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30/04/2008

Les bourrages de crâne de Bertrand


Il y a cinq ans si je ne m’abuse, ces phares de la pensée que sont MM. Chirac et Fillon nous ont concocté une réforme des retraites baissant le montant des pensions tout en augmentant les années de cotisation. Ceci venant après la fameuse « réforme Balladur » de sinistre mémoire. Cinq ans après donc, dans la Sarkozie « triomphante », rebelote, avec le même enfermement dans une fausse alternative : ou réduire les retraites, ou cotiser plus. Avec les brillants résultats que l’on connaît : les salariés doivent travailler plus pour toucher moins, donc pouvoir d’achat des retraités qui se réduit comme peau de chagrin et déficit des organismes sociaux croissants. Nos têtes pensantes manquent vraiment d’imagination.

La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en dix ans, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Mais ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un kleenex sale les salariés de plus de cinquante balais.
De plus, le gouvernement et sa majorité parlementaire de godillots ont décider la suppression de la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires, et d’instaurer les contrats à durée déterminée (CDD) pour les plus de 50 ans. En fait, il risque de se produire avec les salariés plus âgés ce que vivent déjà les jeunes : la multiplication des petits boulots, très qualifiés mais peu payés. Le tout au détriment des salariés bien sûr, et... des recettes de la CNAV et de la Sécu.

Enfin, pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus comme nous bassine le père Bertrand à longueur de baratin dans les lucarnes à décerveler — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions. Et puis, pourquoi ne pas taxer les robots, les machines qui prennent la place des salariés ?

Mais qui aura les couilles de faire, ou simplement de proposer ça ? Certainement pas les Sarkoziniens inféodés au Medef et sous influence des multinationales maffieuses qui ravagent le monde.

Jeux pour faire travailler les boyaux de la tête

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29/04/2008

Le "Soleil vert "va se lever sur la Sarkozie

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Cochons de retraités, cochons de futurs retraités, vous allez vous faire enfiler sans vaseline!

Retraites ? Vous avez dit retraites ? « Les caisses sont vite ! » qu’il a dit Ubu. Vidées au profit des culs dorés. Eh ! Oh ! Les vieux, z’allez pas nous gonfler ! Vous n’êtes plus rentables, ren – ta – bles ! Compris ? Alors zou, au mourroir. Et en plus, ces cons de vieux, y veulent pas mourir ! Jusqu’à 76 ans pour les mecs, jusqu’à 84 pour les bonnes femmes ! Mais comment vous voulez qu’on s’en sorte, bordel. Un peu de civisme, merde. Comment voulez-vous qu’on puisse engraisser les actionnaires – ac – tio – nnaires !

« Soleil vert », les viocres, vous connaissez vous. Si, vous connaissez ! C’est un film des années septante je crois qui montrait comment on nourrissait la surpopulation en recyclant les morts. Et comment, à partir d’un certain age, les vieux recevaient une « convocation » pour être euthanasiés sur fond de musique éthérée et d’images de nature…

Et bien c’est ça, l’avenir que nous préparent Ubu et sa clique avec la « réforme » des retraites.

L'allongement à 41 ans de la durée de cotisation a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, il sont bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années. Ca va chercher loin… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans, et bientôt aux 41 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares…

Vous avez trimés toute votre vie ? Vous avez casqué des cotisations conséquentes ? Vous espérez pouvoir vivre décemment les années qui vous restent ? Tè ! Fume !
L'Etat préfère sarkosien ultra libéral préfère développer les assurances privées, quitte à payer les chômeurs plutôt que de leur donner du travail. Alors qu'en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite, les Assedic et les impôts, à croire que là aussi ils font tout pour plomber les comptes dans le but de privatiser.
CQFD.

La Sarkozie, c’est ça : des paillettes, de l’esbrouffe, beaucoup de mensonges, et surtout beaucoup de cadeaux aux riches.

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez…





Faites du vélo! Ça restera dans les annales...

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Quand je vous le dis qu'il faut faire du vélo. L'environnement y est charmant, non?

28/04/2008

Salauds de pauvre, on va vous piquer les éconocroques que vous avez sur votre Livret de Caisse d’épargne !

Ils en discutent aujourd’hui de cette arnaque organisée. Elle va passer, bien planquée, dans le paquet général de la loi dite de « modernisation de l’économie ». Modernisation, dans la bouche d’un UMP, ça veut dire spoliation.

Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l’eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d’épargne ». C’est comme ça qu’ils disent ces fumiers de pauvres. Le livret A, c’est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d’euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros. Et ce pognon sert à financer, à taux préférentiel, les organismes qui s’occupent des logements sociaux.

Mais c’est juteux ça coco ! On va pas le laisser à la caisse d’épargne et à la poste, non !

Cet argent est garanti, jusqu’à présent, par l’Etat. Mais avec la mise en cause du monopole de la Poste et de la Caisse d’épargne, ces avantages risquent de disparaître pour le petit épargnant. La garantie de l’Etat ne portera plus que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % actuels. En effet, lorsqu’une banque ouvrira un livret A, seulement 60 % de la somme seront centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants pourront être investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.

Les banques vont essayer de capter les livrets à tout prix. Elles vont inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client sera invité à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus. Ce matraquage existe déjà, mais la démarche sera plus facile lorsque le livret A et le compte courant seront dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l’argent d’un compte à l’autre.

La Commission européenne s’est prononcée pour l’ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement possède cependant un moyen de s’opposer à cette libéralisation : ce monopole est justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d’intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l’outil de bancarisation des démunis qu’est le livret A. L’Etat a en effet déposé un recours en ce sens, mais il ne le défend absolument pas puisqu’il a confié une étude à Michel Camdessus (célèbre cul-béni, ancien patron du FMI…) pour organiser la banalisation du livret A, qui aboutit à ce projet de réforme. L’Europe n’est qu’un prétexte pour satisfaire les banques.

En bout de course, les banques vont ramasser le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale…

Sarko et sa clique au confessionnal...

Mea culpa, ouais, mais mea minima culpa !

Sarko, Fillon, Lagarde…

Non mais, écoutez-le, regardez-les ces culs bénis battre leur coulpe pour tenter de nous enfiler une nouvelle fois. Parce que c’est ça l’objectif. Un objectif concocté par les boyaux de la tête fumeux des tronches de « com’ » qui gravitent et parasitent les palais gouvernementaux.

C’est moderne ça coco ! Tu reconnais tes erreurs, tu avouent humblement n’être qu’un homme susceptible de faire des erreurs. Et le bon peuple t’absoudra. Y a un vieux fond catho en France, coco ! Faut pas oublier ça ! Reconnais tes erreurs, mais sans exagérer : tu ne reconnais que des petites erreurs ! Tu avoues n’avoir pas su « communiquer », (entendons par là, baratiner, tromper l’ennemi, enfumer le terrier).

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil avec ton cadeau annuel de 15 milliards d’euros aux bourrés de thunes.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en saccageant le code du travail, socle de l’harmonie sociale du pays.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en faisant tout ton possible pour foutre en l’air la loi 1905 sur la laïcité.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en t’alignant servilement sur la politique extérieure de Bush.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil… Y en a tellement des conneries que tu as fait coco !

Et c’est pas tes petits costards noirs étriqués de croque-mort de nos espoirs qui nous ferons marrons.

C’est pas tes airs contrits de vieille fille offusquée comme si on avait pété dans la sacristie qui nous ferons oublier que ce que d’aucuns prenaient pour de l’enthousiasme désordonné n’est que de l’incompétence.

Faut-il te dire ta phrase fameuse du salon de l’agriculture ?


27/04/2008

Vé! C'est Aldo-Sarko !

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Qui c'est le plou beau? Eh! Carlita mia!

Gueuleton préhistorique chez Bôkh-Hüz !

Un grand brouhaha monte autour du feu. On papote entre femmes, on rit grassement entre hommes, on fait connaissance, on propose l’échange des partenaires en mettant en avant avec humour les qualités érotiques de celle ou de celui qu’on offre. Mais on attend surtout le grand moment : celui où commencera le bonheur rare d’un repas de fête confectionné comme une œuvre d’art par le grand chef Bôkh-Hüz !

Enfin, celui-ci sort de ses cuisines et gagne la place que lui a réservée sa première femme. Il est vêtu d’une tunique blanche en fine peau de renne tombant sur des jambières grises. Son épaisse chevelure brune est enserrée dans une haute toque de cuir blanc. Il a fière allure Bôkh-Hüz ! Conscient de sa propre importance, il sollicite le silence en promenant sur les commensaux un regard hautain, puis il annonce :
«Honneur à nos amis Félobres ! Pour entamer cette bountî, voici les Perles du R’Hône, ces succulents œufs d’esturgeons à la fleur de sel qu’ils nous ont apportés.»

Gourg’Houya — qui est avec Bherr l’un des maîtres cuistots du peuple du Trou-de-la-Lune — a sollicité et obtenu l’insigne faveur de travailler sous les ordres du grand Bôkh-Hüz. Il parait alors, armé d’une louche taillée dans un fémur d’aurochs. Il est suivi de trois jeunes marmitons portant chacun un panier d’osier finement tressé empli à ras bord de minuscules perles grisâtres et brillantes. Gourg’Houya sert à pleine louche cette spécialité félobre sur les assiettes en os des convives, en commençant évidemment par les femmes entourant les chefs, puis par ceux-ci. Il attend, déférent, que la maîtresse de caverne taste et donne son appréciation. Tous les regards sont tournés vers le couple dominant des Kânn’Hutt. Rozz’Hett, mettant ses doigts en cuillère, prend une belle portion des œufs parfumés, les hume en fermant les yeux, puis, avec son pouce, les pousse délicatement sur sa langue. Elle les fait voluptueusement rouler dans son palais, sur et sous sa langue, yeux clos, visage relevé, avec une mimique de bonheur charnel intense.

« Superbe ! s’extasie-t-elle en reprenant une bouchée. »
Bôkh-Hüz , confiant en l’appréciation de sa compagne, goûte lui aussi avec des expressions de vive jouissance.
— Jamais Bôkh-Hüz n’a mangé pareille délicatesse ! Bôkh-Hüz lui-même n’aurait pas fait mieux. Jamais Bôkh-Hüz n’aurait pensé que ces grands poissons que chassent les Félobres pussent receler de pareil trésors de goût ! Merci, mes amis ! Bôkh-Hüz vous dit bravo et merci ! »

Gourg’Houya, fier de ce satisfecit du Grand Maître, se rengorge comme un coq de bruyère et assure le service de l’ensemble des convives tandis que Myr’Haman sert une tournée générale de nârpi.
Le chef Kânn’Hutt trinque avec Gaabhi et tous deux vident sans sourciller un hanap de la boisson-qui-dilate-les-boyaux-la-tête.

« À la tienne, vieux pirate du R’Hône ! Que les Puissances du fleuve te gardent toujours la force de mener ton peuple et d’honorer tes femmes et particulièrement la mienne ce soir sur les chemins du Plaisir !

— À la tienne, grand maître de la Tripe heureuse ! Que les Puissances de la Sacrée Jouissance t’inspirent toujours de nouvelles trouvailles tant pour le ventre que pour le bas ventre afin que tu puisses, ce soir, combler ma femme ! »

Penchées l’une vers l’autre, Lally-Hôn et Rozz’Hett se donnent en pouffant quelques idées pour faire reluire leurs vantards d’hommes lors de l’orgie à venir.

« Le mien, chuchote Rozz’Hett, ce qu’il adore, c’est me faire lécher son bâton à Plaisir qu’il trempe d’abord dans une de ses sauces ! C’est dé-li-ci-eux ma chère !

— Je n’en doute pas, chérie ! J’espère avoir droit au grand service ! Le mien est un gros mangeur : il adore fourrager de la langue et du nez dans mes endroits chauds et humides tandis que je lui fais quelques allers-retours à coups de langue sur la grande bleue ! »

Pendant ces délicates mondanités, Bôkh-Hüz a fait signe à son chef de brigade, Nôbruh-Rimpêh, de servir le second plat. Présentés sur de grandes omoplates de mammouths arrivent de superbes poissons fumants.
« Les saumons de la Sa’Hône sauce basilic façon Bôkh-Hüz, accompagnés de bhôj’holpîf blanc de l’année », annonce Nôbruh-Rimpêh.

Pendant que les serveurs s’activent, Tass’Hânn, le grand maître des Liquides de Bôkh-Hüzz, une outre pleine à l’épaule, emplit les hanaps du breuvage légèrement pétillant qu’adorent les Kânn’Hutts.
La délicatesse du mets tire des Oh ! des Ah ! des Hum ! aux heureux convives. Les boissons, servies à profusion, font monter l’ambiance. Déférente au départ vis à vis du chef prestigieux, elle devient de plus en plus chaleureuse et sonore.

Suivent, pour faire patienter, quelques liches de jambon de rhinocéros laîneux roulées sur des tranches de melons sauvages. Puis arrivent les gras, spécialités de la cuisine locale : pieds de sangliers bouillis puis grillés, viande salée de sanglier à la graisse de marmotte serrée dans des boyaux de bouquetins, estomacs de bouquetins, couilles d’aurochs à la moelle. Les frigos naturels de Bôkh-Hüzz regorgent de ressources alimentaires que le grand chef fait préparer selon son extraordinaire imagination culinaire. On bâfre à pleines mains, à pleine gueule. On rote, on rit, on se lève pour pisser, on dégueule et on recommence. Le bhôj’holpîf et le nârpi coulent à flots dans les trognes qui s’épanouissent de bonheur.

C’est alors que Bôkh-Hüzz se lève et se dirige vers les cuisines. Quelques minutes plus tard, il revient à la tête de la brigade au grand complet. Les hommes portent à l’épaule, sur deux brancards de rondins, deux cylindres dorés et croustillants de trois coudées de long sur un pan de section, posées sur trois omoplates de mammouths agencées de façon à en faire un large plat de service.

« Les filets d’aurochs en croûte fourrés aux truffes du Trick’Hastin, de Bôkh-Hüz ! » annonce lui-même fièrement le chef Kânn’Hutt, aussi célèbre pour ses inspirations culinaires géniales que par sa très relative modestie.
Les serveurs présentent le plat aux convives, puis retournent dans la cuisine pour la découpe. Ils posent les filets fumants sur la table qui coiffe le four où ils ont cuit et Nôbruh-Rimpêh, à l’aide d’un couteau de silex long et mince, découpe des portions solides. La viande, rosée, embôme la truffe tandis que le jus imbibe la croûte de pâte d’épeautre. Au fur et à mesure, Gourg’Houya place les portions sur les grandes omoplates et la brigade de service s’active avec célérité, discrétion et efficacité.

Femmes, hommes, enfants savourent à pleines bouches, à pleines dents, à pleines mains la succulente viande d’aurochs. Le jus dégouline dans les barbes des hommes, sur le menton, sur le cou, entre les seins des femmes. Leurs compagnons et voisins de bâfrade lèchent goulûment ce jus délicat à même la peau des belles, donnant au repas une tonalité d’érotisme de plus en plus torride. Les bustiers de cuir des femmes, les jambières des hommes se délacent sous les doigts graisseux des partenaires au comble de l’excitation. Les mains des belles saisissent les virilités réveillées de ces messieurs dont les doigts s’égarent sous les jupettes de cuir qui se retroussent. Le grand Bôkh-Hüz, récupérant son madrier des mains d’une gentille phy’hasp’hou, l’enduit de jus d’aurochs en croûte et le donne à goûter à Laly’Honn qui entame un solo de flûte de pan sur cet instrument opulent. Le chef Kânn’Hutt, grognant de bonheur, ingurgite coup sur coup trois cornes d’aurochs de bhôj’holpîf puis, chargeant Laly’Honn sur son épaule, l’emporte en courant dans sa tanière de chef. Gaabhi, renversé sur le dos, est parti en exploration dans la grotte parfumée de Rozz’Hett tandis qu’une jolie phy’hasp’hou lui manipule effrontément le gourdin à bonheur. Il retire son groin plein de graisse de mammouth et de jus de plaisir des replis odorants de sa compagne de jeu, se dresse en éructant, charge les deux femmes chacune sous un bras et se retire lui aussi sur les couches de fourrures préparées dans la caverne d’os pour le confort d’une nuit agitée.

C’est le signal de l’Orgie...


extrait de: "Les Mammouths ne viendront plus" - www.ayoli.info

Enfin le bronze-culs revient !

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C'était hier, sur la plage de la Commune Libre de Bandol !

26/04/2008

Il fait beau: je vais faire du vélo.

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Ah! Les charmes secrets de la petite reine!

25/04/2008

Oh! Coquin de sort... Je viens de dévorer un aïoli du tron de dieu! Et j'ai pas invité Sarko...

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L'Aïoli des Académiciens


Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!
D'Avignon à Marseille il est un étendard.
Emblème culinaire en terres de Provence
Il engendre gaieté, amour et pétulance.
Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux
Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.
L'aïoli est en soi un éloquent symbole
Des valeurs des pays où court la Farandole:
L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,
L'ail est puissance mâle, santé, virilité
Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse
C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.
L'aïoli est parfait quand fou trissoun ten dré (l),
Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,
Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur
Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.
L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,
Chaque année, réunie en un conclave, élit
Parmi les cuisiniers du pays des cigales
Celui dont la recette lui paraît idéale.
Voici celle que fait, lors de grandes agapes,
Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.
Truculent moustachu, buveur et quintalien (l)
Il est le "Grand Aillé" (2) des Académiciens.
Pour que ton aïoli soit de bonne facture
Tout doit bien être à la même température :
L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon
Sont préparés la veille ou le matin selon
Que tes invités viennent dîner ou souper:
Car voilà un travers qu'il convient de stopper,
On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne
Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!
Pour six convives il te faut douze gousses d'ail
Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.
Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,
Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.
Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce
Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!
À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,
Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.
Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,
Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,
Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.
Puis laisse reposer dans un coin ombragé,
Juste le temps de boire deux ou trois bons canons
Avec tes acolytes, devant le cabanon.
Reprend ton appareil et coince le mortier
Entre tes deux genoux, et serre volontiers.
Éloigne les badauds et concentre-toi bien,
C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!
Tu commences à verser ton huile goutte à goutte
En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.
Si tu suis la recette très rigoureusement,
L'émulsion doit se faire assez rapidement.
Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet
Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!
Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout
Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.
Si elle est réussie, elle doit être épaisse,
Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.
Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.
Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !
Traditionnellement, l'aïoli accompagne
La morue dessalée, seul poisson des campagnes.
Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire
Que tu changes souvent sans souci des horaires.
En de belles portions il te la faut trancher,
Juste avant de servir tu la feras pocher.
Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,
Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,
Des patates, bien sûr, une pleine fourchée
Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.
Sers ces aliments chauds dans des plats séparés
Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.
Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.
Sur ce point important, l'Académie concerte.
Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé
Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.
Cessons pour aujourd 'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

(1) "Lou trissoun ", c'est le "pilon", la pièce de bois qui sert à piler les ingré-dients dans le mortier et à "monter" l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, "lou trissoun ten dré" - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.
(2) Quintalien .. personnage de poids, ayant tourné le quintal.
(3) "Grand Aillé" .. grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.


Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blans du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra AO.C. Vallée des Baux.
Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem-pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").
Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera-ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes de terre cui-tes à la vapeur.

Les vins conseillés

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.
Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite a pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s'accomode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s'accomode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.
Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison-le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

Extrait de "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ve(re)s"
www.ayoli.info

Ya pas que le Sarko-barnum dans la vie ! Pourquoi les bombes fleurissent en Corse comme la myrthe au printemps ?

48944268214d07487e5286cd51824d5c.jpgLa situation de la Corse s’est aggravée le 17 avril 2008. Que s’est-il passé ce jour-là ? La présidente du Tribunal Administratif de Bastia, nommée en Corse en octobre 2006, a rejeté les requêtes de l’association agréée de protection de l’environnement ABCDE. Cette dernière demandait qu’il soit mis fin aux débuts des travaux des villas de Messieurs Séguéla, Sulitzer et Delsol, sur la côte orientale de Bonifacio, en application de la loi Littoral et de jugements déjà rendus au cours de ces dernières années.

L’Extrême Sud de la Corse est devenu le nouvel eldorado des grandes fortunes qui ont trouvé la meilleure façon de bétonner puisque le tribunal administratif apparaît aujourd’hui à leurs côtés afin que chaque nanti y possède une « toute petite » construction sur une très grande parcelle, à l’abri des regards des voisins et loin des habitants permanents de l’île.

Les Corses estiment qu’ils ont déjà été dépossédés de Cavallu avec ses constructions les pieds dans l’eau sur l’ensemble de son pourtour. C’est aujourd’hui le tour de la côte est de Bonifacio. Ce sera demain l’ensemble du littoral de la Corse, en commençant par les espaces les plus beaux.2d3ed0e4796bd6794387122f510bd369.jpg

En Corse, des maires complaisants, un état défaillant ou complice et sans doute une justice sous influence appliquent un schéma qui prévalait ailleurs il y trente ans. Alors qu’aujourd’hui, en Sardaigne ou en Espagne, un grand coup de frein est mis à la spoliation du patrimoine, à la spéculation, au béton (en Sardaigne la loi a étendu la bande inconstructible à 2km, en Espagne on s’apprête à démolir des kilomètres de constructions littorales), ici, nos décideurs vendent la terre aux plus offrants : Séguéla, Sulitzer, Delsol …. Doit-on les laisser faire ?

On voudrait allumer les mèches des bombes qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

Il a encore essayé de nous enfumer le terrier...

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Tu causes, tu causes mais tout n'est qu'illusion, double jeu, double langage, double image...
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24/04/2008

Et si on balançait un peu? Tè! On va dire du mal de l'E.N.A.!

L' E N A
Cette fameuse école qui fabrique son inverse :
E N A - A N E


L'ENA est une école prestigieuse…selon ceux qui en sortent.
Pour tous les autres, c'est un sinistre ramassis d'escrocs, de crétins et de bons à rien.
Il faut hélas reconnaître que tous les énarques connus correspondent généralement au descriptif ci-dessus.
Cet établissement, qui se donne le titre d'école pour sauver les apparences, doit plutôt être assimilé à une secte particulièrement dangereuse.
L'enseignement qui y est pratiqué est l'apprentissage de l'enrichissement personnel par techniques malhonnêtes, et l'expression par la "langue de bois".
Certes, les énarques tentent de faire croire qu'ils étudient des techniques de gestion de la nation, mais il suffit de constater leur incapacité pour ne pas douter de leur totale nullité. Le problème est que ces parfaits crétins occupent les places les plus élevées de la nation, tant sur le domaine public (administrations), que privé, (grosses entreprises).
L’expérience montre qu’il suffit de très peu de temps à un énarque à qui l'on confie la direction d'une entreprise florissante pour la mener au bord de la faillite, quatre à cinq années suffisent généralement.
Le problème est que ces prouesses coûtent très cher au contribuable et entraînent dans les entreprises de nombreuses suppressions de postes.
Quant aux énarques coupables, ils perçoivent des indemnités énormes et retrouvent vite un emploi grâce à leurs relations et au copinage...

Quelques exemples :
CREDIT LYONNAIS
Le Crédit Lyonnais fut longtemps une banque sans histoire. Et puis, un jour, le gouvernement en place nomma à sa tête un copain énarque, Jean-Yves Haberer qui, en cinq ans, réussit à mener cette banque florissante tout près du dépôt de bilan.
Certes, il fut questionné par la justice pour extorsion de fonds, faux bilans financiers, etc.
Mais il n'en reste pas moins que cet individu, protégé par les politiciens, a coûté 150 milliards de francs aux contribuables. Soit 2.500 francs (375 €) pour chaque Français !
Il ne faut pas oublier de préciser qu'après son licenciement du Crédit Lyonnais, il fut nommé par le gouvernement : Président du"Crédit National" !
Vous pensez que c'est un gag ? Non, c'est malheureusement réel !

VIVENDI
Après divers parachutages en entreprises, Jean-Marie Messier, J2M devenu au fil des temps J10M (Jean Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde, Meilleur Magouilleur, Minable Margoulin), s'est vu confier par les copains la Présidence de VIVENDI.
En un temps record, il parvenait à mener cette entreprise prospère au bord du dépôt de bilan, avec un passif de 30 milliards d'euros !
Il était contraint de démissionner, était mis en examen mais versait une caution de 1.350.000 euros, une broutille pour lui.
Ensuite, il réclamait une indemnité de licenciement…de 20 millions d'euros !
A son départ, l'entreprise VIVENDI était ruinée. Un nouveau "copain", Jean-René Fourtou est nommé. Il s'empresse alors de se gratifier de 1 million de stock-options à un cours ridiculement bas. Résultat : dix huit mois après son arrivée, il a réalisé une jolie plus-value de 7 millions d'euros ! Pendant cette période, le cours de l'action a chuté de 75 % !Incroyable, mais vrai !

FRANCE TELECOM
Michel Bon, un énarque bien connu dans le monde des affaires brillait par sa nullité dans toutes les entreprises où il était placé par ses anciens camarades d'ENA.
Il passa ainsi chez "Carrefour", comme PDG, poste qu'il occupa assez peu, l'ensemble des cadres ayant envoyé une lettre exigeant son renvoi car il risquait de faire couler rapidement le groupe...
Puis il fut nommé Président de l'ANPE où il brilla par son incroyable nullité...
Finalement, son copain d'ENA Alain Juppé, conscient de son incurable incompétence, le nomma PDG de France Télécom.
Ce personnage, qui s'octroyait un salaire de 50.000 euros par mois, a réussi à mener l'entreprise au bord du dépôt de bilan avec une perte nette de 8,28 milliards d'euros, et un endettement de 60,7 milliards d'euros.
L'action qui valait 28 euros en 1997, tombait à 6 euros...
Après ses prouesses, Michel Bon a été nommé récemment Président de "L'Institut de l'Entreprise"...

ALSTOM
Alstom (ex Alsthom), 120.000 salariés, était un fleuron de l'industrie française. Premier ou second rang mondial dans les centrales électriques, le matériel ferroviaire (TGV, métros), et la marine (paquebots).
La direction était assurée par Pierre Suard, extrêmement compétent, qui sut développer considérablement l'entreprise. Mais Suard avait un défaut impardonnable : il n'était pas énarque !
Une campagne de dénigrements et de calomnies fut orchestrée par l'énarchie gouvernementale qui aboutit à la mise en examen de l'intéressé...
Peu après, en 1988, un énarque, Pierre Bilger était parachuté par copinage...
Celui-ci fait alors preuve d'une incompétence rare ! Il s'empresse de faire rentrer dans l'entreprise des petits copains d'école, la plupart des individus mal famés, à la recherche d'un emploi mirifique !
Il embauche ainsi : Philippe Jaffré, énarque ancien président d'Elf et condamné pour affaires troubles diverses, Loïc Le Floch Prigent, énarque ancien patron d'Elf lui aussi, condamné lui aussi, et prend pour lieutenant Georges Chodron de Courcel, qui, par coïncidence, porte le même nom que Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel...
Bref, du beau monde...
Et un jour, c'est la surprise ! On découvre subitement qu'Alstom est au bord de la faillite avec une dette de 5,3 milliards d'euros. Le cours de l'action est passé de 32 euros à moins de 1 euro en deux mois !
Pierre Bilger est licencié avec un chèque de dédommagement de 5 millions d'euros, rendu entre temps. (ces gens là ne passent pas par l'ANPE)...
Bof, c'est le contribuable qui paye !
Il est certain qu'à la lecture de tels avantages, on peut être tenté de devenir énarque soi-même ! Mais, autant il est aisé d'entrer à l'ENA avec du piston, autant c'est difficile sans une lettre d'introduction...


LA SOCIETE GENERALE

C’est tout nouveau, ça vient de sortir. Daniel BOUTON, énarque, inspecteur des finances directeur d'une banque qui vient de subir 7 milliards d'€ de pertes, 2 Mds suite à des spéculations sur des produits dérivés et 4,9 Mds par
« la faute d'un employé indélicat », est toujours en place.
Ce monsieur renonce à son bonus 2007 et à son salaire jusqu’en juin pour « aider à redresser la banque ! » 0,25 % du montant de la perte subie par la banque; ridicule, dérisoire !
Son salaire 2006 : 3,4 millions d € !! Il aurait vendu en 2007 pour 7 millions d’actions de sa banque; ses plus values potentielles sur stock options détenus en 2007 = 58 millions d’ € etc. etc.
Responsable ? sans doute. Coupable ? de rien !
Dans l’affaire de la Sté générale il est curieux de lire dans la presse que le directeur de la Banque, le directeur de l’Autorité des Marchés Financiers et le Directeur de la Banque de France, tous les trois énarques, étaient au courant du « trou » depuis le dimanche 20 janvier. L’affaire n’a cependant été rendue publique que le 24 janvier…
Cherchez l’erreur !

A quoi servent les énarques ?

En ce qui concerne leur utilité pour la nation, la réponse est claire : ils ne servent à rien.
Leur unique préoccupation est l'enrichissement de leur famille et de tous les proches et copains.
Ceci est admis depuis longtemps et se vérifie quotidiennement.
L'une des seules une choses enseignées à l'ENA est la "langue de bois", qui permet de répondre à toutes les questions en formulant quelques généralités hors sujet. C'est très utile pour ne pas avoir à donner son propre avis et pour détourner la conversation de son idée de base.

L'enseignement qui leur est prodigué dans la secte ENA est entièrement orienté dans ce sens. Ils apprennent à mentir en gardant la tête haute et en affirmant leur intégrité. Certes, leurs multiples forfaits les conduisent souvent à l'inculpation, mais une justice trop souvent servile et à leurs ordres a pris l'habitude de les blanchir en prononçant des non-lieux...
Certains vont même jusqu'à faire voter des lois interdisant toute poursuite judiciaire à leur encontre à la fin de leur mandat, ceci au grand dam de quelques politiciens intègres, non énarques, écœurés par toutes ces pratiques scandaleuses !

C'est ainsi qu'on voit des politiciens soutenir la cause des dictateurs et tyrans contre la rébellion de peuples désespérés, en envoyant des troupes pour aider lesdits dictateurs, sachant bien que quelques chèques de remerciement arriveront à leur nom dans des paradis fiscaux... (C’est ce qu’on appelle la France-à-fric)

L'action néfaste des énarques est catastrophique. Depuis la création de L'ENA par un certain Michel Debré (oui, celui qu’on caricaturait avec un entonnoir sur la tête), la France a perdu sa richesse et ses valeurs morales. La maffia énarque a mis la main sur tous les postes clés des secteurs publics et privés, et se livre à un pillage systématique.
C'est ainsi que petit à petit, la France est devenue un pays en voie de sous développement...

Pour compenser toutes les richesses volées sans vergogne, l'énarchie emprunte constamment, ce qui augmente indéfiniment la dette du pays !
Mais cette fameuse dette, dont on évite de parler, quel est son montant ?
A la fin de l'année 2007, elle était de 1.200 milliards d'euros ! C'est-à-dire environ 19.000 euros par français, ou encore près de 125.000 francs. Un couple avec 3 enfants doit donc 95.000 € soit 625.000 francs!
Voilà où l'incompétence, la filouterie et la connerie des énarques a mené la France !

Eh! Sarko, si tu veux "sauver la France" et, accessoirement, remonter dans les sondages, toi qui n'est pas énarque, si, ce soir, tu nous annonçais une bonne nouvelle: "Je supprime l'E.N.A.!"

Pendant les jiho, les affaires (de mort) continuent

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Eh!Tonton Kouchner, t'as pas des crampes à force de courber l'échine!

23/04/2008

Tch’Chine ! Tch’Chine ! Cocus, battus et contents?

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Eh ! C’est dans nos gènes. Un Français, c’est plus fort que lui, ça gueule, c’est frondeur, c’est toujours prêt à s’allumer et à allumer le feu dès qu’il sent l’odeur faisandée de l’injustice, c’est toujours prêt à enfourcher le canasson de toute révolte dans le monde. C’est comme ça. Faut-il s’en plaindre ? Sûrement pas.

Mais chez lui, ça vote Sarko…

Tout ça pour vous dire qu’on s’est un peu excité, un peu fait plaisir – moi le premier ! – en faisant un peu chier les robots-flics chinois voulant à toute force faire visiter Paris à leur briquet « olympique ».

On s’est fait plaisir, mais on s’est fait rouler dans la merde. Enfin not’ gouvernement et not’bon guide surtout.
Est-il glorieux que des flics spéciaux chinois régissent avec brutalité une manifestation festive en France et donne des ordres aux flics de la République ?

Est-il glorieux d’accepter que l’ambassade de Chine suscite et organise, avec les bataillons d' "étudiants" et d'imigrés chinois, une manifestation verbalement très violente en France, à Paris, drapeaux rouges en tête, en insultant le pays qui les accueille et les nourrit ?

Est-il glorieux d’envoyer à Canossa – rebaptisé Pékin pour l’occasion – d’éminents émissaires du monde politique français (un ancien premier ministre et un président du Sénat en exercice, même s'ils sont un peu bouffés aux mites), qui se mettent à plat ventre devant des officiels chinois goguenards ?

Et tout ça pour quoi ?

Pour des contrats commerciaux qui sont autant de marchés de dupes aussi aléatoires que dangereux.

Pour vendre aux industriels chinois :

— Quelques centrales nucléaires ET LEUR DONNER la technologie pour les construire eux-mêmes, chez eux évidemment.

— Quelques TGV ET LEUR DONNER la technologie pour les construire eux-mêmes, chez eux évidemment.

— Quelques Airbus ET LEUR DONNER la technologie pour les construire eux-mêmes, chez eux évidemment.

Et lorsqu’ils auront bien assimilé ces technologies, qu’on leur aura bâtit les usines nécessaire, qu’est-ce qu’il feront ? Ils vendront au reste du monde ces produits, à leurs coûts…

Et nous qu’est-ce qu’on leur vendra alors ?

Cocus, battus et contents?


Bilan? Vous avez dit bilan?

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...Tè! Je vais téléphoner à Sarko, ça soulage le matin!

22/04/2008

Enfin ça bouge au Parti Socialiste !


Il vient de publier, en date du 16 avril, sa « Déclaration de Principes », sorte de mode d’emploi du PS. Il y est expliqué, en un préambule rappelant ses racines humanistes, révolutionnaires et laïques et 21 articles clairs et succincts, les grands principes qui doivent soutenir tout l’édifice socialiste. J’y ai trouvé quelques motifs de satisfaction et même d’espérance :

« Art 4 - Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la
recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de
leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus. »


ART 11 - Le Parti socialiste est un parti républicain. Il œuvre pour le progrès social. Il s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs
vis-à-vis de la collectivité.

Art 12 - Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour la liberté de chacun et de tous. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble.

Art 17 - Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non
seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l’Union européenne. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en œuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.

Art 19 - Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le
produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et Xxe siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.

Art 21 - Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat. »

Bon. Eh bien maintenant, rentrez les couteaux et au charbon !

Pour avoir le texte complet :
http://www.rue89.com/files/20080421DeclaPS.pdf

Pas de pognon pour l’école publique, mais beaucoup de thunes pour les écoles cathos…

Quand le plan banlieue prévoit l'évangélisation des racailles

C’est une nouvelle qui pourrait bien rallumer la guerre scolaire. Le gouvernement déshabille l’école publique pour mieux aider l’école privée catholique à "évangéliser" les banlieues. Sitôt révélé par le site Mediapart, le projet d’un fonds spécifique destiné à encourager l’implantation de lycées privés catholiques dans les quartiers populaires a mis les laïques et les enseignants sur le pied de guerre.

Le projet fait tache alors que lycéens et professeurs se mobilisent contre la suppression à venir de plus de 11 000 postes d’enseignant dans le public, notamment dans les ZEP. D’autant qu’en principe l’aide publique attribuée aux écoles privées ne peut augmenter si celle accordée à l’école publique augmente, selon la règle coutumière des 80/20 (80 % au public et 20 % au privé).

Il est pourtant dans les cartons depuis le plan « Espoir banlieues », qui prévoit d’« encourager la contribution de l’enseignement privé à l’égalité des chances ». Et comme 80 à 90 % de l’enseignement privé est catholique, suivez mon regard… Le gouvernement voudrait voir « cinquante nouvelles classes » de ce type en banlieue. C’est officiel, l’« espoir en banlieue » s’appelle donc « espérance » et sera porté par le religieux. C’est confirmé, Nicolas Sarkozy préfère le curé à l’instituteur. Et puis, il en est persuadé : l’enseignement privé catholique civilisera « les racailles ». Emmanuelle Mignon, son cerveau catholique, l’un des auteurs du discours de Latran et des propos malheureux sur le « non-problème » des sectes, n’y est pas étrangère. Dès 2006, lors d’une convention de l’UMP, elle plaidait pour que les « familles de banlieue puissent bénéficier du savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée et école publique ».

Le gouvernement semble persuadé que la guerre scolaire est bien enterrée. « Nous sommes décomplexés », aurait dit Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, au nouveau patron de l’enseignement catholique, Éric de Labarre, venu réclamer qu’on lui « facilite la tâche ».

Le Vatican décomplexé. Les écoles privées catholiques cartonnent et rêvent de grandeur. L’an dernier, elles ont dû refuser 35 000 dossiers. La faute à l’« accommodement raisonnable » de Debré, qui a mis le ver dans le fruit en autorisant le financement des écoles privées sur fonds publics. En 1960, 11 millions de Français signaient une pétition contre. Ils avaient vu juste. Les écoles privées ont largement tiré profit de ce système leur permettant d’avoir le beurre et l’argent du beurre : des frais de scolarité élevés, un droit à la sélection et, en prime, le soutien de l’État. Ces aides permettraient un droit de regard, mais on pourrait très bien imposer ce droit de regard sans verser des fonds qui manquent cruellement au public. Surtout depuis l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au bac. Contrairement au privé, le public ne peut pas se permettre d’être trop sélectif. Si en prime on le prive de moyens, si on en diminue le nombre d’enseignants au lieu de diminuer le nombre d’élèves par classe, on empêche mathématiquement le maintien d’un certain niveau.

On condamne donc l’école publique à perdre toute attractivité au regard du privé. D’autant que les écoles privées catholiques sous contrat se gardent bien d’afficher trop ostensiblement leurs convictions religieuses. Du moins, jusqu’ici. Avec Benoît XVI, le Vatican aussi se décomplexe. Certains archevêques, comme celui d’Avignon, appellent depuis un moment les établissements privés catholiques à renoncer à la tolérance postmoderne pour retrouver le chemin d’une vraie éducation catholique. Les banlieusards vont déguster… Mais pas seulement eux. À terme, les écoles confessionnelles sélectives — principalement catholiques, mais aussi musulmanes — auront supplanté le public. Le lien social, la citoyenneté et, bien sûr, la laïcité en sortiront en lambeaux. Le gouvernement se trompe : la bataille pour l’enseignement public, qui est aussi celle pour le respect de la loi de 1905, peut reprendre à tout moment.

Caroline Fourest et Fiammetta Venner

Article paru dans Charlie Hebdo 16 avril 2008

Puteng! Encore 4 ans... PFFFUUUU...

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