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01/11/2014

Seins, Toussaint, vaccin...

femme six nichons.jpg

 

Les feuilles tombent, le brouillard repousse les derniers beaux jours – bref, un temps de « tous seins » - et voilà que la pharmacienne du village m’a demandé si je fais le vaccin contre la grippe !

Ben, non ma bonne dame que je lui ai répondue. Et je lui ai expliqué ma méthode, que, je pense, ne répudierait pas le GROG (« groupement régional d’observation de la grippe » ; si,si, ça existe !)

 

Pour lutter contre la grippe, il faut construire votre système immunitaire….

 

1ère solution : Le vaccin. (Efficace à condition que celui-ci corresponde au virus).

 

2ème solution : Beaucoup plus agréable et efficace contre tous les virus.

 

Exemple de la solution 2

- Marcher au moins une demi-heure par jour,

- Prendre l’air,

- Éliminer le stress,

- Consommer des fruits ou jus de fruits (vitamines),

- Activer votre circulation sanguine,

- Boire une infusion tonifiante aux herbes aromatiques après les repas,

- Prenez du repos réparateur.

 

Mise en application de la solution 2

1 - Je me promène jusqu’au bistro ( je marche )

2 - Je m’installe à la terrasse ( je prends l’air )

3 - Je contemple le galbe de la serveuse ( j’élimine le stress )

4 - Je commande un verre de blanc puis un deuxième ( j’absorbe les vitamines )

5 - Je prends le menu du jour arrosé d’une bouteille de Côtes-du-Rhône ( j’active ma circulation )

6 - Je termine le repas par un grog au rhum ( infusion tonifiante )

7 - Je fume un joint ( je respire des herbes aromatiques )

8 - Je rentre chez moi et je m’endors sur le canapé ( repos réparateur )

 

Comme disait ma grand mère : Un p’tit coup dans l’nez vaut mieux q’une piqûre dans l’cul

 

Bachelot infirmière.jpg

 

 Illustrations X - Droits réservés

31/10/2014

Ah ! La vache !

vaches à hublot.jpg

 

 

Quelles salopes, ces vaches... Ça rote comme un émir, ça pète comme un gendarme et ça pollue plus que toutes les usines à charbon de la Chine ! Ouais Mossieur ! Quelles vaches ces vaches. Savez-vous que les quelque 1,3 milliard de vaches de la planète (une vache pour cinq humains) pètent et rotent environ 300.000 milliards de litres de méthane par an ! Ce qui représente presque 20 pour cent des émissions de méthane reliées aux activités humaines. Ah ! La vache... Et après ça on me casse les burnes pour mon petit diesel...

 

Mais heureusement le Superman de la Productivité est là ! Le Zorro de la défense de l'environnement veille sur nous. On va te les surveiller ces vaches de vaches. Et de près. De l'intérieur même. Comment ? Vous allez voir.

 

Jusqu'où pousse l'avidité débridée en vue de faire le plus de pognon possible... Je vais vous parler d'un truc qui relègue la corrida au rang de distraction pour jeune fille : les vaches à hublots ! C'est une des dernières trouvailles pour « le bien de l'homme ».

 

Quésaco ?

 

Le magazine « Courrier international » a publié ceci il y a quelques mois :

 

« Vous avez l’estomac bien accroché ? Alors lisez ceci : des vaches suisses sont équipées de hublots pour mieux servir la science. Les bovins de l’Agroscope de Grangeneuve ont un trou de 15 centimètres dans le flanc. Cette ouverture permet d’accéder directement au bol alimentaire pour en analyser le contenu. Pour prélever des échantillons, il suffit de passer le bras dans le trou, comme le montre cette vidéo de la RTS. 

Grâce à cette trappe de visite en caoutchouc, les chercheurs peuvent ”tester la digestion de mélanges d’avoines expérimentaux, et à terme, obtenir une alimentation plus saine”, note la 
Tribune de Genève.

Les vaches helvètes ne sont pas les seules à bénéficier de ce traitement. En France, l’INRA travaille depuis belle lurette des lustres sur des bovins fistulés. Cette pratique permet notamment de plancher sur la production de méthane des bovins. Entre rots et pets, comme chacun sait, les ruminants libèrent une effroyable quantité de gaz à effet de serre. Voilà peu, en Allemagne, des vaches laitières ont failli faire exploser leur étable, relate le Spiegel. La réaction entre une décharge d’électricité statique émise par une machine à massage et le méthane rejeté par les herbivores a déclenché un incendie. »

 

Les Hollandais sont depuis longtemps passé au stade de la production. Grâce à ce procédé « innovant », ils arrivent à fabriquer des vaches qui pissent 100.000 lotres de lait par an. Gràace à ce trou, ils peuvent vérifier la qualité de la digestion des bestiaux, éventuellement ajouter quelques adjuvant, voir quelques hormones, quelques antibiotiques... Bref rien que de bonnes choses qui ,font la qualité des oroduits bataves, « cet autre pays du fromage » !

 

Eh ! En France, l'INRA traille sérieusement la question. Et au fait, qu'est-ce qu'on nous installe en ce moment, quelque part dans le Nord ? Une usine avec mille vaches ? Ouais. C'est ça. Sur le modèle hollandais. Eh ! Les écolos nordistes, faudra aller regarder de près ce qui s'y passe. Par le hublot ?

 

pets de vaches par Topi.jpg

 

 

Liens :

 

http://www.rts.ch/info/regions/fribourg/5588165-dans-le-canton-de-fribourg-les-vaches-a-hublot-intriguent.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/vaches-a-hublot-ou-comment-l-inra-52566

http://www.organicagcentre.ca/ResearchDatabase/res_livestock_cowmethane_f.asp

http://www.courrierinternational.com/chronique/2014/02/11...

http://www.terrafemina.com/societe/buzz/articles/34929-va...

 

 Illustrations X - Droits réservés

30/10/2014

Au bistro de la toile : de l'OM qui perd à l'insurrection qui approche...

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- Alors Loulle, les nouvelles aujourd'hui ?

 

- ...teng ! Tout Marseille est en deuil.... Non mais tu te rends compte Victor : l'OM battu, et battu par qui ? Par Rennes...C'est où, ça, Rennes au fait ? Attends. Cette équipe nous mange la vapeur. Elle gagne huit matchs d'affilé et là, elle se fait éliminer par des Bretons. Non mais...

 

- Tè ! Loulle. Mets ma tournée. On va boire pour oublier... Á part ça, quoi de neuf dans tes canards ?

 

- Toujours le jeune qui s'est fait dézinguer par les lollis. Les grenades offensives, c'est pas des pétards du quatorze juillet tout de même. Puteng ! Les robocops, armés et caparaçonnés comme des hannetons géants, ne sont pas capables de faire face à quelques pèlerins qui balancent des pierres et quelques canettes d'essence ? Tu as vu comme moi leurs « ennemis » : une jeune fille qui dansait devant eux, armée d'un parapluie fuschia !

 

- Et surtout pour défendre quoi ? Un ouvrage surdimentionné conçu pour répondre aux besoins de quelques gros producteurs de maïs. Conflit d'intérêts, magouilles politicardes locales, agrobusiness... Eh ! Le maïs produit de façon intensive avec des tonnes de pesticides et d'engrais chimiques n'est même pas pour les animaux, encore moins pour faire du pop corn, mais pour l'industrie agrochimique des polymères.

 

- C'est quoi ça ?

 

- Des plastiques destinées à remplacer ceux issues du pétrole. C'est ce lobby agro-industriel qui pousse au cul pour cultiver ces variétés de maïs très voraces en eau, surtout l'été, en période de sécheresse. Ça sert à faire des sacs plastiques « biodégradables », des tuyaux, des meubles de jardin, etc.

 

- Ben, c'est pas mal ça ! C'est mieux que les plastiques issus du pétrole.

 

- C'est vrai. Mais qu'on ne nous bourre pas le mou avec la défense « des petits producteurs locaux », les quelques-uns qu'on montre à la télé. Les céréaliers bénéficiaires du fameux barrage n'ont rien à voir avec les petits paysans du coin. Ce sont des industriels issus - et au service - des grands groupes chimiques.

 

- Mouais... Je vois. Intérêts croisés entre « élus » professionnels, arrangements entre amis, magouilles et corruption, renvoi d'ascenseur, blocage de la démocratie, dénigrement de tout opinion opposée, mépris du citoyen, saccage sans vergogne de la nature...

 

- Ben voilà. Avec tout de même un mort.

 

- Bon. Changeons de sujet. Tiens. C'est pas la crise pour tout le monde. Une ONG – Oxam - vient de publier un rapport disant en autres joyeusetés qu'en 2014, les 85 plus grandes fortunes du monde détiennent autant que la moitié la plus pauvre de l'humanité. Ces 85 escrocs ont « gagné » cette année un demi-million de dollars par minute.

 

- Pas mal. Chez nous, tiens, Madame Bettencourt « gagne plus d'un million par jour ». Ouais mais c'est « parce qu'elle le vaut bien » !

 

- Ça va péter ! Victor. Ça va péter. La grogne est généralisée. Á tort ou à raison, mais c’est comme ça. Ça a commencé par les Bretons, puis les minots des lycées, les artisans et commerçants, les parents d’élèves, les profs et instits, les flics et même les clubs de canassons ! Puis maintenant les écolos et les exploiteurs agricoles...

 

- Possible Loulle. Possible. Mais si ça pète, ce ne sera pas dans le bon sens, ce ne sera pas pour le bien du peuple, ce ne sera ni pour la liberté, ni pour l’égalité, ni pour la fraternité, encore moins pour la justice. Toutes ces révoltes dont tu parles, ce sont les révoltes de toutes les droites. Révoltes corporatistes (éleveurs, paysans, transporteurs de Bretagne), révoltes obscurantistes (les anti mariage pour tous), révoltes fascistes (identitaires, groupuscules fascisants), révolte de la konnerie (ceux qui brûle les radars et les portiques écotaxes). Ce sont les révoltes d’une France réactionnaire, d’une France recroquevillée, d’une France de la peur. Peur de l’avenir qui lui fait redouter la mondialisation dans ce qu’elle a de positif, peur de l’Autre, qu’il soit différent : l’étranger, l’immigré, le gay, le rom, l’arabe, le noir, ou qu’il soit très proche : le jeune, le voisin bruyant, le pauvre (pour les uns), le riche (pour les autres). Avec pour conséquence le corporatisme, l’égoïsme, le racisme, l’anti parlementarisme..

 

- Putaing, mais pourquoi cette peur Victor ?

 

- Va-t-en savoir… Une population vieillissante peut-être, dont plus conservatrice. Un niveau de vie qui se dégrade, encore que… lorsqu’on compare notre situation à celle des Espagnols, des Grecs et même des Allemands où les riches pérorent du haut de leur morgue mais où les pauvres crèvent de faim, où les chômeurs sont poussés à accepter le travail forcé, où les travailleurs étrangers sont plus des esclaves que des ouvriers. Mais il y a autre chose Loulle, c’est la rupture entre le peuple et ses élites. Les « affaires » (Cahuzac, Bettencourt, Sarkozy, Woerth, Balkany, Thevenoud, etc.) ont profondément irrité, foncièrement scandalisé la « France d’en-bas » comme disait l’autre. Le Français « d’en-bas » (l’électeur !) rejette majoritairement le personnel politique dont il a le sentiment souvent justifié qu’il le trompe et s’engraisse sur son dos. Le salarié rejette le patron dont il a la preuve qu’il le considère non plus comme un partenaire mais comme une variable d’ajustement. Le plus inquiétant Loulle, c’est le rejet de l’impôt.

 

- Eh ! La douloureuse ne fait jamais plaisir. Surtout lorsqu'on a sous les yeux l'image de l'inégalité.

 

- Ce rejet du monde politique tient aussi, et beaucoup, à la désillusion ravageuse du « peuple de gauche ». On lui a promis – on nous a promis – une reforme bancaire. Résultat : que dalle ! On nous a promis la transparence et le non-cumul des mandats. Que dalle ! On nous a promis une grande réforme fiscale. Que dalle ! Voilà pourquoi le « peuple de gauche » est déboussolé, abasourdi, écœuré, prêts à se laisser entraîner dans des dérives lepénistes effarantes d’horreur. Voilà pourquoi la rue a été désertée par le peuple de gauche et est devenue le domaine des nervis, des obscurantistes, des fachos, bref, de tous ceux qui, en d’autres circonstances, formèrent la phalange honteuse des collabos, de la milice, des profiteurs du marché noir. Ce n’est pas celle-là la Révolution que l’on attendait Loulle…

 

- Allez, à la nôtre, c'est ma tournée...

 



Illustration: merci à Chimulus

 

29/10/2014

L'Ukraine selon Monsanto et consorts.

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L’interdiction de culture des OGM dans ce pays va-t-elle être levée ? C'est fort probable et ce sera le gros lot pour Monsanto et autres multinationales étazuniennes et européennes.

 

Selon l’Oakland Institute « alors que l’Ukraine n’autorise pas l’utilisation des OGM dans l’agriculture, l’Article 404 de l’accord avec l’UE, en rapport avec l’agriculture, inclut une clause qui est généralement passée inaperçue : cette clause indique, entre autres, que les deux parties vont coopérer pour étendre l’utilisation des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette clause rencontre les attentes de l’agro-industrie. Comme Michael Cox, directeur de recherche à la banque d’investissement Piper Jaffray, l’a observé, « l'Ukraine, et de manière générale l’Europe de l’Est, sont parmi les marchés en croissance les plus prometteurs pour le géant de l’équipement en matériel agricole Deere, ainsi que pour les producteurs Monsanto et Dupont ».

 

Hummm ! Y a bon l'Ukraine ! De belles et grasses terres noires parmi les plus fertiles du monde. Un pays qui fut le grenier à céréales de l'URSS et même de l'Europe. Toujours selon Oakland Institut, les conditions du prêt accordé à l’Ukraine par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà conduit à « un accroissement des investissements étrangers, qui entraînera probablement une expansion des acquisitions de terres agricoles sur une grande échelle par des compagnies étrangères et une future privatisation de l’agriculture du pays ». Ben voyons. Pourquoi se gêner ? On a maintenant un gouvernement « légal » ouvertement à la botte des USA et de l'UE, faut en profiter pour sucer jusqu'au bout les richesses de ce pays. Il y a longtemps déjà que des « fondations » étazuniennes ont mis en place les conditions de ce pillage (Maidan ne fut que la partie émergée de l'iceberg). On comprend que ce pactole excite jusqu'à l'érection les multinationales euro-atlantiques ! Et on oserait interdire les OGM ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête !

 

En mai 2013 Monsanto a investi 140 M$ dans une usine de production de semences conventionnelles en Ukraine. Ça, c'est la première étape. Mais plusieurs associations regroupant les plus gros agriculteurs ukrainiens ont fourni aux lobbies chargés de manipuler le parlement un projet d’amendement à la loi, poussant à « créer, tester, transporter et utiliser des OGM dans le cadre de la législation sur les semences génétiquement modifiées », amendements dont les termes coïncident avec l’accord d’association UE-Ukraine. Ça, c'est la seconde étape.

 

Le 13 décembre 2013, le vice-président de Monsanto, Jesus Madrazo, déclara dans une conférence U.S-Ukraine à Washington D.C. que la compagnie voyait « l’importance de la création d’un environnement favorable [en Ukraine], qui encourage l’innovation et émule le développement continu de l’agriculture. L’Ukraine a l’opportunité de développer encore plus le potentiel des cultures conventionnelles, là où nous concentrons actuellement nos efforts. Nous espérons aussi que, le moment venu, la biotechnologie sera un outil disponible pour les agriculteurs ukrainiens dans le futur ». Cet « environnement favorable », ils l'ont maintenant avec le régime godillot mis en place. Dès lors, la voie peut être largement ouverte à l'achat par les multinationales et les banksters euro-atlantiques des plus riches terres de ce pays ruiné, ainsi qu'à l'implantation des OGM.

 

Ah ! La guerre, ça a du bon. Pour les banksters et le capitalisme financier...

 

Photo X - Droits réservés

 

Sources :

http://en.interfax.com.ua/news/press-conference/173536.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ukraine-pendant-que-les-fascistes-158428

http://www.oaklandinstitute.org/press-release-world-bank-and-imf-open-ukraine-western-interests

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/vague-privatisation-en-ukraine-femeture-mines-donbass-ue-usa-se-partagent-pays/

http://monsantoblog.com/2013/12/19/monsanto-and-its-commitment-to-ukraine/

 

* * * * * * * * * * * * * * *

 

Et n'oublions pas de déboucher une bouteille à la mémoire de notre cher Tonton Georges Brassens, qui est allé baguenauder dans les vignes du seigneur voilà 33 ans.

 

 

ukraine,ogm

 

http://www.youtube.com/watch?v=aOvcTl_6VpQ

 

 

 

28/10/2014

Rémi Fraisse, 20 ans, mort pour le maïs.

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Il serait mort « d’une bombe ». Dans le Tarn. De nuit. Au cours d’une manif durement réprimée par les « forces de l’ordre » contre la construction du barrage sur le Tescou, plus connu sous le vocable de « barrage de Sivens ».

 

On bombarde dans le Tarn maintenant ? Comme en Syrie ? Comme en Irak ? Pas tout à fait tout de même mais un jeune homme de 20 ans, étudiant réfléchi, conscient de ses devoirs de défense de son univers de vie, est mort. Et pas de peur…

 

Alors c’est quoi ce barrage qui tue ? Dont on n’avait jamais entendu parler hors du terroir concerné ? Il s’agit d’un mur en béton de 12 mètres de haut sur 230 mètres de large, barrant la rivière. 48 hectares de forêts et de zones humides sont ainsi sacrifiés pour pouvoir irriguer…300 hectares. Cette irrigation profitera à 20, peut-être 30 exploitants(teurs) agricoles seulement cultivant la céréale la plus vorace en eau : le maïs.

 

Tenons-nous en aux chiffres. Le coût de l’ouvrage s’élèvera à 8,5 millions d’euros. Il stockera 1.400.000 m3 d’eau. Ce qui fait plus de 6 euros le m3 d’eau stockée. Même la Saur ou Véolia n’oseraient pas vendre l’eau potable à ce prix ! Alors pour de la simple eau d’arrosage… Ça fait aussi plus de 28.000 € par hectare irrigué, à comparer au prix moyen des terres agricoles dans le Gaillacois – dans les 5.000 € (cette moyenne incluant aussi les vignobles, beaucoup plus chers que les terres à maïs !). Au fil des ans, il ne reste plus que 20 agriculteurs bénéficiaires, ce qui fait 425.000 € par exploitation ! Ben dis donc ! Ils se démerdent bien les « maïsiculteurs » (c’est leur nom) du Gers et du Tarn !

 

Les objectifs de ce barrage :

-         soutien d’étiage (30 %). En clair ça veut dire remettre de l’eau quand les maïsiculteurs en ont trop pompée

-          irrigation (30 %). C’est la constitution d’une réserve en cas de sécheresse.

 

Sécheresse : le mot est lâché. Avec les bouleversements climatiques, la sécheresse est de plus en plus présente dans le Sud-ouest. La logique et le bon sens voudraient que l’on cultive sur ces terres les plantes les moins gourmandes en eau. Oui mais ça c’est « le bon sens ». Dans la réalité, le « bon sens paysan » a depuis longtemps déserté les campagnes au profit…du profit immédiat, quel qu’en soit le prix. La culture du maïs continue donc de plus belle, avec de très fortes pressions pour introduire le pourtant honni maïs transgénique.

 

Cet ouvrage est porté à la fois par le Conseil général du Gers et par la Chambre d’agriculture de ce département. Le président de cet organisme corporatif, Henri-Bernard Cartier, est un farouche partisan de la construction du barrage.

 

Ah ! J’allais oublier : ce monsieur est aussi vice-président de la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG). La CACG appartient en partie aux Conseils généraux du Gers et du Tarn. C’est cette même CACG qui a fait les études justifiant la construction de ce barrage. Et c’est à la même CACG qu’a été attribué – entre autres - le marché de la construction de ce barrage.

 

Même les experts du ministère de l’écologie, mandatés par Ségolène Royal estime cet ouvrage surdimensionné et son utilité réservée à trop peu de bénéficiaires. Pourtant, ces « experts » considèrent que « les travaux sont trop avancés pour les interrompre ».

 

La France, état de droit ? On peut raisonnablement en douter puisqu’il suffit de mettre les « autorités » devant le fait accompli pour que ces « autorités » entérinent les décisions les plus aberrantes.

 

Tè! Mon foie gras, je l’achèterai dorénavant dans les Landes, plus dans le Gers ou le Tarn !

 

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27/10/2014

« Stress tests » des banques : bonjour l'enfumage !

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Les élections au Brésil, en Ukraine, en Tunisie, finalement on s'en fout. Ce qui intéresse nos têtes d’œuf, nos zéditorialistes, c'est que nos chères banques (très chères !) sont entrées en « résistance ». Eh ! Regardez-les, n'ont-ils pas fière allure les dirigeants du Crédit Agricole, de la BNP, de la Société générale, le front ceint du bandeau rouge, ou coiffés du béret du Ché, la kalash à la main ! Parce qu'ils ont réussi haut la main les « stress tests » de résistance des banques. Ouf. On est rassuré... Notre pognon est entre de bonnes (!!??) mains.

 

Les « stress tests », quésaco ? Une konnerie inventée pas les Etatzuniens pour enfumer (rendre confiance !!??) la populace, et qui a été reprise par la BCE. « Ces tests, conjugués à une « revue de la qualité des actifs » (AQR) des banques, visent à mesurer la capacité de résistance des banques à divers scénarios économiques, y compris un scénario « stressé » de récession, de montée du chômage, de chute des prix immobiliers et de ralentissement continu de l’inflation, pour déterminer si elles doivent lever des fonds propres afin de renforcer leur solvabilité. La BCE, qui soumet à ces tests quelque 130 banques de la zone euro, assumera à compter du 4 novembre la supervision de l’ensemble du secteur. »

 

Vous n'avez rien compris ? C'est normal, c'est fait pour ça. C'est de la novlangue. Il ne faut pas que vous compreniez des choses simples.

 

Les grosses têtes de la Banque Centrale Européenne (BCE) ont planché sur un « ratio » clé : le bien connu (!!??) chez les novlanguiens Core Tier One (CET1). C'est quoi ce truc ? Ben, simplement le pognon (fonds propres) que la banque doit avoir en caisse par rapport à ce qu'elle prête (ses engagements). Ce « ratio » (rapport) est, selon la réglementation européenne, de 8%. En clair, ça veut dire qu'une banque peut prêter 100 euros avec seulement 8 euros en caisse ! Le reste alors c'est quoi ? Ben, du vent, du bidon, de la tchatche, de la dette ! Donc, en dessous de ce ratio de 8%, la banque va au piquet ! Pas bonne la banque. Elle vend un peu trop de dettes ! Faut rester correct : pas plus de 92% de dettes !

 

Comment faire pour être dans ce « ratio » ? Il n'y a pas trente manières, il n'y en a que trois :

  • en augmentant les fonds propres grâce aux résultats bénéficiaires de la banque (c'est-à-dire en pompant au max le client) ;

  • en faisant une augmentation de capital (en faisant cracher au bassinet les actionnaires bien gras);

  • en réduisant l'encours de prêts des banques (en serrant le kiki des PME-PMI et des particuliers).

 

C'est ce troisième choix qui est le plus courant. Ainsi, pour réussir ces « stress tests », donc pour passer sous les fourches caudines de la BCE, les banques ont réduit le volume de leurs prêts, en contradiction avec la seule justification de leur existence qui est de financer l'économie. Ainsi, pour réduire leurs propres risques, les banquiers « résistants » mettent en péril les acteurs de l'économie réelle que sont les PME-PMI.

 

Au fait, qui sont ces mauvais élèves ? En France, c'est seulement la très confidentielle « Caisse de refinancement de l’habitat » (CRH). Ailleurs les principales banques recalées sont, en Italie Monte Dei Paschi, Banca Carige, Banco Popolare di Vicenza et Banco Popolare di Milano ; au Portugal la BCP, en Autriche la Österreichische Volksbanken, en Grèce la Hellenic Bank, en Irlande la TSB.

 

Eh ! Á part quelques cancres soigneusement choisis pour ne pas être dangereux, les banques les plus importantes ont toutes réussi. Parce qu'elles ne peuvent évidemment pas échouer à ces « stress tests » bidon. Eh ! Si on nous dit que la BNP, la Société générale, le Crédit agricole ou même la Banque Postale ont échoué à ces « stress tests », quel va être notre réflexe naturel, très sain d'ailleurs : se précipiter le matin même au guichet de la banque et retirer tous notre pognon ! Et qu'est-ce qu'elles font ces banques marchandes de vents ? Elles plongent dans la journée. C'était la fameuse « menace Cantona » (« retirer votre pognon, tous, le même jour » qui les à tant fait trembler. Panique générale, faillites en chaînes, renflouement par l’État impossible, bref le bordel ! Humm ! Quel rêve gourmand... Dès lors, on comprend que l'examinateur (la BCE) y regarde à deux et même trois fois avant de remballer les élèves « too big to fail ».

 

Allez, on leur fait un peu panpan-cucul aux mauvais élèves, mais on va les aider à réussir. Ben voyons, avec notre fric.

 

Illustration X - Droits réservés

 

24/10/2014

Toubib or not toubib ? Je préfère ne pas être malade…

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Au village où j’accroche chaque année mon hamac pour mes quartiers d’été, quelque part à près de 1300 mètres, dans le Gévaudan, on a de nouveau un toubib. Espagnol. Fort compétent et éminemment sympathique. Podimos hablar castillan ambos… On est soulagé au village car il y a deux ans, on était resté des mois sans toubib. Dur, dur pour ce chef-lieu de canton de la cambrousse profonde… Vaut mieux être d’un acier bien trempé.

 

Il y a trois ans il était venu une docteure roumaine. Bien reçu car la municipalité a bien fait les choses : l’ancienne boulangerie, sur la place, face au bistrot, a été rachetée et transformée en cabinet médical bien conçu et bien équipé. Avec un coquet appartement de fonction juste au dessus. Malgré cela, il a fallu des mois pour que ce cabinet médical trouve son toubib, et la belle Roumaine n’y a pas fait de vieux os ! Après un an, elle a foutu le camp pour écumer d’autres cieux cambroussards. C’est un filon en Roumanistan : aller bosser en France. Savez-vous que 45 % des médecins et assistants médicaux roumains souhaitent quitter leur pays ! Pourquoi ? Parce qu’après six années d'études, un médecin en cours de spécialisation ne touche en Roumanie qu'un salaire de base de 220 euros, moins que le salaire moyen de 350 euros affiché dans les statistiques officielles du pays.

 

Selon l'Ordre des médecins français, le nombre de docteurs roumains pratiquant en France se multiplie à vitesse grand V. Par ailleurs, des milliers de professionnels sollicitent auprès du ministère roumain de la santé, une reconnaissance de leur diplôme à l'étranger. Et comme tous les Roumains éduqués parlent parfaitement le français, c’est pour nous une chance énorme.

 

Mais cette chance s’appuie sur le pillage d’un pays ami, éminemment francophile. Car ce sont les Roumains, pauvres parmi les Européens, qui ont investi leur pognon pour former ces toubibs. Et c’est nous, enfants gâtés gavés de l’Europe, qui profitons de ces toubibs…

 

Les mauvaises langues disent aussi que bien de ces toubibs d’importation sont des produits d’entrée de gamme : l’achat de diplômes bidonnés serait fréquent en Roumanistan…

 

Chez nous, les toubibs, dont les études ont été payées par la collectivité, donc par vos et mes impôts, rechignent à s’isoler dans les cambrousses. Il est plus facile de gagner du pognon en expédiant 40 clients (on ne peut plus dire patient…) par jour dans les villes du sud ou en région parigote que de se farcir les scrofules purulentes qu’il faut aller nettoyer souvent dans la gadoue, le brouillard, les merdes de vaches et parfois même la méfiance de populations isolées. Là, le 4x4 a une raison d’être…

 

Tè ! J’ai la rabia et même un peu la vergogne, alors pour retrouver ma fierté, je préfère ne pas être malade !

 

Illustration X – Droits réservés

23/10/2014

Au bistro de la toile : propos acariâtres mais lucides...

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- Alors Loulle, quelles nouvelles aujourd'hui dans tes canards ?

 

- Tè, je te lis le Midi-Libre : « C'est un coup de fil qui est venu annoncer la nouvelle à chaque famille. Trois jeunes de Lunel, dans l'Hérault, sont morts lors d'un bombardement de l'armée syrienne, le week-end dernier en Syrie, non loin de la frontière avec le Liban. Un quatrième est décédé quelques jours plus tard, des suites de ses très graves blessures. Ces quatre garçons, âgés entre 19 et 30 ans, étaient partis pour certains depuis près d'un an, quelques mois pour un autre, avec la volonté d'accomplir le Jihad en Syrie. Trois d'entre eux sont issus de familles de confession musulmane (deux sont de la même famille), le dernier était, par contre, converti. Tous leurs proches sont aujourd'hui anéantis, oscillant entre douleur et colère. Et ne sachant pas s'ils pourront, un jour, enterrer les corps des disparus. » Si c'est pas malheureux, des konneries pareilles. Aller se faire flinguer pour des idées à la kon.

 

- Eh ! Sans compter que ça fait 288 vierges qui se sont faites péter la rondelle ! Bien sûr que c'est malheureux Loulle. C'est surtout significatif d'un échec de la politique d'immigration européenne, et d'un angélisme criminel des autorités qui, depuis Giscard et son tristement fameux « regroupement familial », ont laissés se créer des ghettos où se sont regroupées des milliers et maintenant des millions de personnes dont beaucoup ne font rien pour s'intégrer au pays qui les accueille, et dont certains se déclarent ouvertement comme ennemis de ce pays. Les quatre débiles dont tu parles sont de ceux-là. Ils se sont fait flinguer ? Tant mieux. Ils ne risqueront pas de revenir massacrer chez nous. Ou de convertir à leur fanatisme des crétins attirés par la promesse de pouvoir tuer, violer, assouvir leurs pires penchants en toute impunité. Ce problème devient crucial. Il n'y a qu'à voir ce qui vient de se passer au Canada qui paie au prix fort son angélisme et sa naïveté politique. Il faut que ces connards sachent que s'ils partent « au jihad », ils ne reviendront que les pieds devant. Si on retrouve leurs pieds qui puent pourtant moins que leur cervelle...

 

- Ouais, mais tous ne se feront pas flinguer « au jihad ». Certains voudront revenir...

 

- Revenir pour quoi ? Pour massacrer ici ! Ils se sont déterminés comme ennemis de la France, l’État français doit à ses citoyens de les débarrasser de ces tueurs. On est en guerre, mais une forme de guerre nouvelle. Contre laquelle ce ne sont pas des Rafales ou même des régiments de paras qu'il faut, mais du renseignement par l'infiltration des milieux suspects et des forces spéciales sans états d'âmes pour se débarrasser définitivement des tueurs en situation de revenir sur le territoire national.

 

- Et en faire des martyrs ?

 

- Bidon... Pour lutter contre la prolifération de ces idées, il n'y a que l'éducation. Seulement il suffit de quelques poignées d'abrutis pour foutre en l'air toute une classe. Les jeunes « des quartiers » ont en mains tout ce qu'il leur faut pour s'en sortir. Tout, sauf la volonté, le courage de bosser pour honorer leurs parents qui sont venus du bled trimer en France pour, justement, que leurs enfants aient un avenir meilleur que le leur. Mais non, ils se complaisent dans une victimisation pleurnicharde, et font honte à la génération de leurs parents. Leurs vrais dieux sont le fric facile en dealant du shit, les grosses bagnoles « empruntées », les fringues « de marque » et leur sous-culture de chiotte de rap.

 

- Tu ne serais pas un peu négatif ce matin Victor ?

 

- Ouais, c'est vrai. Il n'y a pas que ces kons. Mais ce sont ceux-là que l'on voit. Et pendant ce temps, notre François-va-t'en-guerre nous implique dans le merdier du Moyen-Orient ! Comme si on avait quelque chose a y faire sinon prendre des coups, ici, en retour... On bombarde cet « État islamique » parce qu'ils sont barbares, qu'ils décapitent, qu'ils égorgent, qu'ils coupent mains et pieds, qu'ils lapident les femmes. On est donc dans cette guerre alliés de qui ? De l'Arabie saoudite ! Et qu'est-ce qu'ils font nos « amis » d'Arabie saoudite ? Ils coupent les mains et les pieds, ils égorgent, ils coupent des têtes, ils lapident... Comme les autres barbares. On s'implique donc dans une guerre entre deux sectes de cette névrose collective appelée religion... Car c'est de cela qu'il s'agit, entre autres sources de conflits : une lutte entre sunnite et chiite. Qui débouchera sur une guerre entre les sunnites de l'Arabie saoudite, des micro-états bidons du golfe (Qatar, Émirats Arabes Unis, Koweit, etc.), probablement la Turquie, et l'Iran chiite. Autrement dit on n'a rien à foutre dans ce merdier ! Qu'ils se massacrent entre eux, ce n'est pas notre affaire. Enfin, un peu : on pourra toujours vendre des armes aux deux camps !

 

- Tu manies le second degré grave ce matin Victor. Allez, à la nôtre...

 

Illustration : Merci à Chimulus

 

22/10/2014

Le Filoche a dit la vérité. Il doit être exécuté…

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Total, non seulement ne paie pas d’impôts en France mais, avec les systèmes du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et du CIR (crédit d’impôt recherche), cette multinationale va, dans les années à venir, toucher un gros chèque de la part…de Bercy !

 

Cette entreprise – première de France, bénéfice 2013 « en baisse de 20% » se chiffrant tout de même à 8,4 milliards - va donc, tout à fait légalement, sans magouiller, simplement en utilisant les lois en vigueur, toucher un chèque de 80 millions d’euros ! Une pissat de lapin pour l’entreprise et pour ses actionnaires…

 

L’entreprise – dont on déplore ces jours-ci la disparition de son PDG, ça ne vous aura pas échappé – a droit à 19 millions d’euros au titre du CICE et à 60 millions au titre du CIR. Ces créances sur l’Etat étant reportables sur l’impôt sur les sociétés dans les trois exercices suivants. Comme Total s’arrange pour ne pas faire de bénéfices en France, très logiquement, l’État va lui envoyer un beau chèque ! 

 

Pris où ce pognon ? Je n’entends pas. Plus fort ! « Dans nos fouilles ! » Voilà. Y en a qui suivent, comme disait Coluche… 

 

Comment il a appelé ça Filoche ? « Sucer le sang… » Oh ! C’est pas joli ça, qu’ils se sont offusqués, les « responsables » de drôôche ! Il faut l’exclure du PS ! Haro sur le Filochard !

 

Moi, je le trouvais plutôt sympa le citoyen Margerie. Solidarité entre moustachus peut-être ? En tout cas il détonnait – en bien –  au niveau du comportement, de l’allure, de sa « mise en scène », avec ses sinistres collègues du caca-rente. Mais c’est tout. La compagnie qu’il dirigeait contribue à la richesse de la France ? Elle en est le porte-drapeau industriel ? Mouais. Sûrement. Mais elle contribue aussi au saccage de la planète, au réchauffement climatique et ne s’est jamais embarrassée de scrupules pour lourder des travailleurs et faire des affaires avec les pires dictateurs de la planète.

 

Alors, comme l’ami Filoche, lorsque j’aurais quelques larmes de trop, je pleurerai…

 

 Photo X - Droits réservés

21/10/2014

Approchez ! Mesdames et Messieurs ! L’industrie nucléaire vous accueille !

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« Approchez ! Approchez ! Vous n’en reviendrez pas ! » Pim. Pimpim. Pimpimpimpimpimpim ! »

 

Eh oui. Sans vergogne, l’industrie la plus dangereuse qui soit, mais aussi – heureusement – la plus passéiste vient de faire son « cho », le semaine dernière, au Bourget. « Worl Nuclear Exhibition » que ça s’appelait. Eh ouais. Faut parler globish, ça fait moderne… En fait, cette « exhibition » ressemble à un dernier tour de piste avant la fin du spectacle. Car l’industrie nucléaire est une industrie du passé. Sans avenir. Ou plutôt si : elle a un grand avenir mais…dans la gestion très approximative des déchets-merdes qu’elle fabrique et surtout dans le démantèlement des centaines de centrales qui vont fermer dans la décennie à venir.

 

Sa part dans la production mondiale d’électricité est passée de 17,1% en 2001 à 10,9% en 2012 (chiffre provenant de l’Agence internationale de l’énergie atomique et publié dans son dernier rapport [PDF]). Autre signe significatif de ce déclin, l’action d’Areva - numéro Un mondial du secteur – qui planait autrefois autour de 82 euros, se traine autour de 10 euros !

 

Cette industrie crève ? Mettons-lui le pied sur la tête pour l’enfoncer dans sa merde ! Elle est caractérisée par son incompétence, ses mensonges, son irresponsabilité.

 

Incompétence. Sans revenir sur le désastre de Tchernobyl, il y a trois ans maintenant que les réacteurs en fusion de Fukushima crachent leur mort. Car aucune solution efficace n’a pu être mise en œuvre pour sortir du sol et neutraliser ces réacteurs. Les « spécialistes » industriels les plus pointus, venus du Japon, mais aussi de France et des Etats-Unis se montrent absolument incapables de mettre au point des procédures, des machines, des techniques appropriées pour  se saisir des coriums fondus et de les traiter. L’océan sert de poubelle où sont relâchées des quantités phénoménales de radioactivité. Sans qu’aucune solution sérieuse ne soit en vue.

Irresponsabilité. Cette incompétence se combine avec une totale irresponsabilité reconnue par la Convention nucléaire de Paris de 1960 (https://www.oecd-nea.org/law/nlparis_conv-fr.html) qui reconnait que « la production et l’utilisation de l’énergie atomique comportent des risques sans commune mesure avec ceux dont le monde a l’expérience » et énonce explicitement l’irresponsabilité des exploitants. « Aujourd’hui, en France, en cas de catastrophe nucléaire, la responsabilité dommage de l’exploitant est limitée à 91 millions d’euros, celle de l’Etat, tous mécanismes confondus, à 345 millions d’euros. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a récemment proposé une estimation de 430 milliards d’euros, pour un scénario d’accident nucléaire lui-même très minimisé : fusion d’un tiers d’un réacteur, dans la centrale de Dampierre (Loiret), et relâchement de radioactivité pendant seulement deux heures. Avec ce scénario très optimiste, 25 000 km² deviendraient inhabitables, il faudrait évacuer 2,6 millions de personnes (dont la ville d’Orléans) mais il serait « réaliste » d’en évacuer seulement 26 000 et d’indemniser les autres ; 50 000 cancers. Á Fukushima, ce sont trois réacteurs entiers qui ont fondu et le relâchement massif de radioactivité a duré des mois. » (http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/14/salon-mondial-nucle...)

Mensonge. Le secret et le mensonge sont consubstantiels à cette industrie. Parce qu’elle est entachée des massacres épouvantables de sa composante militaire. Parce qu’elle s’est construite sur un culte du secret, du confidentiel, du mensonge, bref, du bourrage de crâne. Rappelons-nous le « professeur » Pellerin assurant que le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté…aux frontières de la France !!!). Cette culture du secret est officialisée par le fait que l’OMS (organisation mondiale de la santé), émanation de l’ONU chargée de résoudre les problèmes de santé publique et d’éclairer l’opinion mondiale, est directement liée à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) par un accord signé le 28 mai 1959, qui stipule, dans son article 3, qu’il est possible « de prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents ». Ben voyons ! Dès lors, pourquoi se gêneraient-ils nos nucléocrates pour nous raconter des bolas ? Avec arrogance, voire mépris, ils nous assènent qu’un accident « est très peu probable chez nous ». Ben voyons… On est d’autant plus enclin à  les croire que les dommages liés à leur industrie ont pour eux un coût quasi nul ! On comprend dès lors les insuffisances de la sécurité et le recours systématique à des sous-traitants mal formées, mal équipés, mal payés et irresponsables. L’irresponsabilité étant un dogme en la matière.

Ainsi, mesdames et messieurs les nucléocrates qui vous êtes pavoisés, qui vous êtes gargarisés du « développement », de « l’avenir » de votre industrie, vos rodomontades ne trompent personne : les contrats nouveaux ne concernent que la gestion et la réparation des 390 réacteurs encore en service sur Terre.

Par contre, vous avez encore un bel avenir, et particulièrement les Français. Votre compétence, votre expertise sont indispensables pour mener à bien le grand chantier nucléaire des décennies à venir : le démantèlement des centrales.

 

Sources :

http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/14/salon-mondial-nucle...

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/wne-le...

 Illustration X - Droits réservés

20/10/2014

AUX FOUS ! AUX VOLEURS ! Dernière Macronnerie en route : la privatisation des réseaux de transport d’électricité et de gaz.

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Vous avez aimé la privatisation des autoroutes, vous piaffez de bonheur devant la privatisation des barrages, vous avez une solide érection en pensant à la privatisation en route…des routes. Bien. Alors vous allez éjaculer de bonheur devant les perspectives jouissives ouvertes par le ministre de l’économie : la privatisation des entreprises des réseaux de transport de l’électricité et du gaz.

 

Hum !!! Y a bon les entreprises de réseaux ! Ce sont RTE, filiale d’EDF et GRTgaz, gestionnaire du transport du gaz, détenu par GDF Suez. Pourquoi y a bon ? Parce que ces entreprises perçoivent une rente extraordinaire : les abonnements aux réseaux ! Que vous utilisiez beaucoup ou peu d’électricité ou de gaz,  vous payez des taxes de distribution et d'entretien, vous payez une partie fixe très conséquente : l’a-bon-ne-ment ! Pour aucun produit, uniquement le droit d’utiliser un réseau payé par le consommateur et le contribuable. Laissez un tel fromage au public ? Quelle horreur ! Gattaz en rêve ? Macron ("Sors de ce corps, Rothschild !") va le faire ! Il l’a déclaré devant un parterre d’« investisseurs » qui en bavaient de plaisir : "Nous avons des infrastructures existantes dans le pays dans plusieurs entreprises publiques de réseau. Notre volonté c'est de les ouvrir ».

 

Que sont ces réseaux ? Ce sont les lignes à haute tension, les lignes de distributions locales, les câbles enterrés qui amènent l’électricité partout sur le territoire. Ce sont les réseaux de gaz. Ils ont été construits depuis des décennies, ils tissent un réseau dense assurant l’égalité des territoires, même les plus reculés, par la volonté politique et la puissance publique. Et il faudrait renoncer à ce contrôle ? Á cette égalité territoriale ? Pour mettre cet instrument de la démocratie dans les mains du privé ? Aux fous !!!

 

Regardez l’exemple de l’eau : lorsque sa distribution en est privatisée, les entreprises (Veolia, Saur, etc.) se gavent et…remettent toujours à plus tard la rénovation des réseaux, ne réparant au coup par coup que ce qui est vraiment trop pourri ou gourmand en fuites d’eau… Regardez le réseau téléphonique : combien de villages retirés sont sans couverture, ou si mauvaise depuis que France-Télécoms a été bradé au privé ! Nous aurons pareil avec l’électricité et le gaz. Les villages retirés du fin fond de la Margeride, des Alpes ou des Pyrénées se taperont sur le ventre s’il y a des problèmes. Ou alors ? Ou alors les entreprises privées qui auront volé légalement ces réseaux imposeront, pour leur entretien ou leur extension, cette formidable machine à pomper le fric du public pour le mettre dans la poche du privé, à savoir les PPP (partenariat public privé).

 

AUX FOUS ! Ou plutôt AUX VOLEURS !

 

Sources :

http://www.mediapart.fr/journal/economie/191014/le-gouver...

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0SC2G62014...

 

Illustration : merci à Ray Clid  

 

19/10/2014

Ouiquinde gastronomique africain

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Josiane et Fatou

 

Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,

Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.

Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer

Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

 

 

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,

Josiane m’attendait, une Noire avec elle.

J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé

Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

 

 

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent

Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,

Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

 

 

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.

Caressé, embrassé et violé sans ambages,

J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

 

 

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La langue d'agneau aux figues.

 

 

- Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé

Pour un combat d’amour avec ces excitées !

Violé par deux souris… Tu réalises en somme

Le fantasme érotique que préfère les hommes !

Tous rêvent de subir les assauts sensuels,

Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,

Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,

De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”

Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,

Ta substance d’amour dût vite s’assécher…

Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes

Un repas remontant ou au moins du champagne ?

- Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue

Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.

C’est un plat délicat, venu du Sénégal

Et qui fait de tout homme un amant sans égal.

Tu prends deux langues par convive,

Tu les laves bien à l’eau vive,

Tu les mets dans de l’eau salée,

Avec poivre en grains et laurier,

Clous de girofle et céleri,

Une cuillerée de curry.

Pendant que ça mijote, une heure,

Tu fais revenir dans du beurre

Quelques figues bien mures coupées

Avec du gingembre râpé.

Cinq, six minutes, c’est assez,

Après quoi, tu vas déglacer

Au lait de coco : un verre

Plus le jus de deux citrons verts,

Deux cuillers du jus de cuisson

Des langues auquel, sans façon

Tu rajoutes un verre de rhum

Qui va sublimer les arômes.

Tu sors tes langues et tu les pèles,

Tu les tranches en fines lamelles

Oblongues comme des pétales.

Dans ta sauce tu les étales,

Tu couvres et fait cuire à feu doux

Car ton appareil doit réduire

Sans que ça attache surtout,

Quinze minutes vont suffire.

Rectifie le goût avec soin,

Rajoute du sel au besoin.

Dresse sur ton plat de service

En alternant figues et langue.

Ajoute quelques grains d’anis

Et de fines tranches de mangue.

Range le tout comme une fleur :

Pétales autour et sauce au cœur.

Á nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

Á la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 - 6 langues d'agneau, - 3 douzaines de figues, - 1 rhizome de gingembre frais, - 1 mangue, - 1 côte de céleri, - 3 cuillerées à soupe de carry, - lait de coco, - 6 citrons (verts si pos­sible), - 1 verre de rhum agricole, - sel, - poivre en grains, - laurier, - graines d'anis.

 

 Les vins conseillés:

 Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aroma­tiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret.

 En vins du Languedoc, les Saint-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières.

 En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.

 Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux.

 En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes.

 En vins de Provence, les Coteaux-va­rois.

 

VictorAyoli ©

 

18/10/2014

Ouiquinde érotique avec Albert Patin

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Les souvenirs

Combien j'ai douce souvenance
De nos amours, ô ma Clémence,
Ces jours à jamais effacés,

J'y pense,

Où sont nos coïts insensés

Passés !

 


Te souvient-il lorsque ma pine,
Luxurieuse et libertine,
Entre tes lèvres se glissant,

Coquine

Tu me suçais en rougissant

Souvent ?

 


Dis-moi, te souvient-il encore
De ces caresses que j'adore :
Ma langue avide en frémissant

Dévore

Ton clitoris rose et dardant

Son gland.

 


Te souvient-il du tour agile
De notre tête-bêche habile,
Quand ma langue, du cul au con,

   Docile,

Répondait à ton postillon

    Mignon ?

 


Te souvient-il de ta sœur Luce
Qui me branlottait le prépuce,
Tandis que toi, tu lui mettais

En puce

Ta langue au con et lui faisais

Minet ?

 


Oh ! qui nous rendra nos foutries,
Nos jouissances, nos orgies ?
Oh ! qui nous rendra ces amours

     Jolies

Qui doraient nos nuits et nos jours

Toujours !

 

 

Albert Patin de la Fizelière

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

 

17/10/2014

La guerre par le pétrole fait rage !

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Bien sûr, on se s’en rend pas trop compte à la pompe, mais le prix du pétrole baisse ! Olé ! Ben, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne. Mouais. P’têt ben qu’oui, P’têt ben qu’non !

 

Qu’est-ce qui fait baisser le prix du pétrole ?

 

Plusieurs causes. D’abord la demande qui fléchit parce que l’économie mondiale mollit. Ensuite parce que l’offre est pléthorique. Pour des raisons multiples. - Les USA achètent de moins en moins sur le marché mondial et exportent même puisque – au prix du saccage de leur pays – ils favorisent l’extraction chez eux du pétrole et du gaz de schiste. – L’Opep (organisation des pays producteurs de pétrole) est désuni. Son membre le plus important, l’Arabie saoudite, est opposé à toute réduction de sa production, compensant la faiblesse des cours par une production multipliée.

 

Ça, ce sont les raisons « techniques » de cette baisse. Mais il y en a d’autres, restant discrètes mais seulement pour ceux qui ne veulent pas voir. Principale raison : le pétrole utilisé comme arme de guerre contre deux pays : la Russie et l’Iran. Á la manœuvre, évidemment les USA avec leur complice l’Arabie saoudite. Ce type de guerre a déjà fait ses preuves : c’est comme ça que l’URSS a été abattue. Rappelez-vous : en septembre 1985, le ministre du pétrole saoudien, le cheikh Yamani, a décrété que son pays allait quadrupler sa production. En est résulté un effondrement durable des cours du pétrole. Résultat : l’URSS – premier producteur mondial de pétrole – a vu ses ressources s’effondrer au même niveau. Elle ne pouvait tout simplement plus survivre…

 

Ce qui a marché une fois, se disent les « stratèges » étazuniens, devrait marcher une autre fois. Quatre des principaux producteurs de pétrole – l’Irak, la Syrie, la Libye, le Nigéria – sont dans le chaos. Un cinquième, l’Iran, est bloqué par les sanctions « internationales ». Cette situation, en d’autres temps, auraient généré une flambée des cours du pétrole. Mais aujourd’hui, du fait des raisons « techniques » vues plus haut, c’est la baisse conséquente des cours. Mêmes causes, mêmes conséquences : la Russie voit sa principale ressource s’effondrer. De là à mettre Poutine à genoux, il y a de l’espace !

 

Parce que c’est un vrai foutoir dans lequel des intérêts contradictoires se confrontent autant qu’ils se confortent. Ainsi les USA et leur complice Saoudien mènent actuellement une guerre contre l’autoproclamé « Etat islamiste ». Or cet « Etat » a été généré par la folie de Bush et la stupidité incommensurable des USA en Irak : ils ont envoyé dans les bras d’une petite secte terroriste tous les cadres de l’armée de Saddam ! Ceci, combiné à la nullité de l’armée régulière irakienne, a transformé cette bande terroriste en une armée redoutable, puissamment armée des chars Abraham, des lance-missiles, des transports blindés pris sans combat à…l’armée du régime fantoche de Bagdad !

 

Cerise sur le gâteau, cet État islamique a longtemps été financé par…l’Arabie saoudite. Et maintenant cette monarchie féodale tremble de se faire bouffer par sa créature. Imaginons l’avenir avec l’État islamique maitre des lieux saints de l’Islam et…ayant fait main basse sur les 300 avions, les milliers de chars et tout l’arsenal que les Occidentaux – et nous en bonne position – ont vendu aux potentats saoudiens. Pour ajouter à ce foutoir du Moyen-Orient, l’État islamique vend sur le marché mondial des milliers de barils du pétrole qu’il possède à présent. Ceci à prix cassé (de 30 à 40%), avec la complicité de…la Turquie et des marchands de pétroles étazuniens !!! Et…pour contenir ce fameux État islamique, les alliés objectifs des USA sont…l’Iran et la Syrie de Bachar el Assad ! Vous parlez d’un foutoir.

 

Á côté de ce merdier, le foutoir ukrainien, c’est de la pisse de lapin. Mais c’est le même schéma qui est mis en œuvre par les Yankees. Détourner la clientèle du pétrole et du gaz russe vers d’autres fournisseurs pour ruiner l’économie russe. Á part que Poutine n’a pas attendu pour trouver d’autres clients à l’Est et…qu’il tient les Européens – et surtout la Teutonne – par les couilles (si l’on peut dire concernant Bismerkel )! Il ne s’est pas gêné, dès ce matin, à Milan, pour calmer les ardeurs  des Européens en maniant l’arme du robinet à gaz, juste avant l’hiver ! De plus, la baisse des cours de l’énergie pèse sur…l’inflation en Europe, menaçant l’UE d’entrer en déflation. On touche là du doigt l’immense konnerie et la fragilité de ce système : la Banque européenne a pour mission principale, à l’instigation des Allemands, de lutter contre l’inflation, mais lorsque cette inflation est nulle, c’est la panique ! Plus bordélique que ce capitalisme financier, tu meurs…

 

Voilà quelques éléments dont les tronche-d’œufs qui prétendent nous gouverner vont avoir à débattre, à partir d’aujourd’hui à Milan. Bon courage les gars ! Nous, on va boire pour oublier…

 

 Illustration X - Droits réservés

 

16/10/2014

BARRAGES PRIVATISES ! Sarko en avait rêvé, Ségo l’a fait…

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Dans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre 2014, lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Energétique, l’assemblée nationale a voté en première lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français. On savait qu’ « ils » étaient capables de toutes les saloperies, mais là, il faut reconnaître qu’ils ont fait fort.

Tout ça pour feller la Commission européenne qui menace de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». L’argument de la pression de la Commission européenne, c’est de la bola : L'Allemagne n'a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles.

Privatisez ! Privatisez ! Privatisez ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters !

 

Ben, voilà. C’est fait. C’est un gouvernement « de gauche » (puteng ! Ils nous l’ont mis profond, et sans vaseline…) qui vient de signer cette saloperie : mettre les barrages français entre les mains des représentants les plus rapaces du profit à tout crin. Nos zélus zélés livrent ainsi aux marchés et à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique. Ceci en catimini, dans un article voté en loucedé dans une séance de nuit…

Ils vendent les bijoux de famille. Mais ce n’est pas une première : c’est Jospin qui, le premier, avant le bradage final par Villepin, a commencé à privatiser partiellement les autoroutes

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, plus tard de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Hollande (« Sors de ce corps, Thatcher ! ») et ses nuisibles veulent brader au privé !

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins: mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawattheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

Eh ! Les ceusses d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Ou faire des flots de thunes avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ? Comme d’hab, l’intérêt général est sacrifié pour faire des fellations aux idéologues de l’Europe ultralibérale.

Ce texte scélérat a été voté en première lecture. Il y aura donc une seconde lecture. Faisons savoir aux députés qui nous représentent que nous ne sommes pas, mais alors pas du tout d’accord !

 

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Illustrations X – Droits réservés.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

15/10/2014

Au bistro de la toile : Ségo prend l’autoroute à l’œil…

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- Eh ! Victor, t’as vu : Ségo veut rendre les autoroutes gratuites pendant les ouiquindes ! C’est alléchant pour le gogo, mais un peu démago tout de même pour une ministre de l’écololo de vouloir mettre une peu plus de bagnoles sur les autoroutes le dimanche, non ?!

 

- C’est non seulement démago, mais infaisable puisque des autoroutes sont  privées, et que l’Etat n’a pas les moyens juridiques d’imposer une telle mesure. D’ailleurs Valls (« Sors de ce corps, Sarko ! ») a, vite fait, recadré la Madone du Poitou, lui qui s’apprête au contraire à prolonger les concessions autoroutières en échange d’une fumeuse promesse de financements d’infrastructure routières…

 

- Ah ! Puteng ! Cette fameuse – et fumeuse – privatisation des autoroutes. Un beau scandale ça.

 

 

- Un des plus ignobles scandales de la Cinquième république qui n’en est pourtant pas avare… C'est l'autre bellâtre à nom de canasson, le Galouzeau de Villepin qui a refilé ce bijou de famille aux amis de mes amis. A prix bradé: moins de 15 milliards alors que Philippe Seguin, à l’époque président de la Cour des comptes, estimait leur valeur à au moins 22 milliards! Depuis, les entreprises qui ont touchés le gros lot se gavent littéralement. Autour de deux milliard d'euros chaque année qui passent dans la poche des actionnaires. Un taux de profit de 20% ! Qui dit mieux ? Du caviar à la louche ! Mais n’oublions pas que la privatisation des autoroutes a commencé, partiellement, avec Jospin !!!

 

- C’est d’autant plus scandaleux qu’elles ont été payées par nous, avec nos impôts. Alors que les promesses gouvernementales de l’époque disaient que les autoroutes deviendraient gratuites à la fin de leur financement !

 

- Tè ! Fumes… En voilà une belle enculade sans vaseline! Ces sociétés se goinfrent sur notre dos, en augmentant le prix des péages, en saucissonnant les parcours afin de faire payer plus cher les tronçons les plus utilisés, en supprimant le personnel des péages, en favorisant le télépéage afin d'augmenter le nombre de clients, en rabiotant sur l'entretien des infrastructures. Et cerise sur le gâteau, c'est l'État qui prend en partie en charge le coût des suppressions d'emplois par des préretraites et autres dispositifs.

 

- De plus, ces sociétés autoroutières sont des pourvoyeuses de chômage : il n’y a plus un seul employé aux péages. Que des robots. Avec les problèmes que cela implique si ta carte ne marche pas, ou si tu n’as pas de carte… Il conviendrait de faire payer à ces putengs de robots les taxes qu’auraient payées les employés : sécu, chômage, retraite, etc.

 

- Très bonne idée. Mais ne compte pas trop sur Valls (« Sors de ce corps, Gattaz ! ») pour cela… Sans compter que ces deux milliard de bénef vont pour l’essentiel dans la poche d’actionnaires étrangers ! Alors que si l'Etat était resté propriétaire, c'est lui qui toucherait ce pognon...

 

- Exactement. On touche là une des causes du déficit abyssal des finances de l'État: les bénefs perdus des entreprises privatisées, les autoroutes, mais aussi France-Télécom, Gaz de France, EDF, etc.

 

- Allez, trinquons tout de même à Ségo. C’est moins pire que Valls (« Sors de ce corps FMI ! »)

 

Illustration : Merci à Chimulus

 

14/10/2014

Abdenour Bidar: Lettre ouverte au monde musulman

 

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Cette tribune parue dans Marianne daté du 3 octobre est une lumineuse réponse aux fanatismes sanglants qui menacent la paix du monde. Ces écrits d’un sage sont un hymne à la lucidité, à l’intelligence, à l’ouverture, à la tolérance. Lisons, méditons et diffusons le plus largement ces paroles d’espoir :

 

Pour le philosophe Abdennour Bidar, les croyants ne peuvent pas se contenter de dénoncer la barbarie terroriste pour éluder l'origine des dérives djihadistes. Face aux dogmes et à l'instrumentalisation politique dont ils sont l'objet, le monde musulman doit faire son autocritique et œuvrer à sa propre réforme.

 

Cher monde musulman, je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin - de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd'hui. Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d'isthme entre les deux mers de l'Orient et de l'Occident !

Et qu'est-ce que je vois ? Qu'est-ce que je vois mieux que d'autres, sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ? Je te vois, toi, dans un état de misère et de souffrance qui me rend infiniment triste, mais qui rend encore plus sévère mon jugement de philosophe ! Car je te vois en train d'enfanter un monstre qui prétend se nommer Etat islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : Daesh. Mais le pire est que je te vois te perdre - perdre ton temps et ton honneur - dans le refus de reconnaître que ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement entre passé et présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine.

Que dis-tu en effet face à ce monstre ? Tu cries : « Ce n'est pas moi ! »« Ce n'est pas l'islam ! » Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (#NotInMyName). Tu t'insurges que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire. Il est indispensable qu'à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l'islam dénonce la barbarie. Mais c'est tout à fait insuffisant ! Car tu te réfugies dans le réflexe de l'autodéfense sans assumer aussi et surtout la responsabilité de l'autocritique. Tu te contentes de t'indigner alors que ce moment aurait été une occasion historique de te remettre en question ! Et tu accuses au lieu de prendre ta propre responsabilité : « Arrêtez, vous, les Occidentaux, et vous, tous les ennemis de l'islam, de nous associer à ce monstre ! Le terrorisme, ce n'est pas l'islam, le vrai islam, le bon islam qui ne veut pas dire la guerre mais la paix ! »

J'entends ce cri de révolte qui monte en toi, ô mon cher monde musulman, et je le comprends. Oui, tu as raison, comme chacune des autres grandes inspirations sacrées du monde, l'islam a créé tout au long de son histoire de la beauté, de la justice, du sens, du bien, et il a puissamment éclairé l'être humain sur le chemin du mystère de l'existence... Je me bats ici, en Occident, dans chacun de mes livres, pour que cette sagesse de l'islam et de toutes les religions ne soit pas oubliée ni méprisée ! Mais de ma position lointaine je vois aussi autre chose que tu ne sais pas voir... Et cela m'inspire une question - « la » grande question : pourquoi ce monstre t'a-t-il volé ton visage ? Pourquoi ce monstre ignoble a-t-il choisi ton visage et pas un autre ? C'est qu'en réalité derrière ce monstre se cache un immense problème, que tu ne sembles pas prêt à regarder en face. Il faudra bien pourtant que tu finisses par en avoir le courage.

Ce problème est celui des racines du mal. D'où viennent les crimes de ce soi-disant « Etat islamique » ? Je vais te le dire, mon ami. Et cela ne va pas te faire plaisir, mais c'est mon devoir de philosophe. Les racines de ce mal qui te vole aujourd'hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre - et il en surgira autant d'autres monstres pires encore que celui-ci que tu tarderas à admettre ta maladie, pour attaquer enfin cette racine du mal !

Même les intellectuels occidentaux ont de la difficulté à le voir : pour la plupart, ils ont tellement oublié ce qu'est la puissance de la religion - en bien et en mal, sur la vie et sur la mort - qu'ils me disent : « Non, le problème du monde musulman n'est pas l'islam, pas la religion, mais la politique, l'histoire, l'économie, etc. » Ils ne se souviennent plus du tout que la religion peut être le cœur de réacteur d'une civilisation humaine ! Et que l'avenir de l'humanité passera demain non pas seulement par la résolution de la crise financière, mais de façon bien plus essentielle par la résolution de la crise spirituelle sans précédent que traverse notre humanité tout entière ! Saurons-nous tous nous rassembler, à l'échelle de la planète, pour affronter ce défi fondamental ? La nature spirituelle de l'homme a horreur du vide, et si elle ne trouve rien de nouveau pour le remplir elle le fera demain avec des religions toujours plus inadaptées au présent - et qui comme l'islam actuellement se mettront alors à produire des monstres.

Je vois en toi, ô monde musulman, des forces immenses prêtes à se lever pour contribuer à cet effort mondial de trouver une vie spirituelle pour le XXIe siècle ! Malgré la gravité de ta maladie, il y a en toi une multitude extraordinaire de femmes et d'hommes qui sont prêts à réformer l'islam, à réinventer son génie au-delà de ses formes historiques et à participer ainsi au renouvellement complet du rapport que l'humanité entretenait jusque-là avec ses dieux ! C'est à tous ceux-là, musulmans et non-musulmans, qui rêvent ensemble de révolution spirituelle, que je me suis adressé dans mes ouvrages ! Pour leur donner, avec mes mots de philosophe, confiance en ce qu'entrevoit leur espérance !

Mais ces musulmanes et ces musulmans qui regardent vers l'avenir ne sont pas encore assez nombreux, ni leur parole, assez puissante. Tous ceux-là, dont je salue la lucidité et le courage, ont parfaitement vu que c'est l'état général de maladie profonde du monde musulman qui explique la naissance des monstres terroristes aux noms d'Al-Qaïda, Jabhat Al-Nosra, Aqmi ou « Etat islamique ». Ils ont bien compris que ce ne sont là que les symptômes les plus visibles sur un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes : impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l'égalité, de la responsabilité et de la liberté ; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l'autorité de la religion ; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses.

Tout cela serait-il donc la faute de l'Occident ? Combien de temps précieux vas-tu perdre encore, ô cher monde musulman, avec cette accusation stupide à laquelle toi-même tu ne crois plus, et derrière laquelle tu te caches pour continuer à te mentir à toi-même ?

Depuis le XVIIIe siècle en particulier, il est temps de te l'avouer, tu as été incapable de répondre au défi de l'Occident. Soit tu t'es réfugié de façon infantile et mortifère dans le passé, avec la régression obscurantiste du wahhabisme qui continue de faire des ravages presque partout à l'intérieur de tes frontières - un wahhabisme que tu répands à partir de tes Lieux saints de l'Arabie saoudite comme un cancer qui partirait de ton cœur lui-même ! Soit tu as suivi le pire de cet Occident, en produisant comme lui des nationalismes et un modernisme qui est une caricature de modernité - je veux parler notamment de ce développement technologique sans cohérence avec leur archaïsme religieux qui fait de tes « élites » richissimes du Golfe seulement des victimes consentantes de la maladie mondiale qu'est le culte du dieu Argent.

Qu'as-tu d'admirable aujourd'hui, mon ami ? Qu'est-ce qui en toi reste digne de susciter le respect des autres peuples et civilisations de la Terre ? Où sont tes sages, et as-tu encore une sagesse à proposer au monde ? Où sont tes grands hommes ? Qui sont tes Mandela, qui sont tes Gandhi, qui sont tes Aung San Suu Kyi ? Où sont tes grands penseurs dont les livres devraient être lus dans le monde entier comme au temps où les mathématiciens et les philosophes arabes ou persans faisaient référence de l'Inde à l'Espagne ? En réalité, tu es devenu si faible derrière la certitude que tu affiches toujours au sujet de toi-même... Tu ne sais plus du tout qui tu es, ni où tu veux aller, et cela te rend aussi malheureux qu'agressif... Tu t'obstines à ne pas écouter ceux qui t'appellent à changer en te libérant enfin de la domination que tu as offerte à la religion sur la vie tout entière.

Tu as choisi de considérer que Mohammed était prophète et roi. Tu as choisi de définir l'islam comme religion politique, sociale, morale, devant régner comme un tyran aussi bien sur l'Etat que sur la vie civile, aussi bien dans la rue et dans la maison qu'à l'intérieur même de chaque conscience. Tu as choisi de croire et d'imposer que l'islam veut dire soumission alors que le Coran lui-même proclame qu'« il n'y a pas de contrainte en religion » (La ikraha fi Dîn). Tu as fait de son appel à la liberté l'empire de la contrainte ! Comment une civilisation peut-elle trahir à ce point son propre texte sacré ? Je dis qu'il est l'heure, dans la civilisation de l'islam, d'instituer cette liberté spirituelle - la plus sublime et difficile de toutes - à la place de toutes les lois inventées par des générations de théologiens !

De nombreuses voix que tu ne veux pas entendre s'élèvent aujourd'hui dans la Oumma pour dénoncer ce tabou d'une religion autoritaire et indiscutable... Au point que trop de croyants ont tellement intériorisé une culture de la soumission à la tradition et aux « maîtres de religion » (imams, muftis, chouyoukhs, etc.) qu'ils ne comprennent même pas qu'on leur parle de liberté spirituelle, ni qu'on leur parle de choix personnel vis-à-vis des « piliers » de l'islam. Tout cela constitue pour eux une « ligne rouge » si sacrée qu'ils n'osent pas donner à leur propre conscience le droit de la remettre en question ! Et il y a tant de familles où cette confusion entre spiritualité et servitude est incrustée dans les esprits dès le plus jeune âge et où l'éducation spirituelle est d'une telle pauvreté que tout ce qui concerne la religion reste quelque chose qui ne se discute pas !

Or, cela, de toute évidence, n'est pas imposé par le terrorisme de quelques troupes de fous fanatiques embarqués par l'« Etat islamique ». Non, ce problème-là est infiniment plus profond ! Mais qui veut l'entendre ? Silence là-dessus dans le monde musulman, et dans les médias occidentaux on n'écoute plus que tous ces spécialistes du terrorisme qui aggravent jour après jour la myopie générale ! Il ne faut donc pas que tu t'illusionnes, ô mon ami, en faisant croire que, quand on en aura fini avec le terrorisme islamiste, l'islam aura réglé ses problèmes ! Car tout ce que je viens d'évoquer - une religion tyrannique, dogmatique, littéraliste, formaliste, machiste, conservatrice, régressive - est trop souvent l'islam ordinaire, l'islam quotidien, qui souffre et fait souffrir trop de consciences, l'islam du passé dépassé, l'islam déformé par tous ceux qui l'instrumentalisent politiquement, l'islam qui finit encore et toujours par étouffer les Printemps arabes et la voix de toutes ses jeunesses qui demandent autre chose. Quand donc vas-tu faire enfin cette révolution qui dans les sociétés et les consciences fera rimer définitivement spiritualité et liberté ?

Bien sûr, dans ton immense territoire il y a des îlots de liberté spirituelle : des familles qui transmettent un islam de tolérance, de choix personnel, d'approfondissement spirituel ; des lieux où l'islam donne encore le meilleur de lui-même, une culture du partage, de l'honneur, de la recherche du savoir, et une spiritualité en quête de ce lieu sacré où l'être humain et la réalité ultime qu'on appelle Allâh se rencontrent. Il y a en terre d'Islam, et partout dans les communautés musulmanes du monde, des consciences fortes et libres. Mais elles restent condamnées à vivre leur liberté sans reconnaissance d'un véritable droit, à leurs risques et périls face au contrôle communautaire ou même parfois face à la police religieuse. Jamais pour l'instant le droit de dire « Je choisis mon islam »« J'ai mon propre rapport à l'islam » n'a été reconnu par l'« islam officiel » des dignitaires. Ceux-là, au contraire, s'acharnent à imposer que « la doctrine de l'islam est unique » et que « l'obéissance aux piliers de l'islam est la seule voie droite » (sirâtou-l-moustaqîm).

Ce refus du droit à la liberté vis-à-vis de la religion est l'une de ces racines du mal dont tu souffres, ô mon cher monde musulman, l'un de ces ventres obscurs où grandissent les monstres que tu fais bondir depuis quelques années au visage effrayé du monde entier. Car cette religion de fer impose à tes sociétés tout entières une violence insoutenable. Elle enferme toujours trop de tes filles et tous tes fils dans la cage d'un bien et d'un mal, d'un licite (halâl) et d'un illicite (harâm) que personne ne choisit mais que tout le monde subit. Elle emprisonne les volontés, elle conditionne les esprits, elle empêche ou entrave tout choix de vie personnel. Dans trop de tes contrées, tu associes encore la religion et la violence - contre les femmes, les « mauvais croyants », les minorités chrétiennes ou autres, les penseurs et les esprits libres, les rebelles - de sorte que cette religion et cette violence finissent par se confondre, chez les plus déséquilibrés et les plus fragiles de tes fils, dans la monstruosité du djihad !

Alors ne fais plus semblant de t'étonner, je t'en prie, que des démons tels que le soi-disant Etat islamique t'aient pris ton visage ! Les monstres et les démons ne volent que les visages qui sont déjà déformés par trop de grimaces ! Et si tu veux savoir comment ne plus enfanter de tels monstres, je vais te le dire. C'est simple et très difficile à la fois. Il faut que tu commences par réformer toute l'éducation que tu donnes à tes enfants, dans chacune de tes écoles, chacun de tes lieux de savoir et de pouvoir. Que tu les réformes pour les diriger selon des principes universels (même si tu n'es pas le seul à les transgresser ou à persister dans leur ignorance) : la liberté de conscience, la démocratie, la tolérance et le droit de cité pour toute la diversité des visions du monde et des croyances, l'égalité des sexes et l'émancipation des femmes de toute tutelle masculine, la réflexion et la culture critique du religieux dans les universités, la littérature, les médias. Tu ne peux plus reculer, tu ne peux plus faire moins que tout cela ! C'est le seul moyen pour toi de ne plus enfanter de tels monstres, et si tu ne le fais pas, tu seras bientôt dévasté par leur puissance de destruction.

Cher monde musulman... Je ne suis qu'un philosophe, et comme d'habitude certains diront que le philosophe est un hérétique. Je ne cherche pourtant qu'à faire resplendir à nouveau la lumière - c'est le nom que tu m'as donné qui me le commande, Abdennour, « Serviteur de la Lumière ». Je n'aurais pas été si sévère dans cette lettre si je ne croyais pas en toi. Comme on dit en français, « qui aime bien châtie bien ». Et, au contraire, tous ceux qui aujourd'hui ne sont pas assez sévères avec toi - qui veulent faire de toi une victime -, tous ceux-là en réalité ne te rendent pas service ! Je crois en toi, je crois en ta contribution à faire demain de notre planète un univers à la fois plus humain et plus spirituel ! Salâm, que la paix soit sur toi.

 
Abdennour Bidar est philosophe, auteur de Self islam, histoire d'un islam personnel (Seuil, 2006), L'Islam sans soumission : pour un existentialisme musulman (Albin Michel, 2008), et d' Histoire de l'humanisme en Occident (Armand Colin, 2014).

 

Merci à Marianne pour ce texte d'espoir qui renvoie à leur médiocrité tous les idiots utiles thuriféraires des nazislamistes.

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13/10/2014

L’Ukraine. Vous avez entendu parler ?

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Ben, non… Jeté hors des étranges lucarnes ; sortie de l’actualité. Maintenant, c’est à la frontière turque que ça se passe. C’est ringard l’Ukraine Coco. Faut autre chose. Pourtant ça existe toujours, mais hors des projecteurs. Ce qui n’est peut-être pas plus mal.

 

Pourtant il s’y en passe des choses. Tiens : le « président » de Kiev Porochenko a viré dimanche son ministre de la défense Valéri Gueleteï, nommé en juillet. Il faut dire que l’armée de Kiev s’est faite secouée partout où elle a sévi, d’où la demande de cessez-le-feu qui tient plus ou moins, mais c’est toujours ça. Autre chose très importante : le président russe Vladimir Poutine a ordonné ce dimanche le retrait des 17600 soldats russes déployés à la frontière avec l’Ukraine pour des manœuvres depuis l’été. De plus les deux présidents vont se rencontrer, dans les jours qui suivent, à Milan. Les choses semblent se débloquer. Il serait donc temps, pour les média(rhées) de cesser de débloquer.

Pour commencer, il conviendrait de balayer quelques fables.

L’Ukraine, contrairement à ce que veut faire croire la propagande atlantiste, n’est pas un vieux pays, n’est pas un peuple uni, une nation soudée. C’est un pays qui a longtemps été divisé aux niveaux ethnique, linguistique, religieux, culturel, économique et évidemment politique. Le territoire a longtemps été l’objet de sanglantes rivalités entre Russes, Polonais, Allemands. Donc la lutte héroïque du « Peuple ukrainien » pour se libérer du joug de son grand voisin russe, tient plus du mythe que de la réalité.

 

Lorsqu’en novembre 2013, L’Union Européenne, poussée par les Étasuniens, a proposé au président élu de l’Ukraine Viktor Ianoukovitch, une forme d’association avec l’UE, ce n’était pas sans arrière-pensées. En échange d’un peu de pognon, l’UE – et les Etazuniens ! – prétendaient imposer des mesures dans le droit fil de l’ultralibéralisme ravageur : mesures d’austérités drastiques, restriction des relations économiques avec la Russie mais aussi – plus grave – incitation insistante d’adhésion aux politiques atlantiques militaire et de sécurité, autrement dit « Faut choisir : on vous file du pognon, mais vous coupez les ponts avec les Ruskofs et vous adhérez, à terme, à l’Otan. » Comme on peut le voir, ce n’est pas Poutine l’agresseur, mais, d’une manière « soft » et hypocrite, les atlantistes… Les manifestations de Maidan, noyautées par les neo-nazis travaillés depuis des années par la CIA et le fric de « fondations » étazuniennes, n’ont été que de la poudre aux yeux.

 

Ces mouvements ont débouché sur un véritable coup d’état. Le président élu – pourri jusqu’à la moelle, d’accord, mais régulièrement élu – a du fuir en Russie et les manifestants les plus violents, les plus fascisants, ont pris le pouvoir à Kiev, sans tenir aucun compte de l’opinion du tiers Est du pays, pas du tout d’accord. Washington et Bruxelles ont approuvé ce coup d’Etat ce qui fut une grave erreur. Dès lors, Poutine – pour lequel l’arrivée de l’Otan en Ukraine est un casus belli – se devait de réagir. Ce fut l’annexion de la Crimée et le soutien à la rébellion des villes et territoires russophones de l’Est de l’Ukraine. Et, en opposition, le massacre des populations de l’Est par les milices fascistes de Kiev, le bombardement des civils par l’armée. Bref, l’escalade, la guerre civile.

 

Il ne faut pas oublier que, à la suite de la chute de l’URSS, les Etasuniens ont constamment et lourdement humiliés la Russie, traitées comme une nation vaincue. Colonisation économique à l’intérieur par des multinationales voraces, rejet « out of the map » dans toutes négociations internationales, expansion de l’Otan jusque dans les zones de sécurités traditionnelles de la Russie, avec notamment le « deal » incroyablement agressif avec les ex pays de l’Est : « si vous voulez entrer dans l’Union européenne, il vous faut aussi adhérer à l’Otan. » Ceci en s’asseyant sur les promesses formelles faites à Gorbatchev… L’arrimage de l’Ukraine à l’Ouest et à l’Otan étant dès lors le « chef d’œuvre » de cette politique d’encerclement de la Russie.

 

Ce qui a marché avec l’ivrogne Eltsine ne marche plus avec Poutine. Il serait prudent que l’U.E. cesse d’agir comme le supplétif des USA. Et de prendre enfin en compte la réalité russe. D’autant plus que la Russie est indispensable pour résoudre d’autres problèmes, plus cruciaux, notamment face à la menace islamiste…

 

Eh ! François, maintenant que les Russes évacuent leurs forces de la frontière ukrainienne, qu’est-ce qui t’empêche de leur livrer les navires Mistral qu’ils ont commandés et payés ?! Rien, sinon la soumission aux Yankees. Celle du vassal à son suzerain. De Gaulle doit faire le moulin à vent dans sa tombe…

 

Illustration X – Droits réservés

 

12/10/2014

Ouiquinde gastronomique germain

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Ursula la Germaine avait grand appétit

De mâles vigoureux, qu’ils soient grands ou petits.

Jeannot, Bruno, Gaby goûtèrent à ses charmes

Et, tout gaillards qu’ils fussent, durent rendre les armes.

Aux fêtes de la bière, à Munich, en automne,

Les mœurs sont débridés et les femmes teutonnes

  Épinglentles amants qui goûtent leurs peaux lisses

Dans une orgie de bruit, de bière et de saucisses.

Ursula convoqua deux autres walkyries

Et nos Pieds Nickelés, défendant la patrie,

Montèrent hardiment les fougueuses cavales,

Dépensant sans compter leur vaillance de mâles.

Au matin, portant haut leur vanité de coq,

Ils rentrèrent en France… avec des gonocoques !

 

Le bœuf au paprika

— Eh bien, vois-tu Victor, si tes Pieds Nickelés

Etaient sortis couverts pour mieux batifoler

Au lieu de pérorer comme des coqs minus

Ils auraient évité ces cadeaux de Vénus !

Mais qu’avaient-ils mangé pour être performants

Car les excès de bière n’aident pas les amants !

— A Munich il n’y a pas que choucroute et saucisses,

On trouve des plats hongrois qui sont de vrais délices.

Savoureux entre tous, le bœuf au paprika,

Particulièrement tonique bien que très délicat.

Coupe en portions du bœuf choisi dans la culotte,

Fais-le dorer à l’huile d’olive dans la cocotte,

À feu vif mais en tournant bien tous les morceaux

Pour qu’ils prennent couleurs recto comme verso.

Tu mets trois gousses d’ail, du coriandre en grains,

Deux feuilles de laurier, sel, poivre du moulin,

Trois grandes cuillerées à soupe de paprika.

Arrose bien tout ça d’un verre de muscat,

Rajoute de l’eau chaude, couvre et cuis vingt minutes.

Respire ces parfums s’échappant en volutes,

C’est déjà un plaisir sensuel pour le nez,

Ne sois pas impatient, ce n’est pas terminé.

Prépare six poivrons, trois rouges et trois verts,

Coupe-les en lamelles, mets-les dans ta braisière,

Rajoute trois oignons correctement hachés,

Cuis encor dix minutes, c’est le temps d’éplucher

Quelques pommes de terre, puis coupe-les en dés

Et mets-les dans ton plat, attention, sans tourner.

Tu rajoutes un peu d’eau, puis six belles tomates

Coupées en huit morceaux, saupoudrées d’aromates.

Tu vérifies que soit bien fermé ton faitout

Et finis la cuisson un quart d’heure à feu doux.

Ce plat revigorant, puissant quoique subtil

À de quoi relancer les ardeurs érectiles

D’un régiment entier de cosaques du Don,

De tes Pieds Nickelés, à plus forte raison !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

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Ingrédients et proportions pour six personnes: - 1 kilo de bœuf dans la culotte, - 3 gousses d'ail, - 12 grains de coriandre, - 2 feuilles de laurier, - 3 cuillères à soupe bombées de paprika, - 3 poivrons rouges, - 3 poivrons verts, - 3 oignons hachés, - 6 pommes de terre, - 6 grosses tomates, - 1 verre de muscat (de Beaumes-de-Venise si possible), - sel, - poivre du moulin.

 

Photos X - Droits réservés

11/10/2014

Ouiquinde érotique avec Charles Collé et les sourires d'en-bas.

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La marchande de cons

Je vends des cons,
Bruns, noirs et blonds,
Châtains-mêlés,
Gris-pommelés,

 

Rasés,
Frisés,
Barbus,
Crépus,
Tondus,
Dodus,

 

Et peu fendus.

J'en ai d'unis
Á juste prix ;
D'autres garnis
De clitoris,

 

Qui vont
Au fond

 

Et vous le font !

Je vends des cons,
Bruns, noirs et blonds,
Châtains-mêlés,
Gris-pommelés,

 

Rasés,
Frisés,
Barbus,
Crépus,
Tondus,
Dodus,

 

Et peu fendus.

Je garantis
Qu'ils sont petits,
Et, dans tout temps,
Je les reprends,

 

Quand les gens

 

Les trouvent trop grands !

Je vends des cons,
Bruns, noirs et blonds,
Châtains-mêlés,
Gris-pommelés,

 

Rasés,
Frisés,
Barbus,
Crépus,
Tondus,
Dodus,

 

Et peu fendus.

 

 

 

Charles Collé