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27/08/2007

Pendant la mort, les affaires continuent

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« Le réchauffement climatique et la promesse de nouvelles activités économiques désormais possibles [1] transforment le visage du Grand Nord canadien, à l’instar d’Iqaluit où les bureaux remplacent les igloos et les voitures les traîneaux à chiens. Le dernier bâtiment en forme d’igloo de tout le Nord du Canada, qui se trouvait à Iqaluit, capitale du Territoire du Nunavut, va être prochainement détruit pour laisser la place à un immeuble de bureaux de 5000 mètres carrés, une nécessité pour accompagner l’essor économique. “Le Nord s’ouvre au monde, la ville s’agrandit et il y a une demande accrue pour l’immobilier”, se justifie Brian Czar, ancien propriétaire du bâtiment qui a abrité pendant 27 ans un restaurant de cuisine traditionnelle. »

Traduction, une fois le novlang édulcorant sauce bizness mis de côté : le Grand Nord meurt, c’est moi qui le crève, car pendant sa mort, y’a beaucoup du bon pognon et du bon bizness à s’faire.

« [...] Pour l’heure, des compagnies pétrolières et minières se bousculent pour explorer les ressources de ces régions, et on s’attend à voir les entreprises forestières suivre le mouvement. »

Oui, ça « se bouscule », pire que les vautours autour d’une dépouille, car les vautours, eux, n’organisent pas la dévastation du monde dont la mort ouvre sans cesse de nouveaux marchés. Les vautours ne tuent pas, ils recyclent. Là où les signaux environnementaux, tous au rouge (n’en déplaise aux négateurs du désastre écologique en cours et des perturbations climatiques dues aux industries humaines), devraient nous convaincre de l’impasse physique du capitalisme (il tue la planète) en plus de l’impasse sociale (il exploite, asservit et tue l’être humain pour le grand bien d’une minorité), là où le pire se profile, les accapareurs de richesses se réjouissent des nouveaux marchés que ce pire ouvrira (ils ne pensent que business). Pendant la mort (car la mort d’un monde, ça prend du temps) les affaires continuent ! Pire, elles peuvent même s’emballer ! Et oui, une fois le cap irrémédiable de non-retour franchi, pourquoi se gêner ? Pollution sans entrave, une dernière réduction drastique des coûts, tout à fond pour extraire les dernières richesses n’importe comment et le plus vite possible.

« [...] L’afflux de touristes a également suivi, orchestré par des croisières qui vendent le spectacle des ours polaires et la fonte de la glace arctique au printemps. » La mort de chaque créature sera théâtralisée, emballée et marchandisée : plus on s’approchera de la dernière, plus on pourra la vendre cher – frénésie de l’anéantissement. L’important, c’est qu’ça paye.

« [...] Il y a une dizaine d’années, seuls quelques taxis circulaient sur les deux routes qui traversent la petite ville. Mais depuis, le marché automobile a explosé, les voitures individuelles remplaçant maintenant les traîneaux à chiens et les motoneiges. Les autorités locales envisagent même de construire, au carrefour principal d’Iqaluit, les premiers feux de circulation de tout le territoire du Nunavut. [...] »

Où est le panneau « stop (le capitalisme) » ?

25/08/2007

Pourquoi il faut défendre mordicus l'usage du français

par Claude Hagège
Linguiste, professeur au Collège de France.

Un assassinat est imminent, celui du français comme langue scientifique et commerciale. En effet, un amendement à la (bénéfique) loi de programme pour la recherche est en voie d'être soumis discrètement (en séance de nuit, aux effectifs réduits !), avant la fin du mois de février, à l'Assemblée nationale. Cet amendement conduirait à la ratification du protocole de Londres sur les brevets d'invention. De quoi s'agit-il ? Tout simplement d'un texte qui imposerait l'anglais comme langue des brevets, annulant l'obligation d'une traduction en français. Y a-t-il, dira-t-on, de quoi perdre le sommeil ? Oui ! Il y a même de quoi se battre avec la dernière énergie ! Pourquoi ? Pour de multiples raisons.

La première est que si la balance française des brevets est en déséquilibre, ce n'est pas par défaut d'anglais, mais à cause de l'insuffisance de l'effort de recherche et de l'esprit d'invention, qu'on devrait éveiller résolument dès le début de l'école primaire.

Même si l'on "oublie" que la ratification d'un texte imposant l'anglais est illégale, puisqu'elle viole et l'article 2 de la Constitution (sur le français, langue de la République) et la loi Toubon, et même si l'on "néglige" de rappeler que le passage par la Commission des affaires étrangères, ici esquivé, est obligatoire, un fait demeure. Il s'agit d'une atteinte de plus, et énorme cette fois, à la souveraineté de la France s'exprimant dans sa langue et, par conséquent, le prestige de la France et son influence dans le monde sont ici gravement menacés, sinon ridiculisés.

Malgré les attendus lénifiants des entreprises anglophones et d'une partie du patronat français habitée d'une anglomanie mimétique dont rien n'a jamais démontré qu'elle soit commercialement plus efficace, le but de l'opération n'est pas de faciliter la communication ni de donner à tous des chances égales à travers une même langue ; le but est, en fait, d'éliminer tout statut officiel des langues autres que l'anglais dans les secteurs où une concurrence menacerait les intérêts commerciaux des pays anglophones, seule et unique motivation de ces derniers.

La réalisation de ce programme est déjà fortement avancée dans les sciences, où les nomenclatures (y compris celles de la botanique, jusqu'ici latines) deviennent anglaises, accroissant la suprématie des chercheurs anglophones aux dépens de tous les autres.

Cette mesure permettrait aux déposants anglophones de brevets de faire des économies (modestes, d'ailleurs, le coût des traductions, aujourd'hui 23 euros environ par page pour un texte d'une douzaine de pages, étant marginal par rapport à celui, élevé, des annuités de maintien en vigueur). Les conséquences seraient d'une tout autre ampleur pour les entreprises françaises. Dans la logique d'un dépôt en anglais, celles-ci seraient amenées à recruter en priorité un nombre croissant d'ingénieurs anglophones. Cela établirait une discrimination contre les Français et compromettrait la formation en français légitimement demandée aux cadres étrangers.

En outre, la traduction dans la langue des pays non signataires demeurerait une charge, certes légère, mais symboliquement lourde, la France ayant, quant à elle, sacrifié le français.

Enfin, les entreprises françaises, en particulier petites et moyennes, n'ayant plus accès qu'à travers une traduction aléatoirement assurée par elles-mêmes aux descr1ptions techniques et aux informations scientifiques sur les innovations, verraient menacée leur sécurité économique, et même juridique ; et cela sans parler de la redoutable fragilisation du droit français et de l'invasion des plaidoiries en anglais dans les cas de procès pour contrefaçons et autres abus, sachant que la France compte environ 40 000 avocats et les Etats-Unis 2 millions au moins, dont les tarifs seraient hors de portée des firmes les plus modestes, non nécessairement les moins innovantes.

La France va-t-elle donc s'engager toujours plus avant dans la voie d'un déclin annoncé, dont beaucoup de Français se font les complices, naïfs ou trompés ? La ratification du protocole de Londres n'améliorerait en rien la compétitivité des entreprises françaises. En revanche, on peut garantir qu'elle conduirait au déclin de la France face à une volonté hégémonique anglophone qui ne peut considérer qu'avec une impatience agacée le maintien, même de plus en plus compromis, d'une pulsion de diversification dont la France est encore, dans le monde d'aujourd'hui, le modèle évident. Méditons les mots de grands... Américains dont le regard n'est pas obscurci par les illusions, et par exemple celui-ci : "La mondialisation n'est pas un concept sérieux. Nous l'avons inventé pour faire accepter notre volonté d'exploiter les pays placés dans notre zone d'influence" (J. K. Galbraith, illustre économiste).

Le protocole de Londres sur les brevets d'invention doit être vu pour ce qu'il est : un acte de guerre contre les langues et leur diversité. Sa ratification serait une erreur aussi dramatique qu'absurde. Il est certain que face aux menaces de la violence dans le monde contemporain, la solidarité de l'Europe et d'autres parties du monde avec les Etats-Unis est justifiée. Mais est-ce assez pour que tous ces pays immolent leur souveraineté linguistique, culturelle et donc, en dernier ressort, économique et politique ?

Il existe encore en France, à côté des masses indifférentes, un grand nombre d'esprits libres et lucides, prêts à lutter contre les fausses fatalités. Le présent texte n'a d'autre but que de contribuer à rallier ces énergies en apportant un petit concours à un combat urgent

24/08/2007

Profitez du temps morose en vacances: BOUFFEZ!

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Chez maquedo, ils ont un régime accéléré qui donne d'excellent résultats!

23/08/2007

Ces musulmans qui disent non à l’islamisme

Le 28 août sera diffusée sur ARTE une émission que tout esprit libre devrait regarder : une soirée Thema au cours de laquelle un débat sera organisé sur l’islam : « Ces musulmans qui disent non à l’islamisme ».
Des gens ouverts tenteront de démontrer que l’islam n’est pas seulement l’image caricaturale que nous en donne l’islamisme.

L’islamisme – et non pas l’islam - tente d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux et qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.
L’islamisme essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

L’islam tel que le présente l’islamisme tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.
Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui, à nouveau, des intellectuels incarnent cet œil du Coran, comme ils incarnaient l’œil de Moscou, hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme. Voir l’alignement de certains gauchistes et même –quelle vergogne ! - altermondialistes sur les thèses islamistes…
Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islamisme tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des mœurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Donc, le 28 aout, tous sur Arte.

22/08/2007

Le bal des cocus : intérêts d’emprunts ? Dans l’oigne !

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Je ne sais plus quel député uhèmepet a eu cette belle parole : « Il faudrait créer un ministère de la vaseline », mais il parlait d’or. De l’or que leur grand homme Naboléon avait promis à ceux qui achetaient leur logement en leur remboursant les intérêts de leur emprunt. Il savait parfaitement, le « grand homme », que cette mesure était anticonstitutionnelle et qu’elle serait retoquée. Mais comme disait Pasqua, les promesses n’engagent que ceux qui les croient…
Et les Veaux y ont cru…
Puisqu’on est dans les citations ce matin, comme disait Conficius : « Si tu te penches en avant et, qu’en regardant entre tes jambes, tu vois deux paires de couilles, ne te prends pas pour un surhomme : c’est que tu es en train de faire enculer… »
Olé !

Sarkotransparence

Vu dans l'excellent site Betapolitique:

"Le président Nicolas Sarkozy toujours associé du cabinet de l’avocat Sarkozy Nicolas

Betapolitique s’est insurgé à plusieurs reprises, pendant la campagne électorale, du fait que le Ministre de l’Intérieur et président de l’UMP soit resté associé d’un cabinet d’avocat portant son nom.

Cette situation est grave à plusieurs titres :

- le cabinet Arnaud Claude - Nicolas Sarkozy travaillant régulièrement pour les villes de Neuilly, ou de Puteaux, le conflit d’intérêt est permanent et la confusion des genres est totale ;

- l’opacité sur la valeur des parts de Nicolas Sarkozy introduit un doute sur la valeur réelle de son patrimoine ;

- le cabinet étant spécialisé dans les opérations immobilières, il procède régulièrement à des expulsions bénéficiant du cadre législatif et de la force publique contrôlés par l’homme politique ;

- plusieurs reportages, notamment sur Canal +, ont souligné l’effet que pouvait produire sur un locataire un ordre d’expulsion figurant sur un papier dont l’en-tête comprend le nom de Nicolas Sarkozy ;

- plusieurs témoins ont accusé Nicolas Sarkozy d’avoir fait d’amicales pressions sur différents entrepreneurs pour qu’ils financent sa carrière par l’entremise dudit cabinet d’avocats.

Eh bien, Betapolitique est heureux de vous annoncer que le Président de la République Nicolas Sarkozy respecte la jurisprudence du Ministre de l’Intérieur, et qu’il trouve tout à fait normal de rester associé au cabinet Arnaud Claude - Nicolas Sarkozy, cabinet qui, aux dernières nouvelles, trouve normal de continuer à ne pas déposer ses comptes au greffe du tribunal de commerce."

C'est-y pas de la transparence ça!!!

21/08/2007

Cet homme est dangereux...Mais vous l'avez voulu!

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« L’homme africain... »

Retour sur le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier.
Par Thomas Heams, maître de conférences en génétique à Paris.

Paru dans Libération, jeudi 2 août 2007

Ainsi donc, le déterminisme de la pédophilie était un signe avant-coureur, une mise en jambe de campagne avant les choses sérieuses. Dans une allocution sidérante prononcée à Dakar, Nicolas Sarkozy qui ose tout, et c’est à cela qu’on le reconnaît, a dévoilé le fond d’une pensée qui, si les mots ont un sens, est la parole officielle française la plus raciste depuis longtemps. Chimiquement pure. Ainsi donc, « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [...] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. » Nous y voilà. La chaleur, le rythme des saisons.

Nicolas Sarkozy a oublié de concéder que dans cet océan de médiocrité, l’Africain, au moins, avait le rythme dans la peau et courait vite. Le tableau aurait été parfait. Une typologie lamentable, qui n’est même pas du néocolonialisme mais du bon vieux colonialisme à l’ancienne, à la Jules Ferry. Car à quoi servent ces considérations d’arrière-zinc ? À parler de la colonisation bien évidemment. Oh, certes, cruelle ! Mais que l’on se rassure, si terrible qu’elle soit, la colonisation a « ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’Histoire ». On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Ces mots ont été prononcés par notre plus haut représentant. En notre nom [1]. Mais depuis combien de temps ne parle-t-on plus comme cela ?

[...]

Ces mots dessinent-ils le portrait d’un raciste fanatique ? Non bien sûr. Notre Président ne se lève pas le matin en maudissant les Africains. Mais cela ne suffit pas à l’absoudre, tout comme il ne suffit pas d’emmener Basile Boli pour faire passer la pilule. Et être capable de prononcer un discours sur l’homme Africain, et de toutes ses supposées tares de même que l’on incline à penser que l’on naît pédophile, c’est incontestablement s’inscrire dans une anthropologie raciste, une vision rancie et fermée du monde, où l’Europe civilisatrice et l’Afrique éternelle se regardent en chiens de faïence.

[...]

Cette parodie de discours prétendument direct, qui s’autorise toutes les outrances sur la base de sa sincérité autoproclamée, est une marque d’infamie. Reste une question. Dans un pays normal, ces propos devraient mettre le feu au débat. Mais en ces temps où il est de bon ton d’être décomplexé, tout devient possible, comme dirait l’autre. Mais, citoyens, commentateurs, représentants, qu’auriez-vous dit si ces mots, ces catégorisations pitoyables et scandaleuses, étaient sortis de la bouche d’un Le Pen ? A quels feux croisés aurions-nous assisté ! Mais non, l’indignation de la presse sénégalaise semble n’avoir eu d’égal que le silence incroyable de tout ce que nous pouvons compter d’intellectuels, de ligues de droits de l’homme.

20/08/2007

OGM: l'invasion sournoise

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Les tenants de la malbouffe, au premiers rangs desquels on trouve sans surprise les industriels de l’agroalimentaire et la FNSEA, font le forcing pour imposer sournoisement les OGM. Leur avant-garde est le maïs. Leur stratégie est celle du mitage : mettre des OGM au milieu de champs de maïs normaux. Ceci fin de disséminer, à petites doses, leur merde et jouer ainsi le fait accompli. Avec la complicité des pouvoirs publics tant français qu’européen. Et contre la volonté de 80% des consommareurs. Bonjour la démocratie… Ils se sont récemment appuyés sur un fait divers regrettable – le suicide d’un ogéhèmiculteur – pour jouer de l’émotion au détriment de la raison.

Les productions « bio » sont directement menacées. Après plus d’un an de débats, les ministres de l’agriculture de l’Union européenne se sont mis d’accord sur une nouvelle définition de la production biologique et de son étiquetage. Les nouvelles règles définies créent également une base pour ajouter des productions d’origine agricole jusqu’alors exclues des labels bio comme l’aquaculture, le vin, les algues et les levures biologiques.

Le texte, qui entrera en vigueur en 2009, présente quelques avancées : obligation de mentionner le lieu de culture, 95 % des ingrédients d’origine biologique pour pouvoir bénéficier du label… (le logo européen se contentait jusqu’à présent de 70 %, tandis que cette limite est déjà obligatoire pour le label AB français). Dans un souci d’uniformisation, l’utilisation du logo biologique de l’Union Européenne devient obligatoire sur les emballages, sachant que les logos nationaux ou privés peuvent demeurer en complément.
Un temps craint par les professionnels et les consommateurs, les pesticides restent proscrits en bio, aucune modification à la liste des substances autorisées n’étant effectuée. Par contre, si l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) demeure interdite, la limite générale de 0,9 % de présence accidentelle d’OGM dans des produits dédiés à l’alimentation humaine s’appliquera dorénavant aux produits biologiques. Voilà la saloperie !

Bien que ce dernier point permette à un agriculteur bio de ne pas voir sa production déclassée dans le cas d’une légère contamination par des OGM, ce seuil pourrait ternir la bonne image des produits bio en privant les consommateurs des seuls produits à 100 % indemnes d’OGM. Cette acceptation européenne d’une contamination de la bio peut s’interpréter essentiellement de 2 manières différentes :
- la volonté de favoriser une agriculture intensive, en cassant l’image saine des produits bio ;
- permettre à la bio de continuer à exister, dans un contexte européen qui s’ouvre progressivement aux OGM.
- Dans un cas comme dans l’autre, c’est le consommateur qui sera la principale victime.
Vive l’ultra libéralisme des Monsanto et autres multinationales nuisibles qui sous-tend ces décisions.
C’est Bové qui a raison et sa désobéissance civile est un acte de Résistance.

19/08/2007

Les cocus sentent les cornes qui poussent! Olé!

J'arrive de quelques jours de bringues en Ariège: cassoulets, coq au vin, entrecôtes bordelaises, etc...

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Merci à http://mononoke.unblog.fr/


Alors not'président est allé chez son pote Bush! Tu vois l'image que ces accointances douteuse donne de la France! Bush est le personnage le plus exécré du monde, et notre caudillo va lui cirer les pompes... Pour bouffer des hamburgers en plus! Même sa meuf n'a pas voulu voir la sinistre tribu yankee! (Là, elle remonte dans mon estime!).
Pour faire peuple, il est parti avec Air France...mais le Falcon présidentiel suivait! Tout pour l'esbrouffe, tout pour l'image. Profite Naboléon, ça ne va pas durer. Déjà, les Français qui ont veauté pour toi commence à débander: ta plus belle promesse: déduction des intérêts d'emprunts a été jeté à la poubelle par les "sages"!

Le 29 mai, dans un meeting de campagne pour les législatives au Havre, le président Sarkozy promettait:
"Cette déduction, je l'ai promise et je la ferai. Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m'y suis engagé, s'appliquera à tous les emprunts en cours, comme il est naturel, normal et juste."

Les sages sont aujourd'hui formels: "Pour les prêts déjà accordés, disent-ils, le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition pour rupture de l'égalité entre contribuables."

Leur raisonnement: si le dispositif vise à favoriser l'accès à la propriété des "primo-acquérants", alors "il n'en va pas de même pour les prêts déjà accordés car, par définition, pour ceux-ci, le contribuable est déjà propriétaire de son habitation principale." Pire: "Il s'agit alors d'un soutien au pouvoir d'achat au bénéfice des seuls contribuables propriétaires de leur habitation principale. Son coût (7,7 milliards d'euros) fait supporter à l'Etat des charges manifestement hors de proportion avec l'effet incitatif attendu."

Les cocus sentent les cornes qui poussent! Olé!

10/08/2007

L’obscurantisme au front de bœuf a encore frappé.

Dix mille livres irrémédiablement détériorés à l’abbaye de Lagrasse, dans l’Aude, où ils étaient exposés dans le cadre du « Banquet du livre ». Arrosés de gazole et d’huile de vidange mais pas mis en feu, probablement parce les fumiers n’en ont pas eu le temps.
Nous sommes en train de revenir à grands pas aux pires heures de plomb où les obscurantistes écrasaient sous leur incommensurable bêtise tout ce qui pouvait ouvrir l’esprit des gens. Les katos, les évangélistes et autres corbeaux, sans doute jaloux des crimes perpétrés par les islamistes, font de la surenchère dans la saloperie. Ils détruisent des livres comme les tarés enturbannés menacent les écrivains de mort.
« Religion » vient de religio, relier… Ouais… Tu parles ! En fait les religions séparent les hommes, les abrutissent pour mieux les écraser et les dominer.
Qu'est-ce qu'une religion sinon une secte qui a réussi ?
Que l’Homme soit l'infime parcelle consciente d'un Tout éternel qui englobe tout l'univers est une évidence. Qu'on appelle ça Dieu, pourquoi pas. Libre à chacun de nous se chercher sa voie. Mais les religions, et en premier lieu les monothéistes, portent en elles le germe de l'oppression puisqu'elles se réfèrent de manière aveugle à un Livre, donc à une compi-lation humaine de préceptes soit disant révélés. Qui n'est pas d'accord est mécréant. Qui est mécréant doit se convertir ou mourir. Les grands inquisiteurs, les as du barbecue d'où monte le bon fumet de tous les hérétiques et cathares que l'on grillât allègrement pour la Gloire de Dieu, sont toujours là, tapis sous leur calotte ou planqués derrière leur barbe, attendant le moment propice pour resurgir, bible ou coran d'une main et lance-flammes de l'autre!
Facilité, paresse intellectuelle que de se référer, pour tous les actes de la vie, face à tous les problèmes de l'existence à un mode d'emploi soi-disant d'essence divine - bible, co-ran, tora, upanihads.
Ils reviennent. Ils sont de retour. Pourrais-je dire encore longtemps ce que je pense de toutes ces stupidités ? Pas sûr avec un président qui affirme ses convictions religieuses et qui menace dangereusement la loi de 1905, garante de la paix sociale en France…
Faut-il rappeler que la Liberté n'a pu naître que parce que des esprits éclairés, bravant au péril de leur vie les interdits "sacrés" ont su renvoyer dans leurs sacristies les ayatollahs ensoutanés de leur époque ! Faut-il rappeler que cette Liberté à vocation universelle est née chez nous ! Qu'elle a apporté à l'humanité en deux siècles plus de progrès, plus d'égalité, plus de bonheur, qu'elle a généré plus de connaissances, qu'elle a ouvert plus d'espoirs que la chape de plomb des dogmatismes de tous poils en vingt siècles !
En détruisant des livres, on attente gravement à cette liberté.
Eh, Sarko, toi qui reviens de chez tes potes ricains pour te prosterner devant le cadavre d’un ponte kato – respectable celui-là – on voudrait bien t’entendre sur l’énorme saloperie commise contre la liberté de penser à Lagrasse…

Entraineur? Sous-ministre? Ou marchand de soupe...

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Oh, Laporte, tu commences à me les gonfler, les aliboffis. A tel point que moi qui suis un fana de rugby, je souhaiterais presque que nos bleus prennent des bleus plein la gueule.
Tu as été choisi comme ministre de la république. Même si c’est par un président qui n’est pas ma tasse de thé (disons plutôt mon ballon de rouge !), quand on a l’honneur d’être choisi pour représenter la république, on ne va pas faire le guignol avec des marchands de merde dans des messages de pub débiles. Alors arrête de nous prendre pour des cons avec tes pseudos valeurs dès lors que tu te vautres dans la soupe à fric.

09/08/2007

Paysages exempts de Sarkozi et de fièvre aphteuse

J'ai les pieds gonfles, je viens de baruler dans des paysages EXEMPTS DE SARKOZY ET DE FIEVRE APHTEUSE!

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08/08/2007

Bon et con - suite

"Si ça peut vous aider à comprendre à quel point les français sont devenus des merdes, français dont je suis, je vais vous expliquer brièvement mon cas de rmiste.

Voilà j'ai 28 piges, je suis rmiste depuis que j'y ai droit, c'est à dire depuis trois ans.
Je suis pas au centime près tellement j'en ai rien à foutre, mais le RMI me rapporte 370 euros par mois.
Les APL versent 274.60 euros par mois (là j'ai la quitance de loyer à coté de mois).
Comme mon petit studio tout confort est par chance classé en HLM depuis deux ans, je paie 70 euros de loyer par mois: 23 m2, refait à neuf, eau chaude comprise (très bien pour les bains tous les jours), résidence calme.

Mon père me file 400 euros par mois. En plus des amies me file quelques vêtements assez classes. Et en plus maintenant, les transports en commun sont gratuits. J'ai aussi les réducs sur EDF et compagnie. Au final, j'ai tout le nécessaire et même un peu plus.

J'ai créé une petite entreprise qui permet de justifier que je bosse. Mais j'en ai rien à foutre, je me lève tous les jours à 11h00 environ, en tout cas pas avant d'être bien réveillé.

Bien sûr j'ai la CMU et là je viens justement de me faire payer une nouvelle paire de lunette.

Dès que ma petite entreprise un peu bidon va commencer à rapporter, je me barre aux Etats-Unis pour ne pas payer d'impôts en France. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'il n'y a que des cons pour accepter de payer des impôts dans ce pays complètement termité, où l'on jette notre blé aux 4 vents.

Et oui les prolos, quand on se pignole devant les pornos de canal+, que l'on beugle devant le football, que l'on picole et que l'on s'abrutit au shit,
faut pas se plaindre d'être manipulé comme des glands.

Vous connaissez Soljenitsyne : "on contrôle mieux le peuple avec la pornographie qu'avec des miradors."


Cordialement"

07/08/2007

Entre bon et con, seule la première lettre change.

J’ai reçu ça. Parmi les très nombreux blogueurs qui me font l’honneur de se pencher parfois sur mes élucubrations, il y a certainement quelques spécialistes de la CAF. Quelqu’un pourrait-il confirmer, infirmer ou moduler ce calcul qui, effectivement, file les boules !?



« Sujet: Vive la France !
Combien gagnez vous en bossant comme des dingues?

Message d'un salarié de la CAF de Mulhouse !
Pour la polygamie, Monsieur Bouziane a déclaré : "J'ai déclaré à la Préfecture mon statut. Elle a accepté que ma deuxième femme me rejoigne en France sans lui délivrer de carte de résidence.
Mais comme nos enfants sont nés en France, ils sont Français. Du coup même si elle n'a pas de papiers elle ne peut pas être expulsée ".
M. Bouziane a 16 enfants, 8 pour chaque femme.
1) La deuxième épouse n'en est pas une. Elle est considérée par la C.A.F.comme un "parent isolé". Elle touche donc l'API qui s'élève à 707,19 euros pour un parent seul avec 1 enfant auquel on ajoute 176,80 euros/enfant supplémentaire (7 x 176,80 en plus). Soit un total de1944.79euros.
2) Toujours pour ses 8 enfants elle touche chaque mois 978,08 euros d'allocations familiales.
3) Il est probable qu'elle ait 2 enfants de moins de trois ans elle a donc droit à l' A.P.J.E. 161,66 euros x 2 soit 323,32 euros.
4) Comme parent isolé = allocation logement, à la louche plus ou moins 300euros.
5) Avec 8 enfants elle n'a sans doute pas le temps de travailler, d'autant que son barbu de mari déclare que la femme musulmane "n'a pas le droit de travailler avec des hommes parce qu'elle pourrait être tentée par l'adultère"… RMI pour une personne seule 417,88 euros + 167,15euros/enfant soit au total 1755,08 euros.
6) Elle a au moins 4 enfants en âge d'être scolarisés : Allocation de rentrée scolaire 257,61 euros X 4 = 1030,44 euros
Au total Mme Bouziane n°2 peut donc toucher 5296,14 euros / mois.

Mr et Mme Bouziane n°1 : avec ses 8 enfants 978,08 euros d'allocations familiales tous les mois + 2 allocations pour jeune enfant 323,32euros + allocation logement 300 euros + le RMI pour un couple (626,82 euros) + 8enfants (1337,20 euros) soit 1964, 02 euros + allocation de rentrée scolaire pour 4 enfants 85,87 euros.
Au total Mr et Mme Bouziane n°1 peuvent donc toucher 3651,29 euros /mois

AU TOTAL : 8947,43 euros / mois

Méditez, pestez, hurlez, . Mais surtout continuez à bosser dur, car il faut payer !!!
Bon courage.
Faites suivre ce message, que les contribuables de la France entière le sachent, car lui, il ne paye pas d'impôts… »

06/08/2007

Hausse du tabac et du pétrole: que du bonheur!

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Deux bonnes nouvelles pour commencer la semaine : la hausse du tabac et la hausse du pétrole. La hausse du tabac ne pénalise que ceux qui fument. C’est donc leur problème. Celle du pétrole donne une lueur d’espoir de sortir de ce monde shooté au brent.

La difficulté croissante à étancher la soif planétaire en pétrole est chaque jour plus évidente. Le Nord pompe à tour de bras depuis près de cent cinquante ans, et le Sud aspire logiquement à le rejoindre. La consommation mondiale, les formidables tensions géopolitiques, tirent le prix du baril vers le haut dans une spirale infernale. Cette situation provoque des raisonnements en noir et blanc. Les optimistes parient que la technologie, l'argent dégagé par un pétrole cher, doperont l'exploration et la découverte de nouveaux gisements. Les autres voient le compte à rebours déjà enclenché, le monde consommant presque autant en vingt ans qu'il ne l'a fait depuis la construction du premier derrick : technologie ou pas, d'ici deux décennies, peut-être même une seule, l'or noir aura quasiment disparu. Et bien avant cela la carte politique du monde risque d'être profondément bouleversée, car les pays assoiffés d'or noir n'assistent pas les bras ballants au désastre annoncé.

Et si, pourtant, ce baril hors de prix avait des vertus ? Aujourd'hui, personne ou presque ne se soucie de consommer mieux, c'est-à-dire de consommer moins de ressources et surtout d'énergie. En dépit d'un engouement sans précédent, les énergies «propres», sans hydrocarbures ni déchets à long terme, ne pèseront au mieux que 2 % de la consommation mondiale en 2030. Même l'atome n'y pourra rien. Pourtant, la Chine, l'Inde, l'Europe, n'en finissent pas de planter des moulins à vent ; le Brésil fait tout pour sucrer ses moteurs et ceux du reste du monde ; et les adeptes du diesel à huile découvrent des qualités à la friture.

Un pétrole cher, c'est l'assurance que les milliers de projets, d'expériences du moins consommer, ou du consommer autrement, ne seront plus de simples gouttes d'eau réservées à quelques bobos. La plupart des idées qui germent ici et là n'attendent plus qu'un petit coup de pouce et beaucoup de pédagogie : est-il normal que l'Autriche affiche trois fois plus de chauffe-eau solaires que la France ? Est-il raisonnable d'utiliser des hordes de camions quand le rail a prouvé depuis longtemps son efficacité ? Est-il judicieux que les ingrédients d'un simple pot de yaourt parcourent plusieurs milliers de kilomètres avant d'atterrir sur nos tables ? Est-il légitime de dégrader les côtes chiliennes en quelques années pour assouvir l'appétit de saumon des Européens?

Le choc pétrolier dont nous vivons les prémices exige des politiques ambitieuses, pour forcer les uns, et accompagner les autres. Mais on ne les voit se dessiner ni en France ni en Europe ni ailleurs. La cure de désintoxication au pétrole aujourd'hui, la panne sèche demain, seront d'autant plus violentes que les responsables politiques auront gardé leurs œillères. Pourtant, le développement durable, trop souvent considéré à tort comme un simple thème en vogue, ambitionne d'instaurer un état universel de bien-être en «écologisant», en humanisant l'économie. Chacun, politiques en tête, récite sans se tromper la définition du développement durable : «Un type de développement qui permet de satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Mais voilà, chacun voit la durabilité à sa porte. Si nous ne faisons rien, demain, le baril sera à prix d'or quand le sevrage sera impossible et le climat en surchauffe. Alors aujourd'hui, ce pétrole déjà cher est l'occasion ou jamais de changer notre monde. Vive le pétrole cher, donc!

05/08/2007

Bouffe du dimanche

Lucie

Je retrouvais Lucie avec grande émotion
Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension
Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église
Communiant corps et âme dans son ombre propice

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu
Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu
Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.
Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles
A pour moi la saveur troublante des dentelles.
Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas
Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,
Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?




- Ben mon cochon, Victor ! Ca alors, faut le faire !
Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.
Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,
Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.
- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes
Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes
Qui découvrent la vie et se sucent la poire,
Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.
- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,
Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,
Puis je vais te donner une étrange recette
Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.
Bon marché, délicieux, très faciles à faire,
C’est les pieds de cochons “ comme chez Lucifer ”.
Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux
Ou plus selon le nombre de tes commensaux,
Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon
Parfumé au safran, ail, sel poivre et oignon.
Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante
Afin de parfumer et d’attendrir la viande.
Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :
Il te faut préparer ta bonne sauce verte.
Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,
Oseille, basilic, estragon et sarriette,
Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,
Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.
Réserve et fais confire quelques oignons hachés
Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,
Met un peu de moutarde et le jus d’un citron,
Puis pense un peu à toi et débouche un litron.
Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,
Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.
Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les
Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,
Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,
Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !
Dans un plat de service, met tes oignons en lit
Dispose par dessus tes pieds forts embellis,
Entoure l’appareil avec ta sauce verte.
Au moment de servir, d’un coup de pince experte
Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,
Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.
A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

Jean-Victor Joubert

08:58 Publié dans Bouffe | Lien permanent | Commentaires (0)

04/08/2007

Cacahouettes, bonbons, pastilles à la menthe, chewing-gum, président de la république...

22.000 € par semaine. C'est ce qu'on appelle un investissement marketing pour not'président. Finalement, Nicolas Sarkozy est un pur produit marketing, au même titre qu'une lessive, des nouilles ou des couches. D'ailleurs son charisme de canard perclus d'arthrose est là pour nous le rappeler. Se montrer alcoolisé lors d'un de ses premiers rendez-vous internationaux, c'est quand même unique. Cela relève de la stature du président de comice agricole. Et encore, souvent dans ce milieu, on sait se tenir avec quelques verres dans le nez.

Lisez cette analyse argumentée du produit marketé Sarkozy. Vous ne le verrez plus jamais comme avant !
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Nous avons eu, à de multiples reprises, le sentiment, pendant la campagne présidentielle, que les médias favorisaient plus ou moins nettement, Nicolas Sarkozy. Avant que la mémoire ne s’efface et que la polémique ne se dissipe, il est utile de dresser une liste précise des faits constatés et de s’interroger sur les conditions dans lesquelles se déroulera la prochaine campagne...

Pour exemples :
- La diffusion de reportages partiaux tels que celui diffusé par TF1 sur « La France des assistés » trois jours avant la fin de la campagne officielle et la veille du débat d’entre-deux tours
- La reprise des images de l’équipe de Nicolas Sarkozy pour l’ensemble de ses déplacements et meetings
- La diffusion d’images non révélatrices des déplacements et meetings de Ségolène Royal (toujours au pupitre, rarement dans la foule, seule, etc.)
- La reprise systématique de la moindre voix discordante au sein du PS
- La couverture exceptionnelle accordée à Eric Besson en comparaison de celle accordée à Azouz Begag
- La non-diffusion de communiqués de presse d’élus socialistes, etc.
- La diffusion de dépêches AFP, AP et Reuters partiales
- L’absence de contradiction des journalistes face aux élus UMP et à Nicolas Sarkozy
- La volonté évidente de « coincer » Ségolène Royal ou d’autres élus socialistes sur des éléments secondaires
- La concentration des journalistes sur les divisions internes au Parti Socialiste et sur les thématiques souhaitées par Nicolas Sarkozy
- La dérision sur toute nouvelle mesure de Ségolène Royal
- Le 100 minutes pour convaincre offert par Arlette Chabot la veille du début du décompte officiel du CSA, qui a permis au candidat ministre de l’intérieur de passer deux fois sur cette émission pendant que son adversaire n’y passait qu’une fois.

Les faits marquants de la concentration des médias et des liens avec Nicolas Sarkozy sont les suivants :

- France Télévisions (l’Etat français : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, France 24, France ô) est présidé par Patrick de Carolis (soutien de Nicolas Sarkozy), et contrôle une diffusion réalisant plus de 40% de l’audience française
- TV5 est présidé par François Bonnemain, un proche de Jacques Chirac et un soutien de Nicolas Sarkozy
- Radio France (France Info, France Inter, France Culture, France Bleu, France Vivace, Le Mouv’), est présidé par Jean-Paul Cluzel, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, soutien de Nicolas Sarkozy
- Bouygues détient TF1, LCI, TV Breizh et a des participations importantes dans Metro, TMC, RTL 9, NT1, etc. (Martin Bouygues est le parrain du fils de Nicolas Sarkozy) : plus de 40% de l’audience. N.B. : Laurent Solly, directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy a été engagé sur TF1. C’est une nomination demandée directement par l’Elysée.
- M6 est présidé par Nicolas de Tavernost, c’est un soutien de Nicolas Sarkozy. Via une holding, Vincent Bolloré -ami de ce dernier- est un des principaux actionnaires de la chaîne
- Lagardère (Arnaud Lagardère considère Nicolas Sarkozy « comme son frère ») et Editis (propriété de Wendel : présidé par Ernest-Antoine Seillière) réalisent plus des 2/3 de la production littéraire française
- Lagardère est le premier éditeur mondial de magazines, détient de très nombreux journaux, magazines et radios, tels que Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Télé 7 Jours, Europe 1, BFM, MCM, Europe 2 TV, a des participations dans Le Monde et dans Le Parisien, est opérateur des NMPP
- Dassault détient de nombreux quotidiens et magazines, comme Le Figaro et Valeurs Actuelles (Le fils Olivier Dassault est député UMP, Serge Dassault est sénateur UMP et un très proche de Nicolas Sarkozy)
- Bolloré détient les « gratuits » Directs Soir et Matin Plus, la chaîne Direct 8, est indirectement un des principaux actionnaires de M6, possède le groupe publicitaire Havas, possède 44% de l’Institut de sondages CSA (ce qui par ailleurs remet en cause la crédibilité du sondage CSA déclarant que les Français n’étaient « pas choqués » du séjour de Nicolas Sarkozy sur le yacht d’ « un ami industriel »)
- Bernard Arnault (témoin du mariage de Nicolas Sarkozy) possède notamment le journal La Tribune et Radio Classique Analyse succincte du résultat de l’élection présidentielle de 2007 – Juin 2007 Nicolas Cadène – Collaborateur parlementaire de Jean-Louis Bianco 13
- Alain Minc (soutien affiché de Nicolas Sarkozy) préside le Conseil de surveillance du groupe Le Monde (avec notamment Télérama, Midi Libre) –conseil où siège désormais Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat- et conseille de nombreux patrons de médias (Edouard de Rothschild –Libérationnotamment)
- Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) est présidé par Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin
- 60% de la diffusion de la presse magazine sont réalisés par Lagardère, Mondadori France (Silvio Berlusconi) et Dassault
- Agences de presse : il n’y a que 3 agences mondiales : AP (presse US), Reuters (en France, lié à l’Etat français) et AFP (présidé par Pierre Louette, ancien du cabinet d’Edouard Balladur et soutien de Nicolas Sarkozy)

Tous ces groupes ont des intérêts croisés : administrateurs et/ou actionnaires communs. Un grand nombre de leurs dirigeants proviennent de cabinets ministériels, et réciproquement. Chaque parlementaire mentionné a voté la loi DADVSI.

Le Parti Socialiste n’a pas modifié la législation sur la concentration de certains groupes, lorsqu’il était aux responsabilités. Désormais, il est essentiel de s’attaquer de façon constructive à cet état. Surtout, cela doit être diffusé massivement en parallèle d’une proposition de loi contre la concentration des médias, pour l’indépendance journalistique et pour le respect de sa déontologie.

Nicolas Cadene sur Betapolitique

03/08/2007

Les milans et les Veaux

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Milan : une ville superbe. Milan : un oiseau magnifique, rapace redoutable qui fonds sur sa proie. Milan : missile français, extrêmement redoutable. C’est celui-ci qui nous intéresse. Ou plutôt qui intéresse le nouveau grand copain de not’président, le chef mafieu Kadafi (Quadéfruits nommés pétrole). Si un type comme ça achète de telles armes, ce n’est pas pour en faire un décor moderne dans son jardin… C’est pour les foutre sur la gueule de gens qui s’en passeraient bien. Et qui c’est qui va les leur vendre ces beaux jouets de morts ? Ben c’est nous, voyons.
C’est vrai que not’président, pas plus que son minus des affaires plus étranges qu’étrangères ne sont au courant de rien. La main sur le cœur, ils nous jurent que ce n’est pas vrai. Donc ils nous prennent pour des cons et ils nous MENTENT. Chirac – le fameux Super-menteur – est vraiment le père spirituel – doux euphémisme – de Sarkexitézy. On n’en a jamais douté, surtout depuis la campagne délirante – et efficace auprès des Veaux, mais maintenant, on en a la preuve sous le nez.
« Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent. »
Charles De Gaulle à propos des Français, début juin 1940, cité par son fils Philippe De Gaulle ("De Gaulle, mon père", Plon)
Vus l’avez voulu ? Vous l’avez ! E se l’as, pagaras…

02/08/2007

I me gonfle les aliboffis

Oh ! Puteng ! On va pouvoir se dégager les éponges : il vient de se casser, le fifre ! Il est allé faire le mia chez l’autre fracassé de Bush. S’ils pouvaient se le garder, nous le mettre au congélo les ricains, tè, vé, presque je leur tomberais une gauloise…
L’autre noïe, i avait un super raout dans l’étrange lucarne : les chorégies d’Orange. Avec des mecs et des meufs d’équerre : Alagna et tutti quanti. Eh bè, il a fallu que ce santibelli d’Hondelate nous fasse gonfler les aliboffis avec des gros plans sur qui ? Sur « Dous dé de cambo, vaqui moun quiéoù », c’est-à-dire not’président… L’envie d’y tirer un taquet à ce chiapacan qui lui explose le cimetière à sardine.
Bon, je vous laisse, je vais faire pleurer le colosse avant de raboter mon brancart préféré.
Ciao !