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29/09/2018

« Flinguer la Sécu » ! Le banquier Macron à la manœuvre.

 

macron tuer sécu.jpg

 Les diverses « droites » ne cachent plus leur volonté de « casser la barraque ». Les réformes à la tronçonneuse qu’ils proposent avec la morgue et l’arrogance qui les caractérisent se résument dans cette phrase de Denis Kessler (ancien numéro deux du patronat, ancien président de la Fédération française des sociétés d’assurance et actuel président de la SCOR, un géant de la réassurance) : « La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

La Sécurité sociale, réalisation majeure du Conseil National de la Résistance, est depuis longtemps dans le collimateur des ultralibéraux. Pensé et élaboré par le député communiste du Front populaire Ambroise Croizat, la Sécu avait pour mission première de « mettre fin à l’obsession de la misère ». Son organisation est paritaire entre les organisations syndicales et le patronat. Son financement est pour l’essentiel (61,7 %) assuré par les cotisations salariales et patronales ainsi que par l’impôt (35,1 %). Le but du patronat, depuis la création de la Sécu, c’est de refiler le bébé à l’État, c’est-à-dire faire financer la Sécurité sociale par l’impôt et non plus par les cotisations. C’est la sempiternelle rengaine patronale de la « baisse des charges ». Les cotisations sociales ne sont pas des « charges » – le vocable est d’inspiration patronale – mais des « salaires différés » qui viennent protéger les salariés, en matière de santé, d’accident du travail ou pour la retraite. Les réduire, voire les supprimer, c’est enterrer le principe de solidarité avant de brader de système au privé. Les requins de l’assurance privés sont à l’affut depuis longtemps. Sarko frères en ont rêvé, le Rothschild-boy Macron va le faire !

La Sécu, longtemps endettée est arrivée à l’équilibre et devrait, dans les années qui suivent, dégager un confortable bénéfice. De quoi financer la misère des hôpitaux et des EHPAD qui manquent scandaleusement de personnel, de quoi financer le « cinquième risque », celui de la dépendance ! Tè, fume… Pas bon ça Coco. La Sécu, faut qu’elle soit en déficit, pour la déconsidérer dans l’esprit du public, pour transférer toujours plus vers les assurances privées avant la curée finale. Donc ce pognon, résultat de la saine gestion de l’institution, va être - et légalement ! - siphonné par l’État !

Comment ? En transférant vers l’État les futurs excédents de la Sécurité sociale mais aussi de l’assurance chômage et des retraites complémentaires. La loi de programmation des finances publiques (LPFP) votée fin 2017 prévoit une « contribution des administrations de Sécurité sociale à la réduction du déficit de l’État ». La Cour des comptes estime que la Sécu au sens large dégagera un surplus "conséquent" chaque année, qui pourrait "atteindre approximativement" 24 milliards d’euros en 2022. Y a bon la machine à sou qu’il a pensé Micmacron ! Pour cela, Monsieur l’État dispose de la part d’impôts qui financent en partie la Sécu (35,1 %). Quand une cotisation est réduite ou supprimée, l’État compense généralement sa perte pour la Sécu avec une part de TVA ou de CSG. Il lui suffira de ne pas les rembourser. Et le tour est joué.

Ainsi, la "transformation" du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse de cotisations sociales, privera la Sécu d’environ 26 milliards d’euros selon la Cour des comptes !

Ainsi la suppression des cotisations salariales sur l’assurance maladie et l’assurance chômage qui va coûter un bras.

Ainsi la suppression totale des cotisations sociales au niveau du Smic, un coût de 4,5 milliards d’euros pris à la Sécu. Etc.

En passant, le fait de supprimer l’intégralité des cotisations sociales au niveau du Smic crée une gigantesque trappe à bas salaires, invitant les employeurs à n’embaucher qu’aux niveaux de rémunération les plus faibles possible. Et vive les travailleurs pauvres ! C’est la justification même de la Sécurité sociale - « mettre fin à l’obsession de la misère » - qui est ébranlée. Ambroise Croizat doit faite le ventilateur dans sa tombe…

« Avec le banquier Macron – relais direct du grand patronat – aux commandes, nous assistons désormais à une attaque frontale. Les assurés sont victimes d’une amputation directe du salaire dont la cotisation fait partie. La cotisation est la seule création de richesse qui va directement du cotisant au travailleur dans sa vie sans passer par les dividendes des actionnaires. » lien

Au nom de la baisse du coût du travail, l’État va donc rogner sur la force de frappe de la Sécurité sociale. Ce qui veut dire que, en cas de nouvelle crise économique, le système assurantiel aura moins de recettes pour couvrir ses dépenses. Ce siphonnage, ce vol, donnera aux complices de Micmacron de quoi justifier à ce moment-là une réduction de la voilure des régimes d’assurances (retraites, chômage, notamment). Dès lors, les requins de l’assurance privée pourront démanteler ce formidable acquis social, héritage glorieux du Conseil National de la Résistance. C’est en quelque sorte la revanche des collabos (il n’y avait pas beaucoup de patrons autour de De Gaulle à Londres) sur les Résistants.

Porco dio. Va fanculo !

 

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27/09/2018

Migrants. Entre Europe et Afrique : la raison du plus fort…

 

bateau migrants africains.jpg

La grande dégoulinante de bons sentiments ruisselle autour des tribulations de l’Aquarius. Les jocrisses, les bien-pensants, les tartuffes s’horrifient – à juste titre – de ces centaines, de ces milliers de femmes, enfants, hommes attirés par le miroir aux alouettes de l’eldorado européen et qui après avoir engraissé les maquereaux passeurs finissent pour quelques-uns et quelques-unes en patapon pour requin et crabes de la Méditerranée. Un pseudo-Eldorado où ils ne sont pas souvent les bienvenus, où leur arrivée est perçue comme une invasion et génère de dangereux glissements vers des régimes qu’on croyait définitivement enterrés.

Mais ces bien-pensants se gardent bien de dire pourquoi ces gens partent de toute l’Afrique en une migration suicidaire vers le nord, vers ce continent européen que les séries télés, les films, les magazines leur montre comme le paradis, le bonheur consumériste à la portée de tous.

À travers les réseaux sociaux, des filières sont en place dans l’Afrique subsaharienne pour appâter, recruter, faire venir essentiellement des hommes jeunes. Payées par qui ces propagandes, ces filières ? Pour engraisser qui ? Des passeurs, mais pas que… Des patrons avides de chairs fraîches, jeunes, corvéables à merci, mais pas que… Aussi des ONG dont le fonds de commerce est d’organiser des navettes entre les côtes africaines et l’Europe. Encore des sociétés ultralibérales qui voient dans ces migrants de quoi regonfler une démographie en grève et… assurer le paiement de leurs retraites.

Mais ce qu’on ne leur montre pas à ces aspirants remplaceurs, ce sont les milliers de sans-abri, de sans-dents, de chômeurs, de grévistes européens. On s’efforce de leur cacher les bateaux surchargés qui chavirent, jetant à la mer, dans le froid de la nuit, leur cargaison dérisoire d’espoirs déçus, de vies perdues.

Pourtant ils veulent malgré tout venir… Pourquoi ?

S’ils fuient l’Afrique, c’est parce qu’ils n’ont pas d’avenir chez eux. Où du moins c’est ce qu’ils pensent ou qu’on leur fait croire. Parce qu’ils sont victimes, chez eux, du pillage des richesses de leur continent part les entreprises multinationales européennes, étasuniennes et maintenant chinoises. Ceci étant le résultat d’accords économiques léonins, d’inspiration ultralibérale.

Concernant l’U.E. on les appelle les A.P.E. (accords de partenariat économique), proposées par l’Union européenne à l’Afrique. Ces accords sont entre l’Union européenne et l’Afrique ce que les accords Tafta voudraient être entre les États-Unis et l’Europe : des traités de vassalisation organisant le pillage du plus faible par le plus fort. Vis-à-vis des États-Unis, nous sommes les victimes, vis-à-vis de l’Afrique, nous sommes les bourreaux.

De l’esclavage à la colonisation et de celle-ci à la mondialisation, nous sommes en face de la même logique : décider pour les Africains (et d’une manière toujours conforme aux intérêts de l’Europe) la manière dont ils doivent exister face au reste du monde. La seule différence entre hier et aujourd’hui réside dans la nature des gadgets avec lesquels la lucidité de l’Africain est assommée : aux pacotilles ont succédé les « attestations » de leadership délivrées par l’Europe, les États-Unis, la Chine à des chefs d’État africains qui se disputent sans gêne la reconnaissance de l’homme riche et de son système politico-économique. Ces mêmes élites africaines, défendent souvent avec acharnement, des félonies qui se sont enrichies sur le dos des contribuables. D’autres installent au pinacle, des despotes qui se sont arrogé le pouvoir par la fraude électorale… On est loin de la « bonne gouvernance »…

Ce qu’il y a surtout à redouter aujourd’hui au sujet de ces APE et de la lecture qu’en fait l’Afrique c’est essentiellement une stratégie de déconstruction des zones économiques et monétaires ou tout bonnement une décomposition de l’Union africaine par l’alignement d’un cartel de chefs d’États corrompues sur les ambitions impérialistes de l’U.E.

L’Afrique n’a absolument rien à gagner dans les APE : la Côte d’Ivoire a beau espérer vendre son cacao, mais elle doit savoir qu’elle ne maîtrise guère ses cours mondiaux et la technologie de transformation dont elle dispose est tellement rudimentaire que sa matière première pourrait lui être achetée et revendue moins cher. Le Sénégal n’a que son huile d’arachide que personne ne veut plus consommer en Europe et dont le cours a été fortement déprécié par les autres huiles. Le bois brut gabonais ne peut nullement contrebalancer la perte de devises qu’entraînerait l’ouverture des frontières gabonaises à l’UE.

Concrètement, c’est plus aucun droit de douanes à l’entrée des produits européens en balance de l’entrée des produits africains en Europe là encore sans droits de douane. Mais pour ce dernier volet, c’était déjà le cas ! Donc c’est tout gagnant pour les Européens et tout perdant pour les Africains. Et ainsi les élevages de volailles locaux sont foutus en l’air par les importations sans taxes douanières de poulets européens subventionnés ! C’est la filière du lait locale qui ne peut pas lutter, et ainsi de suite dans tous les compartiments économiques. C’est la fameuse liberté du renard dans le poulailler.

De toute façon la question que soulèvent les APE n’est pas fondamentalement une simple question économique : c’est une question de justice, d’équité et de morale universelle, et pour cette raison, c’est un combat que l’Afrique peut et doit mener avec tous les autres hommes et toutes les autres régions économiques de cette planète.

Dans son discours sur l’état de l’Union, il y a quelques jours, devant le Parlement à Strasbourg, Jean-Claude Juncker a décrit l’Afrique comme le « continent cousin » de l’Europe. Il a déclaré aux eurodéputés que lui et Paul Kagame, le président du Rwanda et président de l’Union africaine, s’étaient accordés à mettre fin à la relation donateur bénéficiaire des deux continents : « Nous sommes tombés d’accord pour qu’à l’avenir nos engagements respectifs soient réciproques. Nous voulons construire un nouveau partenariat avec l’Afrique ». Ben voyons… Paroles, paroles, paroles.

En réalité l’Union européenne exerce des pressions sur les pays africains argumentant que « l’aide au développement » pourrait diminuer drastiquement en cas de refus de signer. C’est du chantage.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Ainsi en 1963, la convention de Yaoundé (Cameroun) portait sur le commerce mais avec des préférences tarifaires non réciproques en faveur des produits des 18 états concernés, sur la coopération financière et technique et sur des projets d’infrastructures économiques et sociales. Plus tard, en 1975, la convention de Lomé (Togo), fondée sur le partenariat et la solidarité, était signée avec un groupe de 46 pays. De 1984 à 1995 vont se succéder les conventions Lomé III, IV et IV bis, qui concernent finalement 70 pays. Mais peu à peu, les accords s’imprègnent des thèses néolibérales émergentes.

Après la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, la nécessité de « s’insérer dans l’économie mondiale » devient la priorité. L’Union a choisi d’imposer les règles de l’OMC aux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) plutôt que de s’associer à eux pour les rendre plus équitables. Elle a choisi de faire perdre aux pays les moins avancés (PMA) de la zone ACP (40 sur 77) les dérogations que leur accordent les règles de l’OMC lorsqu’ils ne signent pas d’accords de libre-échange. Les préférences tarifaires non réciproques doivent disparaître. Elles ne sont en effet pas compatibles avec les règles de l’OMC qui imposent la réciprocité : les pays ACP doivent s’ouvrir aux produits européens de la même manière que le marché communautaire s’ouvre aux produits ACP. Ce sont les accords de Cotonou où l’on passe du respect de la souveraineté au dogme de la « croissance » que favoriserait (!!??) un marché « libéré » des obstacles à la concurrence. Dans les négociations, la Commission, négociateur unique au nom des États membres de l’Union, en a imposé la langue, le contenu et le rythme, en dépit des protestations des gouvernements ACP. Les documents sont rédigés en anglais, et les discussions ont lieu dans cette langue. Or les pays concernés d’Afrique, qui représentent 94 % de la population ACP, ont, très largement, le français comme langue véhiculaire. Bonjour la francophonie et l’influence de la France en Europe…

Séparer pour mieux régner est la devise de l’U.E. Elle divise ainsi les ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique autrement dit les anciennes colonies) signataires des accords de Lomé en six régions : Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Corne de l’Afrique, Afrique australe, Caraïbes et région Pacifique. Et elle négocie avec chaque sous ensemble séparément. Pour la Commission, il ne s’agit pas de traiter les pays ACP en partenaires, mais bien d’organiser leur mise en concurrence, c’est-à-dire, selon la formule désormais consacrée, de les « intégrer dans le commerce mondial ». Les négociations visent à remplacer les mécanismes de solidarité des conventions de Lomé par la concurrence économique et commerciale orchestrée par l’OMC. La convention de Cotonou contraint ainsi des économies faiblement développées à affronter sur un pied d’égalité les entreprises des pays les plus riches. Les dés sont pipés. La vision du monde que propage désormais l’UE, à l’instar des États-Unis, s’organise autour de l’idée dominante de compétition.

L’U.E. ressert le discours des lobbies patronaux selon lequel les dérégulations favoriseraient les investissements. Elle exige donc la suppression des restrictions aux investissements dans le domaine des services. Il s’agit, en fait, d’interdire à ces pays de choisir eux-mêmes les investisseurs étrangers et de définir quel type de société ils entendent construire. Elle exige la concurrence, dont il faut assurer, selon une expression digne du traité constitutionnel européen, le caractère « libre et non faussé » ; les marchés publics, où elle entend qu’entreprises étrangères et entreprises nationales soient traitées sur un pied de stricte égalité ; et enfin l’investissement, où elle réclame une dérégulation des régimes en vigueur dans la plupart des pays ACP. C’est David sans sa fronde contre Goliath avec un flingue.

Les firmes européennes entendent opérer en toute liberté là où elles investissent, et tirer le profit maximum de l’absence d’exigences salariales, de législations sociales et de contraintes environnementales.

Mais la résistance s’organise. Ainsi en 2004, à Maputo (Mozambique), des centaines d’associations africaines, réunies à l’invitation de Third World Network Africa, un des réseaux altermondialistes les plus actifs, adoptent la déclaration de Maputo. Véritable document fondateur de la résistance africaine à la recolonisation par le libre-échange, elle dénonce les APER comme un instrument de la domination européenne sur les marchés émergents ; comme une agression contre les droits à l’autodétermination et à la souveraineté sur les ressources et les capacités des États ; comme une volonté d’exacerber les tensions entre sous-groupes africains et comme une négation des préoccupations légitimes des pays africains demandant un changement des règles de l’OMC. Reprise par le Forum social africain (Lusaha, décembre 2004), elle appelle à une transformation radicale des relations entre l’Europe et les pays ACP, fondée sur un principe : l’émancipation des peuples africains doit être leur propre œuvre.

Ces accords procèdent de la logique de la loi des plus forts – Europe, États-Unis, Chine et de leur volonté de recolonisation déguisée de l’Afrique. Avec non plus les canonnières et les fusils comme armes de coercition mais la dette. Et les Chinois ne sont pas les derniers en la matière : ils construisent des routes, des infrastructures, ils fournissent des matériels, des équipements creusant ainsi pour les pays africains une dette fournie en nature mais qui devra être remboursée en matières premières à bas coût voire… en dollars !

Le flot des migrants prend sa source dans ces relations déséquilibrées. Il ne se tarira qu’avec le développement africain de l’Afrique, par et pour les Africains avant tout.

Faute de quoi se réaliseront les prophéties de Boumedienne, qui avait déclaré en 1974 devant l’assemblée de l’ONU : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour faire irruption dans l’hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c’est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Vu sous cet angle, les cris d'orfraies de nos bien-pensants en faveur de l'Aquarius et de l'ouverture sans condition de nos frontières sonnent comme une musique d'accompagnement de cette exploitation de l'Afrique.


Sources et liens :

http://www.pressafrik.com/LES-APE-ou-la-logique-d-une-recolonisation-deguisee-de-L-Afrique_a149779.html

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/JENNAR/11912#tout-en-haut

http://www.senxibar.com/Accords-de-partenariat-economique-ACP-UE-La-coalition-Non-aux-APE-demande-a-l-Etat-de-suspendre-sa-signature_a35645.htm

http://www.acp.int/fr

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/JENNAR/11912#nb11


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24/09/2018

Au bistro de la toile : les « larbins-crétins »

chimulus bistro copie.jpg

 

- Fatche, Loulle, faut évoluer. T’es ringard. T’es plus dans le coup. Non mais tu te rends compte, tu t’es vu dans une glace ? Tu bouffes de la viande, tu bois du pinard, tu mates le cul des belles passantes, en plus t’es même pas pédé, ni végétarien, encore moins végan, ni antialcoolique, ni anticorrida et, comble de l’horreur, t’es « lefkodermé » !

- Lef… quoi ? Eh ! Oh ! Qu’est-ce qu’il t’arrive Victor. T’as la couille gauche qui prend l’eau ou quoi ?

- Eh oui, Loulle, faut t’y faire, t’es « lefkodermé ».

- Eh ! Oh ! Tu commences à me gonfler les aliboffis avec tes allusions et tes termes à la kon. Je suis pas plus « lefko… comme tu dis » que toi !

- Exactement. T’es pas plus mais autant lefkodermé que moi Loulle.

- C’est une maladie honteuse?

- Bè… Certains voudraient nous faire croire que oui. Parce que ça veut dire, en grec, que tu as la peau blanche. Enfin, toi, le tarbouif, il est plutôt rouge quant aux panards, je n’ose pas me prononcer.

- Et alors ? Faut pas être Blanc ?

- Ben, c’est ce que les hérauts du « nouveau peuple » voudraient nous faire entrer dans la tête. On est Blancs, donc on est coupables. Forcément coupables.

- Coupables de quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait moi ?

- Toi ? Rien. Moi non plus. Seulement on est « Blancs » et il se trouve que les « Blancs », nos ancêtres ont inventé l’industrialisation, donc la puissance technologique avec laquelle ils ont dominé le monde. Avec le Progrès, ils ont imposé leurs lois, leur manière de vivre tout en pillant les ressources des peuples conquis. Selon l’adage de La Fontaine qui dit que « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Et, comme tous les conquérants, ils n’ont pas toujours été tendres avec les autres peuples du monde.

- Et alors ? Gengis Khan, il était tendre ? Pour compter le nombre de morts ennemis dans une bataille, les Mongols coupaient une oreille aux cadavres et en emplissaient ainsi des sacs. Et Tamerlan, il était tendre ? Lors de sa conquête de l’Inde, devant Delhi il a fait ériger des pyramides de têtes grâce à une habile imbrication de têtes décapitées mêlées au mortier. Non, ça n’est pas ce que l’on fait de plus élégant sur le plan architectural… Timour y Lang, l’égorgeur-bâtisseur. Et Mahomet dont les troufions égorgeaient tous les hommes lorsqu’ils prenaient une ville, et réduisaient toutes les femmes en esclavage. Tout n’est que rapport de force. Et la saloperie de l’Homme, qu’il soit blanc, noir, basané, rouge, jaune est infinie. Il n’y a donc pas de raison que l’on me reproche à moi des exactions commises par de lointaines générations.

- Bien parlé Loulle. C’est pourtant ce que la logorrhée verbale et les écrits fielleux des « larbins-crétins » veulent nous mettre dans la tronche : « nous » sommes responsables de tous les malheurs du monde.

- Mais qui c’est, Victor, ces crétins ? Tu le connais ce « peuple » toi ?

- C’est le « nouveau peuple, » c’est-à-dire les minorités raciales (pardon, ethniques !), les minorités sexuelles, les extrémistes de la gamelle, les indigènes de ci ou de ça, les « antispécistes », tous les… phobes et les… istes. Les nouvelles valeurs ce sont l’inculture revendiquée à travers les émissions télés hanounesques, le crétinisme friqué de « l’art contemporain », la vulgarité haineuse de certaines « vedettes » du rap, mais aussi la sensiblerie bêlante pro bestiaux, la repentance pour des fautes que l’on n’a pas commises, l’autodénigrement de tout ce qui fait notre art de vivre assorti de l’adoration quasi idolâtre de tous ceux qui viennent d’ailleurs sans y être invités et de tout ce qu’ils ramènent avec eux, non seulement leurs cuisines et leurs vêtures « exotiques » mais aussi et surtout beaucoup de fanatisme, d’obscurantisme religieux, de pratiques « pittoresques » comme l’inégalité homme femme, l’excision et autres joyeusetés « modernes » qui font se pâmer les larbins-crétins qui font l’opinion.

On a peut-être bien des défauts, Loulle mais au centre de nos valeurs il y a toujours le doute, la critique, l’examen à l’aune de la raison de tous les dogmes, de toutes les croyances, de toutes les « vérités révélées ». Ceci prend des formes diverses comme la presse libre (de plus en plus difficile…), la presse participative comme Agoravox ou Médiapart, les réseaux sociaux mais encore les livres d’investigation, les enquêtes, les pièces de théâtre, les films, les humoristes sans oublier les dessins humoristiques dont Charlie a payé un très, trop lourd tribu. Ceci crée les contre-pouvoirs indispensables dans nos démocraties qui, bien que très imparfaites, restent « le pire des régimes de gouvernement à l’exception de tous les autres ».

Cette culture du doute, de la mise en cause, de la critique et même de l’autocritique se tourne souvent en autodénigrement, voire en haine de soi-même. C’est dans cette pathologie que se vautre le « nouveau peuple ».

- Ouais… C’est d’autant plus préoccupant, Victor, que cette perte de confiance en nos valeurs arrive à un moment où notre manière de vivre, notre civilisation – qui en vaut bien d’autres – est attaqué par des adversaires résolus qui veulent sa destruction.

- Voilà. Nos adversaires ou plutôt nos ennemis sont tous les fous d’allah, tous les nazislamistes et leurs idiots utiles, leurs larbins-crétins. Ils veulent liquider la liberté de critiquer, la séparation du politique et du religieux, l’égalité des sexes, la liberté de penser, de croire ou de ne pas croire. Pour eux, notre manière de vivre, nos valeurs sont l’horreur intégrale. Ils voudraient les remplacer, avec l’aide de leurs collabos, par la « douceur de vivre » sous la charia… Un univers islamiste qui n’est pas moins effrayant, étouffant, totalitaire que celui des nazis.

- Bien parlé Victor ! Allez, je mets ma tournée, c’est toujours ça que ces kons n’auront pas !


Illustration: merci au regretté Chimulus

 

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21/09/2018

C’est la journée « Alzheimer ». Vous voulez du vécu ? En voilà.

Belle ma Nicole au bureau 1991.jpg

 

- Tu te souviens Nicole lorsque tu étais fleuriste ? Tu étais belle à rendre jalouses les plus somptueuses de tes roses. Et efficace ! Bien des hommes achetaient chaque semaine un bouquet pour leur femme pour avoir l’occasion de te voir…

- C’est vrai. Il y en avait même qui m’offraient de beaux bouquets de roses rouges !

- Que tu t’empressais de remettre à la vente dès que ton soupirant transi avait tourné les talons !

- Chut ! Faut pas le dire ça…

-Tu étais la plus belle fleur de ta boutique, et c’est moi qui l’ai cueillie ! Tu t’en souviens ?

- Ben oui, un peu quand même… Tu m’as invité à aller à la mer je crois.

- Voilà. En fait, c’est drôle : un type en camion accroche et déchire l’aile de la belle bagnole de sport que j’avais à l’époque. Il se trouve que c’était à quelques mètres de ta boutique. Je n’avais pas de formulaire de constat d’assurance, le type du camion non plus, je suis donc entré dans ta boutique et je t’ai demandé si tu avais ce genre de chose. Tu avais, tu me l’as donné. C’était samedi. Le lendemain donc, je suis venu, je t’ai commandé un gros bouquet de roses rouges… que je t’ai offert ! Avec une enveloppe dans laquelle j’avais glissé un chèque intitulé ainsi : « 10 000 baisers » ! Et je t’ai invité à venir avec moi à la Grande Motte.

- « Oui, mais j’ai mon fils !

- Très bien. Quel âge il a ?

- Dix ans.

- Extra ! Moi j’ai ma fille qui en a onze…

Les deux gamins se connaissaient de l’école ! Ils ont tout de suite été copains et complices de nos amours.

- Oh oui. Non, je n’ai pas oublié, comme dit la chanson.

Même que j’ai manqué la sortie de l’autoroute tellement je reluquais du coin de l’œil tes longues jambes sous ta courte jupe en « jean’s »…. Puis la plage, le rituel complice de l’ambre solaire, les premières caresses plus ou moins fortuites, les premiers regards magiques, ceux qui disent tout… Enfin tu m’as ouvert ta porte, tu m’as ouvert ton lit, tu m’as ouvert ton cœur, tu m’as ouvert tout ce qu’une femme peut ouvrir à un homme. J’y suis entré, je m’y suis trouvé si bien… que j’y suis resté et que j’y suis encore, 35 ans après !

- Ouais ! C’est joli ça dit. Viens que je claque la bise.

- Puis tu as vendu ta boutique et tu es venue travailler avec moi. Au service publicité du magazine que je dirigeais.

- Ouais… Je me rappelle un peu. C’est loin ça… Je crois que je m’occupais du secteur rive droite du Rhône.

- Voilà. Tu allais de Nîmes à Montpellier, et même Narbonne, Perpignan. On allait même à Barcelone. C’est dingue ! Tu en faisais des bornes avec ta jolie petite bagnole branchée, la 309 « Green » avec toit ouvrant.

- Mon dieu. C’est vrai. Je me souviens de l’immeuble de la Région Languedoc-Roussillon à Montpellier. Dix-sept étages que je montai à pied. Parce que moi, les ascenseurs, j’ai peur…

- C’est ça qui te donnait de belles gambettes et une silhouette de reine. Tu es rapidement devenue la meilleure négociatrice de pub du canard. Les chefs d’entreprise et les dirigeants qui étaient tes interlocuteurs, tu savais les vamper ! Lorsqu’ils étaient trois à négocier face à toi seule, les pauvres, ils étaient en infériorité numérique !

 

À cette époque, je me suis rendu compte que Nicole avait des difficultés avec sa mémoire. Notre toubib m’a donc demandé de l’emmener en consultation chez un neurologue. Pas facile de convaincre quelqu’un de faire cette démarche. J’y suis pourtant arrivé non sans mal, avec l’aide de son fils Sébastien et nous voilà chez le spécialiste en question, à Avignon. Une horreur ! Neurologue, peut-être, mais avec autant de psychologie qu’un CRS dans une manif !… Le mec : petites lunettes cerclées d’acier, physique de sarment de vigne et comportement pète-sec. Très désagréable.

Nicole était évidemment perturbée par ce genre d’examen et voilà que ce type entame avec elle un véritable interrogatoire de flic. « Votre nom ? – Où êtes-vous née ? - Nom de votre père, de votre mère ? - Où êtes-vous ? - Combien font 100 moins 7 ? » etc. Il s’agit là d’éléments d’un test de dépistage des troubles de la mémoire, mais la manière de faire ce test n’était pas très appropriée. Puis il m’a fait venir et nous a dit, avec son air supérieur : « Il faut faire un scanner de la tête pour dépister une éventuelle tumeur du cerveau, puis un Doppler. Vous reviendrez dans un mois et on décidera… »

On a surtout décidé de fuir à tout jamais ce sinistre mec. Ce docteur Mengélé de sous-préfecture. Ma Nicole est sortie de là enfoncée dans les trente-sixièmes dessous. Il nous a fallu – à Sébastien et moi - des trésors de patience et de persuasion pour rattraper les dégâts occasionnés par un personnage dont on se demande ce qu’il fait dans le monde médical.

Deux ans plus tard, nous avons rencontré un autre neurologue, à Rodez puisque nous étions en Lozère. Très gentil, très doux, souriant, compréhensif, amical, et grâce à lui nous avons réussi à faire ces fameux examens qui nous ont rassurés d’un côté mais nous ont confirmé un diagnostic difficile à encaisser…

Nous faisions tout de même beaucoup de vélo, je lui faisais faire des Suduku, elle a ressorti la collection de timbres de son enfance, elle a entamé une collection de pièces de monnaies, je me suis toujours efforcé de lui garder une vie sociale : on reçoit des amis, on va chez d’autres, etc. Mais la descente est irréversible.

Il y a eu pour moi un moment crucial dans cette descente, c’est lorsque Nicole est devenue incontinente… Difficile de découvrir que ces lieux magiques, source de bonheur, ont aussi une fonction physiologique… La première fois que c’est arrivé, je me suis emporté contre Nicole. « Mais enfin, tu ne pouvais pas le dire ? Fais attention, merde ». C’était le terme approprié.

Alors, elle s’est accrochée à mon cou et, ses beaux yeux pleins de larmes, elle m’a dit avec une voix blanche de petite fille prise en faute : « J’ai pas fait exprès. »

Bien sûr qu’elle n’a pas fait exprès ! Bien sûr. Quel kon j’étais, quel sinistre abruti. Je me traitais intérieurement de tous les noms. Je me serais battu. C’est elle la plus malheureuse, la plus humiliée, pas moi. Alors je me suis juré de ne plus jamais, jamais, jamais lui « crier après ».

 

Nicole, ma belle maîtresse, ma compagne, ma chérie, mon amour sur laquelle est tombée une calamité, il y a une douzaine d’années maintenant : Alzheimer. Une horreur. Vous voyez régresser jour après jour celle que vous aimez. Vous la voyez descendre irrémédiablement. Vous la voyez s’étioler physiquement, s’évaporer mentalement.

Vous subissez les conseils de personnes qui pensent que vous devriez « la mettre dans une maison spécialisée ». Moi je m’y refuse et j’ai choisi de m’en occuper tant que je serai là. Mais ce tête à tête permanent avec la déchéance de la personne que vous aimez est très éprouvant. D’abord les dialogues qui s’étiolent, qui perdent toute pertinence, puis vient le coup de barre : lorsque, pour la première fois, vous êtes confronté à l’incontinence. Vous découvrez alors ce que vous avez tant adoré sous des horizons nouveaux si je puis dire…

À partir de là, en parfait accord avec Seb, le fils de ma chérie, nous avons fait appel à de l’aide extérieure. Sous forme de la venue à domicile, chaque matin hors ouiquinde,puis tous les jours matin et soir d’une aide-soignante se chargeant de la toilette de ma compagne. Puis, deux fois par semaine par la venue d’une aide à domicile venant tenir la maison un peu mieux que ne le fait un homme !

Et j’ai découvert deux choses : d’abord que notre pays, notre république, même imparfaite – et je suis le premier à gueuler ! - ne laisse pas tomber ses citoyens. J’ai trouvé des fonctionnaires territoriaux dévoués, compréhensifs, compétents qui se sont « décarcassés » comme on dit chez nous pour nous venir en aide. Ensuite, j’ai découvert des personnes merveilleuses, ces aides-soignantes, ces auxiliaires de vie qui apportent non seulement leur savoir-faire, mais aussi et surtout leur sourire, leurs paroles, leur présence, leurs conseils éclairés, leur gentillesse, leur inépuisable généroeité. Elles sont comme des rayons de soleil.

Un grand merci à Carole, Anaïs, Charlène, Charline, Aurélie, Nouria, Yasmina, Nadia, Patricia, Katia, Karine, Nina, Laeticia, Emilie. Merci à Sylvie, à Sophie, à Nadia, à Anita, à Patricia encore. Merci aussi à Ervénie, à Nicole et à toutes celles qui enluminent la vie de ma compagne de leur venue et de leur présence éphémère mais si précieuse.

Et puis merci enfin à ma Nicole dont les difficultés me permettent de découvrir en moi des qualités de patience, de générosité, d'altruisme, de compassion que je ne me soupçonnais pas. Cerise sur le gâteau, elle m'offre un sentiment d'une grande richesse, que peu d'hommes peuvent expérimenter : celui d'une mère pour son petit enfant ! Pas d'un père, ça, je connais. D'une mère-poule protectrice, qui ne dort que d'un œil, qui vérifie si sa protégée chérie est bien couverte, qui devine ses besoins, qui invente toute sorte de clowneries pour la faire rire.

Je suis devenu un mari-poule !

Avec ma chérie, nous allons bientôt fêter nos 150 ans ! À deux, bien sûr puisque nous sommes inséparables.

- « Et vous nous dîtes ?

- On continue ! »

 

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20/09/2018

Alors ça vient ce trumpisme (pardon, protectionnisme) européen ?

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Hier, je suis allé avec ma compagne dans une des zones commerciales de ma ville. Rien d’original, c’est partout les mêmes merdes architecturales genre boite à chaussure et d’énormes panneaux de pub criards. Pour y arriver, j’ai longé des friches industrielles. Il y a quelques années on y fabriquait des produits en polystyrène expansé, à côté c’était une fonderie… Maintenant ruines, toits affalés, murs tagués… L’image de la désindustrialisation.

Dans la zone commerciale, nous sommes entrés dans un gigantesque entrepôt de vente où s’offraient à la convoitise de gens pauvres des monceaux de produits fabriqués en Chine, au Bangladesh, en Inde. Probablement par des semi-esclaves ou des enfants, au mieux par des travailleurs exploités. Il y a quelques années, à la place de ces bâtiments se trouvait le centre de recherche très moderne, très performant, d’une entreprise lideur en France dans le domaine des bétons précontraints. Parti ailleurs… L’image de la délocalisation.

J’ai vainement cherché dans ces illustrations l’image de la « mondialisation heureuse » prônée il y a quelques années par le pittoresque Alain Minc. Cette image, ce sont des entrepôts logistiques, des hypermarchés, des franchisés vendant partout les mêmes merdes mais plus aucune industrie, plus aucune PME, encore quelques artisans essayant de s’en sortir. Un pays en voie de tiers-mondisation…

Eh ouais ! Coco, faut être moderne ! C’est ça la libre circulation mondiale des produits, c’est ça la libre circulation mondiale des capitaux ! Moderne le fait de permettre à quelques multinationales mafieuses à vocation uniquement financière de mener leur prédation partout dans le monde en piquant la plus-value financière et en laissant la casse sociale aux autochtones ? Va fanculo…

Sauf à appliquer en France les mêmes salaires qu’en Chine ou – pire – au Bangladesh - et la même (non) protection sociale, il est impossible pour les industries françaises et européennes d’être concurrentielles. Sauf à être débile, on ne peut pas mettre en concurrence des pays où les coûts de main-d’œuvre varient de un à quatre-vingt ! Eh bien oui, on est débile. En tout cas les têtes d’œuf qui nous gouvernent tant au niveau national qu’au niveau de l’Europe. Une konnerie (angélisme on dit pour être à la mode, Coco !) qui fait se bidonner de rire les dirigeants chinois qui, eux, ne sont pas si kons : leur marché est solidement verrouillé et ils n’acceptent que les produits qu’ils ne peuvent pas encore construire eux-mêmes, comme les avions par exemple. Et dans ce cas, ils exigent qu’on leur transfère toutes les technologies… afin qu’ils puissent quelques années plus tard concurrencer dans le monde les débiles naïfs qui leur ont donné le bâton pour se faire battre. Exemple Siemens et ses TGV !!! Exemple les Airbus !!! Exemple l’essentiel des ordinateurs et autres smartphones grand public.

Mouais… Alors on fait quoi ? Ben, on pourrait peut-être s’inspirer de cet affreux goujat de Trump qui se révèle à l’usage moins kon qu’il voudrait le faire croire : taxer aux portes de l’Union européennes les importations en provenance de la Chine et autres pays à très bas coût salariaux, protections sociales inexistantes et jemenfoutisme écologique. Mais c’est du protectionnisme ça Coco ! Ben oui, et c’est pas un gros mot. Il n’y a que ça pour mettre un peu d’équité dans les échanges commerciaux. Si les pays qui subiront ce protectionnisme veulent atteindre notre marché, soit ils paieront des droits de douane spéciaux remettant de l’équité, soit ils installeront des usines pour produire en France, donc ils créeront de l’emploi et tout le monde sera content. C’est le pari de Trump.

La Chine – puisque c’est essentiellement ce pays qui est en cause – devrait alors se tourner un peu plus vers son énorme marché intérieur, augmentant d’autant les conditions de vie de ses populations. De plus, la planète y gagnerait une moindre pollution par les transports…

Ce protectionnisme « intelligent », pour être honnête, devrait aussi s’appliquer, en sens contraire, à l’Afrique dont l’économie locale est laminée, ruinée par des accords de « libre-échange, » donc de suppression de droits de douane qui permettent aux produits européens subventionnés d’inonder les marchés.

Alors qu’est-ce qu’on attend ?

Des dirigeants honnêtes, lucides et courageux.

Ça existe ça Coco ?

 

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17/09/2018

Deutsches Europa. Achtung ! Mais où sont les Français ?

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La belle idée de l’Europe agonise. Les causes en sont multiples mais il en est une qui – hélas – se précise, c’est l’hégémonie allemande.

Un des plus grands penseurs et philosophes allemands, Jürgen Habermas met d’ailleurs ses compatriotes sévèrement garde : « Le « leadership » dont a hérité aujourd’hui l’Allemagne pour des raisons démographiques et économiques non seulement réveille les fantômes historiques tout autour de nous, mais nous soumet à la tentation de choisir la voie nationale unilatérale ou même de succomber aux rêves de puissance d’une « Europe allemande » plutôt qu’une « Allemagne en Europe ». […] Nous, Allemands, devrions avoir appris des catastrophes de la première moitié du XXe siècle qu’il est dans notre intérêt national d’éviter en permanence le dilemme du statut semi-hégémonique, qui ne peut pas être endossé sans dériver vers des conflits. » […]

Un « principe de précaution » doit-il être appliqué à L’Allemagne ? Parce que ce pays est de nouveau entré dans une logique de puissance, sinon solitaire, du moins hégémonique. L’Europe redeviendrait-elle ce continent qui se suicide, qui s’autodétruit à intervalle régulier sous responsabilité allemande ? L’Allemagne est un pays exceptionnel, d’une grande culture mais un pays irrationnel, comprenant difficilement la complexité humaine. Trop grosse pour ne pas marcher sur ses voisins, trop petite pour jouer seule dans la cour des grands.

Cette fois, elle fout en l’air l’Europe non plus avec les canons mais avec l’économie et la finance. Demandez aux Grecs. Son formidable succès économique se fait au détriment du reste de l’Europe. Jusque-là, l’Allemagne a tiré le plus grand bénéfice de la monnaie unique, à travers ses exportations. À cause de ses excédents, l’Allemagne contribue en retour à aggraver les déséquilibres économiques dans la zone euro et dans les autres pays de l’U.E. Elle fait donc partie du problème.

La hiérarchie du pouvoir, en Europe, met en haut de la pyramide le patronat allemand, avec comme fourrier Frau Merkel, chargée de gérer les protectorats européens ! Directement aux ordres du patronat, la Banque centrale européenne, qui n’est pas localisé à Francfort pour rien.

Un coup d’œil sur qui tient les postes essentiels régissant les rouages compliquées de l’Union Européenne est édifiant sur la mainmise de l’Allemagne. Depuis la crise économique de 2008, des fonctionnaires allemands ont été nommés à la tête des organes les plus puissants de l’Union européenne. L’administration européenne, forte de plus de 40 000 fonctionnaires, est majoritairement dirigée par des Allemands.

Sur le plan financier. La Banque centrale européenne, basée à Francfort, est présidée par l’Italien Mario Draghi, mais rien ne s’y décide sans l’assentiment du président de la Bundesbank, Jens Weidman. L’Allemand est d’ailleurs le prochain président pressenti de l’institution financière. Quant à l’organe de contrôle des dépenses budgétaires, il est, lui aussi, aux mains d’un Allemand, Klaus-Heiner Lehne.

La Banque européenne d’investissement, le plus grand prêteur multilatéral du monde, est dirigée par Werner Hoyer, le Mécanisme européen de stabilité, le dispositif de gestion des crises financières, est aux mains de Klaus Regling et le Conseil de résolution des crises bancaires est dirigé par Elke Koning.

Sur le plan politique. La présidence des deux groupes politiques les plus puissants est aux mains d’hommes politiques allemands. Manfred Weber est le chef de file du PPE (démocrates chrétiens). Udo Bullman est à la tête des socialistes et démocrates (S & D). À eux deux, ils peuvent fixer l’agenda du Parlement européen, voter et décider l’avenir des politiques européennes et de la Commission.

Dès lors, la chancelière allemande na aucune difficulté à installer ses pions à la tête des institutions européenne. C’est ainsi que le docile Polonais Tusk a été imposé à la tête du Conseil européens et le désolant Luxembourgeois Junker à la tête de a Commission européenne. Celui-ci est flanqué, à la suite de manœuvres plus que douteuses, par l’Allemand Martin Selmayr, secrétaire général de la Commission.

Même le corps d’armée européen qui pourrait mobiliser jusqu’à 60.000 hommes, est commandé par le général allemand Jürgen Weigt !

Et ce n’est pas fini. Frau Merkel a la ferme intention de compléter la mainmise allemande sur l’Europe en imposant à la tête de l’organe exécutif - la Commission, - un de ses hommes, le Bavarois Manfred Weber, le patron du PPE, en rejetant d’une pichenette la candidature du Français Michel Barnier, pourtant négociateur pointu et compétent du Brexit. Mais que compte les Français maintenant en Europe…

La mainmise des Allemands sur l’Europe est forte, supérieure à son poids économique qui est d’environ 20 % du PIB de l’Union européenne. On peut trembler à l’idée de voir l’extrême-droite allemande et les neonazis – ressuscités par l’aberrante politique migratoire de Mme Merkel – arriver au pouvoir en Allemagne et donc, avec des institutions européennes tenues par des Allemands, prendre légalement le pouvoir en Europe. L’histoire ne nous aurait-elle rien appris ?

Et où sont-ils les Français ? Comment nos dirigeants ont-ils pu laisser se mettre en place une telle situation ? Il faut avoir une mentalité de petits boutiquiers (ce qu'ont été Sarkozi et Hollande) pour ne pas faire savoir à Frau Merkel que le pays le plus puissant en Europe, ce n'est pas l'Allemagne mais la France : armée puissante et nucléaire, représentation diplomatique la deuxième du monde, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, deuxième puissance économique d'Europe, deuxième démographie et bien plus dynamique que celle de nos voisins (et néanmoins amis!), présence sur toutes les mers, sans oublier la langue, etc.

Eh ! Jupiter qu'est-ce que t'attend pour faire tonner tes éclairs ? Quand cessera-t-on de jouer les larbins-crétins ?

Les élections européennes qui se profilent ne doivent donc pas être prises à la légère.

Verstenden ?



Illustration X - Droits réservés

 

https://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/ce...

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/09/04/01003-201...

 

http://www.bruxelles2.eu/2018/09/11/que-cache-la-candidat...

https://blogs.mediapart.fr/xipetotec/blog/070513/leurope-...

 

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16/09/2018

Ouiquinde gastronomique: Le civet de sanglier de Sébastien et Anne

sanglier coursant chasseur dessin Dubus.jpg

 

Mon ami Sébastien, redoutable tueur,

Utilise son temps, son flair et sa sueur

À courir les forêts, les bois et les broutières,

À sauter les ruisseaux des terres de Lozère

Pour traquer, débusquer, viser et fusiller

Son gibier préféré: le cochon sanglier.

Dès que pointe le jour vrombissent les quat'quatres

Où piaffent les chasseurs équipés pour combattre,

Montent les hurlements des meutes carnassières

Serrées dans des remorques, dans des malles arrières.

La battue se déploie par chemins et sentiers,

S'efforçant de boucler le massif forestier

Où laies et marcassins, cochons et sangliers

Commencent à gratter le sol d'un pied inquiet.

La journée sera rude pour la bête à poil dur

Quand, poussées par les chiens hors des fourrés obscurs,

Pour tenter d'échapper à la meute hurlante,

Ses courses, à découvert dans les clairs et les pentes,

L'amènent à croiser les chemins et les sentes

Qui sont autant d'affûts où les fusils l'attendent.

Les coups de feu éclatent à travers la nature.

Si la bête s'échappe, on reprend les voitures ­

Pour lui couper la fuite au bord d'une autre route.

Parfois le sanglier met la meute en déroute,

Quand, acculé, blessé, forcé hors de son antre

Il se rue sur les chiens qu'il piétine et éventre.

Très souvent Sébastien, heureux bien que fourbu,

S'en retourne bredouille, au soir de la battue.

Mais lorsqu'un animal est tombé sous les balles,

Il faut voir son sourire, son allure martiale

Lorsqu'il brandit sa part de viande dépecée

Qu'il - fier comme Artaban - offre à sa fiancée.

Alors, tranquillement, avec ses doigts d'artistes

Dégoulinant de sang, Anita entre en piste.

Pour faire un bon civet, l'épaule ou le cuissot

Sont des pièces de choix. Coupez-les en morceaux

De taille conséquente. Récupérez le sang

Qui, pour lier la sauce, est bien intéressant.

Gardez-le au frigo pour qu'il ne se dégrade.

Préparez ce qu'il faut pour votre marinade.

Celle de Anita est un poème en soi:

Quatre, cinq oignons moyens, cévenols ou niçois;

Cinq ou six gousses d'ail et autant de carottes;

Un bouquet de persil; céleri, feuilles, côtes;

Du thym et du laurier; un peu de noix muscade;

Une écorce d'orange et quelques grains de cade;

Du poivre du moulin; du gros sel de Camargue.

Deux litres de Côtes-du-Rhône d'Estézargues,

Un verre d'huile d'olive et deux de bon vinaigre.

Vous cuisez demi-heure à feu vif et allègre.

Rangez le sanglier au fond d'un pot en grès,

Un grand verre de marc pour rendre du degré

À votre marinade versée, chaude, dessus.

Le pot, au frais trois jours, recouvert d'un tissu

Est alors le théâtre d'une superbe idylle

Entre les ingrédients. Une alchimie subtile

Va attendrir la viande, sublimer les parfums

Et les goûts de gibier du sanglier défunt.

Quand, le jour du repas, l'aurore aux doigts de roses

Du sommeil des Buveurs dissipe les hypnoses,

Vous sortez et séchez à l'aide d'un torchon ­

Les morceaux marinés de viande de cochon.

Séparez au chinois légumes et liquide.

Petit, sers-moi un verre, j'ai le clapoir acide!

Dans de l'huile d'olive, au fond d'une toupine

Votre petit-salé embaume les narines.

Rajoutez en tournant les légumes essorés,

Puis intégrez la viande que vous faites dorer.

Mouillez alors avec le jus de marinade,

Et cuisez à feu doux, cinq heures, à l'estouffade.

Il faut voir le sourire heureux de Sébastien

Lorsque Anita apporte, de son pas aérien

Son plat qu'elle découvre, très fière, sur la table

Exhalant en volutes des parfums admirables.

Ce chef-d'œuvre requiert, pour de grandes agapes,

Rien moins que le meilleur des Chateauneuf-du-Pape.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

Alors resservez-vous !

 

Ingrédients et proportions pour deux fois six personnes:

Pour la marinade: - quatre oignons moyens coupés en quarts et piqués de clous de girofle, - six gousses d'ail écrasées, - six à 8 carottes en tronçons, un bouquet de persil grossièrement coupé, - un pied de céleri côtes et feuilles, grossièrement coupées, - un gros bouquet de thym, - six feuilles de laurier, - une douzaine de grains de genièvre, - deux poignées de gros sel de Camargue,

- une cuillerée à soupe de poivre noir du moulin, - noix de muscade, - une écorce d'orange séchée, - un verre d'huile d'olive, - deux verres de bon vinaigre, - deux litres de bon vin rouge. N'oubliez pas de cuire cette marinade et de la verser chaude sur les morceaux de sanglier avant de laisser reposer trois jours.

Pour le plat: - un cuissot ou un épaule de sanglier, - le sang récupéré ou un verre de sang (à demander à votre boucher), - un verre d'huile d'olive, - deux cents cinquante grammes de petit-salé coupé en dés, - les légumes essorés de la marinade cuite, - le jus de la marinade.

 

Les vins conseillés:

Le civet de sanglier préparé de cette manière est un plat somptueux, à la fois puissant et très parfumé. Il faut donc des vins à la hauteur.

En vallée du Rhône: Chateauneuf-du-Pape, Gigondas, Lirac, Vacqueyras, Cornas, Hermitage, Crozes-Hermitage, Saint-Joseph, Côte-Rôtie.

On peut également l'accorder avec bonheur à de vieilles bouteilles de Cairanne, Visan, Séguret, Valréas, Gallician.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Fitou, Collioure, Maury.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Pierrefeu, Puyloubier, Cabasse, La Cadière-d'azur, vins de Bellet.

 

Illustration: merci à DuBus

 

11/09/2018

11 septembre : les États-Unis instaurent le fascisme au Chili.

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Le 11 septembre 1973 au matin, les trois armées factieuses attaquent la « Moneda, siège du gouvernement chilien régulièrement sortie des urnes. Salvator Allende, le président élu, se suicide (ou est « suicidé ») dans son palais. Ses dernières paroles radiodiffusées furent : « Continuez et sachez que s’ouvriront bientôt les grandes avenues où l’homme digne s’avancera pour construire une société meilleure.

 

Les grands profiteurs et exploiteurs du pays, alliés à l’armée et à la police fomentèrent un coup d’état militaire sous la direction d’Augusto Pinochet, une caricature de troufion borné au nom d’opérette. S’ensuivirent la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse fut abolie, le couvre-feu instauré.

 

Dès lors la barbarie de la soldatesque donna toute sa mesure sanglante : des dizaines de milliers de militants parqués dans le Stadio nacional, les doigts du chanteur Victor Jara sectionnés à la hache (« Et maintenant, joue de ta guitare ! »), les rumeurs de tortures et d’assassinats en masse, l’agonie de Pablo Neruda dans sa maison pillée…

 

Le Chili s’enfonça dans une nuit sanglante de 17 ans…

 

Derrière ce désastre, derrière cet attentat terroriste contre la démocratie, un pays : les États-Unis d’Amérique et un assassin qui sera couronné du prix Nobel de la paix : Henri Kissinger…

 

Alors les tours du World Trade Center… Va fan culo !

 

God blesse America

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,

Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,

Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,

Par les loques données chargées de variole.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de la nation des voleurs de vos terres…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,

Achetés, exploités et payés au bâton,

Humiliés, niés, traités pires que bêtes

Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgé vos fers…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Salvador Allende, du fond de ton tombeau,

Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo

Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces

Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans communistes nés en Indonésie.

Vous étiez un million accusé d’hérésie,

Massacrés pour avoir soutenu Sokarno

Alors que les Yankees préféraient Suharto.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Héroïques soldats paysans du Vietnam.

Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,

Vous avez triomphé de cette soldatesque

De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,

Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,

Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam

Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,

Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,

La défense du « Droit » fut un bon alibi :

L’ordre americana règne sur la Serbie.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Civils vitrifiés par la Bombe yankee

Rayant Hiroshima comme Nagasaki

Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre

Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques

En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

 

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !

Libère-toi des fers, des chaînes de forçats

Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme

Par sa télé débile et son consumérisme.

Renverse le pouvoir aveugle du dollar

Et celui des banquiers et boursiers vicelards.

Rafale les « chairmen » des multinationales

Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.

Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,

Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !

Redevient cet ami qui nous a fait rêver,

Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.

Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.

Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères

Afin que la statue prénommée Liberté

Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

 

VictorAyoli

 

 

10/09/2018

Sauvegarde de la planète. MARCHER POLLUE ! S'il n'y avait que ça...

panomarcheurs2.jpg


L’autre soir, sur ce condensé de boboïtude qu’est l’émission « 28 minutes » sur Arte, un chroniqueur ou une chroniqueuse a parlé de la pollution conséquente générée par… les semelles des chaussures en caoutchouc. Eh ! Oh ! Micmacron, alors ils polluent tes Marcheurs !

Samedi encore, on a marché (donc pollué !) dans toute la France, et même dans le monde entier. On a marché en signe de protestation contre le laxisme hypocrite des gouvernants irresponsables qui « regardent ailleurs alors que la maison brûle ». Saine appropriation par le peuple, par les peuples d’une question cruciale, de LA question du devenir de notre planète. Oh ! Rassurons-nous, elle en a vu d’autres la belle, et si ce ridicule mammifère bipède qui casse ses jouets mais encore et surtout la branche sur laquelle il est assis disparaît, bon débarras peut-elle penser Gaïa ! Mais pour nous, c’est une autre paire de manches…

L’ultralibéralisme pense uniquement à court terme en termes de fric. Alors les plans à long terme, les belles promesses faites au grand raout de Paris d’il y a deux ans… Té ! Fume.

Bon, maintenant on va parler plus sérieusement de la pollution, de ses dangers, de ses véritables responsables. Et de la mondialisation qui nous amène, depuis le bout du monde, l’essentiel des produits que nous consommons. Autant que les faibles coûts de main-d’œuvre, ce sont les coûts dérisoires du transport maritime qui saccagent nos industries et jettent au chômage des millions de pauvres types… Parce que 95 % ces produits arrivent dans les soutes d’énormes cargos et sur les ponts de gigantesques porte-conteneurs. On vient, fièrement, d’en inaugurer un de quatre cents mètres de long ! Aux fous !

Les données confidentielles fournies par les initiés de l’industrie maritime en fonction de la taille du moteur et de la qualité du carburant généralement utilisé par les navires et les voitures montrent que seulement 15 des plus grands navires du monde peuvent émettre autant de pollution que tous les 760 millions de voitures du monde. Le carburant de soute de navire de faible teneur (ou le mazout) a jusqu’à 2 000 fois la teneur en soufre du carburant diesel utilisé dans les automobiles européennes, asiatiques et américaines. La pollution des 90 000 navires de charge mondiaux entraîne 60 000 décès par an et coûte jusqu’à 330 milliards de dollars par année dans les coûts de santé liés aux maladies pulmonaires et cardiaques !

La pollution par les navires reste l’une des parties les moins réglementées de notre système mondial de transport. Aujourd’hui, les entreprises maritimes ne réalisent pas moins de 450 milliards de dollars de bénéfices. Entre les mains d’une poignée de personnes, ces entreprises contrôlent notre système de consommation. De plus, chaque année, on comptabilise 122 naufrages, soit un naufrage tous les trois jours pour des navires de plus de 300 conteneurs. Tous les ans, 1,8 million de tonnes de produits toxiques contaminent nos mers, soit 5 000 tonnes par jour. C’est ce qu’on appelle les « marées blanches ». Bonjour les dégâts !

Une seule organisation a les moyens de prendre des mesures restrictives pour faire cesser ce scandale et cette tragédie, c’est l’OMI (Organisation Maritime Internationale) qui siège au sein même de l’ONU. En revanche, celle-ci est dirigée par les pays possédant les plus grandes flottes de cargos. Et qui sont-ils ? Le Panama, le Liberia et les Îles Marshall… Des pays qui permettent à ces navires de complaisances de passer inaperçus dans les hautes mers. L’OMI est donc aux mains des pays qui vendent leur nationalité aux armateurs les moins consciencieux. Ils ont donc tout pouvoir, ils ont le droit de vie et de mort… Mais c’est motus et bouche cousue.

Le transport maritime est responsable de 18 à 30 % de la pollution mondiale des oxydes d’azote (NOx) et de 9 % de la pollution mondiale par oxyde de soufre (SOx). Un grand navire peut générer environ 5 000 tonnes d’oxydes de soufre (SOx) en un an.

La Chine est devenue l’atelier de fabrication de l’essentiel des produits consommés dans le monde. Ces produits, il faut bien les transporter. Ça se fait donc par mer. Une nouvelle génération d’énormes conteneurs intercontinentaux, longs comme quatre terrains de football, a été développée : ils sont extrêmement rentables. Cependant, ils utilisent des moteurs diesel aussi puissants que les centrales électriques terrestres mais avec un carburant de qualité très inférieure puisqu’il s’agit des déchets du raffinage. Et ces carburants pourris ne sont pas taxés !

On doit élargir le débat aux avions, autres énormes pollueurs qui échappent largement à la réglementation. Le transport aérien mondial de passagers émet davantage de gaz à effet de serre que l’ensemble des activités d’un pays comme l’Allemagne !

Un aller-retour Paris-New-York, dans des conditions propices à une bonne efficacité énergétique (charter sans classe affaires fortement rempli), émet près d’une tonne de CO2 par passager.
Un voyageur en avion émet ainsi environ 140 grammes de CO
2 au kilomètre, contre 100 g/km pour un automobiliste en moyenne. Les émissions indirectes liées à la construction des véhicules, au raffinage et au transport de pétrole sont plus importantes pour la voiture mais même en les prenant en compte, on trouve encore pour l’avion un excédent d’émissions au passager/km de 16 % par rapport à la voiture.
De plus, le transport aérien de voyageurs n’émet pas que du CO
: les Oxyde d’azote (NOx) émis par les avions réagissent rapidement et ont un impact sur l’effet de serre à la fois réchauffant par la formation d’ozone troposphérique (O3) et refroidissant par la dégradation du méthane (CH4).

Alors le bobo qui prend l’avion des escrocs de Ryanair ou Easyjet pour se la faire belle un ouiquinde à Djerba ou a Stockholm, il peut se la mettre sous le bras sa belle pancarte de défense de la planète qu’il arborait samedi, à Paris, Marseille ou Nantes !

Les transports aériens, en augmentation constante avec l’avènement de compagnies à bas coût, sont une cause majeure de saccage de la planète. Et là encore, comme pour le transport maritime, le kérosène est détaxé !

Dès lors, au-delà du baratin, au lieu d’emmerder les possesseurs de bagnole diesel, il serait primordial et même indispensable de taxer fortement les carburants du transport maritime et du transport aérien.

Ou encore les tracteurs monstrueux de l’agriculture. Sans oublier les poids lourds et les autobus, qui s’arrangent toujours pour échapper aux taxes qui retombent sur les malheureux automobilistes. Et au passage remettre en route la fameuse Taxe carbone que le gouvernement précédent a lâchement abandonnée devant les exactions et les vociférations de quelques égoïstes irresponsables.

Tout le monde y gagnerait, les activités locales fusillées par ces transports tricheurs pourraient se développer, et la Terre respirer un peu mieux.

Bon, il fait chaud, je vais boire un coup, je l’ai mérité !

 

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06/09/2018

Gauche. Un vent de fraîcheur et de renouveau souffle d’Allemagne.

allemagne,gauche

Elle est belle, elle sait parler, elle séduit, elle a des idées qui tranchent avec la doxa rabougrie des gauches en pleine crise existentielle. Elle allie la générosité avec le réalisme en osant regarder autrement qu’avec une désolante naïveté les problèmes de l’immigration et n’hésite pas à dénoncer "l’ouverture incontrôlée des frontières".

« Elle », c’est « la belle Sarah » comme disent les Allemands. Sahra Wagenknecht, fille d’une artiste allemande et d’un étudiant iranien « disparu » lors d’un voyage fatal dans son pays… Tôt immergée en politique, elle est une des fondatrices et coprésidente du groupe Die Linke au Bundestag, et épouse d’Oscar Lafontaine, une des plus brillantes figures de la gauche outre-Rhin.

Elle vient de lancer, le 4 septembre, le mouvement politique « Aufstehen » (« Debout » ou « Levez-vous »). « Nous comptons près de 80 initiateurs de tous bords, des politiques mais aussi des artistes et des écrivains, ainsi que plus de 100 000 membres qui se sont déjà inscrits, via une plate-forme internet participative nommée Po.lis » assure fièrement Sahra Wagenknecht. Le but de ce mouvement : tenter de réunir les diverses composantes de la gauche allemande, le SPD, Die Linke et les Verts.

Elle brocarde la politique du gouvernement fédéral, considérant que la politique de Mme Merkel est délibérément au service des intérêts des super-riches et des sociétés et non des intérêts de tous. Ses propos donnent des boutons au Gouvernement autant qu’au patronat lorsqu’elle assène que ce que la droite et le patronat aiment dans ce pays, c’est une politique d’ouverture des frontières. Parce qu’amener beaucoup de gens qui travaillent pour deux ou trois euros de l’heure, c’est formidable pour eux ! « Ce n’est pas sans raison que la Fédération des industries allemandes se bat pour une loi sur l’immigration depuis des années. La migration de main-d’œuvre se traduit par une concurrence accrue pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires. »

Sa position face au problème des migrants est nouvelle en Allemagne, surtout dans les rangs de la gauche : « Nous sommes pour le droit d’asile et le défendons. Il doit y avoir des frontières ouvertes pour les personnes qui sont persécutées. Mais l’ouverture des frontières pour tous n’est pas réaliste. La perte de contrôle, qui a eu lieu à l’automne 2015, a changé ce pays, et pas pour le mieux. Cela ne doit pas se reproduire.

./… Ma position est, que plus d’immigration signifie de plus en plus de concurrence pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires. Nous ne rendons pas non plus le monde plus juste en promouvant l’émigration ; au contraire, elle appauvrit encore plus les pays pauvres. Parce que c’est toujours la classe moyenne qui migre, les plus pauvres ne sont même pas en mesure de le faire. C’est pourquoi nous devons aider sur le terrain.

./… J’ai toujours défendu le droit d’asile, qui a été mis à mal ces dernières années. Je suis convaincue que les personnes persécutées ont besoin de protection - mais que le problème de la pauvreté dans le monde ne peut être résolu par une immigration sans frontières. Au contraire, nous devons tout faire pour que l’Allemagne et l’Europe ne continuent pas à détruire les perspectives de vie dans les pays pauvres. Les gens ont besoin d’une perspective dans leur pays d’origine.

/… Une frontière ouverte à tous, c’est naïf. Ce n’est surtout pas une politique de gauche », a-t-elle ainsi déclaré, expliquant que les milliards dépensés par le gouvernement pour accueillir les demandeurs d’asile en 2015 « auraient pu aider beaucoup plus de nécessiteux en Allemagne ». Enfin, pour elle, « plus de migrants économiques signifient plus de concurrence pour décrocher des jobs dans le secteur des bas salaires. Le nombre de logements sociaux n’est pas non plus illimité ».

Si elle ose s’attaquer à ce tabou qui est de prôner la limitation de « l’immigration économique », c’est pour récupérer des voix parties à l’extrême droite faute de trouver dans les partis de gauche une réponse lucide et pas d’une naïveté bêlante à l’immigration incontrôlée.

Depuis des années les électeurs de gauche abandonnent les partis ouvriers d’inspiration marxistes pour se réfugier – le plus souvent à leur corps défendant – dans les partis dits « populistes ». Pourquoi ? Voilà la question que se pose Mme Wagenknecht. Elle a compris, elle, que la gauche se suicide avec des idées qui ont eu leur succès et leur utilité, mais au siècle dernier : internationalisme prolétaire, ouverture des frontières, rejet du fait national, culpabilisation pour des fautes collectives comme le colonialisme et l’esclavage, etc. Mais ça ne marche plus… Parce que les électeurs de la gauche se sentent oubliés, à tort ou à raison, au profit de nouveaux venus qui viennent sur un marché du travail déprimé. Pour la plus grande satisfaction du patronat, les migrants acceptent n’importe quel travail à n’importe quel prix. A cette concurrence s’ajoutent des problèmes de logement, d’école. Mais aussi un fossé culturel profond entre notre mode de vie fondé sur la liberté, l’égalité entre homme et femme, la laïcité, la séparation entre l’État et les religions et des traditions archaïques voire sanguinaires. Enfin beaucoup de ces nouveaux venus non seulement ne se sentent pas, ne se veulent pas Français, Allemand, Suédois, etc. mais ils prétendent imposer leur mode vie à l’opposé de nos valeurs essentielles. Avec pour résultat un communautarisme porteur d’affrontements à venir. Sous peu, hélas.

Mais ces réalités sont tues, cachées, éliminés du débat par la collabobophère des crétins utiles qui se prosterne devant tout ce qui vient « d’ailleurs » et crache sur cette civilisation dont ils sont issus, qui les a élevés, qui les nourrit, qui leur garantit leur liberté de s’exprimer et de sévir.

Eh ! L’ami Méluche, si tu allais faire un tour auprès de la belle Sarah ?

 

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30/08/2018

Au bistro de la toile : les éleveurs qui ont vu l’homme qui a vu l’ours.

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- Moi Loulle, ce qui m’emmerde avec les vacances de M.Hulot, c’est que pour ce qui est du prochain lâcher de deux ourses slovènes dans les Pyrénées, ce sera oualou… On a dû s'arsouiller sévère chez les bédigas des Pyrénées, tandis qu’on devait trinquer avec un bon verre de glyphosate chez les empoisogriculteurs de la FNSEA !

- C’est vrai qu’ils ne les aiment pas beaucoup leurs ours les bédigas. Et c’est bien dommage. C’est joli un ours, c’est gentil, mais c’est gros, ça fait peur et ça bouffe ! Des fruits, des champignons, du miel et même parfois une bédigue… « Nous sommes soulagés mais nous restons concentrés sur l’objectif : ne pas permettre la réintroduction de l’ours », a dit à l’AFP Julien Lassalle, qui élève 500 brebis basco-béarnaises en vallée d’Aspe. Et ils ont foutu le bordel à Etsaut, un village pyrénéen favorable à l’ours avec du sang et des dépouilles de moutond, des menaces et quelques frittages avec les flics… (lien)

- Ils en ont déjà dégommé des ours, ces soi-disant menaces pour leurs troupeaux. Ça me rappelle Canelle, le dernier ours véritable des Pyrénées, flingué par un ami de Thierry Coste, le lobbyiste des chasseurs qui fait la bise à Micmacron. Et puis Paloma, l’ourse slovène introduite après ça, qui est morte victime d’un « accident » de montagne.

- Mouais. Certaines mauvaises langues disent que Paloma aurait bouffé du miel au verre pilé qui lui serait resté sur l’estomac !

- Eh, tu vois, tout de même, ils sont gentils les éleveurs de moutons des Pyrénées. De peur que l’ours ne crève de faim, ils lui apportent, sur son terrain, de quoi casser la croûte. Ils lui portent du miel tout en lui disant : « Tu prendras bien un verre avec nous ? » Le kon, c’est que le verre est cassé et mélangé au miel… Faut quand même avoir les boyaux de la tête sérieusement constipés pour inventer des saloperies pareilles.

- Tè, regardez là Madame l’Ourse (Paloma de son prénom). Elle avance peinard dans le petit matin. Un peu grasse du cul, mais encore sexy la bougresse ! Et je te renifle une fleur, et je te gobe un essaim d’abeilles, et je te bouffe une belle charogne de blaireau bien faisandée de quatre jours – les meilleures - et je te pisse un petit coup sur un rhododendron, et je te… Tiens mais ça sent le miel par ici. « Oh ! Puteng qu’elle se dit la mère Paloma dans son dialecte slovéno-oursien, mais en voilà tout un pot ! Et pas besoin de se faire emmerder par ces chieries d’abeilles qui me chatouillent la glotte quand je les bouffe. Ouarf. Le pied. Quel dessert. »

Et, sortant une langue aussi râpeuse que celle d’un député micmacronien, elle engloutit avec gourmandise le pot tout entier. La goulue avale tout, d’un coup, comme une felleuse de compétition. Ça l’a bien un peu picoté au passage, mais bon, se dit-elle, ça doit être une de ces garces d’abeilles… Et puis elle s’allonge pour se faire un petit pénéqué, tranquille, au soleil, en faisant un rêve cochon… Et alors ça commence. Un mal au bide terrible. Et qui va en s’accentuant. « T’aurais pas dû tant bouffer, qu’elle se dit. Tu le sais pourtant que ça te donne la chiasse trop de miel. Bof. Ça passera. » Mais ça ne passe pas et trois jours après, ahurie de souffrance, la pauvre Paloma crève sous la petite falaise si sympa où elle campait depuis son arrivée dans les Pyrénées…

- Tout ça parce que Madame Paloma et ses quelques cousins, beau-frères et neveux bouffent quelques dizaines, allez, quelques centaines de brebis par an sur l’ensemble des Pyrénées. À comparer aux 15 000 brebis tuées par des chiens errant dans le même temps ! S’il est un sujet tabou dans le milieu agricole, c’est bien la mortalité parmi le cheptel domestique. 1000 bêtes par semaine ! Admettre que l’on perd des bêtes, c’est comme avouer être un « mauvais éleveur ». Ainsi donc, on n’en parle pas…, sauf quand il s’agit de l’ours ! Au point que l’on pourrait croire qu’il est la principale, voire la seule cause de mortalité. Les associations pastorales disent même qu’il menace le pastoralisme dans les Pyrénées…

- À mon époque verte, Loulle, j’ai été bûcheron dans les Pyrénées. Et j’allais très haut dans la montagne. Nous dormions dehors dans de petits abris rustiques. Nous vivions donc sur le territoire de l’ours. Eh bien, malheureusement, je n’ai jamais vu l’ours, ni même rencontré l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours…

Ce qu’il faut savoir, c’est que dans les Pyrénées, les éleveurs ne gardent pas leurs troupeaux l’été, à l’estive. Ils lâchent leurs bêtes dans la montagne et montent les voir une fois par semaine. S’il y a des pertes, des moutons morts, ils récupèrent une preuve (oreille marquée par ex.) et se font rembourser.

- Leur comportement ne découle donc ni d’une logique économique, ni d’une crainte d’être attaqué, il procède de la seule méchanceté, donc de leur incommensurable bêtise. En cela, ces "écolos de terrain" gavés aux subventions comme les tireurs de loups justifient grandement le slogan d’un de mes blogs : « La connerie humaine est la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini… »

- Dans les Pyrénées, la prédation par l’ours (ou le loup en Pyrénées-Orientales) est la seule cause de mortalité systématiquement indemnisée par l’État. Après expertise, l’éleveur dont le troupeau a été victime d’une attaque d’ours est indemnisé d’une somme recouvrant trois aspects : la valeur de la bête, au cours du marché ; une indemnisation pour « manque à gagner » (l’agneau ou le lait qu’aurait fait cette brebis) ; une prime de dérangement, forfaitisée par attaque, pour compenser le temps passé pour la déclaration et l’expertise sur site. En moyenne, en se basant sur une moyenne de 2 brebis tuées par attaque (1,6 en réalité), chaque brebis tuée donne lieu à une indemnisation de 250 euros environ. À rapprocher du prix d’un mouton vivant, que l’on trouve à 140 euros sur le Bon Coin ou Paru Vendu. Et il en meurt beaucoup de bédigues. 18 000 à 30 000 pertes par été sur les 6 à 700 000 brebis présentes en montagne chaque été. Ces animaux ne passent pas par l’équarrissage, ils sont « laissés aux vautours ».

- Sans les vautours que certains considèrent comme nuisible et qu’ils flinguent allègrement, les éleveurs devraient monter en estive pour redescendre dans la vallée et souvent à plusieurs dizaines de kilomètres pour atteindre le clos d’équarrissage, de 18 000 à 30 000 carcasses dans leurs "kangoo" blanches ou les disperser dans les bois.

- En fait ce qu’ils veulent, ce sont des sous. À cela, à cette indemnisation généreuse, il faut de plus ajouter un complément prévu en cas de « gros dégât », si l’ours tue un grand nombre de brebis d’un coup (dérochement) ou s’il tue en plusieurs fois de nombreuses brebis d’un même éleveur. Globalement, l’indemnisation par brebis perdue peut alors dépasser 300 euros. Des brebis sont également indemnisées « au bénéfice du doute » par une commission statuant au cas par cas quand l’expertise n’a pu écarter la responsabilité de l’ours, ou sur demande de l’éleveur. Le système d’indemnisation des dégâts d’ours en vigueur dans les Pyrénées est à l’échelle européenne le plus rapide, le plus complet et le plus généreux.

- Allez trinquons à l’ours et souhaitons bonnes vacances à Monsieur Hulot qui, lui, les a bien pendus, les aliboffis !!

 

Sources :

https://www.paruvendu.fr/p/mouton/

http://www.buvettedesalpages.be/2012/06/la-mortalite-des-...

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/08/29/les-anti-ours-manifestent-a-etsaut-important-deploiement-de-gendarmes, 2411472.php

http://www.buvettedesalpages.be/2012/06/presse-les-vautou...

http://www.buvettedesalpages.be/2012/04/ariege-des-mouton...


Illustration: merci au regretté Chimulus

07:25 Publié dans actualités, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ours

28/08/2018

Macron-Philippe : comment profiter de l’inflation pour faire les poches des pauvres.

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L’inflation est de retour ! On peut s’en désoler ou s’en réjouir. S’en désoler si l’on est salarié au Smic, si l’on est retraité, si l’on a un petit pécule à la caisse d’épargne. On peut s’en réjouir si l’on est patron, si l’on a fait un emprunt pour acheter son logement, si l’on est l’État.

S’en désoler et avoir la rabia si l’on est prolo parce que les salaires ne sont plus indexés sur les prix. Oui mais – se gargarise le patronat qui tire les ficelles de ces marionnettes qui nous gouvernent – la suppression des charges salariales sur les heures supplémentaires va apporter un surplus de 200 euros par an aux salariés payés au Smic ! Ouais… Mais ce qu’ils oublient de dire c’est qu’« en même temps », pour faire une « macronade », avec une inflation de 2,3 %, le smicard qui gagne 12 fois 1 500 euros soit 18 000 euros par an va perdre 414 euros !!!

S’en désoler et avoir la rabia si l’on est retraité parce que Philippe, le ci-devant Premier ministre, a expliqué sans vergogne que les pensions ne seraient revalorisées que de 0,3 %. Avec une inflation à 2,3 % la perte annuelle est de 2 %. Même calcul : la retraite moyenne tourne autour de 1 300 euros par mois soit 15 600 euros par an, perte de 312 euros ! Rajouter à ceci les 1,7 % d’augmentation de la CSG, ça fait une perte de pouvoir d’achat de 3,7 %. Merci, ci-devant « Rothchild-boy » Macron.

S’en désoler et avoir la rabia si l’on a mis ses quelques éconocroques laborieusement mises de côté pour ses vieux jours sur un Livret A. Le dépôt moyen est de 4 000 euros. Avec un taux d’intérêt à 0,75 % - le taux le plus bas concédé depuis qu’existe la caisse d’épargne – l’intérêt négatif est de 0,75 – 2,3 = -1,55 %. Donc pour 4 000 euros le modeste épargnant « sans dent », qui « coûte un fric dingue » perd chaque année 62 euros !

Et en plus, le prix de la vaseline augmente… Ca va faire mal !

Chercher et vous trouverez d’autres exemples des effets négatifs de cette inflation.

Maintenant il y a aussi des effets positifs.

On peut s’en réjouir si l’on a fait un emprunt pour acheter son logement, son pavillon, sa maison de campagne. Avec une inflation à 2,3 % et des taux à 15 ans à 0,96 %, le remboursement de votre prêt vous coûte chaque année moins cher de 1,34 % !

On peut s’en réjouir si l’on est un patron parce que les salaires n’étant plus indexés sur les prix, lorsque ceux-ci augmentent, les recettes augmentent d’autant tandis que les salaires stagnent. Tout bénef. Merci, ci-devant « Rothchild-boy » Macron !

On peut s’en réjouir si l’on est Monsieur l’État qui voit ainsi chaque année le montant de sa dette diminuer selon les mêmes calculs.

Allez, une petite dernière pour la route. La suppression des charges salariales sur les heures supplémentaires va coûter un bras (de plus) à la Sécu puisque c’est elle qui en supportera le choc. Pareil pour l’abandon – demandé par la ministre de l’emploi Pénicaut – de l’imputation à l’entreprise du premier jour d’absence pour maladie. C’est encore le budget de la Sécu qui va en pâtir.

Il est vrai que dans les arrières boutiques patronalo-macroniennes, tout ce qui peut enfoncer la Sécu est bon. Les vautours de l'assurance privée guettent.


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26/08/2018

Au bistro de la toile : étranges buveurs d'eau !

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- Ouarf ! Ils s’étranglent avec leur eau minérale les peine-à-jouir regroupés en lobby anti bonheur ! Ces « zexperts » ont décrété que l’augmentation de mortalité commençait dès le premier verre. Fatche, Victor, on vit dangereusement. Et moi, tenancier de ce rade, « ils » veulent me culpabiliser. Tu te rends compte Victor, je rogne ton espérance de vie… Que la honte m’étouffe et que le tron de dieu me cure.

- Requinque-toi, Loulle. Ce fameux verre a un impact très modeste sur la santé, puisque leur étude à la kon signifie qu’avec un verre d’alcool par jour 918 personnes sur 100 000 vont être touchées chaque année contre 914 sur 100 000 parmi les buveurs de flotte ! Mais attention, il s’agit de verres d’un volume correspondant à une unité d’alcool. Soit une coupe de champagne ou un verre ballon de vin (10 cl), un demi de bière à 5° (25 cl) et 3 cl -seulement- d’un alcool fort type whisky ou pastis (la quantité d’eau ajoutée ne change rien !).

- Ouf, tu me rassures.

- Et puis, ces « études », tu peux leur faire dire ce que tu veux. Tiens, il y en a une autre qui dit au contraire que boire un verre de vin rouge est équivalent à une heure de sport intensif. Voilà pourquoi ton rade est une sacrée salle de muscu ! « Après une dure journée de travail, si vous vous sentez coupable parce que vous avez la flemme d’aller faire votre jogging aujourd’hui, installez-vous confortablement dans votre canapé, détendez-vous et buvez un bon verre de vin rouge à la place » qu’ils disent les chercheurs ! Ils disent encore qu’il y a dans le rouge du resvératrol, « un polyphénol qui a des effets extrêmement positifs sur le cœur, mais également sur les muscles, les os… ».

- Tè, faisons un peu de sport alors Victor. Je mets ma tournée.

- Merci Loulle. Et puis, tu sais que les exportations de vins et spiritueux sont le deuxième secteur d’exportation de France, avec autour de douze milliards par an, juste après l’aéronautique et devant les parfums ! C’est l’équivalent de cent cinquante Rafale ou de quatre centrales nucléaires. Et c’est bien moins dangereux comme le prouvent les « études » dont on nous bourre le mou régulièrement et particulièrement ces jours-ci.

- « Bonum vinum laetificat cor hominis ! » Le bon vin réjouit le cœur de l’homme.

- Si tu le prends sur ce ton, merveilleux mastroquet lettré, Horace disait : « Nulla placere diu nec vivere carmina possunt, quae scribuntur aquae potoribus… » qui veut dire quelque chose comme, « ils ne vivront pas les écrits des buveurs d’eau ! Et enfin, écoutons Baudelaire : « N’est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais de vin, naïfs ou systématiques, sont des imbéciles ou des hypocrites ; des imbéciles, c’est-à-dire des hommes ne connaissant ni l’humanité ni la nature, des artistes repoussant les moyens traditionnels de l’art ; des ouvriers blasphémant la mécanique ; - des hypocrites, c’est-à-dire des gourmands honteux, des fanfarons de sobriété, buvant en cachette et ayant quelque vin occulte ? Un homme qui ne boit que de l’eau a un secret à cacher à ses semblables. »

- Allez zoù, tournée générale. Et du rouge !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

22/08/2018

Au bistro de la toile : le présumé « viol » d’un tocard cupide.

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- Oh Loulle, t’as l’air tout égrillard à rire derrière ton rade. C’est les nouvelles qui t’émoustillent ?

- Y a de quoi Victor. Tè, je te lis : « L’actrice italienne Asia Argento, figure de proue du mouvement #metoo, après avoir accusé le producteur Harvey Weinstein de viol, a versé de l’argent à un homme qui affirmait qu’elle l’avait agressé sexuellement alors qu’il était mineur, a rapporté dimanche 20 août le New York Times. Un montant de 380 000 dollars a été versé à Jimmy Bennett, un acteur et musicien de rock américain, qui assure que Mme Argento s’en est prise à lui dans une chambre d’hôtel en Californie en 2013, selon le NYT. Les avocats du plaignant ont décrit la rencontre comme une « agression sexuelle » qui a traumatisé le jeune acteur, menaçant sa santé mentale. » Etc. etc.

- Ouais. J’ai vu ça Loulle !… teng ! Le mec, il a dix-sept balais, l’âge où ta console de jeux, c’est ta bite ! Tu ne penses qu’à Ça ! Qu’aux femmes, aux Femmes, aux FEMMES. Sauf si t’es de la jaquette, mais ça ne change rien. Tu ne penses qu’aux hommes, aux Hommes, aux HOMMES !

- Bref, à dix-sept ans, on n’est pas sérieux comme disait Rimbaud. On ne pense qu’au cul ! Et c’est normal, et c’est très bien puisque la pulsion sexuelle est la condition sine qua non de la vie sur terre.

- Exactement. Et voilà un mec – acteur de cinoche et musico de rock paraît-il – qui prétend s’être fait violer par une créature de rêve ! Une superbe meuf de trente-sept vendanges, l’âge où elles sont les plus belles, les plus désirables, avec l’expérience et débarrassées des simagrées des jeunettes, l’époque où elles ne disent jamais la phrase terrible, briseuse de couple « Non, pas ce soir, je suis fatiguée ». Et voilà que le mec se retrouve dans une chambre d’hôtel avec cette ravageuse de sommier et qu’est-ce qu’il se passe ? « La rencontre en hôtel en 2013 était une trahison qui a provoqué une spirale de problèmes émotionnels au jeune homme. (…/…) Les retombées de cette expérience sexuelle étaient tellement traumatisantes qu’elles ont entravé le travail et les revenus de M. Bennett et menacé sa santé mentale ». Oh, puteng, le faux cul ! « Sa déclaration d’intention de poursuite en justice contre la comédienne portait sur une demande de 3,5 millions de dollars de dommages et intérêts pour lui avoir « infligé de manière intentionnelle une détresse émotionnelle et des pertes de salaire » à la suite de ces événements », selon le quotidien américain.

- Et les canards, dont le très sérieux New York Times, marchent dans cette combine, dans cette tentative d’escroquerie sans vergogne… teng, Victor. Moi, quand j’avais dix-sept ans, j’étais un champion de l’autocoïtpalmaire, et si une belle tatie avait voulu me faire mousser le créateur, j’aurais été à la porte du paradis !

- Non mais on hallucine. Le mec prétend s’être fait imposer une « relation sexuelle non consentie ». Ce qui est une des définitions du viol. Eh ! Oh ! Les mots ont un contenu, une précision. Une femme peut se faire violer, pénétrer dans son intimité ultime de force, contre son gré. Par un fumier qui la brutalise, qui la menace d’une arme, qui se fait au besoin aider par des complices, qui la terrorise. Là il y a une évidente et ravageuse « détresse émotionnelle ». Mais comment un mec peut-il se faire violer par une femme ? Il ne se fait pas pénétrer lui, mais pour qu’il soit « englouti », « avalé » par le sexe d’une femme, encore faut-il que son bout de tripe minable ait les proportions et la raideur nécessaire pour que puisse s’effectuer l’absorption de son viscère mâle dans un autre viscère, femelle celui-là. Seulement, comme disait notre tonton Georges « la bandaison, papa, ça ne se commande pas ». Et si le benêt Bennett en question s’est fait « violer », c’est qu’il bandait ! Or, sauf chez quelques sado-maso, la mise en forme de Popol s’accommode plus de caresses, de douceur, d’empathie, de lascivité, bref d’amour que de brutalité, de menace, de « traumatisme émotionnel ». Donc le viol d’un homme par une femme n’existe pas, ne peut viscéralement pas exister. Le mec qui se fait chevaucher par une belle amazone ne le fait jamais « à l’insu de son plein gré » pour faire une virancade.

- D’autant plus, Victor, que la « violeuse » en question n’a pas la puissance et la carrure redoutable d’une lanceuse de poids polonaise. Elle est superbe ! Et n’a pas besoin de payer un gigolo minable pour s’envoyer en l’air.

- Tu touches là la réalité de la chose, Loulle. Le fric ! Le mec, c’est un acteur de troisième série B, célèbre dans son HLM et un musico laborieux, gratouilleur de guitare de consommation courante. C’est pas de l’AOC ! Et la nana – belle, célèbre, riche, engagée -, qui le connaît depuis longtemps, qui l’a à la bonne, lui a peut-être refilé quelques thunes pour l’aider à finir ses fins de mois difficiles. Mais autour de ce tocard est venue grenouiller une meute de ces bavards avides et cupides sévissant dans ce pays de tarés et qui, par l’odeur du scandale alléché, ont embobiné le crétin pour monter cette cagade qui n’est rien d’autre qu’une escroquerie.

- Voilà qui éclaire les choses Victor. Tè trinquons en solidarité avec la « violeuse », la belle Asia Argento ! Et mort aux kons !

- Vaste programme comme disait De Gaulle…

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

16/08/2018

Pendant le bronze-cul, les nucléocrates ont encore frappé !

déchets nucléaires autruche.jpg

Nous ne savons que faire de nos montagnes de déchets radioactifs. Le site d’enfouissement de Bure soulève la réprobation légitime des populations. Et pourtant…

Et pourtant la France va importer près de quatre tonnes de déchets radioactifs de plutonium et d’uranium australiens ! Les malades mentaux nucléocrates ont encore frappé…

Cette forfaiture « légale » s’est déroulée cet été, pendant que le bon peuple se bronzait le cul et pâmait devant les exploits footballistiques de quelques millionnaires en culottes courtes. C’est par un discret décret n° 2018-586 signé le 6 juillet 2018 par les plus hautes autorités de la République que la France a légalisé un sombre accord de trafic de déchets nucléaires de l’Australie vers la France. Au bas du document qui entérine le business entre Areva (se planquant derrière son nouveau nom Orano depuis sa « faillite » et son renflouement de 9 milliards d’euros sur le dos des contribuables) figure les signatures du président de la République – le banquier énarque Emmanuel Macron -, du 1er Ministre et ancien directeur chez Areva Edouard Philippe, du ministre des affaires étrangères – et ancien ministre des armées du précédent Président Hollande - Jean-Yves Le Drian.

Cette opération entérine le contrat signé le 7 juillet 2016 sous la législature de Hollande, Macron étant ministre de l’économie du gouvernement Valls. Souvenons-nous qu’à cette époque, la France a aussi signé avec l’Australie un énorme contrat de vente d’armes, en l’occurrence douze sous-marins pour la somme de 34,6 milliards d’euros. « Allez, vous nous achetez nos belles machines à tuer et nous, pour vous faire plaisir, on vous reprend toutes vos merdes nucléaires ! »

Ainsi l’introduction en France des déchets nucléaires australiens peut commencer dès à présent et s’étaler jusqu’au 31 décembre 2030. Il faut que toutes les générations, des grands-parents aux petits-enfants, goûtent au risque, non ? D’autant que le retraitement par Areva/Orano de ces déchets atomiques est prévu entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2034. Seize années, une paille !

On va donc avoir sur les mers du globe des cargos se trimballant des tonnes de déchets radioactifs. Et en retour, d’autres cargos qui retourneront les merdes radioactives traitées. Eh ! Les terroristes, ya bon ces matières à récupérer par un détournement en pleine mer. Il y aura plein de plutonium, le produit le plus dangereux sorti des cervelles nocives des nucléocrates.

Notons que c’est une récidive, il y a déjà eu des trafics de plutonium entre la France et les États-Unis par Areva en 2004. Des mesures policières et militaires insensées avaient alors été déployées pour empêcher tout regard citoyen sur ces transferts de plutonium.

Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" n’existe pas et n’existera jamais dans l’industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables.

 

Sources : http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/2018-07-08_decret_importation_dechet-nucleaire_Australie_joe_20180708_0156_0010.pdf

 

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14/08/2018

Bayer, Monsanto, c’est ça !

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Bayer – c’est-à-dire Monsanto – vient de paumer 14 milliards en bourse dans la seule journée d’hier ! Ces entreprises voyous ne comprenant que le pognon, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! C’est quasiment le quart de ce que l’entreprise allemande a dépensé pour se payer Monsanto. Hardi les actionnaires qui, la trouille au cul, craignent pour leurs thunes ! Eh oui, dans ce monde, ce qui compte autant que les résultats, c’est l’image qui, au prix de tous les mensonges, doit se donner une apparence vertueuse afin d’inspirer confiance aux actionnaires et surtout aux con-sommateurs, les clampins qui achètent les produits de ces firmes. La confiance, tè, fume ! Alors, actionnaires tremblants débarrassez-vous des actions de ces compagnies nocives. Pour une fois vous servirez à quelque chose.

Ne revenons pas sur cette formidable victoire du pot de terre Dewayne Johnson contre le pot de fer Monsanto-Bayer, tous les médias en parlent en long et en large. Mais enfonçons un peu plus la tronche de ces entreprises dans leur merde afin d’en « abîmer » davantage leur « image ».

Monsanto.

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n’a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’explosion accidentelle d’une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d’un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l’un des premiers désastres de l’industrie chimique.

Deux ans plus tard, c’est au tour d’une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l’entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L’accident révèle que le produit phare de la marque, l’herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l’herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.

Entre 1961 et 1971, Monsanto produit l’agent orange, toujours constitué à partir de l’herbicide 2,4,5-T. Ce défoliant sera massivement déversé par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietcongs pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d’anciens combattants américains.

En 1975, l’entreprise lance le Roundup sur le marché, un herbicide très puissant, présenté comme "biodégradable" et "bon pour l’environnement". Roundup est aujourd’hui l’herbicide le plus vendu au monde. Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est responsable de malformations fœtales.

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié, Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l’herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation.

Monsanto produit actuellement 90 % des OGM de la planète. Au cours des années 2000, cet empoisonneur patenté ose assigner devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c’est-à-dire de les avoir replantées. Depuis, Monsanto s’est recyclé dans la biopiraterie en revendiquant des droits à la propriété intellectuelle sur des semences qu’elle vole aux paysans, comme en Inde.

À titre indicatif, Monsanto finance plusieurs dizaines de députés et de sénateurs (principalement républicains, mais pas uniquement). Des restes de Nazisme pour la démarche idéologique, avec la sauce Sicilienne pour les finances et les corruptions, et un Zeste de mère Thérèsa pour la démarche publicitaire.

Bayer.

On connaît bien Bayer, surtout pour son aspirine. Mais que sait-on de son passé ?

Lempire économique allemand le plus puissant de la première moitié du vingtième siècle fut l’Interessengemeinschaft Farben ou IG Farben. Interessengemeinschaft signifie « association d’intérêts communs » et était un puissant cartel formé de BASF, de Bayer, de Hoechst et d’autres entreprises chimiques et pharmaceutiques allemandes. IG Farben était le plus grand bailleur de fonds de la campagne électorale d’Adolph Hitler. 100 % de tous les explosifs et de toute essence synthétique provenaient des usines d’IG Farben (dans lequel était Bayer). Chaque fois que la Wehrmacht allemande conquit un autre pays, IG Farben suivit, reprenant systématiquement les industries de ces pays. Grâce à cette collaboration étroite avec la Wehrmacht d’Hitler, IG Farben a participé au pillage de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie, de la Pologne, de la Norvège, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de tous les autres pays conquis par les nazis.

IG Farben a fourni aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz et utilisa massivement la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines. Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

Une information reçue il y a quelque temps m’a incité à enquêter. Cette info disait : « Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz ».

Dans les archives d’Auschwitz, une correspondance entre le commandant du camp et l’entreprise Bayer Leverkusen a été découverte. Il s’agissait de la vente de 150 détenues à des fins expérimentales :

« En vue des expériences prévues avec une nouvelle drogue de sommeil, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez mettre à notre disposition un certain nombre de prisonniers […] Confirmez votre réponse, mais considérez que le prix de 200 RM par femme est trop élevé. Nous vous proposons de ne pas payer plus de 170 RM par femme Si cela vous convient, les femmes seront placées en notre possession. […] »

- « Nous confirmons votre accord, nous vous prions de préparer 150 femmes de la meilleure santé possible […] »

- « Nous avons reçu l’ordre de 150 femmes. […] "

-" Les expériences ont été effectuées. Toutes les personnes testées sont mortes. Nous vous contacterons prochainement sur un nouvel envoi […] " »

Voilà chers actionnaires les entreprises dans lesquelles vous mettez votre fric. Voilà quelques éléments qui donnent à réfléchir sur la « mondialisation heureuse » et le gouvernement mondial de fait des grandes firmes multinationales.

Ces géants industriels mafieux sont mal en point ? Tant mieux, qu’ils crèvent, et le plus vite possible. Le monde ne s’en portera que mieux.


  Illustration X - Droits réservés

 

Sources :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/monsanto-ba...

https://www.terresacree.org/bayer.htm

http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINES...

http://www4.dr-rath-foundation.org/Books/paging.php?sdir=...

http://chr-chomant-editeur.42stores.com/product/Lettres-d...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article152015


09/08/2018

Avec Ryanair, volez sur les ailes de voleurs !

 

 

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J’ai un ami qui est allé passer, il y a quelques semaines, le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d’euros à peine… Par Ryanair, compagnie bas coût qui défraie la chronique. Pourtant l’avion m’a-t-il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l’équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes…

A Marseille, on se souvient que cette compagnie a été condamnée il y a quelques années à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l’époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France ! Parce que c’est bien de truandage dont il est question. La compagnie a été condamnée pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu’ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur… qui les facturerait nettement plus cher que ce qu’elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme très cher… Les pilotes sont des autoentrepreneurs avec toute la précarité inhérente à ce type d’emploi. En matière sociale, Ryanair n’est pas à proprement parler postée à l’avant-garde : personnel sous payé, syndicalisation interdite, horaires délirants… Selon l’European Cockpit Association (ECA) (, le revenu brut annuel d’un pilote de court-courrier y est inférieur de 28 % à la moyenne, alors qu’il effectue 25 % d’heures de vol en plus ! Ainsi, Ryanair ne paie que les heures de vols (contrats à zéro heures), et non l’ensemble du temps de travail, économisant les congés, les arrêts maladie et les traitements fixes figurant sur les fiches de paye classiques. Et tous ces travailleurs sont déclarés en Irlande, dont le droit social est loin d’être une référence. Mais les personnels commencent à rechigner à se faire exploiter et plumer par cette compagnie voyou : des mouvements de grève se fédèrent dans toute l’Europe contre ces pratiques, d’abord au niveau des personnels de bord maintenant au niveau des pilotes.

Ceci explique en partie le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n’est pas le principal.

Pour Ryanair, les billets payés par les clients représentent à peine 20 % de son chiffre d’affaires ! Les revenus annexes représentent 22 % et les subventions 20 %. Les « revenus annexes » sont pris sur le voyageur pigeon : réservation en ligne, carte d’embarquement, bagage en soute, boisson, génèrent des prélèvements si importants, qu’ils dépassent le prix du billet. La gestion de la flotte (location, financement, vente) est « optimisée » via des filiales dans tous les paradis fiscaux d’Europe (Île de Man, Jersey, Chypre) et même dans l’État du Delaware aux USA. Sa flotte est ainsi à l’abri de toute saisie. Divers prélèvements sur les locations, les voitures ou l’hôtel, et les revenus tirés du paiement par les employés de leur formation ou de leur uniforme, complètent le chiffre d’affaires.

Ryanair ne serait pas gênés de proposer ses voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu’ils voyagent sur ses lignes ! Ça lui ferait une sacrée pub ! En effet, comme nous venons de le voir, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c’est vous, c’est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l’avion qui paient son voyage !

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions… Mais ces collectivités locales commencent à l’avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans… Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux avec des rétrocommissions bien planquées ?

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’État français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu’exorbitants. C’est du racket. L’UE a ouvert une enquête concernant ces aides déguisées à cette compagnie à l’aéroport de Montpellier. Ces dernières années, Bruxelles a constaté dans des dossiers similaires que certaines aides n’étaient pas compatibles avec les règles de l’Union, par exemple avec les aéroports de Nîmes, Pau et Angoulême en France, de Zweibrücken et Altenburg-Nobitz en Allemagne, ou encore Cagliari, Olbia et Alghero en Italie.

Ryanair est un modèle de régression, encourageant le dumping social grâce à un financement public, et utilisant tous les ressorts des paradis fiscaux. Un modèle qui détruit des emplois de qualité et qui piétine nos valeurs de progrès social. Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

Illustration: merci à Oli

 

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Pour lire dans l'avion ou sur le sable :

Savourez un sulfureux Voyage

Chiloum couv.jpg

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

...et pour lutter contre la grossophobie:

ryanair

05/08/2018

Il fait chaud? Allons donc...

soupe pistou pour blogs.jpg

Comment peut-on servir, les soirs de canicule

Une soupe brûlante sans être ridicule?

Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,

Il en existe une: c'est la soupe au pistou.

Nous l'avons héritée de nos amis niçois,

Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.

C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,

Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.

"Pistar", c'est "écraser" en langue provençale.

Et le fameux "pistou" dont chacun se régale

C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés

Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.

Le basilic, chez nous, ce n'est pas le "pistou"

Mais c'est" lou balicot ". Voilà. Un point, c'est tout!

Oh ! Doucement, Victor! Tu as les arcanettes ? (1)

Respire, bois un coup et dis-moi ta recette!

- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon!

Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.

Une couenne, un pied, un petit jambonneau

Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau

Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.

Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.

Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:

Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.

Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates

Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.

Dans ta viande qui bout, met tes légumes entiers,

Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.

Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,

Qu' avecque ton pilon, cet emblème phallique,

Tu écrases en pommade. En tournant vivement

Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.

Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,

Enfin du parmesan ou de l'edam rapé.

Vérifie si la viande est correctement cuite,

Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:

Avec une écumoire, sort patates, courgettes

Que tu vas écraser avec une fourchette.

Elle te serviront de liant pour ta soupe.

Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes

Tu les tastes souvent et tu les cuis" al dente".

Quand c'est prêt, hors du feu, dans l' oulo qui chuinte,

Introduit ton pistou en mélange homogène

Directement à table, comme l'on fait à Gênes.

Respire ce parfum d'ail et de balicot,

Qui transcende cochon, tomates, haricots!

Cette soupe est un plat complet à elle seule,

Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courget­tes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.

On peut aussi faire la soupe au pistou sans les morceaux de cochon.

Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d’édam rapé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gou­leyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.

En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint­-Pantaléon-les-Vignes.

En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbiè­res.

En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

 

(1) Avoir les arcanettes .. faire preuve d'une certaine irritation.

 

Illusation originale Vincent Barbantan

 

01/08/2018

Le jour du « Dépassement ». Croîs, crois, croa…

le jour du dépassement par pays.png

 

Lemaire, ministre de l’économie et du fric, tirait sa gueule d’employé de banque pour dire que le gouvernement compte réviser à la baisse sa prévision de croissance pour l’économie française en 2018 après le "chiffre décevant" du deuxième trimestre. La sacro-sainte croissance foutrait le camp ?

« Croissez et multipliez-vous », qu’il aurait croassé le prétendu taulier si l’on en croit les élucubrations des diverses névroses collectives encore appelées religions.

La croissance ralentit se lamentent les politicards à la solde des multinationales…

La croissance économique nous mène dans le mur chougnent les « décroissants »…

La croissance démographique mène l’humanité à sa perte, prédisent les pessimistes lucides…

Ouais. Mais qui faut-il croire dans cet embrouillamini ?

Ben, un peu tout le monde, ça dépend du point de vue que l’on adopte.

La croissance qui ralentit, ce sont des chômeurs en plus. Peut-être. De toute façon le travail comme vecteur de redistribution des richesses créées a vécu. Il faut donc trouver une autre voie de répartition de ces richesses afin que les citoyens puissent vivre décemment. Le revenu universel, sous quelque forme que ce soit, est inéluctable.

La croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées est une stupidité totale. Plus de 43 millions de bagnoles ont déjà été fabriquées cette année, plus de 150 millions d’ordinateurs ont déjà été vendus cette année. Plus de 3 millions d’hectares de forêts ont déjà été détruits cette année. Plus de 4 millions d’hectares de terres arables ont été perdus par l’érosion des sols, Plus de 5,6 millions de tonnes de produits chimiques toxiques ont été déjà balancées dans la nature par les industriels cette année… Allez voir là !

Mouais… Mais demandez à Kevin de laisser son smartphone et sa caisse pétaradante au garage et à Jennifer de renoncer à ses belles fringues, faut être optimiste… Les « décroissants » croissent moins vite que les con-sommateurs boulimiques.

Quant à l’emballement démographique, chut, faut pas dire de gros mots, c’est rien, c’est pas grave, la Terre peut nourrir jusqu’à 10 milliards d’estomacs voraces et même plus si affinité (pour les affaires). Tè, au moment où j’écris, le compteur vient de dépasser, à fond la caisse, le nombre effarant de 7 639 630 423 Terriens ! Nous avons passé la barre des 7 milliards le 31 octobre 2011… La croissance démographique mondiale cette année dépasse déjà les 47 788 289 (plus de 47 millions) de nouvelles bouches voraces. Dans les années à venir, « ils » mangeront peut-être (comme dans « Soleil vert ») mais ils mangeront debout parce qu’ils n’auront plus la place de s’asseoir !

Bon, tout ça pour en venir à quoi Victor ? Tu veux nous gâcher les vacances ? Tu as raté ton aïoli ? T’as eu un accident de hamac ?

Ben non, c’est juste que ce mercredi 1er août est le « jour du dépassement » !

Qu’es aco ?

C’est la date à laquelle nous avons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent en absorber. Autrement dit en sept mois on a bouffé ce qu’on devait bouffer en un an. Donc on va vivre cinq mois à croum ! À noter qu’en 1970, le « jour du dépassement » était le 29 décembre !

À noter qu’il existe des pays plus ou moins vertueux à l’échelle du globe. La France est un mauvais élève puisque son jour de dépassement était le 5 mai dernier. Mais il y a pire. Ainsi le Qatar, cette verrue de l’horreur, et le Luxembourg, ce repaire de tricheurs ont respectivement atteint leur « jour de dépassement » les 9 et 19 février. À l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

Ouais mais alors qu’est-ce qu’on fait ? Vaste programme… Revoir la façon dont sont pensées les villes pour limiter l’utilisation de la voiture et l’émission de polluants, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, et surtout limiter l’expansion démographique…

Depuis 1950, la Syrie a vu sa population passer de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1… Durant la même période, l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions (soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7)… Quant à l’Afghanistan, le passage de 7,8 à 32,5 millions correspond à une multiplication par 4,2.

Attention, cela ne signifie pas que c’est directement l’explosion démographique qui a causé les guerres actuelles, mais il est cependant probable que ce facteur a joué, ne serait-ce que parce que les autorités n’ont pas pu subvenir correctement aux besoins d’une population en croissance continue et disproportionnée par rapport aux ressources disponibles.

On ne sait déjà pas comment résoudre le problème des migrants actuel, ce n’est pourtant que le hors-d’œuvre. Le plat de résistance, entre l’explosion démographique et le changement climatique est à venir. Et il sera particulièrement indigeste pour nos pays de gaspilleurs bouffis…

 

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28/07/2018

Fantasme ou magouille ? Quand on veut tuer le loup, on l’accuse de carnage.

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Pour réclamer de nouvelles mesures pour défendre les troupeaux contre les « attaques de loups », les agriculteurs ont bloqué Mende, ce jeudi. Ils étaient une grosse centaine à investir la ville, dès 9 h 30 le matin, accompagnés par 1 500 brebis descendues du mont Lozère.

On nage en plein fantasme avec ces histoires de loups. Qu’il y en ait quelques-uns qui se baladent, c’est probable. Qu’ils bouffent de temps en temps quelques brebis, c’est dans la tradition, mais qu’ils représentent un danger véritable pour les troupeaux et, pire, pour les humains, c’est au mieux une exagération, au pire une embrouille. D’abord parce que les éleveurs sont remboursés des dégâts avérés faits par les loups, ensuite parce qu’il n’y a pas plus trouillard que le loup, il se planque en journée et fuit la présence humaine.

Quant aux ours, moi qui ai des accointances ariégeoises, je peux vous dire que ce sont des cagades !

Alors quel est l’intérêt de ces gens à crier au loup ? Ils ont peur pour le petit Chaperon Rouge ? Non ! Ils veulent des sous ! Et le loup – comme l’ours - est une bonne gâche : on doit pouvoir tirer quelques subventions pour s’équiper en clôtures, payer des bergers et surtout faire passer sur le dos du bestiau légendaire tous les massacres causés par les chiens errants. Il faut savoir que l’essentiel, à 99 %, des attaques contre les moutons sont faites par des chiens. Ceux-ci n’ont pas peur de l’homme, attaquent en plein jour, souvent en meutes et se font des mâchons ! Seulement ceux-là de dégâts, ils ne sont sûrement pas aussi bien remboursés ! Des compensations financières sont prévues pour les éleveurs ayant subi des dommages de la part du loup. En France, l’argent provient du Fonds national pour la nature et l’environnement financé par le ministère de l’environnement : de 120 à 130 euros par brebis tuée ou mortellement blessée, autour de 100 euros pour un agneau et plus de 300 pour un bélier. Ces indemnisations couvrent également des dommages indirects, tels que le stress (0,70 euro par brebis, plafonnée à 300 têtes) et autres préjudices qui sont un manque à gagner pour les éleveurs.

Le loup peut, certes, être une contrainte de plus pour les éleveurs et les bergers mais il ne représente pas une menace économique pour l’élevage ovin (au pire 8 000 moutons perdus dans l’année) qui doit faire face à des difficultés bien plus importantes. Et en particulier la concurrence des productions de Nouvelle-Zélande et d’Australie qui envahissent les étals des grandes surfaces à prix cassés.

L’État français prévoit des compensations en cas d’attaques classées "grand canidé". Nul ne peut dire, pas même les spécialistes chargés des constats, qui du loup ou du chien est responsable d’une attaque. C’est pourquoi les attaques sont classées "grand canidé" s’il n’existe pas de preuve de la responsabilité de l’un ou l’autre. Mais si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont (selon France Nature Environnement) 100 fois plus souvent, les véritables responsables. Si l’éleveur déclare une attaque de loup, il est grassement remboursé. S’il est prouvé que c’est une attaque de chien, il faut retrouver le propriétaire du ou des chiens pour faire payer son assurance ! Et ça, c’est une autre histoire…

Partant de là, il serait bon que les pouvoirs publics se penchent sur le cas de ces chasseurs qui sur de grandes chasses privées laissent leurs chiens libres de leurs mouvements, d’une campagne à l’autre. Les chiens affamés s’échappent de ces immenses espaces (très mal) clos, se réensauvagent, se croisent peut-être avec des loups et s’attaquent aux troupeaux. C’en est alors fini de leur tempérance à l’endroit des brebis, moutons ou autres ovins et caprins. La responsabilité de ces situations échoit souvent à des chasseurs indélicats mais quand on veut tuer le loup, on l’accuse de carnage.

"En France les éleveurs manifestent pour tuer plus de loups, en Roumanie les bergers manifestent pour avoir plus de chiens."

Tout est dit dans cette simple phrase !


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