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14/07/2006

Vive la France!

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C'est Marianne, la Vache Républicaine de Villesoule (tout un programme!), le village de Margeride où je glande! Marianne est sortie ainsi habillée pour soutenir Zizou et ses potes , mais aussi pour le 14 juillet!
Elle est pas belle le France!
Je suis descendu pour deux jours dans la fournaise mais je remonte dès demain dans mes montagnes, à 1236 mètres, où je mets une couverture molletonnée la nouit pour ne pas avoir froid!
Allez, salut!

06/07/2006

Coucou, me revoilou! Je glande...

Je glande... Quelque part dans la Margeride, près de Chateauneuf-de-Randon, un village extrêmement dangereux: c'est là qu'est mort le redoutable Bertrand du Guesclin, oui, celui du livre d'histoire, avec son dessin habillé chez Arcelor, et boutant l'Anglois hors de France. Eh bien ce type rugueux entre tous est mort vous savez comment? En buvant de l'EAU! Comme je tiens à ma couenne, cela me conforte dans ma résolution de ne jamais boire d'eau sinon désinfectée au pastis!
J'ai trouvé un bistrot sympa qui met gracieusement un ordi portable relié adsl à disposition de ses clients! Alors j'en profite.
Bref. Pour glander, il faut d'abord un don (ne rien faire est une occupation à temps complet) et s'entrainer sérieusement. Voici donc une petite leçon donné par mon pote Roger-Pol Droit:

Enlever sa montre

Durée: indéterminable
Matériel: une montre
Effet: égarant


Mesurez d'abord votre degré d'intoxication. Regar-dez-vous votre montre trois fois par jour? Quatre fois par heure? Beaucoup plus souvent? Il Y a des chances pour que vous n'en sachiez rien, que vos estimations soient erronées. Commencez par des mesures objectives. Si vous regardez l'heure au moins tous les quarts d'heure, en moyenne, cette expérience vous est destinée.
Elle consiste à vivre, « normalement» si possible, après avoir ôté votre montre. Commencez par un moment relativement bref, et où vous n'avez pas besoin d'être minuté. Par exemple, un après-midi chez vous, un jour de repos. Continuez ensuite, petit à petit, par des tentatives plus audacieuses, comme une sortie, ou un rendez-vous de travail. Vous n'avez droit, en prin-cipe, à aucun relais du type réveil de voyage, pendule de cuisine, horloge publique, parcmètre ou affichage de l'heure sur votre téléphone portable ou votre ordinateur. Vous devez au contraire vous installer dans le flottement déconcertant de cette absence d'indication Vous allez éprouver la curieuse nudité de votre poi-gnet et le discret vertige de ne plus savoir où vous en êtes de... quoi au juste? La sécurité des repères chronomé-trés ? Les alibis de l'exactitude? Vous ressentez, plus ou moins intensément, plus ou moins durablement, une impression de malaise. Le monde n'est pas normal. Il est mal cadré, flottant, désajusté.
Si vous persistez, si vous vous exercez et vous accou-tumez, vous devriez découvrir une autre forme de percep-tion du temps. Interne et vivante, détendue, exacte sans être crispée. Vous parviendrez à connaître les moments exacts de l'intérieur, sans même avoir besoin d'y réfléchir. Vous pourrez alors méditer sur la forme - toute relative - de violence et de contrainte qu'exercent les cadrans, les aiguilles et les horaires.

Allez, tchaoù, je retourne glander. A bientôt.