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31/12/2007

Pour une réveillon d’enfer, dois-je laisser Lucie faire ? Satan l’habite…

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Je retrouvais Lucie avec grande émotion
Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension.
Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église
Communiant corps et âme dans son ombre propice.

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu
Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu
Disant à Lucifer : « Laisse-moi ces deux-là,
Un amour aussi beau, c’est un apostolat ! »

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles
A pour moi la saveur troublante des dentelles.
Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas
Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,
Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?


Les pieds de cochon comme chez Lucifer

— Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !
Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.
Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,
Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.
— D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes
Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes
Qui découvrent la vie et se sucent la poire,
Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.
— Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,
Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,
Puis je vais te donner une étrange recette
Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.
Bon marché, délicieux, très faciles à faire,
C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».
Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux
Ou plus selon le nombre de tes commensaux,
Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon
Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.
Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante
Afin de parfumer et d’attendrir la viande.
Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :
Il te faut préparer ta bonne sauce verte.
Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,
Oseille, basilic, estragon et sarriette,
Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,
Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.
Réserve et fais confire quelques oignons hachés
Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,
Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,
Puis pense un peu à toi et débouche un litron.
Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,
Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.
Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les
Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,
Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,
Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !
Dans un plat de service, mets tes oignons en lit
Dispose par dessus tes pieds fort embellis,
Entoure l’appareil avec ta sauce verte.
Au moment de servir, d’un coup de pince experte
Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,
Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.
Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

Les vins conseillés:

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.
La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San-gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.
Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

Jean-Victor Joubert de Mairdre

14:35 Publié dans Bouffe | Lien permanent | Commentaires (0)

Ode à Marcel, prince de l’Huître

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Gloire à toi, Ô Marcel Sual
Maitre incontesté des étals
Où se prélassent langoureusement les huîtres
Qui te valent aujourd’hui ce titre
De Champion du beau pays de France.
Qu’elles soient de Bouzigues, qu’elles soient de la Rance,
Qu’elles soient de Marennes, qu’elles soient d’Arcachon
Toi, tu les ouvres toutes à l’heure du mâchon.
Aucune ne résiste à la caresse experte
De tes doigts de velours, des doigts de sage-femme
Prolongés par l’éclat priapal de la lame
Qui nous les livrera ouvertes et offertes,
Ce soir où elles règneront
Sur tous les réveillons.
Gloire à toi, Ô Marcel,
Ton regard étincelle
De l’éclat souverain des Maîtres et des Sages
Tu transcendes pour nous l’esprit des Coquillages.



Jean-Victor Joubert de Mairdre

09:22 Publié dans Bouffe | Lien permanent | Commentaires (0)

30/12/2007

Vous êtes vieux et malade ? Crevez donc, ou vos rejetons paieront! vous conseille Michel Charasse

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Le sénateur socialo-sarko-compatible Michel Charasse, plus connu pour ses talents de comique troupier que pour ses idées, joue sans vergogne contre son camp.

Stupeur des socialistes en découvrant l’amendement qu’a réussi à faire adopter lundi 10 décembre au projet de loi de finances le sénateur (PS) Michel Charasse. Tout est parti d’un amendement défendu par Philippe Marini le très libéral président (UMP) de la commission des finances du Sénat : ce dernier souhaite que les bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) reversent, à leur décès, les sommes dont elles ont bénéficié, pour rémunérer les aides à domicile venant en aide aux personnes âgées dépendantes, par le biais d’une ponction sur leur héritage.

Mais Philippe Marini fixe un seuil : le recouvrement n’aura lieu que si le montant de l’héritage dépasse 100.000 euros. Les socialistes sont vent debout contre cet amendement. Dans les rangs du PS, on est fier du succès de l’APA, créée sous Jospin, dont le succès par rapport à la prestation antérieure, la Prestation spécifique dépendance (PSD), provient justement du fait que, contrairement à la PSD, l’APA ne prévoit aucun retour sur héritage…

Les socialistes alors au pouvoir, l’avait décidé en toute connaissance de cause : la perspective de se voir « taxer » sur son héritage constitue un frein psychologique important qui détourne de nombreuses personnes de ce dispositif, même si elles le mériteraient pleinement, les personnes âgées préférant vivre difficilement, sans aide extérieure, afin de pouvoir transmettre un patrimoine à leur descendant.

Mais le PS est un parti pluriel… Ainsi, lundi dernier, non content de soutenir cet amendement, Michel Charasse propose de « l’améliorer », en abaissant le seuil de 100.000 euros d’héritage à partir duquel le recouvrement aura lieu, qu’il juge trop élevé : au nom de la justice sociale, il propose alors un amendement rectifiant ce seuil pour l’abaisser à 50.000 euros…

Un amendement salué par la très conservatrice majorité du Sénat, et aussitôt adopté. Les familles concernées, et les sénateurs de gauche, apprécient…

Faut bien que je gagne mon enfer ! En plus c’est chauffé…

Jésus rentre de l’école alors que sa mère vient de recevoir au courrier du matin son bulletin scolaire trimestriel.
Elle fait la gueule la mère Marie et, bulletin en main, tance vertement son garnement :
- Mathématiques : 2, s’amuse à multiplier les pains pour faire son intéressant
- Chimie : 3, transforme l’eau en vin
- Education physique : 0, marche sur l’eau pour faire rire ses camarades.
Marie, en colère, jette le bulletin et dit : « Tu n’as pas honte d’avoir des notes pareilles ? Résultat, tes vacances de Pâques, TU PEUX Y FAIRE UNE CROIX !

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Dernière nouvelles. - Suite à la recrudescence des attentats kamikazes en Irak et au Pakistan, les soixante dix vierges du paradis ont fait savoir qu'elles en avaient marre de se faire recoudre après chaque client. Un préavis de grève a été déposé auprès du secrétariat d’Allah pour une durée de mille ans.

Réveillon en Sarkoland

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Vous m'avez voulu? Vous m'avez...
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...et je vous le mets sans vaseline!

29/12/2007

La politique à Sarko : une guerre des riches contre les pauvres

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Pendant que les machines à décerveler et la pourrie-presse nous enfument le terrier avec les aventures pipoles du Sarkomickey avec sa croqueuse de male, son gouvernement – en fait le polit-bureau du Medef – nous l’enfonce profond et sans vaseline.

Fillon « Cul-béni », le premier sinistre reprend textuellement une exigence de Parizot : supprimer non pas seulement les 35 heures (ce ne serait pas une catastrophe en soi) mais, et surtout la durée légale du travail, quelle qu’elle soit. Car c’est à cela que revient la proposition de laisser la négociation sur le temps de travail non plus aux branches mais aux seules entreprises. Ceci va dans la droite ligne de l’entreprise de démantèlement de toute législation du travail, fruit de décennies de luttes syndicales et ouvrières. La régression sociale totale.

La "lutte des classes" prônée par Karl Marx était celle des pauvres contre les riches, des exploités contre les exploiteurs. Depuis 20 ans, la lutte des classes s'est inversée. C'est désormais une guerre des riches contre les pauvres. Son but est d'effacer un siècle de progrès social en occident, de décupler les profits des entreprises, et de permettre un enrichissement sans précédent des élites dirigeantes au détriment de la population ordinaire devenue une simple ressource à exploiter.

Et si possible laisser crever, en saccageant la Sécu, les laissés-pour-compte, les pauvres, les faibles…
La voilà arriver « la France d’après » façon Sarko.

Vous l’avez voulu, les veaux ? Vous l’avez ! Mais moi je n’en ai pas voulu, et je le subis, comme des dizaines de millions d’autres…

Vlan dans les dents ! Yannick Noah monte au filet et smashe Sarkominus !

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Dans un article du JDD, Yannick Noah — qui est redevenu la personnalité préférée des Français devant Zinédine Zidane — selon un classement de l’Ifop pour le Journal du Dimanche — monte au filet et smashe avec verve et brio le Sarkominus :

« Tout me choque » dans l’action du chef de l’Etat, explique Yannick Noah : « L’attitude, le ton, l’arrogance me choquent. Le déballage de richesse, le cynisme me choquent. La désinformation me choque », détaille le chanteur, qui avait soutenu Ségolène Royal lors de la présidentielle.

Et ce n’est que le début : « Je n’ai pas encore rencontré quelqu’un qui m’a dit ce qu’il avait vraiment fait », poursuit Yannick Noah. « Qu’est-ce qu’il y a eu à part un brouhaha et de la godille ? Quels problèmes ont été réglés ? », s’interroge-t-il.

Et Yannick Noah de tacler également les rapports de Nicolas Sarkozy aux médias : « Je ne veux même pas parler du côté diversion avec la mise en scène de sa vie privée, et tous les médias qui suivent. C’est le roi avec sa cour, et les courtisans se mettent à genoux », raille le chanteur.

Avouant qu’il a reçu une proposition de l’Elysée pour jouer au concert organisé au Champ de Mars le 14 juillet dernier, Yannick Noah raconte : « J’ai dit OK mais pour quatre fois le prix proposé, en rigolant ». Une somme qui n’a, selon lui, pas posé de problème. « J’étais au golf quand ils ont accepté ma fausse proposition, le lendemain », s’amuse le chanteur, qui assure avoir tout de même refusé : « Je ne suis pas un courtisan, même à ce prix-là ».

28/12/2007

C’est la belle nuit de Noël…à coups de barre !

Ah ! Il y a tout de même des nouvelles réjouissantes en cette période de Noël. Et en plus c’est à Bethléem, dans la basilique de la Nativité, ouais, là où serait né, il y a quelques temps le « divinenfant ».

Figurez-vous que cinq curés et deux flics ont été blessés dans une bagarre générale entre prêtres arméniens et grecs orthodoxes !

Ils s’en sont filés plein la tonsure les ensoutanés ! A coups de poings dans la gueule, à coups de pompes dans le train, à coups de balais sur le dos, à coups de barre de fer même !

Des qui ont dû se marrer, ce sont les flics palestiniens, appelés à la rescousse pour séparer les agneaux de dieu devenus enragés pour une question…de territoire de nettoyage de la basilique !

Quand je vous disais que Noël était un symbole de paix…

Tremblons, braves gens : bientôt la Bombe ET le Coran…

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Cette fois, on y est presque… Où ? A l’avènement d’une énorme puissance fascislamiste qui – ce n’est qu’une affaire de semaines ou de mois – va régir selon ses lois aussi obscurantistes que sanguinaires un pays de 165 millions d’habitants possédant le feu nucléaire. Le coran ET la bombe…

Car il ne faut pas se leurrer, si les élections ont lieu, elle donneront immanquablement la victoire au dictateur Musharaff. Et, Benazir ayant été assassinée, la seule opposition organisée sera les fous de dieu islamistes. Qui tôt ou tard, s’appuyant sur leur implantation sociale auprès des plus miséreux, renverseront le président dictateur.

Ce beau résultat est en partie dû à l’incommensurable connerie de Bush. C’est en effet lui qui, sur l’instigation de ses têtes d’œufs de la Maison Blanche, a conçu le scénario invraisemblable de l’alliance entre Musharaff (et donc l’armée) et Butho (les classes moyennes émergentes). Le premier s’est laissé forcé la main, mais en étant bien décidé à ne rien lâcher. En favorisant cela, les Ricains ont pris l’énorme risque de mettre les fascislamistes en position de seule opposition en cas d’échec du curieux tandem.

L’assassinat de Butho est probablement l’œuvre de fanatiques fascislamistes, mais il est fort probable que ceux-ci aient été manipulés par les services secrets de Musharaff. Pour ce dernier c’est tout bénef : il élimine celle qui était la seule à pouvoir lui contester le pouvoir, et il faut porter le chapeau aux fascislamistes.

Ceux-ci n’ont plus qu’à susciter des troubles qui déboucheront immanquablement sur leur prise du pouvoir. Avec la Bombe au bout…

Tremblons, braves gens !

27/12/2007

Cochons de payants, retournez vos poches :

Lagarde va y piquer du pognons pour engraisser les actionnaires de gaz de France…

Si l’on en croit un document interne fournit par GDF à ses administrateurs et révélé par la CGT maison – taux de change euros / dollar oblige - le prix moyen du pétrole en euros, calculé pour les trois premiers trimestres de l’année, a diminué par rapport à 2006, passant de 54 à 50 € le baril (160 litres), soit environ 10% de baisse ! Le gaz, dont le prix est basé sur celui du pétrole, devrait donc aussi, selon le fa(fu)meux indice mis au point par les tronches d’œuf de la direction des gaziers , baisser de 10% !

En vertu de quoi la Lagarde nous file dans les dents une augmentation de 4%, absolument pas justifiée, et qui sera suivi, après les municipales, d’une autre augmentation équivalente.

Les véritables raisons de ces augmentations, c’est de booster les bénéfices de l’entreprise avant sa privatisation, dans le but évident de faire remonter le prix de l’action au niveau de celle de Suez.

La magouille pourra donc se faire pour le plus grand bénéfice des actionnaires.

Cochons de payants, retournez vos poches.

Et puis après tout, vous l’avez voulu (enfin la majorité des veautants !) l’état sarkozien !

Alors raquez, moi je me chauffe au bois !

Profitez des fêtes pour améliorer votre silhouette

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...et n'oubliez pas mesdames, que les hommes raffolent de toutes ces suaves abondances (surtout en Mauritanie!)

26/12/2007

Trash Miss France ? Super belle plutôt !

Ginette Mouchaboeuf – alias Geneviève de Fontenay – nous fait un foin pas possible, à la limite du racisme pour quelques photos soi-disant « trash » de la belle Valérie Bègue, la Miss France en titre.

Ouais… On sait toutes les magouilles qui tournent autour de cette « élection », on connait l’influence du pognon dans cette foire aux belles organisée par la plus trash des entreprises de production télévisuelles, alors qu’on nous lâche les tongs avec ces photos qui ne peuvent choquer que quelques cul bénis et autres serrés du cul.

Vous les avez vu les fameuses photos ? Tè, les voilà, pas de quoi fouetter un chat (ni une chatte !)

Tiens le coup Valérie, on t’aime !

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Le fuite en Egypte

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Nicomickey et sa Carlapimprenelle ont fuit la France et son pouvoir d’achat qui patauge dans le coaltar et font les beaux sur les rives du Nil. Pourquoi pas ? Il y a toujours eu un fort tropisme des présidents français vers l’Egypte. Ils pourraient plus mal choisir.

Au delà du côté pipole assumé, les frais du séjour dans le luxueux Old Winter Palace - hôtel cinq étoiles dont la nuit dans l'une des six suites dépasse les 1100 dollars - devrait incomber au président français. Il n’est en effet en visite officielle en Egypte uniquement dimanche prochain.

Une dépense que devrait pouvoir assumer celui qui a déclaré après son élection plus de deux millions d'euros de patrimoine personnel, a conservé son salaire de ministre de l'Intérieur jusqu'au 31 décembre de cette année en plus de sa rémunération de chef de l'Etat, copieusement augmentée de 172%.

Quant au voyage, offert gracieusement paraît-il pas son « ami » Bolloré, il serait sans contrepartie. On peut tout de même se poser des questions lorsque l’on sait que l'industriel a racheté, à prix bradé au quinzième de sa valeur, la SFP, ex-entreprise publique fabriquant des programmes télé et actuel fleuron de son empire médiatique.

Or cette SFP bénéficie de commandes publiques obligatoires qui la font fonctionner au détriment de l'outil public de France 3 et de ses salariés.

Ceci explique peut-être les largesses de Bollo pour Sarko…

Tu la connais celle-là?

Le petit Nicolas est couché avec une grande et belle dame qu’il appelle affectueusement Carlita Pimprenelle. Avec ses petits bras, ses petites jambes, après bien des efforts, il arrive à monter sur la dame.
Il se met alors en devoir de faire ce qu’un monsieur qui monte sur une dame doit faire. Puis, au bout d’un moment, il éclate en sanglots, mouillant la dame de ses larmes. Celle-ci, étonnée, lui demande :
- Bè, qu’est-ce qu’il y a mon petit Nico ? Tu es pas bien ?
Le petit Nicolas redouble de pleurs et, entre deux hoquets de sanglots à fendre l’âme dit :
- Madame, jeee veeuuux deescendreee…
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25/12/2007

Le sable et la pierre

C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. À un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : « Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle ».

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, avec une mare d’eau claire et fraîche dans laquelle ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre : «Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie ».

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : « Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi? »

L'autre ami répondit: « Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer ».

Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.

Le baobab aux lucioles sacrées

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Nous sommes dans une ville d’Afrique. Ce pourrait être Abidjan, Conakry, Dakar ou Yaoundé. Il fait nuit. Un grand noir tire une petite remorque dans laquelle est assise une très jeune femme enceinte jusqu’au yeux.

— Oh ! Boubakar-Joseph, j’ai mal. J’ai mal. Mon ventre, c’est comme une calebasse trop pleine qui va éclater. C’est encore loin l’hôpital ?

— Non. Courage Chérie-Marie. On va bientôt arriver. Tu vas avoir un bon lit dans la grande salle. Paraît même qu’y a des ventilateurs. Les docteurs habillés en blanc vont bien s’occuper de toi. Courage ma petite Chérie-Marie, mon orchidée d’amour, ma petite gazelle, ma jolie mangue douce, étoile de mon ciel, soleil de mon cœur.

— Boubakar-Joseph, j’ai mal, j’ai mal…

— On arrive, Chérie-Marie. Voilà l’hôpital.

Le couple s’arrête devant l’entrée de l’hôpital. Boubakar-Joseph s’adresse à un planton en blouse blanche :

— Bonjour Monsieur le Docteur. Ma femme, Chérie-Marie, est en train de travailler l’enfant. Elle a beaucoup mal au ventre. Beaucoup mal au ventre Monsieur le Docteur. Il faut l’aider à faire l’enfant. C’est notre premier Monsieur le Docteur !

Le planton-docteur, très administratif, répond :
— Nous avons donc et par conséquent que la dénommée Chérie-Marie demande à être admise à l’hôpital. Pourquoi ? Vous avez un certificat médical ?
— Mais non, Monsieur le Docteur. Mais vous voyez bien qu’elle travaille l’enfant !
— Je vois surtout que vous n’avez pas de certificat médical. Donc, présentement, le règlement ne me permet pas de vous admettre. Passez votre chemin !
— Mais…

Le planton brandit un bâton au-dessus de la tête du pauvre Boubakar-Joseph et crie :
— Foutez-moi le camp ! Revenez demain si vous avez un certificat médical !

Le pauvre Boubakar-Joseph console sa femme avec des gestes pleins de douceur et ils repartent.

— Oh ! Boubakar-Joseph, j’ai mal, j’ai mal…
— Courage ma jolie colombe d’amour. Regarde. Tout près il y a le grand hôtel des français. Ils nous aideront.

Ils stoppent devant une grande bâtisse en béton à l’enseigne : “ Grand hôtel de France et du commerce réunis ”. Boubakar-Joseph s’adresse au portier noir qui rentre prévenir le patron français. Celui-ci — veste saharienne, chapeau de brousse sur la tête — sort. Dans l’hôtel, on entend les musiques de la fête.
— Bwana Patron, ma femme Chérie-Marie travaille l’enfant. Ils ne l’ont pas voulue à l’hôpital. Pourriez-vous nous autoriser à nous installer dans un petit coin d’une petite pièce de votre grand hôtel ? Il y a sûrement un docteur parmi vos clients…

Le Français le regarde comme il regarderait une merde : on n’a pas d’états d’âme vis-à-vis d’une merde, on l’évite, c’est tout…Puis il éclate de rire en se tapant sur les cuisses et dit :
— Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ben dis donc ! Il est gonflé celui-là. Il voudrait que sa grosse mette bas donc mon hôtel ! Puis quoi encore ! Fout le camp salopard ! Tu dégueulasses mon entrée ! Dégage vite ou je te fais bastonner !

Il s’approche, la main haute, de Boubakar-Joseph. Le portier noir accourt lui aussi, armé d’un bâton, prêt à frapper. Le malheureux couple s’en va.
— Oh ! Boubakar-Joseph, j’ai mal, j’ai mal. Comme si une hyène me mordait dans le ventre. J’en peux plus Boubakar-Joseph. J’en peux plus…
— Courage mon océan de rêve, ma petite panthère d’amour. Je vois le poste de police tout près. Je vais demander de l’aide. Ce sont des gardiens de la paix. Ils sont là pour nous protéger, pour nous porter assistance…

Ils s’arrêtent devant un immeuble surmonté de la pancarte “ Police – Au service du Peuple”. Boubakar-Joseph s’approche. On entend des bruits de voix sortant du bureau :
— …et dix de der ! Vous êtes dedans mon adjudant ! Vous êtes dedans !

Voilà que sort en bougonnant un sous-off noir en short et chemise kakis, képi de travers sur le front, une canette de kronenbourg dans chaque main. Il aperçoit Boubakar et dit :
— Qu’est-ce-qu’y veut çui-là ? Qu’est-ce-qu’y veut ? …Dedans, dedans. En voilà un que je vais foutre dedans, moi !

Boubakar-Joseph, intimidé, s’approche. Devant l’adjudant, il claque des talons et salue militairement en disant :
— Excusez-moi de vous demander pardon, Chef ! Ma femme que voici est en travail d’enfant. Personne veut nous aider, Chef ! Personne…

Le chien de quartier s’envoie un long gorgeon de bière, s’essuie sur le revers de sa manche, rote un grand coup et gueule :
— Tu veux que je te foute dedans ? Est-ce que j’ai une gueule de sage-femme ? Fout le camp ou c’est moi qui te fout au trou !

Boubakar part en courant, retrouve sa femme qui geint sur la petite remorque. Les larmes aux yeux, il s’efforce de la consoler :
— Du courage jolie fleur de mon cœur, rosée de mes jours, musique de ma vie.

Ils repartent. En passant sous un arbre, un petit singe saute sur la remorque de Chérie-Marie, lui donne une banane, puis saute sur l’épaule du grand noir et lui parle :
— Boubakar-Joseph, Chérie-Marie, enfin je vous ai trouvé ! Venez vite. Suivez cette traînée de lumière devant vous, dans le ciel. Ce sont les lucioles sacrées.

Chérie-Marie mange la banane du petit singe. Immédiatement son terrible mal de ventre se dissipe.
— Oh ! Boubakar-Joseph, je n’ai presque plus mal ! Je n’ai presque plus mal ! Regarde ! Regarde toutes ces poussières d’étoiles ! Elles bougent comme un nuage de feu. Elles semblent nous montrer un chemin. Suivons-les…

Suivant le nuage de lucioles et le petit singe qui gambade et cabriole joyeusement devant eux, le couple atteint les faubourgs de la ville et gagne la jungle.
— Regarde Chérie-Marie, les grands arbres se penchent sur ton passage comme pour te saluer. Regarde ! Plein de singes nous suivent. Et des gazelles maintenant, tout un troupeau. Et les zèbres. Vois. Même les grands serpents. Même la girafe. Là, regarde, le rhinocéros.
— Je n’ai plus mal Boubakar-Joseph ! Je n’ai plus mal du tout ! Et toutes ces fleurs, tous ces arbres, tous ces animaux qui nous veulent du bien ! Regarde Boubakar-Joseph, là le grand baobab. Les lucioles sacrées lui font comme une couronne scintillante. C’est là qu’il nous faut aller Boubakar-Joseph ! C’est là. Je le sens. Je le sais.
— Chérie-Marie, c’est merveilleux. Qu’est-ce qu’il nous arrive ! Qu’est-ce qu’il nous arrive ! Là, regarde, au pied de l’arbre. Une grande lionne. N’ai pas peur Chérie-Marie, regarde comme elle est amicale. Elle t’invite à t’étendre près d’elle sur la fourrure si douce de son ventre. Et voilà un éléphant. Il m’aide Chérie-Marie ! Il m’aide avec sa trompe à te déposer délicatement contre le ventre de la lionne. Il te fait de l’air avec ses grandes oreilles pour te rafraîchir !
— Oh ! Boubakar-Joseph. Là, entre mes jambes. Ça coule. Pourtant je n’ai pas mal. C’est chaud. Boubakar ! Boubakar, tiens-moi la main !
Il est là ! Il est là ! C’est un garçon ! C’est notre fils Boubakar-Joseph ! C’est notre fils ! Oh ! Boubakar-Joseph, quel bonheur. Comment allons-nous l’appeler.
— Appelons-le Jésus !

Jean-Victor Joubert

24/12/2007

Dans vos souliers: Carla Bruni à Poil!

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Joyeux Noël !

En cadeau, cette pièce de Noël que j'ai écrite pour une troupe de théatre marseillaise:


Le pudding de Noël et les treize desserts

La cuisinière anglaise :
— Nous avons, nous aussi, dans la vieille Angleterre
Quelques spécialités, au plan alimentaire.
Celle que nous aimons, celle qui nous rend dingue
Lorsqu’arrive Noël : c’est « Le Chrismas pouddingue » !
Un gâteau bien épais, bien lourd, poisseux et gras,
Qui envahit la bouche et cale l’estomac !
Je vais vous révéler, peuplades autochtones
Le secret de ce savoureux joyau de la Couronne.
Allons. Listen to me ! Et prenez tous des notes
Pour goûter aux plaisirs de mes compatriotes.
Demander au boucher deux gros rognons de bœuf…

Quelqu’un l’interpelle depuis la salle :
— Eh ! Oh ! Arrêtez-là ! Allez chercher les « keufs » !
Rien que d’entendre ça, j’ai la cervelle molle !
Margareth, ton pudding, c’est de la vache folle ?

La cuisinière anglaise (elle le foudroie du regard, par dessus ses lunettes, et continue sans se départir de son flegme britannique) :
— …Vous en ôtez la graisse et vous la moulinez
Avec du vieux pain sec de Guinness imbibé.
Hachez grossièrement des raisins de Corinthe,
Des écorces confites d’orange et coloquinte.
Dans une grande jatte, ajoutez la farine,
Des fruits confis hachés, un peu de gélatine,
Amandes effilées, sucre roux et mélasse…

L’interjecteur de la salle :
— Arrête Margareth ! C’est trop, c’est dégueulasse…

La cuisinière anglaise (elle le foudroie de nouveau du regard) :
— …Muscade râpée fin, gingembre, et cannelle
Vous mouillez à la bière, cognac, un peu de sel.
Travaillez à la main cette pâte onctueuse…

L’interjecteur de la salle :
— Margot ! Ça ira mieux avec la bétonneuse !

La cuisinière anglaise (elle le foudroie de nouveau du regard) :
— …Vous couvrez votre jatte et laissez reposer,
Huit à dix jours au moins. Chaque jour, malaxez !

L’interjecteur de la salle :
— Margareth, maintenant, il te faut nous instruire :
Ce plat, tu nous le fais pour manger…ou construire ?

La cuisinière anglaise :
— …Au bout de tout ce temps, mettez des œufs battus…

L’interjecteur de la salle :
— C’est pour améliorer ton tas de détritus ?

La cuisinière anglaise :
— …Beurrez soigneusement une grande terrine
Saupoudrez-là ensuite avec de la farine,
Vous y versez la pâte et vous la tassez bien…

L’interjecteur de la salle :

— C’est du béton vibré, ou je n’y connais rien !

La cuisinière anglaise :
— …Enveloppez le tout avec un grand torchon
Dont vous nouerez les coins tout comme un baluchon
Plongez alors le tout dans un pot d’eau bouillante
Laissez cuire cinq heures dans cette eau frémissante.

L’interjecteur de la salle :

— Tu rajoutes une pierre de margelle du puit,
Quand le caillou est tendre, Eh ! le pudding est cuit !

La cuisinière anglaise :
— Retirez le pudding et laissez-le tiédir
Puis vous le retournez sur un plat à servir,
Nappez de sucre roux et flambez au Cognac
Au rhum brun de Cuba ou au vieil Armagnac,
Et alors, n’en déplaise à ce vieillard maniaque (en désignant d’un terrible doigt accusateur son interjecteur de la salle)
Vous aimerez, je crois, les goûts de l’Union Jack !

L’interpellateur de la cuisinière anglaise vient alors sur scène

— Si je vous ai « chambrée », chère amie britannique
Mon intention était simplement ironique,
Car dès lors qu’il s’agit des plaisirs de la table,
Les traditions de gueule sont toutes respectables !
A mon tour de vous dire comment l’on fait bombance
Pour la nuit de Noël, en terres de Provence.
Les femmes ont disposé, sur les trois nappes blanches,
Les services de fêtes, les verres du dimanche,
Dans l’âtre qui flamboie, l’aïeul, le « caganis »
— Chez nous, on nomme ainsi le plus jeune des fils —
Apportent une bûche d’arbre fruitier bien sec.
D’un verre de vin cuit versé avec respect
L’aïeul bénit la bûche puis, d’un ton solennel
Prononce à belle voix ces propos rituels :
« Alègre ! Alègre !
Mi bèus enfant, Dièu nous alègre !
Emé Calèndo tout bèn vèn…
Dièu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn,
E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens ! »
La famille élargie s’installe alors à table
Réservant une place, pas très loin de la porte
Pour le pauvre transi que le malheur accable.
Cette nuit, il aura l’amour qui réconforte.
Et les femmes, dès lors, servent le Gros Souper :
Les petits escargots en sauce relevée,
Les cardons à l’anchois aux vertus curatives,
La raïto de morue et le muge aux olives,
Sorti brûlant du four, le gratin de brandade,
Et, pour faire passer, l ‘ àpi à la pebrado.
On arrose ces mets aux grands vins de Cassis,
Car ce nectar béni est le sang du Messie.
Enfin voici venu le moment où l’on sert
Avec cérémonie tous les Treize desserts :
Voici d’abord venir les noix et les noisettes,
Voici les figues sèches, les amandes défaites,
Voici qu’arrivent dattes, mandarines, oranges,
Les pommes et les poires, les raisins sur leur branche,
Voici le nougat blanc, voici le nougat noir,
Enfin la pompe à l’huile, symbole de l’espoir !
On mange, on boit, on chante, on est plein d’allégresse,
Et lorsque minuit sonne, on va tous à la messe…

Jean-Victor Joubert

22/12/2007

Un plat typique de Noël:

Les cardons à l'anchois

On les voit à l'étal des marchands de légumes,
Ils y sont tout 1 'hiver. On les prend, on les hume,
Puis, généralement, on les remet en place,
Car de les préparer, peu de gens ont l'audace.. .
Parce qu'on ne sait pas bien comment les apprêter,
Les cardes et cardons sont souvent contestés.
Et pourtant, en Provence, ils sont indispensables
Quand vient le "Gros souper" des tables calendales.
Le cardon à l'anchois est un plat rituel
Du grand repas festif de la nuit de Noël,
Autant que la morue, l'àpi (1), les escargots,
Le muge (2) et les desserts à tire l'arigo.
On appelle cardon la cote de la carde,
Espèce d' artichaut qui, 1'hiver, s'acagnarde
À l'abri des cébisses (3) et des haies de cyprès.
Les meilleures sont celles qui sont serrées très près
Du sol pour qu'elles restent bien tendres et blanches
Et non fibreuses, raides comme de vieilles branches.
Compte deux bons kilos pour quatre ou cinq personnes:
Il y a du déchet plus qu'on ne le soupçonne.
Jette toutes les feuilles et les côtes squameuses,
Ôte soigneusement les parties filandreuses,
Puis coupe tes cardons en tronçons de trois doigts,
Dans de l'eau vinaigrée plonge-les tout de suite,
Par cette précaution le cuisinier évite
Que les cardons brunissent sans qu'on sache pourquoi.
Puis, en eau abondante, salée et citronnée,
Tu les fais cuire une heure. Lorsque c'est terminé,
Tu va les égoutter et réserver au frais
Jusques au lendemain. C'est là l'un des secrets
Pour réussir ce plat, parce que, je le prétend
La carde est un légume qui se cuit en deux temps.
Attaquons maintenant notre phase finale,
Mais sers-moi un canon: il faut mouiller la dalle!
Dans de l'huile d'olive chaude au fond d'un faitout
Tu fais suer tes cardes doucement, à feu doux.
Pendant ce temps tu prends dix beaux anchois salés,
Sous l'eau du robinet, sépare les filets.
Fait une Béchamel avec un quart de lait,
Ajoute les anchois et, en tournant, fond-les
Dans la préparation avec une cuiller.
Dans le premier faitout, tu verses alors ceci,
Tu mélanges aux cardons en ayant le souci
De ne point écraser tes tronçons légumiers.
Un quart de lait de plus, de noix muscade un peu,
Sel, poivre du moulin, puis retire du feu.
Tu incorpores, alors, du râpé de gruyère,
Enfin verse le tout dans un plat à gratin
Saupoudre de fromage de façon régulière,
Puis tu mets à four chaud sans plus de baratin.
Lorsque c'est gratiné, tu sers chaud et fumant.
Ce plat est idéal en accompagnement
D'une côte de bœuf ou d'un poisson au four.
C'est un plat du terroir, simple comme bonjour,
Mais un plat succulent et, de plus, diététique
Que l'on mange en Provence depuis les temps antiques.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Vallée du Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Trois kilos de cardes, - 1 verre de vinaigre, - 1 jus de citron, - 1 poignée de gros sel, - 3 cuillerées d'huile d'olive de la Vallée des Baux, - 10 anchois salés, - 1 demi-litre de lait, - muscade, - poivre du moulin, - 3 hectos de gruyères râpé.

Les vins conseillés:

Les cardons étant surtout un plat d'accompagnement, le choix du vin dépend du plat principal. Avec une côte de bœuf, des vins rouges jeunes ou même primeurs. En Côtes-du-Rhône: Sainte-Cécile-Ies-Vignes, Rochegude, Tulette, Saze, Domazan, Gallician. En vins du Languedoc: Aspiran, Berlou, Cournonterral, Poujols. En vins de Provence: Allauch, Châteauneuf-Ie-Rouge, Cuers, Flassans-sur-Issole.
Avec un poisson au four, des blancs capiteux. En Côtes-du-Rhône: Laudun, Uchaux, Châteauneuf-de-Gadagne, Codolet. En Languedoc: Argeliers, Bize-Minervois, Puichéric, Roubia. En Provence: Camps-la--Soure, Rocbaron, Meyreuil, Le Tholonet.


(1) L'api : le céleri.
(2) Muge: encore appelé mulet - c'est un poisson de mer qui monte frayer dans fleuves et rivières et particulièrement dans le Rhône.
(3) Cébisses : haies coupe-vent faites en cannes de Provence.

10:55 Publié dans Bouffe | Lien permanent | Commentaires (0)

LAURE MANAUDOU A POIL !!!!

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