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31/05/2006

Economisez l'eau: buvez du vin !

75 % des rivières françaises comme 57 % des eaux souterraines sont polluées par les pesticides.
Pourtant, dans la loi sur l’eau qui vient — enfin — d’être votée à l’Assemblée, sous l'influence des lobbies agrochimiques et agricoles, le gouvernement n'a pas voulu taxer les pollutions agricoles par les pesticides et les nitrates à leur juste hauteur. L'agriculture consomme 75 % des ressources en eau du pays. C'est le plus gros utilisateur de pesticides et l'une des sources les plus importantes de pollution de l'eau. Le texte ne prévoit pourtant une contribution de l'agriculture au budget des agences de l'eau qu'à hauteur de 4 % alors que les ménages contribueront pour 82 % et les industries pour 14 %.
Chercher l’erreur.
En ce qui me concerne, je suis extrêmement respectueux des appels à économiser l’eau : je n’en bois pas beaucoup, et encore uniquement lorsqu’elle est désinfectée au pastis !

30/05/2006

A mon ami Ulysse sur l'Europe

La France a fait honneur à sa tradition de nation politique majeure en disant NON de façon tonitruante au projet de constitution européenne d’inspiration ouvertement ultra libérale. Ce NON a secoué nos voisins suscitant l’espoir des peuples autant que l’inquiétude des élites. La France a retrouvé sa mission historique en prouvant que l’action de citoyens informés, politiquement majeurs, permettait d’échapper à la prétention d’imposer partout dans le monde, au mépris des citoyens, un modèle économique uniforme, celui de l’ultra libéralisme défini par le dogme de la mondialisation (encore appelé globalisation mais qui n’est en fait qu’une « étazunisation »).
Ce n’était pourtant pas gagné. Tous les médias dominants ont fait une campagne unilatérale éhontée, dénonçant pêle-mêle la « démagogie », la « xénophobie », le « populisme » des tenants du NON, ceci afin de ridiculiser, de ringardiser, de défigurer les valeurs défendus par ceux-ci. Il fallait voir la suffisante haineuse des « notables » ne supportant que le peuple — mot qu’ils utilisent avec la bouche pleine de mépris — puisse avoir une opinion différente des donneurs de leçons bien pensants qu'ils manipulent à travers leur presse tenue majoritairement par des marchanbds de canons.
Les citoyens ont compris que le traité soumis à leur approbation « constitutionnalisait », à l’échelle européenne, la concurrence exacerbée non seulement entre les producteurs de biens et de services, mais aussi entre l’ensemble des systèmes sociaux happés dans une spirale descendante. L'égalité par le bas...
Ce vote ne nous a pas isolé, comme le prétendent les béniouiouistes amers et fielleux. Loin d’être nationaliste, il a été très majoritairement pro-européen. En sont la preuve les syndicalistes et les militants associatifs de nombreux pays de l’Union qui, soit chez eux, soit par leur participation à la campagne en France, ont témoigné de leur solidarité avec l’aspiration à une autre Europe portée par les forces vives du « non ». Privés de référendum, beaucoup d’Européens ont demandé aux Français d’émettre en leur nom un vote par procuration !

La liberté, c’est — aussi — de savoir dire NON.

Ce NON qu’ont proclamé haut et forts, il y a un an, plus de 55% des électeurs français, et encore plus d’électeurs hollandais, est le signal réconfortant d’un réveil, d’une ré appropriation de la politique par le peuple qui, lassé d’être spectateur, a décidé de redevenir acteur. Acteur de son destin. Acteur de son avenir. Acteur de la société dans laquelle il veut vivre. Acteur surtout, concernant le référendum de l’an passé de la société qu’il ne veut pas subir : ce monstre néo libéral qui prétend imposer la concurrence en lieu et place de la solidarité.
Nous avons eu raison, de voter NON. Et s’il fallait le refaire, nous serions vraisemblablement encore plus nombreux à choisir le non. D’ailleurs, les politiques l’ont bien compris, qui ne se risqueront pas à vouloir nous faire voter une nouvelle fois sur ce sujet.
Mais attention, avertissement à tous les candidats (et candidates !) : pas question de vouloir faire passer une mouture plus ou moins édulcorée de cette « constitution » par voie parlementaire. Voilà une question précise, appelant une réponse précise, à poser aux futurs prétendant (t’as compris Ségo ! Meffi !).
Ce NON n’a pas été un non à l’Europe, comme ont voulu nous en culpabiliser les béni-oui-oui, mais un non à l’Europe des banquiers, des multinationales, du seul fric roi.
Nous diront Oui à une Europe solidaire, dotée d’une dimension sociale claire, avec des frontières enfin définies, une volonté politique indépendante des Etats-Unis, les moyens diplomatiques et militaires de se faire entendre et une ambition humaniste universelle.

28/05/2006

Des vins qui veulent pêter plus haut que leur crû

Ben dis donc ! J’ai soulevé un beau ramdam dans le Landerneau de mes potes vignerons ! Un bref article dans le « courrier des lecteurs » de Midi-Libre, une chronique ici même, dans « L’anti fadas » concernant l’hyper alcoolisation des vins — que je considère comme une aberration en partie responsable de la crise actuelle — et c’est parti. Réponses, contre réponses dans notre quotidien préféré. Des d’accords, des pas d’accords… Eh ! C’est ça le débat ! C’est ça la démocratie.
La filière viticole est organisée par les syndicats professionnels et par les Comités interprofessionnels qui regroupent les vignerons indépendants, les vignerons coopérateurs (à travers leurs représentants), les négociants, les courtiers, etc. Bien. C’est très positif de s’organiser.
Seulement voilà, il manque le maillon LE PLUS IMPORTANT de la filière. Celui sans qui tous ceux qui sont en amont travaillent pour rien. Je veux parler évidemment du BUVEUR DE VIN ! Celui qui sort ses sous de sa poche pour acheter les produits que concoctent amoureusement les autres. C’est son avis à lui qui compte. C’est lui le roi : il achète ce qui lui plaît, et pas ce que la filière vigneronne veut lui imposer. Croyez-vous qu’on lui demande son avis ? Pas du tout. Il n’existe pas, ce cochon de payant. Alors il ne faut pas s’étonner s’il va chercher ailleurs des vins qui lui conviennent.
Nous — buveurs de vin, fiers de l’être, pas ivrognes du tout, amateurs militants des bonnes choses de la vie, disciples vénérables de Bacchus — voulons retrouver des vins plaisir, des vins de soif, des vins légers comme une caresse de jeune fille, des vins spirituels et pas spiritueux, des vins dont un verre en appelle un autre.
Ce que nous ne voulons plus, ce sont des vins assommoirs, des vins fabriqués par des « vitiplanchistes » ayant tous le même goût d’infusion de parquet.
Amis vignerons, faîtes-nous de nouveau plaisir. Arrêter de tous vouloir faire des vins qui veulent pêter plus haut que leur crû !

27/05/2006

Je viens de la plage

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"Si tu me fais voir ta grande motte, je te montrerais mon gros duroi!"

C'est jour de cul ture: Tonton Ronsard

Quand en songeant ma follâtre j'acolle,
Laissant mes flancs sus les siens s'allonger,
Et que, d'un branle habilement léger,
En sa moitié ma moitié je recolle :

Amour, adonc, si follement m'affolle,
Qu'un tel abus je ne voudroi changer,
Non au butin d'un rivage étranger,
Non au sablon qui jaunoie en Pactole.

Mon dieu, quel heur, et quel contentement,
M'a fait sentir ce faus recollement,
Changeant ma vie en cent métamorfoses !

Combien de fois, doucement irrité,
Suis-je ore mort, ore resuscité,
Entre cent lis et cent vermeilles roses!


C'est quand même pas un tracassé de la bête-à-deux-dos tonton Ronsard. Il traite sa follâtre "à la missionnaire"!

26/05/2006

Tu seras Hue-aime-pets mon fils

Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir
Si tu peux magouiller sans peur de te salir
Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire
Et si tu es capable de tuer père et mère,

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles
Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe
Et priver l’ouvrier du plus petit bénef
Tout en léchant le cul des patrons du Medef

Si tu peux trafiquer en restant populaire
Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,
Si tu peux générer les plus basses actions
Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,
Leur rendre des services et bien fermer ta gueule
Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien
Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

Si tu peux sans vergogne renier ta parole
Trimbaler à ton cul des tas de casseroles
Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,
Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire
Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir
Enfiler tes semblables par tous tes orifices,
Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

Hector Vigo

16:19 Publié dans poésie de combat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie

25/05/2006

Olé !

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Eh! Oh! Il commence à me les briser ce toro!

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Pff... j'en ai plein le cul. Je vais aller pêcher la truite, c'est moins risqué.

24/05/2006

Les aventures de Gastontruite

Midiblogs lance une polémique sur la corrida. Alors moi qui — aussi nuls que Cocteau, Picasso, Montherlant, Hemingway et des centaines de milliers de Méditerranéens — aime la corrida, je me suis penché sur les affres d'une truite arraché à son onde fraîche pour le plaisir d'un pêcheur!

— Gloup ! Gloup ! Le pied ! Qu’est-ce qu’elle est belle cette cascade. Eh ! Gastontruite, si tu arrives à sauter jusqu’en haut, je te ferais des gâteries comme jamais on ne t’en a fait dans ta vie de machotruite. Foi de Berthetruite !
— Ouarf ! Tu vas voir ! Tout avec ma queue ! Regarde.
Gastontruite est un superbe truiton de l’année, c’est le fils Fario. D’Auguste Fario, celui qui habite derrière le rocher pointu. Oui, celui que sa mère, la Joséphine Fario a fini meunière le mois dernier. Pauvre femme. Au beurre… Elle qui faisait le régime. Enfin, c’est dur la vie Truite.
Il s’élance donc de toute la force de sa vigoureuse queue — on a toujours eu des queues solides chez les Fario — donne un grand coup de rein et franchit victorieusement le petite cascade qui chante quelque part chez Ulysse, entre Larzac et Cévennes. Avant de redescendre chercher sa récompense dans les bras lascifs de la séduisante Berthetruite, une gourgandine fort sexy, il nage paresseusement dans le plan d’eau en amont de la cascade de ses exploits.
— Tiens se dit-il, en voilà une mouche qu’elle est belle ! Ces efforts m’ont creusé l’appétit. Un petit gueuleton me fera pas de mal avant de me taper la belle Berthetruite.
Et il fonce sur cette jolie mouche qui se prélasse en surface. Il ouvre grand sa gueule et Vrouououff ! Aïïïïïe ?…. Le voilà avec la bouche à demi arrachée. Il se débat, accentuant les terribles dégâts de sa gueule martyrisée. La douleur est atroce. « Maman ! » crie-t-il au désespoir. Puis le voilà enlevé hors de l’eau. Il vole dans cet élément dangereux : l’air. Il s’abat lourdement sur des graviers qui lui défoncent les côtelettes, qui lui meurtrissent les pauvres nageoires. Son œil rond voit quelques chose d’énorme, avec des pattes accrochées au sol et d’autres pattes tenant une sorte de canne. Il sent quelques chose de chaud qui le serre, qui le presse. Gastontruite a le cœur qui bat a éclater. Ses ouïes s’asphyxient. Il est au bord de la défaillance, torturé par le fer autant que par l’angoisse de la mort. Puis cette chose qui le tient lui arrache le fer meurtrier de la bouche. Cette chose le caresse sur le dos puis le relache… Ah ! L’eau. De nouveau l’eau.
Gastontruite, abasourdi, met un moment à récupérer quelques forces, puis il se laisse glisser dans le courant qui le fait basculer dans la cascade.
Gastontruite vient de rencontrer l’Homme.

23/05/2006

As-tu vu monter nez-gros?

Derrière l’écran de fumée de « clearstream », il s’en passe des choses dont on n’entend guère parler… Ainsi du référendum qui, dimanche, a scellé la mort de l’ex Yougoslavie avec le choix de la séparation du Montenego (650.000 habitants) d’avec la Serbie (7 millions d’habitants). Le premier réflexe est évidemment d’applaudir à cette émancipation. Mouais… Un état si petit est-il viable ? Ne risque-t-il pas de devenir une république d’opérette à la merci de mafias ? La Serbie acceptera-t-elle sans réagir de voir ce qu’elle considère comme une province couper les ponts avec elle et surtout lui couper tout accès à la mer ? Les monténégrins, une fois la gueule de bois de l’indépendance digérée vont devoir s’atteler à de bien rudes taches… Souhaitons leur bonne chance.
Quant à l’Union Européenne – il va falloir encore qu’elle s’apprête à accueillir ces européens… Donc qu’elle se boursoufle un peu plus.
Mais il y a autre chose : ce précédant va donner des ailes à d’autres indépendantismes, notamment en Catalogne, au Pays basque, voire même en Corse. A l’époque des grands ensembles géostratégiques, c’est la pente glissante vers le tribalisme, qu’il soit à base ethnique, religieux ou les deux. Avec tous les cortèges de conneries et bientôt d’horreur qu’on peut en attendre…


- Eh! Oh! T'es pas marrant Victor aujourd'hui.
- Tu crois? Pas sûr...


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Il a retrouvé à se recycler !

22/05/2006

Illusion, tout n'est qu'illusion...

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Vous voulez que j'enlève le haut?

21/05/2006

Eurovision: même pas peur !

Ma femme aime bien le truc de l’Eurovision. Alors j'ai subi moi aussi cette soirée. Le décor, la mise en lumière : fort réussis par les Grecs. Le meilleur de la soirée fut d'ailleurs l'évocation scénique de l'histoire fabuleuse de ce peuple qui nous a donné tout ce que nous avons.
Quant aux prestations des candidats. Bof… Seuls la Bosnie-Herzégovine, l'Espagne, la Croatie, la France, la Turquie et évidemment la Grande-Bretagne et l'Irlande ont chanté dans leur langue. Tous les autres nous ont gonflé avec des chansons de consommation courante formatées façon starac. Même la Grèce - quelle honte - a renié sa langue... L’omniprésence d’un sabir aussi désolant que ridicule. Cette soirée est l’illustration s’il en est besoin de la « culture » que l’Europe ultra-libérale nous offre.
Quant à notre Ardéchoise, elle avait autant de charisme qu’une huître (pardon les huîtres dont je me suis régalé à midi, avant les sardines). Faut dire que la chanson que lui avait commise ce pauvre Corneille (l’autre, le grand doit se retourner dans sa tombe), elle ne vaut rien. Une chanson de variété, c’est avant tout une mélodie qui vous investit les oreilles puis les boyaux de la tête, ces airs qui vous turlupine toute la journée. Si c’est servi par des paroles intelligentes, c’est encore mieux. Rien de tout ça dans cette bouillasse insipide. Il est donc normal qu’elle ait recueilli « faillve pohintz ». Et puis, console toi, petite, Céline Dion non plus n’avait pas gagné. De plus, l’Eurovision, c’est comme Rantanplan : il faut regarder à l’opposé pour voir le bon ! Donc tu ne t’es faite coiffée que par Malte et Israël. Quant aux vainqueurs… Même pas peur !

Ah! Les sardines...

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Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde
Pour tenter d'échapper à la dent furibonde
De quelque carnassier montant des eaux profondes
Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...
C'est la reine des mers! Succulente et divine,
Pas la langouste, non. Simplement la sardine!
Sa réelle fonction, sa vie, son aventure
Généreuse et bornée: c'est d'être nourriture!
Les poissons s'en délectent, 1 'homme la met en boite,
Lui fait boucher le port si la passe est étroite...
Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement
Que chaque Provençal est un peu son amant.
Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,
Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.
Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,
Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque
Par la roideur arquée du petit corps luisant.
Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.
Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,
Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,
Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"
C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.
Un bon coup de muscat met les convives à l'aIse
Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.
Sur un bout de grillage il range les sardines,
Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.
Les poissons sur la grille sont posés sur le feu
Puis retournés après une minute ou deux.
Sur un grand plateau rond, au milieu de la table
Calée par des galets pour qu'elle reste stable,
Le Pégot sert en vrac sa première tournée
Puis remet sur le feu la prochaine fournée.
Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,
On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.
D'une pression du doigt on enlève la peau
Libérant les filets odorants et bien chauds,
La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,
La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebeleu !
On se "rabine" un peu, d'où le nom: "brulo dé"
Mais c'est tellement bon! vous n'avez pas idée.
Avec les dents du haut, on bloque la sardine,
La mâchoire du bas, retroussant les babines
Fort délicatement détache le filet
Qu'un" ggluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.
Sous le pin parasol où s'aiment les cigales
Montent les petits bruits des gens qui se régalent.
Ca fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"
C'est toute la marée, plus un goût de charbon.
Toute les deux sardines on boit un coup de blanc,
De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,
On parle avec les mains, on sort la galéjade
Et la journée se passe en franche rigolade.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple: des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette.

Les vins conseillés:

La sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.
En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusc1an, Ventoux, Luberon, Cos-tières de Nîmes; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.
En vins du Languedoc blancs Picpoul de Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.
En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de--Provence et des Coteaux varois.

Extrait de "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ve(r)res" de Jean-Victor Joubert - Editions du Grand Bramaïre.

09:33 Publié dans Bouffe | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie

20/05/2006

C'est samedi: un peu de cul ture.

LE SIGNE DE LA CROIX

Adorez la croix de l'amour
Qui se forme de quatre roses,
Deux en bouton, et deux écloses,
Trois fleurs de nuit, une de jour.

Voici pour ce Dieu que j'honore
Le symbole qui dit: Je crois!
Quatre baisers donnés en croix
Sur les quatre fleurs qu'il colore :

Sur les lèvres, dont le carmin
Fait honte aux roses purpurines,
Où. deux beaux rangs de perles fines
Brillent, comme dans un écrin;

Puis, en descendant de la bouche
A gauche, à droite tour à tour,
Sur deux seins dont le pur contour
Frémit du baiser qui les touche;

Et plus bas, sur celle des fleurs
Qui ne reçoit, tendre et craintive,
Lardent baiser d'une foi vive
Qu’en y répondant par des pleurs.

De ce culte tel est l’emblème,
Quand finit, quand renaît le jour,
Signez-vous de la croix d’amour
Devant la beauté qui vous aime.

Théophile Gautier

Eh! Vous ne le connaissiez pas comme ça le Théophile! Et il en a de bien plus gratinés.

19/05/2006

Premières chaleurs

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Le soleil, ça ne donne pas toujours la flemme. Il avait dû regarder:

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18/05/2006

En voilà des bonnes nouvelles!

Sarko raciste ! Sarko dehors ! Mais ils sont très intéressants ces Maliens ! Ils s’assoient devant l’ambassade ou le nabot fait le beau et ils lui parlent du pays… Des gens qui font preuve d’un sens politique qui manque à bien des Français qui bavent devant l’Imposteur.
Le Mali
Sonne l’hallali
Au cours de féralies
Sentant l’alcali
A l’issue de l’ordalie
De l’anomalie
Sarkozi.

Jospin et sa clique de couilles molles ont eu ces paroles délicates : « Il faut plumer l’oie blanche. Sinon il vaut mieux perdre en 2007 que gagner avec Royal ! » Je savais bien que ces gens avait un haut sens des valeurs de gauche.
Jospin
Galopin
Rupin
Toi et tes copains
Vulpins
Et rapins
Sentaient le sapin.

Chavez, en tournée en Europe nous fait approcher de l’orgasme : « Libérez-vous de l’hégémonie étazunienne » clame-t-il devant des Européens cul serrés. Il incite les autres à faire comme lui en nationalisant tous les biens des rapaces multinationales yankees (pétroles, mines, etc.). Il propose de construire une pharaonique oléoduc reliant tous les pays d’Amérique du sud afin de les alimenter en énergie à prix préférentiel de ne plus être obligé de vendre son pétrole aux Etazuniens. En plus, il va vendre ses avions F16 au plus offrant (Iran, Syrie, etc.) puisque les ricains ne veulent plus les lui entretenir !
A l’aise
Super Chavez
T’es ballez
Les Ricains tu les baises
Pique leur le pèze
A ces culs de punaise

17/05/2006

Angle droit...

Barrez le bateau France avec sérénité
La mer qui la supporte est creuse et agitée.
Route au large en portant une grande attention
Au récif des égos et de la division,
Dangereux car qui profiterait du naufrage ?
Sarko et sa tribu d’insectes nécrophages…

Une petit effort: cherchez la double lecture!

16/05/2006

Ségo? Donner aux choses l'importance qu'elles ont.

Bien sûr Ulysse. Ségo n’est qu’une emblème, mais elle est la seule à pouvoir apporter cet ingrédient impalpable, impossible à cerner mais indispensable : la faculté d’apporter cette part de rêve qui fait basculer les électeurs indécis d’un côté ou de l’autre.
Eh ! Oh ! des vieux canassons comme Strauss-Khan, Fabius, Lang ou encore pire Jospin -le combattant qui prend la fuite à la première bataille perdue – font plus cauchemarder que rêver !
Mais le système est ainsi : seuls les partis dominants sont à même d’arriver au pouvoir par les voix légales. Le pragmatisme implique, si on veut sortir de cette descente infernale vers le gouffre néo-libéral que nous promet Sarko, de lui opposer quelqu’un qui a des chances. Et l’on revient à la case Ségo.
Et là, la responsabilité des militants PS est énorme, j'espère qu'ils sont capables de l'assumer. A nous, électeurs, de faire pression sans relache sur eux - puisqu'on ne nous permet pas de nous exprimer avant (comme en Italie) si ce n'est pas sondages interposés - pour qu’ils mettent sous le coude leurs rivalités de clocher et qu’ils désignent la seule chance réelle de victoire, la mère Ségo…
Après quoi il sera indispensable de ranger sur les étagères poussiéreuses de l’Histoire cette cinquième République conçue spécialement pour un homme hors du commun et salopée par des chiapacans. La première décision devrait être de mettre en place la sixième, remodelé de façon réellement démocratique, avec un parlement représentatif (part de proportionnelle), un exécutif responsable devant les élus du peuple, la fin du mandarinat (un seul mandat, une seule mandature) afin de renouveler les dirigeants, etc…
Eh ! Les amis militants des lolos et autres, on est prêts à vous aider, mais on vous tient à l’œil ! Méfi !

15/05/2006

Le choix de la raison

Pas de démocratie sans partis, pas de partis sans militants. C’est un évidence que personne – du moins parmi ceux qui ont la fibre démocrate chevillée au corps – ne conteste. Mais concernant la prochaine échéance majeure, il faut mettre les militants au pied de leurs responsabilités qui sont énormes. En effet, c’est leur choix, et seulement le leur, qui donnera ou non la possibilité de barrer la route au dangereux clone de la mère Thatcher matinée de l’exécrable borgne, vous avez reconnu Nicolas, bien entendu.
Il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont, et en l’occurrence il faut éviter A TOUT PRIX de voir un second tour entre Sarko et Le Pen. Ce qui nous pend au nez si les militants n’écoutent pas la vox populi. Car il serait suicidaire de penser que des vieux chevaux de retour tels que Straus-Khan, Fabius, Lang ou, encore pire Jospin, pussent recueillir les suffrages des ELECTEURS de gauche alors qu’ils peuvent fort bien obtenir ceux des seuls militants. L’abstention serait massive et profiterait à qui ?
Ségolène n’est pas particulièrement ma tasse de thé, et mes idées sont plus proches de celles de José Bové et même du facteur de Neuilly, mais je tire tout simplement les leçons du premier tour de 2002. Par bon sens et par peur de voir mon pays souffrir entre des mains sordides.

13/05/2006

Conjuguons l'Amour et la Bouffe !

Hélène

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,
Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.
Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène
Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux
Envoya son armée châtier le filou.
Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…
Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

Des grecs contre des grecs, en une lutte à mort
Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.
Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,
Des guerriers, des héros, des princes et des rois
Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

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Quel fringant cheval de Troie !



- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire
Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !
Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf
Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,
En guise de cerveau avaient dans le cigare
Quelques pots de yaourts brassés au goût bulgare !
Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,
Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre
Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :
C’est qu’au plus on les bats, au plus elles sont tendres !
- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence
Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.
Tes réflexions hardis sont dignes de Silène,
Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.
Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit
S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,
Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge
En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.
Le nom grec en est “ Oktapodhi krasato ”
Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.
- Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque
Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?
- C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.
Bat longuement le poulpe, sans faire de chiqué,
Tu le laves et le coupes en petites portions
Que tu sèches avec du papier à absorption.
Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olives
Dans une casserole bien anti-adhésive,
Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,
Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé
Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.
Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,
Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,
Et tourne gentiment pendant que ça réduit.
Tu cisèles une branche de fenouil odorant
Dont le parfum subtil est très revigorant.
Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures
Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.
Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,
La sauce épaissira et deviendra marron.
Jettes-y une grosse poignée d’olives noires,
Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,
Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles
Sans mettre pour autant son estomac en vrille.
Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,
Puis sert ton plat très chaud. L’effet est surprenant !
A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

(extrait de "Le bonheur par la cuisine de l'amour" de J-V Joubert)