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24/05/2015

Ouiquinde gastronomique de Féria : La gardiane camarguaise

Gardiane.jpg

 

 

Tout Provençal se doit, au moins une fois l'an,

D'aller se ressourcer, reprendre son élan,

De mettre le vaisseau de sa vie au grand largue

Dans l'eau, le sel, le vent, le soleil de Camargue.

Terres demi-noyées, secouées de mistral

- Jumeau du fleuve-dieu, fleuve d'air magistral ­

Pétries et façonnées par le Rhône et la mer,

Puis soudain ravagées par le fleuve en colère.

Terres où le soleil fait naître des mirages,

Terre où le sol et l'onde hésitent leur partage,

Terres de solitude, rivages de naufrage,

Qui mesurent les hommes à l'aune du courage.

Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants,

Boue sèche et craquelée, cristaux étincelants

Du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens

Des tamaris en fleurs d'où s'envolent soudain

Des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains,

Royaume incontesté des flamands africains.

Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages,

Où Mithra règne en dieu depuis le fond des âges.

Il faut voir la Camargue lorsque 1 'hiver l'étreint

Lorsque le ven terraù sauvage court sans frein,

Lorsque les Camarguais déplacent la manade:

Des milliers taureaux menés en cavalcade.

Conduits par cent gardians, par cent puissants centaures

Défile l'infernal troupeau de minotaures,

Taureaux noirs, chevaux blancs, aux narines fumantes

Remplissent la contrée d'une clameur géante.

Taureaux dont les meilleurs combattront dans l'arène

Face aux hommes, mains nus, que leur fierté entraîne

Entre les noirs poignards. Pour la rouge cocarde

Et les yeux d'une belle, ils défient la Camarde !

Certains de ces taureaux, à l'ardeur légendaire,

Adulées tels des dieux par la gent populaire,

Sont enterrés debout et ont leur mausolée,

Comme le grand Goya (1), l'immense Sanglier (2).

Ceux qui n'ont pas le sang pour les j eux et la gloire

Termineront leur vie dans une rôtissoire,

Car en mangeant Mithra, les Provençaux dévorent,

Avec sa chair, sa force. Et, ce faisant, l’honorent.

Cette hostie des gardians s'appelle "La gardiane".

Oh ! Victor. Et alors, on les coupe ces couennes ?

Bien sûr, petit, mais je voulais que tu comprennes

Que c'est un plat sacré, et qu'il en vaut la peine.

Fais mariner trois tranches de taureau bien épaisses

Dans le l'huile d'olive. Ajoute avec largesse

Poivre et clous de girofle, ail, oignon, thym, laurier.

Laisse toute la nuit, comme pour du gibier.

Au fond de ta marmite, en fonte uniquement,

Dispose quelques couennes, de porc évidemment,

Sur lesquelles tu places une première tranche.

Couvre avec de l'oignon et de l'ail effilés,

Carottes en rondelles et du persil en branche,

Sel, poivre du moulin, un anchois en filets.

Tu fais ainsi trois couches. Enfin, pour terminer,

Zeste d'orange séché, girofle, laurier, thym,

Puis tu mouilles avec six grands verres de bon vin,

Du Costières-de-Nîmes, rouge carabiné.

Mets ta marmite au four, fermée soigneusement,

Et fais cuire cinq heures, doucement, lentement.

Ce taureau parfumé, tendre, confis, moelleux,

Découvre-le sur table, et accompagne-le

D'une jatte fumante de riz long camarguais.

Dans les verres tu sers un Gallician bien gai.

Mais attention, petit, le riz est un plat riche,

N'en fais pas - c'est courant - de la colle d'affiche.

Pour qu'il ne colle pas, tu dois bien le laver,

C'est donc tout l'amidon qu'il te faut enlever.

Dans une jatte creuse ou un plat similaire,

Tu frottes entre tes mains le riz dans de l'eau claire,

Tu changes et recommences dès que ton eau blanchit,

Après quoi tu égouttes, tu bois et réfléchis :

Il y a plusieurs façons de cuire le riz blanc,

Comme les Espagnols, comme les Catalans,

Comme les Vietnamiens ou comme les Créoles,

Surtout pas comme les Français de métropole !

À Saigon ou Vientiane, à Phnom Pen ou... Paris

C'est deux mesures d'eau par mesure de riz,

Tu couvres quand ça bout et tu réduis la flamme,

Si ça attache au fond, tu n'en fais pas un drame,

Tu ne sales pas l'eau, tu ne remues jamais,

Et tu laisses gonfler en tenant bien fermé.

Mais comme à Fort-de-France ou bien à Pointe-à-Pitre,

Tu fais bouillir ton riz dans de l'eau, plusieurs litres,

Légèrement salée. Quand c'est cuit tu égouttes,

Puis tu réserves au chaud, du beurre tu ajoutes.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Trois tranches épaisses de taureau à braiser, environ un kilo, - 4 ou cinq couennes de porc, - 1 kilo d'oignons paille émincés, - 2 têtes d'ail épluchées et également émincées, - 1 kilo de carottes découpées en rondelles, - 4 ou 5 branches de persil non frisé, - 3 anchois en filets, - 3 verres d'huile d'olive, - 3 cuillerées à soupe de sel de Camargue, - poivre noir du moulin à la demande, - 6 clous de girofle, - 4 feuilles de laurier, - 3 cuillerées à soupe de sommités sèches de thym ou 3 ou 4 belles branches de thym frais, - 1 zeste d'écorce d'orange séché, - 1 bouteille de bon vin rouge, - 500 grammes de riz long de Camargue.

 

Les vins conseillés :

La gardianne est un plat de haut goût qui demande des vins rouges puissants, épicés, tanniques. De grands Costières-de-Nîmes, comme les Gallician font parfaitement l'affaire. Mais on l'accompagnera également avec bonheur d'un Côtes-du-Rhône de Saint-Joseph, d'un Croze-Hermitage, d'un Vacqueyras, d'un Gigondas, d'un Lirac ou d'un des nombreux crus "Villages" des Côtes-du-Rhône.

 En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Fitou, Collioure.

 En vins de Provence: Bandol, Bellet, Palette, Pierrefeu, Gonfaron.

 

(1) (2) "Goya ", "Sanglier": noms de taureaux cocardiers célèbres. "Goya" a une statue à Beaucaire, "Sanglier" un mausolée à l'entrée de Le Cailar, en Camargue.

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

23/05/2015

MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO

 

monsanto crane fourchettes.jpg

 

 

Aujourd'hui, samedi 23 mai 2015 des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&Co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà l'an dernier àla même époque, dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants.

 

On connait Monsanto pour sa volonté opiniâtre de nous faire bouffer des OGM. Mais cette firme est bien plus nuisible que ça. Jetons un coup d’œil sur le terrible « palmarès » de cette entreprise de destruction massive à travers cet article du site Les moutons enragés 

 

 

Voici la liste des marches régionales :

 Amiens : Rendez vous de 14h, plusieurs départ de marches, 15H Place du Palais de justice https://www.facebook.com/events/1430595230589707/
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Avignon : Rendez-vous fixé à 10h devant MONSANTO à St Andiol suivi à 13 heures d’un picnic à AVIGNON , place Piehttps://www.facebook.com/events/697211193717822/
- 
Besançon, soirée débat "Le monde selon Monsanto" ciné V. Hugo à 20h30 https://www.facebook.com/events/641892865911947/
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Bayonne : rendez-vous à 10h, devant la mairie, 1, av. du Maréchal-Leclerc https://www.facebook.com/events/1446511682254117
- 
Bordeaux : rendez-vous à 14h, place Victoire https://www.facebook.com/events/433120260190336/
- 
Brest : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/663061860468975/
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Caen : rendez vous à 15h place du Théâtre (à confirmer) https://www.facebook.com/events/850962354970901
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Carhaix : rendez vous à 14h à l’espace Glenmor (pique nique à 11h au manoir de Kerampuilh) https://www.facebook.com/events/643366982435444
- 
Chalons-sur Saone, place St vincent à 10h30 : http://www.lejsl.com/…/une-marche-contre-monsanto-les-ogm...
- 
Cherbourg : rendez vous à 15h place du Théâtre https://www.facebook.com/events/625997460862465/
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Clermont Ferrand : Rendez-vous à 14H Place DELILLE https://www.facebook.com/events/1611872439032444
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Corse à Bastia, à 14h30 place vincetti-citadelle : https://www.facebook.com/events/751413961645003
- 
Dijon, Rendez vous à 11H place de la Libération : https://www.facebook.com/events/821766247910398/
- 
Grenoble : rendez vous à 14h https://www.facebook.com/events/1032751636742869/
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Ile de la Réunion : rendez vous de 9h à 16h au Marché Forain de Saint Pierre https://www.facebook.com/events/456583424495447/
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La Rochelle : Place de Verdun à 15H https://www.facebook.com/events/378367785682156/
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Laon : rendez vous de 10h à 16h Place des Droits de l’Homme http://nonogm02.canalblog.com
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Lille : rendez-vous à 14h, Grand-place https://www.facebook.com/events/1542680492652211/
- 
Limoges : Rassemblement 14h30 Place de la Mottehttps://www.facebook.com/events/1632412276990562/
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Lorient : rendez vous à 14h, place Jules Ferry Lorient https://www.facebook.com/events/856377734434189/
- 
Lyon : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/652392381555877/
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Marseille : rendez-vous à 14h, Le Kiosque à musique, en haut de la Canebière https://www.facebook.com/events/912268158804334
- 
Montpellier : rendez-vous à 14h, place Royale du Peyrou https://www.facebook.com/events/360112537512276
- 
Nancy : rendez vous à 15h place Maginot https://www.facebook.com/events/826981247338426
- 
Nantes : rendez-vous à 14h, place Royale https://www.facebook.com/events/420568914773141
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Nice : Rdv 14H https://www.facebook.com/events/991536840873684/
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Nîmes : rendez-vous à 14h30, avenue Feuchères (face à la gare) https://www.facebook.com/events/1555220608094067/
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Nouméa, Nouvelle Calédonie Rassemblement place des cocotiers le Samedi 23 mai de 10h à 12h https://www.facebook.com/events/1409072039416552/
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Paris, rendez-vous à 16h Place Denfert Rochereau : https://www.facebook.com/events/996899193657121/
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Peyrehorade (où il y a une usine de Monsanto) : rendez vous à 10h devant leur usine à Peyrehorade https://www.facebook.com/events/637272466418738
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Rennes : rendez vous à 14h devant la Mairie de Rennes, place de la mairie https://www.facebook.com/events/1617007215185992
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Saint Barthélemy Rendez-vous à 16H à la Capitainerie : https://www.facebook.com/events/703485186443616/
- 
Salon de Provence : rendez vous à 15h00 place de l’hôtel de ville, puis soirée débat "Le Monde selon Monsanto" https://www.facebook.com/pages/Les-Engag%C3%A9s/732156866...
- 
Strasbourg : rendez-vous à 14h, devant le Parlement européen, pour rejoindre le village des alternatives https://www.facebook.com/events/1540787802832413/
- 
Thionville, 11h30 parc Wilson (picnic) https://www.facebook.com/events/1037627329585046/
- 
Toulouse : rendez vous à 11h Square Charles de Gaulle https://www.facebook.com/events/1562576807362400/15778078...
- 
Tours : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/773730486044457/

Mais aussi en Belgique à Bruxelles : Rendez-vous à 13H Notre Dame du Finistère (à côté de l’entrée de l’Inno) Rue Neuve https://www.facebook.com/events/803813839656434/

Et en Suisse à Morges https://www.facebook.com/events/1590319794543006/

Sans oublier nos amis Burkinabès qui manifesteront à Ouagadougou ! Combat Monsanto et le Collectif citoyen les Engraineurs

 

 

Pour mener cette lutte quotidiennement, voici une

liste des produits Monsanto

que l'on peut 

éviter d'acheter

 

 

produits monsanto_1.jpg

 

Liens utiles :

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/sophie-malaponti-marche-contre-49978

http://www.collectif-lesengraineurs.com/

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/09/17/monsanto-les-10-ab...

https://mrmondialisation.org/monsanto-les-produits-a-boycotter-liste-des-marques-a-connaitre-sante-nutrition/

 

Photos X - Droits réservés

22/05/2015

Les vertus de Cannes et de Rolland-Garros : éviter au Peuple de penser !

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On est en train de se farcir les couenneries de Cannes où s'exposent, où s'étalent des montagnes de vanité, des tombereaux de nullités à paillettes. Et les merdias de nous rebattre les esgourdes avec les insignifiances de quelque « star », de nous goinfrer les mirettes avec les images fugitives du calbar en dentelles d'une « vedette ». Les états d'âmes des gens du vide ! Bof...

 

Et dans la foulée, on va subir les « exploits » de quelques klampins qui se renvoient laborieusement une petite baballe jaune en criant, à Rolland-Garros. Puis, après, on aura droit au Tour de France. Encore que ça, j'aime. Ça fait voyager...

 

Ah ! N'oublions pas les mononeuronnés qui vont rouler à fond la caisse, comme un pet sur une toile cirée, devant le plus beau ramassis d'escrocs que le monde puisse porter : le grand prix de Monaco...

 

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, des escroqueries sans vergogne des politicards de tous bords, de léchage du cul des banques, de la montée des nationalismes partout dans le monde, du terrorisme de plus en plus présent, du flicage généralisé, etc...

 

Enfumage général. Occuper l'esprit de la « populasse » (c'est ainsi qu'ils parlent de nous entre eux, les parasites qui nous gouvernent si mal) avec de l'émotionnel, du fait-divers, des « peoples », du sport. Faire la Une avec les douleurs de dos de Tsonga ou les crampes de Nadal ! Important ça coco...

 

Et insinuer au « populo », sournoisement, la peur via l'insécurité sociale organisée. La peur via les risques d'attentat. Et avant tout la peur du chomdu. La peur incite à la soumission envers ceux qui prétendent pouvoir les « protéger »... Tremblez, braves gens, et obéissez servilement : Big Brother et Big Bâton veillent sur vous !

 

Surtout éviter au peuple d'être lucide, ça ne fait pas un citoyen bien obéissant la lucidité.

 

Surtout éviter au peuple de penser ! Croire aux niaiseries des religions, ça va. Mais surtout lui éviter de penser.

 

De la pensée naît l'inquiétude et l'inquiétude, c'est pas bon pour les affaires...

 

Illustration X - Droits réservés

 

21/05/2015

Moyen-Orient : Ah ! La belle guerre de religion !

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Daech bouffe l'Irak et la Syrie jour après jour. Ramadi en Irak (100 km à l’ouest de Bagdad) la semaine dernière, Palmyre en Syrie (80 km de Damas). Les troupes des armées régulières qui lui sont opposées semblent plus douées pour la course à pied que pour la lutte gréco-romaine...

 

Côté Irak, les bidasses mal payés, mal entraînés, peu motivés à laisser leur peau (Pour quoi ? Pour qui ?) foutent le camp en abandonnant les armes, les véhicules, les munitions aux mains des djihadistes de Daech. Du bel et bon matos à tuer made in USA. En face, Daech a récupéré l'essentiel des cadres de l'armée de Saddam Hussein, jetés à la rue par l'incommensurable konnerie étazunienne. Les trésors de Palmyre vont subir le sort des antiquités de Mossoul ou de Nimrod : vendus aux riches collectionneurs (Etazuniens pour la plupart) pour ce qui est démontable, explosés pour les autres. Pour ces obscurantistes sauvages, tout ce qui n'est pas islam (enfin, leur conception de l'Islam) n'existe pas... Des barbares bourrés de thunes, ils « gagnent » avec la vente du pétrole et des antiquités autour de un million de dollars par jour! Et malgré leurs exactions – décapitations, massacres de civil pour « collaboration avec le régime » - ils bénéficient d'une certaine popularité parmi les populations (sunnites) conquises parce qu'ils se présentent comme le rempart et de glaive sunnite face aux « mécréants » chiites.

 

Côté Syrie, l'armée du régime (allaouite, donc presque chiite) est fatiguée, manque de munitions, semble douter de sa mission, ou préfère peut-être se replier pour défendre Damas, à deux heures de pick-up de Palmyre. On a accusé Bachar El Assad de tous les maux. Va-t-il pourtant falloir l'aider à défendre Damas ? Ou laisser les terroristes de Daech triompher ?

 

Dans quelques jours va s'ouvrir une conférence entre les diverses parties de la coalition hétéroclite des ennemis de Daech. Que pourront-ils se dire, sinon constater leur impuissance tant militaire que diplomatique ? Pour une bonne raison : le seul pays capable de défaire, sur le terrain, au sol, les barbares fanatiques sunnites de Daech ne sont pas les soldats d'opérette de l'Arabie saoudite ni les frappes aériennes mais les Iraniens, qui possèdent une armée puissante, bien équipée, aguerrie et motivée. Seulement voilà : les Iraniens ne sont pas invités à cette conférence ! Allez savoir...

 

Alors, quand Damas va tomber aux mains de Daech, que faudra-t-il faire ? Le Liban sera la première cible. Mais là, il y a le Hezbollah, donc les Iraniens... Que feront les Occidentaux ? Que feront les Russes (qui ont une base navale importante en Syrie). Que feront les Israéliens (bien « compréhensifs » jusqu'à présent au sujet de Daech) ? Que feront les Turcs (eux aussi bien « compréhensifs » avec Daech) ?

 

Au fait, on assiste aux derniers soubresauts de la main mise anglo-franco-étazunienne sur les pays du Moyen-Orient de l'ex-empire ottoman. Les frontières artificielles, dessinées pour séparer afin de mieux régner pour mieux piller, s'effacent. Place très bientôt au grand affrontement religieux intra-islamique entre les chiites de l'Iran et d'une grande partie de la population de l'Irak et les sunnites du reste du Moyen-Orient. Entre Perses et Arabes, rivaux ancestraux. Ça a déjà commencé au Yémen.

 

Et nous dans ce foutoir sanglant ? Bof. Le mieux est de s'en tenir le plus loin possible. "Qu'ils se démerdent entre eux, qu'ils s'étripent si ça leur chante. On pourra toujours leur vendre des armes..." pensent-on discrètement.

 

Ouais... C'est oublier les millions de réfugiés qui vont fuir ces zones à feu et à sang. Et où viendront-ils ?

 

Devinez.

 

Mondo cane...

 

Photo X - Droits réservés

 

20/05/2015

Mieux que le nucléaire: Vive la merde, énergie propre et renouvelable !

gaz de merde en chine.jpg

 

 

En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Tous ceux qui nous font chier, tous ceux qui sèment la merde, tous ceux qui la remue, tous ceux qui nous y mettent jusqu’au cou peuvent devenir des sauveurs de la planète ! La merde, il y en a partout, tous le monde en fait, du plus riche au plus pauvre, sans distinction de race, de couleurs, de religions, d’âge, de condition sociale. La merde, voilà notre sauveur !

Pompons la merde, et pompons-la gaiement !

 

« Fille de roi, de ta beauté si fière

Tu dois chier, ainsi dieu l’a voulu

Ton cul royal, comme un cul prolétaire

A la nature, doit payer son tribu…

Et puisqu’il faut que rien n’se perde

Dans la nature, où tout est bon

Ami pressons la pompe à merde

Le jour parait à l’horizon…. »

 

Un jour de gloire, un jour radieux se lève enfin sur l’humanité grâce aux produits de nos boyaux culiers, mais aussi des merdes de vaches, de cochons, de poules, de mac-do. Le grand œcuménisme du saint Caca !

 

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier. Eh bien les Honorables fils de Confucius ont pris au mot le génial physicien français : ils transforment, à échelle industrielle, la merde humaine ainsi que les lisiers en BIOGAZ ! Et ça marche du feu de dieu !

Mais ce merdo-carburant industriel ne fait que reprendre des procédés mis en service au niveau familial depuis longtemps dans la province du Si-chouan. Il existe dans cette région rurale de Chine des milliers de réalisations qui transforment la merde tant humaine qu’animale en biogaz directement utilisé par la famille, sur place, pour la cuisine et l’éclairage, voire la production d’électricité avec une installation collective plus importante.

Ecoutons la narration de Florita Botts, une voyageuse à l’esprit ouvert : (.../...) J'ai été menée dehors, derrière la maison. Le cadre et la femme au foyer m’ont montré un couvercle dans la terre, avec un tube en plastique émergeant de lui et menant par le mur de leur cuisine. Sous ce couvercle, il y avait un puits hermétique appelé le « digesteur », où les déchets organiques fermentaient et créaient le biogaz. Le gaz était amené dans la maison par le tube en plastique.

À côté de la maison étaient deux hangars. C'était la porcherie de la famille, contenant deux porcs roses très propres reniflant et grognant. Leurs excréments et urine s'écoulaient par une gouttière inclinée directement vers le digesteur souterrain. L'autre hangar était le WC de la famille. Il était également écoulé directement dans le digesteur de biogaz. La porte des latrines a été ouverte de sorte que je puisse aller voir tandis que le cadre expliquait. C'était un deux-sièges. Il n'y avait aucune puanteur.

Les excréments de porcs et d'humains déversés dans le réservoir souterrain sont mélangés à des déchets végétaux tels que des tiges de paille ou de plantes, avec assez de boue liquide pour créer une couverture étanche protectrice, sous laquelle des microbes travaillent pour fermenter ce mélange et pour produire le biogaz. Cela est défini comme une fermentation anaérobie. 

Le cadre m’a expliqué que les excrétions d'une famille de quatre personnes et deux porcs fournissaient les besoins de carburant du ménage quotidien. Non seulement ce système produit un carburant propre, inodore, sans fumée, mais il fournit également un engrais organique au contenu élevé d'azote et de phosphore. Le gaz sort d’une boue liquide - également inodore. Cette boue est écopée régulièrement par une sortie ouverte à côté du digesteur et épandue directement sur les récoltes.

Un autre aspect extraordinaire du biogaz est sa contribution  au contrôle de la pollution et à un environnement sain. Pendant le processus de fermentation, les parasites intestinaux - comme le ténia, ankylostome, amibes - les bacilles de bactéries entériques, de dysenterie et de paratyphoïde sont détruits. C'est un dispositif extrêmement important de santé publique dans des conditions tropicales et subtropicales. Il signifie que les latrines sont non polluantes, et que l'engrais propre retourne au sol et aux récoltes.

 

Bon, je vous laisse, je vais de ce pas sauver la planète !

 

Sources :

http://www.lepost.fr/article/2010/05/18/2077429_la-m-e-r-...

http://www.drylandfarming.org/FB/Biogas4.html

 

Illustration X - Droits réservés

19/05/2015

Au bistro de la toile : profs,Outreau, Boulin, Kerviel...

chimulus bistro copie.jpg

 

- Ça y est Victor, les profs sont dans la rue : ils gueulent contre la énième réforme de l'enseignement...

 

- Chaque gouvernement veut faire « bouger le mammouth » mais il est sacrément lourd le bestiau ! Force est de constater que nos mistons ne savent plus lire, ni écrire, ni compter, encore moins penser. Pourquoi ? Des palanquées de bonnes intentions qui s'avèrent bidons à l'usage, des changements de programme constants, des rivalités de chapelle ont foutu en l'air, en 40 ans,ce qui fut l'un des meilleurs système éducatif du monde et qui est devenu au fil des « réformes » une fabrique de crétins ignares voire analphabètes. Qui est responsable ? Les profs ? Les politiques ? Les parents d'élèves ? Les syndicats ? Les programmes ? Un peu tous. Le triste résultat, c'est que l'école, marche-pieds vers la réussite, est devenu l'école de l'échec et de l'inégalité sociale. Les hussards noirs de la République doivent se retourner dans leur tombe...

 

- Et ces histoires de Justice qui reviennent, Victor. Outreau. Boulin. Kerviel...

 

- Ce n'est pas glorieux pour l'institution judiciaire.

 

Outreau. C'est le procès d'un acquitté ! Á quoi elle joue la justice ? Elle est à la paillole et elle gaspille du pognon – quinze jours de procès, des dizaines de magistrats, flics, huissiers, etc. mobilisés – pour « juger » un pauvre jeune qui a été déjà acquitté et lavé de toutes les accusations dont il était l'objet pour sa période « adulte », et qui est jugé aujourd'hui pour sa période « mineur »! On marche sur la tête. Accusation de viol envers des enfants alors que lui-même était adolescent. Accusation jamais formulée par les deux enfants « victimes » durant le premier procès ! Mais je viens d'entendre ce matin que ces deux gosses, maintenant des hommes, demandent plus...de pognon ! Et le pauvre Daniel Legrand, saccagé psychologiquement, dont la vie est fracassée pour longtemps, va devoir de nouveau se trouver au centre de ce torrent de boue, jouet d'une Justice qui, dans cette affaire, ne mérite pas son nom.

Boulin. Voilà un ramdam que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Robert Boulin, ministre du travail du gouvernement Barre sous la présidence Giscard, est retrouvé « suicidé » dans un étang de la forêt de Rambouillet. Suicidé avec des marques de coups sur la gueule et autres anomalies. La Justice conclut au non-lieu. Pourtant... Des palanquées d'embrouilles dans l'enquête : double découverte du corps, disparition de pièces, refus d'entendre des témoins, modification de lettres, disparition d'archives (16 années!!!) du ministère de la justice comme de la mairie de Libourne (dont Boulin était maire), etc. R.A.B. ! Non-lieu, dit la Justice... Sauf que la fille du « suicidé » est particulièrement tenace. Elle vient de porter une nouvelle plainte avec un fait nouveau : un témoin qui s'est trouvé face à face avec la voiture de la victime à proximité des lieux de sa mort. Et cette personne a vu dans la voiture 3 personnes : un chauffeur qui n'était pas Boulin, celui-ci en place passager et un troisième individu derrière lui ! Probablement des « demoiselles d'honneur » pour le « suicidé » !

Kerviel. Là encore, tout a été fait pour coller cette affaire de banksters sur le seul râble de Kerviel. La Société Générale, employeur du trader qui lui a fait perdre 5 ou 6 milliards d'euros ? Hors du coup ! Pas au courant la hiérarchie. Ben voyons... Qui va croire ça ? Ben, les juges chargées de l'affaire. Sauf qu'une enquêtrice importante reconnaît maintenant bien des embrouilles dans son travail...

 

- Ah ! Au fait, les flics qui ont poursuivi les jeunes jusque dans un transformateur EDF ont été relaxé. Dix ans après.

 

- « Selon que vous serez puissant ou misérable,

Les jugements de cour vous rendrons blanc ou noir... »

 

Illustration: merci à Chimulus

 

18/05/2015

Avis de gros temps : Mistrals en Rafales...

mistral perdant MissLilou.jpg

 

Notre marchand de bouts de fer qui tuent se gargarise des ventes de Rafales, de frégates, de missiles à ces belles et saines démocraties que sont le Qatar, l'Arabie Saoudite, l’Égypte. On n'est pas le pays des droits de l'homme (des Personnes humaines, pardon) pour rien : la France ne vend des engins de guerre (défensifs, ben voyons!) qu'à des clients présentables, étiquetés « démocratie » (enfin, disons plutôt inféodés aux États-Unis...).

 

Ce qui n'est pas le cas de ces salauds de Russes. Ah mais ! Des gens qui ont répondu favorablement à la volonté des gens de Crimée, des gens qui osent avoir quelque sympathie pour ces salauds d'indépendantistes de l'Est de l'Ukraine qui ont l'impudence de refuser les diktats des nazis mis au pouvoir à Kiev par la Cia...

 

Donc, not'bon président Hollande (Ouille!), drapé dans son droit-de-l'hommisme offusqué, refuse de livrer aux Russes des bateaux conçus conjointement, fabriqués chez nous et payés par les Russes. Il aurait été capable de prendre une décision notre pistachié en chef ? Allons, allons. Toutou docile, il obéit surtout aux injonctions d'Obama, le black-bush qui sévit aux États-Unis, celui-là même qui a semé la zizanie en Ukraine, celui-là même qui installe les forces belliqueuses de l'Otan en encerclement de la Russie. Eh ! Les États-Unis, - premier marchand d'armes du monde - voient d'un mauvais œil d'une part un concurrent s'émanciper, de l'autre une puissance qui les ont faits trembler au temps de l'URSS relever la tête et montrer ses muscles.

 

Ça va nous coûter un bras cette konnerie. Rappelons les faits. En juin 2011, la DNCS/STX, constructeur naval français, signe un contrat de 1,2 milliard d'euros avec la Russie pour la construction de deux BPC (bâtiments de projection et de commandement), navires polyvalents modernes de la classe Mistral. Le premier navire, le Vladivostok, est terminé, il a été homologué à la mer, des équipages russes sont venus pendant plusieurs mois le découvrir et s'y former à Brest. Il devait être livré en novembre 2014. Mais patatras ! Obama fait les gros yeux à François Hollande (Ouille!) et celui-ci, de tergiversation en reculades, se retrouve dans une impasse aussi humiliante que ruineuse : un fournisseur refuse de décider de livrer ou non à son client des marchandises que celui-ci a déjà payées ! Bonjour la fiabilité commerciale. Après ça, va-t'en chercher de nouveaux clients !

 

L'annulation de la vente des BPC Mistral à la Russie coûterait entre 2 et 5 milliards d'euros à la France au titre du contrat non rempli, soit quatre fois le montant du contrat ! Car au prix direct des navires, il convient d'ajouter les frais de formation engagés par les Russes, la construction d'infrastructures à Vladivostok, où devait être basé le premier Mistral, et la fabrication de quatre hélicoptères de combat Ka-52. De plus, ces bâtiments ont été construits en fonction de contraintes spécifiques à la flotte russe. Les vendre à un pays tiers serait donc livrer à ce tiers bien des secrets concernant l’infrastructure navale militaire russe. Ce que Moscou ne veut évidemment pas. La France ne peut donc pas vendre ces bateaux à d'autres qu'aux Russes. Les garder pour nous ? Notre attitude inamicale, voire belliqueuse vis-à-vis des Russes n'incite pas ces derniers à l'accepter. Et puis, en a-t-on besoin ? Non. On a déjà les nôtres. Alors que faire ? Les démanteler ? Les couler ? Bonjours la gabegie, bonjour le grotesque...

 

Cet épisode ridicule interpelle sur les « amitiés » de la France et de l'Europe. Les intérêts bien compris de l'Europe sont-ils à l'Ouest, vers ces États-Unis impérialistes et belliqueux mais séparés par un océan, ou à l'Est, vers cette Russie si proche de nous au niveau ethnique, culturel et surtout géographique ? L'Union Européenne, avec la Russie, quintuplerait sa superficie, aurait une population dépassant les 700 millions d'habitants, soit le double des États-Unis, le Pib des deux attendrait près de 40 % du Pib mondial, en faisant la première puissance industrielle et commerciale du monde. Cette entité serait largement autosuffisance en matières premières comme en hydrocarbures. Sans parler d'une puissance militaire dissuasive pour quiconque aurait la folie de s'y frotter... Elle n'aurait besoin de personne.

 

Au lieu de ça, « on » se laisse enfumer par les mensonges, les menaces, les coups fourrés yankees, jetant ainsi la Russie dans les bras de la Chine qui n'en demandait pas tant !

 

Bon. Alors François, tu les livres ou merde ces Mistrals !

 

Illustration: merci à Miss Lilou

 

 

17/05/2015

Ouiquinde gastronomique: la tajine de Sabine

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Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 1 épaule d'agneau désossée, - 4 oignons émincés, - 1 kilo de carottes, - 1 botte de coriandre frais, - 6 branches de persil plat, - 1 bon morceau de gingembre frais râpé, - 3 gousses d'ail, - 1 cuillerée à café de poudre de cannelle, - 1 cuillerée à café d'harissa, - 3 hectos d'olives noires dénoyautées.

 

Les vins conseillés:

À plat puissant, vins généreux. Pour l'agneau en tajine, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du­-Comtat, Beaumes-de-Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-­Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou, Corbières, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

* * * * * * * *

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Aux portes du paradis, un nouvel arrivant commence son récit: 
- Cela faisait un certain temps que je soupçonnais ma femme d’avoir une relation extra conjugale. Je suis donc rentre chez moi à l’improviste et évidemment, je l'ai trouvé complètement nue sur le lit. J’ai immédiatement fouillé l'appartement pour trouver le coupable. En vain. Et puis, je me suis souvenu qu'habitant le 15ème étage d'une tour, nous disposions d'un petit balcon. J'ai donc ouvert la porte-fenêtre et c'est la que j'ai vu cet homme suspendu dans le vide et s'agrippant à la rambarde du balcon. Je lui ai piétiné les mains pour qu'il tombe, mais il tenait bon. Alors je suis parti chercher un marteau. A grands coups sur chaque main, il a fini par lâcher prise. Mais un arbre a amorti sa chute. Voyant qu'il bougeait encore, j'ai attrapé le réfrigérateur de la cuisine et je l'ai fait basculer sur cet individu. L'effort a été si violent que j'ai succombé à une crise cardiaque. Et donc me voilà. 

- Ah bon ! Répond St Pierre passionné. C'est bon vous êtes admis au paradis.

 

Un second homme se présente peu après et commence à raconter l'histoire de sa mort a St Pierre: 
- Voyez-vous, débute-t-il, j'étais en train de repeindre mon balcon au 17ème étage d'une tour. Mon tabouret a vacillé et j'ai basculé dans le vide. Mais j'ai eu la possibilité de me rattraper à un balcon, deux étages plus bas. Je pensais être sauvé quand le propriétaire de ce balcon a commencé à me piétiner les mains puis à me casser les doigts à coups de marteau. Il était fou furieux que je m’accroche à son balcon. Et pire, lorsque j'ai lâché prise, comme je ne suis pas mort tout de suite, il m'a balancé son frigo sur la tête pour m’achever.

 

St Pierre : 
- Oui, j'ai entendu parler de cette histoire, vous pouvez entrer au paradis.

 

Un troisième homme arrive et entame, lui aussi, son récit à St Pierre: 
- Franchement, je ne sais pas comment c'est arrivé ! J’étais caché à poil dans un frigo et me voilà !!! 

 

 

16/05/2015

Ouiquinde érotique, de Baudelaire à Magritte

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Les promesses d'un visage

 

J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,

Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;

Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,

Une riche toison qui, vraiment, est la sœur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure !

 

Charles Baudelaire

 

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15/05/2015

La GPA (Gravidité Pour Autrui) légitimée par le Tribunal de Grande Instance de Nantes ?

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En mars, le parquet de Nantes, compétent en matière d’état civil pour toute la France, s’était opposé à la transcription à l’état civil français des actes de naissances de trois enfants, nés de GPA (en Ukraine, en Inde et aux États-Unis). Mais, très récemment, le tribunal de grande instance (TGI) de la ville lui a ordonné de procéder à cette transcription.

 

Quid des belles paroles du premier ministre Manuel Valls assurant en octobre dernier que la reconnaissance des enfants nés par GPA resterait interdite en France, malgré la condamnation par la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) ? Reconnaître ces enfants, n'est-ce pas légitimer la GPA ? La décision, attendue en juin, de l'instance judiciaire suprême en France, la Cour de cassation concernant les cas de deux enfants nés en Russie et toujours privés de papiers sera décisive pour régler l'imbroglio juridique de ces «fantômes de la République».

 

La GPA, les mères porteuses - autrement dit le commerce du ventre des femmes - est un très mauvais combat. Loin d'être un progrès, c'est une cause régressive et une insupportable aliénation. Elle conduit à une exploitation éhontée des femmes pauvres. On interdit la prostitution (la location du vagin) et on autorise la GPA (la location de l'utérus)... Quel progrès !

 

Il y a d'autres combats à mener que celui-là. Il y a eu les combats contre le servage, contre la domesticité, puis l'abolition de l'esclavage, enfin la fin de l'infériorité juridique de la femme. Puis les combats des féministes : « mon corps m'appartient ! » Et tout ceci pour en arriver à la marchandisation du corps féminin ? Donc à l'aliénation d'une personne par d'autres. Et ça ne choquerait pas le peuple de gauche qui se laisserait enfumer par quelques bobos groupés autour de puissants lobbies comme le LGTB (lesbiennes, gays, bi-sexuels et trans) et qui prônent une vision dite « progressiste » de la parentalité alors qu'elle est une régression terrible ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête non ?

 

L'enfant, l'enfant... Est-ce qu'on le prend en compte l'enfant en tant qu'être humain ? Non. Seulement comme produit, comme marchandise. Il est question uniquement du droit Á l'enfant, pas du droit DE l'enfant.

 

Il y a ceux qui le font, cet enfant, à l'ancienne manière, avec un monsieur qui, monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant de plaisir avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature ! Pas « moderne » ça, coco ! C'est juste bon pour les pauvres cette méthode surannée !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur « droit à l'enfant », soit d'acheter un enfant tout fait. On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à aux risques et périls de l'acheteur.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. C'est pas pour les pauvres, ça Coco ! Ça coûte autour de 100.000 euros... On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ». C'est ça la GPA !

 

Il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir et procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d'avoir, d'élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C'est leur choix, et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

 

Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d'enfanter, chacune d'elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis. Encore moins de la GPA (Gravide Pour les Autres).

 

Quant à ceux qui ont pu former dans leur tête et mettre en œuvre le projet de louer le ventre d'une femme pour se faire fabriquer un bébé-produit, un enfant-marchandise à travers la GPA, qu'ils aillent donc dans les pays - États-Unis, Ukraine, Inde – où ces pratiques sont permises. Et surtout qu'ils y restent. Leur enfant tête de gondole conçu en batterie aura la nationalité de ces pays. Tout simplement.

Ils ne seront nullement « apatrides » ou « fantômes de la République » comme essaient de nous faire pleurer les lobbys bobos partisans de cette horreur qu'est la GPA.

 

 

 

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14/05/2015

C'est l'Ascension...du Ventoux ! Dur, dur...

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Lorsque j'étais (un peu plus) jeune, il était un rendez-vous que nous ne manquions pas – avec une équipe de joyeux pédaleurs amis - c'était le jeudi de l'Ascension. Il y a lurette (belle ? Je ne sais pas. Qui la connaît celle-là ?) que j'ai jeté à la poubelle les balivernes infligées au catéchisme et donc, pour nous, ce jour férié signifiait : ascension à vélo du mont Ventoux ! Et croyez-moi, c'est pas de la tarte ! Il faut l'avoir fait pour savoir.

 

D'abord, tu t'es un peu chauffé les jambes entre Crillon-le-brave et Bédouin, pour ne pas partir à froid, t'affuter un peu les bielles. Puis, au sortir de ce village, tu as quelques lignes droites d'un petit pourcentage jusqu'au fameux virage de Saint-Estève. Pas de problème.

 

Mais à partir de là, tu attaques dans le dur : du huit pour cent. Et tu pédales, tu appuies. Tu as la forme, ça se passe bien. Tu grimpes avec ton premier souffle... Un, deux, aspiration sur deux coups de pédales, un temps mort sur un coup de pédale, un, deux, trois, tu souffles sur trois coups de pédales. Et tu recommences. Les deux, trois premières bornes se passent comme ça. Les jambes chauffent mais tournent bien, la magnéto garde un rythme élevé mais normal...

 

Puis tu arrives aux sept virages. Le premier, à droite, tu te sens costaud, tu le prends à la corde, d'un coup de rein rageur. Les six autres, tu élargiras de plus en plus ta trajectoire. Tu es parti avec quatre ou cinq collègues, mais tu es vite seul. L'un va plus vite, ne t'accroches pas, tu le reverras sûrement plus haut ; l'autre colle un peu à ta roue puis lâche...

 

La sueur. Partout. Tu lèves tes lunettes de soleil qui sont vite mascarées. La sueur te coule dans la raie du cul. Tu as laissé depuis quelques virages ton premier souffle. C'est maintenant un, inspiration, gueule grande ouverte, deux, expiration, sur deux coups de pédales. Tu tournes sur 39x24 mais ça ne va pas durer.

 

Te voilà dans la partie étouffante de l'ascension, dans la forêt de cèdres, de pins Lariccio, de chênes blancs, de chênes verts. La route monte, monte... Tu guettes les bornes : sommet 12 km, sommet 10 km... Au mois de mai, il fait encore frais, mais en juillet, la chaleur est terrible. Les cigales te foutent un raffut pas possible. Tchikitchikjitchikitchikitchiiiiiiii font les grosses qui s'arrêtent et repartent pour une longue phrase d'appel d'amour. Ka ka ka ka ka font les petits cigalons, plus feignants...

 

La sueur coule. Le goudron fond par plaques. Tu bois un coup de thé froid, enfin, tiédas. Tu bouffes deux abricots secs. Et c'est long, c'est long... Puis, après quelques virages à gauche, tu arrives au Chalet-Reynard. Ouf... Un petit faux plat descendant de trois cents mètres en large virage à gauche. Tu t'étires, tu soulages ton cul qui te fait mal, tu secoues tes jambes pour décontracter tant soit peu tes muscles... Puis, virage à droite et te voilà sur la Lune, ou sur Mars.

 

De la caillasse blanche, squelette de pierres concassées. Tu le vois enfin le sommet. La flèche de l'antenne télé. Les bâtiments de l'ancien observatoire... Á main droite, tu as cette pente qui monte vers un infini minéral. Á main gauche, ta vue, si elle n'est pas trop embuée, découvre les vastes plaines provençales écrasées de soleil, avec au loin le scintillement serpentin du Rhône et l'éblouissement des serres de verres... Et voilà maintenant le vent. Il y a toujours du vent au Ventoux. Par définition. Tu l'as toujours dans le nez. Les lacets sont longs, très longs. Tu as mis le 28 depuis longtemps. Tu n'en peux plus. Tu te demandes ce que tu fous dans cette galère...

 

Tè, voilà deux jeunots qui te doublent sans un regard... Juste devant la stèle marquant le lieu maudit où est mort Tommy... Tu as envie de t'arrêter. Mais tu t'engueules à haute voix : « Pédale, feignasse ! Personne ne t'as forcé, alors ta gueule et appuie, connard ! » Tè ! Voilà la fontaine qui ne coule plus. Virage à gauche, puis longues, longues lignes droites battues par le vent, assommées par ce terrible soleil-lion. Le sommet est presque là, mais, putaing, il semble reculer à chaque coup de pédale.

 

Tu te fais ton cinéma pour te donner du punch. Chacun le sien. Moi, j'imagine à vingt mètres devant moi, une belle nana à poil sur son vélo. Elle tortille du fignedé et te montre un joufflu bien fendu et bien appétissant en tournant la tête vers toi, te regardant avec un air vicelard comme pour te dire : « Attrape-moi, et tu m'auras... ». Alors tu pédales comme un calus... Tu la rattrapes dans ta tête, t'as la langue qui pend, les yeux qui font tilt, puis avec un rire moqueur, elle se met en danseuse et s'éloigne, s'éloigne. Alors tu pédales encore, et encore. Pour rattraper ta vision extatique.

 

Voilà le col des Tempêtes. Tu tournes à gauche, le parapet, à main droite, te découvre les montagnes riantes, domestiques, humaines de la Drôme provençale. Le vent te rafraîchit. Le voilà le sommet. Á quelques coups de pédales. Une pente raide de deux hectomètres, puis virage à droite et le dernier rampaillou, brutal, jusqu'au sommet ! Ouarff ! Tu gueules ta joie ! Tu oublies ta fatigue monumentale. Tu oublies cette heure et demie de torture. Ta compagne te sèches avec une serviette et te donnes un thermos de thé chaud. Le bonheur !

 

Voilà ce que c'est pour moi, l'Ascension ! Chacun son fantasme.

 

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13/05/2015

AU SECOURS ! Voilà le festival de Cannes...

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Ras les aliboffis de ces konneries ! Depuis hier, et pour deux inter minables semaines, les merdias vont nous les gonfler jusqu'à nous les exploser avec les stupidités à paillettes de ce gouffre des vanités, cet abyme des nullités qu'est ce « festival » de l'illusion, du mensonge, du m'as-tu-vu, de la niaisitude triomphante. La seule utilité de cette manif c'est de, comme Rantanplan, fuir les "oeuvres" qui y sont primées...

 

Rinçons-nous les boyaux de la tête avec un peu de poésie :

 

 

Aux frustrées et aux mal baisées

Aux frustrées et aux mal baisées,
Qui du haut de leur morale,
Me jugent et me mènent à mal
Écoutez ces quelques mots
Rougissez, outrez-vous et appelez-moi nympho
Êtes-vous plus heureuse le soir quand seules dans votre lit

 

Les traces de l'âge sur votre corps décati
Vous vous endormez en maudissant ces belles salopes
Qui sans vergogne vous volent vos potes
Quand moi je m'endors dans les bras d'un inconnu
Les cheveux en bataille et le corps repu ?

Votre vie est-elle mieux remplie
Quand vous sommeillez auprès de votre ami
L'étouffant dans votre morosité
Et vos habitudes de femmes bien rangées
Quand je rigole, partant à mille lieux
Emportant avec moi mon amant ressuscité sous mes feux ?

Vous épanouissez-vous davantage
Quand votre esprit se torture d'être sage
Pour vous consoler me salir
Quand à vos amis vous tentez de médire ?
En eux vous n'éveillez que l'envie
D'un jour encore connaître ces folies

Baiser, sauter, sucer vous choque
Habituez-vous encore à mes électrochocs
Courrez prévenir votre cours
Que la marquise se lance dans les grands discours
Amenez-les, je n'attends que ça
Je saurai les convaincre de mon combat

Pas un ne doutera entre mes mains
Que si j'ai choisi ce chemin
Ce n'est pas par dépit ou vengeance
Juste pour fuir ces frustrées de la bienséance
Qui par mesquinerie et jalousie
Oublient simplement qu'on n'a qu'une vie

De l'amour je ne connais que les prémices
Je suis bien décidée à en goûter tous les délices
Aimer une heure ou toute une éternité
Quelle est la différence puisque tous m'auront passionnée
Chacun est unique, ils comblent mes rêves à outrance
A deux nous aurons partagé un morceau de vie intense

Si la légèreté est synonyme de bêtise
Mes paroles ne sont que sottises
Quelques-uns auront souri
Se souvenant de ce temps où rien n'était si pourri
D'autres n'auront rien compris
Et retourneront à leur mépris

Sur ces quelques vers qui vous blessent
Je m'en retourne à ce que vous appelez des faiblesses
Profiter de ces messieurs
Leur proposer mes jeux
Eux décèleront entre mes lignes
Que de leur amour je suis digne

2005 ©
La Marquise de Sade

 

 

Copyright © Cyr

Sources : http://www.poesie-erotique.net/Amfmarquisade02.html

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12/05/2015

Faire casquer les Grecs !

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« Nous sommes sur la bonne voie ! » Ah ! Ah ! On se tape dans le dos avec des clins d’œil de connivence bien appuyés, on ricane chez les eurocrates et autres banksters qui veulent remettre cet impudent de Tsipras au pas : les Teutons Merkel et Schauble, l'eurogroupie Dijsselbloem, le comique troupier Moscovici, la Efémienne en cheffe Lagarde et tous les banksters qui veulent à tout prix étouffer dans l’œuf l'émancipation grecque, casser cette « menace » venue du Sud contre l'écrasement des peuples au profit d'une oligarchie financière. Écraser ainsi tout risque de « contagion » à des peuples qui prétendraient secouer le joug ultralibéral, Espagne, Portugal, Italie, et même France...

 

On se tape dans le dos parce que le Grec a casqué ! L’agence de la dette grecque a annoncé avoir donné l’ordre de paiement pour rembourser l’échéance de 750 millions d’euros au FMI du mardi 12 mai. Pour ce faire, le gouvernement grec a dû racler les fonds de tiroir en réquisitionnant les réserves des collectivités locales et des entreprises publiques. Ce qui n'est pas très bon pour la popularité du gouvernement, mais qui réjouit d'autant les étrangleurs de Bruxelles et Washington ! Le prochain remboursement important de la Grèce interviendra le 5 juin, avec un dû de 302,5 millions d’euros au FMI. Ces remboursements ne sont que le paiement d'intérêts, et aucunement d'une partie du principal. C'est-à-dire du pognon pompé dans la poche des Grecs par un « machin » sous domination étazunienne, le FMI (fonds monétaire international) dont la finalité est de contraindre les États, sous couvert « d'aides financières », à accepter privatisations à outrance, saccage de tout système social, abandon au privé de toutes les infrastructures publiques, etc.

 

Pour engraisser les banksters, Tsipras a déjà dû mettre pas mal d'eau dans son « krassi » ou sa « retszina » : reconnaissance de la dette, poursuite des privatisations mais à l'initiative de la Grèce, abrogation des taux réduits de TVA, ouverture à la concurrence du marché de l'énergie. Mais il n'a pas cédé sur tout et notamment sur le régime des retraites et le salaire minimum. Il faudra pourtant revoir le système de retraite peu en adéquation avec les difficultés du pays (retraite abaissée à 60 ans, préretraites entre 50 et 55 ans, treizième mois de pension, etc.). Quant au marché du travail, si Lagarde et le FMI estiment que le gouvernement grec doit assouplir les conditions de licenciement, il semble que la Commission européenne ne soit pas sur la même longueur d'onde, le pays comptant 25 % de chômeurs... Ce qui fait tousser les Allemands et le FMI. La zizanie chez les banksters, c'est toujours bon.

 

Reste le problème majeur de l'allègement de la dette. Les « zétrangleurs » restent arc-boutés sur le paiement intégral du nominal, soit 320 milliards d'euros. Mais ils semblent aller vers un allongement du « remboursement », de 30 à 50 ans. Ben voyons, sachant bien que le nominal ne sera jamais remboursé, mieux vaut se gaver cinquante ans que trente de bels et bons intérêts pris sur la sueur de deux générations de Grecs !

 

Quant au maintien ou non dans la zone euro, Tsipras – qui est allé voir Russes et Chinois – n'est pas défavorable à la tenue d'un référendum sur ce sujet. Il n'a pas grand-chose a y perdre. Soit le peuple grec vote pour le maintien dans l'euro, et alors il lui sera malvenu de gueuler contre une baisse éventuelle des salaires et une refonte du régime des retraites ; soit il vote la sortie de l'Euro, et Tsipras se tournera vers les Russes et les Chinois, faisant ainsi un superbe doigt d'honneur aux « zétrangleurs » de l'U.E. Et du FMI en refusant, cerise sur le gâteau, le remboursement de toute la « dette » du pays !

 

Il n'a pas de si mauvaises cartes dans son jeu, le roué Tsipras !

 

Photo X - Droits réservés

11/05/2015

Au bistro de la toile : des Cubains aux Rosbifs en passant par Moscou.

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- Buenas dias, senor Victor. Que quieres beber ? Un Cuba libre ?

 

- Donne-moi plutôt un rouge. « Cuba libre », c'est de la propagande imbuvable. C'est le rhum de Cuba saccagé par la saloperie du Coca-cola yankee. Ce pays héroïque a réussi à vivre, à survivre diront certains, malgré la terrible pression étazunienne et son blocus. J'ai entendu ce matin les bavards de France-Inter cracher sournoisement sur le pays qui les reçoit courtoisement. Oh ! Pas directement, mais insidieusement, en faisant parler un seul tenant du régime castriste - un vague ancien dirigeant retraité qui, avec gourmandise, « attendait l'invasion des touristes étazuniens » - contrebalancé par les interviouvs bidonnés d'un chauffeur de taxi « diplomé mais ne trouvant pas de travail dans sa branche où si mal payé » et bavant devant la « propina » des riches touristes (la « propina », c'est le mot espagnol pour « pourboire », « backchich », bref, corruption). Ou encore en laissant s'épancher de pseudo opposants qui rêvent de vendre leur pays aux multinationales yankees. Voilà ce dont rêve les « Cubains libres » qu'appelle Cohen de ses vœux ! Pas un mot sur les centaines de médecins que Cuba a envoyé en Afrique de l'Ouest pour combattre l'épidémie d'Ebola tandis que les USA envoyait...des troufions ! Pas un mot sur l'excellence de l'enseignement dans ce pays où tout le monde est très bien éduqué et soigné. Par contre de grandes déclarations sur les « milliers de Cubains opposants au régime et qui sont emprisonnés ». Mais pas un mot sur Guantanamo, cette portion du territoire cubain volé et colonisé par les Etazuniens et transformé en centre de détention arbitraire et de torture mise au rang de pratique ordinaire...

 

- Bref, le « progrès » qui guette les Cubains, c'est de devenir le casino et le bordel des USA... Mouais... Ne jamais prendre pour argent comptant les « vérités » imposées par les merdias à la solde des marchands d'armes et de béton. Enfin, pour nous redonner la pêche printanière, il y a comme chaque année la Victoire ! Celle de 45 contre les Boches !

 

- Parlons-en Loulle ! C'est la honte, ouais ! « On » n'a pas invité aux cérémonies du 8 mai les dirigeants du principal pays vainqueur des nazis, la Russie ! Et, encore pire, « on » n'a pas daigné assister aux cérémonies grandioses organisées le 9 mai à Moscou. Pour obéir aux injonctions des États-Unis qui ont interdit aux Européens de se montrer aux côté de Poutine ! Ceci parce que le dirigeant russe n'est pas dupe des manœuvres belliqueuses de l'Otan étazunien en Ukraine et ne s'en laisse pas compter. J'ai honte de mon pays Loulle. C'est faire insulte aux 30 millions de Russes – TRENTE MILLIONS, Loulle ! - qui ont laissé leur peau pour que nous puissions maintenant bouffer du mac-do et picolant du coca... Quelle vergogne, Loulle. Quelle vergogne. Sans le sacrifice des Russes, nous serions toujours sous le joug nazi...

 

- Eh ! Les Anglais et les Ricains n'y sont pas pour peu à notre libération !

 

- Ils n'y sont pas pour peu, c'est vrai, et respectons la mémoire de ces « boys » venus de loin se faire tuer sur nos terres. Mais pour 1 mort étazunien, il y a eu 97 morts russes... On ne joue pas dans la même catégorie.

 

- ...teng ! Le Poutine, il a fait fort hier ! Un défilé militaire digne de la plus grande époque de Khrouchtchev ou Brejnev ! Des dizaines de milliers de troufions, des centaines de canons, des missiles énormes. Tout ça rutilant. Une sacrée démonstration de force !

 

- Il a raison de montrer ses muscle le Poutine. Pour bien faire savoir aux va-t'en-guerre étazuniens que ce n'est pas leurs 300 parachutistes envoyés en Ukraine pour entraîner les nazis de Kiev qui feront le poids ! Et nous, Français, qui sommes liés depuis toujours par la civilisation comme par la guerre aux Russes, nous nous coupons de ces puissants partenaires naturels par veule soumission aux diktats de Washington. Nous qui nous plaçons délibérément du côté des salauds !

 

- Merde, mais c'est vrai ça Victor. Nous sommes du côté des salauds, des belliqueux, des menaçants, du côté de l'injustice. Puteng ! Ça fait drôle.

 

- Et ça fait honte surtout...

 

- Allez, changeons de sujet. Tu sais que j'ai pour les Rosbifs – comme la plupart des Français – des sentiments d'amour-haine. Mais là je leur tire le chapeau...

 

- Arrête Victor. Tu vas pas me chouiner autour du « royal-baby » non ? Pas toi !

 

- Non. Laisse la Charlotte dans ses langes. Mais je veux parler de la leçon donnée par les Rosbifs en matière de démocratie : les dirigeants des partis battus aux élections ont tous démissionné, tout de suite. Á comparer avec nos politicards cumulards qui ont fait de la politique une profession alors que c'est une mission. Ici, on replace les nuls refusés par les électeurs dans de beaux fromages (Europe où on recycle les plus mauvais, fromages gras comme le Conseil économique et social, direction de grandes sociétés à participation d’État, commissions Tartempion, etc). Ce qui conforte les électeurs dans leur obstination de ne pas aller voter où de voter, pas dépit ou provocation, pour la fille du borgne...

 

- C'est vrai que c'est une belle leçon de civisme. Allez, à la nôtre !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

10/05/2015

Ouiquinde gstronomique: L'Aïoli des Académiciens

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Aïoli ! Mot sonnant comme un salut gaillard !

D’Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quant à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand lou trissoun ten dré (1),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L’académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien (2)

Il est le "Grand Aillé" (3) des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines !

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Éloigne les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe : ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef-d’œuvre, dit : "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

 Pour la sauce : - six gousses d'aï !, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blans du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra AO.C. Vallée des Baux.

 

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même température. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

 

Pour le plat : - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques betteraves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes de terre cuites à la vapeur.

 

 

Les vins conseillés

L’Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

 

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite à pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s'accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s'accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.

 

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison-la-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

 

(1)  "Lou trissoun " :  c'est le "pilon", la pièce de bois qui sert à piler les ingrédients dans le mortier et à "monter" l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, "lou trissoun ten dré" - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.

 

(2) Quintalien : personnage de poids, ayant tourné le quintal.

 

(3) "Grand Aillé" : grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.

 

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

09/05/2015

Ouiquinde érotique pour préparer mon enfer !

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Sonnet pour une belle nonnain

Qui se disoit espouse du christ et repoussoit un cavalier

 

Tousjours : Jesus par-cy; tous jours : Jesus par-là,

Jesus veut la vertu, la pudeur il réclame;

Sans combler, ce pendant, le désir qu'il affame,

Jesus deffend cecy, Jesus deffend cela.

 

Sambregoy ! Je vous plains si vous estes sa femme

Car dans ceste famille aucun ne bricola :

Fust-ce pas un pigeon que l'Esprit racola

Pour foutre en lieu de Luy dans le Trou Nostre -Dame?

 

Il faut, ce Jesus-là, le faire un peu cocu:

Quoy ! souffrir qu'un tyran régisse vostre Cu ?

Qu'il le laisse béant, sans gloire et sans usage?

 

Tenez, je le renie, ouy, je change de Foy,

J'honnore Cupidon propice au culletage,

Et vivent les faux-dieux qui bandent comme moy!

 

Fernand Fleuret/Annibal Louvigné du Dézert

 

Photo X - Droits réservés

08/05/2015

8 mai, la Victoire. Sous un soleil menteur...

 

 Le passe-droit de la HONTE

 

On commémore la Victoire de 1945. Tout cela semble lointain, suranné, dépassé… Et pourtant, « il est encore fécond le ventre de la Bête ». Tiens, je vais vous raconter une histoire. Une histoire authentique que je tiens de la bouche même de celui qui en fut le seul « héros » survivant.

Laurent Pascal était dans sa vingtaine année à la Libération. Cet homme a eu de la chance. Beaucoup de chance: il fut le seul rescapé, l'unique survivant d'un massacre au cours duquel trente-cinq de ses camarades du maquis Ventoux ont été assassinés par les Nazis et leurs sordides complices français de la milice. Cela s'est passé à Izon-la-Bruisse, petit village des contreforts drômois du massif du Ventoux, près de Sèderon. Leur section a été vendue par des miliciens. Prisonniers, ils vont être massacrés. Écoutons son récit :

 

« Il est environ 13 heures. Un beau soleil d'hiver fait scintiller la neige autour de nous.

 

Un soleil menteur...

 

- Vous quatre là. Avancez. Allez! Plus vite que ça!

 

Ce sont ceux qui se trouvent du côté d'Eygalayes. Je me trouve moi-même à l'autre extrémité de la colonne. Ils partent derrière le bâtiment. Nous ne voyons pas ce qui se passe mais nous entendons une première, puis une seconde rafale de mitraillette: les quatre premiers fusillés d'Izon viennent d'être abattus...

 

Le premier tueur, un milicien, un Français comme nous, sa sale besogne terminée, revient. Un autre "prend livraison" des quatre victimes suivantes, toujours à partir de l'autre bout de la colonne. Il les conduit derrière la ferme en passant par l'angle Ouest alors que les premiers étaient passés par l'angle Est.

 

Rafales...

 

Mes camarades, pétrifiés mais courageux, attendent la mort...

 

Les bourreaux, se remplaçant, alterneront ainsi côté Est et côté Ouest jusqu'au quatre derniers: le Toubib, un jeune homme de Saint-Auban, un autre jeune et moi.

 

C'est notre tour...

 

Nous savons parfaitement ce qui nous attend. Les rafales de mitraillettes et les plaintes de nos camarades ne nous laissent aucun doute sur ce qui se passe derrière la ferme.

 

Je suis pourtant étonnamment lucide. Crever pour crever, je ne vais pas me laisser tuer comme un mouton. Je suis décidé à tenter ma chance.

 

Le milicien dont c'est le tour de nous conduire au massacre, un homme d'une quarantaine d'années, nous fait passer devant lui. Je l'observe en marchant. Il n'est pas très à l'aise me semble-t-il. Arrivé au coin de la ferme, j'aperçois les cadavres ensanglantés de mes camarades étendus dans la neige. Le Toubib, qui est derrière moi, a compris que je veux tenter quelque chose.

 

Je regarde une dernière fois le tueur, puis mes camarades morts. Le Toubib se rapproche de moi et me souffle:

 

- "C'est le moment. Vas-y!"

 

Je me rue en avant. J'ai le temps d'entendre mon copain Blanchet, abattu mais pas encore mort me crier: "Merde! Rolland." C'était son vœu de bonne chance. Un cri qui me va droit au cœur et me donne des ailes. Je cours de toutes mes forces. C'est un pré nu et plat, sans le moindre obstacle. Il y a bien une rangée de pommiers en contrebas, mais je préfère foncer droit devant moi.

Le Toubib me suis. Mais il n'a pas ma jeunesse. Il sera mon bouclier. Volontairement? Je le crois...

 

Les souliers de Toto - que j'ai maudits ce matin - me serrent et tiennent bien à mes pieds malgré l'absence de lacets. Une chance. J’entends le bruit sec des mitraillettes et des fusils. Les balles sifflent autour de moi, ricochent en miaulant sur des rochers...J'ai environ 400 mètres à parcourir, à découvert, dans la neige.

 

Les premiers instants de surprise passés, tous les boches  et les miliciens, qui attendaient, décontractés, que le massacre fut terminé, réagissent et me tirent comme un lapin. J'entends des éclats de voix, des ordres aboyés en allemand. Je perçois des éclatements de grenades autour de moi...

 

Je ne pense à rien. Je fonce, je fonce...

 

Cette course éperdue dure environ une minute. Il me semble que je n'arriverai jamais au bout du champ. Mon cœur bat la chamade, mais j'ai conscience que j'ai la joie de le sentir battre!

 

J'arrive au bout du champ. Je saute un petit mur qui me met provisoirement à l'abri des tirs de mes poursuivants. J'ai la présence d'esprit de ruser pour les égarer: je fonce ostensiblement en direction du village, puis, en me baissant, je remonte dans mes traces et fonce vers la montagne, en direction opposée.

 

La ruse a pris: les Boches se ruent vers la route. Ils me chercheront tout d'abord en direction de Séderon, me laissant quelques précieuses minutes de répit. Maintenant à couvert, je grimpe à toutes jambes les premiers escarpements au-dessus d'Eygalayes. Je passe devant une ferme. Le paysan, qui a assisté impuissant à la fusillade de la fenêtre de sa chambre, craint que je ne m'arrête chez lui. Je n'en ai pas la moindre intention et je le lui dis.

 

Á ce moment-là je me considère comme presque sauvé. J'ai en tout cas gagné la première manche. Je connais parfaitement la montagne, je suis jeune, fort et entrainé. Et puis j'ai ma peau à sauver… »

 

Alors souvenons-nous, et méditons sur les redoutables tensions que des égoïsmes nationaux irresponsables font ressurgir. 

 

Illustration X – Droits réservés

 

07/05/2015

François en Arabie...

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Eh ! François, t'as été invité par tes « amis » d'Arabie saoudite à quelques représentations de ces charmantes traditions locales ? Flagellation (quels coquins sado-maso ces arabesaoudiens !), amputations de la main ou du pied (travaux pratiques intégrés à l'apprentissage des élèves boucher-charcutier probablement), décapitations en place publique au sabre (Ah ! Le charme désuet de ces saines et viriles traditions !), lapidations des femmes (là, ta fibre paritaire doit vibrer, François, parce que ce charmant passe-temps, une sorte de pétanque locale, est réservé aux femmes. Pas paritaires, ça...)

Ouais, mais, répondrons les esprits forts, ces traditions ont pour finalité de remettre dans le droit chemin des gens qui se laissent aller à faire quelques bêtises ! Cambriolage, trafic de drogue, fornication, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse, apostasie, blasphème, adultère,sodomie, fornication. Eh ! C'est la charia ça, François ! C'est la sainte charia !

Et, ça ne te gonfle pas les aliboffis de devoir te prosterner devant ces potentats sanguinaires du pays le plus obscurantiste du monde ? Le pays qui légitime l'esclavage, l'inégalité en droit des femmes et des hommes, l'intolérance religieuse la plus étroite ? Non ? Tu t'en accommodes ? Ah ! Bon.

Et pourquoi ? Parce que ce sont de bons clients... Parce qu'ils t'achètent, qui des Rafales, qui des sous-marins, qui des tanks, qui des missiles. Bref, rien que des choses fort utiles pour l 'épanouissement des peuples...

Oui mais, pourrais-tu dire, ces monarchies, pour imparfaites qu'elles soient, sont nos meilleures alliées contre Daech, contre Al Qaeda...

Tes conseillers ne t'ont pas dit que Daech, Al Qaeda, Boko haram, Al Shahab sont des groupes assassins salafistes, et que le salafisme vient de la doctrine wahabite, directement sortie d'Arabie saoudite ?

Ils ne t'ont pas dit que l'Arabie saoudite est le commanditaire officiel de ce salafisme sunnite qui sévit partout dans le monde ?

Ils ne t'ont pas dit que Daech et autres sectes assassines sont des monstres co-créés par l'Arabie saoudite et...les Etats-Unis ? Ils ne t'ont pas dit que l'Arabie saoudite était le principal allié, au moyen-orient, des États-Unis, au même titre qu'Israël ? Et donc que si ces potentats te font actuellement les yeux doux, c'est pour faire chier les Etazuniens qui les boudent un peu ?

Ouais mais, on leur fourgue des Rafales et plein d'autres choses. Qui te dit qu'un jour ces armes ne se retourneront pas contre nous ? Lorsqu'elles seront tombées aux mains des Daech et compagnie ? Ce qui risque d'arriver ?

Enfin, es-tu sûr d'avoir choisi les bons canassons dans cette région du monde ? Te coupant ainsi de l'Iran, pays qui a fait sa « révolution » et dont le régime, bien que sordidement dictatorial et religieux, est poussé de plus en plus par un peuple nombreux, instruit, éduqué, et francophile ?

Au fait, camarade François, tu es issu de quelle famille politique ? Socialiste ? Ah bon...

 

 

arabie,hollande françois

 

 

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06/05/2015

Leçon de choses : comment les banksters piquent notre fric.

banksters par kudelka.png

 

Pendant qu’on nous noie sous l’émotionnel – les migrants noyés, les turpitudes de la tribu Le Pen, etc. - on ne parle plus de l’essentiel…

 

La dette entre autre. C’est en son nom que les ultralibéraux saccagent tout ce qui fait l’art de vivre à la française : services publics, code du travail, protection sociale, etc.

 

La DETTE ? Mais elle est voulue, organisée par le système bancaire dont elle est la substance !

 

Comment les rats des banques nous piquent notre blé ?

 

Les banquiers et affidés (agences de notation, hedge funds, FMI, OMC, paradis fiscaux, etc.) dictent leurs désidératas aux gouvernements ultralibéraux qu’ils manipulent comme des marionnettes. Les gesticulations de Merkel et Hollande ne sont que les épiphénomènes de cette manipulation. La dette est un moyen pour réduire inexorablement les moyens des États et donc leurs capacités d’action, dans le droit fil du projet ultralibéral. L’accroissement de la dette amène les États au bord de la faillite, les obligeant à réduire radicalement les services publics et les prestations sociales et à privatiser pour…rembourser les seuls intérêts colossaux de cette dette ! L'exemple grec est caricatural de ce mécanisme pervers. Ce n’est pas un hasard si ce sont les gouvernements de droite – avec une mention toute particulière pour Sarkozy, ministre des finances puis président - qui ont fait exploser la dette des Etats.

 

Mais tout ça est compliqué… Et puis les « zexperts » qui sévissent à longueur d’antenne sur les émissions chargés « d’expliquer » nous culpabilisent à longueur de bavasseries. Pourtant c’est simple. Lorsque c’est expliqué simplement !

 

Ci-dessous, voici une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre ce qu’on ne nous a jamais expliquer, ni à l’école, ni à l’université, ni dans les médias : comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.

 

Vous vous souvenez, il y a quelque paire d'années, Cantona, avec sa grande gueule et son bon sens terrien, a semé un affolement certain au sein de la mafia bankstérienne en préconisant d’aller tous, le même jour, retirer notre pognon des banques ! Il a « shooté » là où ça fait mal l’ami Canto !

 

Cette vidéo montre pourquoi il avait raison et comment lutter contre la mafia des banques.

 

A VOIR ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître. Une information que l’on ne trouve nulle part et JAMAIS.

 

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.

 

Installez-vous tranquillement, prenez votre temps et INFORMEZ-VOUS enfin !

 

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L’argent dette

 

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 Illustration X - Droits réservés

 

05/05/2015

Au bistrot de la toile : rafales, Charlotte, Le Pen, Vichy

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- Alors Loulle, quoi de neuf dans les journaux ?

 

- Ah, ben, on parle surtout de trois choses : François qui triomphe comme voyageur de commerce en fourguant des Rafales aux pétro-monarchies du golfe arabo-persique, puis la petite Charlotte, la royal-pisseuse britiche, enfin la « tragédie shakespearienne » qui déchire la petite entreprise Le Pen.

 

- Bref, l'enfumage habituel quoi. Les Rafales, on s'en gargarise en haut lieu : « François réussit ce que Sarko n'a jamais réussi... C'est du tout bon pour l'emploi en France... ». En oubliant de dire que nous vendons des armes terrifiantes à des gens qui, par ailleurs, financent, arment, manipulent les groupes islamistes contre lesquels luttent et se font trouer la peau nos soldats ! En oubliant de dire que cette charia barbare, sanguinaire qui nous horrifie chez les gens de Gaech ou d'Al Quaïda – fouet, membres coupés, égorgements, crucifixion, décapitation, lapidation et autres joyeusetés – sont légalement en service chez nos « amis » des monarchies féodales auxquelles nous vendons nos belles machines à tuer... Où est la cohérence ?

 

La petite Charlotte, ze « royal-pisseuse » anglaise ? Quelle vie elle aura cette pauvre petite ? Aucune fantaisie permise. Sa vie est déjà tracée : elle ne foutra rien de sa vie, ne sera jamais reine des Rosbifs, mais il lui faudra savoir enfourcher des canassons, jouer au polo et au golf, boire le thé en levant le petit doigt, faire les choux gras de la presse people en faisant quelques konneries lorsque son « royal-pussy » commencera à la gratter, inaugurer des trucs et des machins chiants, puis se marier avec une fin de série pour lui pondre deux ou trois chiards... Tu parles d'une vie ! A se flinguer, ouais !

 

Enfin, les Le Pen and Co. Bof. Bourrage de crâne. Enfumage là encore. La fille du borgne veut se faire une « virginité » républicaine. Et donc elle fout – pour la galerie ! - le vieux à la lourde pour faire croire que son parti est devenu fréquentable. Ça ne trompera que ceux qui le veulent bien. Grattez un peu sous la peinture bleu-marine, et vous y trouverez le brun d'origine... Le vieux considère l'assassinat de 6 millions de juifs et de tziganes comme un « détail de l'histoire », la fille rêve de se débarrasser des Arabes. Le vieux glorifie Pétain, la fille fait semblant de s'en offusquer. Chacun sa spécialité, chacun sa partition, mais la musique est la même.

 

Tiens. Au sujet de Pétain, j'ai reçu un message d'un mien blogami de Vichy qui me dit ceci : « Victor, il s'agit, en maniant la rigoureuse vérité historique consistant à appeler un chat un chat, de faire cesser cet amalgame insultant, diffamatoire, récurrent sur une ville au prétexte que des événements pénibles et douloureux s'y déroulèrent ! Or, il faut le constater, Vichy est victime de cet amalgame-là, ce, depuis trop longtemps !

 

Alors, lorsqu'on parle de "Régime de Vichy", il ne peut être question, là, que des réalisations culinaires propres à la Ville de Vichy et à son bassin, tels que les Carottes Vichy, le Pâté de pommes de terre, les maroquins, les Pastilles Vichy, les Pâtes de fruit, les eaux (Vichy Saint-Yorre et Vichy Célestin), les vins de la Région (Saint-Pourçain blanc, rouge ou rosé), les moutardes de Charroux, les fromages de la région...

 

Il s'agit tout simplement d'interdire la diffamation pure et simple, l'opprobre, l'insulte gratuite, d'autant qu'il y a un slogan dont l'hebdomadaire français PARIS MATCH est l'auteur : "le poids des mots, le choc des photos", qui prend ici tout son sens !

 

Pour rappels, il faut penser à lire la proposition de loi de Gérard Charasse, Député de l'Allier, visant à substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l’État français, aux référence à la ville de Vichy, l'appellation de Dictature de Pétain.

 

Sinon, ma pétition, Faire respecter la Ville de Vichy et ses habitants en demandant, au final, la promulgation de la proposition de loi de Gérard Charasse, Député de l'Allier, vous expliquera, je le pense, le sens de ma démarche. »

 

Il a raison mon pote Dominique. Tè ! Je vais signer sa pétition.

 

- Pourquoi pas. Bon. On va arroser ça. Je te sers un Vichy, Victor ?

 

- Eh ! Oh ! N'allons tout de même pas jusque-là ! Du rouge, Loulle !

 

Illustration: merci à Chimulus