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06/06/2017

Arithmétique de la terreur : Foutoir au Moyen-Orient = massacres en Europe.

trump danse du sabre.jpg

Massacres à Londres, comme à Paris, comme à Manchester, comme à Nice, comme en Belgique, comme à Berlin. Des dizaines de morts innocents. Oui mais ce sont des koufars, des infidèles, des mécréants, des corrompus qui font la fête, écoutent de la musique, boivent de l’alcool, mangent du porc et – horreur suprême ! - considèrent que la femme est l’égale de l’homme ! Bref des ennemis de tonton Allah. Donc, comme dit le verset 33 de la Sourate 5 : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment… ». Ben voyons !

Mais aussi – et à bien plus grande échelle – massacres à Kaboul, massacres à Istanbul, massacres à Bagdad, massacres au Yemen. Et là ce sont des centaines et pas des dizaines de morts. Toujours au nom de tonton Allah… Oui mais ceux-là pourtant, ils sont musulmans. Ah ! Tss… Oui mais pas du bon bord. Alors Boum ! Un camion avec une tonne d’explosif, voilà qui requinque la foi… La vraie bien sûr. Celle prônée partout dans le monde par nos grands amis Qataris et Arabosaoudiens : la « foi » wahhabite : un reliquat de stupidités sorties des temps les plus bornés du Moyen-Âge.

Le wahhabisme – fondement de l’Arabie saoudite - est un courant islamique qui veut revenir aux sources de l’islam, c’est-à-dire qui veut que les musulmans actuels vivent comme les musulmans vivaient au 1er siècle de l’islam. L’islamisme, c’est une démission de la pensée, un suicide de l’intelligence, la soumission volontaire du croyant, à l’ère du téléphone portable, exactement comme au temps de l’analphabétisme mecquois du VIIe siècle. Bonjour le modernisme !

Et ce sont ces idées obscurantistes, cette idéologie mortifère que la lâcheté et la cupidité de nos gouvernants avides des montagnes de fric des monarchies du Golfe laissent pourrir les esprits des jeunes de tradition familiale musulmane de France, d’Angleterre, de Belgique, d’Allemagne, de toute l'Europe. Il est vrai que les religions sont comme les vers-luisants : elle ne brillent que dans l’obscurité…

Or voilà que pépé Trump est allé semer sa zone parmi les « croyants » ! Enfin, ceux qu’il a choisis, c’est-à-dire ceux qui lui ont signé 400 milliards de dollars à répartir entre ses potes milliardaires du complexe militaro industriel, marchands de belles machines à hacher la viande humaine, à faire des trous bien saignants, à générer des torrents de larmes et des montagnes de haine.

Autant prendre les plus riches : c’est donc l’Arabie saoudite qu’a choisi Trump plutôt que ces gagne-petit de Qataris, tout juste bons à acheter le pays des mangeurs de fromages-qui-puent. Et puis, à y être, pépé Trump lâche un pet sonore sur l’Iran, ennemi intime de ces grands démocrates que sont les Arabosaoudiens. En plus, ça emmerde Obama ! Que du bon.

Allez, pour marquer le coup l’Arabie saoudite rompt ses relations diplomatiques avec son voisin et concurrent pétroleur qatari. Et pour faire bonne mesure, elle entraîne dans sa « croissanade » ses obligés des Émirats Arabes Unis, de Bahreïn et même le poids lourd régional : l’Égypte ! Il faut dire que ce sont les Saoud qui paient les factures de Sissi…

Et pourquoi tout ce ramdam en plein ramadan ? Parce que l’Arabie saoudite accuse le Qatar… de soutenir et de financer le terrorisme, canal Frères musulmans ! L’hôpital qui se moque de la Charité… Le Qatar est en bons termes avec l’Iran, l’ennemi séculaire des Arabosaoudiens. Et ça, c’est rédhibitoire.

L’Arabie saoudite, où ce grand démocrate de Trump est allé faire la danse du sabre, c’est le top des tops ! C’est le pays de 57.000 esclaves, le pays champion du monde du raccourcissement au sabre. C’est le pays où la femme est reléguée à un tas de merde caché sous une prison de toile. L’Arabie saoudite est le pays le plus barbare, qui décapite parce qu’on ne croit pas en dieu (enfin, en son dieu), un pays où on lapide une femme qui s’est fait violer, un pays où on pend des gays, un pays où on coupe les mains des voleurs, un pays qui alimente le terrorisme international etc. L’Arabie saoudite c’est un pays qui justifie la peine de mort pour : adultère, apostasie, blasphème, cambriolage, fornication, trafic de drogue, sodomie, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse. Cette interprétation très rigoriste de la Charia laisse l’État saoudien libre d’envoyer à l’échafaud qui bon lui semble, dans un simulacre de justice. L’Arabie, c’est le modèle, le financeur et le pourvoyeur de l’idéologie wahhabite de Daech.

Ce pays – le phare des mahométans sunnites, protecteur des « leurs saints » - a mis le feu au Moyen-Orient – qui n’avait pas besoin de ça – en envahissant le Yemen en 2015. Avec la bénédiction des Étasuniens et l’aide de quelques grandes « démocraties » régionales : l’Égypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et même le Maroc. Voilà une belle guerre de religions entre les sunnites arabes et les chiites iraniens. Parce que derrière les « rebelles » yéménites, ces Houtis de confession zaïdite, une branche de l’islam chiite, il y a l’Iran. Et derrière le masque de la religion, il y a la rivalité millénaire entre les Arabes et les Perses.

La guerre cachée du Yemen, ce sont des milliers de civils écrasés sous les bombes saoudiennes, et des millions de déplacés qui vont prendre la route… de l’Europe. Mais aussi des milliards de pétrodollars qui vont engraisser les marchands d’armes étasuniens mais encore français, allemands, britanniques, etc.

La guerre en Syrie, c’est du lever de rideau. La pièce principale arrive : c’est une guerre de religion à l’ancienne. Entre peuples fanatisés. En fait, on assiste aux derniers soubresauts de la main mise anglo-franco-étazunienne sur les pays du Moyen-Orient de l’ex-empire ottoman. Les frontières artificielles - dessinées pour séparer afin de mieux régner pour mieux piller - s’effacent. Place au grand affrontement religieux intra-islamique entre les chiites de l’Iran et d’une grande partie de la population de l’Irak et les sunnites du reste du Moyen-Orient. Entre Perses et Arabes, rivaux ancestraux. Ça prend de l’ampleur au Yémen. Et ça, risque de prendre une tout autre tournure. Les tarés d’Arabie saoudite coupent les tronches de quelques chiites, les Iraniens foutent le feu à l’ambassade des coupeurs de viande vivante. Les deux rompent toutes relations diplomatiques. Et le Qatar, qui penche plutôt pour le pays des Ayatollah, est une victime collatérale de la belle et saignante chicorne qui se profile entre les rivaux de toujours : les Arabes et les Perses.

N’oublions surtout pas, dans le foutoir du Moyen-Orient – sur fond de pillage pétrolier - la responsabilité écrasante des États-Unis et de leurs féaux européens avec l’invasion de l’Irak faisant suite à celle de l’Afghanistan.

Rappelons-nous encore – pour la regretter amèrement – l’attitude machiavélique et suicidaire des Occidentaux il y a soixante ans : tout faire pour foutre en bas les régimes progressistes et laïques qui se levaient au Moyen-Orient. Nasser en Égypte et les partis Baas en Syrie et en Irak. Pour contrer ces mouvements salutaires d’émancipation populaire, les apprentis sorciers étasuniens et rosbifs ont facilité, aidé, financé les mouvements religieux les plus rétrogrades, en particulier les Frères Musulmans, et conforté le pouvoir de la dynastie wahhabite des Saoudi en Arabie.

Dès lors, comment espérer endiguer la vague de terrorisme qui endeuille l’Europe alors que nos pays se font les complices des bombardeurs saoudiens qu’ils ont mis en place et qu’ils protègent ?


Photo X - Droits réservés

04/05/2017

STOPPER LA CATASTROPHE !

les racines du FN.jpg

 

Salut à vous, amis Insoumis.

Laissons à d'autre le soin d'épiloguer sur « le match ». Je ne l'ai personnellement regardé que pendant moins d'un heure. Basta. Nul.

Parlons plutôt de nous, qui nous reconnaissons dans la dynamique pleine de promesses des Insoumis. La consultation nous a donné son verdict : en gros un tiers des votes vont se reporter sur Macron et les deux autres tiers se répartiront entre aller à la pêche, mettre un bulletin blanc ou nul et se reporter sur Le Pen. Ce dernier choix, même s’il n’était pas dans la consultation, existe, on le trouve dans la presse et il oscille entre 15 et 19 %. C’est énorme…

Qui sont ces électeurs ? Peut-être des électeurs de la classe ouvrière fourvoyés chez Le Pen, récupérés par Mélenchon et qui retourneraient chez elle ? En tout cas ça donne à réfléchir sérieusement, parce que 19 %, ça fait 1 136 000 voix !

Alors je me suis mis sur mon tableur pour faire une simulation et calculer le seuil de catastrophe. Puis j’ai calculé les voix de Le Pen augmentées des divers reports que nous donnent les officines spécialisées.

ET ÇA FAIT PEUR ! :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le seuil de catastrophe est donc à 45 % d’abstention. C’est beaucoup ! Espérons qu’on n’y arrivera pas. Mais ce n’est pas sûr…

Dès lors peut-on se contenter « d’espérer qu’on n’y arrivera pas » ?

Peut-on se retirer dans sa dignité offensée voire dans un refus dogmatique et se désintéresser de la chose ?

« Moi, voter Macron ? Jamais ! » entend-on ou lit-on.

Mais qui demande d’adhérer au programme de Macron ? Il faut seulement mettre le bulletin le plus efficace pour arrêter Le Pen ! En prenant un bulletin sur lequel sera marqué Macron, nous ferons non pas une, mais deux actions positives : contribuer à renvoyer dans sa bauge la facho ET désigner clairement celui qui sera notre adversaire politique.

Nous lui disons : « Je vote pour toi pour écarter la catastrophe mais sache que dès le lendemain de ta prise de pouvoir tu m’auras en face de toi. Par la grève, par la manifestation, par les écrits, par les réunions, par la rue s’il le faut. Mon vote n’est pas un blanc-seing ».

««Bouchez-vous le nez et votez Chirac ! », Telle était la position unanime de la gauche », relève Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances grec d’Alexis Tsipras évoquant le 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen avait accédé au second tour. « Marine Le Pen est-elle vraiment une option moins inacceptable que son père ? Emmanuel Macron est-il pire, du point de vue de la gauche, que Jacques Chirac en 2002 ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi certains leaders de la gauche refusent-ils aujourd’hui de soutenir Macron contre Le Pen ? C’est pour moi une véritable énigme ».

Il a tout dit l’ami Yanis, sans mettre de gants.

De même Riss, l’un des dessinateurs rescapés de Charlie Hebdo dit : « On ne vote donc pas d’abord pour soi, mais pour les autres, et pour cette raison, on peut être amené à glisser dans l’urne un bulletin qui ne servira pas forcément ses intérêts personnels, mais d’abord des valeurs ».

Il faut savoir faire le distingo entre un adversaire politique - Macron – et une ennemie - Le Pen – représentante d’un parti aux relents fascistes même s’il tente de s'en déguiser !

A moins que les Français, même Insoumis, soient tellement indépendants qu’ils aient envie, maintenant, de se sentir muselés, surveillés, dénoncés, dirigés, martyrisés ! Ils en ont peut-être marre de leur liberté !

C’est peut-être plus facile de se laisser conduire, tels les chiens en laisse ! Ou les moutons à l’abattoir ?

Dans les années trente, en Allemagne, les communistes n’ont pas voulu se salir les mains en votant pour le concurrent d’Hitler… On sait ce qui est arrivé. Et nous, on refuserait de choisir entre un banquier et la furheure ? C'et bonnet blanc et blanc bonnet ? C’est pareil ? Vraiment ? Qu’est-ce qui empêchera, dès le lendemain de manifester, de s’opposer à Macron ? Dans la rue, dans les entreprises, à l’Assemblée nationale. Mais si c’est Le Pen, qui peut être assez naïf pour croire que tout sera pareil ?

Alors on garde ses pudeurs de gazelle mais on compte sur les autres, ceux qui n’auront pas peur, eux, de mettre les doigts dans la merde pour voter nommément Macron. N’y a-t-il pas là une sacrée dose d’hypocrisie ? Voire de lâcheté ? N’est-ce pas une énorme konnerie ?

Parce que contrairement à ce que serine la doxa sondagière, la catastrophe peut arriver. Il suffit que ceux qui préfèreront aller à la pêche soit très nombreux… Regardez le calcul ci-dessus ou, mieux, refaites-le sur votre tableur.

Je ne vous dis pas la gueule de bois le lendemain si la catastrophe Le Pen arrive…

Mai restons optimistes et faisons ce qu’il faut pour stopper la catastrophe.

 

Illustration X - Droits réservés

01/05/2017

Premier mai. Je paresse, tu paresses, ils paraissent !

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 Les États-Unis, années 1880, la colère gronde dans un monde ouvrier soumis à des cadences de travail harassantes, 12h, parfois 14h par jour. Le 1er mai 1886, début de l'année comptable des entreprises, une grande manifestation est organisée par les syndicats de Chicago. La grève s'étend bientôt au pays tout entier et la mobilisation est telle que le mouvement obtient satisfaction : la journée de travail est réduite à 8h, mais non sans perte. Plusieurs ouvriers de la fabrique McCormick à Chicago trouvent la mort dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur l'une des tombes sont gravés ces quelques mots : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui".

De l'autre côté de l'Atlantique, la IIème Internationale socialiste se réunit à Paris, en 1889 pour le centenaire de la Révolution française et décide d'organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. Ici aussi, la journée de 8h (mais toujours 5 jours par semaine) est la principale revendication. Et c'est la date du 1er mai qui est retenue, en souvenir des manifestations de Chicago. Dans les années qui suivent, le 1er mai s'impose peu à peu comme un rendez-vous et un jour de grèves ouvrier, mais c'est en 1936 qu'ont lieu les plus grandes manifestations.

 

Ces manifestations du 1er mai 1936 marquent durablement l'imaginaire français. Elles contribuent en effet à l'élection de la première coalition républicaine de centre gauche, deux jours plus tard : le Front populaire. Présidée par le socialiste Léon Blum, ce gouvernement ne tarde pas à adopter des mesures historiques pour les travailleurs, la semaine de 40h, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical.

 

En 1941, le régime de Vichy transforme ce rendez-vous ouvrier en jour férié, "fête du Travail et de la Concorde sociale".

 

Le 29 avril 1947, les autorités issues de la Libération reprennent la mesure. Le 1er mai est officiellement déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises, et le restera.

 

A défaut - hélas - de défilé unitaire, attention à ne pas laisser ce jour symbole des luttes ouvrières aux Le Pen et sa fête de Jeanne-d’Arc !

 

Ce qui ne doit pas nous couper l’appétit ! Je vous propose donc de déguster deux des emblèmes de notre pays : le coq et le vin !

 

 

Coq au vin copie.jpg

 

Le coq au vin de Ginette et Nicole

 

« Allez, Zou ! Viens mon beau. On va tuer le coq! »

C'est ainsi que Ginette, femme du Pays d'Oc

Fit de moi son complice pour saigner "Pyjama"

Et en faire une fête pour tous nos estomacs.

« Il honore mes poules, mais il me les esquinte.

C'est "viol avec violence", si elles portent plainte! »

Je tiens solidement Pyjama par les pattes

Et lui bloque les ailes pour qu'il ne se débatte,

Elle lui tend le cou sur une casserole

Et plante franchement l'Opinel à virole.

Le sang de Pyjama s'écoule volontiers,

Un grand frémissement et il meurt sans crier...

Telle est la dure et saine loi de la nature :

Tout être est prédateur mais aussi nourriture !

En quatre mouvements, Pyjama est plumé,

Vidé et nettoyé, puis flambé et coupé

En solides portions et mis à mariner

Dans un Cairanne rouge où l'on a ajouté

Oignons piqués de clous de girofle et carottes,

Quelques baies de genièvres, sel, poivre et pas de flotte.

On laisse reposer au frais, toute une nuit.

Au matin on sort les morceaux que l'on essuie.

Au fond d'une sauteuse ou mieux d'une... cocotte,

Faites mousser du beurre dans de l'huile bien chaude,

Et faites-y dorer vos morceaux de volaille

Avec un peu d'oignon et quelques gousses d'ail.

Saupoudrez sur la fin avec de la farine

Toujours en remuant. Faut pas que ça calcine.

Flambez alors le tout avec un Armagnac,

Un marc de Châteauneuf ou bien un bon Cognac.

Puis vous passez dessus le jus de marinade,

Poivre, bouquet garni, sel (pas comme un malade).

Montez alors jusqu'à petite ébullition

Et cuisez doucement. La durée est fonction

De ce qu'est le bestiau. Pour Pyjama trois heures

Mais pour un coq d'hyper entre une et deux heures.

Préparez quelques cèpes, frais ou secs mais trempés,

Vous les sautez dans l'huile, les poivrez, les salez,

Puis vous les rajoutez à la préparation

Demi-heure avant la fin de votre cuisson.

À votre liaison il faut alors penser:

Sortez un verre de sauce, laissez-là reposer,

Puis battez-la avec jaune d'œuf et vinaigre,

De la farine en pluie. Fouettez d'un ton allègre!

Si vous l'avez gardé, vous rajoutez le sang.

Incorporez le tout dans le jus frémissant.

C'est prêt. Sans plus tarder arrêter le réchaud.

Vous buvez un canon et vous servez très chaud.

Avec des tagliatelles ou des pommes vapeur,

Et un bon Châteauneuf, on atteint le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes

 Le coq au vin est un plat qui doit mijoter. Il s'accommode donc parfaite­ment d'une volaille ayant de l'âge. Il faut une viande qui tienne aux os, et des os solides. Il vous faut donc:

Pour la marinade: - l coq ancien de deux kilos, - 2 bouteilles de bon vin rouge A.a.C., - 2 oignons pour la marinade, - 1 demi kilo de carottes coupées en rondelles, - 4 clous de girofle, - l dizaine de baies de geniè­vre, - 2 cuillerées de gros sel, - poivre du moulin.

Pour le plat: - 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - gros comme un œuf de beurre, - l oignon émincé, - 3 gousses d'ail, - un peu de farine, - l verre d'Armagnac, Cognac ou Marc de Provence, - l bouquet garni, - l cuillerée à soupe de sel fin.

Pour la sauce: - 1 jaune d' œuf, - l demi-verre de vinaigre de vin, - 2 cuillerées à soupe de farine, - le sang du coq si vous l'avez gardé, - 1 sachet de cèpes secs mis à tremper.

 

Les vins conseillés:

 Pas de demi-mesure pour le coq au vin: les meilleurs rouges de la vallée du Rhône: Côtes-Rôties, Hermitage, Croze-Hermitage, Saint-Joseph, Châteauneuf-du-Pape, Lirac, Gigondas, Vacqueyras, Cairanne, Saint­Gervais, Séguret, Vinsobres, Visan, Sainte-Cécile-Ies- Vignes, Cornillon. En Coteaux du Languedoc, les vins chaleureux de Saint-Chinian, Faugères, Minervois, Corbières, Fitou.

Les Côtes du Roussillon "Villages" de Belesta, Estagel, Maury, les Col­lioure.

Les vins de Provence Coteaux des Baux, Palette, Bandol évidemment, Les Arcs, les grands rouges de Bellet.

 

 

 Illustrations X et Vincent Barbantan- Droits réservés 

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Écoute ! Écoute !

Paroles de fainéant robuste:  

La vraie paresse, c'est de se lever à 6 heures du matin pour avoir plus longtemps à ne rien faire.

 Le travail, c'est le refuge des gens qui n'ont rien de mieux à faire.

 

Allez, un petit quatrain de mon pote Descamino:
Le muguet

Dans la forêt où chante un Rossignol Moqueur
J’entrouvre ta corolle, au doux reflet de moire.
A ton home charmant, je parfume l'armoire.
Mon petit brin d' ESPOIR est un atout Vainqueur.

 

10/04/2017

Coût de l’attaque Trump en Syrie : 33 millions de repas au Restos du cœur.

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10 morts suite à la destruction, par 59 missiles étasuniens Tomahawks, de la base aérienne syrienne de Shayrat. À noter que pas un avion n’a été touché : ils avaient été évacués avant !

Bravo ! S’exclame la « communauté internationale » (en fait les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, maintenant lèche-bottes docile des Yankees.)

Prix catalogue d’un missile Tomahawks : 575 000 $. Le prix de revient de ces dix morts est donc de 33 925 000 $ soit au cours du jour 31 889 500 € soit 3 188 950 € pièce. Ce n’est tout de même pas donné l’occis « Trump made », même pour des soldats syriens. Mais l’Oncle Sam est généreux… Cette petite démonstration de force de Trump représente 21 547 mois ou 1 795 années de SMIC français. Ou encore 33 millions de repas au Restos du cœur.

130 morts civils quelques jours avant dans les bombardements de la partie ouest de la ville de Mossoul. Là, ça passe dans la colonne pertes collatérales. Peu d’émotions dans les médias. C’est en Irak, donc les morts, même par centaine, c’est la routine. « Pas vendeur ça, Coco. Tu m’en fais une brève »

40 ou 50 morts dans des églises en Egypte. « Discret Coco, discret, faut pas irriter les patrons du PSG ».

58 morts dans le bombardement de Khan Cheikhoun, petite ville syrienne tenue par les islamistes. Les morts seraient victimes d’une intoxication foudroyante aux gaz.

« Oui, Coco ! C’est bon ça ! Gazés. T’entend Coco ? Gazés. Ça c’est vendeur ! Tu m’en fais la Une. Avec une photo de gosses morts, étendus, presque nus si possible. Fais-moi au Photoshop un montage qui tire les larmes. C’est le buzz assuré. Comme pour le petit Aylan sur une plage turque. Les ventes vont monter, et nos patrons milliardaires seront contents ! »

Haro sur Assad, ce boucher qui massacre son propre peuple. Et qui le gaze en plus !

Pendant que j’écris, j’entends, plus que je n’écoute, ce falot de Ayrault, ministre des affaires étrangères, asséner les vérités de ses maîtres otaniens : aucun doute possible : c’est le régime de Bachar el Assad qui est responsable du massacre chimique de Khan Cheikhoun. Aucune preuve solide mais tous les médias agitent la grosse caisse à manipuler. Ceci avant même qu’une enquête n’ait été diligentée et établisse soit qu’il s’agissait de bombes chargées de gaz toxiques (thèse des Étasuniens et de leurs lèche-bottes), soit de bombes ayant touché un atelier de production de gaz toxiques (thèse des Russes). Aucun journaliste sur place, aucune ONG digne de foi. Des images qui ne prouvent rien.

Les infos viennent de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une source particulièrement fiable puisque représentée en tout et pour tout par une seule personne courageusement planquée en Angleterre, et qui répercute aux médias de la « communauté internationale » les « fakes » de ses amis égorgeurs islamistes. Derrière l’OSDH, un seul homme : Rami Abdel Rahman, de son vrai nom Ossoma Suleiman, sunnite laïc, membre de l’opposition, qui vit à Coventry en Grande-Bretagne. Il n’a pas mis les pieds en Syrie depuis 2000, date à laquelle il a quitté le pays pour des raisons politiques. Oui mais il y a aussi des autopsies. Sauf qu’elles sont faites par les Turcs de ce grand démocrate d’Erdogan, autre source particulièrement fiable !

Que Assad soit le responsable de ce gazage, c’est possible mais pas prouvé. Le fiston à Hafez est une sombre crapule fort capable du fait. Mais l’action impulsive de Trump - après la comédie de son ambassadrice à l’ONU montrant, des trémolos dans la voix, des photos de gosses gazés – met le monde au bord du gouffre. On se souvient des « preuves » de la possession d’armes « de destructions massives par Saddam Hussein » brandies par les responsables étasuniens à cette même ONU. Mensonges, manipulations soutendus par la volonté de main mise sur les richesses pétrolières de l’Irak.

Ça sent le gaz ! Oui, ça sent le gaz ! Oui mais pas seulement celui des bombes utilisées contre les populations civiles par Assad ou/et par l’État Islamique à Khan Cheikhoun.

La guerre de Syrie est une guerre du gaz. Assad refuse depuis des années le passage d’un gazoduc qatari sur son territoire. Ce gazoduc est destiné à faire concurrence au gaz russe qui alimente largement l’Europe.

Le gaz sera la principale source d’énergie fossile de ce siècle, plus que le pétrole. Or il a été découvert, à partir de 2009, dans la partie Est de la Méditerranée, d’énormes ressources de gaz mais aussi de pétrole de très bonne qualité. Les estimations actuelles font état de 9 700 milliards de m3 de gaz et de 3,4 milliards de barils de pétrole. Planqué sous la mer et sous la terre. Principaux bénéficiaires potentiels : Israël et la Syrie. L’exploitation n’a pas commencé.

Mais ce n’est pas tout. Du gaz et du pétrole, il y en a des millions de barils et de m³ en Russie, en Iran et dans les pays du Golfe. Ce gaz, il faut l’acheminer vers les clients les plus gourmands : les pays européens. La manière la plus rentable, c’est le tuyau, le gazoduc. Mais on ne peut pas faire passer les tuyaux n’importe où. Il faut qu’il traverse des pays « amis ». Or il y a une féroce rivalité entre la Russie et les pays du Golfe (Qatar, Arabie, etc.) sous influence étasunienne pour le passage de ces oléoducs. Les Russes avancent leurs projets Nord Stream, à travers la Baltique et South Stream, à travers la Mer Noire.

Ces projets concurrencent le projet « occidental » Nabucco qui devrait traverser la Syrie et la Turquie. Aucun des projets ne peut être mené à bien dans la situation chaotique du Moyen-Orient. C’est beaucoup de pognon de perdu pour les rapaces pétroliers et gaziers étasuniens, européens et russes. Mais aussi turcs qui voudraient bien prélever leur commission sur le stockage et le passage de tout m³ de gaz qui traverserait son territoire ! Seulement il y a un hic : Bachar el Assad ne veut rien savoir ! Il faut donc détruire ce mauvais coucheur, quitte à détruire son pays. Mais il y a un deuxième hic qui reste en travers de la gorge des oligarques gaziers occidentaux : les Russes. Ceux-ci sont en concurrence directe avec les monarchies du Golfe pour vendre leur pétrole et gaz ainsi que ceux venant d’Azerbaïdjan et d’Iran. Et donc se positionnent en protecteur de Bachar el Assad.

Se greffe sur ces rivalités économiques une composante religieuse, secondaire mais bien réelle. Les pétromonarchies sunnites du Golfe ont une haine viscérale des chiites. D’où leur volonté de détruire la Syrie de Bachar qui est Alaouite (une branche du chiisme).

Le massacre chimique de Khan Cheikhoun fournit à Trump un prétexte inespéré qui lui permet de reprendre pied dans un conflit où son pays n’a pris que des bouffes depuis des mois. Il n’est qu’une excuse pour une intervention militaire. Les actions unilatérales sont des actions impérialistes, et les Etats-Unis se moquent bien du droit international. Ils l’ignorent lorsque cela les arrange. Et puis il faut fournie du travail au complexe militaro-industriel qui fait la pluie et le beau temps dans ce pays qui a besoin de guerres. Les problèmes internationaux entre Etats doivent être résolus par le dialogue et non par les bombardements.

Et nous qu’est-ce qu’on fait dans cette galère ? On joue les supplétifs des Étasuniens. En espérant bénéficier d’avantages tarifaires sur le gaz du Golfe et de contrats d’armes juteux avec les tyrans de ces pays féodaux. Les belles paroles sur les droits-de-l’homme n’ont pas grand-chose à voir avec les affaires… Et Ayrault continue à dégoiser ses konneries. Comment peut-on avoir confié la diplomatie française à se sous-nul ?

Mais alors, Daech ? L’État islamique ? Ils sont gênants mais sont un bon prétexte pour intervenir dans ces régions. Et puis, il faut faire la part du feu : quelques attentats sont bien utiles pour mettre en place un État « musclé » à travers l’état d’urgence…

Mondo cane…

 

Sources :

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/08/30/syrie-ca-sent-le-gaz-246283.html

http://www.tdg.ch/monde/poutine-denonce-agression-syrie/story/13567172

http://www.voltairenet.org/article174022.html


Illustration X - Droits réservés

06/04/2017

Les multinationales à l’assaut des États

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Pendant les péripéties électorales, les affaires continuent. Non, il ne s’agit pas des « affaires » glauques de M.Fillon ou de Mme Le Pen mais des Affaires, les vraies, celles de ceux qui tirent les ficelles de ces marionnettes. Et ces affaires-là sentent surtout le pétrole.

Les firmes multinationales ont-elles encore un quelconque intérêt à ménager les États ? De moins en moins avec la primauté politique actuelle des gouvernements ultralibéraux qui sévissent de par le monde dit démocratique. Ces pays sont gérés – et non plus gouvernés – par les politiciens véreux dont les banksters et les multinationales agitent les ficelles. Ces derniers n’hésitent pas à ruiner des pays, à saccager la planète voire à déclencher des guerres afin de satisfaire leur avidité de profit à court terme.

Quelques exemples ? La guerre de Syrie, sous le faux nez d’un conflit religieux, est sous-tendue par le passage ou non de gazoducs et d’oléoducs. Le gaz est devenu, plus encore que le pétrole, la principale source d’énergie en ce XXIe siècle, que ce soit comme solution de rechange au pétrole en raison de la diminution des réserves, ou comme source d’énergie propre. Par conséquent, le contrôle des zones gazières du monde par les différentes puissances anciennes ou émergentes est à la base d’un conflit international dont la manifestation est régionale. Actuellement le potentiel du pouvoir ne réside plus dans l’arsenal militaire nucléaire, mais plutôt là où se trouvent les ports d’exportation de l’énergie. Et, c’est ce qui explique le mieux la rivalité russo-américaine au Moyen-Orient. Projet de création des ouvrages de transport de produits pétroliers et gaziers North Stream et South Stream pour les Russes, projet concurrent Nabucco pour les Étasuniens.

Autres exemples ? La mise sous tutelle des États à travers les mécanismes de résolution des litiges État investisseurs, ou ISDS (pour Investor-State Dispute Settlement, en anglais). L’arbitrage signifie que deux entreprises, en désaccord sur un sujet, soumettent leur litige à un jury commercial, qu’elles désignent elles-mêmes, pour juger laquelle des deux a raison selon les termes du contrat qui les lie. Mais par le même mécanisme les investisseurs peuvent poursuivre un État s’ils estiment avoir été traités de manière inéquitable. Les multinationales se voient ainsi donner le pouvoir sans précédent d’échapper aux lois, à travers une sorte de système de justice privatisée contre lequel aucun appel n’est possible.

Ainsi, l’Italie est poursuivie devant un tribunal d’arbitrage international par Rockhopper Exploration, une compagnie britannique pétrolière et gazière qui lui réclame des dommages et intérêts. En cause : l’interdiction votée par le Parlement italien en janvier 2016 de toute nouvelle activité d’exploration et de production à moins de 12 mille marins de la côte, soit une vingtaine de kilomètres. Mais attention, la multinationale ne poursuit pas l’État italien devant un tribunal d’arbitrage international pour des dommages concernant des investissements déjà effectués mais pour « des dommages financiers très importants » sur la base de ses potentiels futurs profits et non des investissements passés !

Ce type de demandes de compensation de la part de multinationales se multiplie, en particulier sur le pétrole, le gaz ou l’exploitation minière, des secteurs que tentent d’encadrer les législations environnementales et de protection des travailleurs. En Europe, le géant suédois de l’énergie Vattenfall réclame plus de 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne en compensation de sa décision de sortir du nucléaire.

Ces situations ubuesques sont de puissants leviers pour intimider un État qui menacerait les intérêts des tentaculaires compagnies multinationales et leurs complices financiers. Elles s’appuient sur un discret mécanisme mis en place pour régler les litiges entre États et investisseurs : l’« ISDS », pour Investor-State Dispute Settlement, intégré dans tous les traités commerciaux, dont celui en négociation entre l’Europe et les États-Unis (Tafta) et celui signé avec le Canada, le Ceta. Les multinationales bénéficient ainsi, à travers ce mécanisme, d’un pouvoir sans précédent pour échapper aux lois.

Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales peuvent attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner.

En creusant la question, on découvre qu’un pays européen est devenu la plaque tournante de très nombreuses procédures des multinationales contre les États. Ce pays, c’est les Pays-Bas. Celui-ci abrite un maximum de sièges sociaux fictifs ou non et de filiales sans activités réelles d’entreprises transnationales. Ces firmes signent discrètement un traité d’investissement avec les Pays-Bas qui prévoit la possibilité, pour tous les investisseurs néerlandais qui auraient l’impression de ne pas avoir été traités de manière équitable par leur pays hôte, de le convoquer devant un jury d’arbitrage. Une procédure qui s’inscrit dans le cadre de la Banque mondiale.

Les Pays-Bas sont ainsi devenus le pays d’origine du plus grand nombre de procédures ISDS. Pas moins de 16 % des cas soumis au cours de l’année 2014 l’ont été par des firmes néerlandaises. « Néerlandais » est toutefois un terme relatif dans ce contexte. L’analyse détaillée de ces investisseurs montre que plus des deux tiers sont des filiales fantômes, n’existant que sous la forme de boîtes à lettres. Seulement une sur six est véritablement néerlandaise.

N’y a-t-il pas là des questions impératives à résoudre afin que l’Europe cesse d’être un machin détesté par les populations pour redevenir un formidable espoir ?

Entendez-vous, dans les carcagnages entre candidats, ce genre de questions être débattues ?

Non. Jamais. L’important, c’est que Poutou n’ait pas de cravate…

 

Sources:

http://www.bastamag.net/Une-multinationale-petroliere-pou...

http://www.bastamag.net/1-5-Quand-des-multinationales-s-a...

http://www.bastamag.net/Ce-petit-milieu-d-avocats-d-affai...

 

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28/02/2017

Les salauds vont en enfer...

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Lorsque la maison brûle comme disait Chichi, comment appelle-t-on des pompiers qui refusent d’unir leurs efforts parce que l’un a les cuves pleines d’eau douce et l’autre d’eau salée ? Des KONS ! De sinistres kons et en plus de fieffés salauds.

La maison qui brûle, c’est la France qui risque, au pire de tomber dans l’escarcelle nauséabonde de la fille du borgne ou, au un peu moins pire, sous la chape de plomb de l’ultralibéralisme ravageur.

Et les deux salauds, ce sont Mélenchon et Hamon qui refusent, pour des questions d’ego de cour de récré et de chipotages programmatiques secondaires, une occasion historique de donner enfin à la Gauche vraie l’occasion de conquérir le pouvoir et de faire ses preuves.

Désunis, c’est laisser aux électeurs le choix entre Le Pen-Fillon ou Le Pen-Macron.

Unis, c’est la seconde place quasiment assurée au premier tour et raisonnablement la victoire au second. Une occasion qui ne se représentera plus. Un tel alignement des planètes ne se présentera pas de sitôt : un FN fort mais loin d'être triomphant, avec un programme catastrophique que personne n'attaque, une droite désarçonnée par les affaires d'un candidat nul et menteur, un centre qui pompe les voix de droite. Pour gagner, il faut être autour de 25 %, comme Macron-Beyrou, comme Le Pen. Ce qui est le cas en unissant les efforts des deux candidats de gauche. Tout le reste n'est que pisse de chat.

Lorsqu’on entame un combat, camarades, c’est pour le gagner, pas pour figurer. 15 % ? Çà ne sert à rien. La Présidentielle est impitoyable. Il n’y a pas de podium, pas de places d’honneur. Il n’y a que deux sélectionnés au premier tour, et un seul vainqueur au second. Vous n’avez pas compris ça ? Qu’est-ce que vous avez dans la tête ?

Vos responsabilités sont considérables, ci-devant candidats. Laisser passer une telle occasion est non seulement stupide, mais c’est aussi une faute grave, un comportement criminel qui, en d’autres temps révolutionnaires vous vaudrait de contempler le Peuple la tête au bout d’une pique !

Mais, hélas, la konnerie humaine étant la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini, aucun des deux ne se désistera pour l’autre.

Hamon, il a la dégaine d’un surveillant général de sous-préfecture et le charisme d’un croûton de pain rassis. Fort de sa légitimité d’entrée de gamme sortie d’une primaire rachitique, il se pense le plus à même de représenter la gauche. Pour la faire gagner ? Non. Son ambition, c’est d’être le secrétaire général d’un PS Titanic dont les rats vont vite aller à la gamelle chez Macron.

Mélenchon, dont les chevilles enflent plus que son holo, il ne se désistera jamais pour le représentant d’un parti dont il veut avant tout la mort.

Et les deux finiront troisième et quatrième. Ils pourront alors se pavaner comme des coqs, les pieds dans la merde sur les décombres d’une gauche au tapis pour longtemps.

On est donc bloqué. Les deux vont patauger autour de 12 à 13 % chacun. Sans aucune chance d’être au second tour, entraînant ainsi la France de gauche, qui existe encore, dans la désespérance de longues années sous la gouvernante de la droite la plus bornée, voire sous le joug du parti fasciste.

Dès lors, voter pour l’un ou pour l’autre ne sert strictement à rien puisque aucun des deux n’a la moindre chance d’arriver en finale.

Après la défaite, chacun – fort d’avoir défendu sa virginité doctrinale - rentrera dans son gourbi, rejetant la responsabilité de l’échec sur l’autre, en pleurant pour la galerie des larmes de crocodiles sur les malheurs de la France « qui n’aura pas su les mériter ».

Beau résultat messieurs. Et vous oserez encore vous regarder dans une glace ?

S’ils avaient un peu de sens de l’État, aucun ne voulant baisser casaque, ils devraient se désister – très vite car dans quelques jours il sera trop tard – pour une personnalité extérieure, humaniste, pouvant sinon faire rêver, du moins porter avec panache le drapeau de la gauche.

Seulement il n’y a pas foule. Pas facile de trouver quelqu’une ou quelqu’un ayant les fesses propres pour grimper au mat… C’est un vide effrayant.

Taubira ? Possible, ça aurait de la gueule, dans tous les sens du terme.

Mais au point où on en est, pourquoi pas, après tout, ce sympathique Alexandre Jardin, sorti de la société civile ?

Non ? Ça ne vous branche pas ? Si vous trouvez mieux, faites-le vite savoir !

Sinon, on devra voter pour Macron… Et on le fera « por que no pasan ! ». La honte.

Les salauds iront en enfer, si bien pavé de bonnes intentions.

Bon. J’ai les aliboffis qui gonflent trop. Je vais marcher sous la pluie, ça me calmera la rabia…



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27/02/2017

La « dernière séance » des députés au secours des voyous en col blanc ! Infâme.

 

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Lors d’une de leurs dernières séances, les députés ont voté une loi scélérate destinée à protéger les voyous en col blanc ! Il s’agit de la réforme du délai de prescription en matière pénale.

Il y a une bonne dizaine d’années qu’il était dans les tuyaux ce texte d’infamie dont la finalité est de permettre aux délinquants en col blanc d’échapper à la justice. Sans surprise, ce sont les sénateurs qui l’avaient introduit, mais ce sont les députés qui l’ont fait passer, subrepticement, bien planqué dans une loi plus générale portant réforme de la prescription en matière pénale.

Depuis 1935, la Cour de cassation avait décidé de faire démarrer ce délai de prescription non pas à la date de l’infraction, mais à la date de la découverte des faits par la justice. Ceci parce que les délits en question – magouilles fiscales, fausses facturations, emplois fictifs, etc. - sont forcément dissimulés, difficiles à découvrir et s'étalent dans le temps.

Eva Joly qui a été magistrate chargée de plusieurs dossiers politico-financiers (affaire Elf, affaire Tapie) estime que « Beaucoup d’abus de biens sociaux dans les mairies ou les grandes entreprises ne sont généralement découverts qu’en cas d’alternance politique ou de changement d’actionnaire – ce qui n’intervient pas tous les quatre matins. » De même précise-t-elle « Certains abus de faiblesse sur des personnes âgées ne sont découverts par les héritiers que longtemps après les faits. » Enfin « Et si on découvrait aujourd’hui d’énormes malversations sur des rétrocommissions en marge d’un contrat de vente d’armes en 2004, ou des flux libyens, pourquoi se priverait-on de les poursuivre ? » lien

La prescription fixe un délai au-delà duquel les infractions sont considérées comme trop anciennes pour pouvoir être poursuivies par la justice. La date butoir introduite par le Sénat et voté par l’Assemblée nationale raccourcit le délai maximal à douze ans « après les faits ». Autrement dit en 2017, sont considérés comme prescrits les délits antérieurs à 2005. Ainsi, avec ce texte, l’affaire des frégates de Taïwan (500 000 millions de pots-de-vin dont une partie est revenue dans les poches de politicards véreux sous forme de rétrocommissions), l’affaire de Karachi (rétrocommissions sur des contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite dans les années 1990, soupçonnées d’avoir alimenté la campagne de Baladur et ayant occasionné un attentat ayant fait quinze morts, dont onze ouvriers français), l’affaire de la banque UBS (plus de 12 milliards d’euros d’avoirs qui ont échappé au fisc français) ne pourraient pas être poursuivis.

On voit dès lors à qui profitera cette loi scélérate à l’avenir…

Un qui voyait arriver cette loi sans déplaisir, c’est le ci-devant Fillon François puisqu’une partie des faits litigieux concernant sa femme sont antérieurs à 2005. Avec cette loi, ces faits étaient prescrits!

L’article 4 de la loi prévoit que la réforme ne pourra pas s’appliquer rétroactivement à des affaires qui ont déjà donné lieu à « la mise en mouvement ou l’exercice de l’action publique » au moment de son entrée en vigueur. Le Parquet financier ne s’est pas fait avoir et a « mis en mouvement l’action publique » en confiant l’affaire à trois juges d’instruction empêchant ainsi que les faits antérieurs à 2005 ne passent à l’as.

Et c’est sous une législature de gauche, en fin de mandature, qu’une telle loi a été votée. On s’étonnera ensuite du rejet maintenant viscéral de tout le personnel politique, les bons payant pour les mauvais. Quant à Marine, elle doit tangenter l’orgasme.

Lamentable.

 

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20/02/2017

Migrations : elles sont pensées, planifiées, organisées par l’ONU !

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Vendredi et samedi 16 et 17 février 2017 s’est tenue au siège de l’Onu à New York la quinzième rencontre sur les migrations internationales (« Coordination Meeting on International Migration »).

L’Europe ultralibérale facilite sournoisement les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. lien

Si l’on en croit les me (r) dias 160 000 personnes ont défilé à Barcelone en faveur de l’ouverture des frontières aux migrants aux cris de « Notre pays est votre pays ». Il paraît qu’il en a été de même dans d’autres grandes villes européennes. Ce qui implique une coordination de ces manifs, une organisation et donc une volonté clairement affirmée de favoriser la venue de centaines de milliers voire de millions de migrants. D’où on peut déduire que les circonstances (guerres, famines, instabilités politiques, etc.) qui poussent des populations entières à quitter l’Afrique et le Moyen-Orient pour venir en Europe ne sont pas dues au hasard mais bien le produit d’une volonté sinon occulte du moins bien cachée.

Les patronats européens ainsi que les « zéconomistes distingués » rêvent de cette main-d’œuvre nombreuse, taillable et corvéable à merci, nouveaux clients venant remplacer des populations européennes vieillissantes donc consommant moins, avachies qu’elles sont par des décennies de propagande insidieuse afin de « rendre leurs cerveaux réceptifs à CacaConla ». Il n’est pas venu à l’idée des « zélites » ni à Frau Merkel qu’en Europe, au lieu d’une concurrence sociale généralisée et une précarité organisée, une politique sociale généreuse et rassurante pourrait rendre à nos femmes l’envie de faire des enfants ! Ni que cette mutation ethnique et civilisationelle ne se ferait pas sans soubresauts puisque les « nouveaux Européens » sont pour l'essentiel mahométans.

La bien-pensance bisounours a glosé sur ce qui a été appelé « le grand remplacement ». J’ai moi-même pouffé de rire et haussé les épaules devant cette énormité.

Et pourtant il apparaît que ce remplacement des populations européennes par des populations venues de zones à forte natalité a été depuis longtemps pensé, théorisé, voire organisé. Et pas par n’importe qui : par… l’ONU !

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est un défenseur acharné des migrants. Pendant dix ans, il a dirigé le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. Sa conviction maintes fois affirmée : « La migration n’est pas le problème, mais la solution. Elle est inévitable et elle ne s’arrêtera pas ». Il estime donc qu’il faut « convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse ». Tout un programme. Que l’ONU, maintenant sous la coupe de ce pittoresque Portugais, va s’efforcer de mettre en œuvre.

Vous n’y croyez pas ? C’était aussi mon cas. Voilà pourtant un document officiel qui a de quoi ébranler les plus solides convictions altruistes :

 

Communiqué de presse

Nouveau rapport sur les migrations de remplacement publié par
la Division de la population des Nations Unies

La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales a publié un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité.

Les projections des Nations Unies indiquent que, entre 1995 et 2050, la population du Japon ainsi que celles de pratiquement tous les pays d’Europe va probablement diminuer. Dans de nombreux cas, comprenant l’Estonie, la Bulgarie et l’Italie, des pays vont perdre entre un quart et un tiers de leur population. Le vieillissement de la population sera généralisé, élevant l’âge médian de la population à des hauts niveaux sans précédents historiques. Par exemple, en Italie, l’âge médian augmentera de 41 ans en 2 000 à 53 ans en 2 050. Le rapport de support potentiel, c’est-à-dire le nombre de personnes en âge de travailler (15-64 ans) par personne de plus de 65 ans, diminuera souvent de moitié, de 4 ou 5 à 2.

Le rapport se concentre sur ces deux tendances remarquables et cruciales, et examine en détail le cas de huit pays à basse fécondité (Allemagne, États-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, République de Corée et Royaume-Uni) et deux régions (Europe et Union Européenne). Dans chaque cas on considère différents scénarios pour la période 1995-2050, en mettant en relief l’impact que différents niveaux d’immigration auraient sur la taille et le vieillissement de la population.

Les principaux résultats de ce rapport comprennent :

Les projections indiquent que, dans les prochaines 50 années, les populations de presque tous les pays développés deviendront plus petites et plus vieilles, en conséquence de la faible fécondité et de l’accroissement de la longévité. Par contre, la population des États-Unis augmentera de presque un quart. La variante moyenne des projections des Nations Unies indique que, parmi les pays étudiés dans ce rapport, c’est l’Italie qui subira la plus grande perte relative de population, moins 28 pour cent entre 1995 et 2050. La population de l’Union Européenne surpassait celle des États-Unis de 105 millions en 1995, mais sera inférieure de 18 millions en 2 050.
Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement. La fécondité peut rebondir dans les décades à venir, mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur prévisible.
Tous les pays et régions étudiés dans ce rapport auront besoin d’immigration pour éviter que leur population ne diminue. Cependant le niveau d’immigration, relatif à l’expérience passée, varie beaucoup. Pour l’Union Européenne, une continuation des niveaux d’immigration observés dans les années 1990s suffirait à peu près à éviter une diminution de la population totale, tandis que pour l’Europe dans son ensemble, il faudrait deux fois le niveau d’immigration observé dans les années 1990s. La République de Corée n’aurait besoin que d’un niveau modeste d’immigration, mais c’est cependant un changement majeur pour un pays qui jusqu’ici était un pays d’émigration. L’Italie et le Japon auraient besoin d’une forte augmentation de leur nombre d’immigrants. Par contre, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis pourraient conserver leur nombre d’habitants avec moins d’immigrants que ce qu’ils ont reçu dans le passé récent.
Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections des Nations Unies. La seule exception concerne les États-Unis.
Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter les déclins de la population en âge de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des États-Unis, ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2 050 – entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie.
Relativement à la taille de leur population, l’Italie et l’Allemagne auraient besoin du plus grand nombre d’immigrants pour conserver la taille de leurs populations d’âge actif. L’Italie aurait besoin en moyenne chaque année de 6 500 immigrants par million d’habitants et l’Allemagne de 6 000. Les États-Unis auraient besoin du plus petit nombre – 1 300 immigrants annuellement par million d’habitants.
Les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population. Maintenir à leurs niveaux les rapports de support potentiel demanderait dans tous les cas des volumes d’immigration sans aucune commune mesure avec l’expérience passée et avec ce que l’on peut raisonnablement attendre.
En l’absence d’immigration, on pourrait maintenir à leurs niveaux actuels les rapports de support potentiel en augmentant la limite supérieure de l’âge actif à environ 75 ans.
Les nouveaux défis posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront le réexamen fondamental de beaucoup de politiques et de programmes établis, avec une perspective à long terme. Les questions cruciales qu’il faut examiner comprennent : (a) les ages appropriés pour la retraite ; (b) les niveaux, types et natures des prestations de retraite et de soins de santé pour les personnes âgées ; (c) la participation à l’activité économique ; (d) les montants des contributions des travailleurs et des employeurs pour financer les retraites et soins de santé des retraités ; et (d) les politiques et programmes ayant trait aux migrations internationales, en particulier aux migrations de remplacement et à l’intégration de grand nombre d’immigrants récents et de leurs descendants.

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On peut accéder à ce rapport sur le site internet de la Division de la population

(http://www.un.org/esa/population/unpop.htm). Pour plus d’information, s’adresser au bureau de Mme. Hania Zlotnik, Directeur de la Division de la Population, Nations Unies, New York 10017, USA ; tel : +1-212-963-3179, fax +1-212-963-2147.

Autres liens :

http://www.un.org/esa/population/publications/migration/pressfr.htm

http://www.un.org/en/development/desa/population/migration/publications/migrationreport/docs/MigrationReport2015.pdf#page = 7

http://www.un.org/en/development/desa/population/migration/publications/migrationreport/migreport.shtml

http://www.un.org/esa/population/unpop.htm

http://webtv.un.org/meetings-events/watch/part-3-fifteenth-coordination-meeting-on-international-migration-organized-by-the-population-division-department-of-economic-and-social-affairs-desa/5327605123001

 

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15/02/2017

Les ONG et le juteux trafic des migrants à travers la Méditerranée.

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Cedric Herou, ce paysan de la vallée de la Roya condamné symboliquement par le tribunal correctionnel de Nice à une amende de 3 000 euros avec sursis, devient une sorte de symbole de l’aide aux migrants. Son délit : avoir introduit en France des migrants depuis l’Italie. Le Parquet niçois était plus virulent que les juges puisqu’il reprochait au jeune militant, en plus d’avoir fait entrer illégalement des migrants enfants, le fait d’avoir détourné la loi de décembre 2012 accordant l’immunité pénale à ceux qui apportent une aide humanitaire et désintéressée aux migrants. Il avait requis huit mois de prison avec sursis à son encontre, ainsi que la confiscation de son véhicule, et un usage limité de son permis de conduire aux seuls besoins de sa profession.

Ça, c’est la façade, c’est ce que nous montrent les médias « mènestrims ». Mais comment les gentils migrants gentiment aidés par le gentil paysan des Alpes-Maritimes sont-ils arrivés à Vintimille ?

Hors des canaux de la grande presse, des informations pour le moins dérangeantes circulent depuis quelques semaines sur la Toile. Elles donnent un éclairage nouveau et qui laisse abasourdi sur le problème des migrants : on peut lire que « Les ONG introduisent clandestinement des immigrants en Europe à l’échelle industrielle ». À la base de ces docs : GEFIRA 

Les enquêteurs de ce mouvement disent tirer ces conclusions de l’observation de mouvements étranges entre les côtes Africaines et l’Italie (http://marine-traffic.com/ et http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php). Et ils en auraient déduit l'existence d'actions qui sortent du cadre du pur humanisme : une immigration manifestement organisée, non éligible, donc clandestine. Info ? Intox ? Libé a tenté d’intoxiquer en « désintoxiquant » cette info. Mais l’OJIM (observatoire des journalistes et de l’information médiatique) a solidement dézingué cette pseudo « désintox » http://www.ojim.fr/le-financial-times-confirme-lintox-de-liberation-et-arte/

Revenons donc à ces infos qui disent en substance que les ONG, les passeurs, la mafia, de mèche avec l’Union européenne, auraient expédié des milliers d’illégaux en Europe sous prétexte de sauver des gens, aidés par la garde côtière italienne qui a coordonné leurs activités.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Les faits : « Les trafiquants d’êtres humains entrent en contact avec la garde côtière italienne à l’avance pour recevoir leur soutien et ramasser leur cargaison douteuse. Les navires des ONG sont dirigés vers la « zone de sauvetage », même si ceux qui doivent être secourus sont toujours en Libye. Les 15 navires que nous avons observés appartiennent à ou sont loués par des ONG. Ils ont régulièrement été vus quittant leurs ports italiens, cap au sud, s’arrêter sur le point d’atteindre la côte libyenne, ramasser leur cargaison humaine, et refaire le voyage de 260 miles vers l’Italie, bien que le port de Zarzis en Tunisie soit seulement à 60 miles du spot de secours. »

Ça, c’est que dit Gefira. Il faut recouper.

Le 15 décembre, le Financial Times, peu suspect d’accointance avec les sites qui dénoncent la propagande médiatique sur les clandestins, publie un article avec le titre suivant « les douanes européennes accusent des organisations humanitaires de collusion avec les passeurs de migrants ».

L’article indique que Frontex, l’organisation de contrôle des frontières extérieures de l’Europe, a constaté que lors des opérations de sauvetage en haute mer des indications ont été données par des ONG à des migrants – avant le départ de la terre ferme sur les côtes libyennes – sur la direction précise à suivre pour atteindre les bateaux des dites ONG. Ça recoupe l’information précédente.

Les ONG concernées sont les suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric. Mais il peut aussi y avoir une motivation politique camouflée. En effet, les activités de l’organisation basée à Malte, MOAS, par la traite des personnes vers l’Italie est la meilleure garantie que les migrants ne se présenteront pas sur la rive maltaise. (http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean). Et puis, pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’oeuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

MOAS (migrants offshore aid station) fait carrément son bizness sur le « sauvetage » des migrants clandestins. C’est une organisation qui ressemble à une énorme pompe à fric. La « mission » qu’elle proclame : patrouiller en Méditerranée à la recherche de migrants perdus en haute mer et les sauver de leurs mauvais bateaux, radeaux, dinghies pour les embarquer à bord de leur « navire amiral », le Phoenix. Ils utilisent même des drones pour repérer leurs cargaisons de malheureux. MOAS est dirigé par un Étasunien plutôt sulfureux, le dénommé Chris Catrambone qui a fait fortune en vendant des assurances en Irak et en Afghanistan et excelle à faire sa pube dans les médias.

Dans son équipage, quelques personnages, aussi sulfureux ayant des accointances avec l’armée privée de mercenaires étasunienne Blackwater (rebaptisée « Academi »), célèbre pour ses nombreuses « bavures » en Irak.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. À noter que le Phoenix, bien que basé à Malte, n’amène jamais ses cargaisons dans cette île mais en Sicile, pays de la mafia qui se charge du reste…

À noter encore que sur les belles images de « sauvetages » dont nous abreuvent les télés, il fait toujours beau, sur une mer d’huile. Belle mise en scène.

Huit ONG ont transporté à elles seules avec leur service de navette, en moins de deux mois, 14 954 immigrants clandestins (sur 39 192 en tout). Il s’agit bien d’un trafic d’êtres humains à l’échelle industrielle.

Les navires utilisés en permanence par les ONG au large de la côte libyenne

Le Phoenix est l’un des deux navires MOAS. Le navire est régulièrement repéré dans les eaux territoriales de la Libye. Il est enregistré au Belize, en Amérique du Sud. Cependant, le navire est détenu et exploité par les Maltais pour amener les immigrants en Italie. Site Web

Le Topaz Responder, un navire d’intervention d’urgence qui mesure 51 mètres, qui accueille deux canots de sauvetage rapides. Le navire est géré en association avec MSF. Ceci est l’un des trois ferries qui peuvent transporter des centaines de personnes d’un seul coup. Le navire est immatriculé aux îles Marshall. Site Web

Le Luventa est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas et détenu par l’ONG allemande Jugend Rettet.

Le Golfo Azzurro est utilisé par le néerlandais « Boat Refugee Foundation ». Golfo Azzurro opère sous le pavillon du Panama. La Fondation affrète le navire pour un prix symbolique. Site Web

Dignity 1 est enregistré sous le pavillon du Panama. Gefira pense que le navire appartient à Médecins Sans Frontières.

Le Bourbon Argos est un navire de Médecins Sans Frontières. Il est l’un des trois navires utilisés pour transporter les gens de navires plus petits vers l’Italie. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon du Luxembourg. Site Web

Le Aquarius est l’un des nombreux navires gérés par Médecins Sans Frontières. Il est enregistré sous le pavillon de Gibraltar. Site Web

Le navire Vos Hestia search and rescue, affrété par l’organisme de bienfaisance Save the Children, comme la plupart des navires d’ONG, est sous la supervision du site Web de la Garde côtière italienne Save the Children.

Proactiva Open Arms exploite l’Astral. Gefira dit l’avoir observé à plusieurs reprises dans les eaux territoriales libyennes. Le navire a disparu sur une base régulière à partir des sites de suivi AIS. Site Web

Le MS Sea-Watch I est possédé par une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med, un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et exigent un passage libre et sûr en Europe. Site Web

Le MS Sea-Watch II appartient à une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et ils exigent un passage libre et sûr en Europe. Site Web

Le Audur est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas. Gefira ne sait pas à qui appartient ce navire.

Le MS Sea-Eye est possédé par Sea-Eye-eV. Michael Buschheuer de Regensburg, en Allemagne, et un groupe de la famille et amis ont fondé l’organisme sans but lucratif de sauvetage en mer Sea-Eye eV. Site Web

Le Speedy est un hors-bord appartenant à Sea-Eye-eV. Le navire est confisqué par le gouvernement libyen. Site Web

Le Minden est possédé par l’organisation allemande Lifeboat. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon de l’Allemagne. Site Web

Voilà quelques éléments qui accréditent la thèse d’une organisation multiple dont la finalité est d’amener un maximum de migrants en Europe. À noter la présence d’associations qui luttent pour une ouverture totale des frontières, pour une Europe passoire.

À vous de juger

 

Sources :

http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean

Caught in the act: NGOs deal in migrant smuggling”

https://gefira.org/en/2016/11/16/moas-is-there-to-pick-you-up/

https://gefira.org/en/2016/11/16/ngos-armada-for-the-coast-of-libya/

http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php

http://marine-traffic.com/

http://www.humanite.fr/en-sicile-le-business-des-migrants-est-plus-rentable-que-la-drogue-573036



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08/02/2017

Fillon. Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirais qui tu es.

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« Mea culpa ». Il a fait son cinoche pour tenter d’éteindre le feu de ses magouilles devant des journalistes bien gentils. Il a rejeté ses fautes sur la presse et sur les magistrats, c’est une tradition. Puis il a rameuté les satrapes de son parti pour leur distribuer les éléments de langage. Et maintenant il reprend les avirons…

« Papa, c’est loin l’Élysée ? - Tais-toi et rame ! »

Bon. Allons voir qui rame pour lui sur les bancs de sa galère.

Dans la hiérarchie des rameurs il y a d’abord le pognon. Sur le banc de l’économie, donc du fric, le rameur en chef est le ci-devant Castries Henri de. C’est au prestigieux et très discret Links Club de New-York, lors d’un cocktail organisé par ses soins durant un voyage express les 8 et 9 septembre derniers, qu’Henri de Castries, président du comité de direction du Groupe Bilderberg depuis 2012, avait présenté son ami François Fillon à un parterre international de patrons et de banquiers, afin de lever des fonds. Castrie et Fillon, c'est une vieille amitié. Fillon a été « introduit » par Castries auprès de Bilderberg en 2013, en Grande-Bretagne, en compagnie de Christine Lagarde et Valérie Pécresse.

Bilderberg… Tiens les voilà ceux-la ! Lorsqu’il était Premier ministre de Sarko, Fillon a reçu une trentaine de membres des Bilderberg à Matignon. Et pas des seconds couteaux. Il y avait là, selon L’Obs, outre Henri de Castries, leur patron, une trentaine de membres du comité de direction de ce groupe sulfureux : le patron de Goldman Sachs Peter Sutherland, le directeur de la banque Lazard Ken Jacobs, le gourou des néoconservateurs états-uniens Richard Perle, le patron de Shell Jorma Ollila, le futur chef du gouvernement italien, également coopté par Goldman Sachs, Mario Monti, la présidente du musée d’art moderne de New-York Marie-Josée Kravis, épouse de Henry Kravis, propriétaire d’un fonds d’investissement états-unien.

Bilderberg ? Kesako. Allez voir ici cette remarquable enquête canadienne : https://youtu.be/1eqXJIZs-ck

Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller. Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays du monde occidental, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Il prétend être un véritable « gouvernement mondial » occulte… mais sans les BRICS, ce qui relativise les prétentions de ses membres ! Son potentiel de nuisance reste néanmoins important, surtout sur l'Amérique du Nord et l'Europe. Ses orientations stratégiques sont avant tout la mondialisation ultralibérale au profit des multinationales et des puissances financières. Ses actions occultes peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, le choix des dirigeants et ministres, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

Les politiciens sont très flattés d'y être invités pour la grande séance annuelle. En 2014 un certain Emmanuel Macron était invité ! L’an dernier il y a eu… Juppé. Parmi d'autres, mais comme par hasard ceux-là postulent pour l'un, a postulé pour l'autre à la magistrature suprême.

Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80 % des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu’une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le « Steering Committee », est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le « Bilderberg Advisory Committee » (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de « parrains », les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l’organisation.

L’opacité est de règle. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. A leur raout annuel, ce sont toujours des conditions de sécurité dignes de Fort-Knox ! Des flics partout. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent naissance entre ces dangereux personnages? Qui lo sa ?

Les intérêts des « Bilderbergers » gravitent autour du projet central consistant à la fois à éliminer les États nationaux et des droits sociaux, à créer une immense classe pauvre de personnes précaires, nomades et disposées à tout pour survivre, à détruire les constitutions et les frontières nationales, à mettre en place de nouveaux traités internationaux contraignants qui font primer l’économie et la Banque, à attaquer tous azimuts le monde du travail et les garanties sociales.

Les unions et les traités internationaux sont utilisés comme moyens pour mettre fin aux souverainetés nationales et démocratiques, et par là même, déstructurer le Droit et l’État social, en imposant comme seul paramètre la compétitivité au niveau international.

Au travers des traités internationaux comme Tafta et Ceta, les gouvernements sont en réalité privés de leur pouvoir qu’ils cèdent à des agences internationales et financières, lesquelles se substituent de plus en plus aux États nationaux dont les dirigeants étaient, du moins sur le papier, élus par le peuple.

Rappelons que le capo de tuti i capi actuel de ces gens est donc Henri de Castries, le pote au Sourcilleux. Il est le premier Français à présider le Bilderberg. Ancien patron du groupe d’assurances Axa, c’est un pote à Sarko mais aussi de Hollande, à travers la célèbre promotion de l’ENA Voltaire… C’est lui qui pilote le programme économique de Fillon. On comprend mieux le côté « social » de ce programme visant entre autres horreurs, à tuer la Sécu pour refiler le gâteau… aux assurances privées ! Ben voyons.

Certains le voient à Matignon ou à Bercy en cas de victoire de son bourrin, mais en principe, les « Bilderberger » ne participent pas directement aux gouvernements, mais choisissent les marionnettes politiques qui travailleront pour eux et imposeront leur programme. Quelques marionnettes qui ont eu un bel avenir suite à leur invitation à un de leur grand raout annuel ou, mieux, à leur adoubement : Kissinger, Margaret Thatcher, Bill Clinton, Van Rompuy, Etienne Davignon, Zapatero, Mario Monti, mais aussi (tiens, tiens!) Manuel Valls, Michel Sapin, Laurent Fabius mais encore Giovanni Agnelli et même… Christine Okrent. (Liste des participants 2016 ici)

Ah ! Au fait, Bilderberg a un autre fer au feu, pour ferrer un autre poulain au cas où Fillon se ramasserait une gamelle. Un dénommé Emmanuel Macron.

 

Sources ;

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lien 2

 

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06/02/2017

« Sortons les sortants » ! Le DÉGAGISME est en route...

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Quelle est la différence entre un train et un politicien ?
- Quand le train déraille, ça le stoppe.

 

Ça ressemble à un jeu de massacre.

D’abord Sarko et Juppé à droite : DEGAGÉS !

Puis François « Ganelon » Hollande qui capitule sans combattre : DEGAGÉ

Vals et Montebourg à gauche, DEGAGÉS par Hamon.

DEGAGÉS les cadors, et une (petite) place aux deuxièmes gâchettes.

Pour les présidentielles, on se retrouvait avec un grand favori : Fillon ; un épouvantail : Le Pen ; le représentant de ce qui reste des Socialiste : Hamon ; un trublion : Macron et l’inévitable Mélenchon, repoussoir pour les uns, espérance pour beaucoup d’autres. La routine quoi.

Seulement voilà. Les dieux de l’Olympe électoral ont eu envie de se marrer. Ils se sont alors rappelés la fragilité voire la duplicité de l’entreprise humaine : voile tissé pendant le jour, défait la nuit par la fille de d’Icarios, la belle Pénélope.

Mais on n’est plus au temps d’Homère. Pénélope et son Ulysse de sous-préfecture préfèrent les thunes aux voiles, aussi délicats soient-ils. Et n’entendent pas se défaire de ce qu’ils ont patiemment amassé : un million d’euros sournoisement piqués dans les poches des contribuables.

Et voilà que ces bricoles arrivent aux oreilles du plus sympathique et du plus redoutable des palmipèdes ! Qui s’empresse – c’est sa vocation – de le couin-couiner à tout va !

L'invraisemblable, c'est qu'il se prétend agressé le Sourcilleux ! Offusqué ! Il se sent, il se vit comme une victime ! Et il se répand en gueulant au complot ! Pour un petit million d'euros de générosité conjugale et filiale… En toute légalité plaide l’oncle Picsou de la Sarthe, mais en toute immoralité pensent les cochons de payants qui sont autant de redoutables électeurs ! Révoltant d'indécence.

Séisme au pays des rillettes ! Tsunami dans le camp des « vainqueurs » (qui se distribuaient déjà les maroquins et les juteuses prébendes). Doit-il rester, doit-il partir ? « On » fait semblant pour la galerie de soutenir le candidat pas si candide, mais « on » s’entre-dévisage en loucedé pour savoir qui est la « balance » et « on » s’entre-déchire déjà discrètement pour savoir qui remplacera le premier en cartes qui, immanquablement pensent-ils, va devoir lâcher le morceau.

On verra bien, très vite d’ailleurs car le calendrier électoral ne permet pas de tergiverser longtemps.

« Ils » n’ont rien compris. Ils continuent leurs petits jeux de pouvoirs, leurs rivalités d’appareil, leurs cuisines de partis sans se rendre compte que le Peuple – celui qui détient (en pointillé) le pouvoir par son bulletin de vote – ne veut plus de ces jeux-là ! Et qu’il a décidé de leur sort : le peuple va virer les politiciens professionnels, ceux qui ont fait de la politique un métier alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. Les virer tous. De droite comme de gauche.

Le mouvement n’est pas seulement français, il est mondial. Du moins dans le monde de nos démocraties. C’est un grand chamboulement : Brexit chez les Rosbifs, Trump chez les Yankees, et la suite à venir, c'est l'illustration de ce rejet d'une caste qui se croit tout permis.

Le peuple en a marre de ces partis qui regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et qui ne veulent pas le lâcher le morceau ! Cumulards tant qu’ils peuvent l’être, usant et abusant de privilèges aberrants. De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat et donc la paralysie du système. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de connerie.

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme ! Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature. Révoltant d’inefficacité.

La caste politique est conforté dans une culture du privilège et de l'impunité par le flou des règlements de l'Assemblée nationale et du Sénat et le laxisme – jusqu'à l'affaire Cahuzac – de la justice à leur égard. C’est de ce dévoiement de la démocratie que les citoyens ne veulent plus. De cette connivence entre professionnels de la politique, journalistes, économistes, industriels, financiers. De cette spoliation des efforts communs au seul profit d’une petite caste de parasites. Mais de parasites tellement coupés de la réalité de la vie du peuple, tellement ancrés dans leur dépravation qu’elle leur est naturelle et qu’ils s’offusquent lorsque leurs saloperies leur jaillissent à la gueule !

Ainsi Fillon le Faillitaire, drapé sans vergogne dans son « honnêteté » offensée, qui crient au complot et trouve normal que sa tendre épouse ait empoché en quelques années d’un travail hypothétique sinon fictif l’équivalent de ce que touche un professeur en quarante ans de carrière ou deux smicards durant toute leur pénible existence ! Et que doivent penser les étudiants qui rament l’été pour quelques poignées de figues lorsqu’ils apprennent que les rejetons bien nés du châtelain du manoir de Beaucé, près de Sablé-sur-Sarthe, ont encaissé pour leurs jobs d’été plus de 80 000 euros d’argent public sortis de nos poches ? ! Sans parler des chèques de la caisse noire du Sénat. Basta !

Qu’importe la réalité ou non du « travail » de Pénélope et de ses enfants, ce que retient le populo, c’est le montant tout à fait immoral, indécent des sommes. Mais le candidat Fillon rejette la réalité et s’accroche à ses chimères.

Le pire, c’est que cela est légal. Dès lors comment ne pas comprendre le « Sortons les sortants », le « Dégageons-les tous ». Le peuple exprime son ras-le-bol total de ces gens qui s’installent impunément et « naturellement » selon leur esprit de caste en dehors, voire au-dessus des lois qu’ils votent et imposent souvent durement aux autres.

Ce mouvement amorcé lors des primaires des partis qui squattent le pouvoir va se poursuivre à une tout autre échelle lors des prochaines élections majeures, la présidentielle et les législatives. On peut s’attendre à un rejet massif des candidats des partis s’autoproclamant « de pouvoir » au profit des candidats dédaigneusement qualifiés de « populistes » (Pouah ! Dans populiste, il y a peuple…). Le douteux Fillon ou son remplaçant, comme Hamon s'ils se laissent castrer par les caciques du PS, se partageront vraisemblablement les quatrième et cinquième places…

Le choix est alors entre les mensonges et l’aventure fascisante de Le Pen, le faux nez des banksters et du patronat de Macron ou la sixième république populaire de Mélenchon.

Sinon…

 

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01/02/2017

ALERTE ! Le traité « CETA » bientôt « provisoirement » adopté contre la volonté des populations.

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Pendant qu’en France on sodomise les diptères avec les magouilles fillonesques et lepéniennes, les eurotrafiquants de Bruxelles sodomisent – eux – toutes les populations de l’Europe. En effet, les députés membres de la commission « commerce » ont approuvé l’exécrable projet de traité global avec le Canada connu sous le vocable de CETA avec une nette majorité : 25 pour, 15 contre et une abstention. La droite PPE auquel appartient LR a voté pour avec l’appui des libéraux (dont Modem et UDI) ; les écologistes, les élus de la Gauche unitaire européenne (GUE) dont le Front de gauche et le FN ont voté contre. Les Sociaux-démocrates étaient partagés (les Allemands pour, les socialistes français et belge contre). Il faut dire que la majorité des membres de cette « Commission commerce » comptent parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation maximale des échanges et des investissements, dans laquelle les normes sociales, sanitaires et environnementales sont exclusivement perçues comme des obstacles au commerce.

La balle est maintenant dans la main des députés européens du Parlement européen de Strasbourg. Le traité de Lisbonne donne à cette institution un droit de veto sur les traités commerciaux. Les élus vont-ils avoir le courage et la lucidité de rejeter cette horreur qu’est le CETA, comme ils avaient rejeté un projet de traité commercial aussi pourri, l’ACTA.

L’Union Européenne a une conception pour le moins « pittoresque » de la démocratie. Ainsi, en cas de feu vert à Strasbourg, le CETA pourrait entrer en vigueur, de manière provisoire, dès avril de cette année ! Considéré comme un traité « mixte », il devra ensuite être voté par l’ensemble des parlements nationaux – et parfois, régionaux – au sein des 28, pour rendre son approbation définitive. Cette phase de ratification pourrait durer plusieurs années…

Qui a décidé d’un truc pareil ? Où a-t-on vu qu’un texte législatif était appliqué « provisoirement » avant d’être voté ? Un provisoire qui dure !

Pas si couillon, Donald Trump a signé lundi à Washington l’acte de retrait des États-Unis du Traité transpacifique (TPP) mais avec le CETA, les USA exporteront ce qu’ils veulent via le Canada tout en se permettant de refuser l’importation de tout ce qu’ils veulent. Naïveté de l’U.E. ? Konnerie ? Où complicité des « eurotrafiquants » achetés par les armées de lobbies sévissant à Bruxelles pour le compte des multinationales et de la finance ?

Le CETA « un bon accord » proclame ses thuriféraires. C’est archi faux :

1. L’enjeu du CETA est de s’attaquer aux « obstacles au commerce ». Comprenez : aux réglementations, y compris dans des domaines sensibles comme l’alimentation, l’environnement, la santé, ou encore les droits sociaux. Ce traité aura donc un impact durable sur notre vie quotidienne, bien au-delà des questions commerciales.

2. En donnant des pouvoirs exceptionnels aux multinationales, le CETA met en danger la capacité de nos institutions démocratiques à décider librement de politiques d’intérêt général : on risque la paralysie et un nivellement par le bas. Par exemple, un étiquetage plus complet des OGM ou l’interdiction de substances potentiellement dangereuses présentes dans l’agriculture et l’alimentation deviendraient quasiment impossibles avec l’adoption de cet accord.

3. Le CETA offre la possibilité aux investisseurs étrangers d’attaquer les États devant des tribunaux d’arbitrage, au motif que des décisions politiques affecteraient leurs bénéfices, réels ou attendus. Le risque pour l’État d’être condamné à payer des dommages et intérêts peut le dissuader de prendre des décisions d’intérêt général pourtant importantes.

4. Le CETA ne s’arrête pas là et donne à un « comité » de personnes non élues voix au chapitre sur les réglementations en Europe et au Canada, sans légitimité démocratique. Les lobbies industriels, très influents, seront bien sûr très largement consultés par ce comité.

5. Mais cela n’est pas tout… Nous avons autrefois été protégés de la vache folle, du recours à certains antibiotiques en élevage, du bœuf aux hormones, grâce au principe de précaution inscrit dans nos textes européens. Or, il n’est pas du tout garanti dans le CETA ! C’est très grave car ce principe permet d’écarter du marché ce qui comporte un risque pour notre santé. Tout cela est sérieusement remis en question par cet accord. Quel peut être l’impact ?

Pesticides : le CETA propose de s’aligner sur des normes de protection a minima, qu’il ne serait ensuite plus possible de changer ;

Perturbateurs endocriniens : retards accumulés par la Commission européenne pour définir des critères d’évaluation de ces substances toxiques et prendre des décisions pour protéger notre santé ;

OGM : Avec le CETA, il deviendrait quasi impossible d’introduire un étiquetage plus exigeant, un étiquetage des sous-produits de l’élevage tels que le lait, les œufs ou la viande issus d’animaux nourris à l’aide d’aliments génétiquement modifiés.. De même, il sera très difficile de faire interdire de nouveaux types d’OGM à l’avenir.

Quant aux bénéfices promis, ils restent très hypothétiques… La Commission européenne parle d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) de moins de 2 euros par mois et par habitant d’ici 10 ans…

Et on sacrifierait le principe de précaution et la démocratie pour 2 euros ?

Faisons savoir notre désapprobation aux députés européens qui auront à trancher le 15 février.

 

Pour les députés français, la liste est là : http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search.html?country...

Pour les autres Européens, elle est la : http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/map.html

Et n’oublions pas que l’on n’agit pas, on subit !

 

Sources :

https://www.foodwatch.org/fr/accueil/

https://www.mediapart.fr/journal/international/240117/le-traite-de-libre-echange-entre-lue-et-le-canada-franchit-une-nouvelle-etape

http://www.europarl.europa.eu/news/en/news-room/20170124IPR59704/ceta-trade-committee-meps-back-eu-canada-agreement

http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/20120703IPR48247/le-parlement-europ%C3%A9en-rejette-l’acta

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/23/libre-echange-trump-signe-l-acte-de-retrait-des-etats-unis-du-partenariat-transpacifique_5067840_3222.html

 

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25/01/2017

Marchandages nucléaires : « Tu fermes Fessenheim ou je te plombe l’EPR ! »

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Comme d’habitude, la magouille a prévalu concernant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. EDF et l’État ont marchandé comme des margoulins : c’est Fessenheim contre l’EPR de Flamanville.

On se souvient que la fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) était une promesse du candidat François Hollande, qui argumentait ainsi : « Fessenheim est la plus ancienne centrale, elle était prévue normalement pour trente ans et aura quarante ans d’âge en 2017. De plus elle est proche d’une zone sismique, ce qui est quand même un risque. » Il oublie de dire qu’il se fait pousser au cul par les voisins allemands et suisses qui tremblent devant les risques que leur font prendre les Français, et donc gueulent en conséquence !

La chose était cause d’une embrouille au niveau gouvernemental entre Ségolène Royal qui voulait fermer Fessenheim et Manuel Vals qui ne voulait pas. Cazeneuve a tranché. Et donc le conseil d’administration d’EDF a approuvé le mardi 24 janvier le protocole d’indemnisation du groupe par l’État français pour la fermeture anticipée de la centrale. Les employés et les élus locaux doivent l’avoir en travers… Qu'ils se rassurent, la bête bougera encore longtemps.

Mais derrière cette saine décision il y a des tractations de marchands de tapis : c’est Fessenheim contre Flamanville ! En effet, le décret de création de l’EPR de Flamanville donne 10 ans à EDF pour finaliser la construction du réacteur. Et cette autorisation arrive à échéance en avril prochain. Or les nombreux problèmes de réalisation de ce monstre font que, de retard en retard, il n’entrera en service, au mieux, que fin 2018.

EDF dit avoir envoyé en temps utile – le 11 octobre 2015 – une lettre au ministre en charge de l’énergie (Ségolène Royal) demandant une prolongation de cette autorisation de 18 à 20 mois. C'est une procédure qui s’est déjà faite, notamment pour les réacteurs de Civaux (Vienne) et de Chooz (Ardennes).

EDF mettait donc comme condition à l’arrêt de Fessenheim la prolongation de l’autorisation de l’EPR. Mais ce n’est pas tout. EDF a également obtenu l’assurance de pouvoir redémarrer le réacteur n° 2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), à l’arrêt depuis mai 2015 alors que la loi de transition énergétique prévoit qu’un réacteur à l’arrêt depuis plus de deux ans devrait être considéré comme en arrêt "définitif". « La ministre chargée de l’Énergie donnera suite positivement aux demandes que le conseil d’administration vient d’exprimer », a indiqué Ségolène Royal. Autrement dit, elle accepte la combine d'EDF. On peut toujours s’arranger pour qu’une promesse électorale, au moins une, soit tenue ! Encore que...

Encore que l’article L.593-13 du code de l’environnement dit que si une installation nucléaire de base (INB) n’est pas mise en service dans le délai fixé par son autorisation de création, « il peut être mis fin à l’autorisation de l’installation, après avis de l’ASN ». Et l’avis de l’ASN n’est pas obligatoirement celui que voudrait EDF…

Si la demande de modification du décret déposée par EDF constitue une modification notable, EDF devra compter avec une nouvelle procédure d’autorisation comprenant la réalisation d’une enquête publique. C’est donc au gouvernement qu’il reviendra de décider si la demande de prolongation constitue une modification notable ou non.

Corinne Lepage l’avocate spécialiste du droit de l’environnement, explique que « les faits, comme la législation, ont évolué depuis 2007, ne serait-ce qu’à cause de la catastrophe de Fukushima et des défauts à répétition de l’EPR, ce qui impose de refaire un dossier et de le soumettre aux citoyens ».

Ce décret devrait être pris un mois avant la présidentielle. Est-ce que ce sera le cas ? Car cette demande de prolongation d’autorisation sera vraisemblablement attaquée devant le Conseil d'État et fera probablement l’objet d’une QPR (question prioritaire de constitutionnalité). Tout ça prend du temps. Quel sera alors le gouvernement qui aura à trancher ?

« Ouate Inde Scie ». On verra bien.


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09/01/2017

Campagne présidentielle : Mélenchon flamboyant à Tourcoing !

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« Vous êtes 13 millions ! Vous êtes la classe la plus puissante de notre pays. Alors ne vous abstenez pas. N’abandonnez pas votre bulletin de vote ! Ne vous éliminez pas de la décision ! »

Il avait du gaz Mélenchon dimanche après-midi à Tourcoing ! Salle trop pleine, et un millier de personnes qui bravaient le froid et la brume dehors. C’est d’ailleurs dehors que le premier de « La France insoumise » a prononcé l’essentiel de son discours de plus d’une heure et demi, essentiellement axé sur le volet Travail de son programme.

Il a soulevé l’enthousiasme de la foule en s’en prenant sans fioritures à Auchan, l’entreprise où une caissière a fait récemment une fausse couche à cause de conditions de travail déplorables. « Cette jeune femme a perdu son enfant uniquement du fait du mépris de ceux qui en avaient la responsabilité, qui n’ont pas écouté ce qu’elle avait à dire…/… « Le patron de ce groupe qui est responsable du malheur de cette jeune vendeuse, M.Mulliez n’habite pas très loin d’ici, mais en Belgique ! Eh bien quand je serais président, il paiera les impôts qu’il doit où qu’il soit, même en enfer ! »

Et Mélenchon s’appuie sur ce fait divers pour préciser ses idées sut la question : « Quand je serais président, l’impôt sera universel, basé sur la nationalité du cotisant quand il n’est plus en France. Les citoyens français devront déclarer partout dans le monde ce qu’ils paient comme impôt à la nation qui les accueille. Il est bien normal qu’ils en paient là où ils se trouvent, car nous pratiquons de même chez nous, mais ils devront déclarer ce montant au fisc, et celui-ci regardera si, après avoir payé cette somme, en France, ils ne devraient pas encore d’argent. »

« N’écoutez pas les bonimenteurs. Le problème ce n’est pas le coût du travail ni celui des chômeurs le problème, ce sont les banquiers ! Le problème ce sont les Mulliez !…/… Chaque mois la BCE (Banque centrale européenne) donne 85 milliards aux banques, ce qui équivaut à six millions de SMIC ! Où sont ces milliards ? Que devient cet argent ? Il sert à soutenir l’activité ? Pas du tout, pour l’essentiel ces milliards repartent immédiatement dans la sphère spéculatrice financière ».

« Savez-vous ce qui est arrivé le 3 janvier, à 18 heures ? Non, vous ne savez pas ? Eh bien en deux jours et demi, les cent vingt patrons les mieux payés de France ont gagné autant que tous les salariés ! Nous avons le record d’Europe des dividendes ! »

Il fustige le gouffre du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) qui est un cadeau de 20 milliards par an aux entreprises. « Chaque emploi créé grâce au CICE coûte 200.000 euro à l’État ! Et l’État, c’est nous ! Voilà pourquoi le CAC 40 est la plus grande association d’assistés de France ! »

« Le système capitaliste fonctionne sur la quasi-gratuité du travail qu’implique la mondialisation. Voilà pourquoi ils délocalisent, voilà pourquoi ils font appel aux travailleurs détachés…./… Nous sommes tous riches des 2 000 milliards qui sont le fruit de notre travail. Mais vous êtes spoliés d’une partie de votre part. En quelques années dix % des bénéfices générés par ce travail sont passés de la poche des salariés dans celle des actionnaires. »

Jean-Luc Mélenchon s’en prend à la Loi El Khomry : « Elle est là pour détruire. Détruire la hiérarchie des normes sociales. Désormais, un accord d’entreprise peut s’imposer même si un accord de branche ou la loi sont plus favorables aux salariés. C’est la porte ouverte au dumping à l’intérieur d’une même branche entre entreprises et à la régression de tous les droits des salariés. L’accord d’entreprise ne doit prier que s’il est plus favorable aux salariés. Il en va de l’égalité des salariés et de la justice entre les entreprises. La Loi El Khomty, c’est le temps de travail légal à 48 heures, comme le veut l’Europe. Et les heures supplémentaires payées à 10 % et non plus à 25 % comme aujourd’hui. Cette loi sera supprimée. »

Il prône le retour aux 35 heures, le renchérissement des heures supplémentaires, la semaine de 5 jours avec 2 jours de congé consécutifs, fustigeant au passage Fillon « Avec Fillon, plus de durée légale du travail ! » Il s’élève contre la généralisation du travail du dimanche qui désorganise la vie. « C’est une stratégie à long terme dont le but est que les femmes restent à la maison et abandonnent leurs carrières professionnelles. C’est leur façon de résoudre le chômage et éliminant les femmes du monde du travail ! »

L’orateur propose le SMIC à 1700 euro brut immédiatement, net plus tard. « Savez-vous que ceux qui sont payés au SMIC touchent 100 euro de plus seulement que le seuil de pauvreté ! ? ! ? » Mais pour ne pas écraser les TPE et PME, Mélenchon propose de faire une caisse commune de cotisations sociales entre entreprises, grosses et petites.

Il illustre ses propos concernant la défense des PME avec l’histoire des Ecopla, cette entreprise de fabrication de récipients jetables en aluminium pour l’agroalimentaire, entreprise mise en faillite par une succession de magouilles entre fonds d’investissement voyous et que le tribunal de commerce à refuser de vendre à une Scoop créée par les salariés. « Il faudra réformer les tribunaux de commerce pour lesquels la priorité n’est pas de défendre l’emploi mais l’intérêt des créanciers. » Ce qui l’amène à envisager un « droit de remontrance » pour les salariés si les patrons font des erreurs manifestes.

Très en verve, Mélenchon exhorte ses auditeurs à ne pas se résigner : « Avec leur indifférence au sort des autres, les puissants veulent toujours avoir le dernier mot et c’est avec ça qu’ils impressionnent, qu’ils font peur et que les gens ont peur et c’est de cette peur que nous voulons délivrer le monde du travail », puis le candidat invite les salariés, les ouvriers et les chômeurs a « relever la tête » avec la France insoumise.

Enfin, l’orateur, très applaudi, cite Jaurès : « La révolution de 1789 a fait les Français rois dans la cité, mais ils restent serfs dans l’entreprise. »


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27/12/2016

Paul Hueur et Paul Hué s'engueulent.

 

 

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- Oh là ! Sieur Paul Hué, vos vaches pètent trop

Il vous faudra réduire leurs délires ventraux

Car leurs rots et leurs pets, ce sont du gaz méthane

Qui risque de changer nos prairies en savanes.

- Oh là ! Sieur Paul Hueur, rengainez vos leçons !

Que sont nos pets de vaches comparés au boxon

Que génère sur terre l’hyper consommation

De vos sociétés, vos « civilisations »

Basées sur le paraitre et sur le racolage,

Sur l’avoir plus que l’être, et où le gaspillage

Est le mode normal de concevoir la vie,

Où l’on prend, casse et jette au gré de ses envies.

- Notre mode de vie n’est pas négociable

Vous feriez comme nous si vous étiez capables !

De quoi donc rêvez-vous dans vos sombres gourbis ?

De bagnoles, de viandes, d’alcools, de beaux habits,

De maisons confortables à l’air conditionné,

De piscines, de plages, de routes bétonnées.

D’ailleurs que faites-vous quand vous avez des thunes ?

Une station de ski au milieu de vos dunes…

- Qui nous pollue la tête avec ces âneries ?

Vos programmes télé avec leurs konneries.

N’avons-nous pas le droit d’être aussi kons que vous ?

Nous marchons sur vos traces, cependant, je l’avoue,

Ces travers me désolent et me mettent en rage

Mais avant d’arriver au niveau de carnage

Que vous faites subir à l’environnement

Nous avons de la marge pour vivre décemment.

Quand un Indien produit une tonne de carbone,

Vous, les Zétazuniens en produisez vingt tonnes

Et dix tonnes en Europe. Mais zéro en Afrique !

C’est à vous d’arrêter vos pollutions chroniques !

- De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes bien contents,

Sûrement pas le peuple, mais vous, les dirigeants

D’accepter nos déchets à pleines palanquées

Car nous vous payons cash pour que vous les planquiez,

Qu’ils soient radioactifs, domestiques ou chimiques !

Euros, yens ou dollars, tout est bon pour vos cliques…

- Taisez votre cynisme, et gardez vos poubelles.

Car par la corruption vos actions criminelles

Saccagent nos contrées, empoisonnent nos gens,

Les poussent à émigrer pour trouver quelque argent.

C’est vous qui polluez depuis bientôt deux siècles.

Vous voudriez en plus nous imposer vos règles ?

C’est à vous de payer ! Vous tuez la nature

Et voulez que ce soit nous qui fassions ceinture ?

Le monde va crever ? Nous n’y sommes pour rien !

Si vous ne casquez pas, on ne répond de rien…

 

VictorAyoli

 

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14/12/2016

Offusqués par la fin de la guerre à Alep !

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Offusqués le représentant des États-Unis à l’ONU, accusant sans vergogne le régime syrien légitime et ses alliés russes de « crimes contre l’humanité ». Manque pas d’air le digne représentant de cette nation de cul-bénits voleurs de terres, fondée sur le génocide de trente millions d’Amérindiens, enrichie par l’esclavage de trente millions de Noirs et maintenant son hégémonie par l’exploitation du reste du monde. Une nation qui a inventé la guerre bactériologique et la seule qui a utilisé l’apocalypse nucléaire atomisant des centaines de milliers de civils. Bonjour les donneurs de leçon…

Offusqué Eyraud, notre inexistant ministre des affaires étrangères.

Offusqués Bernard Guetta, tonton Legrand et tous les bavards de France Inter et autres machines à bruits et étranges lucarnes…

Offusqués par quoi ? Par la fin de la guerre à Alep. Par l’arrêt des bombardements. Par l’évacuation des civils et des islamistes vaincus.

Et de nous servir ad nauseum les « massacres de civils par les soldats de Bachar ». Possible mais qui les a vues ces exactions ? Les envoyés spéciaux de nos médias à Alep Est ? Faux : il n’y en a aucun sur place. Les envoyés spéciaux des journaux étrangers couvrent ces évènements depuis Beyrouth ou la Turquie. Les rares courageux qui sont allés sur place ont été, soit au mieux mis en taule, soit égorgés s’ils n’ont pas réussi à foutre le camp dans le coffre d’une bagnole. Et ils ont raison de ne pas risquer leur peau, de ne pas mettre leur vie entre les mains de l’opposition armée. Parce que cette opposition armée, ce sont les tueurs islamistes et non pas cette armée d’opposition démocratique fantasmée. Elle n’existe pas, du moins elle n’existe plus si elle a jamais existé un jour, phagocytée par les groupes islamistes d’Al Qaeda, même rebaptisés, et ceux de l’État Islamiste. Et nos politiques, nos journalistes, nos éditorialistes, bref toutes nos belles élites pensantes continuent à s’accrocher à cette fiction. En Syrie, il y a deux camps : le pouvoir légitime et ses alliés d’une part, les divers groupes islamistes d’autre part. Les militaires du régime, même si ce régime n’est pas très fréquentable et les égorgeurs islamistes, les tueurs d’allah. Et Basta.

Les informations considérées comme vraies par nos me (r) dias, en provenance de zones tenues par les kidnappeurs, les preneurs d’otages et les égorgeurs, émanent toutes des mêmes sources qui ne peuvent opérer qu’avec l’autorisation des maîtres des lieux. Il est évident qu’un groupe terroriste qui lutte pour sa survie ne va laisser passer que les informations qui les arrangent. Aux médias de faire le tri. Pas facile. Mais les lecteurs et surtout les téléspectateurs conditionnés à l’émotion réclament des images qui leur permettent de s’offusquer et d’étaler leur compassion. Les larmes, ça fait vendre du temps de cerveau disponible pour les margoulins… Dès lors la tentation est grande d’accorder crédit à des informations de deuxième voire troisième main quand ce ne sont pas des reportages bidonnés et des éléments de propagande.

Qui a commencé les guerres au Moyen-Orient ? La Russie ? Non, les États-Unis envahissant l’Irak pour mettre la main sur son pétrole, mentant effrontément à la face du monde en prétendant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive…

Qui a « inventé » Al Qaeda ? Les Russes ? Non, les États-Unis armant et entraînant avec l’aide des services secrets du Pakistan les plus fanatiques des religieux afin, justement, de lutter en Afghanistan contre les Russes de l’URSS de l’époque.

Qui était derrière ces « printemps arabes » qui ont dégagé des pouvoirs certes brutaux voire dictatoriaux et corrompus mais maintenant malgré tout en paix les diverses factions religieuses qui ne demandent qu’à s’entre-tuer ? Les États-Unis et leurs caniches dévoués : Sarko et Cameron. Avec pour résultat – à l’exception de cette valeureuse Tunisie – la prise du pouvoir par les militaires au mieux (Égypte), les Islamistes au pire.

Derrière la guerre en Syrie, il y a une lutte sournoise mais sans merci entre Étasuniens et Russes pour le pétrole, le gaz et les moyens d’exporter ces richesses, les oléoducs, les gazoducs et les ports.

La géopolitique imposée aux dirigeants du monde par les multinationales n’a que faire des misères de quelques milliers de malheureux…

Et puis, tous ces pays à reconstruire… Hummm ! Y a bon les montagnes de fric !

 

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12/12/2016

Au Bistro de la Toile: la relève de Lagarde

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- Qu’est-ce que tu lis Loulle dans ton canard, que je vois branler le chef de façon dubitative ?

- Je regarde la relève de Lagarde ! Ce matin, Mââme Lagarde, « l’une des femmes les plus puissantes du monde » qu’ils disent les plumitifs, va comparaître devant la Cour de justice de la République, la CJR comme ils disent, dans le cadre du scandale du fric piqué dans nos poches – plus de 420 millions – pour les glisser dans les fouilles de Tapie. Lagarde est accusée de « négligence » pour avoir autorisé puis validé l’arbitrage soldant le vieux litige entre Nanard et le Crédit lyonnais concernant la vente d’Adidas. Une « négligence » à 420 patates…

- Bof. « Selon que vous serez puissants ou misérables, Les jugements de cour vous feront noir ou blanc » qu’il disait tonton La Fontaine Jean de… D’abord pourquoi un homme politique au faîte des responsabilités, ministre ou président de la République n’est-il pas jugé comme tous les autres Français, devant une juridiction normale ? Pourquoi ce tribunal d’exception, fait de gens policés, où en compagnie de quelques magistrats rassis siègent des députés et des sénateurs ? Chargés de juger leurs pairs, ils ne sont pas tellement enclins à les allumer ! Cette CJR est la seule juridiction habilitée à poursuivre et à pouvoir juger les ministres, en activité ou anciens, pour des délits et crimes commis dans l’exercice de leur fonction. Deux poids, deux mesures… On revient à la fable de l’ami Jean de…

- Pourtant l’acte d’accusation lui taille un sacré costard à maman Lagarde. On y parle de « légèreté peu admissible », d'« incurie », de dossier « survolé plutôt qu’étudié », il y est dit encore que le dossier Tapie « procède d’une conjonction de fautes qui, par leur nature, leur nombre et leur gravité, dépasse le niveau d’une simple négligence»…

- Elle est loin d’être blanche dans cette histoire, Lagarde. Le 10 octobre 2007, elle a donné instruction aux représentants de l’État de ne pas s’opposer à la demande d’arbitrage déposée par les avocats de Bernard Tapie. « Négligence » ? Difficile à croire, d’autant plis que ce dossier était très sensible et suivi au plus haut niveau. Il avait d’ailleurs donné lieu à une réunion spéciale, à l’Élysée, chez Claude Guéant alors secrétaire général de la Présidence, avec les ci-devant Ouart Patrick (conseiller Justice du président Sárközi de Nagy Bocsa), Pérol François (conseiller économique du président), Richard Stéphane (directeur de cabinet de Lagarde Christine) et Rocchi Jean-François (représentant le CDR, l’organisme chargé de liquider les litiges du Crédit Lyonnais). Lagarde a-t-elle commis des « négligences » ou bien a-t-elle obéi aux ordres ? Rappelons que le pauvre Nanard, dans le paquet des 400 et quelques millions, a touché 45 millions pour « préjudice moral » ! Il a vraiment dû souffrir moralement le mec. À comparer avec les 240 000 euros d’indemnités, toujours pour préjudice moral, de Patrick Dills, un pauvre type qui a fait 16 ans de taule pour un crime qu’il n’avait pas commis. 240 000 pour 16 ans, ça fait l’équivalent d’un SMIC par mois. Comparez avec l’ineffable Nanard. C’est le salaire de la courtisanerie dans cette Sarkozie pourrie.

Deuxième embrouille, en non des moindres : lorsque la décision arbitrale donnant à Tapie 400 et quelques millions de « dommages et intérêts » a été actée, la ministre des finances – dame Lagarde Christine – a donné des instructions aux représentants de l’État de s’opposer à tout recours éventuel !

- Il n’empêche que le Parquet a requis, et va probablement de nouveau requérir un non-lieu en faveur de dame Lagarde Christine !

- C’est vrai. Mais ça donne une autre dimension à l’affaire. Le Parquet dit que « Les décisions prises formellement par la ministre ont été en réalité prises collectivement au plus haut niveau de l’Etat, ce qui relativise la responsabilité personnelle de la seule Mme Lagarde. » Le même Parquet note les « rendez-vous fréquents de M. Tapie avec le président de la République » et cite le candidat de la droite et ex-premier ministre à l’époque, le ci-devant Fillon François apportant tout son soutien à Lagarde Christine : « C’est une décision du gouvernement dont je suis évidemment solidaire. »

- D’après les canards, douze témoins sont cités. Mais l’un des principaux, le sieur Richard Stéphane, directeur de cabinet de l’accusée à l’époque, a déclaré qu’il ne viendrait pas témoigner… Si moi je refuse de me présenter au tribunal si j’ai une embrouille, je suis sûr de voir arriver les lollis me chercher manu militari…

- Le ci-devant Sárközi de Nagy Bocsa Nicolas, lui aussi convoqué par le juge Tournaire pour une de ses nombreuses casseroles, ne s’est pas présenté non plus. Sans autre préjudice que je sache. Toujours Jean de, Loulle. « Selon que vous serez… ». À rapprocher du procès en appel à la demande du Parquet du Luxembourg contre les donneurs d’alerte qui avaient révélé les magouilles de cet Etat-Mafia avec les multinationales pour qu’elles ne paient pas ou si peu d’impôts. Encore Jean de La Fontaine…

- Allez, tè ! Buvons pour oublier !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

07/12/2016

Inquiétants les drôles de drones d’Amazon…

drones

 

Ils sont partout. Dans toutes les grandes surfaces. Il y en a de tout petit, tout mignon pour la maison. Il y en a des plus gros, plus joufflus, plus musclés, pour la cambrousse. Il y en a de loisir, il y en a de travail. « Ils », ce sont les drones, la dernière konnerie à la mode.

Amazon montre dans une video l’avancement de ses projets de livraison de colis par drones. Sur la vidéo de démonstration, on voit un mini-drone octocoptère transportant dans les airs des colis rangés dans de petites boîtes jaunes, depuis les entrepôts jusqu’aux clients vivant dans un rayon de 16 kilomètres et ayant passé commande sur le site d’Amazon. Les drones pourraient livrer des paquets allant jusqu’à 2,3 kg. On peut supposer que ces drones seront guidés automatiquement et se dirigeront vers leur lieu de livraison défini par ses coordonnés GPS. Sauf que le ministère de la Défense ne donnera pas son aval si jamais le cybermarchand demandait à livrer des colis en France grâce à de tels appareils. http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-60941QE.htm

Sympas les drones ! C’est joli, c’est moderne, ça fait rêver. Et c’est utile. D’ailleurs EDF les utilisent, comme les entreprises de com, les télés (au Tour de France par exemple), mais aussi les entreprises agricoles, etc. C’est l’avenir disent certains.

Mouais… Ça peut aussi être dangereux. Très dangereux ! Une video russe fait un tabac sur Youtube. On y voit un quadricopter équipé d’une arme automatique détruire en quelques secondes un groupe de mannequins en plastique servant de cibles… Puis l’opérateur, fonce sur un décor représentant une réunion dans un bâtiment fenêtres ouvertes, pour vider son chargeur sur les 4 mannequins les réduisant en miettes. Sauf que cette vidéo est un montage d’effets spéciaux extrêmement réalistes. Mais cette vidéo interpelle tout de même…

drone planeur amazon.jpgLa menace n’est pas négligeable. Avec 1 500 €, un peu d’ingénieries et une arme, un bon bricoleur peut fabriquer son propre drone tueur, soit un quadricopter très stable, soit un planeur, permettant d’aller beaucoup plus loin. En toute discrétion. In-dé-tec-tables les drones ! Ils ne font pas de bruits grâce à leurs petits moteurs électriques et les radars les confondent avec des pigeons ou des corbeaux. Les spécialistes disent qu’on peut tout de même brouiller les signaux qui télécommandent ces engins. Possible. Mais probablement pas rédhibitoire pour une organisation terroriste.

Imaginons trois, quatre, cinq ou six drones du genre « Amazon », porteurs d’une charge de 2 à 3 kg de Semtex ou 4 grenades défensives (qui tuent dans un rayon de cent mètres). En 2 ou 3 minutes, ces engins peuvent arriver par exemple sur le grand stade de Lyon (situé en pleine cambrousse) un jour de match. Ils lâchent leurs grenades sur la foule ou ils s’écrasent et explosent dans la foule des spectateurs bien rangés sur leurs étagères. On n’ose penser au carnage… Le stade peut évidemment être remplacé par tout rassemblement humain : foire, manif, défilé, concert géant en plein air voire plages bondées en été. Ce n’est pas de la mauvaise fiction : les djihadistes de Daech ont eu recours à plusieurs reprises à des petits drones vendus dans le commerce, équipés d’une sorte de crochet libérant une grenade. Les djihadistes français qu’on laisse gentiment revenir de Syrie et d’Irak (pour les « déradicaliser » les pauvres enfants prodigues !), entraînés à ce genre d’opération et fanatisés ne représentent-ils pas une menace redoutable ?

Bien sûr, l’État peut toujours interdire la vente et l’usage de ce type de drones pouvant emporter une charge. Mais qui va croire qu’un réseau de terroristes va se plier à ce genre d’interdiction ? MDR !

Mais on peut imaginer mieux, ou plutôt pire. L’an dernier le survol de plusieurs centrales nucléaires par des drones a défrayé la chronique. Qui les envoyait ? Dans quels buts ? Pas de réponse… Mais ceux qui les ont pilotés ont fait la démonstration qu’il était très facile pour ces engins de survoler voire de se poser dans les enceintes des centrales. Donc d’attaquer les bâtiments les plus sensibles ? Non. Ce n’est pas 3 kg de Semtex qui vont percer le mètre d’épaisseur de béton plus l’épaisse fourrure d’acier interne d’un bâtiment réacteur. D’accord, mais…

drone sur centrale nucléaire.jpgMais imaginons que quelques terroristes, techniciens nucléaires convertis par exemple, réussissent à infiltrer l’une des nombreuses sociétés de sous-traitance travaillant quotidiennement dans les centrales, y compris dans les secteurs les plus critiques. Imaginons que des drones se posent dans le vaste périmètre d’une de ces centrales et y déposent plusieurs fois 3 kg de Semtex ou équivalent. Que ces explosifs soient discrètement récupérés par les terroristes infiltrés et autorisés à se déplacer dans la centrale. Déposés à des points névralgiques, particulièrement sur les dispositifs de refroidissement du cœur, 8 à 10 kg suffiraient à déclencher la fusion du cœur. Bref, un Tchernobyl sur Rhône, sur Seine, sur Loire et plus si affinité…

Bon. Arrêtons et mettons en veilleuse notre imagination. Chacun sait – les nucléocrates nous le rabâchent à longueur de journée – que nos centrales sont totalement sûres, inviolables. Et que les drones ennemis, tout comme le nuage de Tchernobyl, respecteront les frontières !


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30/11/2016

Monsanto-Bayer… "Quand Bayer achetait des lots de femmes à Auschwitz" ?

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Où en sont les noces infernales entre Bayer et Monsanto ? Si une telle fusion avait lieu, cela signifierait une quasi-impossibilité pour des concurrents d’entrer sur le marché. Or une concurrence minimale est une condition nécessaire à l’innovation. En l’espèce, c’est un enjeu vital eu égard aux scandales liés au glyphosate et aux néonicotinoïdes qui tuent les abeilles.

« Monsanto et Bayer peuvent signer un contrat, mais n’ont pas le droit de le mettre en œuvre sans notre feu vert », résume une source européenne, qui rappelle qu’en cas de non-respect de cette règle, Bruxelles peut recourir à des sanctions. Aucune limite temporelle n’est imposée aux deux mastodontes pour adresser leur notification. C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la « concurrence libre et non faussée », à bon escient. La Commission européenne doit au plus vite s’opposer au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération. En aura-t-elle le courage ?

Hormis les dangers sur la santé des produits sortant des usines de ces deux monstres, la concentration des firmes de l’agrochimie accentue la dépendance des paysans vis-à-vis de ces mastodontes. Surendettement des petits producteurs, augmentation des prix des denrées alimentaires, accroissement de la pauvreté et de la faim dans le monde, contrairement à la propagande de ces firmes qui deviennent plus puissantes que bien des États et sont donc en mesure d’imposer leur loi au détriment de la souveraineté populaire. C'est la privatisation du vivant. Une horreur intégrale. Il est vrai que l'horreur n'a jamais trop gêné les entreprises de l'agrochimie. On va le voir plus loin.

La fusion entre Monsanto et Bayer n’est donc pas une bonne nouvelle pour les peuples. Mais elle doit encore être validée par les autorités de régulation de la concurrence, qui n’hésitent pas, ces derniers temps, à briser des mariages annoncés… et qui n’ont pas encore donné leur feu vert aux rapprochements Dupont-Dow et Syngenta-ChemChina. A ce jour, rien sur le site de la Commission concernant cette fusion… Ouate Inde scie…

En attendant donc, on peut se pencher sur le passé de ces firmes mondiales. On connaît bien Monsanto, « la firme la plus détestée au monde », ayant à son palmarès la fabrication du « célèbre » agent Orange, un défoliant chimique largué par milliers de tonnes sur les forêts et les cultures du Vietnam durant la guerre des Étasuniens contre ce pays. Avec encore à l’heure actuelle des milliers de cancers en découlant… On connaît bien Bayer, surtout pour son aspirine. Mais que sait-on de son passé ? Une information reçue il y a quelques semaines m’a incité à enquêter. Cette info disait : « Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz ».

C’est tellement gros que ça ressemble à une cagade, à un hoax comme on dit maintenant. Et pourtant…

Et pourtant, allez faire un tour sur ce site qui donne des documentations qui semblent sérieuses : http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINESS/history_of_the_pharmaceutical_industry.htm#experiments

 

On y apprend que « l’empire économique allemand le plus puissant de la première moitié de ce siècle fut l’Interessengemeinschaft Farben ou IG Farben. Interessengemeinschaft signifie "Association of Common Interest" (association d'intérêts communs) et n’était autre chose qu’un puissant cartel formé de BASF, de Bayer, de Hoechst et d’autres entreprises chimiques et pharmaceutiques allemandes. IG Farben était le plus grand bailleur de fonds de la campagne électorale d’Adolph Hitler. Un an avant qu’Hitler prenne le pouvoir, IG Farben fait don de 400 000 marks à Hitler et à son parti nazi. En conséquence, après la prise du pouvoir par Hitler, IG Farben était le plus grand profiteur de la conquête allemande du monde, la Seconde Guerre mondiale.

100 % de tous les explosifs et de toute essence synthétique provenait des usines d’IG Farben. Chaque fois que la Wehrmacht allemande conquit un autre pays, IG Farben suivit, reprenant systématiquement les industries de ces pays. Grâce à cette collaboration étroite avec la Wehrmacht d’Hitler, IG Farben a participé au pillage de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie, de la Pologne, de la Norvège, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de tous les autres pays conquis par les nazis.

L’enquête du gouvernement des États-Unis sur tous les facteurs qui ont mené à la Seconde Guerre mondiale en 1946 est arrivée à la conclusion que sans IG Farben, la Seconde Guerre mondiale n’aurait tout simplement pas été possible. Nous devons nous attaquer au fait que ce n’était pas le psychopathe, Adolph Hitler, ni les mauvais gènes du peuple allemand qui ont provoqué la Seconde Guerre mondiale. La cupidité économique de sociétés comme Bayer, BASF et Hoechst a été le facteur clé dans la réalisation de l’Holocauste. »

 

Il est vrai que les affaires sont les affaires. Et que les multinationales – nouvel avatar de ces consortiums nationaux du siècle dernier – ne s’embarrassent pas, elles non plus, de scrupules.

Continuons nos investigations :

« Expériences médicales à Auschwitz menées par I.G. Farben
(Du livre « I.G. Farben - d’Anilin au travail forcé » de Jörg Hunger et Paul Sander)
« Des expériences scientifiques ont également été faites dans d’autres camps de concentration. Un fait décisif est que IG employait le major SS Dr. Helmuth Vetter, stationné dans plusieurs camps de concentration ; il a participé à ces expériences sur ordre de Bayer Leverkusen.

En même temps que le Dr Joseph Mengele, il a expérimenté à Auschwitz des médicaments désignés « B-1012 », « B-1034 », « 3382 » ou « Rutenol ». Les préparations d’essai ne s’appliquaient pas seulement aux prisonniers malades, mais aussi à des personnes en bonne santé qui ont d’abord été infectées par des pilules, des substances en poudre, des injections ou des lavements. La plupart des médicaments ont provoqué des vomissements ou des diarrhées sanglantes chez les victimes.

Dans les archives d’Auschwitz, une correspondance entre le commandant du camp et l’entreprise Bayer Leverkusen a été découverte. Il s’agissait de la vente de 150 détenues à des fins expérimentales :

« En vue des expériences prévues avec une nouvelle drogue de sommeil, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez mettre à notre disposition un certain nombre de prisonniers […] Confirmez votre réponse, mais considérez que le prix de 200 RM par femme est trop élevé Nous vous proposons de ne pas payer plus de 170 RM par femme Si cela vous convient, les femmes seront placées en notre possession. […] »

- « Nous confirmons votre accord, nous vous prions de préparer 150 femmes de la meilleure santé possible […] »

- « Nous avons reçu l’ordre de 150 femmes. […] "

-" Les expériences ont été effectuées. Toutes les personnes testées sont mortes. Nous vous contacterons prochainement sur un nouvel envoi […] " »

 

Voilà qui semble accréditer l'horreur. Continuons:

« Le Tribunal pénal de Nuremberg a condamné 24 membres et dirigeants d’IG Farben à la suite de meurtres de masse, d’esclavage et d’autres crimes contre l’humanité. Étonnamment cependant, en 1951, tous avaient déjà été libérés, continuant à travailler comme consultants pour des sociétés allemandes. Le tribunal de Nuremberg a dissous l’IG Farben, mais pas ses membres, en particulier Bayer, Hoechst et BASF. Aujourd’hui, chacune des trois « filles » de l’IG Farben est vingt ou trente fois plus grande que l’IG Farben était à son apogée en 1944, dernière année de la Seconde Guerre mondiale.

 

Voilà quelques éléments qui donnent à réfléchir sur la « mondialisation heureuse » et le gouvernement mondial de fait des grandes firmes multinationales.

Attention : beaucoup de ces informations proviennent de la fondation d'un personnage controversé, le médecin allemand Rath. Si vous avez d'autres informations confirmant ou infirmant celles-ci, elles seront les bienvenues.

 

Sources :

 https://www.terresacree.org/bayer.htm

http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINESS/history_of_the_pharmaceutical_industry.htm#experiments

 

http://www4.dr-rath-foundation.org/Books/paging.php?sdir=the%20crime%20and%20punishment%20of%20i.g.%20farben&dir=the%20crime%20and%20punishment%20of%20i.g.%20farben&start=0&page_nums=1%29#=eng

http://chr-chomant-editeur.42stores.com/product/Lettres-de-l-entreprise-Bayer-au-camp-d-Auschwitz-sur-l-achat-de-femmes-pour-experimentations-chimiques

http://www.cbgnetwork.org/163.html
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article152015

 

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21/11/2016

La retraite de Sarkozy.

france forte barreaux.jpg

 

Il pleuvait.

Les sarkotrafiquants tremblaient dans leur liquette.

Pour la première fois Sarko baissait la tête.

Sombre jour ! Le nabo reculait brusquement

Laissant derrière lui un Barouin écumant.

Il pleuvait. Les coups durs tombaient en avalanches.

Après un coup de manche un autre coup de manche.

On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.

Hier Les Ripoublicains, et maintenant troupeau.

On ne distinguait plus les ailes ni le centre.

Il pleuvait. Les féaux se déchiraient le ventre,

Certains osant penser autrement que le chef

S’exposaient aux tourments des chevaux qu’on achève.

On attendait Juppé et c’est Fillon qui vînt

Repoussant Sarkozy sur les bords du ravin

Où, dans sa dure chute il allait disparaître.

Le « collaborateur » humiliait le « maître ».

Bravant la pluie, le vent qui secouait la France

Les électeurs de gauche firent la différence.

Saisissant l’occasion, en prenant leur panard,

Ils s’invitèrent en masse au banquet des droitards.

Leur but était très clair : éliminer le nain

Dès ce premier scrutin.

Péju, c’était écrit, devait tourner en tête,

Donc la seconde place cèlerait la compete.

Pour ce faire, il fallait pousser, la main au fion,

Le tristounet Fillon.

Et donc ainsi fut fait. Au fil de la soirée

Les résultats tombaient, les choses empiraient…

Non seulement Sarko n’était plus que troisième

Mais le fringant pépé n’était, lui, que deuxième !

Fillon, catho pétrit par les prêtres de Sarthe,

Caracolait devant. Athènes battait Sparte…

Et les bouchons sautaient chez tous les goguenards :

Quelques milliers de voix fusillaient le renard

Mais aussi, par le jeu d’un billard à trois bandes,

Éliminaient Hollande.

Ganelon risquait fort, s’il se représentait

Aux primaires de gauche, une déculottée

Au moins équivalente à celle du quincaillier !

Faute de match retour, pour eux deux, les vacances

Rendront pour quelques jours le sourire à la France !

Sourire qui sera un franc éclat de rire

Lorsque les méchants juges, avec juste raison,

Convoqueront Sarko pour bientôt le conduire

Vers la zonzon…

 

VictorAyoli

 

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