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23/08/2014

Ouiquinde érotique avec André Breton

 dessin gauguin femme tahiti.jpg

 

L'Union libre

 

Ma femme à la chevelure de feu de bois

Aux pensées d'éclairs de chaleur

A la taille de sablier

Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre

Ma femme à la bouche de cocarde et de bou­quet d'étoiles de dernière grandeur

Aux dents d'empreintes de souris blanche sur la terre blanche

A la langue d'ambre et de verre frottés

Ma femme à la langue d'hostie poignardée

A la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux

A la langue de pierre incroyable

Ma femme aux cils de bâtons d'écriture d'enfant

Aux sourcils de bord de nid d'hirondelle

Ma femme aux tempes d'ardoise de toit de serre Et de buée aux vitres

Ma femme aux épaules de champagne

Et de fontaine à têtes de dauphins sous la glace

Ma femme aux poignets d'allumettes

Ma femme aux doigts de hasard et d'as de cœur

Aux doigts de foin coupé

Ma femme aux aisselles de martre et de fênes

De nuit de la Saint-Jean

De troène et de nid de scalares

Aux bras d'écume de mer et d'écluse

Et de mélange du blé et du moulin

Ma femme aux jambes de fusée

Aux mouvements d'horlogerie et de désespoir

Ma femme aux mollets de moelle de sureau

Ma femme aux pieds d'initiales

Aux pieds de trousseaux de clés aux pieds de calfats qui boivent

Ma femme au cou d'orge imperlé

Ma femme à la gorge de Val d'or

De rendez-vous dans le lit même du torrent

Aux seins de nuit

Ma femme aux seins de taupinière marine

Ma femme aux seins de creuset du rubis

Aux seins de spectre de la rose sous la rosée

Ma femme au ventre de dépliement d'éventail des jours

Au ventre de griffe géante

Ma femme au dos d'oiseau qui fuit vertical

Au dos de vif-argent

Au dos de lumière

A la nuque de pierre roulée et de craie mouillée

Et de chute d'un verre dans lequel on vient de boire

Ma femme aux hanches de nacelle

Aux hanches de lustre et de pennes de flèche

Et de tiges de plumes de paon blanc

De balance insensible

Ma femme aux fesses de grès et d'amiante

Ma femme aux fesses de dos de cygne

Ma femme aux fesses de printemps

Au sexe de glaïeul

Ma femme au sexe de placer et d'ornithorynque

Ma femme au sexe d'algue et de bonbons anciens

Ma femme au sexe de miroir

Ma femme aux yeux pleins de larmes

Aux yeux de panoplie violette et d'aiguille aimantée

Ma femme aux yeux de savane

Ma femme aux yeux d'eau pour boire en prison

Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache

Aux yeux de niveau d'eau de niveau d'air de terre et de feu.

 

ANDRÉ BRETON

 

Sextidi 6 fructidor 222

 

Photo X - Droits réservés

 

22/08/2014

Les contes de mon hamac. Tè ! En langue provençale !

pâtre rosa bonheur.jpg

 

Lou bédigas que se vaù marida.

 

De plus malérous que ièou, n’i a dji

Aï maùgri d’un quintaù dins l’afaïre d’un mes !

E bouto ! li boulangié podoun ben faïre grèvo,

Aco me faï rèn ! Aï ni paoù, ni trèvo !

Mangé plù. Dormé plù. Beuvé plù.

Sieù sec coume un claveù.

Si ere pas qu’aï vougu prendre part a la festo

Me sarieù, contre un mur, vin cop brisa la testo.

Plouré coume un foù, plouré touti li nieù.

Remplissé un baseù.

Veses, l’aùtré matin, la chambre ero pleno.

E tout aco per qué ? Per qué aï dji de féno.

Me voudrieù marida. Maï sieù tan tarnagas

Que qouro volé ié parla, me risoun touti o nas,

Me mandoun promena come une veillo barico d’anchoïo !

Me disoun : de tù n’en farian un fio de joio !

O ! Se savias de qu’eï d’estre vieil garcoun !

Faù faïre sa biasso, planta si boutoun, coùdura si braïo.

E lou plu terrible : faù resta soulé sur lou champ de sa bataillo.

La nieù, quand dourmé pas, me faù ploura soulé,

E que de marri sang dedin ma ciboulo.

E quand duro des cops que plouré a peire fendre,

S’avié un poù de cor, uno pourrié m’entendre

E n’en pourrié juja de moun sort malérous.

Encaro couprendrieù s’ero un poù difficilo.

Mé bouto, lou sieù pas !

E maï siguesso boussudo,

Panardo, sourdo o mudo,

E maï siguesse un ome, s’aguesse de coutillouns,

Lou prendrieù d’afection sin faïre reflexioun,

E me crérieù lou plu heùrous dou moundo !

Maï, que aï besoun de cerca, maugré tout

Sinoun es vieil garçoun que ma faudra resta.

E cerco que cercaras ! Y avié bèn un ermito

Que me l’avié proumès. Maï es mort de mort subito…

A trento sies dounavo coumisioun !

N’aï placarda d’afficho din tout lou village,

Escrivoun sur li journaù e sur li armana

Qu’avan la fin doù mes vous anan marida…

N’en aï pas maï trouva que de meloun per pasco !

Qu’aco vous foutes pas la masco !

Aco poù plu dura.

N’en perdraï la boussolo !

Me vole marida !

A maï siguesse amé ma miolo !

 

Quintidi 5 fructidor 222

Illustration X - Droits réservés

 

 

21/08/2014

Les fables de mon hamac

singe-et-tigre.jpg

 

 

Le singe et le tigre

 

Un jour, maigre et sentant un royal appétit,

Un singe d'une peau de tigre se vêtit.

Le tigre avait été méchant, lui, fut atroce.

Il avait endossé le droit d'être féroce.

Il se mit à grincer des dents, criant : « Je suis

Le vainqueur des halliers, le roi sombre des nuits ! »

Il s'embusqua, brigand des bois, dans les épines ;

Il entassa l'horreur, le meurtre, les rapines,

Egorgea les passants, dévasta la forêt,

Fit tout ce qu'avait fait la peau qui le couvrait.

Il vivait dans un antre, entouré de carnage.

Chacun, voyant la peau, croyait au personnage.

Il s'écriait, poussant d'affreux rugissements :

Regardez, ma caverne est pleine d'ossements ;

Devant moi tout recule et frémit, tout émigre,

Tout tremble ; admirez-moi, voyez, je suis un tigre !

Les bêtes l'admiraient, et fuyaient à grands pas.

Un belluaire vint, le saisit dans ses bras,

Déchira cette peau comme on déchire un linge,

Mit à nu ce vainqueur, et dit : « Tu n'es qu'un singe ! »

 

Victor Hugo

 

Quartidi 4 fructidor 222

Photo X - Droits réservés

 

09:19 Publié dans art de vivre, humour, poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : conte

20/08/2014

Conte : Le bûcheron et les vérités à la carte.

bucheron.jpg

 

Un jour, un bûcheron était occupé à couper une branche qui s'élevait au-dessus de la rivière. Soudain la hache tomba dans la rivière. L'homme pleurait si amèrement que Dieu lui apparût et lui demanda la raison de son désespoir. Le bûcheron lui expliqua alors que sa hache était tombée dans la rivière. Á sa grande surprise il vit Dieu plonger dans la rivière et remonter une hache d'or à la main : 

 

- Est-ce là ta hache ?, Lui demanda-t-il.
Le bûcheron lui répondit : 
- Non.
Aussitôt Dieu retourna dans l'eau et revint cette fois avec une hache en argent :
- Est-ce là ta hache ?, Lui demanda-t-il à nouveau.
Á nouveau le bûcheron lui dit: "Non".
Á la troisième tentative, Dieu revint avec une hache en fer, et lui demanda à nouveau :
- Est-ce là ta hache ?
- Oui!, Lui répondit cette fois le bûcheron. 

 

Dieu, touché par l'honnêteté de l'homme, lui donna les trois haches. Le bûcheron rentra tout heureux à la maison.

 

 

Quelques jours plus tard, le bûcheron longeait la rivière en compagnie de son épouse. Soudain celle-ci tomba à l'eau. Comme l'homme se mit à pleurer, Dieu lui apparût à nouveau et lui demanda la raison de son chagrin. 
- Ma femme est tombée dans la rivière, lui répondit l'homme en sanglotant.
Alors Dieu plongea dans la rivière et réapparut avec Jennifer Lopez dans les bras: 
- Est-ce là ta femme ?, lui demanda-t-il.
- Oui! hurla l'homme. Dieu, furieux, fustigea l'homme:
- Tu prends le risque de me mentir ? Je devrais te damner !


 

Le bûcheron l'implora : 
- S'il te plaît, Dieu, pardonne moi! Comment aurais-je dû répondre ? Si j'avais dit non à Jennifer Lopez, la fois prochaine tu serais remonté avec Catherine Zeta-Jones. Si, à nouveau, j'avais dit non, tu serais revenu avec mon épouse et j'aurais dit oui. Á ce moment-là tu me les aurais données toutes les trois. Mais je suis pauvre et pas du tout en mesure de nourrir trois femmes. Ce n'est que pour cette raison là que j'ai dit « Oui » la première fois. 


 

La morale de cette histoire ? Finalement, les hommes ne mentent que pour des raisons parfaitement honnêtes et totalement compréhensibles !

 

Tridi 3 fructidor

 

Illustration X - Droits réservés

 

19/08/2014

Les Bédouins razziés en plein Paname ! Olè !

bédouins Tissot.jpg

 

La smala du bédouin

Fout un beau tintouin

Au cœur de Paname

 

Les bagnoles du bédouin

Ça a fait du foin

Sont parties en flamme

 

Le pognon du bédouin

Est parti au loin

C’est rien pour l’Infâme

 

De Clichy à Saint-Ouen

On rigole bien

De ce polygame

 

Qui, vert-bleu de pétoche

S’est fait emplâtrer

Son argent de poche

 

Etc. A vous de continuer…

 

Eh ! Il est des jours comme ça. Où on se lève sur une bonne nouvelle ! Et ça réjouit pour toute la journée ! Le bédouin qui se fait razzier en plein Paname ! L’arroseur arrosé !

 

Bof. 250.000 euros, c’est même pas l’argent de poche de sa quinzième femme-esclave au Kon-Prinz… Mais c’est le symbole qui est beau. Huit ou neuf grosses limousines aux vitres teintées, dont certaines devaient être emplies de gros mastards garde du corps armés jusqu’au keffieh, arrêtés par deux bagnoles ! Et en quelques secondes, ces véritables polytechniciens de la truanderie ont dépouillé les « zaltesses » de leur argent de poche, mais aussi de documents qu’ils pourront revendre au plus offrant. Sans violence, sans un coup de feu. Chapeau les artistes !

 

Tout de même ! Faire ça à nos grands « amis » de l’Arabie saoudite… Ça la fout mal. Ces « amis » saoudiens, tout comme leurs concurrents qataris, mettent en application ce que la casuistique islamique appelle le « dahir » (le visible) et le « bâtin » (l’occulte). Le Dahir, c’est le pragmatisme économique, le commerce, l’achat des bijoux de famille de la république, la pénétration financière dans ses plus grandes entreprises, c’est les Airbus, les écoles cogérées ( !!??), les musées, etc. Le Bâtin, c’est l’achat des consciences et des influences en finançant certaines campagnes électorales, c’est le prosélytisme islamique en douce, en investissant dans les cités, c’est le financement des mosquées et des imams chargés de porter la voix d’Allah en terre de mission, c’est insuffler sournoisement la haine contre les chrétiens et les juifs, c’est mettre en place, insidieusement, des filières envoyant de pauvres  jeunes déboussolés se former au Jihad et Syrie, en Irak pour ensuite revenir former cette armée de l’ombre prête à sacrifier sa vie pour le « triomphe de l’islam », etc.

 

L’Arabie saoudite, c’est aussi le soutient financier et idéologique des Frères musulmans, qui prêchent ouvertement l'avènement de la charia – horreur archaïque à l'état pur – dans le monde entier, c’est le soutient de ce « califat islamique » qui plante la merde en Syrie et en Irak et contre lequel on envoie des armes (!!), c’est également le soutien financier des mouvements salafistes contre lesquels la France envoie ses soldats...

 

Avec des amis comme ça, on est tranquille !

 

La smala du bédouin

Fout un beau tintouin

Au cœur de Paname

 

Etc.etc.etc…

 

Olé ! Que du bonheur.

 

Duodi 2 fructidor 222

 

Illustration James Tissot – Droits réservés

 

18/08/2014

Au bistro de la toile : revue de presse.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, quoi de neuf dans ta revue de presse ?

 

- Ben, le bordel au Kurdistan irakien. On n'y comprend plus rien. D'où ils sortent ces tarés de l'EEIL avec leur konnerie de califat ?

 

- C'est un ramassis de brutes sanguinaires venues de tous les mondes arabo-musulmans, y compris de chez nous. Sous couvert de religiosité ils tuent, rançonnent, volent. Ils massacrent tous ceux qui n'ont pas leur conception apocalyptique de l'islam. Ils sont super armés puisqu'ils ont récupéré tout l'armement étazunien de l'armée régulière irakienne qui est partie des régions du nord-est la paille au cul, sans combattre. Ils sont bourrés de fric puisqu'ils sont soutenus par...nos grands « amis » du Qatar ! De plus, ils sont dirigés par des officiers professionnels : tous ceux qui formaient l'ossature de l'armée de Saddam Hussein que les Yankees ont, avec leur stupidité congénitale, mis à la porte ! Enfin, ils ont mis la main sur les régions pétrolières du nord-est de l'Irak.

 

- On comprend mieux pourquoi les Ricains, sous couvert d'action humanitaire, les bombardent !

 

- T'as tout compris : y a du pétrole ! Il faut savoir aussi que ces tarés de l'EEIL ont vu le jour avec la bénédiction de ces mêmes Ricains ! Tout comme les talibans en Afghanistan. Car les Yankees avaient dans la tête de « réorganiser » le Proche et Moyen Orient autour d'un « Etat islamique » en Egypte. D'où leur soutien aux Frères musulmans lorsque ceux-ci ont pris le pouvoir dans ce pays charnière. Ils ont été pris de court par l'armée égyptienne et depuis ont laissé se créer cet EEIL en Syrie contre Bacher el Assad. Mais leur frankeinstein s'est émancipée et...s'est emparé des puits de pétrole itrakien ! Là, ça ne va plus et voilà nos « défenseurs de la démocratie » qui se retrouvent alliés objectifs de...Bachar el Assad !

 

- Décidément, plus kon qu'un Ricain, il n'y a que deux Ricains... Mouais... Et en Ukraine, c'est un sacré foutoir là encore !

 

- Foutoir où l'on retrouve la patte sale de ces mêmes Etazuniens. C'est la CIA et les ONG douteuses chapeautés par les Ricains qui ont fomenté les troubles à Kiev. C'est l'Otan, bras armé des multinationales et de la finance yankee qui est le problème, pas les Russes. Ceux-ci viennent en aide, avec beaucoup de retenue, à ces populations de l'Est ukrainien massacrées par l'armée de leur propre pays. Donetz, c'est Guernica sur Dombass ! Imaginons qu'un coup d'État orchestré par la CIA portent au pouvoir en Belgique une clique flamingante facho. Imagine que cette clique interdise l'usage de la langue française en Wallonie et restreignent les libertés et les droits civiques des Wallons. Imagine que ceux-ci se rebellent légitimement. Imagine que des milices flamingantes érigées en « armée nationale » bombardent les villes de Liège, Namur, Charleroi. Imagine que les Wallons massacrés réclament l'aide de la France. Tu crois qu'on pourrait rester longtemps les bras croisés à regarder l'extermination de nos frères ? Eh bien c'est pareil pour les Russes.

 

- Moais... Tout ça n'est pas très réjouissant. Heureusement qu'il y a le sport. ...taing ! Ils nous ont espantés les athlètes français !

 

- L'athlétisme reste encore du domaine de l'amateurisme. Les filles et les mecs courent, sautent, lancent pour le plaisir et pour quelques médailles en chocolat. Enfin, au niveau des compétitions moyennes comme ces championnats d'Europe. Lorsqu'on arrive aux J.O., c'est autre chose...

 

- Eh ! Et ce mec que les « zofficiels » ont privé de sa victoire en 3000 m stiple parce qu'il avait entamé un stripetise avant la ligne !

 

- Les « zofficiels », comme tu dis, ont statué sur une plainte de la fédération espagnole. Ceci pour faire monter sur le podium un Espanche plus que douteux : il a déjà été suspendu de compétition pendant deux ans pour...dopage ! Il est vrai que les toutes fédérations sportives espagnoles ont une façon pour le moins pittoresque de lutter contre de dopage... Et comme ça se passe en Suisse, pays de Novartis, de Roche et autres puissants et généreux labos pharmaceutiques...

 

- Et, toujours en sport, une mention particulière pour nos rugbywomen qui se sont arrachées et ont battu les Irlandaises !

 

- Ces nanas ont été formidables. Je n'ai pas manqué un seul de leurs matchs. Enthousiasme, solidarité, imagination, émotion, respect de l'adversaire, évitement, du jeu, du jeu, toujours du jeu. Ça change des matchs des mecs qui se restreignent à des chocs de bourrins et des coups de pieds de pénalité. Chez nos filles, c'est ce secteur du pied qui laisse à désirer... Et puis, quoi de plus émouvant que ces mêlées, avec des gros plans sur ces puissants fessiers tendus sous l'effort ! Un bonheur !

 

- Allez ! Á la nôtre et vivent les filles !

 

Décadi 30 thermidor 222

Merci à Chimulus

 

17/08/2014

Gastronomie estivale : La soupe au pistou

soupe pistou pour blogs.jpg

 

Comment peut-on servir, les soirs de canicule

Une soupe brûlante sans être ridicule?

Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,

Il en existe une: c'est la soupe au pistou.

Nous l'avons héritée de nos amis niçois,

Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.

C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,

Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.

« Pistar », c'est « écraser » en langue provençale.

Et le fameux « pistou » dont chacun se régale

C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés

Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.

Le basilic, chez nous, ce n'est pas le « pistou »

Mais c'est « lou balicot ». Voilà. Un point, c'est tout !

-        Oh ! Doucement, Victor ! Tu as les arcanettes ? (1)

Respire, bois un coup et dis-moi ta recette !

- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon !

Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.

Une couenne, un pied, un petit jambonneau

Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau

Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.

Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.

Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:

Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.

Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates

Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.

Dans ta viande qui bout, mets tes légumes entiers,

Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.

Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,

Qu'avecque ton pilon, cet emblème phallique,

Tu écrases en pommade. En tournant vivement

Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.

Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,

Enfin du parmesan ou de l'édam râpé.

Vérifie si la viande est correctement cuite,

Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:

Avec une écumoire, sors patates, courgettes

Que tu vas écraser avec une fourchette.

Elles te serviront de liant pour ta soupe.

Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes

Tu les tastes souvent et tu les cuis « al dente ».

Quand c'est prêt, hors du feu, dans l'oulo qui chuinte,

Introduis ton pistou en mélange homogène

Directement à table, comme l'on fait à Gênes.

Respire ce parfum d'ail et de balicot,

Qui transcende cochon, tomates, haricots !

Cette soupe est un plat complet à elle seule,

Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courgettes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.

Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d'edam râpé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale ! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gouleyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

En Côtes-du-rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirât, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint­-Pantaléon-les-Vignes.

En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbiè­res.

En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

 

(1) Avoir les arcanettes .. faire preuve d'une certaine irritation.

 

Nonidi 29 thermidor 222

Illustration originale Vincent Barbantan

 

16/08/2014

Théophile Gautier tel qu’on ne l’apprend pas à l’école !

liaisons dangereuses 1936.jpg

 

Solitude

 

Je bande trop. De ma culotte

Je sors mon vit qui décalotte

Son champignon.

Etre à midi, seul dans sa chambre,

En tête à tête avec son membre,

C'est du guignon.

 

Mon jacquemart me bat le ventre :

Dans quelque chose il faut que j'entre,

Cul bouche ou con.

Mais je ne vois pas ma voisine

Lançant son œillade assassine

De son balcon.

 

En vain Coco dresse sa huppe:

Dans la maison pas une jupe,

Pas un bonnet.

La pine au poing, pose équivoque,

Á défaut de con je t’invoque, Veuve Poignet.

 

Grande Vénus masturbatrice,

Solitaire consolatrice

Des amoureux,

Puisque je manque de maîtresse

Accorde au moins à ma détresse

Tes plaisirs creux.

 

Prête-moi cette main adroite

Qui sait, d'une caresse étroite,

Saisir l'engin,

Et fait jouer la pompe à sperme

Entre ses doigts qu'elle referme

Comme un vagin,

 

Enseigne-moi, j'y suis novice,

Ce que Tissot nomme vice,

Ce jeu caché

Que Cupidon enfant pratique,

Épointant sa flèche érotique

Loin de Psyché

 

Les pieds appuyés au chambranle,

Lentement d'abord je me branle

Et puis, presto:

Je développe mon extase,

Ponçant mon pilier de la base

Au chapiteau.

 

Mais la Chimère ouvre la porte.

Une femme entre, à gorge forte,

Á reins puissants,

Qui retrousse chemise et cotte

Met sous mon nez sa grosse motte

Aux crins frisants;

 

Puis souriante se retourne,

Et ne sachant par où j’enfourne

M'offre son cul.

Rubens, il faut que tu confesses

Par la ronde ampleur de ces fesses

Ton art vaincu !

 

Mais je l'empoigne par les hanches,

Et j’écarte ses cuisses blanches

De mon genou;

Déjà ma pine triomphante

De l'abricot perçant la fente

Y fait son trou.

 

Serrant le cul, haussant la croupe,

Les pieds en l'air comme en un groupe

De Clodion,

Elle absorbe toute ma pine

Et retrouve de Messaline

Le tordion.

  

Un flot de liqueur prostatique,

Du temple mouillant le portique,

Écume au bord ;

Sous le choc du vit qui la pousse

Elle crie à chaque secousse:

Oh ! va plus fort !

 

Les yeux noyés, de plaisir pâle,

Jusqu'à la garde elle s'empale,

Comme autrefois

Du dieu Priape au fond d'un antre

Les filles s'enfonçaient au ventre

L'outil de bois.

 

Je la transperce d'outre en outre.

Le spasme arrive: un jet de foutre,

Un jet brûlant,

Parcourt mon dard comme une lave,

Jaillit, retombe, et de sa bave

Poisse mon gland.

 

Quand j'ai bien égoutté mon tube,

Je vois s'envoler le succube

Aux beaux seins nus,

Je deviens flasque, je débande,

Et je regrette mon offrande,

Fausse Vénus.

 

Sur mes doigts en nappes s'épanche,

Déjà froide, la liqueur blanche;

Tout est fini,

Et j'offre pour ton microscope

Le résultat de ma syncope,

Spallanzani !

 

Théophile Gautier

 

Octidi 28 thermidor 222

 

Illustration Magritte - Photo X – Droits réservés


 

15/08/2014

Ukraine : ça fait drôle d'être dans le camp de salauds...

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Passera ? Passera pas ? Je parle du convoi humanitaire de 280 camions lourdement chargés venant depuis la Russie pour secourir une partie de la population ukrainienne bombardée, massacrée par la soldatesque néo nazi du « gouvernement » de Kiev. Quoi qu'il en soit, les Russes – auxquels Poutine a redonné leur fierté nationale – ne se laisseront pas humilier. C'est fini l'époque d'Elsine, ce soûlot qui a accepté sans réagir que l'axe euro-atlantique sous domination étazunienne installe la menace militaire de l'Otan dans les ex-républiques de l'Est. Cette extension de l'alliance atlantique se faisant en trahissant sans vergogne la promesse faite à Gorbatchev de, justement, ne pas intégrer les républiques nouvellement indépendantes dans l'Otan en échange de leur entrée progressive dans l'Union européenne. La stratégie d'encerclement militaire de la Russie par l'Otan s'est accrue avec l'intégration de ces républiques de l'Est et Poutine a décidé – à juste titre – d'y mettre un coup d'arrêt. D'où l'affaire de la Georgie, d'où la réintégration de la Crimée, d'où la confrontation actuelle en Ukraine.

 

Fin 1991, l'Ukraine devenue indépendante mais restant très liée à la Russie sur les plans économique, ethnique, linguistique, historique, devient l'enjeu d'une âpre lutte d'influence entre les deux camps qui se défiaient du temps de la « guerre froide ». Les Zétazuniens et leurs valets de l'U.E. ont fait toutes les magouilles possibles pour mettre la main sur ce maillon essentiel. Les USA, par le biais de « fondations » liées à la CIA et d'ONG douteuses financées entre autres par le milliardaire Soros, ont déversé pas moins de cinq milliards de dollars pour mettre en place un tissu d'influence et des milices armées. C'est l'épisode de la « révolution orange » il y a dix ans, mettant à la tête du pays un milliardaire pro-étazunien, l'oligarque ultra corrompu Victor Youchenko. Les Russes, de leur côté, utilisent la « diplomatie du gaz » pour garder l'Ukraine dans leur giron. Cette stratégie semble gagnante avec l'élection tout à fait légale et légitime de Victor Ianoukovitch, pro-russe déclaré. Mais ce dernier s'est révélé tellement incompétent, corrompu et vénal que les Occidentaux sous la botte étazunienne ont replacé leurs cartes en alimentant la contestation populaire « contre un pouvoir corrompu à la solde de Moscou ». C'est là que les relais locaux largement dollarisés et les milices armées par la CIA ont donné le plein de leur nocivité. Et ce fut la « révolution » douteuse de Maidan qui, sous couvert des « droits de l'homme » et de l'émancipation des peuples, a procédé à un coup d'état et virant le président – certes pourri mais légal – Ianoukovitch pour le remplacer...par un milliardaire nourri à la mamelle du dollar, Petro Porochenko élu le 25 mai 2014 avec 40% d'abstention. Les premières décisions de ce dernier sous la pression de groupes nationalistes et extrémistes d’inspiration néofasciste, ont été des mesures antirusses, dont celles sur le droit des minorités et sur le statut de la langue russe.

 

Puis le nouveau pouvoir de Kiev a envoyé son armée contre les peuples de l'Est de leur territoire – 40% de la population du pays ! - qualifés de « terroristes », de « rebelles prorusses », en une véritable expédition punitive. Rappelons-nous les 40 brûlés vifs d'Odessa, le pilonnage actuel avec aviation et artillerie lourde des villes de l'Est du pays. Ceci à l'instigation du bloc euro-atlantique visant malgré les risques énormes à détacher l'Ukraine de l'influence et de la collaboration avec la Russie. Ceci en toute irrationalité tant l'Ukraine est liée par la géographie, la langue, l'histoire, l'économie à son puissant voisin.

 

Ce pays apparaît dès lors comme la victime d'une rivalité géostratégique entre l'axe euro-atlantique sous domination étazunienne et l'axe eurasien sino-russe en devenir via l'Organisation de coopération de Shanghai, l'OSC.

 

Et nous la dedans, qu'est-ce qu'on fout ? L'Europe ultralibérale est à la botte des Yankees. Et pour satisfaire aux desideratum de son maître, ne voit pas que la Russie est un partenaire essentiel tant pour son économie que pour la paix en Europe ! Et la France ? Elle a là une occasion formidable de reprendre place dans le concert européen d'où elle a été éjectée par la Teutonne Merkel. En refusant toutes les sanctions imposées par les Ricains (au détriment des intérêts de l'Europe), en continuant voire en accentuant sa coopération militaire (frégates Mistral, équipements aéronautiques), spatiale (base partagée de Kourou) et financière en adhérant au nouveau système monétaire que mettent en place les BRICS. Seulement pour cela, il faudrait un De Gaulle ou un Mitterrand et pas un capitaine de pédalo...

 

Dans cette affaire ukrainienne, ça fait tout de même drôle d'être dans le camp des salauds !

 

 

Septidi 27 thermidor 222

Illustration X – Droits réservés

 

14/08/2014

Aux dieux odieux !

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Au Proche-Orient, les croyants s’entretuent avec allégresse. Chacun égorgeant l’autre avec « got mit uns ».

 

Enfin, c’est surtout les fils des divers Allah qui massacrent les autres. Tu ne crois pas à MON Allah ? Tu te convertis ou alors je te tue. Mais enfin, on peut s’arranger si tu as du pognon et que tu casques la « dhimmi » : on te permettra de survivre comme un citoyen de troisième zone, dans la peur permanente bien sûr, et en nous engraissant de ton travail. Bref, comme une pute se fait exploiter par son maquereau…

 

Il est vrai que dieu est amour.

 

Amour, mon cul ! Amour de la mort. Abrutissement des masses pour mieux les manipuler.

 

Ces horreurs me confortent dans mon rejet viscéral de toutes ces konneries, de toutes ces névroses collectives que sont les religions.

 

L'athéisme, il faut le dire avec force, est un engrenage positif pour l'amour de la vie.

 

Les trois grandes religions monothéistes, faisant de la vie terrestre une épreuve, et du corps une prison, donnent toute primauté à l'existence sous forme d'âme, dans un anti-monde féerique, un ailleurs bienheureux, où l'on vit en paix avec les êtres que nous aimons, et ceci pour l'éternité...Il y a dans cet anti-monde, au choix, la présence transcendante de Dieu, des rivières de miel, des vierges à profusion, la cohabitation idéale d'animaux qui dans la nature sont prédateurs et proies. Et gnangnangnan, et gnangnangnan… Fatras de puérilités.

 

Mais derrière ce cadre idyllique se cache la pénitence; le paradis n'est pas un cadeau, il est une récompense qui ne s'acquiert qu'au prix d'une souffrance et d'une soumission à des textes « sacrées » dont les inepties, les faussetés, les incohérences, les reprises à des peuples anciens et paganistes ne sont plus à démontrer. Fatras de stupidités destinées à culpabiliser, à faire peur.

 

C'est que le réel est ici sur Terre, et le silence de Dieu nous oblige, par raison, à conclure à son inexistence, donc à celle du paradis, et de surcroît à celle de l'enfer, et ceci sans équivoque. Le réel est ici sur Terre, avec les affections, négatives et positives, la mort et la naissance, la maladie et la rémission, la joie et la tristesse, la réussite et l'échec, et loin de tout manichéisme, la vie est aussi tout ce qu'il y a entre tous ces extrêmes.

 

L'athée entré en athéisme, c'est à dire athée par réflexion et par raison, sait qu'il n'y a rien après la mort, comme il n'y avait rien avant notre naissance, que tout ce que nous avons à vivre est sur cette Terre dans le temps que nous avons entre la naissance et la mort. L'athée sait donc combien la vie est chère, le corps aussi précieux que l'esprit.

 

Il n'y a pas de place dans la raison de l'athée pour la guerre, la violence, la destruction de toute vie, animale et humaine, dans un but de conquête, de réjouissance, de protection d'intérêt dit vitaux. L'athée n'est en aucune mesure d'accord pour accepter une haine à priori sur la base d'arguments fallacieux (racisme), il ne peut admettre que l'on discrimine des êtres pour ce qu'ils sont par nature (sexisme et homophobie). L'athée doit combattre tout cela qui n'est que le résultat de la névrose religieuse qui en instaurant un mode de vie patriarcale et bestiale (rapport sexuel dans le but de se reproduire, d'où sa haine pour l'homosexualité, pour le plaisir, pour la jouissance, pour l’hédonisme) n'a jamais pu apporter aucun bonheur.

 

L'athée vit dans cette engrenage positif d'amour de la vie, et vit avec lui en parfaite osmose, afin de découvrir que derrière la violence humaine il y a aussi la possibilité d'être humain, civilisé et d'appartenir à la nature en la protégeant des loups religieux qui pensent que Dieu la mît à notre disposition, et que, par évidence religieuse, nous pouvons en disposer à notre guise et sans remord aucun...

 

La religion n'amène à rien d'autre qu'à la haine de la vie, et à la destruction de celle-ci par l'arrogance déiste. Encore une fois la condamnation du port du préservatif met à mort des millions d'africains, qui, s'ils eussent été incroyants, auraient eu une vie plus longue, et moins douloureuse.

 

La première des révoltes, c’est de « tuer dieu » disait Camus dans « L’homme révolté ». Alors aux armes, citoyen. La première de ces armes étant la simple raison.

 

Sextidi 26 thermidor 222

 

Illustration: merci à Chimulus

 

13/08/2014

Et si on reparlait des OGM ?

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L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger – ce grand « humaniste » responsable, entre autres méfaits de la mise au pouvoir de Pinochet au Chili - a dit : « si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez les nations, mais si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez les personnes. » Pour s’assurer le contrôle de l’alimentation des peuples, les USA ont inventé et s’efforcent d’imposer une arme redoutable : les OGM. Et des entreprises spécialisées dans le bio-terrorisme dont le chef de file est Monsanto.

 

Mais cette entreprise est la partie émergée d’un iceberg politico-financier. Derrière, dessous, il y a des institutions sournoises : les fondations étazuniennes et en particulier Rockfeller et Bill Gates. La famille Rockefeller, magnat du pétrole, a entrepris de contrôler l'agriculture mondiale par le biais de la « révolution verte » dépendant de l'industrie pétrochimique. Quant à Bill Gates, sa fondation « philanthropique » est un des actionnaires majeur de…Monsanto !

 

Pour réussir cette mainmise sur les populations du tiers-monde, il convient d’abord d’éradiquer l’agriculture vivrière en réduisant au maximum le rôle des petits agriculteurs. Ceci se fait avec la complicité active de dirigeants corrompus grâce à un flot généreux de « billets verts ». Ainsi, en Inde les petites exploitations représentent 92 % des exploitations et occupent environ 40 % de toutes les terres agricoles. Ils forment le socle de la production alimentaire. Cependant, il y a un effort concerté pour éliminer les agriculteurs de la terre et les remplacer par de grandes sociétés utilisant à fond…les OGM. Monsanto contrôle déjà l'industrie du coton en Inde et façonne de plus la mentalité des entrepreneurs en finançant la recherche agricole dans les universités et les instituts publics. Ses pratiques de colonisation des institutions de ce grand pays lui valent d’être appelé la « Contemporary East India Company » - la « Compagnie des Indes de l’Est » contemporaine.

 

Ceci évolue dans le cadre du programme de contrôle des peuples par l’alimentation établi par Kissinger. Les OGM représentent désormais la mainmise ultime sur la nourriture grâce à la technologie de semences «Terminator», le brevetage des semences et des droits de propriété intellectuelle.

 

Rockfeller, Bill Gates…et derrière encore le groupe Bildenberg dont l’un des principaux soucis est la réduction du troupeau humain dans les pays du tiers-monde ! (Peu leur importe qu’un Etazunien gaspille et pollue la Terre 20 fois plus qu’un Indien ou un Africain). On approche de la « solution finale » à travers l’eugénisme qui est probablement la forme la plus fondamentale et la plus efficace de contrôle social. Cette philosophie vise entre autres à réduire la capacité de reproduction des personnes les « moins désirées ». Eh bien sachez qu’en 2001, Monsanto et DuPont ont acheté une petite entreprise de biotechnologie nommée Epicyte qui avait créé un gène causant la stérilité chez l’homme et la femme !

 

Nous avons de quoi nous inquiéter, non seulement des conséquences néfastes des monopoles des semences et des OGM sur la santé et l’environnement mais aussi des types de gènes pouvant se trouver à notre insu dans notre nourriture !

 

 

Quintidi 25 thermidor 222

Illustration X – Droits réservés

 

12/08/2014

Nord Irak, Est Ukraine : le bal des faux-culs.

 

 

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Le faux-cultiste à ce niveau atteint une dimension artistique : je viens d'entendre à la radio les serviteurs des médiarhées se répandre sur les situations dans le Nord Irak et dans l'Est Ukraine.

 

D'un côté, ces « zexperts » se félicitent de l'envoi d'aide humanitaire pour secourir des populations mises en danger de mort par l'avancée militaire des brutes sanguinaires du fascisme vert du « califat ». Et applaudissent tant à la livraison d'armes aux kurdes qui luttent contre ces obscurantistes qu'aux frappes aériennes étazuniennes. En oubliant que cette situation est directement liée à la guerre stupide et dévastatrice livrée par ces mêmes Etazuniens contre Saddam.

 

Celui-ci était certes un dictateur. Mais sous sa poigne de fer, l'Irak bénéficiait de la paix intérieure, toutes les minorités étaient respectées et les diverses religions ne se bouffaient pas la foi... Ceci au prix d'une conception particulière des droits de l'humain et de quelques centaines de morts par an. Mais le résultat issue de la guerre étazunienne est infiniment pire : éclatement du pays, guerres religieuses sans merci, et au moins une centaine de morts chaque jour !

 

D'un autre côté, les mêmes « zexperts » s'offusquent du fait que les Russes envoient un convoi d'aide humanitaire à des patriotes Est-ukrainiens. Ils considèrent cela comme une menace inacceptable. Oubliant que ce qui se passe la-bas, c'est le massacre de milliers de civils, le bombardement aérien et par artillerie d'une ville par une soldatesque nazi (l'armée de Kiev est surtout composée des néo nazis de la milice «Secteur droit », dont le chef Dimitri Iarosh a été nommé principal adjoint au Conseil national de défense et de sécurité de Kiev) . Imaginez Marseille, ou Lyon entourée par une armée qui la pilonne sans discontinuer. Comme Gaza est écrasé par Israël avec la bénédiction des USA.

 

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Alors nos « zexperts » de la presse-purée prêtent à Poutine l'intention de profiter de ce prétexte humanitaire pour aider militairement les patriotes encerclés. Mais dans la logique « occidentale », Poutine, pour faire comme les Yankees, devrait envoyer son aviation pilonner les positions d'artillerie, les chars et les rassemblements de troupe de Kiev qui entourent et pilonne ces villes martyrisées ! Au lieu de ça il garde son sang-froid. Pour l'instant. Car les rodomontades de Rasmudsen, la marionnette de l'Otan dont Barrack « Blackbush » tire les ficelles, n'impressionnent pas plus le maître du Kremlin que les fameuses et fumeuses sanctions...qui se retournent à fond la caisse non pas contre les Yankees mais contre nous !

 

Et pendant ce temps, notre président fête « quelque part » son entrée parmi les sémillants sexagénaires. Bienvenue au club...

 

Quartidi 24 thermidor 222

 

Photos X - Droits réservés

 

11/08/2014

Les assureurs se « réassurent » contre...l'allongement de la durée de vie !

Les assureurs – qui sont, comme l'on sait, de grands philanthropes – étudient avec sérieux, assiduité et imagination le « problème » de l'allongement de la durée de vie. Un trimestre de plus d'espérance de vie chaque année. Voilà qui affole les assureurs. Ainsi AXA, pour se prémunir contre cette calamité qu'est l'allongement de la vie, est en train de prendre des précautions : cet assureur va souscrire un accord avec le réassureur allemand Hannover Re. Objectif : se prémunir contre le surcoût éventuel lié à l’allongement de la durée de vie.

 

Voilà de la saine gestion. Cette calamité pour les assureurs qu'est l'allongement de la vie provient de la disparition des conflits dans nos sociétés « riches ». Eh oui... C'est une bonne guerre qu'il nous faudrait ! Enfin, il y a quelques espoirs avec la guerre que nous préparent nos « amis » étazuniens avec la Russie. Cet allongement provient aussi des progrès de la médecine. Ah ! Les ravages dus à la

 

Sécurité sociale qui, non seulement « vole » le pognon des assureurs, mais en plus soigne les gens et réduit ainsi la mortalité, tant infantile que de fin de vie. Pourtant, en bons gestionnaires, les assureurs trient systématiquement les risques, laissant les plus mauvais d’entre eux à la charge de l’État. Ce laxisme a conduit à une société où l’on vit plus longtemps en bonne santé, et où le nombre d’« années homme » augmente toujours plus. Et cela peut très bien continuer alors qu’un bébé sur deux qui naît aujourd’hui en France vivra jusqu’à 100 ans, et même 105 ans pour les filles. Calamité...

 

Heureusement, fort de l'appui de puissants lobbies (qu'ils doivent largement soutenir financièrement, en loucedé) les assureurs voient venir avec satisfaction le « droit à une mort digne », autrement dit la possibilité de l'assassinat légal encore appelé « euthanasie ». « Soleil vert » se profile.

 

grimper au cocotier.JPG

Allez, je vais apporter moi aussi, à mon modeste niveau, ma contribution à ce débat. Pour résoudre le problème de la vieillesse galopante (salauds de vieux !), on pourrait adopter, en l'adaptant à nos sociétés, une mesure ayant fait ses preuves dans les régions tropicales, « la montée au cocotier ».

 

Voilà ce que je propose à nos « amis » assureurs. Chaque année, comme il y avait, avant, le « passage au conseil », on déterminera une classe d’age (65 ans, l’age de la retraite pour le commun des futurs morts, me semble opportun). Une fois l'an, au cours d'une cérémonie officielle, avec fanfare, sous-préfet, discours et tout et tout, les gens de cette « classe » seront convoqués sur le stade de la ville où auront été planté quelques mats de cocagne. Les impétrants devront grimper en grimper au mat de cocagne.jpghaut du mat. Lorsqu’ils auront atteint une hauteur, disons de cinq à six mètres, des membres de la « commission de contrôle des vieux », secoueront fortement le pied du mat.

 

Résultat : ceux qui résistent gagnent le droit de vivre un an de plus, jusqu’à la prochaine session de « Passage au cocotier ».

 

Ceux qui n'arrivent pas à monter sont « pris en charge » par le "service municipal de l'euthanasie."

 

Quant à ceux qui tombent… Ben, ils libèrent le territoire. Et font faire des éconocroques aux assureurs !

 

 

Tridi 23 thermidor 222

 

 

Illustrations X – Droits réservés

 

10/08/2014

Ouiquinde gastronomique : La bouillabaisse.

bouillabaisse web.jpg

 

 

 « Pour faire une bonne bouillabaisse

Il faut se lever de bon matin

Préparer le pastis et sans cesse

Raconter des blagues avec les mains…

 

Ainsi dit le refrain devenu immortel

Depuis qu'il fut chanté par le grand Fernandel.

Avec beaucoup d'humour, talent et allégresse

Il dit tout ce qu'il faut pour une bouillabaisse.

Ce fleuron flamboyant des tables de Marseille

Populaire partout au pays de Mireille.

Je vais vous raconter celle de Juvénal

Qui, bien que président auprès du Tribunal,

Était un personnage hautement sympathique

Dont les seules rigueurs étaient gastronomiques.

Devant le Roucas-blanc, des amis dévoués

Installaient son quintal dedans le tranvoué.

À l’époque, il roulait encore sur des rails,

Ses passagers riaient, galéjaient, sentaient l'ail.

Les trous de la chaussée remuaient les wagons,

Particulièrement le dernier des fourgons,

À tel point qu'à Marseille, en parlant d'une fille

Ayant l'arrière-train sur roulement à billes

On disait: « Celle-là elle bouge les miches

Presqu'autant que le tranvoué de la Corniche! »

Arrivé au Vieux Port, Juvénal descendait

Et, suivant sa bedaine, en quelques embardées,

Saluant les chalands sans faire de façons,

Il gagnait le superbe marché aux poissons

Où pointus marseillais (1) et bettes martéguales (2)

Débarquaient la marée du profond de leurs cales.

Juvénal inspectait l'étal des poissonnières,

De solides matrones, fortes en gueule et fières,

Justement redoutées par clients et pêcheurs

Parce qu'intransigeantes sur l'état de fraîcheur

Des poissons colorés qu'elles mettaient en vente.

Leurs bordées de paroles pouvaient être violentes !

Juvénal s'arrêtait devant Berthe Chouli

Une maîtresse femme nourrie aux raviolis,

À la pastasciuta (3) et aux chichi-frégi (4),

Aussi large que haute: cent kilos d'énergie.

Ils se congratulaient de façon très mondaine

En se claquant le dos, ventre contre bedaine.

Juvénal commandait à sa chère acolyte :

- « Berthy, servez-moi bien: ce soir j’ai mes petites !

- Je vous mets un beau loup, des vives et du fiala (5),

Une queue de baudroie, un saint-pierre un peu là !

Des roucaou (6), des rascasses, un kilo de favouilles (7)

Qui donnent si bon goût quand on les écrabouille,

Deux langoustes en vie. Vé ! Si elles sont belles !

Et puis, zou ! en cadeau, deux poignées de girelles.

- Aco vaï ben (8), Berthy. Je vous aime beaucoup !

Vous me préparez ça, le temps de boire un coup ... »

Juvénal s'en allait vers les terrasses peintes

Déguster un violet en buvant son absinthe.

Enfin, l'air réjoui, content de ses emplettes,

Il reprenait le tram vers son repas de fête.

Maître de la cuisine pour cette bouillabaisse,

Il chassait ses "petites" en leur claquant les fesses

Affectueusement. Chantonnant l'Opéra,

Sans quitter son chapeau, la canne sur le bras,

Il vidait, écaillait et lavait les  poissons.

Selon leur gabarit les coupait en tronçons.

Puis lorsque tous étaient nettoyés et parés

Enfin il les rangeait en deux plats séparés.

Dans l'un les poissons tendres à la chair délicate:

Loups, Saint-Pierre, roucaou, poissons aristocrates.

Dans l'autre les plus fermes: fiala, vives, baudroie,

Langoustes et favouilles, poissons que l'on rudoie.

Au fond d'une marmite, Juvénal disposait

Trois oignons émincés, beaucoup d'ail écrasé,

Trois tomates pelées, écrasées au mortier,

Férigoule et fenouil, zest d'orange et laurier,

Dessus il déposait son choix de poissons fermes,

Un verre de bonne huile d'olive de la ferme,

Du poivre du moulin et du safran en brins,

Quelques grosses pincées de bon gros sel marin.

Il mouillait tout cela avec de l'eau bouillante,

Juste un doigt au dessus, c'est la valeur courante.

Il enlevait alors les ronds de la "Rosières" (9),

Pour que la flamme entoure son oulo (10) presqu'entière.

Il montait ça au bouilh (11), cinq minutes, à feu vif,

Alors il ajoutait les poissons de récifs.

Encore cinq minutes de grosse ébullition

Pour bien amalgamer l'huile avec le bouillon.

- « Ma bouillabaisse est prête. Humez-moi ce parfum !

C'est toute la Provence, la mer et ses embruns! »

Il versait le bouillon, fumant dans la soupière,

Sur du pain frotté d'ail et en tranches entières.

Il servait les poissons à part, sur un grand plat.

Et tous appréciaient ce repas de gala.

Un grand Châteauneuf blanc servi dans du cristal

Sublimait les saveurs du plat de Juvénal.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

3 petits loups (un kilo en tout), - 1 demi kilo de fiala (congre) pris dans le ventre. - 1 kilo de poissons de roches (vives, girelles, roucaou ),saint-pierre (5 à 700 g), - 1 queue de baudroie (800 g), - 1 kilo de favouilles (petits crabes), - 1 langouste (pas obligatoire), - 3 ou 4 tomates, - 3 oignons, - 4 gousses d'ail, - 3 cuillères à soupe de gros sel marin, - poivre noir du moulin, - safran en brins, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 3 branches de fenouil. - 1 zeste d'orange. - un grand verre d’huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

Les vins blancs frais, joyeux et embaumés de Cassis sont le complément naturel de la bouillabaisse. On peut les remplacer avec bonheur par des blancs de Bandol, de La Ciotat, de Draguignan, de Vidauban, de Pierrefeu. Tous les grands vins blancs secs de la vallée du Rhône: Saint-Peray, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Gervais, Uchaux, Laudun, Villedieu, Saint­Victor-Lacoste, Pujaut.

Les blancs puissants et parfumés des Coteaux du Languedoc de Quatourze, La Clape, La Méjanelle, Picpoul de Pinet

 

(1) Pointus marseillais: bateau de pêche à étrave pointue et fond en forme. Commun à tous les pêcheurs de la Méditerranée. Une forme qui n'a pas changé depuis les phéniciens et les grecs.

(2) Bette martégua!e : bateau de pêche pointu mais à fond plat, originaire de Martigues.

(3) Pastacciuta : plat de pâtes à l’italienne.

(4) Chichi-frégi : beignet marseillais en forme de boudin à base de farine de pois-chiche à l'origine, de froment à présent.

(5) Fiala : congre.

(6) Roucaoû : poisson de roche .

(7) Favouilles : petits crabes de la Méditerranée.

(8) Aco vaï bèn : ça va bien.

(9) Rosières : marque de cuisinière en fonte.

(10) Oulo : récipient de cuisson métallique profond, qu’on suspend au dessus de la cheminée ou que l’on pose sur la cuisinière.

(11) Bouilh : ébullition.

 

In : « Le bonheur est dans l’assiette et dans les ver(re)s

 

Duodi 22 thermidor 222

 

Illustration originale Vincent Barbantan

09/08/2014

Ouiquinde érotique : enfin Malherbe vînt...

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J'aime beaucoup Malherbe. C'est lui qui a fixé notre langue pour en faire un joyau. Mais c'était aussi un sacré luron, le François ! Voici quelques sonnets gaillards de ce fort galant homme :

 

 

J'avais passé quinze ans les premiers de ma vie,
Sans avoir jamais su quel était cet effort,
Où le branle du cul fait que l'âme s'endort,
Quand l'homme a dans un con son ardeur assouvie.

Ce n'était pas pourtant qu'une éternelle envie,
Ne me fît désirer une si douce mort.
Mais le vit que j'avais n'était pas assez fort,
Pour rendre comme il faut une dame servie.

J'ai travaillé depuis et de jour et de nuit,
A regagner ma perte, et le temps qui s'enfuit,
Mais déjà l'Occident menace mes journées,

Ô Dieu je vous appelle, aidez à ma vertu,
Pour un acte si doux allongez mes années,
Ou me rendez le temps que je n'ai pas foutu.

 

* * * * * * * * * * * *

 

Là ! Là ! pour le dessert, troussez-moi cette cotte,
Vite, chemise et tout, qu'il n'y demeure rien
Qui me puisse empêcher de reconnaître vien
Du plus haut du nombril jusqu'au bas de la motte.

Là, sans vous renfrogner, venez que je vous frotte,
Et me laissez à part tout ce grave maintien :
Suis-je pas votre cœur ? estes vous pas le mien ?
C'est bien avec moi qu'il faut faire la sotte !

- Mon cœur, il est bien vrai, mais vous en faites trop :
Remettez-vous au pas et quittez ce galop.
- Ma belle, baisez-moi, c'est à vous de vous taire.

- Ma foi, cela vous gâte au milieu du repas...
- Belle, vous dites vrai, mais se pourrait-il faire
De voir un si beau con et ne le foutre pas ?

 

* * * * * * * * * * * * *

 

Sitôt que le sommeil, au matin, m'a quitté,
Le premier souvenir est du con de Nérée,
De qui la motte ferme et la barbe dorée
Égale ma fortune à l'immortalité.

Mon vit, dont le plaisir est la félicité,
S'allonge incontinent à si douce curée,
Et d'une échine roide, au combat préparée,
Montre que sa colère est à l'extrémité.

La douleur que j'en ai montre sa patience,
Car de me le mener, c'est cas de conscience ;
Ne me le mener point, ce sont mille trépas.

Je le pense flatter afin qu'il me contienne,
Mais en l'entretenant je ne m'aperçois pas
Qu'il me crache en la main sa fureur et la mienne.

 

François de Malherbe

 

Primidi 21 thermidor 222

 

Illustration: le baiser de Rodin - photo X – Droits réservés

 

08/08/2014

Allez : une histoire de culs pour nous changer les idées.

chevaux culs.jpg

 

La distance standard entre 2 rails de chemin de fer aux US est de 4 pieds et 8,5 pouces.

 

C'est un chiffre particulièrement bizarre. Pourquoi cet écartement a-t-il été retenu ?

 

Parce que les chemins de fer US ont été construits de la même façon qu'en Angleterre, par des ingénieurs anglais expatriés, qui ont pensé que c'était une bonne idée car ça permettait également d'utiliser des locomotives anglaises. Eh ! C’est ça le commerce.

 

Pourquoi les anglais ont-ils construits les leurs comme cela ?

 

Parce que les premières lignes de chemin de fer furent construites par les mêmes ingénieurs qui construisirent les tramways, et que cet écartement était alors utilisé. On refait ce qu’on sait faire. Pourquoi ont-ils utilisé cet écartement ?

 

Parce que les personnes qui construisaient les tramways étaient les mêmes qui construisaient les chariots et qu'ils ont utilisé les mêmes méthodes et les mêmes outils.

 

Bon, mais pourquoi les chariots utilisent un tel écartement ?

Et bien, parce que partout en Europe et en Angleterre les routes avaient déjà des ornières et un espacement différent aurait causé la rupture de l'essieu du chariot. Pragmatisme donc.

 

Mais pourquoi ces routes présentaient elles des ornières ainsi espacées ?

 

Ça vient de loin. Les premières grandes routes en Europe ont été construites par l'empire romain pour accélérer le déploiement des légions romaines. 

 

Pourquoi les romains ont ils retenu cette dimension ?

 

Parce que les premiers chariots étaient des chariots de guerre romains. Ces chariots étaient tirés par deux chevaux. Ces chevaux galopaient côte à côte et devaient être espacés suffisamment pour ne pas se gêner. Afin d'assurer une meilleure stabilité du chariot, les roues ne devaient pas se trouver dans la continuité des empreintes de sabots laissées par les chevaux, et ne pas se trouver trop espacées pour ne pas causer d'accident lors du croisement de deux chariots.

 

Nous avons donc maintenant la réponse à notre question d'origine. L'espacement des rails US (4 pieds et 8 pouces et demi) s'explique parce que 2.000 ans auparavant, sur un autre continent, les chariots romains étaient construits en fonction de la dimension du cul des chevaux de guerre !

 

 

Décadi 20 thermidor 222

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07/08/2014

(In)justice dans le « pacte de responsabilité » : le Conseil constitutionnel a encore frappé.

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- …taing ! Victor. François va pas pouvoir profiter de ses vacances à la Lanterne (« Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira ! »). Le Conseil constitutionnel, selon une habitude maintenant bien établie, vient de lui sabrer la seule mesure – mesurette ! - sociale de son fameux « pacte de responsabilité ». C’est quoi cette mesure qui hérisse les « Sages » ?

 

- Il s’agit, pour faire illusion face aux cadeaux énormes faits aux entreprises, d’une réduction de cotisations salariales (maladie et vieillesse), soit un allègement dégressif sur les salaires compris entre 1 et 1,3 smic. Pour faire simple, le salaire brut reste le même mais avec cet allègement le salaire net augmente. Ça fait un bonus de 500 euros par an pour chaque bénéficiaire et ça touche 5,2 millions de salariés et 2,2 millions de fonctionnaires. Coût de l’opération : 2,5 milliards d’euros à comparer aux 42 milliards d’allègement de cotisation patronales, donc de cadeaux aux entreprises.

 

 - Merde ! Mais c’était une bonne mesure ça ! Pour une fois… Pourquoi ils l’ont sabré les fameux « sages » ?

 

- Eux, ils jugent en fonction d’un seul critère – qu’ils disent ! - : à savoir si la loi est compatible avec la Constitution ou non. Et là, ils disent que la loi « méconnait le principe d’égalité ». Ben voyons. Mais leurs jugement sont toujours à sens unique et donc plus politiques que « sages ».

 

- Ce n’est pas la première fois qu’ils sabrent les lois issues des gouvernements de François…

 

- C’est même devenu une habitude. Tiens, la fameuse tranche d’impôt à 75% pour faire payer un peu plus les plein de thunes ? Sabrée par les « sages ». Concernant l’évasion fiscale : les « sages » ont sabré les dispositions qui auraient permis au fisc de poursuivre plus facilement les entreprises et les particuliers plein de thunes qui se livrent à des magouilles acrobatiques pour payer le moins d’impôts possible. Ils ont aussi sabré les dispositions qui durcissaient les conditions d’évasion fiscale des entreprises grâce aux magouilles des « prix de transfert ». Ils ont aussi sabré l’obligation de déclarer au fisc les astucieux montages d’optimisation concoctée par des palanquées de cabinets d’avocats d’affaires dont la fonction et seule utilité est d’aider les entreprises à baiser le fisc.

 

- Cette dernière saloperie : sabrer ce qui pourrait donner un peu plus de fric aux plus pauvres va donc dans le même sens. Si je comprends bien, le Conseil constitutionnel sabre systématiquement toute mesure de gauche. Puteng mais c’est quoi ce « machin ? C’est qui ces personnages qui sabrent systématiquement tout ce qui peut aller vers plus de justice ?

 

- Tiens, en voilà la liste :

2013-2016 du 14 mars 2013 au 5 mars 2016

Président : Jean-Louis Debré.

Membres nommés par le président de la République :

Jean-Louis Debré, nommé par Jacques Chirac en 2007,

Michel Charasse, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010,

Nicole Maestracci, nommée par François Hollande en 2013,

Membres nommés par le président du Sénat :

Renaud Denoix de Saint Marc, nommé par Christian Poncelet en 2007,

Hubert Haenel, nommé par Gérard Larcher en 2010,

Nicole Belloubet, nommée par Jean-Pierre Bel en 201318,

Membres nommés par le président de l'Assemblée nationale :

Guy Canivet, nommé par Jean-Louis Debré en 2007,

Jacques Barrot, nommé par Bernard Accoyer en 2010,

Claire Bazy-Malaurie, nommée par Claude Bartolone en 201319.

Membres de droit :

Valéry Giscard d'Estaing,

Jacques Chirac (ne siège plus à partir de mars 2011),

Nicolas Sarkozy (refuse de siéger à partir de juillet 2013)

Voilà les "sages" (!!!???) à qui les magouilleurs fiscaux, les patrons et la droite la plus bornée  peuvent dire merci ! Il suffit de regarder qui ils sont, d’où ils viennent, qui les a nommés pour comprendre que leurs jugements sont fortement teintés de favoritisme politique, toujours en faveur de la droite évidemment...

 

Nonidi 19 thermidor 222

Illustration: merci à Chimulus

 

06/08/2014

In memoriam. Connaissez-vous Théodore Van Kirk ?

 

 

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Je reçois d'un ami ce texte édifiant, marqué sous le sceau de la lucidité. Je vous en fais profiter :

Sa famille et ses derniers amis - il avait 93 ans - viennent d'accompagner pour sa dernière promenade terrestre Théodore Van Kirk, mort le 28 juillet dernier, de sa maison de retraite au cimetière de Savannah. Funérailles dans l'intimité et sans pierre tombale, c'étaient ses dernières volontés !
Il avait 24 ans le jour où il a participé au lâcher de Little Boy, une bombe de plus de quatre tonnes, sur la ville japonaise. L'équipage de l'Enola Gay était alors composé de douze hommes. Trois jours plus tard une seconde bombe avait été larguée à 300 km de là, à Nagasaki. Mais ces deux bombes étaient « atomiques »...

93 ans, dont presque 70, à porter, avec ses 11 compagnons d'équipage, la lourde charge, peut-être la plus lourde qu’ai connue l'Histoire de l'Humanité : survivre après avoir précipité, en un instant, 150.000 hommes, femmes et enfants dans un océan de lumière, de chaleur et de feu. C'était à Hiroshima, le 6 Août 1945, à 8h15.

Les exécutants d'un meurtre de masse à une telle échelle, même dans la guerre, sont aussi des victimes. Car sain et sauf, au retour du vol au-dessus d'Hiroshima en cendres - un chaudron de goudron noir et bouillant - Théodore Van Kirk s'était dit soulagé, ne réalisant pas encore quelle croix il allait porter jusqu'à son dernier souffle.

Fêté, décoré dans un premier temps, puis quittant l'armée un an plus tard et vite anonyme, il a passé sa vie à essayer d'oublier, son propre fils Tom, rapporte The Guardian, n'ayant eu connaissance de l'histoire de son père qu'il y a une dizaine d'années.

Il s'appelait donc Théodore Van Kirk, dit « Le Hollandais ». Il a beaucoup souffert. Paix à son âme !

Chers lecteurs, ce long et nécessaire préambule pour introduire une idée forte: « Soldat courageux et discipliné, citoyen honnête et respectueux de l’État démocratique, si l'ordre est criminel, écoute ta conscience, elle seule ! Sois un insoumis ! Tu auras des comptes à rendre, non aux généraux, non aux Présidents, mais aux autres hommes, donc à toi-même. »

Théodore Van Kirk et ses 11 compagnons : exécutants et victimes. Harry Truman, président des USA à cette époque, son Secrétaire d’État à la Guerre et le Chef d’État-major Général : criminels de guerre.

Car si la fiction historique et la propagande soutiennent toujours que le feu atomique a raccourci la guerre et épargné de nombreuses vies, les travaux historiens de ces 50 dernières années versent au dossier de nombreux éléments :

1 - Le projet Manhattan lancé par le Président Roosevelt en 1942, pour se doter de l'arme qui prendrait trois ans plus tard le nom « d'atomique », faisait suite aux informations des services secrets américains et britanniques selon lesquelles Hitler et les savants nazis travaillaient à un projet identique depuis plusieurs années.

2 - L’Allemagne nazie capitulait le 8 Mai 1945, alors qu'à Palo Alto (désert du Nevada), la dernière main et les derniers essais de Manhattan étaient encore en cours.

3 - Le pacte secret passé à Yalta, en février 1945, entre Staline et un Roosevelt pressé de voir capituler le Japon, prévoyait que 3 mois au plus après la capitulation allemande, l'Armée Rouge devrait retourner ses forces du front occidental et, au terme d'un transfert de plusieurs milliers de kilomètres, déclarer la guerre et attaquer le Japon. Ce qu'elle fit le 2 août.

4 - S'il est évident que les 2 bombes du 6 et du 10 août (Hiroshima et Nagasaki) n'ont pu que précipiter la capitulation, force est de reconnaître que, même sans les bombes, le Japon était déjà le dos au mur avec la hantise de Hiro Hito : l'entrée au Japon des troupes soviétiques et la chute de la dynastie impériale. La capitulation rapide devant les États-Unis était pour lui la seule issue, les mêmes États-Unis, craignant toute dérive communiste dans l'Empire du Soleil Levant, ayant fait le choix du maintien de la dynastie sur son trône. Guerre raccourcie donc, rien n'est moins sûr ! Elle était déjà terminée.

5 - C'est à Potsdam (Allemagne), en pleine conférence interalliée (EU-GB-URSS) que le Président Truman donna l'ordre définitif de larguer « Little Boy » sur Hiroshima, abattant ainsi sur le tapis vert de la négociation avec Staline, au cœur de l'Allemagne vaincue, le joker de la suprématie militaire complète. Coût de la démonstration : H + N = 250.000 morts civils.

Et c'est sur ce dernier point que nombre d'historiens concluent : 250.000 morts civils, carte maîtresse pour Truman, pour montrer à Staline, allié du moment et déjà pressenti rival, qui était le maître ! On ne peut pas donner meilleure définition du crime de guerre.

Nous laisserons le dernier mot à Léo Szilard , compagnon de recherche d'Albert Einstein: « Si les Allemands avaient largué les bombes atomiques sur nos villes, nous aurions qualifié ce geste de crime de guerre. À Nuremberg, nous les aurions condamnés à mort et pendus. » Jugement sans concession, mais entaché de naïveté et d'idéalisme, faiblesse et grandeur de nos savants. Car si l'Allemagne nazie avait utilisé le feu atomique, elle aurait gagné la guerre. Et celui qui gagne la guerre n'est jamais jugé pour crimes de guerre.

Jean Casanova - chirurgien à Martigues puis professeur d'un service de pointe à Toulouse

Octidi 18 thermidor 222

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05/08/2014

Eh! C'est l'été, faut bien rigoler!

 

 

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Une femme d'une quarantaine d'années, bien jolie, bien roulée et nymphomane se retrouve pour son boulot dans un petit village du sud de l'Italie.

La vie sociale y est quasi inexistante, il n'y a que des vieux, et au bout d'un mois, c'est surexcitée qu'elle va voir le jeune curé de la paroisse.

Elle monte sur l'autel, prend des pauses lascives, se caresse et demande au jeune curé de lui faire l'amour.

Le jeune curé tente de la dissuader mais commence à transpirer abondamment, ému qu'il est devant cette belle femme offerte.

Alors il se tourne vers le crucifix et demande à Jésus :

« Seigneur que dois-je faire ? »

Et Jésus de lui répondre :

« Mais décloue-moi bordel ! »

 
 
 
Septidi 17 Thermidor 222
 
Merci à Siné

04/08/2014

Nuit du 4 août : abolition des privilèges ? Voilà une copie à revoir d’urgence…

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 Plus que la prise de la Bastille, c’est dans la nuit du 4 au 5 août, à l’Assemblée Constituante, qu’est née véritablement la Révolution française.

 

Un noble, le Vicomte de Noailles, est monté à la tribune. Devant un auditoire subjugué, il a proposé de « proclamer l'égalité de tous devant l'impôt, de supprimer purement et simplement les corvées, mainmortes et autres servitudes personnelles, et de déclarer rachetables les autres droits ». Un immense enthousiasme s'est emparé de l'assistance. Les orateurs se sont alors succédés, avançant pêle-mêle de nouvelles propositions : abolition du droit de chasse, de l'esclavage, libération des Noirs, accès de tous aux fonctions publiques... Quelques membres du clergé ont même demandé la suppression de la dîme. Les députés se sont congratulés en pleurant.... »

 

Enfin, faut voir… Les nobles, s’alliant pour la circonstance au tiers-état, ont proposé surtout d’abolir les privilèges…du clergé ! Pour leur rendre la monnaie, le clergé a soutenu le tiers-état pour abolir les privilèges…des nobles ! Mais on s’en fout, l’important c’était que les privilèges tombent. L'Histoire a retenu de cette fameuse nuit, cette volonté commune de mettre en pratique les idées généreuses d'Egalité et de Fraternité qu'avaient auparavant développées quelques philosophes. Le 11 août ce fut fait : un décret mettait fin au régime féodal.

 

Mouais… Tout est à refaire !

 

Vous êtiez membre du « premier cercle » sous Sarko ? Vous êtes ancien de la promotion Voltaire de l’ENA sous Hollande ? Vous rencontrez discrètement un ministre bien en place et voilà que disparaissent vos problèmes fiscaux… Ou alors il faut vraiment pousser le bouchon trop loin comme Cahuzac.

 

Vous êtes député ou sénateur ? Vous bénéficiez d’avantages, d’émoluments, de retraites à faire baver le prolo.

 

Vous êtes patron-voyou du Caca-rente ? Vous pouvez vous gratifier d’un salaire dépassant de 300 fois le smic et de retraites à hurler…

 

On baigne, on grenouille, on se vautre dans une manière révoltante de faire de la politique : celle des réseaux d’influence, des amitiés bien placées, des magouilles public-privé, des grosses fortunes qui font joujou avec les responsabilités électorales. Sans oublier…les « nobles » qui pérorent en haut du Caca-rente. Il faut croire que la partie-cul(e) est plus importante que la partie-tête…

 

Alfonse Allais disaient : « Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Être « de quelque chose », ça pose un homme, comme être « de garenne », ça pose un lapin » !

 

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira…

 

Qu’est-ce qu’on attend ??? La Marseillaise ne dit-elle pas « Aux armes, citoyens » ?

 

Sextidi 16 thermidor 222

 

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