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30/04/2006

Lendemain de match

Supporter du PSG

medium_insolite-072.jpgSupporter de l'OM

18:08 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

1 Mai, une piqure de rappel: les Droits de l'Homme

Les Droits de l'Homme (qu'il faudrait rebaptiser "les droits de l'Humain)

C'est un peu long, mais jamais inutile.

Adoptée par l´Assemblée générale dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.



L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.



Article premier Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2 1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. 2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3 Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4 Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5 Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6 Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7 Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8 Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9 Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10 Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11 1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. 2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12 Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14 1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays. 2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15 1. Tout individu a droit à une nationalité. 2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16 1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution. 2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux. 3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17 1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété. 2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18 Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20 1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques. 2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21 1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis. 2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays. 3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22 Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23 1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. 2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. 3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. 4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24 Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25 1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. 2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26 1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. 2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27 1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. 2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28 Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29 1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible. 2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. 3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30 Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

28/04/2006

Hardi Ségo !

J’ai entendu la mère Gougui (ou Guigou, j’sais plus…), poupée Barbi défraichie, baver de jalousie, proclamer son antipathie, dégoiser des tas d’âneries sur son « amie » la belle Ségolène.
Je l’ai aussi entendu jetter son dévolu sur ce faux cul battu de Jospin, boxeur lâche qui raccroche les gants à la première défaite.
J’ai entendu cent quarante quatre pseudo « rebelles », même pas belles en porte-jaretelles, puant des aisselles comme de vieilles chamelles baver leurs écrouelles contre la belle gazelle qui les renvoie dans leur poubelles.
J’ai entendu les éléphants agonisant barrir abominablement, attaquant aussi bassement que bêtement, pêtant, rouspétant, tentant par tous les moyens de torpiller le seul espoir de se débarrasser de la clique des chirasarcopins coquins, argousins, aigrefins.
Alors ça m’a fait rire. La conjonction de tant de nullités ne peut que conforter ceux qui préfèrent celle qui leur apporte l’ingrédient essentiel d’une victoire : le rêve !
Hardi Ségo, on les aura !

27/04/2006

Lui ?

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ou elle ?

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26/04/2006

Vive le pétrole cher !

Je viens de passer à la pompe, et j’ai de moins en moins de pétrole pour les quelques euros que je consacre à ce liquide nauséabond. Quelle chance ! Ouais, je vous vois venir. Vous allez dire « Ca y est, Victor, il est constipé des boyauds de la tête… » ! Pas du tout !
Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer le hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me rejouit ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix, rsponsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.
Savez-vous que 75% des transports par poids-lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivés dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour êre conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffée, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !
Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » renviron 45.000 km…
Donc, pétrole cher = suppression de ces abhérations.
Pétrole cher = voyages en avions chers, donc moins de touristes-pouristes.
Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises….)
Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.
Et en plus, ça fait chier Dobeliou Bush ! !

A diable les amis !

Victor

25/04/2006

Plutonium, Plutôt nie Homme, Plus tôt gnôme…

A l'occasion des vingt balais de Tchernobyl, "ils" veulent nous faire avaler le "progrès" nucléaire. Je vous livre un poème de combat que j'ai distribué jadis à 5000 exemplaires chez mes amis vignerons ainsi qu'aux touristes s'arrêtant dans les embouteillages de la 86 à Bagnols, à l'époque de la lutte gagnée contre le labo nucléaire. Je n'ai pas résisté au plaisir de vous le proposer!

Voilà bien quarante ans qu'est tombé le Malheur
Dont le souffle puant se nourrit de nos pleurs,
Son nom d'alors était " Energie nucléaire ".
Sous son masque civil, elle était militaire.
Ce qu'On nous promettait, c'est l'Electricité
Qui moderniserait les bourgs et les cités;
Qui siestaient au soleil parmi la férigoule
A deux pas de Bagnols, sous la Dent de Marcoule.
Derrière elle pourtant se camouflait La Bombe
Effroyable Moloch, pourvoyeuse de tombes.
Les servants de l'atome jouaient à pleines orgues
Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,
Promettant aux crédules des villes et des champs
Opulence, bonheur et futur alléchant.

Leurs machines de fer éventrant nos garrigues,
Ils ont détruit nos vins, nos olives, nos figues.
Des terres étripées, des collines rasées,
Bientôt surgit l'Usine par l'Etat imposée
Elle jetta aux Veaux du foin et du travail,
Endormit leur bon sens, puis en fit des cobayes.
Nul ne se rebellait , car tous étaient repus,
Nul ne réfléchissait grâce à l'argent qui pue.
On déversa sur eux un prodigieux pactole,
Avec quoi ils bâtirent des routes, des écoles
Dans toute la vallée, des chantiers s'élevaient
Le béton, la ferraille et le goudron pleuvaient
Alors les Marcoulins, insidieusement
En confortant les Veaux dans leur aveuglement.
Mirent à leur profit la voie électorale,
Pour investir partout la chose communale.

Bientôt dans chaque bourg et dans chaque famille
Des hommes et des femmes, en franchissant les grilles
De l'Usine de Mort pour gagner leur pitance
Laissèrent au vestiaire bon sens et conscience.
Quand la population perdit tout sens critique
On appela cela « la culture atomique ! »
Culture de mensonge, de dissimulation,
D'achat des consciences, d'actions sans précautions.
On fit Géhun, Gédeux, Gétrois. On fit Phénix,
Merveille cocardière au pays d'Astérix
Qui devait nous donner enfin l'indépendance
Energétique et donc la Grandeur, la Puissance.
On fabriqua surtout beaucoup de Plutonium
Ce produit de l'Enfer, disons plutôt "Nie Hommes",
On fit de l'Uranium et autres noms en Ium
Des jouets pour savants atteints de délirium.
On en trouve partout, depuis les eaux du Rhône
Jusque dans les produits de l'ardeur vigneronne.

Mais le peuple s'en fou, endormi par le fric
Que dégueule à foison la mafia atomique...
« Pourquoi donc se gêner se dit-on en haut lieu
Personne ne dit rien, utilisons au mieux
Le site de Marcoule ! » Et donc ainsi fut fait.
Il y eût ça et là quelques cris étouffés
Faisant se goberger les sinistres canailles
Partisans des folies dites : "Rapport Bataille "
Un texte projetant d'implanter sous nos terres
Une terrifiante Poubelle Nucléaire.
On vit venir l'ANDRA, experte ès-mensonges
- Questionnez à La Hague ceux que le cancer ronge -
Comme il ne fallait pas effrayer le gogo
La terrible Poubelle fût baptisée "Labo"...
Bien sûr, ça fait moins peur, ça fait même coquet :
Quelques laborantines, pourquoi pas des bouquets !
Mais en fait, dans l'esprit des sinistres guignols,
Il s'agit d'enfouir au tréfonds de nos sols
Les déchets nucléaires les plus radioactifs,
Le danger absolu, sans fin, définitif,
Valant danger de mort pour tous nos descendants
Non pas pour cent années, mais pour trois cent mille ans !

En attendant d'avoir les autorisations
La mafia nucléaire conforte ses positions :
Elle installe Mélox : du plutonium par tonnes,
Elle fond du métal pollué par l'atome
Et brûle des déchets toujours radioactifs
Qui, partis en fumée, retombent sur nos pifs
Ainsi que sur les vignes de la Côte du Rhône...
Vignerons, en étant aujourd'hui inactifs
Qui donc boira demain vos vins radioactifs ?
Quelques vieux cancéreux tracassés des neurones ?
Honte sur ces élus à l'épais crâne obtus
Engraissés au dépend de leur pays vendu
Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent
Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.
Parents, quand vos enfants, crevant de leucémie
Verront bien que vous êtes leur pire ennemi
L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts
Fera de votre vie un enfer de remords.

Jean-Victor Joubert

24/04/2006

George, t'as le bonjour d'Alfred

Si vous avez lu la note précédente, voilà la réponse d'Alfred

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Musset

23/04/2006

Sacrée George ! Qué pétroleuse!

LETTRE COQUINE DE SAND À MUSSET

Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon ou je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.
Votre poupée...


Ca vous a plu ? Bien. Maintenant relisez ce superbe texte mais en sautant chaque fois une ligne...

Aujourd'hui, elle me fait la tête (mais de veau!)

Alors je lui ai fait une petite chanson qui se chante sur un air d'un ancien groupe de déglingués qui chantait "Paulette, Paulette, tu es la reine des paupiettes... etc."

Nicooooole
Nicooooole
La bouff’ c’est pas de la bricooole
Notre amour atteint de hauts niveaux
Surtout quand tu me fais la têêêtee
Mais la têtee de veau.

J’aime manger les langoustines
Le foie gras et le cassoulet
J’adore aussi les aubergines
Pourtant je n’oublierai jamais…

Nicooooole
Nicooooole
La bouff’ c’est pas de la bricooole
Notre amour atteint de hauts niveaux
Surtout quand tu me fais la têêêtee
Mais la têtee de veau.

Quand tu me fais de la blanquette
De la daube ou de l’aligot
J’ai le cœur et la tripe en fête
Oui mais ce qui me rend dingo…

Nicooooole
Nicooooole
La bouff’ c’est pas de la bricooole
Notre amour atteint de hauts niveaux
Surtout quand tu me fais la têêêtee
Mais la têtee de veau.

Un week-end d’amour à Venise
A Jonquières ou à Pujaut
Procurent des heures exquises
Mais moi ce qui me rend barjo…

Nicooooole
Nicooooole
La bouff’ c’est pas de la bricooole
Notre amour atteint de hauts niveaux
Surtout quand tu me fais la têêêtee
Mais la têtee de veau.

21/04/2006

C'est la mienne (enfin, je crois...)

Nicole

Dans la chambre au fenêtres closes
La vue de sa peau dénudée
Plus enivrante que la rose
Plus somptueuse que l’orchidée

Met mon cœur et mon corps en transes
Depuis ce si beau jour d’été
Où le ciel m’a donné la chance
D’avoir l’honneur de la goûter.

Nicole est une fleur sauvage
Que j’eus le bonheur de cueillir
Dans les dunes, près des rivages

Où Phébus la faisait fleurir.
Depuis ce jour je suis ravi :
C’est elle l’amour de ma vie.

20/04/2006

Hommage à Paulo Eluard

Sur le collier du chien que tu laisses au mois d'août
Sur la vulgarité de tes concours de pets
Sur l'étendard nazi et sur le drapeau rouge
Sur la rosette au coin du vieillard officiel
Sur les blousons kaki, sur les képis dorés
Sur le cul blanc des féministes
Sur le mandrin des misogynes
Sur le béret obtus des chauvins aveuglés
Sur la croix des cathos, le croâ des athées
Sur tous les bulletins et sur toutes les urnes
Où les crétins votants vont se faire entuber
Sur l'espoir en la gauche
Sur la gourmette en or de mon coiffeur de droite
Sur la couenne des connes aplaties sur les plages
Sur l'asphalte encombré de cercueils à roulet-tes
Sur les flancs blancs d'acier des bombes à neutron
Que tu t'offres à prix d'or sur tes impôts forcés
Sur la sébile humiliante et dérisoire
Qu'il faut tendre pourtant à tous les carre-fours
Pour aider à freiner l'ardeur des métastases
Sur le mur de la honte et sur les barbelés
Sur les fronts dégarnis des commémorateurs
Pleurant au cimetière qu'ils ont eux-mêmes empli
Sur le petit écran qui bave encore plus blanc
Sur l'encéphalogramme éternellement plat
Des musclés, des Miss France et des publicitai-res
Sur l'étendard vainqueur de la médiocrité
Qui flotte sur les ondes hélas abandonnées
Aux moins méritants des handicapés men-taux
Sur la Bible et sur Mein Kampf
Sur le Coran frénétique
Sur le missel des marxistes
Sur les choux-fleurs en trop balancés aux ordures
Quand les enfants d'Afrique écartelés de faim
Savent que tu t'empiffres à mourir éclaté
Sur le nuage
Sur la lune
Sur le soleil atomique.
Sur le cahier d'écolier de mes enfants irradiés j'écris ton nom
HOMME.

19/04/2006

Le Pénéqué

Une variante provençale de la sieste : le Pénéqué.

Pénéqué…
Rien que le mot, en étirant la bouche sur une voyelle modulée, appelle le bâillement jouissif. Pas le vulgaire bâillement de fatigue, mais l’opulente ouverture de bouche travaillée qui gonfle la gorge et baigne délicatement les yeux de petites larmes de bonheur.
Regardez-le, l’athlète du hamac, le champion du carré d’herbe sous le ciel bleu, le gymnaste du fauteuil, bref, l’adepte du Pénéqué ! Après un dernier ballon de rouge ou de rosé bien frais venant parfaire la volupté gastronomique d’un grand aïoli ou autre repas fortement aillé, son abdominal tressaute délicatement tandis qu’il s’étire voluptueusement puis que ses muscles se relâchent comme ceux des félins. Il émet, avec une discrétion de bon aloi, un dégazage buccal qui le fait baigner dans une aura odorante assurant sa tranquillité en éloignant les mouches et les fâcheux. Sa nuque s’alourdit et bascule vers l’arrière. Sa mâchoire pointe vers le bas, arrondissant sa bouche en cul de poule. Ses paupières s’alourdissent et se ferment, ses moustaches tressaillent et ses narines palpent l’air par petits coups savants. Comme l’avare touche son portefeuille dans sa veste pour se rassurer, sa main palpe précautionneusement, à l’entresol, ce qu’il a de plus précieux. Dès lors, apaisé, il est sur la rampe de lancement, prêt pour le grand départ vers le Pénéqué !
Le signal de l’embarquement pour Cythère est donné par quelques petits grognements de plaisir, préludes à un ronflement soyeux, raffiné comme les basses à l’orgue d’une fugue de Bach. Ca y est, l’esprit du bienheureux a pris son essor. Il est seul même au milieu d’une foule, même au milieu du bruit et de l’agitation. Il vole. Non. Pas comme un banquier, comme un oiseau ! Il fend l’azur de son corps gracieux, taquine la mouette mutine, rivalise de prouesses avec l’hirondelle, règne comme l’aigle sur le pauvre monde des rampants.
Heu-reux ! Il est heu-reux !
Puis son esprit atteint les rivages de Cythère et il sacrifie avec volupté au culte de la belle Aphrodite. Les expressions changeantes de son visage, aux tons rehaussés de la pourpre cardinalice, reflètent parfaitement l’état de béatitude de son esprit. Il entame alors les rêves roses les plus fous, les plus somptueux. Il partage avec les dieux un repas d’amour. Ceux-ci sont évidemment des dieux aimables, et surtout les déesses plantureuses, souriantes, accueillantes, largement dénudées, fleurant bon l’huile d’olive et le patchouli du panthéon grec. Et notre adepte du Pénéqué passe des bras voluptueux d’Aphrodite à ceux Junon, de Déméter à Koré, d’Athéna à Circé, de Diane à Pénélope et même, pourquoi pas, d’Adonis à Apollon.
Puis, observez-le, il se réveille doucement avec un long grognement de jouissance. Il s’étire, vérifie les proportions avantageuses de son antenne à bonheur, se lève et… va boire le café !
Dix minutes de Pénéqué : une éternité de bonheur renouvelé.

Jean-Victor Joubert

Coup de gueule sur le vin !

A boire Tavernier !

Les fêtes pascales sont prétexte à des réunions familiales ou amicales agrémentées de solides bouffes que l’on fait passer avec quelques flacons sortis, non plus de derrière les fagots, il n’y a plus de fagots, mais de l’endroit qui sert de cave. J’ai donc bu, avec les huitres de chez Jeannot Cabrera, de Mèze, un superbe vin de pays cépage sauvignon de l’ami Pierre Pappalardo, à Laudun : 13° d’alcool. Puis, avec la savoureuse volaille de l’Ardèche (je me contrefouts de la grippe aviaire), j’ai sorti un AOC Côtes-du-Rhône rouge Domaine Malijay de l’ami Chabernac : 13° d’alcool. Comme on avait encore soif, j’ai destappé un flacon du Domaine des Bouzons à Sauveterre ; un bonheur mais : 14% d’alcool. Puis, avec le plateau de fromages où voisinaient le cantal fermier, la tomme des Hautes-Alpes, le calendos moulé à la louche, la fourme d’Ambert et, évidemment, le Roquefort, j’ai fait pêter le Châteauneuf-du-Pape : 15,5° d’alcool.
Je me targues d’être un fier disciple de Bacchus (il suffit de regarder l’image qui agrémente mon blog), je me souviens d’avoir même bu de l’eau (mais il y a longtemps, et désinfectée au pastis), je bois même de l’huile d’olive. C’est dire si je prétends à quelques compétences questions liquides alimentaires.
Je suis donc bien placé pour dire à mes amis vignerons qu’ils sont complètement à côté de la plaque avec leurs vins hyper alcoolisés. Il fut un temps où seul le Châteauneuf, voire le Gigondas tangentaient les 13,5 ou 14°. Maintenant, le moindre vin de pays affiche son 13,5°. Connerie énorme !
Comment voulez-vous, amis vignerons, que nous buvions ça ? Les temps ont changé, les lois routières aussi, il faut vous adapter !
Les vignerons subissent une crise qu’ils ont eux-même, en partie, généré. Ceci avec le système de paiement des coopérateurs au degré-hecto. Ce système fait que pour un volume déterminé, plus le degré est fort, plus le vigneron gagne de pognon. Résultat : des encépagements qui pissent du degré, des vendanges en surmaturation, etc. Ils rétorquent : « oui mais le soleil… oui maisla chaleur… ». Ca commence à changer tout de même...
Qu’ils se démerdent ! Ce sont eux les professionnels, eux qui paient (fort cher) les services d’oeunologues sortis du même moule influencé par l’ignoble Parker, le fossoyeur de la viticulture française de qualité. Ces oeunologues ont fait en sorte qu’il n’y aie plus de mauvais vins, mais il n’y en a plus de grandioses… Les vignerons d’antan manquaient souvent une cuvée, mais ils nous concoctaient parfois des nectars sublimes. Maintenant il n’y a plus que des vins corrects, sans plus. Et surtout qui cachent leurs défauts derrière un degré d’alcool abhérant.
Qu’ils se bougent, qu’ils se démerdent mes amis vignerons, qu’ils balaient devant leur porte avant de gueuler, de casser et de demander du pognon. Ils étaient l’élite de l’agriculture, vont-ils devenir de vulgaires chasseurs de subventions ?
Moi, buveur de vin, fondateur de la Chorale des Côtes-du-Rhône, fondateur de Buveurs sans Frontières, initiateur des Bistrots du Cœur, je pousse ce coup de gueule pour ne plus avoir à aller chercher ailleurs (et notamment dans les vins de Loire) des vins agréables à boire, des vins de soif, des vins de plaisir et non plus des assommoirs.
Qu’on se le dise ! Et à la vôtre…

17/04/2006

Déjeuner sur l'herbe!

Vanessa

La brune Vanessa chemine sur l’Aubrac.
Pressée par la nature, elle pose son sac
Et, discrète, s’épanche derrière une murette.
Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette…

Une vipère avait planté ses crocs pointus
Dans la partie charnue de son individu !
Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,
Et je me précipite au secours de la belle.

Agenouillé près de ses trésors féminins,
Je mord, suce, aspire et crache le venin.
Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.
Pour me remercier de ce vaillant combat,
La belle offre à ma bouche son sourire d’en bas…



- Afin de rassurer ta charmante marcheuse
Qui, d’après tes écrits ne semblaient pas bêcheuse,
Tu aurais pu l’amener dans un buron d’Aubrac,
C’est ainsi qu’on appelle les sortes de barraques
En pierres de granit qui servent aux bouviers
De solides refuges ainsi que d’ateliers
Où ils mettent au point les somptueux fromages
Dont la réputation à traversé les âges :
Tommes de lait de vaches d’Aveyron et Lozère
De Laguiole, d’Aubrac et de la Fau de Peyre.
Elle aurait pu manger, avec toi, l’aligot,
Compagnon idéal d’un bon plat d’escargots.
Tu ramasses, en marchant, quelques gastéropodes
Si nombreux sur l’Aubrac après une pluie chaude.
Comptes-en deux douzaines pour chacun des mangeurs.
Surtout si tes convives ont l’appétit majeur.
au vinaigre et au sel tu les fait dégorger,
Pendant deux heures au moins puis rince les rejets
Et met-les à bouillir dedans un court-bouillon
Avec laurier, fenouil, sel, poivre, thym, oignons.
Deux heures après tu vas, à l’aide d’une aiguille,
Sortir tes escargots, chacun, de leur coquille,
Puis tu vas supprimer carrément les entrailles
C’est, au bout de la chair, une noire tripaille.
Pendant cette cuisson, tu prépares ta sauce :
Des oignons rissolés avec du lard des Causses,
De la chair à saucisses, quelques anchois pilées,
Epinard, vert de blettes, oseille acidulée.
Jette les escargots dedans ta cassolette,
Poivre, sel, noix muscade et piment d’Espelette,
Mouille si nécessaire d’un peu de court-bouillon
Mijoter vingt minutes mais sans ébullition.
Tu sers ta gargoulade avec de l’aligot,
En buvant du vin rouge de derrière les fagots.
A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

16/04/2006

Pâques à New-York

Allez zou! Puisque c'est Pâques, voilà un texte magifique de mon pote le sublime manchot, le grand Blaise Cendrars:

Je descends à grands pas vers le bas de la ville,
Le dos voûté, le coeur ridé, l’esprit fébrile.
Votre flanc grand ouvert est comme un grand soleil
Et vos mains tout autour palpitent d’étincelles.
... C’est à cette heure-ci, c’est vers la neuvième heure,
Que votre Tête, Seigneur, tomba sur votre coeur.
Je suis assis au bord de l’océan
Et je me remémore un cantique allemand,
Où il dit, avec des mots très doux, très simples, très purs
La beauté de votre Face dans la torture.
... Peut-être que la foi me manque, Seigneur, et ta bonté
Pour voir ce rayonnement de votre Beauté.
Pourtant, Seigneur, j’ai fait un périlleux voyage
Pour contempler dans un béryl l’intaille de votre image.
Faites, Seigneur, que mon visage appuyé dans mes mains
Y laisse tomber le masque d’angoisse qui m’étreint;
Faites, Seigneur, que mes deux mains appuyées sur ma bouche
N’y laissent pas l’écume d’un désespoir farouche.
Je suis triste et malade,
Peut-être à cause de Vous
Peut-être à cause d’un autre,
Peut-être à cause de Vous.
Seigneur, la foule des pauvres pour qui Vous fîtes le Sacrifice
Est ici tassée, parquée, comme du bétail, dans les hospices.
D’immenses bateaux noirs viennent des horizons
Et les débarquent pêle-mêle sur les pontons.
Il y a des Italiens, des Grecs, des Espagnols,
Des Russes, des Bulgares, des Persans, des Mongols.
Ce sont des bêtes de cirque qui sautent les méridiens
On leur jette un morceau de viande comme à des chiens.
C’est leur bonheur à eux que cette sale pitance.
Seigneur, ayez pitié des peuples en souffrance.


Blaise CENDRARS.

Extrait de Poésies, Denoël.

15/04/2006

Dieu: fiche signalétique

Dieu est un névrosé narcissique: il a créé les hommes tout spécialement pour se faire adorer.

Dieu est un prétentieux mégalomane: il ne s'offusque pas de ce qu'on le couvre de louanges ridiculement exagérées.

Dieu est un taquin sadique: il crée les hommes faillibles et il les punit s'ils pèchent.

Dieu est un joueur: il nous donne le libre arbitre, et puis il fait des paris: péchera? péchera pas?

Dieu est un tricheur: il donne à certains de ses chouchoux la grâce, comme ça il sait d'avance qui gagnera.

Dieu est un menteur: il se prétend infiniment bon alors qu'il a fait de notre vie une partie de « flipper» où l'on a peu de chances de ne pas tomber dans le trou, c'est-à-dire dans le malheur ou dans le péché, et en tout cas avec la mort au bout.

Dieu est un ignorant: il ne savait pas que la Terre est ronde, ce sont les hommes qui le lui ont appris.

Dieu a un goût de chiottes: il aime à l'excès les dorures et le clinquant, ses temples sont des entassements de pâtisseries, ses prêtres des déguisés de carnaval.

Dieu est un fourbe: il donne le double exemple de la fécondation artificielle et de l'adultère en engrossant la femme d'un charpentier par l'entremise d'un ange messager, et après il interdit l'usage de l'une et de l'autre.

Dieu est un obsédé sexuel: il attache une importance morbide aux histoires de cul.

Dieu n'est pas tout-puissant: entre autres, il ne peut pas supprimer le passé et il ne peut pas se supprimer lui-même.

Dieu est raciste: il a, aussi longtemps qu'il a pu, refusé une âme aux gens de couleur, qu'on pouvait donc vendre, acheter et traiter comme des animaux.

En résumé, tout se passe comme si Dieu avait été créé à sa propre image par un homme très bête, très peureux, mesquin, cruel, vindicatif et prétentieux.


Extrait de « Lettre ouverte aux culs-bénits » de François Cavanna

13/04/2006

Le combat des Voraces et des Coriaces (3)

Episode 3 (13 avril 2006)

Les villes du Royaume fétèrent d’allégresse
Cette grande victoire gagnée par la jeunesse :
Sous les coups de boutoir portés aux abrutis
L’abhoré Cépéheu fut jetté aux orties.

Dans son puissant ouvrage : « Le cri de la gargouille »
Le Vizir Galopin, glorifiant ses couilles
Parlait gaillardement de Marianne de France
Attendant, fente ouverte, la féconde semence

De celui qui saurait lestement la baiser
Pour la combler de joie et enfin l’apaiser.
Le Vizir Galopin, confiant en son charme
Sortit son quatre-neuf-trois qu’il brandit comme une arme

Pour imposer de force aux amants de la Belle
Son fameux Cépéheu. Et ce fut le bordel !
Les émeutes grondèrent de par tout le Royaume,
Etudiants, lycéens, ouvriers, sans diplomes,

Envahirent les rues des villes et des bourgs.
Le Vizir Galopin, aux clameurs, restait sourd
Jusqu’à ce que Chichi, merveilleux de gatisme,
Promulgât puis tuât, en parfait illogisme,

L’abhorré Cépéheu. Sous les cris et lazzis
Le Vizir Galopin, Chichi et Sarcozi
Mangèrent leurs chapeaux, leurs plumes et leurs bottes
Et tremblèrent en songeant : même les couillons votent…

Cessons pour aujourd’hui ce conte populaire,
Ma tripe est assoiffée, remplit ras bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhosne
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Jean-Victor Joubert de Mairdre.

12/04/2006

Ils sont pas beaux ces deux là?

Berlusconi
Va fan'culo
Berlusconi
Va fan'culo
Bush
Va fan'culo
Bush
Va fan culo

Honneur à Lassalle, Honte à Roubaud

Respect pour le combat du député Lassalle
Honte pour les bassesses du dépité Roubaud
L’un met sa vie en jeu au nom de la morale
L’autre se vautre aux pieds des immondes corbeaux,
Imams, rabbins, curés, culs serrés rabats-joie
Prétendant imposer, au mépris de nos Lois
Le carcan abyssal de leur obscurantisme
A ceux qui, par Raison, défient leur crétinisme.
Honneur et franc soutien au Député Lassalle
Qui lutte fier mais seul pour sa cause locale,
Vergogne pour Roubaud dont l’échine courbée
Et l’attitude veule donne envie de gerber.
Les puissants ne sont grands pour chacun d’entre nous
Simplement car c’est nous qui sommes à genoux.

Hector Vigo

10/04/2006

Touché, coulé...




Merci à Deligne

Il reste plus qu'à le faire rejoindre par son frère putatif, le C'est-haineux

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