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12/09/2006

Froid dans le macdo

Leyla avait 10 ans et vendait des Selpak, les Kleenex turcs, dans le quartier de Beylikdüzü. Tentant sa chance autour du Mac Donald's, célèbre pour les épidémies de mains grasses qu'il provoque, la petite Leyla n'a pas été accueillie avec le sourire.
Le manager du fast-food et l'un de ses employés se saisissent de l'enfant et l'enferment dans la chambre froide destinée à la viande. Elle y restera deux heures. Six ans plus tard, Leyla s'est mal remise de cette agression. Et surtout les Mac-criminels n'ont toujours pas été jugés. Fast-food et slow-justice... Leur procès en appel a lieu ces jours-ci.

11/09/2006

Les Etats-Unis écrasent Bin Laden

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God blesse America

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un tableau de Giaccobazzi

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,
Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,
Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,
Par les loques données chargées de variole.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,
Orgueil de la nation des voleurs de vos terres …

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,
Achetés, exploités et payés au bâton,
Humiliés, niés, traités pire que bêtes
Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,
Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgés vos fers…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Salvador Allende, du fond de ton tombeau,
Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo
Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces
Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,
Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Paysans communistes nés en Indonésie.
Vous étiez un million accusés d’hérésie,
Massacrés pour avoir soutenus Sokarno
Alors que les yankees préféraient Suharto.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,
Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Héroïques soldats paysans du Viet-Nam.
Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,
Vous avez triomphé de cette soldatesque
De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,
Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,
Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,
Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam
Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,
Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,
Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,
La défense du “ Droit ” fut un bon alibi :
L’ordre americana règne sur la Serbie.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,
Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Civils vitrifiés par la Bombe yankee
Rayant Hiroshima comme Nagasaki
Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre
Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.
Pourquoi donc riez-vous ?
Et applaudissez-vous ?
Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques
En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

Relève-toi ! Debout peuple des Zuhessa !
Libère-toi des fers, des chaînes de forçats
Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme
Par sa télé débile et son consumérisme.
Renverse le pouvoir aveugle du dollar
Et celui des banquiers et boursiers vicelards.
Rafale les “ chairmen ” des multinationales
Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.
Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,
Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !
Redevient cet ami qui nous a fait rêvé,
Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.
Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.
Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères
Afin que la statue prénommée Liberté
Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

Jean-Victor Joubert.

10/09/2006

Demain je retrousse les manches.

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Vous comprenez pourquoi je me fais rare sur la blogosphère. Mais je vous promets, pour demain 11 septembre, une date intéressante, un texte qui va encore me valoir quelques ennemis et, je crois, quelques amis!

Je vous mets quelques images d'un monde encore vrai.

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14:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

02/09/2006

Les cèpes farcis de La Lionne

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Quand août éteint ses feux vient le temps des vendanges
De Cornas à Ampuis, de Tavel à Orange
Les garçons et les filles, en colles qui trépignent
Cueillent avec ardeur les raisins dans les vignes.
Ils coupent en riant les grappes de soleil
Et les foulent en jus d'opale ou de vermeil
Que tous les vignerons, dans l'ombre des caveaux
Transmuteront en vins gouleyants et nouveaux.
Et c'est aussi le temps où sur les hautes terres
Du Ventoux, de Provence, d'Ardèche ou de Lozère
Dans les sombres forêts que cerfs et daims recèpent
Surgit, mystérieux, Sa Majesté le Cèpe.
Mais pour le découvrir, sous sapins et fougères
Il faut expérience, œil vif et main légère.
Tôt levé le matin, dans la sylve mouillée
Le bâton d'une main, dans l'autre le panier,
Il faut marcher, ramper, jouer au sanglier,
Pour atteindre ce lieu secret et singulier:
Sa "bouletière" cachée même à ses familiers!
Le cèpe, s'il est là, tu le sais par le nez,
Son parfum délicat te le fait deviner.
Avance à quatre pattes dans les épais fourrés
Respire à petits coups, tout comme un chien d'arrêt,
Cherche sous les plus basses branches des sapins
Et si tu trouves un cèpe, cherche aussi ses copains:
Il est rarement seul le Prince des forêts.
Il te faut le couper et non le déterrer,
En respectant ainsi le cèpe et son domaine
Tu t'y retrouveras à la saison prochaine.
Range bien sur des feuilles, dans un large panier,
Ce dont tu as besoin, pour ne pas gaspiller.
Boletus Eludis procure trois plaisirs:
Le plus primordial, c'est bien de le cueillir,
Puis le plus cérébral, c'est de le cuisiner,
Enfin le plus charnel, c'est de le déguster.
Je vais te raconter comment fait La Lionne
(C'est l'élue de mon cœur, grande, fière et mignonne)
Pour préparer, farcis, les cèpes les plus gros,
Superbes dômes bruns dépassant le kilo.
Elle nettoie le cèpe sans pourtant le laver,
À la brosse, au couteau, sans jamais s'énerver.
Elle enlève la queue qu'elle hache menu,
Deux aulx, deux échalotes, du persil, revenus,
Elle poêle cent grammes de chair à saucisse,
Incorpore échalotes puis queues de cèpes; épice
Avec du sel, du poivre noir, un peu de thym,
En tournant elle y introduit la mie de pain.
Hors du feu elle lie par un œuf et du beurre.
Sa farce est terminée. Tu sens ce qu'elle fleure !
C'est alors qu'elle fait rissoler le chapeau
Environ cinq minutes de chaque côté
Un peu plus côté mousse qu'elle n'a pas ôtée,
Le fait de le saler lui fait rendre son eau.
Elle beurre le fond d'un plat à gratin rond
D'un diamètre à peine égal au champignon.
Elle garnit le fond de pâte feuilletée
Et y pose dessus son cèpe renversé
Elle étale sa farce harmonieusement
Façonnant de la sorte un dôme culminant.
Le tout est recouvert de pâte feuilletée,
Au sommet elle ménage une cheminée.
Léger nappage à l' œuf pour fournir le brillant
Qui donnera au plat un côté attrayant.
Cuisson à four moyen pendant une bonne heure.
On sert le plat sur table! C'est alors le bonheur!
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc
Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

01/09/2006

Cèpes ourquoi on m'entend moins!

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Vous comprenez pourquoi je me fais plus rare sur la blogosphère!

15:36 Publié dans Bouffe | Lien permanent | Commentaires (0)