont qui nous rafraîchit, Loulle.

- C’est vrai que ça ventile sérieux, pire que le mistral. Tè, tonton Bayrou par exemple, en voilà un qui a fait un passage éclair. Il a giclé vite fait comme un pet sur une toile ciré. Sous prétexte de quelques magouilles qui sont admises, consacrées, presque naturelles dans le milieu politicard. Décidément, celui-là, c’est le roi de la louze !

- Pas sûr Loulle, pas sûr. Son équation personnelle, en tant qu’homme politique, en prend un coup, là oui c’est la louze. Mais le chef de parti, lui a réussi un formidable hold-up ! Regardons de plus près. Son parti, le Mouvement Démocrate ou MODEM, ne comptait qu’un seul député dans la précédente législature. Au niveau de l’influence, rien. Il avait eu autour de 450 000 voix aux législatives précédentes. À 1,68 euro la voix, ça fait dans les 756 000 euros selon la loi du 11 mars 1988 du financement des partis. C’est beaucoup mais pas bézef pour faire tourner un parti. Mais en venant au secours de la victoire de Macron, il a doublé son nombre de voix, passant à 930 000 qui lui rapportent chaque année 1,56 million de bons euros d’argent public. Et une influence qui passe à 42 députés qui rapportent, eux aussi 42 228 euros chacun au parti, soit 1,77 million ! Eh ! C’est pas pareil.

- Vu sous cet angle, il n’est pas si cocu que ça tonton Bayrou… Mais son ego doit en prendre un sacré coup…

- Bayrou, il a raté son coup en 2007. Au premier tour des présidentielles, il arrivait troisième avec plus de 18 % des voix, derrière Sarko qui faisait 31 % et Ségolène Royal qui faisait 25 %. Entre les deux tours, il a été sollicité discrètement par Ségolène, avec probablement la place de Premier ministre s’il se ralliait, ce qui assurait la victoire contre Sarko et nous aurait évités cinq ans de galère avec Sarko et cinq autres avec Hollande… Mais Bayrou, c’est comme un puceau qui s’astique frénétiquement le créateur en pensant à une belle fille et, lorsque la fille de ses rêves accepte enfin ses avances, se retrouve en panne, avec le goumi regardant ses chaussures… La belle fille, c’était le pouvoir partagé que lui proposait Ségolène Royal. Il n’a pas osé « monter l’escalier » qui le menait à son paradis. Zorba a dit : « Il n’y a qu’un péché mortel, c’est quand une femme t’appelle pour l’Amour et que tu n’y vas pas. » Bayrou, c’est ça…

- C’est vrai. Bon et ce Macron, qu’est-ce qu’il faut en attendre ?

- Ça dépend qui. Les patrons, les nantis, les financiers, beaucoup, les autres plus de coups que de caresses…

- Mais enfin, il a déjà réussi une belle chose : un formidable coup d’escoube en mettant à la porte une énorme palanquée de ces professionnels de la politique, élus et réélus grâce à un système bien rodé de clientélisme, tous ces vieux kroumirs du Péhesse et du Hélaire qui ont largement démontré leur incompétence depuis trois décennies. Rien que pour ça, on peut lui donner sa chance.

- C’est vrai. Mais est-ce qu’on ne va pas changer ces parasites politicards pour les lobbyistes chargés de défendre les intérêts de telle ou telle force économique, comme cela se fait aux États-Unis, pays de référence de Macron ?

- Pas de procès d’intention Victor. On verra à l’usage. Et on peut compter sur Méluche pour dénoncer toute embrouille trop visible!

- Heureusement Loulle. Heureusement. Parce qu’on risque de voir arriver, les dents raclant le parquet, tous les privilégiés, les favoris du système, les représentants des banques, des multinationales, des assurances et autres structures aussi parasites qu’avides et sans états d’âme.

- C’est vrai que ceux-là sont maintenant au pouvoir.

Ils sont même le pouvoir. Les lobbies font la loi, parce que le Peuple s’abstient Loulle… 27 millions de citoyens a fait la grève du vote. C’est 56,6 % soit la grosse majorité des électeurs.

- Ouais mais, oh, Victor, si tu ne votes pas, t’as plus qu’à fermer ta gueule. Abstention, piège à kons !

- Je suis d’accord Loulle. Mais on peut être d’autant plus marris que sur ces 26 ou 27 millions de grévistes du bulletin de vote, il y a une grosse partie des 18 millions de salariés, ceux qui vont encore plus en chier avec la mise en pièces du Code du travail.

- Rien n’est encore fait.

- Allez, laissons voir ce qu’il va faire le minot. S’il arrive à faire bouger l’Europe dans le bon sens, on lui pardonnera beaucoup…

- À la nôtre !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

 

11/06/2017

Tè! Je vais voter puis je fais l'Aïoli !

 

Je viens de mettre le vin blanc au frais, de sortir les œufs, l’huile d’olive, les aulx, le lourd mortier en marbre blanc et le trisson en bois d’olivier pour que tout soit à la même température. La "merlusse" (la morue) finit de se dessaler dans le réservoir d'eau du cagadou (du chiotte) comme font les Portos, puis je vais finir de libérer la France et à midi, on se fait un aïoli du tron de dieu à l’ombre du pin parasol !

 

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Tè. Je vous donne la recette de

 L'Aïoli des Académiciens

 

Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, 1 'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand fou trissoun ten dré (1),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien 

Il est le "Grand Aillé"  des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Eloignes les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blanc du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C.. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même température. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques betteraves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes-de-terre cuites à la vapeur.

Les vins conseillés

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite à pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s’accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s’accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités !

Essayez donc des blancs de Cassis, Chateauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusc1an, Valréas, Vaison­le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

09/06/2017

Au bistro de la Toile : nostalgies sarko-hollandiennes.

chimulus bistro copie.jpg

- Oh ! Victor, tu te fais rare au bistro de la Toile ! T’es pas malade non ? T’es pas tomber végane ou antialcolo, non ? Ne me fais pas peur.

- Non loulle. Mais je suis un peu dévarié.

- Qu’est-ce qu’il t’arrive ?

- C’est à cause des élections Loulle. Tout s’écroule autour de nous. On ne sait plus où donner de la verve… Pfff.

- Tè ! Bois un coup, ça te remontera. Pourquoi ? Il ne t’inspire pas Macron ?

- Bof… Quand on a connu Sarko, puis Hollande, Macron paraît bien transparent.

- Évidemment. Mais ne désespère pas. Il est jeune le minot. Et un jeune, c’est jamais qu’un vieux kon en devenir, Victor ! Laisse-lui faire ses preuves.

- Quand même Loulle. Il ressemble à ce qu’il est, un employé de banque… Quand on a connu Sarko…

- Tu déprimes là, Victor. Et tu es injuste. Laisse-lui faire ses preuves je te dis. Il est vrai qu’au niveau têtaclaques, avec Sarko, on a atteint des sommets. Un type qui va se mettre à genoux devant le pape, qui reçoit les pontes de la Scientologie, qui a un langage savoureux - « Cass’toi, pauv’kon ! » -, qui va séduire sa nana à Disneyland, etc.

sarcasmes- Arrête, Loulle. Tu me fais mal. Sarko, c’était un bonheur pour les mauvais esprits comme nous. Au moins une konnerie par jour. Et des mimiques, des tics à faire pâlir et à rendre jaloux tous les comiques troupiers.

- Eh oui, Victor. C’était le bon temps… Tu te rappelles, Sarko avec Kadhafi qui campe à deux doigts des Champzés ! Et Sarko en teckel de Merkel ! Et Sarko bourré à la vodka chez Poutine !

- Et Sarko en voyage en Pologne, qui offre une fausse vieille boutanche de Cognac à tonton Tusk, le président polack de l’époque. Faire ça des Polonais ! Et la « coache » particulière qui se rend à l’Élysée pour faire faire à Sarko sa gymnastique du périnée afin qu'il puisse décemment faire reluire sa belle nana... Et il n’était pas seul : rappelons-nous avec émotion les couenneries de Morano, de Copé, de Guaino… La Dream team de la konnerie.

- Ah ! C’était le bon temps… C’est vrai qu’il a mis la barre haute le chanoine de Latran. Mais regarde, Victor. Tu as eu le même coup de déprime quand Hollande est arrivé. Et pourtant, voilà quelqu’un qui s’est révélé ! Ce mec aura relancé d’entrée l’industrie du parapluie ! Tu le mets dehors : il pleut !

- C’est vrai ce que tu dis Loulle. Hollande s’est vite révélé comme une têtaclaques de haute lignée. Le coup du scooter pour aller refaire les niveaux chez sa nana, avec l’attaché militaire qui suit discrètement avec la petite valise du bouton de la Bombe ! C’était un grand moment. Tè ! Tu me remontes le moral Loulle ! Il va bien se révéler Macron, t'as raison, ne désespérons pas !

- Eh ! Il y a déjà son Premier ministre. Je sais pas si t’as remarqué, mais il me fait furieusement Landru-journal.jpgpenser à Landru !

- Mais c’est vrai ce que tu dis Loulle ! On va suivre de près sa cuisine de celui-là !

- Aqueste cop ! À la bonne heure, Victor ! Ils vont se révéler, il faut les laisser faire leurs preuves : les konneries sont au bout ! Tè, pour arroser ça, je te sers un jaune, un flaille. Ça te changera de ton rouquin habituel.

- Et pourquoi tu me sers un Ricard ?

- Parce que Pernod-Ricard, qui ne recule devant rien pour faire sa pube, a décrété un « Responsib’All Day », une « journée mondiale de la responsabilité », célébrée dans les 85 pays où le groupe est présent. En France, les Ricard’boys ont construit… quatre-vingts ruches pour mettre des abeilles au charbon sur les toits de Paris.

- Des abeilles empéguées au Ricard ! Pas mal, pas mal. Eh ! Gaffe Loulle, tu vas me le noyer !

- À la nôtre !

 

Illustrations: merci à Chimulus, Karinevillard et X.

06/06/2017

Arithmétique de la terreur : Foutoir au Moyen-Orient = massacres en Europe.

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Massacres à Londres, comme à Paris, comme à Manchester, comme à Nice, comme en Belgique, comme à Berlin. Des dizaines de morts innocents. Oui mais ce sont des koufars, des infidèles, des mécréants, des corrompus qui font la fête, écoutent de la musique, boivent de l’alcool, mangent du porc et – horreur suprême ! - considèrent que la femme est l’égale de l’homme ! Bref des ennemis de tonton Allah. Donc, comme dit le verset 33 de la Sourate 5 : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment… ». Ben voyons !

Mais aussi – et à bien plus grande échelle – massacres à Kaboul, massacres à Istanbul, massacres à Bagdad, massacres au Yemen. Et là ce sont des centaines et pas des dizaines de morts. Toujours au nom de tonton Allah… Oui mais ceux-là pourtant, ils sont musulmans. Ah ! Tss… Oui mais pas du bon bord. Alors Boum ! Un camion avec une tonne d’explosif, voilà qui requinque la foi… La vraie bien sûr. Celle prônée partout dans le monde par nos grands amis Qataris et Arabosaoudiens : la « foi » wahhabite : un reliquat de stupidités sorties des temps les plus bornés du Moyen-Âge.

Le wahhabisme – fondement de l’Arabie saoudite - est un courant islamique qui veut revenir aux sources de l’islam, c’est-à-dire qui veut que les musulmans actuels vivent comme les musulmans vivaient au 1er siècle de l’islam. L’islamisme, c’est une démission de la pensée, un suicide de l’intelligence, la soumission volontaire du croyant, à l’ère du téléphone portable, exactement comme au temps de l’analphabétisme mecquois du VIIe siècle. Bonjour le modernisme !

Et ce sont ces idées obscurantistes, cette idéologie mortifère que la lâcheté et la cupidité de nos gouvernants avides des montagnes de fric des monarchies du Golfe laissent pourrir les esprits des jeunes de tradition familiale musulmane de France, d’Angleterre, de Belgique, d’Allemagne, de toute l'Europe. Il est vrai que les religions sont comme les vers-luisants : elle ne brillent que dans l’obscurité…

Or voilà que pépé Trump est allé semer sa zone parmi les « croyants » ! Enfin, ceux qu’il a choisis, c’est-à-dire ceux qui lui ont signé 400 milliards de dollars à répartir entre ses potes milliardaires du complexe militaro industriel, marchands de belles machines à hacher la viande humaine, à faire des trous bien saignants, à générer des torrents de larmes et des montagnes de haine.

Autant prendre les plus riches : c’est donc l’Arabie saoudite qu’a choisi Trump plutôt que ces gagne-petit de Qataris, tout juste bons à acheter le pays des mangeurs de fromages-qui-puent. Et puis, à y être, pépé Trump lâche un pet sonore sur l’Iran, ennemi intime de ces grands démocrates que sont les Arabosaoudiens. En plus, ça emmerde Obama ! Que du bon.

Allez, pour marquer le coup l’Arabie saoudite rompt ses relations diplomatiques avec son voisin et concurrent pétroleur qatari. Et pour faire bonne mesure, elle entraîne dans sa « croissanade » ses obligés des Émirats Arabes Unis, de Bahreïn et même le poids lourd régional : l’Égypte ! Il faut dire que ce sont les Saoud qui paient les factures de Sissi…

Et pourquoi tout ce ramdam en plein ramadan ? Parce que l’Arabie saoudite accuse le Qatar… de soutenir et de financer le terrorisme, canal Frères musulmans ! L’hôpital qui se moque de la Charité… Le Qatar est en bons termes avec l’Iran, l’ennemi séculaire des Arabosaoudiens. Et ça, c’est rédhibitoire.

L’Arabie saoudite, où ce grand démocrate de Trump est allé faire la danse du sabre, c’est le top des tops ! C’est le pays de 57.000 esclaves, le pays champion du monde du raccourcissement au sabre. C’est le pays où la femme est reléguée à un tas de merde caché sous une prison de toile. L’Arabie saoudite est le pays le plus barbare, qui décapite parce qu’on ne croit pas en dieu (enfin, en son dieu), un pays où on lapide une femme qui s’est fait violer, un pays où on pend des gays, un pays où on coupe les mains des voleurs, un pays qui alimente le terrorisme international etc. L’Arabie saoudite c’est un pays qui justifie la peine de mort pour : adultère, apostasie, blasphème, cambriolage, fornication, trafic de drogue, sodomie, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse. Cette interprétation très rigoriste de la Charia laisse l’État saoudien libre d’envoyer à l’échafaud qui bon lui semble, dans un simulacre de justice. L’Arabie, c’est le modèle, le financeur et le pourvoyeur de l’idéologie wahhabite de Daech.

Ce pays – le phare des mahométans sunnites, protecteur des « leurs saints » - a mis le feu au Moyen-Orient – qui n’avait pas besoin de ça – en envahissant le Yemen en 2015. Avec la bénédiction des Étasuniens et l’aide de quelques grandes « démocraties » régionales : l’Égypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et même le Maroc. Voilà une belle guerre de religions entre les sunnites arabes et les chiites iraniens. Parce que derrière les « rebelles » yéménites, ces Houtis de confession zaïdite, une branche de l’islam chiite, il y a l’Iran. Et derrière le masque de la religion, il y a la rivalité millénaire entre les Arabes et les Perses.

La guerre cachée du Yemen, ce sont des milliers de civils écrasés sous les bombes saoudiennes, et des millions de déplacés qui vont prendre la route… de l’Europe. Mais aussi des milliards de pétrodollars qui vont engraisser les marchands d’armes étasuniens mais encore français, allemands, britanniques, etc.

La guerre en Syrie, c’est du lever de rideau. La pièce principale arrive : c’est une guerre de religion à l’ancienne. Entre peuples fanatisés. En fait, on assiste aux derniers soubresauts de la main mise anglo-franco-étazunienne sur les pays du Moyen-Orient de l’ex-empire ottoman. Les frontières artificielles - dessinées pour séparer afin de mieux régner pour mieux piller - s’effacent. Place au grand affrontement religieux intra-islamique entre les chiites de l’Iran et d’une grande partie de la population de l’Irak et les sunnites du reste du Moyen-Orient. Entre Perses et Arabes, rivaux ancestraux. Ça prend de l’ampleur au Yémen. Et ça, risque de prendre une tout autre tournure. Les tarés d’Arabie saoudite coupent les tronches de quelques chiites, les Iraniens foutent le feu à l’ambassade des coupeurs de viande vivante. Les deux rompent toutes relations diplomatiques. Et le Qatar, qui penche plutôt pour le pays des Ayatollah, est une victime collatérale de la belle et saignante chicorne qui se profile entre les rivaux de toujours : les Arabes et les Perses.

N’oublions surtout pas, dans le foutoir du Moyen-Orient – sur fond de pillage pétrolier - la responsabilité écrasante des États-Unis et de leurs féaux européens avec l’invasion de l’Irak faisant suite à celle de l’Afghanistan.

Rappelons-nous encore – pour la regretter amèrement – l’attitude machiavélique et suicidaire des Occidentaux il y a soixante ans : tout faire pour foutre en bas les régimes progressistes et laïques qui se levaient au Moyen-Orient. Nasser en Égypte et les partis Baas en Syrie et en Irak. Pour contrer ces mouvements salutaires d’émancipation populaire, les apprentis sorciers étasuniens et rosbifs ont facilité, aidé, financé les mouvements religieux les plus rétrogrades, en particulier les Frères Musulmans, et conforté le pouvoir de la dynastie wahhabite des Saoudi en Arabie.

Dès lors, comment espérer endiguer la vague de terrorisme qui endeuille l’Europe alors que nos pays se font les complices des bombardeurs saoudiens qu’ils ont mis en place et qu’ils protègent ?


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03/06/2017

Ouiquinde érotique avec un sacré pointeur !

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Sonnet pointu


Reviens sur moi ! Je sens ton amour qui se dresse ;
Viens, j'ouvre mon désir au tien, mon jeune amant.
Là... Tiens... Doucement... Va plus doucement...
Je sens, tout au fond, ta chair qui me presse.

Rythme bien ton ardente caresse 
Au gré de mon balancement, 
Ô mon âme... Lentement, 
Prolongeons l'instant d'ivresse. 


Là... Vite ! Plus longtemps ! 
Je fonds ! Attends, 
Oui, je t'adore... 


Va ! va ! va ! 
Encore. 
Ah !

 

Edmond Haraucourt 

29/05/2017

L’amitié franco-russe, ce n’est pas du flan.

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Le roi (telet) – soleil reçoit le tsar de toutes les Russies ! En cela, Macron se montre bien plus fin politique que ses deux prédécesseurs. Pragmatique le jeunot ! Il a compris que se couper d’une puissance à la fois européenne et asiatique comme la Russie était non seulement ridicule au point de vue de la géographie et de l’histoire, mais improductif au niveau économique et éminemment dangereux côté militaire.

Macron reçoit donc le grand méchant ours, Vlad-le-terrible, ce Poutine que la propagande ultralibérale affuble de tous les défauts et traite d’infâme dictateur liberticide. Pire encore : protecteur de Bachar el Assad, suppôt de l’enfer !

Ne faisons pas d’angélisme : Poutine est loin d’être un gentil. Mais y a-t-il place pour les gentils en matière de géopolitique où tout n’est que rapport de force ?

Il ne faut pas méconnaître le rôle que peut jouer le sentiment de l’humiliation ou de la dignité blessée dans l’Histoire des peuples. Lorsqu’il a été élu, en 2000, Poutine, va prendre en main un pays humilié, en pleine désintégration, saccagé par des oligarques avides cornaqués par des officines occidentales - surtout yankees ou allemandes - leur déléguant des « experts » préconisant des thérapies ultralibérales. Résultat : une chute du PIB russe de près de la moitié entre 1990 à 1998, la paupérisation de la moitié de la population accrue par les privatisations et l’accaparement des richesses par une mafia. C’était la grande époque de la curée de ce pays « dirigé » par l’ivrogne Elsine, pantin des Étasuniens.

Poutine va changer tout ça. Il va rétablir l’État frappé par une profonde crise de légitimité. Il oblige les grandes sociétés à payer leurs impôts. Les rentrées fiscales se redressent sensiblement de 24 % du PIB en 1998 à 32 % en 2004. La décennie 2 000 à 2 010 est marquée par une croissance annuelle remarquable de 7 %.

Il est populaire chez lui Poutine parce qu’il a mis un terme à la désagrégation du pays et aux humiliations infligées à la Russie par l’extension de l’OTAN (trahissant les promesses faites à Gorbachev) mais aussi à travers les bombardements de la Yougoslavie et l’occupation du Kosovo en 1 999. Les relations politiques vont se détériorer avec les « révolutions de couleur » fomentées par les États-Unis en Géorgie et en Ukraine avec velléités d’intégrer ces marches de la Russie dans l’Otan. L’encerclement militaire de la Russie par les forces belliqueuses de l’Otan justifie les réactions de Poutine, tant en Crimée qu’en Ukraine. S’ensuivent les attaques économiques contre la Russie à travers la baisse du prix du pétrole orchestrée par l’Arabie saoudite et les États-Unis et les sanctions économiques. Celles-ci s’avèrent contre-productives tant pour la Russie que pour l’Europe. Mais pas trop pour le principal fauteur de trouble, les États-Unis…

Ces sanctions sont une faute géopolitique grave, car elles rejettent la Russie vers l’Asie et principalement vers la Chine. Macron osera-t-il les dénoncer ? Ce serait faire preuve de pragmatisme économique car l’effet d’éviction du marché russe pour les entreprises européennes sera durable. Or, le peuple russe est un grand peuple européen. La Russie est un acteur majeur de la politique européenne depuis la fin du XVIIIe siècle.

La Russie est évidemment européenne. De Gaulle ne parlait-il pas de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » ? Elle est européenne par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. Cette grande nation qui a donné au monde les écrivains Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski, mais aussi les musiciens Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, Rachmaninov, Tchaïkovski, mais encore Mendeleïev, génie de la physique qui a réalisé la classification des éléments de la nature, etc., etc. et - cerise sur le vatrouchka – le pays qui a envoyé le premier homme dans l’espace et le seul actuellement capable de ravitailler la station internationale orbitale !

C’est une civilisation jumelle, imbriquée depuis toujours à la nôtre. Ils connaissent nos penseurs, nos artistes, nos idées. Ils ont parlé français dans les hautes sphères pendant deux siècles.

Les Russies, ce sont des terres infinies, de l’Arctique au Pacifique, de la Sibérie à la Mer Noire. C’est une mosaïque de peuples mêlant les blonds vikings des terres du froid aux yeux obliques des steppes d’Asie. Et nous les méprisons ?

Vous imaginez la puissance d’une entité Europe Russie de Lisbonne à Vladivostok ? Un bloc continu, possédant toutes les matières premières voulues, fort d’une population de 700 millions de personnes éduquées, dynamiques, fruit de la filiation civilisationnelle allant d’Athènes, Rome et Byzance à la Renaissance, aux Lumières, à la Science moderne, aux Droits de l’Homme, à la Liberté. Le cœur, la quintessence de la civilisation occidentale. La Russie ne devrait-elle pas être invitée à la réalisation de ce grand dessein ? La Russie manque à l’Europe comme l’Europe manque à la Russie. Si on ne l’y invite pas, c’est par lâcheté, veulerie, vassalité, servitude volontaire envers ces États-Unis lointains, méprisants et nuisibles prédateurs du globe.

En fait, ce que nous reprochons aux Russes, c’est d’être ce que nous ne sommes plus : un pays fier, conscient de sa force. Un pays qui croit encore à l’instruction, au savoir, en ses institutions. Qui croit en son destin quand nous confions le nôtre aux cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street, de Francfort et de la City.

Il a su tenir tête au bouffon yankee, on verra vite si ce n'est pas du flan et s’il y a du De Gaulle dans Macron !

 

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