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31/10/2007

Le vaccin anti-grippe? BUVEZ-LE...

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...et sans modération.
Vous pouvez aussi le demander en suppositoire, à prendre cul sec évidemment!

30/10/2007

Ouarf! Il te fait un mistral à décorner tous les sarkos!

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Oui mais, le mistral, il trop de mal pour qu'on en dise du bien
et trop de bien pour qu'on en dise du mal!

Démonstration de la faisabilité technique d'un système de production d'électricité 100% renouvelable

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Il y quelques années, les Allemands ont décidé – sous la pression d’un parti Vert responsable – de se lancer avec une volonté politique affirmé, des moyens conséquents et l’efficacité que le monde entier leur reconnaît dans l’exploitation des énergies renouvelables. Résultats : ils sont les premiers en Europe à tendre vers une relative libération par rapport aux énergies fossiles et, surtout, leur industrie est à la pointe sur ces marchés d’aujourd’hui et de demain. Ils vont actuellement plus loin que la simple production ponctuelle d’énergies éoliennes, de biomasse, etc. Ils en sont à combiner efficacement toutes ces énergies.

Ainsi, en coopération avec l'institut des techniques solaires de production d'énergie (ISET) de l'Université de Kassel, les entreprises Schmack Biogas AG, Solarworld AG et Enercon AG ont présenté, mardi 9 octobre 2007 à Berlin, un système décentralisé de production d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelables réparties sur l'ensemble du territoire allemand, l'objectif affiché étant de couvrir, à terme, 100% de la demande électrique nationale.

Combinant différentes technologies de production et de stockage de l'énergie à partir de sources renouvelables (éolien, solaire, hydraulique et biogaz), ce système pilote innovant, raccordé au réseau électrique depuis deux mois, relie et régule 36 centrales isolées. Le système est capable de fournir de l'électricité 100% renouvelable en continu, en fonction de la demande, de manière fiable et indépendante des conditions météorologiques.

Le concept consiste à combiner de manière optimale les avantages de différentes sources d'énergies renouvelables (d'où son nom de "Kombikraftwerk" ou "centrale-combi") : centrales hydroélectriques à pompe et centrales à biogaz sont utilisées pour compenser les fluctuations de l'éolien et du photovoltaïque. Le système permet par ailleurs de compenser les inégalités régionales en termes de ressources énergétiques.

Comme le souligne Frank Asbeck, président de SolarWorld, dans un communiqué : "Ce projet-pilote permet de répondre aux besoins annuels en électricité d'une petite ville comme Stade qui compte 12.000 foyers, soit de fournir 4,15 millions de kWh. Il montre ainsi en petit ce qui est possible en grand, une couverture totale (des besoins en électricité) grâce aux énergies renouvelables".

"Le Kombikraftwerk montre que les énergies renouvelables fournissent assez d'électricité, qu'elles sont régulables à tout moment, peuvent fonctionner en association et se compensent l'une l'autre via le réseau", a renchéri Ulrich Schmack, président de la société du même nom.

Le système a été mis en place à la suite d'une demande de la chancelière fédérale lors du sommet allemand de l'énergie en avril 2006. Pour plus d'informations (en allemand), vous pouvez consulter le site Internet du projet : http://www.kombikraftwerk.de

Fini de dire que quand il n'y a plus de vent ou de soleil, il faut mettre en route une centrale au charbon. Ce projet montre bien qu'il y a toujours une énergie renouvelable qui peut être disponible! Prochaine étape : un système décentralisé au niveau Européen.

29/10/2007

Du bio éthanol avec des algues. Mais c’est au Japon…

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Sous la pression des grands semenciers, et avec le relais de la FNSEA inféodée aux subventionnés professionnels que sont les céréaliers et betteraviers, la mode est aux agro carburants (abusivement appelés « biocarburants »). Ils rêvent de couvrir la France – et le monde – de cultures de céréales, de canne à sucre, de betteraves destinées, non pas à nourrir les populations, mais à gaver la sacro-sainte Bagnole !

Le Japon n’est pas aussi débilement criminel. Ce pays a toujours souffert de sa petite superficie, notamment pour les terres arables. Malgré l'engouement du pays pour les bioénergies, l'opinion publique est réticente à l'idée de troquer la culture de denrées alimentaires contre celle de variétés à vocation énergétique. Différentes organisations ont cependant identifié les 4,5 millions de kilomètres carrés d'eaux territoriales comme étant un vrai réservoir de ressources énergétiques végétales. Les algues ont en effet un taux de fixation de carbone supérieur à celles des plantes terrestres (17,5 t/ha/an contre 5 à 10 t/ha/an pour la canne à sucre) et leur prix de production est plus faible que celui des cultures agraires. Deux initiatives récentes projettent ainsi d'utiliser les algues pour produire de l'énergie.

L'entreprise Tokyo Gas a développé un système permettant de récupérer les algues qui s'accumulent dans les ports pour produire du méthane. Actuellement les algues sont enlevées puis incinérées, ce qui nécessite 30 m3 de gaz de ville par tonne d'algues. Le nouveau procédé permet d'inverser la tendance et de générer 15 à 20 m3 de méthane par tonne d'algues fermentées. Le méthane est ensuite mélangé à du gaz de ville pour produire approximativement 6 kWh d'électricité. Les pertes de chaleur sont de plus recyclées pour chauffer les bassins de fermentation. Un dispositif permettant de transformer 20 à 50 tonnes d'algues par jour coûte plus de mille milliards de yens (6,25 milliards d'euros) mais la compagnie compte vendre aux municipalités des équipements ayant une capacité journalière de 30 à 300 tonnes.

La Tokyo Fisheries Promotion Foundation a présenté un projet de production de bioéthanol à partir d'algues brunes. Des algues cultivées sur des filets flottants seront récoltées puis transportées dans des usines off-shore de production de bioéthanol. En utilisant 1 à 2% de la superficie maritime japonaise, il serait possible de récupérer 150 millions de tonnes d'algues équivalant à 4 millions de tonnes de bioéthanol par an. La production de bioéthanol à partir d'algues ne nécessitant pas de développement technique spécifique, la fondation souhaite mettre en place un projet pilote financé par le gouvernement en 2008 puis étendre cette activité aux entrepreneurs privés et aux collectivités locales à partir de 2013. Il apparaît cependant capital d'étudier les éventuels impacts sur l'écosystème et déterminer au préalable les zones de cultures qui ne nuiront ni à la pêche ni au transport maritime.

Pendant ce temps, nous, en Bretagne et ailleurs, on bouffe du gazole pour ramasser et…incinérer les tonnes d’algues que les agro pollueurs bretons chient pour leur plus grand profit sur les plages…

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28/10/2007

Grève à Air France...

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...ça n'empêche pas de s'envoyer en l'air!

C'est Toussaint: j'ai fait mon Testament...en chanson!

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Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !


Menez ma viande sur le plateau de Sault
Dans la lavande faites tremper mes os
Macérez bien ma queue et mes neurones
Dans un bon vin de la Côte du Rhône.

Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !


Vous tirerez un demi muy de gnole
Du jus de vie, d'humour, de gaudriole
Puis faites-y macérez mes couillons
Ça donn' un goût qui plait aux vignerons.

Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !


Vous me ferez reposer à la cave
Entre un Bonneau et un blanc de chez Chave
Comme voisin mettez-moi du Lirac
Du Châteauneuf ou même un bon Paulhac

Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !


Vous me boirez, ça ne fait aucun doûte
Et m'aimerez juqu'à l'ultime goutte
Quand vous trouss'rez les bell's de votre temps
C'est un peu moi qui prendrais du bon temps !

Si je meurs, je veux qu'on me distille
Ma liqueur embaumera la ville
Chaque année mes ptits’enfants ébahis
Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !


Jean-Victor Joubert de Mairdre
Grand Bramaïre de
l'Académie des Amoureux de l’Aïoli

27/10/2007

C'est le ouiquinde: on va trop bouffer...Et après?

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Ode à la merde

Lorsqu’après un repas l’estomac vous tiraille,
Que tout au fond de vous le haricot travaille…
Qu’il est doux de penser que bientôt, pas très loin,
Vous courrez prestement pour chier dans un coin.
Qu’on est bien, accroupi, les coudes sur les cuisses,
Tandis qu’environné d’une troupe de Suisses
On exhibe au grand air l’hémisphère dodu
Qui cache encore aux yeux le chef-d’œuvre attendu.
Ami ! Il est, dit-on, un art en toute chose,
Aussi bien à chier qu’à cultiver les roses.
Or donc, pour opérer avec discernement,
Gardez-vous qu’un papier ne vienne absurdement
Lorsque l ‘œuvre est parfaite, écraser l’accessoire.
Tss ! Tss ! Pas de papier si vous voulez m’en croire,
Laissez aux constipés ce procédé piteux
Qui gâche absolument un plaisir si juteux,
Que le bout de l’index, seul, fasse cet office.
Quand il aura touché trois fois votre orifice
Qui vient de s’entrouvrir comme une tendre fleur,
Il teindra votre doigt d’une étrange couleur.
Ami, si vous voulez encor goûter des charmes,
Sur la blanche muraille, esquissez quelques larmes.
Et si, par aventure, abondant est l’extrait,
De celle qui vous aimez vous ferez le portrait.

26/10/2007

Hiérarchie: plus tu es bas, plus tu es dans la merde...

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Ecolo-Sarko: s'il réussit, je mange mon chapeau!

Il a incontestablement réussit sa représentation à grand spectacle, avec un parterre brillant sur fond de verdure écolo. On connaît ses talents incontestable de communiquant et on ne pouvait s’attendre à moins. Bravo l’artiste et, au diable les susceptibilités, il fallait le faire et…il l’a fait.

C’était le petite phrase passage de brosse. Maintenant on attend de voir.

Et Sarkozy de multiplier les annonces et de promettre la fameuse taxe carbone, si chère à Nicolas Hulot. Derrière la com toutefois, reste la réalité des mesures et de leur application. Avant de s’enflammer pour la «révolution» proclamée par le Président, il faut rappeler que la France a un train environnemental de retard sur l’Europe et que Sarkozy lui-même est un croisé de la dernière heure. La plupart des propositions retenues à Paris sont ainsi déjà en vigueur chez plusieurs de nos voisins. Sur la taxe carbone surtout, Sarkozy a eu en réalité la main vert pâle. Contrairement à ce que l’on pouvait espérer, il ne l’a pas décidée mais a dit vouloir «étudier sa création», dans le cadre de la révision des prélèvements obligatoires. Une façon de se laisser une marge de manœuvre au cas où la majorité UMP au Parlement ne serait pas aussi enthousiaste que son Président…

En plus, il renvoie à l’Europe, donc au gouffre, car en matière de fiscalité — et c’est le cas — il faut l’unanimité des 27 membres… Ce qui est du domaine du rêve... Autrement dit, la « taxe carbone » a de grandes chances de ne rester qu’un bel effet d’annonce.

Concernant les OGM, il n’a parlé que des « OGM pesticides » et a renvoyé à une future et hypothétique loi. Le « gel » des plantations ne mange pas de pain : on ne sème pas avant avril ! ! !
Les pollueurs-empoisonneurs de la FNSEA se frottent les mains. Pascal Ferey Vice-président de la FNSEA déclare : «On a survécu au Grenelle. Le discours de Nicolas Sarkozy, ce sont des choses qui font plaisir à entendre. Nous ne voulions pas que les agriculteurs soient placés au banc des accusés. Pour les OGM, nous voulons un texte et qu’on applique toute la loi. Les structures professionnelles et les associations ont terminé leur travail : le rôle de la société civile s’arrête là, c’est à l’instance parlementaire de décider. Mais s’il n’y a aucune loi en mars, nous appliquerons la règlementation européenne : on pourra semer des OGM. Concernant les pesticides, ce qu’on ne voulait pas accepter, c’est une diminution trop drastique qui rendrait notre agriculture non compétitive. C’est sûr que cette discussion a été un peu forte.»

Au-delà de cette « grand messe », on peut faire confiance aux groupes de pression et à leurs relais chez les député UMP pour vider de leur substance toutes ces belles promesses.

Et si ces belles intentions sont suivies de vrais réalisations, je mangerais goulûment mon chapeau !

25/10/2007

Sarko veut supprimer les régimes spéciaux des pauvres.. et en crée pour les riches !

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Décidément, il reste égal à lui-même le Phénix de Neuilly : il envoie ses sbires de l’Huhèmepets distribuer des tracts sur les marchés pour faire, selon ses propres paroles « le service après-vente » de sa « réforme » concernant les régimes spéciaux de retraite et, en même temps, voilà-t-il pas qu’il crée…un nouveau régime spécial ! Il est vrai que celui-ci concerne de valeureux travailleurs dont la pénibilité de travail est notoire : il s’agit des avocats qui pourront prendre leur retraite à 55 ans ! ! !

Voilà de l’équité ! Voilà des gens — en grande majorité de son bord — qui sauront lui être reconnaissant.

Ils voteront Sarko aux prochaines municipales, et c’est ce qui compte.

Tout comme les internes des hostos, futurs toubibs et donc autres électeurs qu’il s’agit de caresser dans le sens du poil : le Sarko (on ne peut pas dire le gouvernement, puisque le gouvernement, c’est lui !) a reculé devant la puissante lame de fond populaire soulevée par la défense de ces commis voyageurs des laboratoires pharmaceutiques et fervents adeptes du 4x4!!!

Ils ne veulent pas aller exercer en cambrousse? Et bien ils resteront à Paris où en Provence pour soigner les mémères à varices. Pourtant, c’est avec nos impôts, cambrousards et citadins confondus, que ces charlots se paient leurs études ! Ils pourraient avoir la décence de rendre un tant soit peu de temps aux cochons de payants…

Eux aussi voteront Sarko aux prochaines municipales, et c’est ce qui compte.

Autres malheureux, les parlementaires dont on a déjà eu l’occasion de voir de près le régime de misère qui est le leur lorsqu’ils prennent leur retraite. Un député Huhèmepets encore bien tendre avec ses 38 ans, un certain Benoist Apparu, préconisait, à une réunion du groupe parlementaire de son parti d’aligner le régime de retraite des dits parlementaires sur le régime général afin d’être « exemplaires ». « Ta gueule ! » lui fut-il fraternellement répondu !

Ben voyons !

Grenelle...

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Ce sera quoi à la sortie? Borloo j'aime ou BorloO.G.M.?

24/10/2007

Grenelle de l'environnement: « houète inde si »

De quoi va accoucher le « Grenelle de l’environnement » voulu par Sarko et mis en musique par Borloo ? On va le savoir rapidement.

Mais que peut-on raisonnablement attendre d’un gouvernement à la solde du Medef, de la FNSEA et des lobbies industriels les plus polluants ? Chi lo sa…

Les acteurs du "Grenelle" préconisent par exemple un plan d'économies d'énergie dans le bâtiment, la réduction des quantités de déchets par habitant ou encore la création d'une étiquette informant sur le taux de CO2 émis par un produit à la fabrication, à l'emballage, au transport et au stockage. Mesurettes qui ne coûtent pas grand chose…

En matière de transports, une limitation de 10 km/h de la vitesse sur route est seulement « envisagée » (c’est-à-dire renvoyée aux calendes grecques), ainsi qu'une "écovignette" pour distinguer les véhicules plus ou moins polluants. Là encore, ça ne coûte pas cher…

Par contre, rien sur une taxe sur le carbone pour encourager les énergies renouvelables. Jean-Louis Borloo et sa secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, ont assuré à maintes reprises que le "Grenelle de l'environnement" ne donnerait lieu à aucune mauvaise surprise en matière fiscale. C’est pourtant là qu’on pourrait trouver des leviers efficaces et…du pognon pour les activer !

Rien sur le transfert de financement du tout nucléaire vers les énergies renouvelables (éolien, solaire photo-voltaïque, énergie des marée et des vagues, etc.)

Dans le domaine agricole, le "Grenelle de l'environnement" devrait encourager le développement des cultures biologiques (pratiquement exclues de la manne des subventions qui, au contraire, gavent les pollueurs fabricants de maïs, céréales et autres betteraves de plus en plus destinées à…la bagnole !) et des avancées sont attendues sur les questions des pesticides (on attend de voir…) et des organismes génétiquement modifiés (OGM).

L'idée d'un moratoire sur les OGM a fait son chemin lors du "Grenelle" et il est probable que la France s'oriente vers un « gel » des cultures de ce type en attendant une nouvelle loi, idée à laquelle la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a donné son feu vert. On peut dès lors rester très méfiant sur la souris que va accoucher madame « Grenelle » ! La mafia FNsea ne donne certainement rien pour rien…

Les pouvoirs publics devront aussi répondre aux inquiétudes en matière d'énergie nucléaire et sur le flou qui entoure le financement des programmes, dénoncé par certains élus.

Comme disent les Rosbifs : « houète inde si ».

23/10/2007

Mini traité: piège à cons!

Avez-vous entendu parlé, dans les lucarnes à décerveler ou dans la presse sarkocompatible, des travaux de l’actuelle Conférence de Lisbonne consacrée à la "relance européenne", c’est-à-dire chargée de faire adopter par les chefs d’Etats et de Gouvernement la version camouflée de la Constitution européenne largement rejetée par les Français en 2005 ? Moi non…

Donc, si on ne bouge pas, c'est dans l'indifférence que l'obscur traité sera furtivement ratifié par la voie parlementaire. Ses premières applications interviendraient fin 2008 sous présidence française, l'essentiel s'appliquant à partir de 2009.

La volonté exprimée par le peuple français le 29 mai 2005 de ne pas accepter la constitution européenne ultra libérale est ainsi scandaleusement bafouée. Nous sommes confrontés à une supercherie sans précédent, une forfaiture qui dénie le suffrage universel, et montre une fois encore que, avec la souveraineté nationale et populaire, c'est la démocratie qui se trouve ainsi bafouée. Le peuple français doit impérativement exiger du Président de la République qu'il respecte le vote irrévocable du 29 mai 2005.

Le "Traité modificatif" qu'ils se sont empressés signer et bientôt de ratifier sans demander leur avis aux peuples, est bien le recyclage à 95% du "Traité établissant une Constitution pour l'Europe" refusé il y a deux ans.

La vérité est que l'on retrouve intacts, dans ce "traité constitutionnel bis" qui ne dit plus son nom, tous les motifs qui avaient conduit le peuple français - près de 16 millions d'électeurs de gauche et de droite - à ne pas donner un nouveau chèque en blanc à l'Europe de Bruxelles. Quel démocrate sincère peut estimer normal de faire entrer en vigueur un texte que le peuple a rejeté par référendum ? Pourquoi le priver du droit de s'exprimer sur le nouveau traité ? Pourquoi supprimer aussi le référendum pourtant obligatoire sur tout nouvel élargissement et renoncer d'opposer le veto de la France à la poursuite des négociations d'adhésion de la Turquie ?

Pour savoir comment on nous enfile sans vaseline, il suffit de lire les propos du principal auteur de feue la Constitution :
"Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une partie des innovations du Traité constitutionnel, et à les camoufler en les faisant éclater en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes feraient l'objet de simples amendements aux traités de Maastricht et de Nice. Les améliorations techniques seraient regroupées dans un Traité devenu incolore et indolore. L'ensemble de ces textes serait adressé aux Parlements, qui se prononceraient par des votes séparés. Ainsi l'opinion publique serait-elle conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l'on n'ose pas lui présenter "en direct !"
(Valéry Giscard d'Estaing, Le Monde, 14 juin 2007.)

Voilà où nous en sommes. Et pendant ce temps là, on nous bourre le mou avec Cécilia qui plaque son jules pendant un match de rugby…

22/10/2007

Cochon qui s'en dédit.

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Le roi du Maroc ne veut pas acheter des Rafales. Le représentant de commerce Sarko va lui proposer ça pour lutter contre les intégristes!

20/10/2007

Bravo les Bleus ! Et merci…

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Pétillants ! ! Chatoyants ! Ils nous ont enflammés ces bleus-là par leur rugby champagne, ce rugby à l’ancienne où l’évitement étincelant prime sur l’affrontement de brutes au front de bœufs, où le collectif est transcendé et où le sens du sacrifice prime sur l’action individuelle.

Ils nous ont enchanté avec ce « french flair » qui leur a permis de mystifier une défense certes rugueuse mais stéréotypée. Il nous ont enthousiasmés avec ces interceptions lumineuses, ces chevauchées héroïques de 80 mètres et ces plongeons sourire en tête derrière la mythique ligne du bonheur.

C’est ça le jeu à la française ! C’est là qu’est l’héritage des frères Boniface, des frères Spanghero, des Gachassin, des…Mazo, plus près de nous des Castaignède. Ce jeu vif, imprévisible, fait d’abnégation collective devant et d’intuitions géniales derrière.

Merci à ces Bleus de nous avoir réconciliés avec ce sport extraordinaire, porteurs de vertus et d’enthousiasme, malheureusement en voie de « foutbalisation » par le fric roi et l’individualisme égoïste depuis qu’il est devenu professionnel.

Le seul hic, c’est que ces Bleu-là étaient…bleu clair ! ! !

Mais ne boudons pas notre plaisir, cette équipe d’anthologie n’est-elle pas le pur produit de ce rugby de club français ? ! Neuf de ces magnifiques Argentins font le bonheur de notre championnat. C’est chez nous qu’ils ont appris à jouer. Et maintenant, les élèves donnent la leçon — et quelle leçon magistrale ! — à leurs maîtres.
Il est vrai que, eux, n’avaient pas à prendre Laporte…

Au fait, celui-là, il ne sort pas de l’arène par la Porte des Consuls mais par la porte des chiottes.
C’est la voie normale pour intégrer les Sarko-boys où ses qualités d’affairiste douteux vont pouvoir s’exprimer pleinement.

Allons, la punition est peut-être un peu sévère pour ce marchand de jambon poly phosphaté : sous-ministre de Sarko, c’est dur…

19/10/2007

Il n’y a pas que les « régimes spéciaux » des cheminots, des pêcheurs et des mineurs…

Nous avons déjà parlé des « régimes spéciaux » des militaires, puis de ceux des parlementaires, regardonc aujourd’hui l’argent que l’Etat, c’est-à-dire le contribuable, verse…aux religions !

La Libre Pensée a célébré il y a quelques mois le centenaire des "inventaires" des biens des églises après le vote de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat. Elle a parallèlement présenter aux députés une pétition pour l'abrogation des "lois pétainistes" de 1941-42 qui ont amendé la loi de 1905.

L'organisation, qui affiche pour slogan "Ni Dieu, ni maître, à bas la calotte et vive la sociale", compte 5.000 cotisants. C'est la plus vieille association laïque, avec une histoire qui remonte à 1847 et des figures comme Jules Ferry ou Victor Hugo.

"Nous avons enquêté dans les municipalités, les conseils généraux, etc., pour voir où on en était du financement public des religions", explique le secrétaire général de l'association, Christian Eyschen. "L'addition se monte à plus de dix milliards d'euros par an, soit 20% de la collecte de l'impôt sur le revenu. Le gros morceau, c'est le financement de l'enseignement catholique (97% de l'enseignement privé)", a-t-il affirmé.

Selon lui, l'Etat et les collectivités locales versent à l'enseignement catholique 9,2 milliards d'euros au total. S'y ajoutent "plus de 200 millions d'euros par an d'aides fiscales", c'est-à-dire les taxes non perçues sur des activités commerciales exercées par les associations cultuelles.

"Notre-Dame de Paris, par exemple, vend pour 2 millions d'euros par an de cierges, ce qui représente une évasion fiscale de 660.000 euros", relève-t-il. A la cathédrale de Paris, fréquentée chaque année par treize millions de visiteurs, on confirme le montant de la vente de cierges tout en précisant que la TVA est payée dessus.

Sur sa liste, la Libre Pensée ajoute "40 M EUR d'aide des salariés du régime général pour assurer les pensions et la sécurité sociale du régime spécial des cultes", la Cavimac, plus 54 M EUR d'aide des collectivités territoriales au logement des prêtres, plus quelque 90 M EUR d'aides qu'elle juge abusives pour l'entretien des lieux de culte.

La loi de 1905 attribuait la propriété des bâtiments religieux existant aux communes, qui en assurent l'entretien sans que cela comprenne le chauffage ou le mobilier, dit M. Eyschen.

Et dans les régions toujours soumises au Concordat de 1801, l'Alsace-Moselle, comme dans les territoires régis par l'ordonnance de Charles X de 1828 et les décrets Mandel de 1939 (Guyane, Wallis et Futuna, Saint Pierre et Miquelon, Polynésie française, Nouvelle Calédonie), l'Etat prend en charge les dépenses du culte.

"L'évêque de Strasbourg est à l'indice 1.015 de la fonction publique, donc touche un traitement mensuel de 4.400 euros", explique-t-il. "C'est l'Etat qui paie les charges et il est assuré pour tous les risques... sauf celui d'accident du travail".

Et maintenant, des charlots allant de Copé à Manuel Valls voudraient que l’Etat finance les mosquées…

« Bio-carburants » : le monde va crever de faim, mais dans une bonne odeur de friture !

Le pétrole, carburant de la guerre, sera-t-il remplacé par les « thanato-carburants », carburant de la mort ? C’est la perspective que nous dessine pour les décennies à venir les thuriféraires de ce qu’ils appellent les « biocarburants ».

Notons en passant que les marchands de mort, en voleurs de mots habiles et sans vergogne, osent accoler le mot « bio », — vie — à la merde qu’ils nous préparent, tout comme ils volent le mot de liberté dans le concept concentrationnaire de « libéralisme »… Au plus c’est gros, au mieux ça marche pour baiser le bon con de veau…

Pourquoi carburant de mort ? Parce que ces agro-carburants engendrent la famine. C’est déjà en chemin au Mexique où le prix du maïs, aliment de base des fameuses « tortillas », a plus que doublé. C’est déjà en route au Congo où des mafias brûlent la forêt primaire pour cultiver le palmier à huile (trois millions d’hectare de forêts vendue à une mafia chinoise de thanato-carburant). C’est déjà le cas en Indonésie où près des trois-quarts de la forêt primaire a déjà été détruite. Idem au Brésil où la forêt amazonienne laisse la place à la canne à sucre. Toutes ces productions agricoles étant bien entendu destinées, non pas à nourrir les hommes, mais à gaver les moteurs des 4X4 des débiles des pays nantis… Car même si l’on couvrait toute la France de colza, cela ne suffirait pas et il faudrait importer ce thanato-carburant de lointains pays de crève-la-faim pillés par les mafias…

Pourquoi carburants de mort ? Parce que la déforestation indispensable à cette culture aberrante accélère d’autant le réchauffement de la planète. Parce que le bilan en terme d’émission de CO2 est pire que celui du pétrole si l’on tient compte de la déforestation, des engrais, des pesticides, des coûts de transport, de distribution, etc.

Qui pousse à cette stupidité ? Les grands groupes agroalimentaires mondiaux et surtout nord-américains, à la tête desquels les semenciers et les chimistes qui voient là des débouchés formidables pour leurs OGM et leurs pesticides (leur raisonnement : puisque ce n’est pas pour nourrir des humains, les prévention contre le OGM tombent et les précautions contre les pesticides aussi…) Ben voyons !

En France, c’est évidemment la pègre nuisible regroupée sous le sigle de FNSEA qui est à la pointe du combat, ceci sous la pression des gros céréaliers qui tiennent cette organisation…

Le Grenelle de l’environnement cher au brave Borloo a, comme par hasard, totalement évité ce problème. Ceci grâce à une embrouille de la FNSEA : « On lâche provisoirement sur les OGM mais vous nous foutez la paix sur les « bio-carburants »…

Le monde va crever de faim, mais dans une bonne odeur de friture !

18/10/2007

Régimes spéciaux: après les troufions, regardons les parlementaires!

PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX

Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros.
C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord !

La plupart des médias n'en parlent pas !
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront " à vie " 20 % de ce traitement :
soit 1390 euros par mois.
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impots qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés.
Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !

L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a été révélée par "Le Canard Enchaîné" le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).

Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.

Avant de quiter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 euros, soit 6 952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans ! Sans parler ce ce qu'il leur coûtera " à vie " ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 euros
Soit brut mensuel 6952, 91 euros.

Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euro
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros

Soit net mensuel 5 177, 66 euros.

Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !
Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale"... bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.
Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.

14/10/2007

Bas les voiles

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L’ami Périclès, dans l'excellent blog qu'il publie dans Midiblogs, nous donne à lire un article remarquable paru dans L’Humanité et concernant le voile que les fascislamistes veulent imposer, y compris chez nous. Ceci à travers le récit d'une jeune femme ayant subi ces outrances obscurantistes.
Comme lui, je me fais le relais de ce cri du cœur.



Foulard " Le voile n’est pas moins grave que l’excision "

OU

" Voiler une mineure relève de la maltraitance "

En Iran, Chadortt Djavann a porté le voile pendant dix ans. C’était ça ou la mort. Qu’on l’accepte en France met l’auteure en colère.

Chahdortt Djavann, jeune femme frêle de trente-cinq ans, tombée sous le charme de la langue française quand elle est arrivée de son Iran natal, il y a douze ans, a trempé sa plume dans l’acide pour écrire Bas les voiles ! (1). Elle-même voilée de treize à vingt-trois ans, Chadortt Djavann est bouleversée de découvrir dans les rues de son pays d’accueil de plus en plus de jeunes filles la tête enserrée par un tissu sombre. Et elle est en colère contre certains intellectuels français qui, au nom du respect de la différence culturelle, se rendent complices, à ses yeux, de l’action des islamistes. Virulente, la jeune femme en appelle à la raison, à la laïcité et au respect des droits de l’homme pour interdire le voile, non seulement à l’école, mais dans toutes les institutions républicaines et sur tous les lieux de travail. Et partout en ce qui concerne les mineures.

Chadortt Djavann clame qu’elle sait de quoi elle parle. " Habiter, dix ans durant, un corps enfoui sous le noir, un corps condamné à l’enfermement, laisse des marques indélébiles. Quoi de plus injuste, de plus aliénant, que d’infliger à une adolescente l’enfermement sous le noir et la honte de son corps parce qu’il est féminin. Le voile n’est pas moins grave que l’excision. Il n’y a pas de jour avec et de jour sans, la jeune fille devient un être sous le voile. Ca fait partie de son être social, psychologique, sexuel, personnel. En voilant une fille, on lui inculque son infériorité, la culpabilité de sa sexualité et, surtout, on lui dit qu’elle n’est pas dans le droit, qu’elle n’a pas le droit. "

Une discrimination que Chahdortt Djavann, pour l’avoir vécue et fuie, ne supporte pas dans ce pays où l’histoire du combat pour l’égalité des sexes est longue. " Dans les sociétés musulmanes, les femmes sont invisibles, enterrées, parce qu’on ne peut pas les exterminer. On en a besoin pour procréer, pour assouvir les besoins sexuels des messieurs… Comme on ne peut pas les exterminer, on les ensevelit sous le noir. Dans tous les systèmes les plus barbares, on voile les femmes. Pourquoi le supporte-t-on ici ? Parce qu’il s’agit de femmes et de musulmanes. Au nom de la différence culturelle ? Pourquoi ne pas accepter la lapidation et l’excision en ce cas ? Dans tous les pays musulmans, il y a des mariages de jeunes mineures avec des messieurs vieillissants. C’est une différence culturelle, n’est-ce pas ? Mais ici elle est considérée comme un délit : la pédophilie. Qu’en pensent ces intellectuels et les islamologues ? "

Quand on prononce les mots " liberté individuelle ", la jeune auteure bondit : " Si, aujourd’hui, des jeunes juifs commençaient à porter l’étoile jaune, en clamant " c’est ma liberté " ; si des jeunes Noirs décidaient de porter des chaînes au cou et aux pieds, en disant " c’est ma liberté ", la société ne réagirait-elle pas ? " Quand on tente de nuancer en employant les mots foulard ou bandeau, elle rétorque : " Entre la burka et le foulard coloré, la signification est la même. Parler de foulard, de bandeau n’est qu’une lâcheté sémantique, c’est une misérable ruse rhétorique. De plus porter le foulard, ici, est un appui aux dictatures islamistes qui imposent la burka là-bas. Le voile est l’emblème même du dogme islamiste. L’islam peut tout à fait vivre sans, mais il n’y a pas de pays islamistes sans le voile. "

Pour Chahdortt Djavann, l’attitude conciliante avec le voile n’est pas sans danger. Car, d’un côté, le Front national décrète que les musulmans ne sont pas intégrables - " les femmes voilées, bizarrement, font parfaitement écho à cette " France algérienne " dont parle Le Pen " -, de l’autre, un populisme islamiste - " qui s’appuie, hélas, sur une réalité " - tient un langage de victimisation aux jeunes issus de l’immigration : " Jamais vous ne serez intégrés dans la société française, vous serez toujours considérés comme des bougnoules, comme des beurs. Les islamistes s’appuient sur ce discours pour militer pour un retour aux dogmes religieux, pour créer un communautarisme. La convergence de ces deux populismes est extrêmement dangereuse. " Et la jeune femme de lancer : " Il est temps d’agir, et radicalement. La République française doit prendre ses responsabilités, et reconnaître les enfants issus de l’immigration tiers-mondiste comme des citoyens à part entière. Elle doit reconnaître le port du voile pour les mineures comme une maltraitance. Les parents et tous les adultes qui incitent les filles à le porter doivent être sanctionnés. "

Dany Stive

(1) Bas les voiles !, Chahdortt Djavann, éditions NRF Gallimard, 48 pages, 2003, 5,50 euros.

Il y en a un qui mijotte! C'est toujours ça que les Anglais n'auront pas...

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Le civet de sanglier de Sébastien et Magali

Mon ami Sébastien, redoutable tueur,
Utilise son temps, son flair et sa sueur
À courir les forêts, les bois et les broutières,
À sauter les ruisseaux des terres de Lozère
Pour traquer, débusquer, viser et fusiller
Son gibier préféré: le cochon sanglier.
Dès que pointe le jour vrombissent les quat'quatres
Où piaffent les chasseurs équipés pour combattre,
Montent les hurlements des meutes carnassières
Serrées dans des remorques, dans des malles arrières.
La battue se déploie par chemins et sentiers,
S'efforçant de boucler le massif forestier
Où laies et marcassins, cochons et sangliers
Commencent à gratter le sol d'un pied inquiet.
Le journée sera rude pour la bête à poil dur
Quand, poussées par les chiens hors des fourrés obscurs,
Pour tenter d'échapper à la meute hurlante,
Ses courses, à découvert dans les clairs et les pentes,
L'amènent à croiser les chemins et les sentes
Qui sont autant d'affûts où les fusils l'attendent.
Les coups de feu éclatent à travers la nature.
Si la bête s'échappe, on reprend les voitures -
Pour lui couper la fuite au bord d'une autre route.
Parfois le sanglier met la meute en déroute,
Quand, acculé, blessé, forcé hors de son antre
Il se rue sur les chiens qu'il piétine et éventre.
Très souvent Sébastien, heureux bien que fourbu,
S'en retourne bredouille, au soir de la battue.
Mais lorsqu'un animal est tombé sous les balles,
Il faut voir son sourire, son allure martiale
Lorsqu'il brandit sa part de viande dépecée
Qu'il — fier comme Artaban — offre à sa fiancée.
Alors, tranquillement, avec ses doigts d'artistes
Dégoulinant de sang, Magali entre en piste.
Pour faire un bon civet, l'épaule ou le cuissot
Sont des pièces de choix. Coupez-les en morceaux
De taille conséquente. Récupérez le sang
Qui, pour lier la sauce, est bien intéressant.
Gardez-le au frigo pour qu'il ne se dégrade.
Préparez ce qu'il faut pour votre marinade.
Celle de Magali est un poème en soi:
Quatre, cinq oignons moyens, cévenols ou niçois;
Cinq ou six gousses d'ail et autant de carottes;
Un bouquet de persil; céleri, feuilles, côtes;
Du thym et du laurier; un peu de noix muscade;
Une écorce d'orange et quelques grains de cade;
Du poivre du moulin; du gros sel de Camargue.
Deux litres de Côtes-du-Rhône d'Estézargues,
Un verre d'huile d'olive et deux de bon vinaigre.
Vous cuisez demi-heure à feu vif et allègre.
Rangez le sanglier au fond d'un pot en grès,
Un grand verre de marc pour rendre du degré
À votre marinade versée, chaude, dessus.
Le pot, au frais trois jours, recouvert d'un tissu
Est alors le théâtre d'une superbe idylle
Entre les ingrédients. Une alchimie subtile
Va attendrir la viande, sublimer les parfums
Et les goûts de gibier du sanglier défunt.
Quand, le jour du repas, l'aurore aux doigts de roses
Du sommeil des Buveurs dissipe les hypnoses,
Vous sortez et séchez à l'aide d'un torchon -
Les morceaux marinés de viande de cochon.
Séparez au chinois légumes et liquide.
Petit, sers-moi un verre, j'ai le clapoir acide!
Dans de l'huile d'olive, au fond d'une toupine
Votre petit-salé embaume les narines.
Rajoutez en tournant les légumes essorés,
Puis intégrez la viande que vous faites dorer.
Mouillez alors avec le jus de marinade,
Et cuisez à feu doux, cinq heures, à l'estouffade.
Il faut voir le sourire heureux de Sébastien
Quand Magali apporte, de son pas aérien
Son plat qu'elle découvre, très fière, sur la table
Exhalant en volutes des parfums admirables.
Ce chef-d'œuvre requiert, pour de grande agapes,
Rien moins que le meilleur des Châteauneuf-du-Pape.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.


Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la marinade:
- 4 oignons moyens coupés en quarts et piqués de clous de girofle, - 6 gousses d'ail écrasées, - 6 à 8 carottes en tronçons, -l bouquet de persil grossièrement coupé, - l pied de céleri côtes et feuilles, grossièrement coupées, - l gros bouquet de thym, - 6 feuilles de laurier, - l douzaine de grains de genièvre, - 2 poignées de gros sel de Camargue,
- l cuillerée à soupe de poivre noir du moulin, - noix de muscade, - l écorce d'orange séchée, - l verre d'huile d'olive, - 2 verres de bon vinaigre, - 2 litres de bon vin rouge. N'oubliez pas de cuire cette mari-nade et de la verser chaude sur les morceaux de sanglier avant de laisser reposer trois jours.
Pour le plat: - l cuissot ou l épaule de sanglier, - le sang récupéré ou l verre de sang (à demander à votre boucher), - l verre d'huile d'olive, - 250 grammes de petit-salé coupé en dés, - les légumes essorés de la marinade cuite, - le jus de la marinade.

Jean-Victor Joubert
tiré de "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s - Editions Le grand Bramaïre