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27/03/2015

Tragédie Germanwings : Haro sur le baudet Andréas mais quid des méthodes des compagnies low cost ?

avion niktam air.jpg

 

L'inconcevable tragédie de l'avion de la compagnie low cost allemande tourne en boucle sur tous les médias . L'ensemble de cette presse crie « haro sur le baudet » : à savoir le copilote qui aurait pété des plomb et qui, de dépressif suicidaire est devenu assassin de 149 personnes. Mais personne ne cherche à creuser plus loin, à montrer du doigt les co-responsables (pour le moins !) de cette catastrophe, à savoir les invraisemblables conditions d'embauche et de travail du personnel et en particulier des personnels navigants des compagnies low cost.

 

Ces compagnies sont l'illustration caricaturale des dérives de la société ultralibérale dont le seul leit-motiv est : le fric, le fric, le fric ! Le fric à tout prix. Le développement du low-cost se fait partout au détriment du droit du travail et des protections sociales, et par voie de conséquence au détriment de la sécurité, tout en bénéficiant de millions de subventions publiques optimisées dans des paradis fiscaux. Le transport low cost consiste à faire payer à des gens pauvres qui ne prennent jamais l'avion les voyages d'agrément de gens aisés. Ceci à travers des subventions et des frais de marketing s'ajoutant à d'énormes investissements d’infrastructures à la charge des collectivités territoriales (département, région, chambres de commerce, offices de tourisme, etc.). La finalité de ces compagnies est de proposer le transport lui-même gratuitement aux passagers (pour l'image, la pub), sollicités voire rackettés par ailleurs sur tout l'accessoire (billet d'envol, bagages, repas en vol, toilettes, tout, tout est payant). Ces compagnies ne vendent plus des billets de transport mais prétendent amener à leurs « sponsors » un flux de touriste dans la région concernée. Ils ne vendent pas un transport à un passager mais un service à des institutions bien naïves...

 

Les compagnies classiques comme Air France ou Lufhansa, pour lutter contre ces compagnies nouvelle vague créent elles-mêmes leurs compagnies low cost : Transavia pour Air France, Germanwings et une autre compagnie pour Lufthansa (en train de regrouper ses deux compagnies pour faire encore baisser les frais, ce qui provoque de longues grèves dans tout le groupe). Pour cela, les compagnies « majors » doivent s'aligner sur les méthodes des low cost les plus « performantes » (celles qui gagnent le plus de fric) à savoir Ryanair et Easyjet. Le patron d’Air France-KLM, Alexandre de Juniac – passé directement de la direction du cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Économie de Sarkozy, à Air France en 2011 a au moins le bénéfice de la franchise : « Si on pouvait faire du low-cost avec les règles de fonctionnement d’une compagnie traditionnelle, cela se saurait ! Il n’est donc pas possible d’aller travailler chez Transavia aux conditions d’Air France, sauf à tuer Transavia. » Pareil pour Lufthansa et ses propres low cost...

 

Regardons donc de plus près ce que sont les « règles de fonctionnement » des low cost. Ecoutons le sénateur Bocquet : « Le succès économique de ces compagnies repose sur une réduction drastique de la plupart des coûts, en particulier ceux afférents au personnel. Il n’est donc pas étonnant de constater qu’à l’image de Ryanair, elles soient à la pointe des techniques d’optimisation sociale, en contournant le droit européen voire en y dérogeant. Dans un contexte de concurrence exacerbée, ces pratiques tendent désormais à être mises en œuvre au sein de certaines filiales de grands groupes », analyse le sénateur communiste Éric Bocquet dans un rapport récent [4]sur le dumping social dans le transport européen.

Ces compagnies pratiquent la généralisation du recours aux travailleurs indépendants pour composer leurs équipages. Ce statut leur permet de s’exonérer des charges sociales et patronales.

Ryanair est sans doute l’entreprise qui a le plus développé ce système. 70 % des 3 200 pilotes seraient recrutés sous ce statut. 60 % des personnels de cabine », note le sénateur.

La compagnie irlandaise a mis en place une filière complexe permettant de ne pas apparaître comme l’employeur de ses propres pilotes, à travers une multitude d’entreprises d’intérim. Ces pilotes dit indépendants travaillent, dans le cas de Ryanair, exclusivement pour elle. Ils se voient imposer des sanctions s’ils ne respectent pas les consignes et sont tenus à un préavis de trois mois s’ils souhaitent rompre leur contrat. Toutes les contraintes d’un travail salarié, donc, mais sans les cotisations sociales ! Ceux qui ont la chance d’être embauchés directement par Ryanair le sont de toute façon sous contrat irlandais, quel que soit le pays de leur base d’affectation. Il faut dire que les charges patronales y représentent moins de 11 % du salaire brut... L’Irlande qui, soit dit en passant, avait reçu 85 milliards d’euros d’aides de l’Union européenne et du Fonds Monétaire International pour éviter l’effondrement de son système bancaire et financier.

Tous les collaborateurs, pilotes ou personnel de cabine doivent également payer de leur poche la formation interne, selon le rapport du sénateur Bocquet. « Cette dépense est traditionnellement à la charge des exploitants. »

 

"Si nous ne volons pas, nous ne sommes pas payés", a expliqué le porte-parole des pilotes de Ryanair, modèle rêvé pour toutes les compagnies low cost. Ceux-ci n'hésiteraient donc pas à prendre leur service même s'ils ne sont pas en état - ce qui est explicitement interdit par une législation européenne - pour ne pas perdre de revenus.

 

Christian Fletcher commandant de bord chez Ryanair, dans un livre qui a fait du bruit dans les milieux aéronautiques (Ryanair : low cost mais à quel prix - Editions Altipresse - 303 pages – 19,90 euros - n°ISBN : 9-791090-465206) se contente dans son livre de « relever » et d’expliquer ce qui lui apparaît comme contraire à la sécurité des passagers aériens.

 

Première constatation : Ryanair – rappelons-le, modèle de toutes les low cost - n’a qu’une ambition, et vraiment qu’une seule, celle de gagner de l’argent, beaucoup d’argent.

 

Deuxième constatation, qui découle de la première : tout est bon pour réduire les coûts et augmenter les profits. Les personnels navigants techniques et commerciaux payent leurs uniformes, leurs formations (30.000 euros), leur badge, leurs frais de déplacement… Évidemment sans syndicat, employés en contrat précaire de droit irlandais, y compris pour quasiment tous les personnels basés dans tous les pays d’Europe et d’Afrique du Nord, les salariés de Ryanair n’ont droit ni à la retraite, ni à la sécurité sociale, ni au chômage, ni à aucune indemnité…

 

Les équipages ont « peur », insiste l’auteur à plusieurs reprises dans son livre. Un passage du livre explique : « … Nous dormirons quelques heures, habillés de nos uniformes Ryanair, à même le sol, dans l’agence de handling de Gênes. La compagnie ne nous fournira aucune compensation financière, et bien entendu ni repas ni boissons. A cause d’une fin de service tardive, notre période de repos obligatoire s’est rallongée. Par conséquent, la plupart d’entre nous ne pourra pas assumer les vols prévus le lendemain. La conséquence immédiate est une sanction financière. En effet, en tant que contractants, nous ne sommes pas rémunérés si nous ne volons pas…  » (page 193).

 

Autre constatation, et pas des moindres, qui découle des précédentes : la sécurité est évidemment mise en cause avec de telles pratiques. Notamment à cause de cette peur des équipages, et aussi de la fatigue accumulée. Jusqu’à six vols par jour ! Lisez bien ceci : « Le Cdb (commandant de bord) se retourne vers son copilote et lui demande s’il va bien. Sans réponse, il passe sa main devant les yeux du copilote cachés par des lunettes de soleil. Pas de réaction ! Le copilote est en train de dormir… Le plus grave, c’est qu’il s’est endormi sans s’en rendre compte et donc sans prévenir le Cdb… » L’action se passe en finale, alors que le copilote est pilote en fonction. (page 266).

 

Voilà qui éclaire d'un autre œil la tragédie des Alpes.

 

Tentez votre chance, volez low cost ! Allez-y, vous n'en reviendrez pas !

 

Sources :
http://www.bastamag.net/Compagnie-aerienne-low-cost#nb4
http://www.rtbf.be/info/societe/detail_des-pilotes-a-bas-prix-chez-ryanair-un-pilote-temoigne?id=7840704
Christian Fletcher - « Ryanair : low cost mais à quel prix » - Editions Altipresse - 303 pages – 19,90 euros - n°ISBN : 9-791090-465206)
Photo X - Droits réservés

 

26/03/2015

Y a-t-il un pilote dans l'avion ?

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C'est peut-être pas si kon que ça cette hypothèse selon laquelle l'Airbus n'était plus piloté... En tout cas pas loin de la vérité qui semble se dessiner, malgré l'extrême prudence des officiels... Les dernières nouvelles laissent entendre que l'avion n'était plus piloté que par UN pilote et non deux.

 

- Cher collègue, tout va bien. Si vous voulez vous dégourdir les jambes, allez-y, je garde la boutique.

 

- C'est pas de refus. D'autant plus que j'ai une envie de pisser à remplir les soutes !

 

L'avion est à son altitude et à sa vitesse de croisière, cap vers le Nord. Le pilote automatique gère le trajet, tout se passe sans problème, la présence d'un seul pilote dans le cockpit n'a rien de rédhibitoire.

 

- Bon, j'y vais. Referme derrière moi. C'est la procédure maintenant. Je frapperais en revenant. Á tout à l'heure. Ah ! Signale notre position.

 

Et Hans (ou Philippe, ou Mustapha, ou Kevin, ou Slobodan) déverrouille la porte blindée et sort. Il demande au chef purser si tout va bien, traverse l'avion assoupi, répondant aux timides saluts de quelques passagers éveillés, flattés de ce contact direct avec l'un de ces mythiques pilotes, va faire sereinement pleurer le colosse, s'arrête pour faire un peu de gringue à Greta, une jolie hôtesse. La routine quoi.

 

Pourtant, son oreille et son œil exercés font tinter un signal dans sa tête : il se rend compte, au bruit et à l'assiette de l'avion que celui-ci a été mis dans une position de pente descendante. Kesako ! Se dit-il dans sa langue. Á grandes enjambées, il retraverse tout l'aéronef (c'est comme ça qu'on dit dans les « milieux autorisés ») et frappe à la porte. L'autre pilote, à l'intérieur, doit vérifier par une caméra qui est la personne qui demande à entrer, et déverrouiller la porte. Il ne le fait pas... Son collègue, dehors, s'impatiente et frappe encore. De plus en plus impérativement. Cause à mon cul, ma tête est malade... Rien ne sa passe. Le pilote passe par toutes les affres de l'inquiétude puis de l'angoisse. Que se passe-t-il ? Son collègue a-t-il eu un malaise ? Les instruments de bord ont-ils décelé une anomalie qui impose de prendre une assiette de descente ? Dans ce cas-là la procédure impose de quitter le couloir de vol pour ne pas risquer de collision avec les avions volants sur le même trajet mais à des niveaux de vol différents...

 

Ulla, l'hôtesse du tiers avant et Werner, le purser, partagent l'inquiétude du pilote. Quel est le problème ? Ulla tire le rideau pour que les passagers ne voient pas ce qui se passe tandis que Werner décroche la petite hache de secours et entreprend de défoncer la porte. Peine perdue, l'huis est blindé ! C'est du solide ! Kalité allemande ! Mais quelques passagers, réveillés par le bruit, manifestent une certaine inquiétude, que s'efforce d'apaiser Ulla. Certains ont vu aussi le sol qui se rapproche. Que se passe-t-il ? Ça commence à hurler dans la cabine. Pas longtemps... Car c'est le flash, le choc monumental contre le plancher escarpé des vaches alpines... Et 150 vies qui s'en vont en un éclair...

 

Que s'est-il passé dans la tête du pilote resté seul aux commandes ? Volonté de suicide d'un pilote dépressif n'hésitant pas à embarquer tout ce qui vit dans cet avion dans sa mort égoïste ? Sacrifice délibéré d'un kamikase ? Qui lo sa ?

 

Dès lors, comment ne pas trembler en pensant que le pilote tueur aurait pu diriger l'avion non pas sur des montagnes désertiques mais sur Marseille, Aix, Salon, Digne, Manosque, Avignon. Voire vers...Marcoule, Tricastin ou Cadarache. Il n'aurait fallu guère plus de temps de vol, voire moins.

 

De quoi méditer sur ces rutilants bouts de fer qui volent au-dessus de nos têtes...

 

 Illustration X - Droits réservés

 

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25/03/2015

Airbus : une catastrophe peut en cacher une autre...

airbus germanwings.jpg

 

 

« Une chute vertigineuse de 8000 mètres en 8 minutes » qu'ils disent les Zexperts. Ben, ça fait 1000 mètres par minute (soit un peu plus de 16 mètres par seconde). Mais l'Airbus vole à environ 800 km à l'heure, soit un peu plus de 13 km par minute (13.000 mètres par minute). Donc pendant ces 8 minutes, il a parcouru 104 km. C'est une pente qui n'a rien de très anormal et correspond à une volonté de perdre assez rapidement de la hauteur pour retrouver une altitude annihilant une éventuelle dépressurisation.

 

Deux remarques :

1 – les spécialistes parlent effectivement de dépressurisation. C'est possible. Un avion, à 10.000 mètres, est gonflé comme une baudruche à la pression qui règne à 2000/2500 mètres.

2 – s'il avait ce problème (n'oublions pas qu'il était alors à près de 100 km au Sud du lieu d'impact), il pouvait virer sur bâbord voire faire demi tour et regagner des lieux moins dangereux comme la vallée du Rhône ou le littoral et ses nombreux aérodromes. Or il a rigoureusement gardé son cap vers le nord, vers les montagnes. Ce qui est la pire des décisions, qu'un pilote en état de décider ne prendra jamais.

 

Que déduire sinon que l'avion n'était plus piloté. Pourquoi ? Parce que les deux pilotes étaient hors d'état de le faire. Ce qui est corroboré par le fait que pendant ces huit longues minutes, aucune communication radio n'a eu lieu. Perte de connaissance simultanée due au manque d'oxygène ? Sans qu'aucun des deux n'aie eu le temps de prendre le masque à oxygène qui tombe automatiquement devant le nez ? Possible. Ou autre chose... Un esprit mal tourné pourrait penser, par exemple, à une balle chacun dans la nuque... Mais ça, c'est pour les esprits mal tournés.

 

 

Tricastin dessin Nono.jpg

 

Bon. Ces mêmes esprits mal tournés ne peuvent pas ne pas songer à ce qui se passerait si un Airbus ou un Boeing, par accident comme celui des Alpes ou...par un « accident » provoqué heurtait à pleine vitesse non pas une paroi sauvage des Alpes mais l'enceinte de confinement d'un des réacteurs nucléaire de Cruas ou de Tricastin ? Vous croyez que le mur de béton d'un mètre d'épaisseur et la pelure d'acier intérieure résisteraient, déjà fragilisés par le temps (30 ans au moins) ? Vraiment ? Et vous croyez que les délicates installations qui gèrent les barres de combustible nucléaire et les systèmes de refroidissement n'en seraient pas altérés ? Moi, non...

 

Alors la catastrophe prendrait une autre dimension. Surchauffe du réacteur, fonte du corium (voir Tchernobyl et Fukushima pour les détails in vivo.)

 

Si Tricastin provoquait la pollution radioactive de Tchernobyl… une grande partie de la vallée du Rhône devrait être évacuée. Avignon, Lyon, Valence, Saint-Étienne, Chalon-sur-Saône seraient des villes contaminées. Annecy et Chambéry seraient sans doute à évacuer. Mais d’autres pays que la France seraient aussi touchés, en particulier la Suisse : Genève serait à évacuer. La pollution s’étendrait jusqu’à l’Italie et l’Autriche. Paradoxalement, ces trois derniers pays subiraient les effets d’une catastrophe nucléaire alors qu’ils ont décidé de sortir du nucléaire. En effet, la France impose le risque nucléaire à ses propres habitants, mais aussi à l'ensemble des Européens.

 

Si Tricastin provoquait la pollution radioactive de Fukushima… Avignon, Lyon et Castres seraient des villes contaminées. Selon la direction du vent, il est probable qu’Aix, Marseille et Toulon soient également touchées. En effet, la carte des retombées de Fukushima se limite à la superficie de l’île, mais elles ont été considérables aussi à l’est, côté pacifique.

 

Je parle de Tricastin parce que c'est mon dangereux voisin, mais ces scénarios sont transposables à tous les sites nucléaires.

 

Respectons la douleur des familles et des proches des victimes de cette terrible tragédie de l'Airbus des Alpes. Mais réfléchissons aux risques énormes que font courir aux populations manipulées la présence de ces centrales nucléaires, notamment avec le trafic aérien qui les survole.

 


Illustrations X - Droits réservés

 

24/03/2015

Al culo la vecchia ! E la primavera !

reiser fou d amour.jpg

 

Au cul la vieille ! C’est le printemps !

 

Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

 

 

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23/03/2015

Au bistro de la toile : essais à transformer.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Puteng ! Victor. C'est quand même la vergogne...

 

- Faut relativiser Loulle. Le F.haine n'est pas « le premier parti de France »...

 

- C'est pas de ça que je parle Victor. Mais des 15 points laissés en route. Á déduire des 20 points qui nous séparent des Anglais. Avec un buteur qui ne soit pas un charlot à la patte voilée, on est à 5 points. Et ça change tout. Parce qu'on aurait probablement été en tête en alternance... Au niveau de la motivation, c'est primordial. Enfin, nos mecs n'ont pas « joués les starlettes » cette fois. Mais c'est tout de même incroyable qu'on n'arrive plus à sortir des buteurs de classe internationales. Sans remonter à Albaladejo, où sont-ils les Lamaison (qui marquait comme un métronome), Yachivili, Parra ?

 

- Il y en a pourtant, Loulle. Si tu regardes le classement des meilleurs buteurs , tu verras que nos deux buteurs nationaux, à savoir Jules Plisson du Stade français et Camille Lopez de Clermont sont respectivement 5ème et 14ème ! Le meilleur marqueur du Top 14, et de loin, c'est le Grenoblois Jonathan Wisniewski (29 ans), le deuxième est un Argentin Benjamin Urdapilleta (Oyonnax), mais le troisième est le Briviste Gaëtan Germain (24 ans), suivi de Pierre Bernard (26 ans) de Bordeaux-Bègles. Ces trois jeunes laissent loin derrière eux les mercenaires qui sévissent à Clermont, Toulouse ou Toulon.

 

- Alors pourquoi ne sont-ils pas en équipe nationale ?

 

- Va-t-en savoir... Peut-être que leurs performances, leur vista dans le jeu ne sont pas jugés à la hauteur par Saint-André. Pourtant le poste de buteur est primordial dans le rugby moderne. On ne doit pas laisser passer des points, sauf transformation en coin très difficile ou pénalité de plus de 50 mètres. Tout doit rentrer dans la boite. C'est le secret des grandes équipes. Les Anglais n'ont vrillés qu'un seul tir. Le buteur doit être la pépite de l'équipe. Et une pépite, c'est rare. Il doit surtout avoir des nerfs d'acier au tungstène le mec. Ce doit être un animal à sang-froid. Comme Wilkinson, comme Yachvili, Parra et, avant, le redoutable Lamaison.

 

- Enfin, on a perdu, mais, quel match !

 

- Presque aussi beau que celui des filles. Celles-là, c'est des terribles ! Elles se sont payées, à Twickenham, les Anglaises, championnes du monde en titre ! Excusez du peu. Et avec la manière. Un rugby champagne, comme les hommes du temps de Maso, Albaladejo ou Spanghero. Quadrages-débordements, évitements, passes acrobatiques, changements d'axes. Pas seulement du rentre-dedans. Un bonheur !

 

- Extra Victor. J'ai vu la seconde mi-temps. Et puis, les gros plans sur les mêlées...Émouvant ! Bon. Et ces élections alors ?

 

- En France, malgré le battage entretenu par les canards laquais et les merdias audiovisuelles, les gars de la Marine ne sont pas « le premier parti de France ». Ils ne recueillent que moins de 12 % des inscrits. Lien.  Ça les remet à leur place réelle. Et le total des partis de gauche est équivalent à celui de la droite sarkozienne unie. Pas de gros changements au niveau de l'électorat, sauf qu'un électeur sur deux est resté chez lui... En Espagne, en Andalousie, la gauche classique arrive largement en tête, devant la droite puis arrive Podemos, avec 15% des suffrages. Ce n'est pas le ras-de-marée espéré. Mais c'est un essai, à transformer.

 

- Affaires à suivre. Allez ! C'est ma tournée. Et du rouge !

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

 

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22/03/2015

Votez « à droite », votez « à gauche », votez « au centre », mais VOTEZ !

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Soignez-vous !

 

"Les français sont des veaux qui croient aux étiquettes dont les hypocrites et les fourbes se servent pour maquiller leurs programmes toxiques et frelatés : ils ne jugent pas les idées, les contenus, le fond, mais leur mise en scène, la forme et son spectacle". De Gaulle

 

Pour être « de droite » radicalement, il suffit de se laisser aller. C'est une pente. C’est la facilité. Les idées de droite sont dans la satisfaction immédiate. C'est oui ou non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite, etc.

 

Être « de gauche » et démocrate, au contraire, demande un effort. C'est une construction intellectuelle, ça n'est pas instinctif. Ça demande de penser son propre désir et de le conduire à trouver les conditions les plus harmonieuses et les plus durables à son accomplissement. C’est un effort de tous les jours.

 

Être « de gauche », ou d'une droite antifasciste et respectueuse des droits, ce n'est pas forcément être meilleur, plus gentil, plus humain. C’est surtout être moins kon. C’est penser les phénomènes dans leur histoire et n’approuver que les décisions politiques qui, à terme, ne rendent impossibles ni le progrès des libertés ni l’amélioration du « vivre ensemble ». Tout le contraire du sarkozisme et du lepenisme…

 

Votez pour les candidats (ates) sarko ou marine si vous avez vocation à être cocus…

 

Votez pour les candidats hollandovallsomacroniens si vous avez vocation à avaler toutes les couleuvres...

 

Votez pour les candidats de la gauche de la gauche si vous avez encore quelque espoir au cœur. Si vous n'acceptez plus que la France, notre France soit celle des égoïstes et des bouffeurs de hamburgers (mange-merde), repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leurs vacances au ski en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision avant de planquer leur fric en Suisse, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

 

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

 

On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…

 

Mais une vague se lève au Sud, en Grèce, en Espagne pour balayer les miasmes fétides de cette Europe confisquée par les oligarques. Notre bulletin, même au niveau très local, peut donner du volume à cet espoir.

 

Notre seule arme, actuellement, c'est notre bulletin de vote. Il serait criminel de le négliger ; ne jamais oublier qu'Hitler est parvenu au pouvoir par les urnes.

 

Illustration X – Droits réservés

 

21/03/2015

Ouiquinde érotique : éclipses de lune et de l'autre.

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La serveuse

Verger de la Christine aux relents de cloaque, 
Buisson mouillé portant quelques morpions pour baies, 
Une motte à feux roux comme la haie 
En août d'une femme sans époques. 

Mais quelles fesses, voyez-vous ! 
Fesses magistrales, comtales, princières, 
Bonnes à condamner à la dossière 
La verge ponceau des récureurs d’égouts. 

Mais la langue vive et la bouche 
Baveuse et buveuse d'orgeats ! 
Langue fourrée, langue pineuse d'entrechats 
Ou d'entre-fesses ! Et les chibres qu'elle débouche ! 

Goulot d'amour, sa poitrine fleurie, ô ses seins ! 
Mammes roussottes ! Son anus rond : mon ergastule. 
- Gare, Christine ! si jamais je pars et te décule 
Et te brise les colonnades du bassin. 

 

Arthur Rimbaud

 

* * * * * *

 

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Cul. Oh !

 

Femme, à ton cul ce soir, je voudrais rendre hommage,

Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.

Tes divines rondeurs de Vénus callipyge

Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.

Je t’imagine donc en accorte soubrette,

Petit tablier blanc et très courte jupette,

Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,

Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.

Tu te penches en avant pour allumer ton four,

Ta croupe qui se tend soulève tes atours,

Me révélant ainsi l’affriolant spectacle

De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.

Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions

A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.

Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,

Mouvement lancinant appelant la caresse...

 

 

 Photos X - Droits réservés

 

20/03/2015

GROS MOTS ! « Les tyrans ne sont grands que parce nous sommes à genoux. »

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Non mais vous l'avez vu le Macron-Trissotin ?

Dans son petit costume, son air de sacristain

Toiser tous les bonkons, tout ce menu fretin

Lui dont c'est aux Rothschilde qu'il doit son destin

Il n'a jamais connu les affres du scrutin

Pourtant il fait des lois, ce triste cabotin

Faites pour saccager, prolo, ton bulletin

Pour une augmentation, tu peux faire tintin !

PEUPLE, ABRÈGERAS-TU LE RÈGNE DES CRÉTINS ?

 

 

Le cynique nabot qui se prend pour Hercule,

Droit sur ses talonnettes comme un coq ridicule,

Menteur invétéré, camelot sans scrupule

Bat de nouveau l'estrade, manœuvre et manipule

Jusques à ses féaux, ces électeurs crédules

Qu'il croque allègrement, à pleines mandibules.

C'est un sous-Ubu-roi, satrape minuscule

D'un pays avachi marchant sur les rotules.

PEUPLE, NE SENS-TU PAS QUE CES VOYOUS T'ENCULENT ?

 

 

Renvoyons à sa place la Marine le Pen

Aux chiottes de l'histoire tous ces croquemitaines

Qui mentent comme ils chient des tombereaux de haine

Repoussez leurs idées, c'est des mauvaises graines

Ils puent de la cervelle, fétide est leur haleine

A des problèmes vrais, leur réponse est malsaine

C'est le repli sur soi, la violence inhumaine

Peuple, retrouve enfin tes sources voltairiennes

ET ENVOIE AUX POUBELLES LES PROPAGEURS DE HAINE

 

 

Ras le cul des embrouilles,

Ras le cul des magouilles

Des poisseuses fripouilles,

Des sinistres arsouilles,

Des résidus de ch'touille

S'en foutant plein les fouilles

Sur le dos des pedzouilles

Marnant pour leur tambouille.

ILS NOUS CASSENT LES COUILLES !

 

 

 

Réveille-toi enfin, peuple des Sans-culotte!

Laisseras-tu longtemps ton pays sous la botte

De voyous qui se goinfrent et des sombres despotes

Donnant de gras fromages à leurs fils et leurs potes ?

Laisseras-tu longtemps aux postes de pilotes

Ces usurpateurs nuls, ces rois de la parlotte ?

Debout ! Fils de Danton. Debout les patriotes !

Redressons donc la tête, n'ayons plus les chocottes,

AVEC NOS BULLETINS, ENTAMONS LA RÉVOLTE !

 

 

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19/03/2015

Au bistro de la toile : Tunis, Francfort...

 

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- Pas marrantes aujourd'hui les nouvelles, Victor...

 

- Comme tu dis... Aujourd'hui, nous sommes tous Tunisiens. Ce pays ami, presque frère par la culture, la langue et même une histoire commune agitée a mené une révolution exemplaire, a su répondre avec beaucoup de maturité aux provocations des extrémistes musulmans pour enfin établir une vraie démocratie. C'est cette réussite exemplaire que les nazislamistes de tous bords lui reprochent. Le massacre du Bardo est une illustration dramatique de la guerre des lâches que ces tarés mènent contre tout ce qui réfléchit, contre tout ce qui est beau, contre toute liberté, contre toute culture. Tout ça au nom d'une névrose collective de mort qu'ils prétendent imposer partout où ils peuvent sévir...

 

- Ah ! Il y a plus réjouissant tout de même : les manifs qui ont foutu une sacrée zone à Francfort, pour l'inauguration du nouveau siège de la Banque centrale européenne !

 

- Ouais ! Ça, c'est bandant ! Ils étaient venus pour faire leur teuf de goinfres les oligarques européens : chefs d’États, grands patrons, banquiers, patrons de multinationales et autres manges-pauvres. Cette fête huppée pour inaugurer le nouveau siège de la BCE : une tour de 185 mètres de haut, faite pour montrer la puissance de l'institution, pour écraser la populace de sa morgue germanique. N'oublions pas que nous sommes à Francfort... Un ouvrage démesuré qui a coûté 1,3 milliards d'euros (deux fois le prix de départ...), il y avait là tout de la provocation alors que la BCE et ses complices de la troïka, par leur politique d'austérité, saignent les peuples de l'Union au seul profit des banques en imposant aux États des politiques de blocage et même de réduction des salaires, de démantèlement des services publics, de saccage des dispositifs de protection sociale, de privatisation à outrance.

 

- Mais la teuf des parasites a pris une toute autre tournure !

 

- T'as raison ! Plus de 20.000 manifestants anti-austérité venus de toute l'Europe sont venu troubler la fête ! 10.000 flics teutons ont dû faire face aux manifestants dont certains n'étaient pas venus pour bouffer des saucisses ! Les bourres ont dégusté une sacrée infusion de caillasses, de pavés, de canettes de bières bien sûr. Quelques bagnoles de flics, quelques abribus brûlées, le classique quoi. Puis les anti-austérité ont défilé en centre-ville, ont tenu un grand rassemblement avec discours et ambiance festive. Un communiqué a été diffusé qui dit en substance : "Nous voyons le projet européen en danger de mort. Au lieu de l'austérité et des coupes sociales, nous voulons plus de démocratie et un meilleur équilibre des pouvoirs en Europe ainsi qu'au sein de la BCE et de l'Eurosystème". Á noter que le syndicat Ipso, qui représente 40% des salariés de la BCE a co-signé cette déclaration !

 

- Allez ! Buvons à la santé de ces manifestants, et à la destruction des nazislamistes.

 


Illustration:merci à Chimulus

 

18/03/2015

A quoi servent les « mutuelles » d'assurance ?

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Le ramdam des toubibs aura au moins eu un point positif : mettre à la lumière le foutoir des assurances dites complémentaires. Elles sont plus de 600 parait-il ! C'est que le fromage doit-être bon...

 

Une des mesures essentielles du programme du Conseil national de la résistance (CNR) fut d'instaurer « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ». Dans le droit fil de ce texte fondateur, dès le 4 octobre 1945 une ordonnance fut prise dont l'article 1 est le suivant : « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu'ils supportent. »

 

La solidarité fondatrice de la nation, qui correspond au terme « Fraternité » de notre belle devise, elle est là. C’est ce que les droites avides et cupides – et les gôches-Ganelon genre Valls-Hollande - ont toujours brocardé en daubant sur « l’Etat providence ».

 

Dans le cadre de sa stratégie de démantèlement des conquêtes sociales du C.N.R., le patronat accentue ses attaques contre la Sécurité sociale. Le chantre du Medef Denis Kessler avait au moins le mérite de la franchise lorsqu'il disait : …/... La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

Et la gauche (??!!) n'est pas la dernière à participer à ce dépècement de l'un des fleurons de notre modèle social. Le plan massif d'allègement des cotisations sociales (plus de cotisation sociales employeurs pour le smic et rabotage significatif jusqu'à 1,6 smic, etc.) sans qu'un financement ne soit trouvé est significatif de cette collusion de « J'aime l'entreprise » avec le Medef.

 

La tactique pour la mise à mort de la Sécu ? On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit!) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s'appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C'est de l'action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l'abandon progressif de la Sécu.

 

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentés comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C'est le cas de l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui rendra obligatoire, à dater du 1er janvier 2016, l'adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d'entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

 

Des millions de salariés vont ainsi être obligés de souscrire des contrat collectifs d'entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Des grands groupes vont donc balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo avancée sociale va accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture différera d'une entreprise à l'autre. Il va de soi que les employeurs opteront pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui voudront plus de couverture...devront se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les merdias aux ordres...

 

Oui mais alors, on fait quoi ? On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. A défaut d'un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d'assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l'assuré, le versement volontaire d'une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non. Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l'argent pour payer des complémentaires d'entreprise, pourquoi n'en auraient-elle pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

 

On voit bien qu'il s'agit d'un plan sournois pour saccager et faire disparaître la Sécu au profit de grands groupes privés. Il y a longtemps que les grands groupes d'assurance et de la finance en rêve !

 

Ne nous laissons pas dépouiller. La santé ne doit pas être une marchandise.

 


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17/03/2015

Grandes voix : Cazeneuve ou Kamel Daoud ?

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Il y a quelques jours, le citoyen-ministre Cazeneuve est venu faire sa tournée des popotes en Vaucluse. Et où est-ce qu'on l'a vu le citoyen-ministre Cazeneuve ? Dans un commissariat de police. Normal, il est le chef des flics. Et puis ? Dans une mosquée... Il est le ministre des cultes, ce n'est donc pas anormal. Mais est-ce vraiment adroit dans l'un des départements que risque de « conquérir » le F.Haine, dimanche prochain ? Parce que ça va être perçu comme une sorte d'allégeance devant une religion, ce qui n'est pas compatible avec la laïcité, pierre angulaire de notre République et, qui plus est, une religion qui est considérée – à tort et à raison - comme le fondement des mouvements terroristes islamistes. Et keskeldi Marine Le Pen ? Et keskeldi Marion Maréchal-Le Pen, député de Vaucluse ? Merci. Merci qui ? Merci Môssieur le citoyen-ministre...

En écho opposé à ces liaisons dangereuses, lisons plutôt cette chronique du grand écrivain-philosophe algérien Kamel Daoud s'adressant aux autorités de son pays, l'Algérie. Il y a pour toi, citoyen-ministre Cazeneuve, bien des enseignements à tirer :

 

« Ministres et administrateurs : de l'habitude de se justifier devant les islamistes.

 

Code de la famille, crédits logements, aides, Ansej, etc., depuis peu, les ministres ou l'administration algérienne se retrouvent de plus en plus à en justifier les formules face au binaire national du hallal/haram. On écoute, abasourdis, des ministres justifier des lois et des mesures face à la doxa islamiste comme s'il s'agissait d'une constitution, de la voix d'Allah ou de l'islam en mode copyright déposé par les islamistes. Des ministres ne trouvent déjà plus ridicule et scandaleux de se justifier, l'échine courbée, la voix douce face au courant belliqueux et totalitaire qui met le pays sous son genou et ses ablutions.

 

Étonnante soumission ambiante et confusion des genres. Cette lâche soumission part d'un principe faux : les islamistes et leurs journaux et TV sont donc l'islam et le régime doit justifier ses politiques économiques ou sociales devant cette papauté méchante. Il est donc supposé que les islamistes sont l'islam et ses propriétaires et ses représentants légitimes et le régime doit rendre compte de ses visions devant ce parlement d'Allah. Des ministres talibanisés sont aujourd'hui le signe marqueur de ce basculement de la république dans le califat diffus et ne s'en cachent pas : on ne se justifie pas devant le citoyen mais devant le croyant, on se sent coupable face aux islamistes et pas face à la république, on prend des gants pour s'expliquer devant une version de la charia et pas devant une constitution, une démocratie (même formelle) et devant une nation. Le lexique ambiant est celui de «ne pas heurter», ménager «les sensibilités», s'adapter aux «valeurs de la famille algérienne», ne pas être en contradiction avec les fatwas.

 

Et le pire dans l'équation, est qu'il ne s'agit pas d'islam mais d'islamistes «normalisés» que ce régime et ses ministres, parfois en mode sous-culture et lâcheté détestable, tentent désormais de ménager. Ils le font dans le discours, dans leurs propres familles et affichent le turban dans leur entourage. Aucune nuance n'est désormais de mise entre république et talibans, ni entre islam et islamistes, ni entre droits et lois, et fatwas et pressions idéologiques des islamistes. Rien. L'islam c'est les islamistes puisqu'ils crient plus forts, peuvent tuer, hurler et marcher. C'est le pays «du bras» et c'est donc eux qu'il s'agit de traiter avec égards, pas cette nation pour qui des gens ne cessent de mourir depuis des siècles.

 

Pourquoi ces ministres ne se sentent d'obligation de se justifier que devant les courants conservateurs ? Parce que c'est un rapport de force, parce qu'ils sont idéologiquement souvent lâches et peureux, parce que c'est un peu la tendance générale de se sentir, chez les élites, coupable et contrit face aux propriétaires d'Allah et de son Coran. Cette culpabilité des élites est étonnante : on se justifie, on s'explique, on s'étale devant ceux qui ont cette insolence fantastique de se proclamer représentants de Dieu à l'exclusion des autres. L'islam appartient-il aux islamistes ? Non. Leur interprétation des textes est-elle la plus justifiée ? Bien sûr que non. Ont-ils ce droit d'élus de peser sur une politique ? Oui, en tant que citoyens, pas en tant que croyants dépositaires de la vérité absolue. Alors que cela cesse. C'est honteux de la part d'élites dirigeantes de venir ramper devant la barbe et de se comporter en larbins pour se sentir absout de cette sale culpabilité qu'ils ont devant des meurtriers de gens ou de sens. Les islamistes et les imams jacassants ne sont pas l'Algérie, ne sont pas son Parlement, ne sont pas les délégués de Dieu et ne sont pas les propriétaires de cette religion ni de son texte. »

 

Voilà. Citoyen-ministre Cazeneuve, note la dignité et le courage du propos de la part d'un homme « condamné à mort » par une « fatwa » de ces nazislamistes. Et prends-en de la graine.

 

 

Sources :

 

https://www.facebook.com/pages/La-chronique-de-Kamel-DAOU...

http://blogs.mediapart.fr/blog/roger-evano/120315/la-chronique-de-kamel-daoud

 

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16/03/2015

Manif des « damnés de la terre »... Ils gueulent contre quoi les toubibs ?

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Tout dans la nuance et la délicatesse...

 

La ministre de la santé, Marisol Touraine, propose de généraliser le Tiers Payant, qui permettrait aux patients de ne plus avancer les frais de la consultation, le toubib se faisant rembourser directement par la sécurité sociale. Comme les pharmaciens, comme les infirmières. Ce qui est une bonne chose.

Il faut savoir qu'il y a deux secteurs chez les toubibs : le secteur 1, conventionné avec la Sécu, dans lequel le « client » paie les tarifs Sécu, soit 23 euros la visite chez un généraliste ; et le secteur 2, dit secteur « libre » où les toubibs sont autorisés à appliquer des dépassements d'honoraires, très souvent aussi abusifs qu'injustifiés. Avec la généralisation du Tiers Payant, c'est la Sécu et les complémentaires qui paieront directement au toubib les 23 euros de la visite. C'est clair. Mais pour les toubibs du secteur 2, ceux qui « dépassent », ils factureront à la Sécu le montant secteur 1 et ne feront payer au client que le montant du dépassement ! Ainsi, le client (on ne peut plus parler de patient) verra immédiatement et clairement de combien son toubib « dépasse » ! Et ça, les toubibs préfèrent que ça reste bien flou, bien caché... Leur grève est donc simplement un combat corporatiste plus que douteux, motivé par le seul fric !

 

En France la médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral (notamment au niveau de leur lieu d'installation géographique) mais avec un financement public ! Résultat : certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Á l’horizon 2025 il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices.Et les déserts médicaux enflent...

 

Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. (Aux USA, "champion" du libéralisme, les érudiants déboursent de 30 à 50.000 dollars par an pour leurs études!) Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère... Alors, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra...

 

Ils réclament 25 euros par consultation plutôt que 23, pourquoi pas. Leur revenu moyen est tout de même de 141.000 euros par an. Avec un paiement assuré à 100 %. Á rapprocher des, environ, 1000 euros net par mois du smicard et des 1500 euros par mois d'un enseignant débutant. Et vive le trou de la Sécu: 20 milliards environ, soit le prix d'un tunnel sous la Manche chaque année.

 

Citoyenne ministre Touraine, il faut surtout ne pas céder devant ces nantis sans vergogne. Sous peine de voir la France devenir, à court terme, un désert médical. Il faut supprimer le secteur 2 (celui des dépassements de tarifs), supprimer le numerus clausus qui apporte une rente de situation et, compte tenu de la gratuité de la formation, payée par l’État et donc par nous, avec nos impôts, faire signer un contrat par le futur toubib, l'obligeant à exercer au moins cinq années dans un secteur géographique imposé.

 

Les médecins donnent comme argument principal le fait qu'ils auront des retards de paiement dans le maquis des mutuelles et autres assurances complémentaires. Possible. Mais les pharmaciens ont résolu le problème. Et puis, la solution existe : il conviendrait de mettre un frein radical à la privatisation rampante de la Sécu en supprimant toutes ces assurances privées pour les remettre dans le giron de la Sécu. Avec les cotisations correspondantes, bien sûr, et qui seraient bien moindres. La Sécu a les moyens techniques de gérer ça et ses coûts de fonctionnement sont moins chers que ces machines à racketter que sont les « complémentaires », mutuelles (qui ont perdu depuis longtemps le sens de la mutualité) et assurances privés.

 

Seulement les toubibs sont une caste puissante... Ils obtiennent tout ce qu'ils veulent parce qu'ils sont en position de force. Parce qu'ils sont nombreux sur les bancs du Sénat et de la Chambre des députés ; parce que le numerus clausus imbécile organise la pénurie.

 

On les aime bien nos médecins de famille. On les respecte, on leur fait confiance. Mais là, ils ont tout faux. Il y a des grèves qui font ricaner et filent les boules. Celle de ces privilégiés du système en est une.

 

 

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15/03/2015

Ouiquinde gastronomique :un tian qui tient au ventre.

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En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 Illustration originale Vincent Barbantan

 

14/03/2015

A pleines mains! Du 95C ou bien rien...


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Vive les Gros Nichons

On n’aime pas les œufs au plat
Ni les planches à repasser
Nous on veut du Wonderbra
De beaux obus à baiser
Y sont souvent raplaplas
Les nénés de nos nanas
On rêve de roberts d’enfer
Qui pointe sous leurs pull-overs !

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Refrain :
Et vive, vive, vive les gros nichons
Les paires de seins comme des ballons
En pomme, en poire, ovales ou ronds
Faut du volume sous le téton
Et vive, vive, vive les gros nichons
Les paires de seins comme des ballons
Tant qu’y aura du monde au balcon
Ça boug’ra dans les pantalons


Plus de bonnets A, de bonnets B
Oh, libérez les décol’tés
Naturels ou siliconés
On est dingues des gros tétés

Refrain

Roploplos, jolies mamelles
Oh, débordez donc des dentelles
Méga-nibards à la pelle
Vous nous rendez la vie belle

Refrain

gros seins,érotisme

 https://www.youtube.com/watch?v=cR56w-6X3hc
 
 

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13/03/2015

Livres : le triomphe attendu des « hiboucs » (e.books).

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Je viens d'entendre le patron d'Hachette nous jouer du pipeau. Il vient de se faire allumer par une auditrice concernant le scandale du prix des livres numériques, qui est de 25 à 30 % seulement moins cher que le livre papier. « 40 % vont aux points de vente, 15 % à la distribution, 15 % à l'impression, 10 à 15% vont à l'auteur, le reste à l'éditeur... ». Qu'il se défendait le Monsieur hachette. Pauvre éditeur qui pleure des larmes de crocodiles !

 

Bien sûr la défense des libraires... Bien sûr la qualité de l'objet-livre... Mais qui mettent en avant les « zéditeurs » ? Zemmour, Trierweiler et les charlots de la télé faisant largement appel à des armées de « nègres » exploités !

 

La chaîne du livre, c'est : - l'auteur (et son correcteur, voire son traducteur), - l'éditeur (comprenant mise en page et impression mais devenant le seul propriétaire de l’œuvre !), - le distributeur (l'entreprise qui met les livres à disposition des libraires), - les metteurs en marché (libraires indépendants et grands surfaces), - enfin le lecteur. Quel est le maillon le plus important de cette chaîne ? Celui sans quoi la chaîne entière ne peut pas exister ? C'est évidemment – après celui qui sort ses sous pour acheter bien sûr - l'auteur, cet artisan de la plume, ce travailleur solitaire, ce bénédictin des mots. Et pourtant c'est le moins payé, et il perd la propriété de ce qu'il trime à écrire ! Lorsque le patron d'Hachette parle de « 10 à 15% » de droits d'auteur, il nous raconte des bolas. C'est peut-être vrai pour quelques ténors, mais c'est plus généralement 5 à 6 % ! Et encore, lorsqu'il n'y a pas une franchise sur le ou les premiers milles livres vendus...En plus, les éditeurs font leur trésorerie sur le dos des libraires (demandez à votre libraire préféré, il vous expliquera !)  

 

Á côté se lève l'édition électronique. Le cartel des éditeurs a réussi à imposer des prix de vente sans commune mesure avec les prix de revient. Ils se sont entendus pour que leur version électronique d'un livre qu'ils ont « en écurie » soit vendu 25 à 30 % seulement de moins que le livre papier. Alors qu'il n'y a quasiment aucun frais de fabrication : une mise en page basique, pas de frais d'achats de papier, pas de frais d'imprimerie, pas de frais de distribution, pas de commission de libraire. Á travers leur plate-forme de vente électronique, c'est tout bénef ! Et c'est très gras : sur un livre papier disons de 20 euros, la version électronique sera vendu 15 euros. Allez, entre 1 et 2 euros à l'auteur et à nous la bonne soupe ! Seulement leur avidité va les fusiller.

 

Parce qu'en face, il y a Amazon et quelques grosses boites du même genre. Bien sûr, cette, ces multinationales sont pourris au niveau de leur comportement avec le fisc comme avec leurs employés. Mais en tant qu'entreprises, elles sont d'une redoutable efficacité. Et elles redonnent à l'auteur sa véritable place : la première, au plus haut de la chaîne ! Par exemple, chez Amazon un auteur fait sa mise en page (ou paye Amazon pour être aidé), élabore sa Une (ou paye Amazon pour être aidé), envoie ses fichiers en PDF, choisit son prix de vente (moins de 5 euros s'il veut vendre) et sa rémunération, généralement de 70 % ! (Á comparer avec les 5 % de l'édition « classique ».) Après quoi, le livre est proposé sur le site de vente Amazon. Cerise sur le gâteau : il est loisible à l'auteur de faire fabriquer, vendre et livrer dans le monde entier une version papier à des prix défiant toute concurrence. Enfin l'auteur étant son propre éditeur, il reste propriétaire de son œuvre.

 

Voilà pourquoi, n'en déplaise à Monsieur Hachette, je n'achète plus aucun de ces énormes livres, trop gros, trop encombrants, destructeurs de forêts, trop chers en ces temps de vaches maigres. Le contact du papier ? L'odeur de l'encre ? Je m'en passe. Je n'achète plus que des livres électroniques, des « hiboucs » ! Et quelques livres de poche de temps en temps...

 

Et si j'ai quelque chose à éditer, je n'ai plus à faire l'âne pour avoir du son.

 

Victor ! Salaud ! Collabo ! T'as pas honte ? Ben non...

 

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* * * * * * * * * *

 

 

Tenez, en voilà un de livre électronique

de Hibouc :

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

 

12/03/2015

Vive la VIE ! Et mort à la MORT...

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 Je ne voudrais pas être dans la peau des députés et sénateurs sur le cas précis qu'ils ont à débattre actuellement : légiférer sur la vie ou la mort des gens. Pas facile, même pour un vieil athée viscéral comme moi. Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, les représentants du peuple doivent donc statuer sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt pourquoi pas des trop moches, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. A la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli… Mais non, mais non. On ne va pas les empoisonner les « en-trop », on va « les endormir » jusqu'à ce que mort s'ensuive.

 

Si c'est la décision de celui qui va mourir, décision clairement exprimée, avec des traces écrites indéniables, c'est acceptable. Mais ce qui me révulse, personnellement, c'est que cette décision puisse être prise par d'autres.

 

 Regardons les choses en face, « endormir » un malade jusqu'à la mort, c'est, entourée d'une montagne d'hypocrisie et de tartuferie, ni plus ni moins que le rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

 

Il serait bon de jouer l’honnêteté intellectuelle : en finir avec la vie, est-ce la demande du malade ou celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant - voire en lui suggérant (la volonté affirmée de mourir « dans la dignité » nait dans l’esprit d’une personne consciente et lucide, bien en amont des angoisses du grabat, ce qui change tout !) – de mettre fin à ses jours.

 

Au-delà de l’euthanasie, l'assistance au suicide par respect de la liberté d'une personne qui veut mourir tangente la non-assistance à personne en danger.  Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant.

 

Ces lois sociétales soi-disant modernistes « d’optimisation de la vie » (euthanasie, suicide assisté, gestation pour autrui) seront-elles imposées à la masse populaire par les puissants lobbies de bobos influents ? (Ironie de la chose, c’est souvent les mêmes qui « s’offusquent » de la corrida de et des combats de coq !) Eux-mêmes manipulés par le culte du pognon de la société ultralibérale: élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu.  Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité donc, en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

 

Attali a soulevé il y a quelques années (l'homme nomade) des réflexions sur l'avenir – attention, pas des prises de positions de sa part – qui sont dans l'air :

 

« Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement. »

 

« On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché. »

 

 « Dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir. »

 

« L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure ...L’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement. »

 

« Soleil vert », nous voilà...

 

C’est choquant ? Eh… Ouvrez les yeux. En Belgique, les vieux ont une peur panique d’aller à l’hosto. En Hollande (Pays-Bas), la question du vieillissement de la population et de son coût pour la société a été clairement posée puis lâchée tant elle choquait la population…

 

Et vive la VIE, bordel ! Même merdique.

 


Illustration X - Droits réservés

 

11/03/2015

Au bistro de la toile : mourir pour TF1 ! Marine au pouvoir ?

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- Tout de même, Victor, ces champions, en Argentine... mourir pour TF1 ! Mou-rir pour T-F-1 !!! Quelle horreur...

 

- Eh oui Loulle. C'est la mort stupide par excellence. Mais nous sommes au siècle de l'image, de l'esbrouffe, du m'as-tu-vu-à-la-télé... C'est comme ça. Les sportifs de haut niveau, à part quelques vedettes de sports qui rapportent, vivent avec 500 euros par mois, je viens d'entendre à la radio. Alors lorsque TF1 leur propose 200.000 euros pour faire les guignols, pour eux, même en Argentine, c'est le Pérou. Mais c'est un accident. Encore que si les deux hélicos n'avaient pas volé si près l'un de l'autre, ce ne serait probablement pas arrivé. Il faut pourtant admettre que lorsqu'on monte dans une machine volante on risque toujours sa peau. Je sais de quoi je parle: je suis descendu 150 fois en marche! L'essentiel, c'est de retrouver la planète le plus doucement possible.

 

- C'est tout de même bien triste. Changeons de sujet. T'as vu Valls, il ose dire qu'il « a peur ». Un type qui a la charge de diriger 65 millions de concitoyens qui avoue sa peur ! Et peur de quoi ? De voir le Front national accéder à la présidence de la République ! Pas rassurant un chef qui tremble, et qui le dit...

 

- Ridicule, indécent et surtout bourrage de crâne. Le Front national ne gagnera jamais l'élection présidentielle. Les sondages comme les résultats des dernières élections ne veulent rien dire. 30 % des voix lorsqu'il y a 60 % d'abstentionnistes, ça ramène à 18% du corps électoral, qui ne prend pas en compte tous les Français de moins de 18 ans. C'est le score habituel des fachos... Á une élection présidentielle, même si la Marine tournait en tête, elle serait immanquablement battue au second tour, même contre les plus branques, que ce soit Sarko ou Hollande.

 

- Je te trouve bien optimiste Victor...

 

- Et quand bien même. Tiens, admettons : les électeurs ont voté par dépit, par bravade, par inconscience, par konnerie et Marine Le Pen est élue présidente de la république au printemps 2017. Que se passera-t'il ? Elle va faire sortir la France de l'Euro ? De l'Europe ? Comment ? Seulement par référendum. Et qui peut croire que - même si l'Europe telle que l'ont saccagée les ultralibéraux est très impopulaire – il se trouvera une majorité pour faire ce pas ? Tè! Fumes... Puis il lui faut un gouvernement. Bon, elle mettra Phillipot à Matignon, Golnich à l'Intérieur, Collard garde-des-sots, Marion Maréchal-Le Pen aux droits des femmes, Zemmour au ministère de la propagande et Dieudonné à la kulture !?

 

- ...teng ! On serait propre...

 

- Et puis, sauf à faire un coup d’État, il y aura, environ un mois après l'élection présidentielle, des élections législatives. Comment croire que les Français – vieux peuple rouspéteur mais foncièrement républicain – une fois digérée leur gueule de bois de la présidentielle, donneraient une majorité au Front national ? Non. Ils voteraient soit pour un certain bon sens qui rassure, donc pour une coalition centriste Juppé-Bayrou, soit, dans un sursaut de lucidité, pour la vraie gauche si tant est que les responsables de cette gauche parviennent en deux ans à s’asseoir sur leurs egos, à ne plus glisser sous le tapis les problèmes liés à l'immigration, attitude qui jette des palanquées de gens de gauche dans les bras du FHaine et à présenter un programme qui fasse (un peu !) rêver tout en étant réaliste. Comme Syriza en Grèce et Podemos en Espagne. Cela n'a rien d'irréalisable tant le PS s'est déconsidéré et risque le sort du Pasok grec.

 

- Une cohabitation alors !

 

- Ouais. Une cohabitation. Entre Marine et Juppé ou – si les Français ont encore des aliboffis - entre Marine et Mélanchon voire Autin.

 

- Ouarf ! Il y a là des perspectives qui promettent d'être marrantes !

 

- Ou dramatiques...

 

- Allez ! Á la nôtre ! C'est du rouge.

 

 

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

10/03/2015

Michel Onfray, Manuel Valls : « Je t'aime ». « Moi non plus! »

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Un ministre qui met en cause l'un des penseurs parmi les plus influents du pays; celui-ci qui, en réponse, traite le premier ministre de crétin. Hummm ! Voilà de quoi provoquer quelques petites érections dans les rédactions ! Mais réellement, qu'en est-il ? Simple, il suffit de lire ce qu'ont dit Michel Onfray et Manuel Valls.

Manuel Valls: «Quand un philosophe connu, apprécié par beaucoup de Français, Michel Onfray, explique qu'Alain de Benoist, qui était le philosophe de la Nouvelle droite dans les années 70 et 80, qui d'une certaine manière a façonné la matrice idéologique du Front national, avec le Club de l'Horloge, le Grece, (...) au fond vaut mieux que Bernard-Henri Lévy, ça veut dire qu'on perd les repères». Ceci a été dit sur Europe 1, I-TELE et Le Monde.

Á quoi Onfray répond : Manuel Valls est donc « un personnage qui vous fait tenir des propos que vous n'avez pas tenus, et qui se contente de lire les petites fiches ». « J'ai vérifié dans le dictionnaire, ça s'appelle un crétin », a-t-il expliqué, avant de se justifier: « Ce n'est pas insultant, c'est familier ».

 

Qu'en pense le Petit Robert ?

crétin, ine [kYetR, in] n.

1750; valaisan crétin, var. de chrétien « innocent » 

1 - Personne atteinte de crétinisme, par insuffisance thyroïdienne. idiot, goitreux. « C'est une espèce d'" innocente ", de crétine, de " demeurée " » (Proust).

2 -Fam. Personne stupide.  idiot, imbécile. Quel crétin! andouille, patate. Bande de crétins! — Adj. Il est vraiment crétin.  bête*, stupide. Ça alors, c'est crétin!  con.

 

Mais qu'est-ce donc qui a justifié ces passes d'armes ? Le mieux est de revenir à la source, à savoir une interview de Sébastien LE FOL parus dans Le Point – février 2015 :

 

1. Une partie de la gauche est devenue très hostile à votre égard. Votre opposition à la théorie du genre, votre critique de l’islam et votre défense d’Eric Zemmour vous ont valu le surnom de « Finkielkraut bis ». Auriez-vous basculé du « côté obscur de la force » ?

 

Tout dépend de quelle gauche on parle… La gauche mondaine, parisienne, celle de Saint-Germain-Des-Prés ? La gauche caviar de BHL ? La gauche tellement libérale qu’elle défend la vente d’enfants en justifiant la location d’utérus des femmes pauvres pour des couples riches ? La gauche de Pierre Bergé qui estime que louer son ventre c’est la même chose que travailler comme caissière ? La gauche qui préfère avoir tort avec Robespierre, Marx, Lénine, Staline, Mao, Khomeiny que raison avec Camus ? La gauche qui rend responsables Houellebecq, Finkielkraut et Zemmour des attentats du 7 janvier qu’elle ne veut pas nommer islamistes ? La gauche de Libération qui, le 20 janvier 2014, justifie la zoophilie et la coprophagie avec la philosophe Beatriz Preciado, chroniqueuse du dit journal ? La gauche qui fit de Bernard Tapie son héros et un ministre ? La gauche qui a vendu une télévision publique à Berlusconi ? La gauche qui traque la misogynie et la phallocratie partout dans la langue française et veut qu’on dise professeure et auteure mais qui ne voit pas que la polygamie, le voile, la répudiation, les mariages arrangés, l’excision, le chômage des mères seules au foyer, les ex-maris qui ne paient pas les pensions alimentaires,  font des ravages plus profonds en matière de phallocratie ? La gauche qui vote comme Sarkozy sur l’Europe et l’euro, le raccourcissement des retraites et l’augmentation du temps de travail, les restrictions de remboursements maladie,  et croit que le danger fasciste est partout sauf là où il est ? La gauche qui se croit antifasciste comme Jean Moulin quand elle appelle à interdire le parti de Marine Le Pen ? La gauche de ceux qui croient à la liberté de la presse, à la liberté d’expression, bien sûr, mais qui m’interdit France-Inter pendant quatre années ou demande qu’on interdise la diffusion de mon cours sur Freud à France-Culture en initiant une pétition contre moi au nom de la liberté d’expression ? La gauche du sénateur socialiste qui intervient auprès du président du Conseil régional de Basse-Normandie pour faire sauter la subvention de l’université populaire à la demande d’une historienne de la psychanalyse qui elle aussi, bien sûr, est de gauche? La gauche qui détruit l’école parce qu’elle sait que ses enfants sortiront de toute façon du lot, puisqu’ils s’en occupent chez eux et qui, de ce fait, renvoie les enfants de pauvres dans les caniveaux où Marine Le Pen, ou le Djihad,  les récupère ? Que cette gauche là ne m’aime pas, ça m’honore… En revanche, je ne compte pas le nombre de gens vraiment de gauche qui me disent, dans la rue, par mails, par courrier, à l’issue mes conférences, qu’ils sont d’accord avec moi, mais n’osent pas le dire parce qu’il règne une terreur idéologique activée par cette mafia qui se réclame de la gauche…

 

2. Même la revue de la Nouvelle Droite, Eléments, vous tresse des lauriers….Y aurait-il un malentendu ?

 

Je suis antilibéral, contre l’euro et l’Europe, pour les peuples, je défend un socialisme proudhonien, mutualiste et fédéraliste, je crois au génie du peuple tant que les médias de masse ne l’abrutissent pas pour le transformer en masse abêtie qui jouit de la servitude volontaire et descend dans la rue comme un seul homme au premier coup de sifflet médiatique, je ne crois pas que le marché doive faire la loi, je ne fais pas de l’argent l’horizon indépassable de toute éthique et de toute politique , je préfère les girondins fédéralistes et provinciaux aux jacobins centralisateurs et coupeurs de têtes , et avec ça je suis de gauche – si Eléments est d’accord avec ça, devrai-je cesser de croire ce que je crois ?

 

3. Dans « L’ordre libertaire : la vie philosophique d’Albert Camus », vous faisiez une critique implacable de la « gauche totalitaire ». Ce livre n’a-t-il pas marqué une rupture définitive entre une certaine intelligentsia de gauche et vous ?

 

Une certaine intelligentsia de gauche, comme vous dites, n’a jamais aimé que je ne sois pas du sérail et que je ne doive mon statut qu’à mon travail et non au copinage tribal qui fait l’essentiel de son quotidien. J’ai construit ma vie pour n’avoir rien à demander à personne.  Que cette tribu grosse comme un village Papou fasse sa loi et fonctionne comme une mafia, c’est son affaire, pas la mienne. J’ai créé une université populaire il y a treize ans à Caen, en province, pour lutter contre la présence de Le Pen au second tour des présidentielles, cette UP fonctionne à merveille avec une vingtaine d’amis. J’y travaille bénévolement et les cours sont gratuits. C’est ma façon d’être de gauche car se dire de gauche compte pour rien si l’on ne vit pas une vie de gauche, à savoir une vie dans laquelle on incarne les idéaux de gauche – banalement : liberté, égalité, fraternité, laïcité, féminisme.  Cette intelligentsia n’en parle jamais alors que mille personnes viennent chaque lundi à mon cours. L’arbitre des élégances n’est pas pour moi ce village papou, mais ce peuple qui vient.

 

4. « Moi qui suis de gauche, je préfère un homme de droite intelligence à un homme de gauche débile », avez-vous déclaré au Figaro. La droite serait-elle de plus en plus intelligente ? Et à contrario la gauche serait-elle de plus en plus débile ?

 

Depuis que je juge la gauche sur ce qu’elle fait plus que sur ce qu’elle dit d’elle, je ne me fais plus avoir par les étiquettes. Il n’y a pas la gauche et la droite, mais des gens de gauche et des gens de droite. Et je n’estime pas une personne sur ces critères. Pas plus que l’athée que je suis ne juge autrui sur le fait qu’il croie ou non en Dieu, mais sur ce qu’il fait de son athéisme ou de sa foi dans sa vie quotidienne. Là aussi, là encore, je préfère un croyant intelligent à un athée imbécile. Je trouve même sidérant qu’on ait besoin de le dire, ce qui supposerait qu’un homme de gauche devrait préférer un crétin de gauche à un homme de droite intelligent…

 

5. Quels sont les intellectuels de droite dont vous vous sentez le plus proche ?

 

Je ne me sens pas proche de BHL ou d’Alain Minc, ni de Jacques Attali qui, me dit-on, sont de gauche. Faudrait-il que je me sente proche pour cela d’intellectuels de droite ? Qui sont-ils d’ailleurs ? Concluez si vous voulez que je préfère une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL et que je préférais une analyse qui me paraisse juste de BHL à une analyse que je trouverais injuste d’Alain de Benoist … Les Papous vont hurler ! Mais ils ne me feront pas dire que je préfère une analyse injuste de BHL sous prétexte qu’il dit qu’il est de gauche et que Pierre Bergé, Libération, Le Monde et le Nouvel Observateur, pardon, L’Obs affirment aussi qu’il le serait…

 

6. Y a-t-il un homme politique de droite pour lequel vous seriez prêt à voter ?

 

Aucun. Ni d’ailleurs aucun un homme de gauche. C’est fini l’époque où je croyais aux bateleurs de la politique politicienne.

 

 

Propos recueillis par Sébastien LE FOL© parus dans Le Point – février 2015

 

Sources :

http://www.lepoint.fr/politique/michel-onfray-cette-mafia-qui-se-reclame-de-la-gauche-25-02-2015-1907795_20.php

 

http://mo.michelonfray.fr/entretiens/cette-mafia-qui-se-reclame-de-la-gauche-le-point-fevrier-2015/

 

 Photo X - Droits réservés

 

09/03/2015

Nucléaire : ASTRID, soulève son suaire pour faire bander les nucléocrates.

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Sévèrement shootée au sodium l'Astrid !

 

 

Cette faux-cul de Ségolène a laissé entendre qu'une « nouvelle génération » de réacteurs nucléaires pourraient, dans l'avenir prendre le relais des centrales arrivées en bout de course. Et on a trouvé un joli nom pour cette horreur à venir : ASTRID.

 

Vous avez aimé l'EPR ? Vous adorerez Astrid. Voilà cette salope atomique d'ASTRID qui soulève son suaire pour aguicher les nucléocrates ! Astrid, c’est le nouveau Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté en mars 2009. Phénix, c’était le prototype des surgénérateurs, le rêve de toutes les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit – qu'ils disaient - plus de combustible qu’il n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grâce à… Astrid !

 

En fait le réacteur dit de « 4ème génération » ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée « génération 4 » - un produit marketing - n’est en réalité que le recyclage de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Superphénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc… Bonjour les dégâts ! Ça ne s'est pas fait, heureusement.

 

Le filière avortée des surrégénérateurs a été la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site de La Hague. Usine hyper polluante dont la filière « sur-régénération » est la seule justification. Son but : fabriquer du combustible pour les surrégénérateurs dont des tonnes de plutonium (plus tôt gnome, plutôt nie homme...).

 

Pour donner un peu de « pep » à la chose, à la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui est déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique. En effet, ils peuvent être le siège d'une réaction en chaîne dite « sur critique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ». Quels poètes ces nucléocrates !

 

Rappel : Superphénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences « d'excursion nucléaires » n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Superphénix dispersés ou volatilisés par "l'excursion nucléaire" constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1.000.000ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisants pour faire une bombe atomique de type Nagasaki ! La vie en rose ! Tchernobyl, Fukushima, aimables plaisanteries… Eh bien Astrid, c’est Superphénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique…

 

Hormis ces pittoresques « excursions », le principal inconvénient de cette filière provient du sodium liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On ne se sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de quelques centaines de kg de sodium ! (Á titre indicatif, il y en a 6.000 tonnes dans Superphénix, et combien prévues dans Astrid ? D'ailleurs où en est-on du retraitement du sodium de Superphénix ? Toujours en stockage ?Qui lo sa ?).

 

Voilà ce que l’on nous promet dans la vallée du Rhône, à Marcoule – pas loin de chez moi ! -, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis plus d'un demi-siècle les « Marcoulins » enfument les populations locales. Ou à Cadarache, toujours près de chez moi où se gaspillent des milliards pour un cauchemardesque rêve de nucléocrates nommé Iter...

 

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses ? Une manne pécuniaire gigantesque, sans limites, prélevée sur les impôts et le travail des Français, non répercutée dans le prix du Kwh vendu par EDF, masquant ainsi le vrai coût de la filière nucléaire

 

Population inactive aujourd’hui,

radioactive demain…

 

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08/03/2015

Ouiquinde gourmand : récoltez votre viande !

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Forêt de saucissons !

 

Savourez le charme délicieusement décalé de ces esprits pétillants d'une autre époque, celle des chansonniers qui brocardaient avec talent et esprit les "grands" de l'époque, emplissaient le Théâtre des Deux-ânes et assemblaient devant le poste de TSF la famille qui dégustait comme de succulentes bouchées, à l'heure du repas du soir, les saillies, les vers de Robert Rocca, de Jacques Grello ou de Pierre-Jean Vaillard :

 

La viande se récolte.

 

Au cours d'une session du Conseil Général,

Un conseiller frappa de son poing sur la table,

Et, cherchant dans sa tête un effet théâtral,

Il prononça des mots, pour le moins, mémorables,

Abordant un sujet peu fait pour égayer

Le prix de ce bifteck qui fait notre amertume,

Et comparant alors le bétail aux légumes,

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

« La viande se récolte »... Oh ! phrase de poète !

S'il faisait beau, ma mie, nous irions tout de go

Cueillir des entrecôtes et glaner des gigots ;

Nous irions dans les bois chercher des côtelettes ;

Mais octobre et sa pluie mes jardins ont mouillés.

Dans le verger frileux, les faux-filets se penchent

Et les rognons de veau frémissent dans les branches...

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

Quand reviendra le temps où fleurit l'andouillette,

Quand nous écraserons des jambons sous nos pieds,

Quand il nous tombera des biftecks sur la tête,

Lorsque nous secouerons le tronc du bifteckier,

Je cueillerai pour toi, pour mettre à ton corsage,

Un saucisson des champs, puis au creux du sentier,

Nous ferons des bouquets d'escalopes sauvages,

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

Le soir, dans mon verger, où pousseront, superbes,

Des émincés de veau taillés comme des ifs,

Je chargerai tes bras de saucisses en gerbes,

Et nous ferons l'amour à l'ombre des rosbifs.

Enfin, nous reviendrons parmi les côtelettes,

Cueillant négligemment des grappes de gésiers ;

 Nous aurons le parfum des pieds panés en tête ;

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

« La viande se récolte ». Oh ! prends ton luth, poète,

Imagine un instant ce bouleversement.

S'il arrivait un jour de semblables cueillettes,

Que se passerait-il alors, inversement ?

Peut-être verrions-nous des troupeaux de courgettes,

Aller vers l'abattoir et, le long des sentiers,

Des troupeaux de patates agitant leurs clochettes ;

« La viande se récolte » a dit un conseiller.

 

 

Femmes, ne stockez plus, ne faites plus de chaînes ;

Messieurs les conseillers ne sont point des feignants ;

Prenez donc vos paniers et partez dans nos plaines :

Vous reviendrez, ployant sous les biftecks saignants.

Pendant ce temps, faisant des repas de misère,

Les « Messieurs compétents », d'un geste familier,

S'en iront peloter leurs tendres secrétaires...

« La viande se récolte », a dit un conseiller.

 

 

Pierre-Jean Vaillard

 

* * * * * * *

Et n'oublions pas: c’est la journée des

femmes, Femmes, FEMMES

 

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

VictorAyoli

 

chansonniers,humour,poésie

 

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