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24/06/2016

MERCI aux Anglais pour ce « kick in the ass » : Ils ont LIBERE L'EUROPE !

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C'est une formidable bouffée d'air frais qui nous vient des îles britanniques. Preuve de la puissance de ce petit bout de papier : le bulletin de vote !

En dépit de toutes les menaces de catastrophisme, le peuple britannique a dit non à une bureaucratie européenne illégitime car élue par personne, non aux mensonges, non aux diktats et aux privilèges d'une pseudo élite, non aux multinationales, non aux banksters, non à la corruption, .

Rejet des « zélites », rejet des partis dominants, rejet des personnels politiques. Il n'est que de voir la gueule de Cameron, celle de Junker, celle de Hollande, celle de Merkel ; il n'est que de jubiler devant la chute des bourses, la panique parmi les crapules de la City pour comprendre que ce carcan a éclaté.

« Ils » devraient comprendre que l'Europe, ce n'est pas seulement l'économie, c'est aussi des femmes et des hommes qui veulent vivre décemment, dignement, fraternellement, avec confiance en leur avenir. « Ils » devraient dégager, tous, pour laisser une nouvelle génération tout faire pour nous rendre enfin l'Europe que les « zélites » ont trahie et volontairement laissée confisquer par la « phinance » et les multinationales sans foi ni loi.

Les British ont eu le courage de dire « No » malgré le tir roulant de toutes les grosses têtes, de tous les « faiseurs d'opinion » qui leur promettait pis que pendre s'ils ne votaient pas « correctement ».

Le peuple laborieux, par son bulletin, a dit son ras-le-bol de voir les salaires dégringoler sous la concurrence soi-disant « libre et non faussée » de ces travailleurs détachées, de voir la précarité galoper avec des contrats de travail aberrants.

Le peuple, il veut être logé à des prix normaux, il veut être soigné sans attendre des mois, il veut être instruit dans des écoles publiques performantes. Il veut décider lui-même ce qui doit conditionner sa vie, son avenir et non laisser ces décisions vitales être tranchées par quelques sinistres bureaucrates planqués dans le gras fromage de Bruxelles à la solde de tous les lobbies. Il veut aussi rester maitre chez lui et non ouvrir la porte à tous les miséreux du monde que les « zélites » sous l'aiguillon d'un patronat cupide et avide accueillent non pas par altruisme, mais pour avoir une armée de pauvres gens taillables et corvéables à merci pesant de tout son poids sur les salaires et les conditions de travail. C'est ça qu'ils ont dit les British.

Et ils ne sont pas les seuls. Les contestations en Europe sont générales. L'Italie à balayé les mafieux qui tenaient les villes de Rome, de Turin. Les Espagnols s'apprêtent à mettre dehors les partis qui l'ont si mal dirigés, les Autrichiens ont envoyés aux oubliettes ces mêmes oligarchies bouffies de morgue.

Les peuples européens n'ont que rarement été concertés. Et lorsqu'ils l'ont été, comme en France et au Pays-Bas au sujet de la « Constitution européenne», leur décision sortie démocratiquement des urnes a été jetée à la poubelle par des politicards trahissant sans vergogne.

Et nous, les Français, qu'attendons-nous ? Faudra-t-il la calamité d'un 22 avril réussi pour enfin se réveiller ?

A nous de réinventer cette Europe trahie par une oligarchie exécrée. A nous de dire oui à une Europe des solidarités voulues et acceptées par les peuples et non à cette horreur économique qu'est devenu l'U.E. basée sur la mise en concurrence féroce des peuples qui la compose, au seul profit des banksters et des multinationales.

Le carcan de cette Europe bouffie, honnie, ne peut pas résister à ce rejet salutaire que lui infligent les Britanniques.

Merci aux Britanniques de lui avoir donné ce « kick in the ass » ce coup de pied au cul appelé Brexit.

 

Illustration: merci à Ben Garrison



23/06/2016

A midi, je mange du filet de cheval.

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Tout le monde parle du référendum chez les rosbifs. En parlant de « rosbif », et pour changer tant qu'on ne connait pas le verdict des urnes, ça me fait penser à ce que je vais mettre dans la gamelle.

 

Tè ! Hier, j’ai mangé des lasagnes. Pas industrielles bien sûr, faites maison, avec du cochon de Lozère, de l’ail, des herbes, du fromage du Cantal et tout ce qu’il faut. Un bonheur ! Et à midi, c’est filet de cheval façon tournedos, acheté chez Maurice, le boucher chevalin qui vient chaque semaine au marché. Il ne vend que des Comtois, ces puissants chevaux de traits couleur châtain clair agrémentés d’une superbe parure – crinière et queue – blonde. Ces bestiaux courent sans contrainte dans les prairies des Hautes terres. Je me régale de les voir s’ébattre l’été, et je me délecte de les déguster ! Ben ouais… C’est comme ça la nature humaine.

 

Parce c’est bon le cheval ! Une belle viande d’un rouge sombre, très goutue, bien poivrée et juteuse à souhait. Je vais le déguster, mon filet, avec des frites coupées gros, à la main, et salées à souhait. Le pied !

 

Pour dire qu’« ils » me gonflent les aliboffis tous les peine-à-jouir qui, profitant des magouilles des gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire jettent l’opprobre sur cette viande excellente, meilleure que celle des vaches (le bœuf est une appellation aussi erronée que trompeuse : il n’y a plus de bœufs, c’est-à-dire des taureaux castrés, seulement des vaches).

 

Vous aimez les voir s'ébattre fièrement dans les champs, crinière au vent et queue en panache. Vous avez raison, ils sont superbes. Comment peut-on tuer et manger de telles merveilles ? Ben, n’oublions pas que si la race équine existe encore depuis le tracteur, c’est grâce à nous, les bouffeurs de chevaux ! Et…aux margoulins des courses de canassons. Environ 30% des chevaux abattus sont des poulains de trait élevés pour la boucherie (comme mes beaux et bons Comtois de Margeride), 20% des chevaux de trait adultes réformés (débardage, ramassage d’algues, labours de vignes escarpées, etc.), et le reste, soit la moitié, des chevaux « de course » réformés. 80% de ces derniers sont des trotteurs âgés de moins de dix ans dont 20 % des poulains de moins de deux ans, soit des animaux encore jeunes.

 

Les premiers, c’est tout du bon, les deuxièmes c’est correct, les derniers (les plus nombreux) c’est plus douteux. Pour satisfaire plus que largement aux besoins des champs de courses, on fait naître selon les années de 11.000 à 13.000 chevaux de compétition potentiels, pour le trot attelé ou monté. Seulement 20% de ces chevaux seront qualifiés, les autres finiront évidemment à la boucherie. Les éleveurs les inscrivent au chapitre pertes comptables, les larguent sans soins dans des prairies où ils bouffent ce qu’ils peuvent jusqu’à ce qu’un chevillard les achètent pour quelques poignées de figues et les mettent dans le circuit boucherie. C’est comme ça. Il n’y a pas de sensiblerie dans le milieu des « amis de la race équine ». Le monde hippique est comme toute notre société où règne le tout puissant dieu Profit. Les jockeys et les entraîneurs se prétendent des « hommes de cheval », les parieurs fantasment sur le pognon facile, les vétérinaires testent leurs drogues sur les canassons, les sociétés de pari et les éleveurs s’enrichissent, et n’oublions surtout pas l’Etat qui se gave taxes (de 60 à 80% du total de sommes pariées qui tournent bon an mal an autour de 10 milliards d’euros !)… Tout cela sur le dos du cheval. Voilà la sordide réalité !

Ah ! Je crois que je vais me faire traiter de mangeur de cadavre, mais j'assume, sans complexe ni états d'âme.

 

Photo X - Droits réservés

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Écoute ! Écoute !

 

C’’est un fermier de Margeride. Il était triste car son cheval ne riait plus, il mit une pancarte disant : « J'offre 1000 € a qui redonnera la joie de vivre a mon cheval. »


Un homme se présenta, alla voir le cheval et se mit à lui chuchoter à l'oreille. Le cheval fut plié de rire ! Et le gars empocha ses 1000 € !


Trois jours après le fermier téléphona au gars car son cheval riait bruyamment, sans arrêt et empêchait tout le monde de dormir. Il lui proposa donc : « Si tu le calmes je te donne 5000 € ! »

 

L'homme alla voir le cheval et 10 mn plus tard l’animal était effondré en larmes, couché sur le coté.

 

- « Voila dit le gars au paysan, par ici la monnaie ! »


Le paysan dû payer et demanda :

- « Je vous ai payé mais je voudrais vous poser une question?

- Oui

!- Qu'avez vous dit a mon cheval ? »

Le gars répond :

« la 1ere fois je lui ai dit que j'en avais une plus grosse que lui. Et la seconde fois, je la lui ai montrée ! »

21/06/2016

Euro 2016 : gazon maudit pour nos très chers stades !

vache gazon.jpg

 

Bien sûr ça fait rigoler cette pelouse peinte pour qu’elle soit plus « télé visuelle ». Ce qui s’est passé à Lille, ville devenue célèbre ces jours derniers pour les artistiques gamelles des fouteux, n’est pourtant pas très rigolo ni pour les joueurs, ni pour l’image de la ville à travers son stade Pierre Maurois. C’est l’UEFA qui a exigé le changement de la pelouse de ce stade – qui pourtant donnait satisfaction – pour la remplacer, fin mai, par une pelouse « UEFA » fournie par l’entreprise autrichienne Richter Rasen. Quelles magouilles se cachent derrière cette coûteuse opération, au frais du gestionnaire. Notons qu’une même opération de changement de pelouse a été imposée par l’UEFA aux stades de Marseille et Nice… L’herbe rapporte plus aux pelouseurs « agréés UEFA » qu’aux paysans de Lozère ou d’Ariège…

 

Cette péripétie qui serait cocasse si elle n’était si coûteuse, donne l’occasion d’aller voir d’un peu plus près ce qu’il y a derrière la construction de ces stades pharaoniques. Combien ça coûte, qui paie et pour quoi ?

 

Ainsi ce fameux stade de Lille, baptisé du nom de l’ancien maire de Lille Pierre Maurois, compte 50 000 places, il est doté d’un toit ouvrant et d’une pelouse rétractable (?!). Il coûte 324 millions auxquels s’ajoutent 161 millions d’aménagements autour du stade (parking, voies d’accès, etc.). Il appartient à la Métropole européenne de Lille (MEL) et est géré par la société Eiffage. Enfin, il appartiendra à la MEL à l’issue du remboursement des loyers, pendant trente ans, à Eiffage dans le cadre du Partenariat Public Privé (PPP).

 

Il y a déjà plusieurs embrouilles en cours. La société Eiffage réclame en justice 167 millions supplémentaires pour des travaux non prévus, genre normes parasismiques et autres couleurs de moquette des loges privés ! Ce n’est pas tout. Un juge d’instruction (le juge Gentil) enquête sur l’attribution à Eiffage alors que l’offre de Bouygues était plus compétitive (10,7 millions de loyer annuel pour l’un, 14,2 pour l’autre. Et c’est le plus cher qui a été choisi… Bizarre, bizarre. La différence, sur 30 ans que durera le contrat, est de 108 millions qui sortira des poches des assimilés Lillois de la MEL. De plus, si le club hôte – le LOSC – descend en ligue 2, le loyer annuel qu’il paie tombera de 4,7 millions à un seul petit million… La ville a intérêt à ce qu’ils soient bon, les fouteux du LOSC !

 

A Marseille, le Stade vélodrome – qui n’avait plus de piste cycliste depuis bien longtemps – a été agrandi, rénové et en partie couvert, pour un coût prévu oscillant entre 120 et 160 millions d’euros. Les estimations de coût étant comme les quenelles qui gonflent, qui gonflent, ce sera finalement 268 millions dont 43,5 millions pour la ville de Marseille et 90 millions pour l’État et les autres collectivités locales. Le reste est financé là encore par un PPP juteux pour Arema, filiale de Bouygues : la mairie va lui signer chaque année un chèque de 12 millions, pendant 35 ans. Montant que la Chambre régionale des Comptes estime à plutôt 14,6 millions… Ce PPP a été voté par la municipalité phocéenne sur la promesse que l’OM paie un loyer annuel de 7 à 8 millions. Or le club a tapé sur la table et a fait ramener le loyer à 3 millions pour 2015, et 4 millions les deux années suivantes. Après, on verra… Que penser de l’énormité dans la konnerie d’un conseil municipal qui signe un PPP énorme sur la simple promesse verbale du montant du loyer du club résident ? C’est vrai qu’il y a aussi une part de 20 % des recettes de la billetterie. Donc, là encore, ils ont intérêt à être bons les fouteux marseillais (ce qui n’est pas le cas) parce que lorsqu’ils perdent, il y a moins de monde et c’est le contribuable qui paie…

 

Ailleurs (Nice, Saint-Etienne, Bordeaux, etc.), cherchez vous-même.

 

Ouais, mais les stades sont les cathédrales modernes. Est-ce qu’on se soucie du coût de la cathédrale de Chartres ou de Notre-Dame de Paris ?

Sans compter que, à défaut d’élever l’âme, ces « cathédrales » modernes vibrent aussi de leurs cantiques « Oh Hisse ! Enculé… »

 

Et puis, les stades peuvent être facilement recyclés. Comme au Vel’d’Hiv ?

 

Photo X - Droits réservés

sources: http://www.bastamag.net/Euro-2016-de-nouveaux-stades-trop...

20/06/2016

« In » ou « Out » ? Une semaine d'ESPOIR pour l'Europe.

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Le rationnel, pour les britanniques, seraient de quitter cette Europe dont ils n'ont jamais voulu, dont ils refusent les règles, et qu'ils parasitent allègrement. Et le référendum, dans un déroulement de campagne normal, menait à un vote confortable pour le « Brexit »,le « Leave » (quitter).

Et voilà que, soudainement, un évènement « fortuit » fait basculer cette consultation vers l'émotionnel : l'assassinat de la députée Jo Cox, championne du camp pro-U.E. une petite semaine avant le scrutin. Tuée par un partisan fanatique du « Brexit » (de quitter l'Europe). Dans l'inconscient populaire façonné à l'émotion par les télés, les me(r)dis et les réseaux dits « sociaux », une figure charismatique du « In » (rester dans l'U.E.) est lâchement assassinée par un fou du « Out ». Dun côté la belle figure de la jeune députée assassinée pour ses idées européistes, de l'autre l'incarnation du mal se réclamant du « out ». C'est un peu trop gros pour qu'on ne soit pas dubitatif…

A rapprocher d'un même cas de figure en Suède, il y a 13 ans, où une belle figure des pro-Europe été assassinée dans des circonstances semblables, trois jours avant le vote. Vote qui était aléatoire mais que la vague émotionnelle qui a parcouru le pays a fait penché vers le « oui » à l'Europe.

On peut légitimement faire des rapprochements… Et, comme en Suède à cette époque, les me(r)dias dominants nous bassinent avec des sondages qui inversent « miraculeusement » la courbe.

A qui profite le crime ? Cherchons....

Notons que l'une des première personnalités à réagir a été le ci-devant John Kerry, ministre étasunien des affaires étrangères du pays qui a imposé son pittbull - la Grande-Bretagne - à l'Europe et qui voit d'un très mauvais œil sa possible sortie voulue par son peuple. Comme si l'opinion des peules avait quelque intérêt...


Revenons quelques décennies en arrière. Depuis les premiers pas de l'Europe (CECA puis Marché commun), les Anglais se sont posés cette question : quelle est la meilleure place pour la foutre en l'air, être dedans ou rester dehors ? L'histoire a montré que lorsque les Anglais entrent dans une organisation, c'est soit pour la dominer et la réduire à servir ses seuls intérêts, soit pour la faire foirer. Là, chapeau, ils sont en train de réussir les deux.

S'ils restent, ils auront obtenus tellement de dérogations, avantages, exemptions, chèque de retour, statuts particuliers, etc. que l'E.U. n'y survivra pas car d'autres pays vont exiger un traitement identique, ce qui est justice.

S'ils s'en vont, un espoir se fera jour : une refondation de l'Europe basée sur une réelle alliance entre France et Allemagne ouverte à ceux qui voudront en accepter les règles.

Oui mais quelles règles ? Il faudrait instituer une diplomatie, une armée, voire une police commune, une organisation sociale, des règles fiscales compatibles sinon communes, tout en laissant s'épanouir séparément la culture, le mode de vie, la langue évidemment, l'éducation. Ceci impliquant une prise de distance avec les « amis » et « alliés » étasuniens. Mais comment la France peut-elle parler d'égal à égal avec l'Allemagne ? Ni avec son économie anémiée, ni avec ses dirigeants « couilles-molles » incapables de tenir tête à Frau Merkel.

Peut-on jeter la pierre aux Anglais de vouloir sortir de cette Europe de la déception ? Ils ont au moins le courage de poser la question à leur peuple et on peut être sûr qu'ils respecteront le verdict des urnes, contrairement à nous, qui avons laissé un président tricheur se torcher sans vergogne avec la victoire du « Non » à la constitution européenne.

Ce ramdam autour de la sortie ou non de la Grande-Bretagne cache le véritable problème de l'Europe devenue une colonie allemande. Ceci ne l'oublions pas, à cause de la faiblesse et du renoncement politique de la France. Frau Merkel à la baguette mène l'orchestre et la danse européenne, mais avec une musique exclusivement allemande. Avec des effets désastreux pour les nations de l'U.E. sauf...pour l'Allemagne.

Son économie est prospère ? Oui mais elle est basée sur l'exploitation éhontée de la main d'oeuvre des ex pays de l'Est, sous payée, supportant des conditions de travail « à la chinoise ».

Elle exporte ainsi ses produits industriels avec le label « made in Germany » alors qu'ils sont souvent faits ailleurs, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, etc. et seulement assemblés voire juste étiquetés en Allemagne.

Elle fout en l'air l'industrie laitière et l'élevage des autres pays européens, en industrialisant l'agriculture, exploitant là encore la main d'oeuvre détachée de ses marches de l'Est.

Ses décisions en matière de politique internationale sont catastrophiques, comme toujours lorsqu'elle se laisse griser par sa puissance.

Ainsi elle a étranglé et humilié la Grèce avec une brutalité et une morgue qu'on croyait rangées aux poubelles de l'Histoire.

Ainsi elle a ouvert toutes grandes, avec une effarante stupidité, les portes de l'Europe à une immigration sans limite...pour ensuite faire marche arrière.

Elle est allée (Frau Merkel) négocier la gestion des immigrés du Moyen-Orient - de sa propre initiative sans mandat ni même concertation de ses partenaires européens - avec le dictateur Turc Erdogan qui s'est fait une joie de lui imposer ses diktats.

Elle négocie avec la Chine ses seuls intérêts, s'implique en Ukraine comme un toutou docile des yankees, donnant toutes facilités à l'Otan pour provoquer le voisin Russe, elle pousse à la roue pour signer au plus vite l'horreur économique qu'est le traité Tafta.

Mais elle se garde bien de s'impliquer dans les problèmes du Moyen-Orient et de l'Afrique, laissant la France s'épuiser par son effort militaire bien solitaire au profit pourtant de toute l'Europe.

Qui peut faire face à cette Allemagne à volonté hégémonique ? Comme le montre l'Histoire, seule la France est en mesure de le faire. Dès lors, l'avenir de l'Europe dépend en grande part de nous. Encore faut-il que nous le voulions et donc que nous nous débarrassions de cette caste politique ayant amplement prouvé son incompétence, sa lâcheté, sa cupidité.

La victoire du « Brexit » peut être ce coup de pied dans la fourmilière qui permettra de rebattre les cartes.


Photo X - Droits réservés

19/06/2016

Gastronomie bien française: on fait l'andouille !

andouille en sauce.jpg

 

L'andouille au Côte-du-Rhône

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 andouille ici nous faisons.jpg 

 

Photos X - Droits réservés 

 

18/06/2016

Ouiquinde érotique poétique et musical

 

chatte tatouée.jpg

 

Géométriquement tien

Ton corps est comme un vase clos
J'y pressens parfois une jarre
Comme engloutie au fond des eaux
Et qui attend des nageurs rares
Tes bijoux ton blé ton vouloir
Le plan de tes folles prairies
Mon squale qui viendra te voir
Du fond de moi si tu l'en pries

Un herbe douce comme un lit
Un lit de taffetas de carne
Une source dans le midi
Quand l'ombre glisse et me décharne
Un sentiment de rémission
Devant ta violette de Parme
Me voilà soumis comme un pion
Sur l'échiquier que ta main charme

Mon organe qui fait ta voix
Mon pardessus sur ta bronchite
Mon alphabet pour que tu croies
Que je suis là quand je te quitte
Ma symphonie dans ton jardin
La mer dans ta rivière close
L'aigre parfum de mon destin
Sur le delta d'où fuit ta rose

L'odeur canaille de ta peau
Tendue comme un arc vers sa cible
Quand pointe de mes oripeaux
Le point de mire inaccessible
Du feu pour le bel incendie
Que j'allumerai à ta forge
Cette nuit puisque tu me dis
Que ça te remonte à la gorge

Et moi qui ne suis pas régent
De tes propriétés câlines
J'irai comme l'apôtre Jean
Dormir un peu sur ta poitrine
J'y verrai des oiseaux de nuit
Et leurs géométriques ailes
Ne pourront dessiner l'ennui
Dont se meurent les parallèles

 Léo Ferré

Ecoutez-le

ICI

 

Photo X - Droits réservés

 

17/06/2016

Au bistro de la toile : Martinez chez El Khomry

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Alors ! Victor, tu crois qu'ils vont se rouler une pelle ?

 

- Qui ça ?

 

- Ben, M'ame El Komry et le camarade Martinez, ci-devant moustachu de la CGT.

 

- C'est vrai qu'ils se rencontrent ce matin. Si leurs négociations durent jusqu'à demain , ce qui voudrait dire que ça avance positivement, et qu'ils se se fassent une salade de museau pour fêter ça, on pourra dire que c'est « la pelle du 18 juin » !

 

- Il doit y avoir tarpé parce que les kroumirs vindicatifs du Sénat sont en train de lui filer de sacrés suppositoires au cul à cette Loi El Komry pour la bouster ! Sous sa version actuelle, elle leur semble trop « gauchiste ». Ils ont même voté l'abandon des 35 heures.

 

- Le Sénat, après un bref passage à gôôôche, a retrouvé sa vocation : être la grosse caisse de tout ce que la droite la plus bornée peut proposer. Ainsi, le fameux article 2, celui qui préconise l'inversion des normes leur semble encore trop favorable aux manards…

 

- Et qu'est-ce qu'il dit cet article ? C'est quoi « inverser les normes » ?

 

- En matière de négociations entre syndicats et patronat la règle est que ces négociations se passent au niveau des « branches ». Les branches, ce sont les organisations professionnelles qui regroupent les entreprises œuvrant dans un même secteur. La branche textile regroupe ainsi toutes les boites qui marnent dans le tissu, la branche métallurgie regroupent toutes celles qui sont dans la ferraille, etc. Ce système donne un certain poids à ces « branches », poids que n'auraient évidemment pas les entreprises prises séparément. Ce sont les « accords de branche » d'où découlent les « conventions collectives » qui régissent les rapports entre patrons et salariés.

La Loi El Komry, sur diktat du patronat, veut donc casser ce rapport de force. « Inverser les normes » consiste à donner priorité aux accords directs entre salariés et patrons au sein des entreprises, sans passer par les « branches », bien trop puissantes pour les patrons. Note que cette inversion des normes comme ils disent dans leur jargon est dictée par la Commission Européenne qui l'a déjà exigée de la Belgique, l'Espagne, l'Italie, pays qui avaient des accords équivalents aux nôtres.

 

- Et ça va changer quoi ?

 

- Ben, si cette loi passe, une entreprise pourra désormais négocier avec ses salariés des conditions moins favorables que la convention collective de branche, ce qui ouvre la porte au dumping social. Les salariés, seuls, avec l'épée de Damoclès du chomdu sur leur tête, seront des proies plus faciles à plumer par les patrons. Voilà ce que Martinez refuse.

 

- Oui mais la CFDT est pourtant d'accord pour signer ces accords ? Pour eux les négociations ont été positives...

 

- Bof. Comme disent les slogans des manifs, « Si le Medef voulaient instaurer l'esclavage, la CFDT négocierait le poids des chaines »…

 

- Bon. En attendant le résultats des négociations, levons nos verres !

 

- A la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

16/06/2016

Réduire la démocratie à un murmure…

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Je vous fais profiter d'un texte de mon ami Jean Casanova qui traite, avec son talent, son érudition et sa saine vacharderie, des péripéties sécuritaires actuelles :

 

Football / Flashball.

(Ministère de l'Intérieur – Hôtel de Beauvau - Place Beauvau - Paris 8° 14 Juin 2016)

 

Nous sommes aujourd'hui Hôtel de Beauvau, place du même nom, siège depuis 1861 du Ministère de l'Intérieur, à quelques pas du Palais de l'Élysée. Suspecte et inquiétante proximité. Le couple sécurité / insécurité pourrait-il être instrumentalisé ? N’allons pas si vite.

Reçus et introduits dans le bureau de M. Javert, Directeur au Ministère, du Service de la Sécurité Publique. Javert !

Ce nom ne vous est probablement pas inconnu.

Victor Hugo, dans sa grande fresque romanesque Les Misérables, dressait ainsi le portrait de l'Inspecteur Javert, le trisaïeul de notre interlocuteur d'aujourd'hui, l'homme qui, sa vie durant, n’eut de cesse de poursuivre Jean Valjean : « Les paysans des Asturies sont convaincus que dans toute portée de louve, il y a un chien, lequel est tué par sa mère, sans quoi, en grandissant, il viendrait à dévorer le reste de la portée. Donnez une face humaine à un chien fils d'une louve, ce sera Javert ».

L'Inspecteur Javert ne vivait que pour respecter les lois. À ces deux maximes, il n'admettait aucune exception : « Le policier ne peut se tromper » et « Un criminel est irrémédiablement perdu. Rien de bon ne peut en sortir ».

Nous pensons vous en avoir assez dit et, sur cette flatteuse présentation de l'homme de 1840, venons-en à l'entretien avec notre M. Javert d'aujourd'hui. Quel poste plus mérité que celui de Directeur de la Sécurité Publique lorsque l'on porte un tel nom et que l'on descend en ligne directe d'un ancêtre aussi prestigieux ?

Surtout dans le contexte d'aujourd'hui : un pays en état d'urgence depuis maintenant plus de six mois, des crues et des inondations cataclysmiques qui ne cessent pas, des fractions entières du monde du travail en révolte, fanatisées et dressant des barrages aux quatre coins du pays, une jeunesse refusant de se coucher le soir, jusqu'aux habituellement si sympathiques supporters et hooligans transformant les abords des stades en lieu de batailles rangées. Dernières venues et plus inquiétantes, des menées terroristes et des assassinats de policiers.

C'est avec la plus grande inquiétude, celle de savoir si « tout était sous contrôle », comme vient de l'assurer notre Premier Ministre, que nous venons prendre le pouls de la situation auprès de l'homme le plus qualifié pour y répondre, le Directeur de la Sécurité Publique au Ministère de l'Intérieur.

M. Javert, permettez-nous en premier lieu de vous dire toute notre sincère admiration pour l'efficacité déployée par vos services depuis maintenant plusieurs semaines : déblocages de raffineries et de dépôts de carburant occupés ; encadrement musclé de manifestations monstres maintenant pratiquement hebdomadaires ; évacuation nocturne, tambour battant, des places de nos villes où certains de nos jeunes gens s'entêtent à noctambuler ; et maintenant, service d'ordre manu militari aux alentours des stades...

Nous ne voulons pas allonger la liste des innombrables tâches auxquelles sont confrontés

vos services, ni ignorer l'état d'épuisement et de stress plus que probable de tous vos effectifs. Fatigue et stress auxquels s'ajoute maintenant l'omniprésent danger de menaces terroristes. Mais enfin, la Sécurité est assurée.

Cette prudente et respectueuse entrée en matière énoncée, arrivons-en maintenant à ce si bienvenu Euro 2016, dont tout le monde espère, après ces si à propos inondations du mois précédent, qu'il permettra de poursuivre l'occultation des graves préoccupations sociales du moment. On ne peut en permanence, dans ce domaine, recourir à l'événement terroriste. Il est malheureusement difficilement programmable en terme de calendrier. Permettez-nous M. Javert de vous dire notre étonnement, peut-être notre désapprobation quant au message signé République Française et diffusé par placards électroniques géants à l'entrée des stades. Avec ces formules impératives : Éviter les attroupements ; Ne pas tenir de propos politiques et idéologiques...

Évitez les attroupements, est-ce réaliste ? Y pensez-vous sérieusement ? Surtout avec la Loi- Travail. Hier encore, plus d'un million de manifestants à Paris. Ne pas tenir de propos

politiques ou idéologiques... M. Javert, nous tenons à vous le rappeler, tenir des propos politiques est une manière de penser tout haut. Nous nous excusons de vous poser la question en ces termes, elle commence par pensez-vous. Pensez-vous utile, arrivés où nous en sommes, en ces temps de libéralisme sécuritaire, de recommander l'abstention de penser ?

Resté jusqu'à maintenant attentif mais soucieux, recevoir des journalistes, à quoi cela peut-il mener, M. Javert se détendit, rassuré peut-être par le conciliant et le déférent de nos questions, plus probablement par le sentiment de son bon droit.

Chers amis, un principe ! Toujours tenir à l'écart politique et idéologie. Toujours !

Nos efforts en matière de lavage de cerveau et de crétinisation des masses n'ont jamais faibli, et ce concours footballistique en était l'occasion rêvée. Merci aux précieux concours de nos mass media en la matière. Mais attention, tout outil d'aliénation peut brutalement devenir levier d'affranchissement.

Car, qui dit attroupement, dit assemblement ; qui dit assemblement peut à tout moment dire ameutement. Et le sympathique crétin supporter doit toujours être vu comme un potentiel émeutier. Il faut veiller, sur ces barils de poudre que sont devenus les amassements du peuple, à ce qu'aucune mèche ne soit allumée.

La consigne de nos autorités gouvernementales est claire : éviter un « championnat révolutionnaire », un réveil séditieux du peuple, déclenché par un je-ne-sais-quoi : une erreur d'arbitrage, un penalty refusé, un quelque chose, nous n'osons pas dire quoi ou comment, un quelque chose qui éveillerait un sentiment d'injustice. Ce sentiment est dangereux. Sentiment d'injustice, attention ! Révolte toujours possible. Et de la révolte à la prise de conscience, il n'y a qu'un pas ; l'une et l'autre pouvant toujours s'alimenter.

George Orwell disait dans son magnifique récit d'anticipation 1984 : « Ils se révolteront quand ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés ».

Et de conclure, nous étonnant par son érudition, nous montrant qu'il était bien le digne héritier du fin limier du Roi Charles X, celui du temps des Misérables -cetempsest-ilterminé–conclure par la célèbre citation de l'historien Jules Michelet : « Par devant l'Europe et le monde, la France, sachez-le, n'aura jamais qu'un seul nom, inexpiable, son nom éternel : Révolution ».

Oui, Messieurs, il faut réduire la démocratie à un murmure.

TINA (There is not alternative) ; il n'y a pas d'autre politique possible.

Grévistes, footeux, étudiants, manifestants, noctambules, enragés de tout acabit ! Tenez-vous à carreau. Foi de Javert, au nom de l'ordre libéral, je ne veux voir qu'une seule tête. Rompez !

 

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15/06/2016

Pendant les jeux de babale débiles, les massacres islamistes continuent.

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Après les tueries de masse de Paris, puis de Bruxelles, voilà celle d'Orlando, chez les Etasuniens. Et, dans notre France coincée entre les joueurs de babale et les grèves, l'assassinat, chez lui, d'un officier de police.

« Non, l'islam, c'est pas ça » s'égosillent les abou-bobos de la tribu des Padamalgam qui déguisent leur peur en tolérance. « Nous sommes en guerre » nous serinent Hollande et Valls. Mais pour faire la guerre, il faut combattre. Avoir peur de se battre, c'est déjà avoir perdu.

Après les tueries de masse de Paris, puis de Bruxelles, voilà celle d'Orlando, chez les Etasuniens. Qu'est-ce qui motive ces tueurs de masse ? La haine de notre mode de vie fait d'un goût du vivre ensemble, d'égalité homme femme, de tolérance envers les choix de vie y compris sexuels, du goût de la fête, du rejet de tous les tabous, d'acceptation de toutes les religions et de ne pas avoir de religion du tout, etc.

Bien sûr tous les musulmans ne sont pas des tueurs de masse, mais ces derniers sont tous musulmans et se réclament de cet islam radical qui s'impose par la terreur. Et ils se fondent, ils se recrutent dans nos sociétés qui, depuis quelques décennies, changent fondamentalement avec l'arrivée et l'installation d'une immigration musulmane de masse. Les élites européennes ont sous-estimé voire totalement éludé les effets sociaux, spirituels et politiques de l'immigration musulmane, qui sont considérables et durables, au profit des effets économiques, qui sont faibles et transitoires. Une culture religieuse forte magnifiant la mort et un système contractuel basé sur la tolérance sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l'avantage. Une religion qui ne doute pas d'elle et qui prétend structurer toute l'organisation sociale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger. L'alternative est alors simple : on la combat ou on se soumet. Les peuples colonisés l'ont été parce qu'ils étaient colonisables. Et les colonisateurs d'hier sont en voie de colonisation…

Les tueurs sont parmi nous, ils sont de chez nous, ils sont né sur notre sol, ont été éduqués selon nos valeurs. Et pourtant ils tuent. Ils nous tuent au nom d'un terrible névrose collective appelée religion, canal islam. Ces tueurs lobotomisés sont responsables de leurs actes. Ils ne sont ni des malades mentaux, ni des « loups solitaires » victime d'une société qui les rejette (selon la doxa des abou-bobos lèches-babouches). Mais ils partagent cette responsabilité avec ceux qui les endoctrinent et les poussent à l'acte : les imams ultra-radicaux qui puisent leur idéologie haineuse dans la doctrine des frères musulmans (de ce « cher Tarik Ramadan » que vénèrent les abou-bobos) et du salafisme. Ce sont eux qui encouragent et légitiment les actes les plus barbares. Ils poussent leurs « ouailles » à la mort et au martyr pour leur seule gloire et afin d'accroître leur emprise sur les esprits. Mais derrière ces fous d'allah, il y a deux pays qui forment ces prêcheurs de mort, les soutiennent financièrement, les protègent, les arment, les envoient en « mission » dans nos contrées bêlantes de lâcheté bien-pensante.

Ces pays il faut savoir les nommer. Ce sont d'abord nos généreux clients et « alliés », l'Arabie saoudite et le Qatar. Ce sont des monarchies extrémistes, hypocrites et esclavagistes, bafouant les libertés politiques et religieuses, les droits de la femme et des étrangers, le droit du travail et soutenant massivement le terrorisme et le djihad partout dans le monde. C'est la Turquie du président-dictateur Erdogan, membre des Frères musulmans, qui appuie les djihadistes en Syrie pour asseoir son influence régionale et entretient des rêve de califat style ottoman. Rappelons que cet État est membre de l'OTAN et candidat à l'entrée dans l'Union européenne… Et n'oublions pas non plus nos grands "amis" étasuniens qui ont planté une merde noire en Irak et en Afghanistan...

Chez nous, pendant que les fouteux tapent dans la babale et que les « supporters » se tapent sur la gueule, un commissaire de police et sa compagne sont assassinés lâchement, par derrière, au couteau, par un personnage se réclamant de l’État Islamiste. Est-il allé faire ses classes de tueur dans les universités de daech, option décapitation ? P'tet ben qu'oui, p'tet ben qu'non. Il y a plus d'un millier de Français qui sont allés y « faire leurs études de tueur ». Il serait paraît-il parmi les plus sanguinaires. Et ils sont des centaines à revenir. Pour se repentir ou pour former des cellules dormantes prêtes à être activées ? Comment peut-on avoir la naïveté de croire que les tueurs de l’État Islamique accepteraient de voir retourner dans leur pays d'origine des « volontaires » qui se dégonfleraient ? Les lâches, chez eux, sont tout simplement tués pour l'exemple. Donc tous ceux qui reviennent sont des tueurs de confiance, des durs fanatiques, des endoctrinés à mort. Dès lors puisque « nous sommes en guerre » ce sont donc les lois de la guerre qui doivent s'appliquer, pas le droit commun. Pour éviter le danger qu'ils représentent, il faut faire en sorte qu'ils ne rentrent JAMAIS au « bercail ». Ces gens – jeunes, moins jeunes, hommes, femmes – qui partent s'engager dans les rangs de nos ennemis, qui tuent les ennemis de nos ennemis, donc nos amis, doivent savoir que s'ils partent, c'est un billet sans retour. En temps de guerre, les citoyens d'un pays qui passent à l'ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels. La réponse du pays trahi doit être sans ambiguïté : douze balles dans la peau si on les attrape.

Nous, les « Zoccis-dentaux » et surtout nous, les Français, nous sommes les grands naïfs, les babets, les fadas, les nessis, les simplets du village mondial. On s'empêtre dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent allègrement l'oignon avec toute morale. On cède devant les jérémiades de « droit-de-l'hommistes » bêlants qui sont autant d'idiots utiles des nazislamistes. On est en guerre ? Alors faisons la guerre. Sans dentelle. La guerre c'est la mort, c'est la trouille, c'est l'angoisse, la peur panique, les cris, le bruit, la souffrance, le deuil, les massacres, les flammes qui brûlent, les bouts de fer qui hachent la viande. La guerre, ça sent la merde du pauvre type qui se chie dessus de peur, ça sent cette odeur âcre, doucereuse des corps gonflés qui grouillent de vers, ce sont les tripes irisés sous le soleil, ça sent la poudre, le feu, la mort, la mort, toujours la mort. Alors si on fait la guerre, on n'accepte pas de prendre le risque de voir dix, cent, mille traîtres abrutis par la propagande ennemie rentrer « au pays » et y semer la mort la plus lâche, celle des attentats aveugles. Ces gens qui sont partis faire le « jihad », il faut les détruire, les tuer dès qu'on les a « logés » comme disent les flics. Et pas dépenser du pognon pour créer des structures de « déradicalisation » aussi ridicules qu'inefficaces.

La guerre si on la fait, il faut se donner les moyens de la gagner. Sinon on se soumet et on rampe, sans honneur ni dignité.

Mais l'honneur et la dignité sont elles encore des valeurs compatibles avec la « concurrence libre et non faussée » ?

 

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13/06/2016

PAS D'IMPÔTS pour cette grande cause nationale : l'Euro 2016 de foutebol...

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Qui dit qu'on paie trop d'impôts en France ? Qui sont ces pisse-froid qui ne comprennent pas la beauté de l'acte de payer son écot pour le bien public en fonction de ses moyens ? Vous ? Moi? Mais alors c'est que vous, et moi, n'avons pas la chance de faire partie de cette « élite » qui, grâce au dieu foutebol, ne sortira pas un seul fifrelin en impôts – si ce n'est la TVA – au cours du grand raout foutebalistique – l'EURO 2016 - qui sévit dans notre beau pays depuis quelques jours.

Oui, vous avez bien lu : aucune taxe, aucun impôts sur les sociétés, aucune autre fiscalité française pour les entreprises partenaires de l'UEFA. C'était la condition sine qua non, en 2010, pour obtenir cette organisation... Qui sont ces heureux partenaires qui vont pouvoir se gaver sans reverser la moindre thune ? Il y a les « sponsors » officiels qui sont : La Française des Jeux (On les connaît ceux-là, ce sont les racketteurs officiels ; c'est une entreprise publique française datant de 1976, détenue à 72 % par l'État français qui lui a confié le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur tout son territoire), McDonald's (L'empereur mondial de la malbouffe, grand pourvoyeur d'obèses), Coca-cola (Ceux-là aussi on les connait, c'est pour eux que TF1 « prépare le cerveau de ses téléspectateurs »), Carlsberg (entreprise danoise, troisième ou quatrième fabriquant de bière mondial), Continental (oui, ce fabriquant de pneus allemand qui a laissé des milliers d'ouvriers sur le carreau), Hyunday-Kia (conglomérat coréen : automobile, construction navale, militaire, électronique, écrans plats notamment), SOCAR (ceux-la, c'est la State Oil Company of Azerbaijan Republic, c'est-à-dire la compagnie nationale pétrolière et gazière d'Azerbaïdjan.), Hisense, fabricant chinois de téléviseurs, électroménager, smartphones. S'ajoute à ces veinards le groupe suisse Kuoni, spécialisé dans l'organisation de voyages, responsable de l'hébergement pour les équipes participantes, les officiels de match, les partenaires commerciaux et de diffusion, les journalistes, les fournisseurs et équipes responsables de l'organisation de la phase finale. L'UEFA va passer encore quelques partenariats encore inconnus.

Nouveau venu parmi ces veinards, le traiteur Hédiard, - la célèbre maison d’épicerie fine de la place de la Madeleine à Paris – qui, associé au chef Robuchon, a été retenue pour assurer les services d’« hospitalité ». C'est donc lui qui assurera les prestations organisées autour des matchs – en particulier la restauration – et qui sont vendues aux entreprises. « Deux niveaux de prestations : « Platinium » (sacré Platini, va !) pour les loges privatives; « Gold » pour les places de catégorie affaires, les « business seats » dans le jargon professionnel. Le prix moyen pour cette seconde catégorie est de l'ordre de 1.700 à 2.200 euros par place. Pour les loges, la note varie selon les stades et les matchs, le maximum étant atteint par la finale avec un montant de la prestation à l'unité de 4.270 euros. « Nous sommes dans les prix de marché », assure Jacques Lambert, le président d'Euro 2016 SAS, la structure juridique ad hoc, détenue à 95 % par l'UEFA, la Fédération française de football en possédant 5 %. » (Les Echos.)

A côté » de ces cadors, il y a de solides second couteaux : Adidas, Crédir Agricole, Proman, SNCF, Orange, Turkish Airlines, La Poste.

Le principal bénéficiaire de cette opération, c'est cet organisme à structure mafieuse nommé UEFA qui, lui, se gave. Le gouvernement va en effet exonérer de tout impôt les différentes entités chargées d'organiser l'Euro 2016 de football. En dehors de la TVA, qui est pilotée par des règles européennes, aucune taxe, aucun impôt sur les sociétés, aucune autre fiscalité française ne sera prélevée sur l'UEFA et ses filiales françaises. Pour l'événement, une structure juridique ad hoc a été créée, baptisée « Euro 2016 SAS », et détenue à 95 % par l'UEFA et à 5 % par la Fédération française de football. Elle gère toute l'organisation de la compétition, à l'exception de la construction ou de la rénovation des stades et de la sécurité. »

Voilà à qui nous allons refiler ce manque-à-gagner de l’État. Eh ! Il ne faut pas être égoïstes, il faut aider les malheureux du monde...

Comme vous pouvez voir, juste quelques entreprises françaises parmi ces heureux « exemptés d'impôts ». Par contre l'organisation laisse à l’État et aux collectivités françaises la construction ou de la rénovation des stades et de la sécurité. Selon une étude commandée par l'UEFA, l'Euro 2016 coûtera au total 1,650 milliard d’euros (investissement pour la construction ou la rénovation des stades, sans compter 400 millions pour améliorer l'accès et les transports) pour des retombées évaluées à 1,134 milliard d’euros pour l’activité en France.

Ben voyons ! Et kikiva payer pour ces beaux stades construits selon la juteuse procédure du Partenariat Public Privé (le public casque, le privé encaisse le fric) ? Et kukiva casquer pour les flics qui garderont ces stades des débordements de ces hordes de « supporters » bourrés de Carlsberg (interdite aux abords des stades la kro ou les bières locales ! ) Les tarés qui ont tout cassé sur le Vieux-Port se sont bourrés à la danoise, uniquement.

Ainsi, alors qu'il n'y a pas un kopeck pour les collectivités locales, le gouvernement a prévu 2 milliards d'euros dont 1,6 euros pour les stades et 400 millions pour les accès net les transports. Et la sécurité, vous croyez que c'est gratos ? Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a détaillé les dispositifs de sécurité qui seront déployés lors du championnat. Au total, 77.000 personnels du ministère de l'Intérieur sont mobilisés: 42.000 policiers (dont 2.000 de la sécurité publique, 5.000 de la police aux frontières, 2.000 membres des Compagnies républicaines de sécurité (CRS), 10.000 de la préfecture de police de Paris), 30.000 gendarmes (dont des membres du GIGN) et 5.200 personnels de la sécurité civile (dont 2.500 sapeurs-pompiers et 300 démineurs). Dans les infrastructures de transport, une partie des militaires de l'opération Sentinelle sera mobilisée. De plus, 13.000 agents de sécurité privée et 1.000 bénévoles des associations de secourisme seront présents. Enfin, le GIGN, le RAID et la BRI seront prêts à intervenir. Le secrétaire d'état aux sports, Thierry Braillard a annoncé quelques jours avant le début de la compétition que la diffusion des matchs à la terrasse des cafés et restaurants serait interdite pour des raisons de sécurité.

Ouais mais le prestige ! L'image de la France ! Les « retombées » touristiques ! Mouais… Avec les poubelles partout, les grèves qui n'ont – à juste raison – rien à foutre du raout foutebalistique, les bagarres de « supporters » mononeuronés, elle n'est pas très reluisante l'image.

Ouais, mais les retombées économiques... Parlez-en aux Brésiliens !!!

 

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11/06/2016

Ouiquinde érotique calipyge

 

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Sonnet sur le cul d'une demoiselle 


Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remporte la victoire,
Cul qui passe en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite oblige mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

Robert Angot de l'Eperonnière 

 

 

 

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Et puis, le grand TONTON GEORGES !

 

 

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Écoute ! Écoute !

 

 

Deux clitoris se rencontrent... l'un dit à l'autre :
- Il paraît que tu es frigide?
L'autre répond : 
- Ce sont les mauvaises langues qui disent ça.

 

 

 

10/06/2016

Des goûts, dégout d'égout.

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L’Histoire a pour égout des temps comme les nôtres

Où la vermine grouille et où les rats se vautrent.

Souvent ils se retrouvent, entre soi, au Fouquet’s

Pour bâfrer, picoler, roter et ricaner

Sur le dos dégoûtant des viles populasses

Abruties de soucis, hâves, sales et lasses.

Banquiers et financiers, traideurs, patrons voyous,

Ecrivaillons vulgaires et joueurs de biniou :

« Profitons, disent-ils, car l’époque est propice,

Mentons, trichons, volons ! Au diable l’avarice !

Nous qui savons comment manier l’opinion,

Pour nous vins et caviars, et pour eux les quignons. »

Et pour faire accepter toutes leurs roublardises,

Ces pillards ont trouvé leur sésame : « la crise ».

Elle a bon dos « la crise » pour nous faire avaler

Tous ces « plans sociaux » qui vont faire chialer

Les milliers de familles que dans la rue on jette

En leur lançant un os à ronger, comme aux bêtes.

Elle a bon dos la crise pour nous faire accepter

Des lois liberticides que l’on fait adopter

En douce, à la sournoise, par les sombres fayots

D’un Parlement croupion peuplé de godillots.

Elle a bon dos la crise pour mettre en surveillance

Sous le regard des flics tout ce qui vit en France,

Big Brother est partout. Au stade ou à la messe

Nous aurons tous, bientôt, des caméras aux fesses.

Elle a bon dos la crise pour brader aux boutiques

Des rats aux dents très longues les services publics.

L’eau, l’électricité, le gaz, les autoroutes

Sont partis prospérer dans les poches filoutes

Des Bouygues, Boloré, Lagardère, Dassault

Et d’autres moins connus mais avides pourceaux

Qui se pressent en cour pour flatter le satrape

Infligeant au pays ses manières de gouapes.

Halte-là ! Trop c’est trop ! Voyous sans foi ni lois !

Trop c’est trop pour le Peuple qui étête ses rois !

 

VictorAyoli

 

 

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09/06/2016

Pourquoi France Inter sort-il Madelin de la naphtaline ?

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Je viens d'entendre, à défaut d'écouter, l’ineffable Madelin. On croyait qu’il était retourné à sa place celui-là, dans les poubelles dorées, mais le revoilou qui vient nous rabâcher son grand air du bonheur ultra libéral ! Mais qu'est-ce qu'il leur arrive à France Inter pour nous ressortir de la naphtaline l'ancien nervi facho d’Occident reconverti dans les « fonds d’investissement » ?

Tiens, je lui ai écrit une petite bluette qui se chante évidemment sur l'air célèbre de « La Madelon » :

 

« Quand Madelin vient nous servir sa soupe

On a envie d’y casser le menton

Ce pourri mérite qu’on lui coupe

Ce qui lui sert de roustons !

 

Quand Madelin vient nous gonfler les glandes

On a envie de lui bourrer l’oignon.

Il faudra bien qu’un jour on le pende

Madelin, Madelin, Madelin…

 

Quand ce salaud vient nous baver dans le poste

Son grand air du bonheur ultra-libéral

C’est le moment d’organiser la riposte.

Tous dans la rue, soulèvement général !

 

Nous les clodos crevant la dalle

Qui n’avons mêm’ pas le chomdu

Nous les champions de la fringale

Nous prendrons ce qui nous est dû

 

Tremblez ! vous les patrons

Tremblez ! vous les poltrons

Les princes du pavé vont vous botter le cul ! 

 

Quand Madelin vient nous gonfler les glandes

On a envie de lui bourrer l’oignon.

Il faudra bien qu’un jour on le pende

Madelin, Madelin, Madelin…»

 

 

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07/06/2016

Manœuvres belliqueuses de l'Otan aux portes de la Russie. Attaque-t-on un ours avec un couteau de poche ?

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Trois bombardiers stratégiques B-52 - une vieillerie utilisé depuis 1955, c'est celui qui a déversé des millions de tonnes de bombes et d'agent orange sur le Vietnam avec le succès que l'on sait! - doivent prendre part aux exercices militaires BALTOPS 16 et Saber Strike 16 qui de déroulent du 3 au 19 juin, et impliquent plus de 6.000 militaires de 15 pays membres de l'Otan, ainsi que des soldats suédois et finlandais. Les exercices Saber Strike, qui réunissent 13 Etats, ont débuté en Lettonie, en Lituanie et en Estonie le 27 mai et se poursuivront jusqu'au 22 juin. 

L'Otan est une machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète. Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient…

L'Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien en pleine déconfiture, conduit le monde à la guerre en soutenant les rodomontades des ex pays de l'Est, Pologne, pays baltes, Ukraine. Ces grandes manœuvres aux portes de la Russie, à quoi ça rime ? Est-ce bien raisonnable ? Et ça veut effrayer qui ? Poutine ? Ca doit surtout le faire doucement rigoler car ça lui donne la justification de son effort énorme de modernisation de son armée. Quant à l'intimider… Effraie-t-on un ours en le menaçant avec un couteau de poche ?

En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face.

Et en face, c'est du lourd ! Du fait qu'une guerre à grande échelle en Europe menacerait l'existence même de l'État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu'à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l'Otan. Elle n'avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d'infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L'appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d'attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l'Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l'OTAN ont déployés à l'avant en Europe orientale et, si nécessaire, d'ouvrir la voie à la 1TGA. 

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d'une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l'OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d'atteindre toute cible partout sur la planète, par n'importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique,qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d'armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu'à 1 000 m à une vitesse allant jusqu'à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l'immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d'un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4000 km et qu'il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Alors, est-il raisonnable pour nous, Français, Européen, d'attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils peur de la guerre et ils vont tout faire pour l'éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s'il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l'Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1.000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu'ils n'auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que «la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine». 

Les Français et les Allemands vont-ils enfin comprendre que les Etasuniens les mènent au chaos ? Si un pays sortait de l'Otan, la coalition se lézarderait sérieusement, personne en Europe n'ayant intérêt à un conflit armé avec la Russie. Ce pays ne peut-être que la France. De Gaulle l'avait bien compris, mais le déplorable Sarko , suivi par le désolangt Hollande se sont allègrement torché l'oigne avec l'héritage gaulliste et la France se trouve embringuée derrière toutes les folies étasuniennes, pays devenu fou par le pouvoir absolu qu'il prétend s’arroger sur la planète.

L'intérêt de la France, jeté hors des centres décisionnels de l'Europe par une Allemagne redevenue aussi arrogante qu'hégémonique, n'est-il pas de sortir de cette alliance nuisible et de se rapprocher sérieusement de la Russie ? L’Allemagne, coincée entre la France et la Russie, puissances économiques conséquentes, puissances militaires nucléaires, membres du Conseil de sécurité de l'Onu, comprendrait vite où est son intérêt. Et se constituerait un axe France, Allemagne, Russie capable de faire revenir à la raison les fous de Washington et leurs vassaux de Londres.

Ouais mais c'est pas politiquement correct ça, coco !

 

Sources:

http://thesaker.is/how-russia-is-preparing-for-wwiii/

http://lesakerfrancophone.fr/comment-la-russie-se-prepare-a-la-troisieme-guerre-mondiale

https://fr.wikipedia.org/wiki/1re_arm%C3%A9e_blind%C3%A9e_de_la_Garde

https://en.wikipedia.org/wiki/Multiple_independently_targetable_reentry_vehicle

http://taskandpurpose.com/why-russias-new-tanks-are-a-wake-up-call-for-the-us/

 

06/06/2016

En Italie comme en Espagne et en Autriche : sortez les sortants. Et chez nous ?

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Eh Vlan ! Passe-moi l'éponge qu'il peut dire Matteo Renzi, le Blair italien. Jeune, sûr de lui, il a en son temps enthousiasmé tous ceux qui en ont marre des vieux caciques qui accaparent le pouvoir depuis des décennies, salopant la démocratie dans leur marigot de magouilles et de compromissions. On le voyait donner un coup de jeune à la démocratie italienne, on se prenait à rêver d'un Renzi français. Mouais… Tè ! Fumes… Renzi s'est très vite montré sous son vrai jour : un social démocrate à la solde des patrons de son pays, des banksters et des multinationales. Ses réformes concernant le travail font passer la loi El Komry pour un texte gauchiste ! Alors qu'est-ce qu'ils font les électeurs transalpins ? Ben ils votent contre. Contre tout ce qui a la couleur du régime. Et ils mettent en tête de leur capitale une illustre inconnue de déplaçant à vélo et se réclamant du parti du comique Bepe Grillo. Dérision ? Mépris du scrutin ? Non. Rejet viscéral des structures politiques en place, de cette classe, de cette caste plutôt qui confisque le pouvoir à son profit à surtout à celui des forces occultes de la finance et de l'économie qui les nourrissent et les manipulent.

On a déjà vu ça en Espagne où les candidats « Podemos » sortis de nulle part ont pris le pouvoir dans les principales villes. On vient de voir ça en Autriche les électeurs viennent de jeter à la poubelle les partis classiques, dits « de gouvernement » qui, de coalitions douteuses en magouilles, gouvernaient ce pays depuis la fin de la dernière guerre. Le rejet des partis classiques a mis en place un candidat écolo coiffant sur le poteau un candidat carrément facho.

Et en France ? Nous, on en est encore à sodomiser les diptères. En piste Hollande et Sarko. Sans l'être officiellement, ils font campagne subrepticement l'un avec le fric de l’État, l'autre avec le fric de son parti. Et le pire, c'est que ces deux comiques troupiers n'ont rien compris au film. Ils veulent nous rejouer le coup, sans vergogne. Sarko et Hollande sont les personnels politiques les plus déconsidérés de France. Il se vautrent aussi bien l'un que l'autre dans les profondeurs des sondages. Ils ont eu le temps de démontrer leur nullité, leur incompétence, leur duplicité, leur constance dans le mensonge, leur mépris des électeurs qui ont eu la naïveté de croire en leurs promesses. Et ils veulent revenir nous faire chier cinq années de plus ! Mais ils sont sourds et aveugles ou quoi ?

Mélenchon quant à lui a verdi son discours, estompé les rugosités de son image et il est surtout le seul a proposer autre chose que le « tina » ultra libéral. Mais peut-il faire figure d'homme neuf ?

Taubira ? Sa sortie pleine de panache du gouvernement laissait supposer une ambition légitime. Le silence dans lequel elle se mure cache-t-il quelque chose ? A voir...

Le rejet des partis classique est tel qu'un type neuf, pas mouillé dans les magouilles électorales de la « classe politique », encore un peu utopiste, croyant en la planète, pourrait se retrouver au second tour face à la fille du Borgne. Et il gagnerait. Ce type, ce pourrait être Nicolas Hulot.


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04/06/2016

Ouiquinde érotique avec...Beaumarchais !

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L'épouse à la mode

La jeune Elvire, à quatorze ans, 
Livrée à des goûts innocents,
Voit, sans en deviner l'usage,
Éclore ses appas naissants ;
Mais l'amour, effleurant ses sens,
Lui dérobe un premier hommage :
Un soupir
Vient d'ouvrir
Au plaisir
Le passage ;
Un songe a percé le nuage.

Lindor, épris de sa beauté,
Se déclare ; il est écouté :
D'un songe, d'une vaine image,
Lindor est la réalité ;
Le sein d'Elvire est agité,
Le trouble a couvert son visage.
Quel moment
Si l'amant,
Plus ardent
Ou moins sage
Pouvait hasarder davantage !

Mais quel transport vient la saisir ! 
Cet objet d'un premier désir,
Qu'avec rougeur elle envisage,
Est l'époux qu'on doit lui choisir ; 
On les unit :
Dieux ! Quel plaisir ! 
Elvire en fournit plus d'un gage.
Les ardeurs,
Les langueurs,
Les fureurs,
Tout présage
Qu'on veut un époux sans partage.

Dans le monde, un essaim flatteur 
Vivement agite son cœur ;
Lindor est devenu volage,
Lindor méconnaît son bonheur.
Elvire a fait choix d'un vengeur ;
Il la prévient, il l'encourage : 
Vengez-vous ;
Il est doux,
Quand l'époux
Se dégage,
Qu'un amant répare l'outrage.

Voilà l'outrage réparé ;
Son cœur n'est que plus altéré
Des plaisirs le fréquent usage
Rend son désir immodéré ;
Son regard fixe et déclaré
A tout amant tient ce langage
Dès ce soir,
Si l'espoir
De m'avoir
Vous engage,
Venez, je reçois votre hommage.

Elle épuise tous les excès ;
Mais, au milieu de ses succès,
L'époux meurt, et, pour héritage, 
Laisse des dettes, des procès.
Un vieux traitant demande accès :
L'or accompagne son message...
Ce coup d'œil
Est l'écueil
Ou l'orgueil
Fait naufrage :
Un écrin consomme l'ouvrage.

Dans ce fatal abus du temps
Elle a consumé son printemps ;
La coquette d'un certain âge
N'a plus d'amis, n'a plus d'amants : 
En vain, de quelques jeunes gens
Elle ébauche l'apprentissage ;
Tout est dit,
L'amour fuit,
On en rit :
Quel dommage !...
Elvire, il fallait être sage.

Beaumarchais

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02/06/2016

Canto, Benzema… Des « génies » qui pensent avec leurs pieds !

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Et zou maï ! Comme on dit chez nous. Et ça recommence. Qu'est-ce qui recommence ? Les jérémiades victimaires au sujet des maghrébins. Cette fois, la charge pleurnicharde vient de ces enfants gâtés que sont les « génies » qui frappent dans un ballon un peu plus adroitement que d'autres. C'est d'abord Cantona, pour qui on pouvait avoir beaucoup de sympathie, non pas seulement pour ses coups de tatanes lorsqu'il était foutebaleur, mais aussi pour ses qualités d'acteur sans oublier son flamboyant coup de gueule contre les banques lorsque, il y a quelques années, il avait fait trembler les banskters en mettant le doigt sur cette arme terrible contre ces derniers : si le même jour tous les clients d'une banque viennent retirer leur argent en dépôt, la banque plonge !

Là c'était du bon Canto ! Mais remuer la merde et prétendre que Deschamps serait raciste sous prétexte que son nom sonne bien « souchien », c'est une belle ânerie en plus d'une insupportable calomnie. Il n'est que de voir la composition de l'équipe qu'il a concoctée. Canto, t'as marqué contre ton camp.

Et voilà l'autre enfant gâté, Bensema, qui en rajoute une couche. Et allez ! Faites tourner le moulin à jérémiades : les maghrébins sont des victimes, les musulmans sont sans cesse ostracisés. Et voilà que les pseudo intello islamo-gauchistes de service entonnent leur grand air, des sanglots dans la voix : ils pleurnichent encore, eux aussi, sur la pauvre condition des malheureux musulmans en France, et gnan gnan gnan comme dirait Finkel. Il se vautrent dans l’autoflagellation, la haine de soi et du pays, pour eux le Français étant forcément un gros beauf raciste, colonialiste, chauvin et kon. Ils considèrent comme systématiquement victimes celui qui vient d’Afrique, et encore plus du Maghreb. Konnerie...

Les musulmans ? Connait pas. Je connais des citoyens français, c'est tout. Si certains veulent aliéner leur existence à quelque névroses collectives appelées « religions », libre à eux. Qu'ils fassent leurs simagrées chez eux. Dans leur espace privé. La laïcité leur en donne toute latitude. Mais qu'ils ne prétendent pas que leurs « croyances » puissent influer sur la marche de la république, ni surtout que leurs « lois » prétendument « divines » priment sur celles de l'Etat.Tous ceux qui viennent d'ailleurs bénéficient des bienfaits de notre république qui met à leur disposition, imparfaitement bien sûr, mais égalitairement les moyens d'être logés, nourris, soignés, sinon éduqués du moins instruits. A eux de se démerder pour évoluer. Des générations d'Italiens, d'Espagnols, de Polonais, d'Arméniens l'ont fait. Des générations de Vietnamiens, Cambodgiens, Laotiens, Chinois, Indiens le font. Sans faire d'histoire, sans rien vouloir imposer, en s'intégrant harmonieusement dans le pays qui leur ouvre les bras. Et parce qu'ils sont musulmans, certains – je dis bien certains – n'en seraient pas capables ?

Abdelwahab Meddeb, philosophe récemment disparu, considéré comme le Voltaire arabe, déclarait: « Ce n’est pas à l’Europe de s’adapter à l’islam, c’est à l’islam de s’adapter à l’Europe, à l’islam d’apprendre à subir la critique même la plus offensante sans en venir au crime de sang pour se défendre ». On peut hélas douter que les œuvres de ce penseur soit sur la table de chevet de M.Bensema…

Un autre grand penseur de l'islam, Abdenour Bidar, se désole avec lucidité de ce grand corps malade qu'est devenu l'islam : « ...un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes : impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l'égalité, de la responsabilité et de la liberté ; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l'autorité de la religion ; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses. »

Les déluges de massacres, égorgements, assassinats, tortures perpétrés chaque jour au nom de l'islam donne de cette idéologie une image effroyable, bien loin de la doctrine admirable des soufis par exemple. Nous sommes tous concernés par ces exactions puisqu'elles arrivent sur nos terres, même si les musulmans en sont les premières et les plus nombreuses victimes. Chaque jour, à Bagdad, à Karachi, à Kaboul, à Alep, à Homs, à Kobané, à Tripoli, à Beyrouth, en Afrique de l'Ouest, en Somalie des hommes et des femmes meurent dans l’indifférence, assassinés par des terroristes financés par les fortunes du Golfe qui restent pourtant les meilleurs alliés de l’Occident.

Quand nos responsables politiques auront-ils le courage de laisser leur culte du fric de côté pour regarder les choses en face : comment considérer l'Arabie saoudite et le Qatar comme des pays amis alors qu'ils financent et exportent partout dans le monde des « prêcheurs » qui vident l'islam de sa spiritualité pour en faire une machine de mort ?

Prêcheurs du jihad que l'on retrouve dans les mosquées de nos banlieues et qui polluent l'esprit de cette jeunesse pleine de possibilités que la rancœur voire la haine de ces tarés empêchent de s'épanouir bien plus que le prétendu ostracisme de « certaines parties de la France » comme disent ces têtes sinon pensantes du moins frappantes dans une baballe que sont Benzema ou Canto.

 

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01/06/2016

Au bistro de la toile : python et voyous fiscaux voraces

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- Ah ! Ah ! Ah ! Oh fatche ! Ecoute ça Victor : « Un incident qui fait froid dans le dos est arrivé à un Thaïlandais, rapportent les médias locaux. Un homme âgé de 38 ans était assis sur la cuvette des toilettes d’un restaurant lorsqu’un visiteur indésirable a émergé d’une canalisation…

Le trentenaire a soudain ressenti une grande douleur au pénis, et pour cause : un python long de trois mètres venait de mordre ses parties génitales ! Le malheureux a tenté de desserrer les mâchoires du reptile pendant près d’une demi-heure avant de parvenir à se libérer. Emmené aux urgences par sa femme, il a dû se faire poser des points de suture. Les pompiers sont ensuite intervenus pour libérer le python coincé dans les toilettes et l’ont relâché dans la nature, loin des habitations. »

- Puteng, le python ! Oh ! Loulle, quand je vais aller dans tes cagoinces pour téléphoner à Sarko ou à Hollande, je mettrais une capote en zinc… Je tiens à ramener Monsieur le Maire et ses deux adjoints à Madame !

- Tu sais, ici, les pythons servent surtout à accrocher des tableaux aux murs…

- Ah ! Tu sais, on n'est jamais assez prudent avec ces énormes bestiaux venus d'ailleurs. Tiens par exemple les buffles. Ma voisine a un énorme 4x4. Indispensable pour se garer sur le trottoir en emmenant les chiards à l'école. Et bien cette jolie petite mêdême, la calandre déjà agressive de son engin est ornée d'un redoutable pare-buffles en ferraille épaisse, carrée, affutée comme l'honnêteté d'un Macron .

- Elle est prudente ta voisine Victor. On a tendance, en France, à sous-estimer le danger que représentent les buffles dans les rues des villes françaises…

- Tiens, en parlant de Macron, il doit être surmené le pauvre Rothchild-boy. Ministre de l'économie, il devrait savoir compter. Mais visiblement pas lorsqu'il s'agit de son pognon puisqu'il a « dissimulé » une bonne partie de son patrimoine au fisc…

- Peuchère ! Tè, tu vois Victor, c'est un Français comme les autres : essayer d'emplâtrer le fisc, c'est un sport national.

- C'est la grande évasion en quelque sorte… Mais en l'occurrence, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’Etat, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc… Parait que ça tourne entre 60 et 80 milliards par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

- T’as tout compris. Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est peut-êre un sport national mai c'est surtout une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

- Mais comment peut-on laisser faire ça ? Que font ceux qui sont chargés de lutter contre ce hold-up ?

- Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les haut-fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances), les employés de Macron quoi. La France ne s’est doté ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Sais-tu que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Sais-tu que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et lorsque l'on se souvient que le ministre du Budget a été, il y a quelques années, un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur, et qu'actuellement le ministre de l'économie se fait épingler lui aussi...

- Ouais… C’est comme si tu mettais Depardieu ministre chargé de la lutte contre l’alcoolisme !

- En quelque sorte. Mais un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodée à l’idéologie ultra libérale. Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complicité passive ou active des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant…à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, coeurs d’artichauts avec les riches…Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les première, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Saint-Flour, Carpentras ou Cahors…

- Enfin, ces paradis fiscaux, il me semble que Sarko avait dit que c’était fini !

- Ben voyons ! Il n’était pas à une sarkonnerie près celui-là. Les paradis fiscaux, pour qu’ils sortent de la liste noire, il fallait qu’ils passent un certain nombre d’accord d’échange d’informations avec d’autres pays. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ben, bien sûr, ils ont passé ce genre d’accords entre eux ! La liste des paradis fiscaux s’est ainsi vidée à la faveur de la conclusion essentiellement formelle de conventions bilatérales par les pays concernés. Et je t’embrouille… Les « Panama weaks » sont l'éclatante illustration de ce foutage de gueule.

- Et l’Europe elle fait quoi la dedans ?

- Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux. Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, Chypre, Malte, la City de Londres, les îles anglo-normandes ; parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. Et cerise sur le gâteau: c'est le ci-devant Junker, premier ministre du Luxembourg, état-confetti-voyou qui préside maintenant aux destinées de l'Europe...

- Alors on fait quoi ?

- Si je le savais… Tè ! Sers-nous une tournée de rouge avant que j'aille voir dans tes gogues s'il n'y a pas un python.

- T'y trouveras peut-être une ou deux gramuses qui grimpent sur le mur, mais avant qu'elles te bouffent les aliboffis…

- À la nôtre ! 

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

 

31/05/2016

Alors, cette Sixième République, ça vient ?

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Comment a-t-on pu, dans cette vieille démocratie qu'est la France, élire deux fois de suite, et pour cinq longues années dévastatrices pour le pays chaque fois, deux personnages – Sarkozy puis Hollande - qui se sont avérés être la quintessence de la nullité, de la fourberie, du mensonge ? Et comment peut-on imaginer que dans moins d'un an maintenant, ces deux mêmes nullards puissent de nouveau se présenter, sans vergogne, devant les suffrages des Français ?

On touche là, dramatiquement, les tares de cette cinquième république faite pour un géant et salopée par des cloportes. Une réponse évidente vient à l'esprit : il faut en changer. Aux oubliettes la cinquième, place à la sixième. Oui mais laquelle ? Faite par qui ? Avec qui ? L'un des principaux chantres de cette république nouvelle est Jean-Luc Mélenchon. Quelle en est son approche ? Voici donc la tribune qu'il a publiée à ce sujet dans le quotidien Le Monde il y a quelques mois :

« Abstrait le débat sur la 6e République ? Voyons. La France doit se protéger des pouvoirs de la finance. Ils dévorent l'économie réelle, qui ne peut supporter l'exigence de tels niveaux de rendement. Alors, un euro investi pour dix ans ne devrait pas avoir le même pouvoir de vote qu'un euro placé sans engagement de durée. Face à la désindustrialisation, ne serait-il pas opportun d'instituer un droit de préemption pour les salariés qui veulent reprendre leur entreprise quand son propriétaire la vend ou l'abandonne ? Un pays aussi instruit que le nôtre ne devrait-il pas miser d'abord sur l'intelligence collective des salariés d'une entreprise pour en conduire la stratégie et la marche ?

Eux, plutôt que le seul PDG et sa suite dorée de cadres financiers obsédés par leurs stock-options. Surtout depuis que ces derniers commandent à la place des ingénieurs de production ! Comment créer un cercle vertueux du partage de la richesse, sinon en instituant un salaire plafond tel que le plus haut ne puisse être plus de vingt fois supérieur au plus bas dans la même entreprise ?

Pour tout cela, la définition des droits constitutionnels de la propriété privée du capital devrait changer. D'un droit sacré inaliénable, il doit devenir un simple droit d'usage, encadré par les servitudes de l'intérêt général. Sans cela, comment accroître la rémunération du travail qualifié et réduire le coût du capital dans la production ? La reconnaissance due au travail et à l'imagination créatrice est l'urgence. Ce n'est pas un choix de circonstance ni même idéologique. Car la production et l'échange doivent impérativement changer de méthode. Il faut relever le défi des conséquences du changement climatique, de l'augmentation de la population et de la compétition pour l'accès aux ressources.

La France peut montrer l'exemple. Elle peut s'occuper de son domaine maritime, le deuxième du monde, et y ancrer la conversion de son modèle de production en vigueur à terre. Elle ne doit pas l'abandonner aux appétits prédateurs et irresponsables des compagnies privées pour qui la mer est déjà une poubelle. Il y faudra beaucoup de moyens.

Or l'arbitrage entre investissement et dividendes s'opère spontanément au profit des seconds. Ils imposent le règne du temps court et de l'intérêt particulier sur les besoins du temps long, celui de l'intérêt général ! Comment protéger les droits du temps long que la planification écologique exige ? Comment mettre au défi tous nos ingénieurs pour qu'ils trouvent le moyen de respecter la « règle verte » qui impose de ne pas prendre à la planète davantage que son pouvoir de récupération ?

Encore une fois, c'est l'inscription dans la Constitution qui fixera cet impératif comme une règle commune opposable aux aléas des majorités et des circonstances au nom de l'intérêt général humain. C'est elle qui donnera leur place essentielle aux lanceurs d'alerte et aux délégués environnementaux dont une république moderne a besoin à l'ère de l'anthropocène. Il n'est de domaine où les avancées de la connaissance et les fruits de l'expérience ne commandent d'inscrire de nouvelles dispositions dans les objectifs des institutions politiques. Et cette inscription provoquera une mutation en grappe des normes en vigueur dans toute l'organisation sociale.

Par exemple, la France doit interdire la brevetabilité du vivant. Et assurer l'égalité d'accès au Net. Elle devrait garantir l'absolue et définitive souveraineté sur soi en constitutionnalisant le droit à l'avortement et celui d'être aidé pour accomplir sa propre fin quand on en a décidé. La souveraineté qui se noue ainsi au corps est le point de départ de celle qui se cherche dans l'ordre politique. C'est le rôle du peuple. Quel rôle ? Celui qui est au point de départ de toutes les communautés humaines de l'histoire : assurer sa souveraineté sur lui-même et sur l'espace qu'il occupe.

Depuis 1789, nous définissons la citoyenneté comme la participation de chacun d'entre nous à l'exercice de cette souveraineté, sous l'empire de la Vertu. C'est-à-dire dans l'objectif de l'intérêt général. A présent tout cela est effacé. L'intérêt particulier de la finance et la main invisible du marché sont réputés produire le bien commun comme le foie sécrète la bile. La règle de la concurrence libre et non faussée est décrétée spontanément bienfaisante.

Mise au service du libre-échange, elle serait indépassable. Le peuple est invité à s'en remettre aux experts sur la façon la mieux adaptée de généraliser ces principes. La 5e République est le système qui organise ce détournement du pouvoir. Pour y parvenir, elle a été réformée vingt-quatre fois depuis sa création. Depuis, une construction gothique dilue la souveraineté du peuple dans les sables de la monarchie présidentielle. Le reste est refoulé par l'opaque mécanique des institutions européennes. Lesquelles protègent avec soin le saint des saints, c'est-à-dire le pouvoir financier confié à la Banque centrale européenne. Elle seule est souveraine en dernier ressort.

Une nouvelle démocratie est donc nécessaire. Exemple : comment garantir le droit du peuple à exercer sa souveraineté, même entre deux élections ? Le référendum révocatoire en cours de mandat le permet. Si un nombre prédéfini de citoyens le demande, un référendum est organisé pour savoir si un élu peut garder son mandat ou être déchu. Cette procédure s'appliquerait à tous. Donc aussi au président de la République. Si, selon les sondages (IFOP, réalisé du 8 au 9 septembre), 62 % des Français souhaitent qu'il s'en aille plus tôt que prévu, il faut que cela soit possible sans barricades.

Sinon ? Du banquier central européen au monarque-président, le système de commandement est d'une implacable rigidité. Il implosera. Non pour des raisons idéologiques. Juste parce qu'il est inapte à régler les problèmes du grand nombre. Inapte du fait de ses principes et du personnel qu'il doit recruter pour les assumer. Avec une assemblée constituante, le peuple écrira une autre histoire : celle de la 6e République.

Voilà pourquoi j'appelle à signer pour la 6e République sur www.m6r.fr »

 

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30/05/2016

Tafta entre USA et U.E., APE entre Europe et Afrique : la raison du plus fort…

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Les jocrisses, les bien-pensants, les tartuffes s'horrifient – à juste titre – de ces centaines, de ces milliers de femmes, enfants, hommes attirés par le miroir aux alouettes de l'eldorado européen et qui après avoir engraissés les maquereaux-passeurs finissent en patapon pour requin et crabes de la Méditerranée.

Parce qu'il faut savoir pourquoi ils partent de toute l'Afrique en une migration suicidaire vers le Nord, vers ce continent européen que les séries télés, les films, les magazines leur montre comme le paradis, la bonheur consumériste à la portée de tous. On ne leur montre pas les milliers de sans-abris et de sans-dents, de chômeurs, de grévistes. On s'efforce de leur cacher les bateaux surchargés qui chavirent, jetant à la mer, dans le froid de la nuit, leur cargaison dérisoire d'espoirs déçus, de vies perdues. Pourtant ils veulent malgré tout venir…

S'ils fuient l'Afrique, c'est parce qu'ils sont victimes, chez eux, du pillage des richesses de leur continent part les entreprises multinationales internationales, et en particulier européennes. Ceci étant le résultat d'accords économiques léonins, d'inspiration ultra libérale. On les appelle les A.P.E. (accords de partenariat économique), proposées par l'Union européenne à l'Afrique. Ces accords sont entre l'Union européenne et l'Afrique ce que les accords Tafta sont entre les États-Unis et l'Europe : des traités de vassalisation organisant le pillage du plus faible par le plus fort. Vis à vis des États-Unis, nous sommes les victimes, vis à vis de l'Afrique, nous sommes les bourreaux.

De l’esclavage à la colonisation et de celle-ci à la mondialisation, nous sommes en face de la même logique : décider pour les Africains (et d’une manière toujours conforme aux intérêts de l’Europe) la manière dont ils doivent exister face au reste du monde. La seule différence entre hier et aujourd’hui réside dans la nature des gadgets avec lesquels la lucidité de l’Africain est assommée : aux pacotilles ont succédé les « attestations » de leadership délivrées par l’Europe à des chefs d’État africains qui se disputent sans gêne la reconnaissance de l’homme blanc et de son système politico-économique. Ce qu’il y a surtout à redouter aujourd’hui au sujet de ces APE et de la lecture qu’en fait l’Afrique c’est essentiellement une stratégie de déconstruction des zones économiques et monétaires ou tout bonnement une décomposition de l’Union africaine par l'alignement d'un cartel de chefs d’États corrompues sur les ambitions impérialistes de l'U.E.

L’Afrique n’a absolument rien à gagner dans les APE : la Côte d’Ivoire a beau espérer vendre son cacao, mais elle doit savoir qu’elle ne maîtrise guère ses cours mondiaux et la technologie de transformation dont elle dispose est tellement rudimentaire que sa matière première pourrait lui être achetée et revendue moins chère. Le Sénégal n’a que son huile d’arachide que personne ne veut plus consommer en Europe et dont le cours a été fortement déprécié par les autres huiles. Le bois brut gabonais ne peut nullement contrebalancer la perte de devises qu’entraînerait l’ouverture des frontières gabonaises à l’UE. De toute façon la question que soulèvent les APE n’est pas fondamentalement une simple question économique : c’est une question de justice, d’équité et de morale universelle, et pour cette raison, c’est un combat que l’Afrique peut et doit mener avec tous les autres hommes et toutes les autres régions économiques de cette planète.

Tout comme les Etats-Unis font avec elle avec le Tafta, l'Union européenne exerce des pressions sur les pays africain argumentant que « l'aide au développement » pourrait diminuer drastiquement en cas de refus de signer. C'est du chantage. Il n'en a pas toujours été ainsi. Ainsi en 1963, la convention de Yaoundé (Cameroun) portait sur le commerce mais avec des préférences tarifaires non réciproques an faveur des produits des 18 états concernés, sur la coopération financière et technique et sur des projets d'infrastructures économiques et sociales. Plus tard, en 1975, la convention de Lomé (Togo), fondée sur le partenariat et la solidarité, était signé avec un groupe de 46 pays. De 1984 à 1995 vont se succéder les conventions Lomé III, IV et IV bis, qui concernent finalement 70 pays. Mais peu à peu, les accords s’imprègnent des thèses néolibérales émergentes.

Après la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, la nécessité de « s’insérer dans l’économie mondiale » devient la priorité. L’Union a choisi d’imposer les règles de l’OMC aux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) plutôt que de s’associer à eux pour les rendre plus équitables. Elle a choisi de faire perdre aux pays les moins avancés (PMA) de la zone ACP (40 sur 77) les dérogations que leur accordent les règles de l’OMC lorsqu’ils ne signent pas d’accords de libre-échange. Les préférences tarifaires non réciproques doivent disparaître. Elles ne sont en effet pas compatibles avec les règles de l’OMC qui imposent la réciprocité : les pays ACP doivent s’ouvrir aux produits européens de la même manière que le marché communautaire s’ouvre aux produits ACP. Ce sont les accords de Cotonou où l'on passe du respect de la souveraineté au dogme de la « croissance » que favoriserait (!!??) un marché « libéré » des obstacles à la concurrence. Dans les négociations, la Commission, négociateur unique au nom des Etats membres de l’Union, en a imposé la langue, le contenu et le rythme, en dépit des protestations des gouvernements ACP. Les documents sont rédigés en anglais, et les discussions ont lieu dans cette langue. Or les pays concernés d’Afrique, qui représentent 94 % de la population ACP, ont, très largement, le français comme langue véhiculaire. Bonjour la francophonie l'influence de la France en Europe…

Séparer pour mieux régner est la devise de l'U.E. Elle divise ainsi les ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique autrement dit les anciennes colonies) signataires des accords de Lomé en six régions :Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Corne de l’Afrique, Afrique australe, Caraïbes et région Pacifique. Et elle négocie avec chaque sous ensemble séparément. Pour la Commission, il ne s’agit pas de traiter les pays ACP en partenaires, mais bien d’organiser leur mise en concurrence, c’est-à-dire, selon la formule désormais consacrée, de les « intégrer dans le commerce mondial ». Les négociations visent à remplacer les mécanismes de solidarité des conventions de Lomé par la concurrence économique et commerciale orchestrée par l’OMC. La convention de Cotonou contraint ainsi des économies faiblement développées à affronter sur un pied d’égalité les entreprises des pays les plus riches. La vision du monde que propage désormais l’UE, à l’instar des États-Unis, s’organise autour de l’idée dominante de compétition.

L'U.E. ressert le discours des lobbies patronaux selon lequel les dérégulations favoriseraient les investissements. Elle exige donc la suppression des restrictions aux investissements dans le domaine des services. Il s’agit, en fait, d’interdire à ces pays de choisir eux-mêmes les investisseurs étrangers et de définir quel type de société ils entendent construire. Elle exige la concurrence, dont il faut assurer, selon une expression digne du traité constitutionnel européen, le caractère « libre et non faussé » ; les marchés publics, où elle entend qu’entreprises étrangères et entreprises nationales soient traitées sur un pied de stricte égalité ; et enfin l’investissement, où elle réclame une dérégulation des régimes en vigueur dans la plupart des pays ACP.

Les firmes européennes entendent opérer en toute liberté là où elles investissent, et tirer le profit maximum de l’absence d’exigences salariales, de législations sociales et de contraintes environnementales.C'est le renard libre dans le poulailler...

Mais la résistance s'organise. Ainsi en 2004, à Maputo (Mozambique), des centaines d’associations africaines, réunies à l’invitation de Third World Network Africa, un des réseaux altermondialistes les plus actifs, adoptent la déclaration de Maputo. Véritable document fondateur de la résistance africaine à la recolonisation par le libre-échange, elle dénonce les APER https://www.qwant.com/?q=afrique+APER&client=opensearch comme un instrument de la domination européenne sur les marchés émergents ; comme une agression contre les droits à l’autodétermination et à la souveraineté sur les ressources et les capacités des États ; comme une volonté d’exacerber les tensions entre sous-groupes africains et comme une négation des préoccupations légitimes des pays africains demandant un changement des règles de l’OMC. Reprise par le Forum social africain (Lusaha, décembre 2004), elle appelle à une transformation radicale des relations entre l’Europe et les pays ACP, fondée sur un principe : l’émancipation des peuples africains doit être leur propre œuvre.

A l'approche de la signature ou non des APE (dans les jours qui suivent), dans les pays d'Afrique concernés, des manifestations se multiplient - Pétitions, action d'information des populations, mobilisation des citoyens pour interpeler les députés, les collectivités locales, les administrations - contre la signature imminente de ces accords APE. Et leur logique de recolonisation déguisée de l'Afrique.

Tafta, APE, même logique de la loi du plus fort, mêmes combats à mener.

 

 

 

Sources et liens :

http://www.pressafrik.com/LES-APE-ou-la-logique-d-une-recolonisation-deguisee-de-L-Afrique_a149779.html

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/JENNAR/11912#tout-en-haut

http://www.senxibar.com/Accords-de-partenariat-economique-ACP-UE-La-coalition-Non-aux-APE-demande-a-l-Etat-de-suspendre-sa-signature_a35645.htm

http://www.acp.int/fr

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/JENNAR/11912#nb11

 

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