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01/10/2014

Deux mille milliards de « dette » ? C’est du bidon…

banquiers voyous.gif

 

Ça y est ! La « dette » de la France a atteint et même dépassé les 2.000 milliards d’euros. Depuis hier, les média(rhées) nous gonflent les aliboffis avec des illustrations de ce que représente cette « dette ». Le nombre d’Airbus, de rames de TGV, le volume de l’Arc de Triomphe en billets de 10, etc.

 

Faux ! Konnerie ! La « dette » ne représente rien pour une raison bien simple : Les banquiers « prêtent » de l’argent qu’ils n’ont pas.  Parce qu’ils ont un ratio de prêt de 9 à 1. Ce qui veut dire qu’ils peuvent prêter 9 lorsqu’ils ont seulement 1 en caisse ! Ils se contentent de passer quelques lignes électroniques et d’encaisser les intérêts. C’est de la pure arnaque à grande échelle.

 

En 2008-2009, avec un plan d'attaque établi dès la fin des années 90 par Goldman Sachs, les banques ont orchestré un risque de banqueroute généralisée suite à la "crise" organisée des subprimes. En réalité, avec quelques mouvements de lobbying et en achetant quelques hauts responsables, les banksters ont amené les dirigeants occidentaux, et particulièrement le président français en la personne de Nicolas Sarkozy, à livrer l'argent public des États dans ces mêmes banques... en empruntant cet argent à qui ? Aux banques que l’État était censé renflouer ! Un truc de oufs… Et l'addition est salée. De moins de 1300 milliards, la France est passée, suite à ce hold-up historique des banques, à plus de 2000 milliards aujourd'hui, soit plus de 700 milliards d'euros. Ceci s'appelle désormais la "crise" de la dette publique. Il faut greffer à ça les intérêts de la dette, donc de l’argent pour enrichir encore plus les banques (et les classes dirigeantes) que nous avions "sauvées". Merci Sarko !

 

La dette est voulue, les déficits sciemment entretenus dans le but de fabriquer le prétexte imparable pour détricoter les acquis sociaux, démolir la démocratie de proximité et détruire la redistribution des richesses !  En a découlé un effondrement des recettes fiscales et sociales, contraignant à plus d’austérité, plus de destruction des services publics et par conséquent… creuser encore et encore la dette. Et en plus culpabiliser le cochon de payant qui "vit au dessus de ses moyens".

 

L’origine de cette dette provient essentiellement de l’arnaque de la loi dite Rothschild-Pompidou, avec la complicité de Giscard. Cette loi scélérate qui a interdit à l’État français de se financer directement auprès de la Banque de France en lui imposant de se financer auprès des banques privées. Celles-ci se finançant auprès de la banque centrale à très faible taux d’intérêt et… « prêtant » l’argent des contribuables à taux bien plus élevé à l’État. La différence va dans la poche de ces banksters et prend le nom de « dette publique ». Ce système inique, cette arnaque gigantesque, a été repris par l’Europe avec les accords de Maëstricht. Cette dette a pour finalité d’asservir les États tout en renforçant le pouvoir des financiers et des rentiers. A noter que cette loi scélérate est concomitante (1973) avec la création de la mafia financière dite « Trilatérale » par Rockfeller et autres banksters

 

Cette dette s’est aggravée dans les années 80. Les dépenses publiques n’ont cessé de croitre, jusqu’en 1996, tandis que les recettes publiques n’ont cessé de décroitre. Depuis les années 1980, la fiscalité sur les ménages les plus riches est passée de 65% à 41%, la fiscalité sur les entreprises est passée de 50% à 33%, et même à 8% pour les grands groupes du CAC40 (caca-rente). Évidement, la baisse des cotisations sociales des entreprises est à l’origine du déficit de la sécurité sociale et de la réforme des retraites. La dette permet un transfert des richesses vers les plus riches, payée par l’ensemble de la population. Les uns hériteront de la dette, les autres de l’argent de la dette. Le système et les inégalités seront ainsi perpétués.

 

Alors que faire ? Gel de ce surcroît de dette d'au moins 700 milliards (la dette « Sarko ») et soumission au référendum pour décider de son annulation pure et simple.

 

Les Islandais l’ont fait. Pourquoi pas nous ? François n’a-t-il pas dit un jour « Mon ennemi, c’est la finance » ?

 

Nonidi 9 vendémiaire 223

 

Illustration X - Droits réservés

 

30/09/2014

Ah ! Notre amie Ségo. Séductrice, pugnace mais aussi une sacrée roublarde…

centrales-nucleaires dessin.jpg

 

Ce matin, sur France Inter, à la question sur la fermeture – ou non – de la centrale de Fessenheim, elle ne botte pas en touche mais nous entraine dans des circonvolutions de langage. La production nucléaire d’électricité doit rester au niveau actuel, donc avec la mise en route de l’EPR, il faudra fermer deux réacteurs ». Elle n’a pas dis « fermer une centrale ».  Quant à Fessenheim, « la centrale a fait de gros investissements, on verra donc ce qu’il y a lieu de faire le moment venu »… En terme clair, ça veut dire que, lordque sera mis en service le calamiteux (au moins financièrement) EPR de Flamanville, on peut penser que quelques parts en France – à Fessenheim probablement, peut-être aussi ailleurs - on fermera un, et peut-être deux réacteurs, et pas centrales… Ce qui n’est pas pareil.

 

Arrêter une centrale, même pourrie jusqu’à la moelle comme Fessenheim ou Tricastin, reste tabou.

 

Pourquoi ? Parce que, aussi bien Hollande que Valls et Ségolène Royal sont POUR la poursuite de la filière nucléaire. Mais aussi parce que le gouvernement n’a pas – n’a plus ! – les moyens juridiques de fermer une centrale !

 

En effet, la loi TSN sur la transparence et la sécurité nucléaire - votée en 2006, sous l’influence des nucléocrates qui n’avait pas digéré la fermeture de leur jouet mortifère Super-Phénix – substitue aux critères politiques ou économiques, du ressort du Gouvernement et des parlementaires, les seuls critères dit «de sureté», du ressort de l’entreprise opératrice, EDF, et de l’ASN (autorité de sureté nucléaire).

 

Autrement dit EDF fait ce qu’elle veut et si elle ne veut pas fermer une centrale, elle dit à l’Etat : « Tè ! Fume… » 

 

On pourrait s’offusquer et dire : «Comment ? Mais EDF appartient à 84,4 % à l’État !». Oui, mais seulement à 84,4 %... En 2004, EDF a été privatisée et est une SA (société anonyme)  régie par le droit privé. Or dans un état de droit, l’État n’a évidemment pas le droit de fermer une entreprise privée. De plus l’État actionnaire doit défendre les intérêts de l’entreprise où il siège sauf à tomber sous le coup d’abus de bien social ! Enfin, l’État actionnaire…encaisse goulûment les dividendes de ses actions (2,33 milliards en 2013).

 

Il va de soit que si EDF était resté sous le statut d’établissement public, l’État pourrait imposer sans problème la fermeture des centrales. On comprend dès lors que les nucléocrates aient sablé le champagne en 2004, lors de la privatisation d’EDF et en 2006 lors du vote de la loi TSN.

 

Voilà où on en est. Le projet de loi de Ségo donne en fait les clés de la politique énergétique de la France à EDF

 

Octidi 8 vendémiaire 223

 

Photo X – Droits réservés

 

29/09/2014

Courteline et les « Contrats en alternance » !

courteline ronds de cuir.jpg

 

Parait qu'on manque d'apprentis en France ! C'est une évidence mais ça n'a rien d'étonnant au vu de l'enthousiasme manifesté par les fonctionnaires chargés de renseigner les éventuels candidats.

 

Je laisse parler un mien ami qui a accompagné son petit-fils dans ce redoutable parcours du combattant.

 

- « Mon petit-fils, Nils, veut faire une formation en alternance. Il me demande de l'aider dans ses démarches. Nous allons donc ensemble au « Centre de formation » d'Avignon. »

 

Il faut savoir que, si son petit-fils habite Avignon-rive gauche donc Vaucluse, mon ami habite la rive droite d'Avignon, donc à l'intérieur de la « Communauté de commune du grand Avignon » (COGA) mais...dans le département du Gard, donc dans un autre département et une autre Région... Cette distinction géographique va prendre toute son importance. Je vous passe l'interminable attente, le temps que la préposée à l'accueil réponde au téléphone.

 

« - Bonjour madame. Je viens pour mon petit-fils qui souhaite suivre une formation professionnelle en alternance, et j'ai trouvé une entreprise qui accepte de le prendre. Je voudrais donc connaître la marche à suivre.

 

- Où se trouve cette entreprise ?

 

- Á Saze.

 

- Á Saze ! C'est dans le Gard (mais dans le COGA – ndlr). Alors il faut s'adresser dans le Gard.

 

- Mais madame, je voudrais simplement avoir les documents pour voir les différents aspects et contraintes de cette formation.

 

- Non, Monsieur ! Il faut d'adresser dans le Gard.

 

- Bon. Mais où dans le Gard ?

 

- Je n'en sais rien...

 

- Si vous ne le savez pas, comment voulez-vous que moi je le sache ! Enfin, il me semble que Saze est une commune du Grand Avignon !

 

- Oui, mais c'est dans le Gard.

 

(Mon ami, ancien chef d'entreprise, ayant de fortes accointances suédoises, reste calme, flegmatique mais pugnace)

- D'accord madame, mais les contrats en alternance sont une mesure nationale, les documents sont probablement les mêmes dans toute la France. Je souhaite seulement en avoir une photocopie.

 

(la dame commence à s'irriter)

- Non, Monsieur. On ne peut pas vous donner ça !

 

- Bon. Dans le Gard, où dois-je m'adresser ? Au Centre de formation ? Au Centre d'apprentissage ? Á la Chambre de commerce de Nîmes ?

 

- Peut-être à la CCI qui vous enverra les documents.

 

Très dubitatif sur l'efficacité de l’accès à la filière, mon ami ne baisse pourtant pas les bras. Il avait remarqué, sur le même trottoir, un bâtiment portant une enseigne concernant l'apprentissage. Hélas le « Centre de formation des apprentis régional » avait déménagé. Qu'à cela ne tienne : mon ami et son petit-fils, dans l'après-midi, se rendent, en banlieue avignonnaise, au dit Centre. Après quelques dédales de portes à surmonter, il trouve une personne fort aimable mais...qui le renvoie encore une fois dans le Gard, après lui avoir sèchement refusé de lui donner les documents « Vaucluse ».

- « J'ai trop de travail ! »

 

Mon pote tente d'obtenir au moins une information générale :

- « J'ai entendu à la radio que le chef d'entreprise recevait 1.000 euros par an pour cette formation et que cette prime avait été doublée par François Hollande à partir du 1er septembre...

 

- Ah ! Monsieur, ça change tout le temps. Alors je ne peux rien vous dire »

 

Ouf ! Mon pote a donc dû refaire le parcours...à Nîmes ! Avec succès cette fois.

 

Morales de cette affaire :

 

- Les préposé sont : soit débordés, soit peu motivés.

- Les difficultés pour trouver une entreprise et monter le dossier sont réelles.

- La séparation administrative entre communes d'un même territoire crée des situations proprement kafkaïenne.

- Qu'en sera-t-il lorsque les habitants de la partie « rive droite » donc gardoise du Grand Avignon devront s'adresser...à Toulouse !!!

 

Tiens, je viens d'entendre que les maires du Gard Rhodanien viennent d'émettre une motion demandant le rattachement du Gard...à Provence-Alpes-Côte d'azur. Ce qui simplifierait grandement les choses et gommerait (peut-être ?) ces situations courtelinesques.

 

Septidi 7 vendémiaire de l'an 223

 

Photo X - Droits réservés

 

28/09/2014

Ouiquinde gastronomique redoutable: les anguilles d'Alexis.

catigot d'anguille pour blog.jpg

 

Le métier d'Alexis: facteur, mais en Camargue.

La passion d'Alexis: les taureaux que l'on nargue

En courant la cocarde, le dimanche aux arènes

Pour les yeux de velours d'une belle Arlésienne.

En ces temps difficiles de guerre et de malheur,

Alexis, à vélo, pratiquait son labeur.

Pour livrer dans les mas les colis et les lettres,

Il roulait, chaque jour plus de cent kilomètres.

Il n'hésitait donc pas, pour prendre un raccourci,

À traverser les champs où paissaient les taureaux,

Son vélo à la main, sans beaucoup de soucis,

Car il "sentait" les bioù tout comme un torero.

Or donc voilà qu'un jour, sautant la barricade,

Notre Alexis marchait à travers la manade.

Il venait de quitter les animaux grégaires

Lorsque, venant de loin, un taureau solitaire,

Étalon portugais ombrageux et sournois, ­

Chargea notre facteur, son vélo et ses lettres !

Alexis, razeteur, par un écart adroit,

Évite les poignards meurtriers de la bête.

Le vélo vole en l'air ainsi que la sacoche.

Le taureau la reprend et sa corne l'embroche.

Alors notre Alexis fait son plus beau combat.

Il cite le taureau par le haut, par le bas,

Il virevolte autour des cornes de la bête,

Puis, en un geste sûr, enfin sa main crochète

La musette de cuir de l'Administration.

Le fauve, dépité, a baissé pavillon

Pour se fondre à nouveau parmi ses congénères

Et se faire moquer parmi la gent vachère...

C'est à pieds, son vélo démoli sur l'épaule

Qu'Alexis a fini sa tournée un peu folle...

Il ramenait toujours des fermes et des mas

Quelques lapins de champs, des anguilles bien grasses

Que dans tous les canaux on attrape à gogo.

Le plat qu'il préférait: "l'anguille en catigot".

- Dis donc, ton Alexis, c'était un homme fort!

Mais comment on les fait ces anguilles Victor?

- Tu prends deux, trois anguilles, pas trop grosses, vivantes,

Que tu vas estourbir de manière décente.

N'enlève pas la peau, mais au papier journal

Enlève le mucus du gluant animal.

Les anguilles trop grosses, pèle, ça va de soi.

Vide-les, coupe-les en bouts de quatre doigts

Que tu farineras et mettras à raidir

Dix petites minutes dans un large faitout.

Puis tu sors les morceaux, sales et poivres le tout

Et tu mets de côté sans laisser refroidir.

Dans de l'huile d'olive tu mets à colorer

Deux oignons émincés et deux blancs de poireaux,

Ne laisse pas roussir, tu fais juste dorer.

Mouille d'une bouteille de rouge de Pujaut,

Incorpore girofles, céleri, thym, laurier,

Gousses d'ail écrasées, tomates concassées,

Sel, poivre du moulin, une écorce d'orange

Sommités de fenouil. Et tu cuis ton mélange

Demi-heure à feu doux. Dans une autre sauteuse,

Avec un peu de beurre, dore des champignons

De couches émincés et des petits oignons.

Tu arrêtes, et réserves quand l'odeur est flatteuse.

Quand ta sauce est bien cuite, tu vas éliminer

Thym, écorce d'orange, le fenouil, le laurier,

Puis au moulin légumes il te faut la passer,

Avec la grille fine, qu'elle soit bien lissée.

Range dans le faitout poisson, légume et sauce,

Tu mijotes un quart d'heure pour que les goûts s'exhaussent,

Puis tu sers, décoré de persil vert et gai,

Avec du riz pilaf, mais du riz Camarguais.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce divin nectar de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne!

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 ou 4 anguilles de taille moyenne, - 1 verre d'huile d'olive, - 2 cuille­rées à café de sel fin de Camargue, - poivre du moulin, - 2 oignons, - 2 blancs de poireau, - 1 bouteille de vin rouge, - 1 branche de céleri épluchée et hachée, côte et vert, - 4 gousses d'ail, - 4 tomates concas­sées, - sommités de trois branches de fenouil, - thym- laurier, - écorce d'orange séchée, - 1 noix de beurre, - 3 hectos de champignons de cou­che, - 1 demi kilo de petits oignons, - 1 branche de persil, - 1 demi kilo de riz long de Camargue.

 

Les vins conseillés:

Ce plat typique des mas de Camargue s'accorde tout naturellement avec des vins rouges frais tels, en vallée du Rhône: Costières-de-Nîmes, Domazan, Comps, Estézargues, Fournès, Montfrin, Remoulins, Saze, Saint- Hilaire-d' Ozilhan.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Cabrières, Cazevieille, Saint­Gély-du-Fesc, Valflaunès.

En vins de Provence: Coteaux des Baux, Coteaux d'Aix, Coteaux varois de Saint-Zacharie, Saint-Maximin, Barjols, Sainte-Anastasie.

 

 

Sextidi 6 vendémiaire 223

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

27/09/2014

Ouiquinde érotique de femme à femme

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Amours de femme


Oui, ce sont des regards de femme
Que cherche son regard brûlant,
Elle a soif de l'ardeur infâme
Qu'une autre sait mettre en son flanc.

Les yeux hagards, le trouble à l'âme,
La langue aux lèvres se collant,
Chacune tour à tour se pâme,
Se tord et retombe en râlant.

Bientôt leur tendresse lascive,
Comme une chaîne qui les rive,
Dresse dans l'ombre leurs tombeaux ;

Et sur la pierre, quand arrive
Le soir à la marche craintive,
Pleurent les filles de Lesbos.


Albert Sémiane pseudonyme d'André Sciama (1884)

 

 

* * * * * * *

 

 

En débarquant à Mytilène

 

Du fond de mon passé, je retourne vers toi,
Mytilène, à travers les siècles disparates,
T’apportant ma ferveur, ma jeunesse et ma foi,
Et mon amour, ainsi qu’un présent d’aromates,
Mytilène, à travers les siècles disparates,
Du fond de mon passé, je retourne vers toi.

Je retrouve tes flots, tes oliviers, tes vignes,
Et ton azur où je me fonds et me dissous,
Tes barques, et tes monts avec leurs nobles lignes,
Tes cigales aux cris exaspérés et fous,
Sous ton azur, où je me fonds et me dissous,
Je retrouve tes flots, tes oliviers, tes vignes.

Reçois dans tes vergers un couple féminin,
Île mélodieuse et propice aux caresses,
Parmi l’asiatique odeur du lourd jasmin,
Tu n’as point oublié Psappha ni ses maîtresses,
Ile mélodieuse et propice aux caresses,
Reçois dans tes vergers un couple féminin.

 

Lesbos aux flancs dorés, rends-nous notre âme antique,
Ressuscite pour nous les lyres et les voix,
Et les rires anciens, et l’ancienne musique
Qui rendit si poignants les baisers d’autrefois,
Toi qui gardes l’écho des lyres et des voix,
Lesbos aux flancs dorés, rends-nous notre âme antique,

Évoque les péplos ondoyant dans le soir,
Les lueurs blondes et rousses des chevelures,
La coupe d’or et les colliers et le miroir,
Et la fleur d’hyacinthe et les faibles murmures,
Évoque la clarté des belles chevelures
Et les légers péplos qui passaient, dans le soir,

Quand, disposant leurs corps sur tes lits d’algues sèches,
Les amantes jetaient des mots las et brisés,
Tu mêlais tes odeurs de roses et de pêches
Aux longs chuchotements qui suivent les baisers,
À notre tour, jetant des mots las et brisés,
Nous disposons nos corps sur tes lits d’algues sèches,

Mythilène, parure et splendeur de la mer,
Comme elle versatile et comme elle éternelle,
Sois l’autel aujourd’hui des ivresses d’hier,
Puisque Psappha couchait avec une immortelle,
Accueille-nous avec bonté, pour l’amour d’elle,
Mytilène, parure et splendeur de la mer !

 

Renée Vivien

 

Sextidi 6 vendémiaire 223

 

 

 

Illustration X - Droits réservés

26/09/2014

Casting au Sénat: dimanche seront sélectionnées les danseuses de la République !

sénateurs caricatures.jpg

Dimanche vont être élues pour partie les pittoresques et coûteuses danseuses de la république, j'ai nommé : les sénateurs. Eh ! Ce n'est probablement pas vous, en tout cas pas moi, qui allons élire ces messieurs-dames (beaucoup plus messieurs que dames d'ailleurs), ce sont les « grands électeurs ». Quoi ? Vous mesurez 1m85 ? Ça ne suffit pas. « Grand électeur » ça veut dire quelqu'un du sérail, de déjà élu : députés, sénateurs (ben voyons, tant qu'à faire !), conseillers régionaux, conseillers généraux, délégués des conseils municipaux. Autrement dit, on s'arrange entre soi... C'est le clientélisme dans toute son acception. « Eh ! Je t'ai fait avoir quelques subventions, pense donc à moi. Tu sais que je te revaudrai ça... ».

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

 

Le sénateur est généralement un fervent défenseur du cumul des mandats. Le sénat a d'ailleurs voté contre la réduction de ce cumul. Normal. T’as déjà vu un cochon qui décide de refuser son auge ? La gamelle est trop bonne au Sénat : 13.340 euros brut plus les indemnités diverses, avantages et autres privilèges (voir : http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-...)

 

La question, c’est la légitimité de cette assemblée de notables et donc son existence même. Á quoi servent réellement ces stakhanovistes de la razzia des prébendes et des banquets républicains puisque de toute façon le dernier mot reviendra toujours aux députés ? Ils ne servent donc à rien, sinon à freiner les décisions des députés, toujours dans le sens conservateur pour ne pas dire réac, même quand le Sénat est majoritairement à gauche comme actuellement ! C'est donc une assemblée viscéralement de droite.

 

Une deuxième chambre est concevable dans des pays de constitution fédérale, comme l'Allemagne par exemple, de façon à ce que les régions soient représentées. Mais à quoi sert-elle dans un pays centralisé comme la France ? Á servir de somptueuse maison de retraite dorée pour politicards planqués...

 

La démocratie représentative correspond-elle encore au monde d’aujourd’hui où les technologies de communication moderne permettent l’existence d’une agora mondiale ? Peut-on continuer à donner à des professionnels carriéristes de la politique des pouvoirs aussi exorbitants, sans contre-pouvoirs réels, les médias étant à la solde des marchands d’armes, de béton et de soupe ?

 

Le Sénat ne sert à rien sinon de fournir des sinécures grassement payées à des planqués de la République.

 

Eh ! François, en voilà des économies à faire !

 

Mouais... Même De Gaulle s'y est cassé le râtelier !

 

 

Quintidi 5 vendémiaire de l'an 223

 

Illustrations X – Droits réservés.

 

25/09/2014

Des forages au gaz de schiste bientôt sur le Ventoux et le Luberon ?

gaz de schiste par Acturatons.jpg

 

 

Levée de bouclier en Vaucluse contre la signature imminente d'un arrété accordant dans le Luberon et jusqu'au Ventoux un « permis de recherche de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux ». Bénéficiaire de ce possible permis : une société suédoise : Tethys Oil AB. Cet arrêté est près à être soumis à la signature de Ségolène Royal, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie ainsi qu'à celle d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique.

 

Autrement dit on s'apprête à remettre sur le tapis le gaz de schiste ! C'est une « veille citoyenne » qui a permis de débusquer sur le site internet du Ministère de l'écologie ce nouveau projet d'exploration du sous-sol du Luberon, passé soigneusement sous silence. Ni les maires, ni les autres élus locaux n'ont été prévenus. Or ce permis concerne un territoire de 870 km2 sur le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, de Lagarde-d'Apt (Vse) à Sénas (BdR) et de l'Isle-sur-la-Sorgue à Ansouis. Il prévoit des forages de 2000 mètres, avec des derricks de 50 mètres de haut, une circulation conséquente de poids-lourds, l'utilisation de quantités faramineuses d'eau sur des territoires de sécheresse... Bref : l'horreur.

 

On croyait que la loi de juillet 2011 interdisait toute recherche et exploitation du gaz de schiste ! Tè, fume... Cette loi interdit « l'éclatement de la roche pour l'extraction des hydrocarbures ». Nuance. La loi interdit l'extraction par fracturation, mais elle n'interdit nullement de déposer des permis de recherche et d'expérimentation ! Or la fracturation est la seule méthode existant à ce jour.

 

Ségolène Royal, en 2011, lors du débat sur cette loi, se disait « favorable à l'interdiction » de l'extraction du gaz de schiste tant que « la maîtrise de cette exploitation n'est pas garantie ». Elle jugeait « nécessaire de poursuivre la recherche sur les procédés d'extraction propres à long terme ». Une ambiguïté qui ne peut que conforter les inquiétudes...

 

Chacun sait que si ces grands altruistes que sont les compagnies pétrolières forent pour « explorer » et qu’ils trouvent ce qu’ils cherchent, ils sauront faire en sorte que les permis d’explorer se transforment en permis d’exploiter. « Avec des méthodes propres » clament les politiques tous favorables sans le dire ! Ben voyons ! Les compagnies européennes – dont évidemment la suédoise Tethys Oil AB - se sont toutes acoquinées avec des compagnies américaines, seules détentrices de la méthode d’extraction de ces gaz délétères. Or le seul procédé existant est celui de la ravageuse fracturation qui fait tant de dégâts aux États-Unis.

 

cul au ventoux.jpg

 

 

Verrons-nous bientôt des derricks dans les terrains de jeu des bobos du Luberon ? Des torchères sur les pentes du Ventoux ?

 

Qui lo sa ? Ouate-Inde-scie...

 

 

Quartidi 4 vendémiaire 223

Photos X – Droits réservés

 

24/09/2014

Grève Air France : la révolte des nantis ? Pas si sûr...

pilotes grève par Deligne.jpg

Illustration: merci à Deligne

 

La rabia ! Les aliboffis qui gonflent ! C'était, hier le premier réflexe en voyant ces nantis de pilotes d'Air France (17.000 euros par mois) parader dans leur ridicule uniforme d'opérette devant l'Assemblée nationale pour influencer les députés. Et ils semblent avoir gagnés... Gueulez, vous serez entendus. Bloquez les transports aériens, vous serez écoutés. Enfin, pas sûr. On est en plein couac entre le ministre et la direction d'Air France.

 

Ça, c'est la première attitude d'irritation. Basée, comme d'habitude plus sur l'émotionnel entretenu par la dictature de l'image que sur le rationnel. Mais il faut prendre un peu de recul. La cause du conflit : la mise en place par Air France d'une structure de transport aérien parallèle basée sur la logique économique ultralibérale du « low cost ». Avec comme modèle Ryanair ou Easy-Jet. C'est ça ou crever ! Comme la Panam, comme TWA, comme Swiss-Air... Cruel dilemme...

 

La logique des compagnies classiques et des compagnies bas-coût sont tout à fait différentes. Les premières (les « classiques ») vendent un service - le transport - à des passagers. Les secondes (les « low-cost » ou « bas-coût » ) vendent un produit - une quantité de voyageurs, exprimée en « unités » - aux gestionnaires d’aéroport, en général, des collectivités locales, en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence.

 

A la limite, Ryanair, tout comme Easy-jet et les autres compagnies bas-coût, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal.

 

Comment ça marche ? Comme disait l'autre. Eh bien voilà. Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et paient cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et ont largement ouvert les cordons de la bourse...de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont balaises : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. Á Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200.000 et 500.000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Autre combine juteuse, le versement de ce que ces compagnies pirates appellent des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de ces compagnies bas-coût ont obligation de prendre sur le site internet de ces compagnies ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à ces compagnies aériennes sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Ainsi, lorsque un mien ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil en payant quelques dizaines d'euros pour aller se la faire belle au Maroc, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

La lutte des pilotes d'Air France peut dès lors être regardée différemment.

 

Tridi 3 vendémiaire 223

 

23/09/2014

NOUS SOMMES EN GUERRE...de religion!

 

Ami croyant, renvoie ta foi à ton seigneur
Pour toutes les hontes qui submergent la terre
Et dit à ceux qui parlent en son nom
Qu’ils aillent se faire griller en enfer

 

« Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français - ou un Australien ou un Canadien, ou tout (...) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l'État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle manière.Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d'un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. » a déclaré Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l'EI, dans un message publié en plusieurs langues.

 « Tuez le mécréant qu'il soit civil ou militaire », a-t-il ajouté.

 

otages,islamistes

 

 Ben, voilà qui est clair. Et qui fait froid dans le dos concernant notre compatriote tombé dans leurs pattes en allant faire du tourisme en Algérie. Drôle d'idée...

 NOUS SOMMES EN GUERRE contre les nazislamistes de « l'Etat islamiste ». Une guerre sans merci contre un état autoproclamé islamiste. Il convient d'en tirer les conséquences, toutes les conséquences.

Pour réfléchir à cet état de fait : je vous conseille de lire, relire et méditer le livre de Michel Onfray – « Traité d’athéologie » – chez Grasset, dont voici quelques feuilles :

 

« (…) Près de deux cent cinquante versets - sur les six mille deux cent trente-cinq du Livre - justifient et légitiment la guerre sainte, le djihad. Assez pour que se trouvent noyées les deux ou trois phrases bien inoffensives qui invitent à la tolérance, au respect de l'autre, à la magnanimité ou au refus de la contrainte en matière de religion (!). Dans un pareil océan de sang, qui peut encore prendre la peine de s'arrêter sur deux ou trois phrases qui invitent plutôt à l'humanité qu'à la barbarie? D'autant que la biographie du Prophète témoigne : on y trouve constamment le meurtre, le crime, l'épée et l'expédition punitive. Trop de pages invitent à l'antisémitisme, à la haine des juifs, à leur spoliation et leur extermination pour qu'un combattant musulman ne se croie pas légitimé à passer les juifs par le fil de l'épée.

 

La communauté musulmane pense comme les membres de l'Alliance : eux aussi se proclament le peuple élu, choisi par Allah, préféré par lui (IX, 19, mais aussi III, 11 0). Or deux prétendants au statut d'élite, c'est un de trop ! Croire que les autres sont de race inférieure, qu'il existe des sous-hommes, que Dieu établit une hiérarchie entre les humains en distinguant la petite communauté désignée du restant de l'humanité interdit qu'un autre prétende au même statut que soi. La haine des Hébreux pour les Cananéens hier génère la haine des Palestiniens pour les juifs aujourd'hui, chacun se croyant appelé par Dieu à dominer l'autre - les autres - donc s'imaginant légitime à l'exterminer.

 

Car l'islam refuse par essence l'égalité métaphysique, ontologique, religieuse, donc politique. Le Coran l'enseigne : au sommet, les musulmans, en dessous, les chrétiens, parce que gens du Livre eux aussi, puis, à la suite, les juifs, également partie prenante du groupe, parce que monothéistes. Enfin, après le musulman, le chrétien et le juif, arrive en quatrième position, toutes catégories confondues dans la réprobation générale, le groupe des incroyants, infidèles, mécréants, polythéistes et, bien sûr, athées... La loi coranique qui interdit de tuer ou de commettre des délits ou des massacres sur son prochain concerne seulement de manière restrictive les membres de la communauté : l'umma. Comme chez les juifs.

 

Au sein même de la communauté musulmane de prétendus semblables, la hiérarchie persiste: les hommes dominent les femmes. Les religieux dominent les croyants, les fidèles pieux dominent les pratiquants tièdes, les vieux dominent les jeunes. Phallocratie, théocratie, gérontocratie, le modèle tribal et primitif des origines ne cesse pas depuis treize siècles. Il est fondamentalement incompatible avec les sociétés issues des Lumières. Le musulman n'est pas fraternel : frère du coreligionnaire, oui, mais pas des autres, tenus pour rien, quantités négligeables ou détestables.

 

Le local comme universel. En lecteurs de Carl Schmidt qu’ils ne sont pas, les musulmans coupent le monde en deux : les amis, les ennemis. D'un côté, les frères en islam, de l'autre, les autres, tous les autres. Dâr al-islam contre dar al-harb : deux univers irréductibles, incompatibles, régis par des relations sauvages et brutales : un prédateur une proie, un mangeur un mangé, un dominant un dominé. Comme dans la plus banale des jungles, les félins entre eux, et le reste du territoire à soumettre, asservir et posséder. La loi qui règle le rapport entre les animaux.

 

Une vision du monde pas bien éloignée de celle d'Hitler qui justifie les logiques de marquage, de possession, de gestion et d'extension du territoire. Le renard et le poulailler, le faucon et sa proie, le lion et la gazelle, les forts et les faibles, l'islam et les autres. Pas de droit, pas de loi, pas de langage, pas d'échange ou de communication, pas d'intelligence, pas de cerveau, mais des muscles, de l'instinct, de la force, du combat, de la guerre et du sang.

 

L'universel ? Le local moins les murs - pour paraphraser Miguel Torga. Le tribal du VII° siècle, le féodal du désert arabe, le clanique primitif transposé à chaque fois sans changement dans la civilisation du moment, y compris la nôtre, postmoderne, hyper industrielle et numérique. Le village du désert devient le modèle du monde. L'oasis où rien ne pénètre depuis des siècles, sinon les caravanes nomades chargées de denrées de première nécessité, fonctionne comme archétype social, humain, métaphysique et politique.

 

Un livre datant des premières années de 630, hypothétiquement dicté à un gardeur de chameaux illettré, décide dans le détail du quotidien de milliards d'hommes à l'heure de la vitesse supersonique, de la conquête spatiale, de l'informatisation généralisée de la planète, du temps réel et universel des communications généralisées, du séquençage du génome humain, de l'énergie nucléaire, des premières heures du post-humain... La remarque vaut pour les louba­vitchs accrochés à la Torah et au Talmud qui partagent eux aussi une semblable ignorance du temps qui passe.

 

Comme sous la tente il y a mille cinq cents ans, la famille constitue le noyau. Pas la communauté nationale ou patriotique, encore moins l'entité universelle ou cosmopolitique, mais celle du chef de famille possédant ses deux, trois ou quatre femmes soumises - car la polygamie primitive persiste dans le Talmud comme dans le Coran (IV, 3) - au milieu d'enfants nombreux - une bénédiction de Dieu, l'autorité procédant d'Allah, bien sûr, mais par la voix du Père, du Mari, de l’Époux, figures de Dieu sous la toile en poil de chèvre.

 

Toute action se vit sous le regard de la tribu qui la juge à l'aune de la conformité aux règles coraniques ou musulmanes. Le père, mais aussi, dans une logique phallocrate totale, le grand frère, le frère et autres variations sur le thème du mâle. Le lieu de la religion incarnée, donc du politique et de la théocratie, c'est la cellule de base de la société : ni Platon - dans La République -, ni Hegel - dans Les principes de la philosophie du droit -, ni Mussolini, ni Hitler, ni Pétain et autres fascistes ne s'y trompent : tous savent que le début de la communauté, la généalogie de la collectivité se noue là, dans l'espace intime de la famille - la tribu primitive. Lire ou relire Engels et L'origine de la famille, de la propriété privée et de l’État pour s'en convaincre...

 

Et une autre réflexion de Onfray :

(…/...) "Nos compatriotes d'origine musulmane" ? D'origine algérienne, marocaine, maghrébine, bretonne, anglaise, française etc., etc., je vois. De religion musulmane, catholique, juive, je vois aussi. Mais d'origine musulmane, catholique, ou juive, ou ce que vous voulez, je ne vois pas bien. Ou plutôt je ne vois que trop bien ce que cette confusion entre origine et religion comporte et à quel point elle trouve ses plus ardents partisans chez les extrémistes religieux de toute obédience. De surcroît cette confusion entre la religion et l'appartenance à une population fait le jeu des extrémistes musulmans en mettant tous les arabes, y compris les arabes athées, ou convertis, dans le panier de l'islam radical. L'extrême droite applaudit des deux mains. Enfin, à ce compte-là on ne peut critiquer l'islam radical sans tomber dans le racisme anti arabe, comme les extrémistes juifs sans se faire taxer d'antisémitisme. Cette confusion est tellement répandue, notamment dans une certaine extrême gauche, que l'on va finir par croire que seuls méritent d'être défendu contre le racisme anti arabe, les musulmans, les radicaux plus que les modérés, et pas les autres. » (…/...)

 

Tè ! Je vais encore me faire des amis parmi les idiots utiles qui bavent leur fiel dérisoire sur Onfray tout en léchant sans vergogne les babouches des nazislamistes...

 

Duodi 2 vendémiaire 223

 

Photo X - Droits réservés

 

22/09/2014

Boycottons les légumes des saccageurs bretons.

saccage paysan Morlaix.jpg

 

Lorsque quelques excités cassent des abri-bus, foutent le feu à quelques poubelles, voire à quelques bagnoles, pour les média(rhées), ce sont des racailles, ils risquent la taule.

 

Lorsque des pollueurs fonctionnaires de l'Union européenne – encore appelé « exploitants(teurs) agricoles » - saccagent, détruisent, incendient des biens de l’État, pour ces mêmes média(rhées) c'est une « juste révolte », ils ne risquent rien ou pas grand chose. Enfin, s'ils sont affiliés à un syndicat-voyou, la FNSEA. S'ils ont l'outrecuidance de vouloir être des paysans responsables voulant seulement vivre de leur travail, affiliés à la Conf' paysanne, comme ceux qui ont manifesté contre l'usine « mille vaches », c'est autre chose.

 

Non, mais vous les avez vu, ces pov' paysans manifester à Morlaix, juchés sur leurs tracteurs 4x4 à 80.000 euros pièces ? Pov' paysans, va. On avait sous les yeux toute la misère du monde !

 

Ils sont arrivés dans la soirée avec une centaine de ces engins et autant de remorques. Ça impressionne. Ils ont envahi les locaux de la MSA (Mutuelle sociale agricole). Ils ont tout cassé, tout saccagé, puis ils ont foutu le feu après avoir déversé des tonnes et des tonnes de leurs légumes immangeables bourrés de pesticides et d'engrais. Agrémenté de quelques tonnes de bon fumier bien odorant. Faut ce qu'il faut...

 

Tout a cramé. Un bâtiment neuf, au service de la profession. Le contribuable (vous, moi) paiera ! Où étaient donc les flics, si prompts à tabasser le moindre jeune un peu excité ?

 

Puis, après quelques bibines pour fêter ça, ils sont allés remettre ça à l'hôtel des impôts de Morlaix. Même objectif, mêmes éléments, même résultat...

 

Là aussi tout a cramé. Là encore, le contribuable (vous, moi) paiera ! Là encore où étaient donc les flics, si prompts à tabasser le moindre jeune un peu excité ?

 

Ces gens-là se permettent de foutre la merde parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien !

 

Rappelez-vous les incroyables saccages des « bonnets rouges » parmi lesquels les FNSEA-boys n'étaient pas les moins excités. Rien. Aucune sanction.

 

Rappelez-vous le saccage, à Paris, du bureau de la ministre de l'environnement, à l'époque Dominique Voynet. Rien. Aucune sanction.

 

Rappelez-vous, l'incendie du Parlement de Bretagne, un des plus prestigieux bâtiments de France. Aucune sanction.

 

Que ces gens aient des problèmes, c'est une évidence. Ce sont des problèmes de marché. Qu'ils les règlent – selon leurs méthodes « pittoresques » - avec ceux qui sont responsables de ces « marchés » : le grande distribution. Là est leur véritable ennemi.

 

Et puis, a-t-on encore besoin de cette agriculture productiviste, hyper polluante, gavée à la subvention, qui fournit plus qu'il n'est nécessaire des produits insipides, dangereux pour la santé, faits pour engraisser quelques grossiums ?

 

Pour ma part, j'achète mes légumes chez le paysan bio du coin... Et ils sont bons ! Et désormais je boycotterais tout ce qui porte la marque « Bretagne ».

 

 

Eh ! Au fait, c'est le Jour de l'An !

Nous sommes le Premier vendémiaire de l'an 223 de l'ère de la Liberté !

On fête le Raisin.

 

Bonne année républicaine ! Et à la nôtre !

  X - Droits réservés

 

21/09/2014

Ouiquinde gastronomique de fin d'été: la morue.

truffade de morue pour internet.jpg

La truffade de morue

Avoir du poisson frais, aujourd'hui est banal
Même si l'on habite loin du littoral.
Cependant bien souvent, dans les grandes surfaces,
Le frais est remplacé par le froid de la glace,
Si bien que pour le nez, l'étal du poissonnier
Fait penser que le "pei" (1) a dû venir à pieds!
Avant l'avènement du sous-vide attrayant,
Du surgelé vainqueur, du frigo triomphant,
Le seul poisson des provençaux de l'intérieur
N'était pas le plus cher, n'était pas le meilleur,
C'était la "merlusso" (2), c'était la morue sèche
Que les rudes bretons faisant la Grande Pêche
Venaient, par tombereaux, troquer contre le sel
À Salin-de-Giraud, Aigues-Mortes ou Lunel.
Ah ! il fallait les voir tous ces rugueux rouliers
Descendant en convois par chemins et halliers,
Poussant à coups de gueule, coups de fouets, coups de pieds,
Leurs grands chevaux fumants tractant leurs lourds fardiers.
Quand les jours étaient longs et qu'ils étaient pressés,
Ils dormaient à la dure, dehors, dans les fossés,
Et lorsqu'ils emplissaient les auberges routières
Pour boire et pour bâfrer, pour rire sans manière,
Ces hommes au sang chaud et à la poigne leste
Jouaient du poing, du fouet pour la moindre conteste.
Les convois descendant amenaient la morue
Fournie par la Bretagne et ses marins bourrus.
Les convois remontant en un grand carrousel
Vers les ports océans étaient chargés de sel.
De ce commerce ancien sont nées des accointances
Entre gens de Bretagne et gens de la Provence.
C'est ainsi que naquit la morue en truffade
La "merlusso'n raïto » " (3) ainsi que la brandade.

Fais dessaler, petit, une morue épaisse
Vingt-quatre heures au moins en changeant l'eau trois fois,
Ôte peau, cartilage avec délicatesse,
Puis tu coupes, en portions, mais en faisant bon poids.
Dans de l'huile d'olive tu feras revenir
Deux oignons émincés sans les faire roussir,
Ajoute trois tomates pelées, mondées, hachées
Trois belles gousses d'ail, du thym et du laurier
Du poivre du moulin, safran, zeste d'orange,
Mais surtout pas de sel. Tourne bien ce mélange
Qu'après tu vas mouiller avec deux litres d'eau.
Ajoute douze "truffo" (4) coupées grosso-modo.
Les "truffo" par chez nous sont les pommes-de-terre,
Les véritables truffes, elles, sont les "rabasso" (5),
Joie des meilleurs gourmets ainsi que des pourceaux,
Et des chiens "rabassié" (6) qui les sentent sous terre.
Tu fais cuire à feu vif, surveille la cuisson
De tes pommes-de-terre. Goûte. Lorsqu'elles sont
Cuites à mi-parcours, avec une écumoire
Tu déposes dessus tes morceaux de morue.
Complète la cuisson à feu vif maintenu
Tu rectifies en goût, un canon tu vas boire.
Tu sers dans chaque assiette la morue, les patates,
Tu purges le bouillon de tous ses aromates
Et tu le sers à part, en soupière fumante.
Enjolive ton plat de façon élégante
En piquant ça et là quelques brins de persil.
Qui l'agrémenteront de leur parfum subtil.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

VictorAyoli



(1) Pei".. poisson. (2) Merlusso .. morue. (3) Merlusso'n raito" .. morue aux pommes-de-terre. (4) Truffo.. pommes-de-terre (on dit aussi "tartifles "). (5) Rabasso .. truffes véritables (melanosporum).
(6) Chiens rabassié .. chiens truffiers.



Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 1 morue sèche de 600 g environ, - 3 cuillerées d'huile d'olive, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 3 ou 4 gousses d'ail triées, - thym, - laurier, - safran, - poivre, - zeste d'orange, - 12 pommes de terres, - 3 branches de persil plat.

Les vins conseillés:
Tous les vins rosés. En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquières-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.
En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint-Christol
En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux varois.

 

Dernier jour complémentaire ("sans-culotide") dit "jour des récompenses" de l'an 222

 

Illustration originale Vincent Barbantan

20/09/2014

FEMMES! Je vous aime TOUTES.

 

lamazou femmes.jpg

 

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

VictorAyoli

 

 

Mais…n’oublions pas :

 

Miss Maggie, du Renaud de sa grande époque…

 

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N’ s’ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
Á part peut-être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous-furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y’en a pas même en Grande Bretagne
Á part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n’ deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y’en a qui vont jusqu’à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d’honneur de ces cons-là
Aucune femme n’est assez vulgaire
Pour l’employer à tour de bras
Á part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc’ que la vue d’une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc’ que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J’ai jamais vu une femelle
Pas une femme n’est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C’est pas d’un cerveau féminin
Qu’est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n’a sur les mains
Le sang des indiens d’Amérique
Palestiniens et arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu’un génocide c’est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d’humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
Á part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l’homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l’heure dernière,
L’enfer s’ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
Á celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien

Si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m’offrirai Madame Thatcher

 

 

 

 Illustration: Merci à Titouan Lamazou

 

4ème jour complémentaire dit "de l'opinion" de l'an 222

 

 

19/09/2014

Irak : François s'en va-t-en guerre...ou en démonstration commerciale ? Les deux mon général.

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Il l'a dit François : « la France va procéder à des frappes aériennes imminentes contre Daech ». Bien. Il a raison de vouloir participer à la destruction de cet anti-Etat dont la finalité ouvertement proclamée est le remplacement des États de droits par la mise en place d'une loi soi-disant « divine », mais surtout barbare, sanguinaire, obscurantiste et d'une violence sans limites.

 

Eh ! C'est bien ça François, toi, président du pays qui a jeté à bas bien des monarchies et donné au monde les Droits des Humains. Mais est-ce vraiment à nous de faire ce ménage dans des pays lointains où l'arrivée du « blanc », ancien colonisateur, ne tarde jamais à agglomérer contre lui des forces qui se réconcilient sur son dos ? Ne serait-ce pas plutôt à l'Arabie saoudite de se charger d'écraser le serpent nommé Daech ? Elle en a les moyens militaires mais en a-t-elle le courage et surtout la volonté politique ? C'est toute l'ambiguïté.

 

Depuis cinquante ans au moins, nos « amis » Saoudiens sont les incubateurs et surtout les sponsors de tous les groupes salafistes qui sévissent dans le monde entier. Al-Shabab dans la corne de l'Afrique, Boko-Haram en Afrique de l'Ouest, Al-Qaïda un peu partout, et maintenant ce sinistre « Etat islamiste », encore appelé Daech ou EEIL, sont des créations de l'Arabie saoudite. Et maintenant, le créateur fou est non seulement dépassé par sa créature, mais directement menacé par le monstre qu'il a créé ! Alors qu'est-ce qu'il fait ce créateur fou ? Il appelle au secours ces pays d'Occident qu'il voue ouvertement aux flammes de l'enfer musulman... Plus faux-cul tu meurs !

 

Avoir chaud au cul, ça leur fait travailler les boyaux de la tête aux fils d'Allah! Même le grand mufti d'Arabie saoudite, Abdel Aziz Al-Cheikh, la paille au cul, vraisemblablement sur ordre de la famille royale, balance méchant contre son turbulent fiston Daech: "Les idées extrémistes, militantes et terroristes qui répandent la ruine sur la terre, détruisant la civilisation humaine, ne font en aucune façon partie de l'islam mais sont son premier ennemi et les musulmans en sont ses premières victimes".

 

Parce que les nazislamistes de Daech ne sont qu'à quelques dizaines de kilomètres de la frontière de l'Arabie saoudite ! Et s'ils déferlent sur le pays et s'emparent des lieux « sacrés » de La Mecque et de Médine, ils mettront leur joug obscurantiste et sanguinaire sur tout le monde arabo-musulman ! On n'en est pas encore là, l'Arabie saoudite ayant mis en place, sur 900 km de frontière, une sorte de « ligne Maginot » up-to-date : radars, tours de surveillance, caméras infrarouges, matériels ultra-sophistiqués de détection de toute incursion. C'est la « Saudi border guard development program » (SBGDP) où travaillent...de nombreux expatriés français de Cassidian, une filiale d'Airbus...

 

Fatche ! Elle a plus d'avions que la France, l'Arabie saoudite ! Mais a-t-elle des pilotes ? Moins sûr... Et puis, si l'on regarde bien, elle n'a pas d'avions français !!! Ben merde alors... Voilà (peut-être !) une bonne raison (cachée !) d'envoyer nos Rafales faire sur place quelques démonstrations de leur excellence et de leur efficacité !

 

Sacré François, va ! Défenseur des « valeurs », de la veuve et de l'orphelin mais aussi...de Dassault !

 

Troisième jour complémentaire dit "du travail"

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18/09/2014

M’ame Michu et M’ame Chazotte et le « cadeau » de Valls aux retraités.

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- Ben alors, M’ame Michu, qu’est-ce qu’vous allez en faire de tout ce pognon que Valls va vous refiler ? Ah ! dis-donc… Ils en ont de la veine ces nantis de retraités. Y en a que pour eux…

 

- Ben, j’m’interroge, M’ame Chazotte. J’hésite entre une croisière aux bas-à-masse et…chez pas si j’ose vous le dire M’ame Chazotte…, me payer un chip-en-dèle.

 

- Mouais… Avec quarante euros pour l’année, ce sera plus facilement un plat de pâtes ou un stripe-tise avec déambulateur ! Ce type d’annonce, ma bonne M’ame Michu, c’est encore de l’enfumage. Comme « l’augmentation » de 8 euros par mois. Ça vous permettra d’acheter une boite de patapon de plus par semaine. Pour vous, bien sûr, pas pour votre chat…

 

- Parait que notre « pouvoir d’achat » aurait augmenté M’ame Chazotte. Je dois mal compter parce que j’ai plutôt vu le contraire…

 

- Mais c’est parce que vous n’êtes pas « la ménagère de moins de cinquante ans » ma brave M’ame Michu ! Ce que vous achetez vous, c’est pour bouffer alors que « la ménagère de moins de cinquante ans », avec son bobo de mari, ses ados débiles, achète – elle – des écrans plats, des ordinateurs portables, change le quatre-quatre pour mener à l’école ses chiards-roi en montant sur le trottoir. Et toutes ces belles choses, M’ame Michu, elles ont baissé ! Donc le « pouvoir d’achat » moyen a augmenté !

 

- Ben j’ai pas vu… Pour moi la réalité est celle-ci, ce qui augmente régulièrement : l’électricité, le loyer, les billets SNCF, l’essence, le gazole, le gaz, mais aussi et surtout pour moi la farine, le pain, les pâtes, le café, le beurre, l’huile, le chocolat, le camembert, les biscuits, les légumes, les fruits, la viande, le lait… Oh ! Pas de beaucoup chaque fois, mais ça va jamais à la baisse…

 

- Eh ! M’ame Michu, le pouvoir d’achat des bobos augmente statistiquement parce que le vôtre baisse !

 

- Ben ça alors,  M’ame Chazotte ! Vous v’là experte en économie politique !

 

 

2ème  jour complémentaire dit « du génie » de l’an 222

 

Photo X – Droits réservés

 

17/09/2014

« L'appel de Paris » des musulmans de France

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Des responsables musulmans français affichent leur unité dans la condamnation des exactions commises en Irak et en Syrie par l'Etat islamique, qualifié d'«organisation terroriste», et lancent un appel « aux jeunes musulmans de France qui seraient tentés d’aller combattre » à leurs côtés.

 

Cet « Appel de Paris » est enfin une prise de position claire de nos compatriotes musulmans. Jusqu'à maintenant leur silence face aux exactions des nazislamistes irritait beaucoup de monde. Silence des responsables musulmans ou...silence des médias occultant (pourquoi ? pour qui?) ces prises de positions ?

 

Bravo et merci à eux. Relayons au maximum cet appel de paix :

 

« Nous, responsables musulmans de France, signataires du présent appel :

Nous condamnons fermement les exactions commises par l’organisation « Daesh », connue sous l’appellation « Etat Islamique » (EIL), à l’encontre des civils en Irak et en Syrie parmi les chrétiens, les Yézidis, les kurdes, les turcomans, les musulmans chiites ou sunnites, les humanitaires, les journalistes et les reporters.

Nous considérons que cette organisation, en dépit de son appellation usurpée, n’a rien ni d’Etat ni d’islamique. Ses actions criminelles et barbares, dont les décapitations macabres des deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et de l’humanitaire britannique David Haines, d’une cruauté et d’une violence insoutenables, sont en totale contradiction avec les principes élémentaires de la religion musulmane.

Nous saluons la réaction spontanée, responsable et unanime des musulmans de France et de leurs imams qui ont condamné fermement les actes abjects du groupe terroriste «Daesh ».

Nous saluons la position des autorités chrétiennes, qui tout en condamnant les exactions perpétrées contre les chrétiens d’Irak et de Syrie, refusent toute instrumentalisation de cette tragédie et soulignent que les musulmans sont également victimes de cette organisation terroriste.

Nous appelons tous les citoyens épris de paix et de justice quelle que soit leur religion ou leur conviction à afficher, aujourd’hui plus que jamais, leur unité face au terrorisme et à la barbarie et à œuvrer sans relâche pour que le dialogue et la solidarité entre eux puissent faire barrage aux adeptes de la prétendue « guerre des civilisations ».

Nous réitérons notre appel aux jeunes musulmans de France qui seraient tentés d’aller combattre aux côtés de ces terroristes, de prendre conscience de l'ampleur de la gravité des crimes dont ils pourraient se rendre complices, ainsi que de la lourde responsabilité, devant Dieu et devant l'Humanité, d’une telle complicité.

Face à l’ampleur des crimes commis par « Daesh » et l’importance des moyens matériels dont elle dispose, nous appelons la communauté internationale à diligenter une enquête afin que soient déterminés les responsabilités des soutiens de cette organisation terroriste ainsi que l’origine de ses moyens.

Nous demandons aux musulmans de France d’apporter leur aide aux exilés, notamment à ceux présents en France, d’élever des prières, tous les vendredis, pour le repos des âmes de toutes les victimes et implorer le Très Miséricordieux afin qu’Il accorde Son Aide et Son Soutien à ceux qui souffrent des actes de cette organisation terroriste. »


Signataires

Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), représenté par Ahmet Ogras, président.

Fédération française des associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA), représentée par Cheikh Moussa Touré, président.

Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP), représentée par le Recteur Dalil Boubakeur, président.

Foi et Pratique, représentée par Hamadi Hammami.

Grande Mosquée d’Evry-Courcouronnes, représentée par le Recteur Khalil Merroun

Grande Mosquée de Lyon, représentée par le Recteur Kamel Kabtane

Grande Mosquée de Saint-Denis de l’île de la Réunion, représentée par Aslam Timol

Rassemblement des musulmans de France (RMF), représenté par Anouar Kbibech, président.

Union des mosquées de France (UMF), représentée par Mohammed Moussaoui, président

Union des organisations islamiques de France, représentée par Amar Lasfar, président.

 

 


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1er jour complémentaire dit « de la vertu » de l'an 222

 



 

 

 

 

 

16/09/2014

M’ame Michu et M’ame Chazotte : histoires de poulets.

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- Alors M’ame Michu. C’est quoi que je vois dans votre cabas ?

 

- C’est un poulet fumé. C’est bien emballé, presque appétissant, et c’est pratique quand on doit manger à plusieurs dans les bois, à la recherche d’hypothétiques champignons.

 

- Eh ben ! V’z’êtes pas dégoûtés vous. Ne m’amenez pas aux champignons !

 

- Bè ! je viens de recevoir une info – vrai ou faux, j’en sais rien - montrant des chinoiseries pas très ragoutantes.

 

- Ah ? Et c’est quoi ?

 

- Ben ! Votre beau poulet fumé, il vient peut-être de Chine. Et il a – peut-être encore – une origine plus que douteuse…

 

- Ah bon ! Racontez-moi ?

 

- J’ai eu connaissance d’un truc pas très ragoutant concernant ces poulets fumés : parait qu’en Chine, dans les cambrousses, chaque matin, des équipes de mecs à motos font le tour des fermes et des élevages où ils récupèrent tous les poulets morts. Y en a des paquets… Ils les centralisent dans une cour ou sous un hangar, les foutent dans de l’eau bouillante pour les plumer, puis les trempent dans une solution de produits chimiques – chlore et autres saloperies – de façon à les décontaminer, puis ils les foutent dans un bain coloré pour leur donner meilleure mine. Les cadavres passent ensuite au fumoir puis sont très joliment emballés et hop ! En voiture Simone : ça fera un conteneur réfrigéré pour ces cons d’Européens ! Le prix du poulet passe, après conditionnement, de 1 à 10 ! Avant la marge du super marché !

 

- Ben ça alors ! Mais comment savoir si ça viens de Chine ou pas ? C’est pas marqué sur l’emballage.

 

- Si, c’est marqué, mais de telle sorte que le con-sot-mateur ne puisse pas le déchiffrer. Le gouvernement et les services  associés ne tiennent pas à renseigner les consommateurs  sur ce sujet.

 

- Ah ? Et comment savoir si ça viens de France, de Chine, des Etats-Unis, de Thaïlande ou de Tataouine ?

 

- Laissez-moi vous dire comment faire... C’est indiqué sur le code barre. Les 3 premiers chiffres du code-barres d'un produit indiquent en fait le code du pays où le produit a été fait. Tous les codes qui commencent par : par exemple 690, 691, 692 jusqu'à 695 indiquent des produits venant de la Chine.

 

- V’z’en savez des choses vous, M’ame Chazotte !

 

- Mouais… Enfin, je me renseigne. Tè, je vais vous donner un tuyau qui vous évitera d’acheter idiot.

 

Voici les principaux codes-barres utilisés :   


00  à  13   : Etats-Unis et Canada  
30  à  37   : France 
40  à  44   : Allemagne 
49             : Japon
50             : Grande-Bretagne
57             : Danemark 
64             : Finlande 
76             : Suisse et Liechtenstein 
628           : Arabie Saoudite 
629           : Émirats Arabes Unis

690 à 695 : Chine 

729        : Israël
740 à 745 : Amérique Centrale 
480 à 489 : Philippines

etc. 

 

15/09/2014

Impôts : la « phobie administrative » enfin prise en compte.

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Merci à Chimulus

 

 

Les feuilles commencent à tomber... Comme sont déjà tombées les feuilles d'impôts. Il est de bon ton de râler, de rouspéter, de rouméguer contre ces impôts que l'on ne perçoit pas comme une participation de tous selon ses moyens à la bonne marche de l’État, autrement dit mettre un peu de son pognon au service de tous, les autres mettant aussi, évidemment, un peu de leur pognon pour les autres. C'est la solidarité, et n'oublions pas que les impôts sont une des conquêtes majeures de la Révolution ( les « quatre vieilles » remplaçant un système de privilèges pour les curés et les nobles et de racket de la plèbe).

 

Mouais, Victor, on te voit venir. Tu vas nous dire qu'il est normal, qu'il est civique de payer ses impôts sans trop faire la gueule. Que la moitié des citoyens ne paient pas d'impôts sur le revenu mais qu'ils casquent largement avec la TVA. Que l'impôt sur le revenu n'est pas assez progressif. Tu vas nous rappeler qu'il existait, sous des gouvernements de droite (De Gaulle, Pompidou, Giscard) des tranches supérieures qui dépassaient les 60% contre 45% aujourd'hui. On le sait tout ça Victor. Mais il y a une dimension que tu oublies : c'est la dimension pa-tho-lo-gi-que des impôts !

 

Eh oui, Victor ! Il y a là un élément qu'il ne faut pas prendre à la légère. On a actuellement sous les yeux l'exemple frappant des ravages qui peuvent découler de cette dimension pathologique : c'est ce qu'endure un pauvre diable, Monsieur Thomas Thévenoud. Ce monsieur - distingué, propre sur lui, énarque de surcroît, dont les qualités d'intégrité, de civisme, d'altruisme ont été reconnues puisqu'il a été élu député, puis choisi pour occuper un poste de ministre – est victime d'une redoutable pathologie : il souffre de « phobie administrative ».

 

Cette terrible phobie le rend incapable de payer ce qu'il doit : ses impôts justement, mais son loyer aussi. Évidemment, en tant que député, il est habitué à ne pas payer ses voyages, ni ses costards, ni ses cravates, ni ses tournées au bistro, ce qui le met heureusement à l'abri, pour ces opérations de la vie courante, des méfaits de sa redoutable « phobie administrative ».

 

Mais il n'est pas le seul à souffrir de cette pathologie. Aussi l'Administration, dans sa grande mansuétude, a-t-elle décidé de prendre en compte ces difficultés. Nous invitons tous ceux qui souffrent, comme M.Thévenoux, d'une « phobie administrative », à remplir le formulaire ci-dessous et de le faire parvenir à leur percepteur qui, soyons-en sûr, appréciera.

 

 

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06:00 Publié dans Actualités, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : impôts, phobie

14/09/2014

Ouiquinde gastronomique corse

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Regina

 

C’est à Porto Polo, près de Pila Canale

Que vivait Regina sur sa Corse natale.

Les pouristes n’avaient pas encore envahis

Les criques parfumées de ce si beau pays.

 

Je plongeais au corail et chassais la girelle

Dans la mer cristalline ou bien sous les tonnelles

De la guinguette bleue où, aux parfums du soir,

La jeunesse dansait quand chantaient les guitares.

 

Moi j’avais dix-huit ans, elle tout juste seize,

Je sentais contre moi frémir son corps de braise

Elle m’a serré fort quand je l’ai caressée,

 

J’ai plongé dans ses yeux et je l’ai embrassée.

Le lendemain matin, c’était une autre affaire 

Quand ses frères m’ont dit : « Qu’est-ce que tu comptes faire ? ! »

 

 

Les rougets à la cendre

 

— Bon. Et alors, Victor ! Franchement, qu’as-tu fait ?

— Ils n’étaient pas méchants, ils voulaient m’esbrouffer,

Ça m’a coûté plusieurs tournées de Casanis

Si bien qu’en rien de temps, nous étions des amis.

Je suis allé chez eux et nous avons mangé

Ce que j’avais pêché : de superbes rougets.

Le père était pêcheur et s’appelait Toussaint,

Il a fait les rougets à la crème d’oursins.

Tu comptes deux poissons moyens par invité,

Alors, par les ouïes, il te faut les vider,

C’est assez délicat mais c’est indispensable,

Avec un peu de soin, tu en seras capable.

Tu vas les écailler, les rincer, les sécher,

Dans un plat les saler, poivrer et asperger

D’huile d’olive corse et puis les oublier

Pendant trente minutes, au frais, dans le cellier.

Pendant ce temps, petit, tu prépares ta farce

Tout en buvant un coup avec quelques comparses.

Un peu de mie de pain humectée dans du lait,

Des feuilles de myrte fraîches finement ciselées,

Sel, poivre, jaune d’œuf, du beurre ramolli,

Gousses d’ail écrasées comme pour l’aïoli,

Tu pistes bien le tout dans le creux d’un mortier,

Mets de l’huile d’olive et tournes pour lier.

Avec cet appareil, tu farcis tes poissons,

Toujours par les ouïes, c’est la seule façon.

Place chaque rouget sur un papier d’alu,

Saupoudre avec du sel et du poivre moulu.

Ferme tes papillotes, glisse-les sous la cendre

Chaude mais pas brûlante. Dessus tu vas épandre

Des braises rougeoyantes avec la pince en fer.

Laisse-les comme ça, un quart d’heure, sans t’en faire.

Pendant ce temps, occupe-toi de tes oursins.

Tu les ouvres au ciseau, pas comme un assassin,

Bien délicatement tu en sors le corail,

Tu récupères l’eau ainsi que la mouscaille

Qu’il te faudra filtrer finement au chinois,

Un peu d’huile d’olive et du beurre, une noix,

Tu mélanges le tout et fouettes vivement

Afin d’émulsionner ces quatre ingrédients.

Tu sers tes papillotes ouvertes sur l’assiette,

Et nappes avec ta crème d’oursins à peine tiède.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

VictorAyoli

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les poissons et leur farce:

- 12 rougets de roche vidés par les ouies, - 2 douzaines de feuilles de myrtes fraîche (à défaut prenez du basilic), - 3 jau­nes d'œuf, - gros comme un œuf de beurre ramolli (sorti du frigo une heure avant), - de la mie de pain humectée de lait (la valeur d'un bol), - 3 gousses d'ail, - 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - sel, - poivre.

Pour la sauce:

- 3 douzaines d'oursins, - 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive, - 1 noix de beurre ramolli.

 

Les vins conseillés:

Les vins corses sont évidemment idéaux pour cette recette insulaire. Rosés Patrimonio, rosés de la côte orientale. Mais les Côtes-du-Rhône blancs et rosés accompagnent à la perfection ce plat souriant, parfumé, velouté au palais: Faucon, Vinsobre, Cairanne, Puyméras, Richerenches, Rousset-les-Vi­gnes, Villedieu, Visan, Beaumes-de-Venise, Camaret, Séguret, Cornillon, Vénéjean, St-Paulet-de-Caisson, St-Michel-d'Euzet, St-Étienne-des-Sorts, Montfrin, Pujaut, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.

En vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian bien sûr, Faugères, Maury, Fitou.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, La Cadière-d'Azur, Coteaux-d'Aix-en-Provence, Bellet.

 

 

Octidi 28 fructidor 222

 

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13/09/2014

Eros, de Villon à Queneau: les ravages du temps...

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Quand me regarde toute nue,

Et je me vois si très changée,

Pauvre, sèche, maigre, menue,

Je suis presque toute enragée.

 

Qu'est devenu ce front poli,

Cheveux blonds, ces sourcils voûtils,

Grand entrœil, ce regard joli,

Dont prenaye les plus subtils;

Ce beau nez droit grand ni petit,

Ces petites jointes oreilles,

Menton fourchu, clair vis traictis,

Et ces belles lèvres vermeilles?

 

Ces gentes épaules menues,

Ces bras longs et ces mains traictisses,

 Petits tétins, hanches charnues,

Elevées, propres, faictisses

A tenir amoureuses lisses;

Ces larges reins, ce sadinet

Assis sur grosses fermes cuisses,

Dedans son petit jardinet ?..

 

Mamelles quoi? toutes retraites.

Telles les hanches que les têtes.

Du sadiner, fi ! Quant des cuisses,

Cuisses ne sont plus, mais des cuissètes

 

Grivelées comme saucisses...

 

François Villon

 

 

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Si tu t'imagines



Si tu t'imagines 
Si tu t'imagines 
Fillette fillette 
Si tu t'imagines 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
La saison des za 
La saison des za
Saison des amours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Si tu crois petite 
Si tu crois ah ah 
Que ton teint de rose 
Ta taille de guêpe 
Tes mignons biceps 
Tes ongles d'émail 
Ta cuisse de nymphe
Et ton pied léger 
Si tu crois petite 
Xa va xa va xa 
Va durer toujours 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Les beaux jours s'en vont 
Les beaux jours de fête
Soleils et planètes 
Tournent tous en rond
Mais toi ma petite 
Tu marches tout droit 
Vers s’que tu vois pas 
Très sournois s'approchent 
La ride véloce 
La pesante graisse 
Le menton triplé 
Le muscle avachi 
Allons cueille cueille 
Les roses les roses
Roses de la vie 
Et que leurs pétales 
Soient la mer étale 
De tous les bonheurs 
Allons cueille cueille 
Si tu le fais pas 
Ce que tu te goures 
Fillette fillette 
Ce que tu te goures

Raymond Queneau

 

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Septidi 27 fructidor 222

 

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12/09/2014

Abrutir les masses pour mieux les manipuler…

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Le bourrage de crâne sévit à haute dose. Sur l’Ukraine, sur la Russie, sur la dette, sur les « montres branchées », sur les Chinois, sur la Syrie, sur Israël, etc. Il y a toute une science de la manipulation des masses.

En voici les « 10 commandements » qui aident à imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

 

1/ La stratégie de la distraction. Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions. Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation. Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

4/ La stratégie du différé. Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge. La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise. Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité. Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes. Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Sources:

lien1

lien2

  

Illustration : lien

Sextidi 26 fructidor 222