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14.05.2008

Sabine L'agneau en tajine

Sabine

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit
Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.
Sous un bouquet de pins perché sur la falaise
Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,
Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.
Emportés par l’élan de leurs folles étreintes
Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles
Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.
Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.
Plus tard lorsque la vie les aura séparés
Ils se retrouveront… en voyant Cassiopée.


Sabine L'agneau en tajine

— L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche
Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,
Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir
Pour lui donner les forces d’où monte le désir.
Manger sous les étoiles est un plaisir subtil
Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.
Je te propose donc, pour Antoine et Sabine
Un plat oriental : de l’agneau en tajine.
Les tajines se font toujours à l’étouffée
Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.
Tu désosses au couteau une épaule d’agneau
Que tu vas découper en assez gros morceaux.
Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,
Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.
Tout en surveillant bien, mets dans une coupelle
Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,
Un zeste de citron, un peu de persil plat
Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.
Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,
Monte à ébullition et couvre avec méthode.
Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte
Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,
Une botte de feuilles de coriandre hachées,
Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,
Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça
Une grosse cuillère à café d’harissa,
Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique
Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !
Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt
Mais tu peux aisément, aussi, le préparer :
Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,
Du coriandre frais, des piments antillais,
Algériens, tunisiens, ou encor marocains,
Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.
Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.
Ton harissa est prêt et, « Ah, dis donc, Doudou ! »
Il y a là de quoi relever les ardeurs
Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !
Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,
Puis tu mets des olives noires dénoyautées.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes :
- l épaule d'agneau désossée, - 4 oignons émincés, - l kilo de carottes, - l botte de coriandre frais, - 6 branches de persil plat, - l bon morceau de gingembre frais râpé, - 3 gousses d'ail, - l cuillerée à café de poudre de cannelle, - l cuillerée à café d'harissa, - 3 hectos d'olives noires dénoyautées.

Les vins conseillés:
À plat puissant, vins généreux. Pour l'agneau en tajine, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du--Comtat, Beaumes-de-Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.
En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic--Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou, Corbières, Collioure.
En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

13.05.2008

La langue d'agneau aux figues

Josiane

Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,
Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.
Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer
Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,
Josiane m’attendait, une Noire avec elle.
J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé
Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent
Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,
Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.
Caressé, embrassé et violé sans ambages,
J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !


Josiane La langue d'agneau aux figues


— Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé
Pour un combat d’amour avec ces excitées !
Violé par deux souris… Tu réalises en somme
Le fantasme érotique que préfère les hommes !
Tous rêvent de subir les assauts sensuels,
Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,
Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,
De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”
Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,
Ta substance d’amour dût vite s’assécher…
Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes
Un repas remontant ou au moins du champagne ?
— Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue
Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.
C’est un plat délicat, venu du Sénégal
Et qui fait de tout homme un amant sans égal.
Tu prends deux langues par convive,
Tu les laves bien à l’eau vive,
Tu les mets dans de l’eau salée,
Avec poivre en grains et laurier,
Clous de girofle et céleri,
Une cuillerée de curry.
Pendant que ça mijote, une heure,
Tu fais revenir dans du beurre
Quelques figues bien mures coupées
Avec du gingembre râpé.
Cinq, six minutes, c’est assez,
Après quoi, tu vas déglacer
Au lait de coco : un verre
Plus le jus de deux citrons verts,
Deux cuillers du jus de cuisson
Des langues auquel, sans façon
Tu rajoutes un verre de rhum
Qui va sublimer les arômes.
Tu sors tes langues et tu les pèles,
Tu les tranches en fines lamelles
Oblongues comme des pétales.
Dans ta sauce tu les étales,
Tu couvres et fais cuire à feu doux
Car ton appareil doit réduire
Sans que ça attache surtout,
Quinze minutes vont suffire.
Rectifie le goût avec soin,
Rajoute du sel au besoin.
Dresse sur ton plat de service
En alternant figues et langues.
Ajoute quelques grains d’anis
Et de fines tranches de mangue.
Range le tout comme une fleur :
Pétales autour et sauce au cœur.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 6 langues d'agneau, - 3 douzaines de figues, - 1 rhizome de gingembre frais, - 1 mangue, - 1 côte de céleri, - 3 cuillerées à soupe de carry, - lait de coco, - 6 citrons (verts si pos-sible), - 1 verre de rhum agricole, - sel, - poivre en grains, - laurier, - graines d'anis.

Les vins conseillés:
Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aroma-tiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret.
En vins du Languedoc, les Saint-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières.
En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.
Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds: Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux.
En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes.
En vins de Provence, les Coteaux-va-rois.

12.05.2008

Margot La boumiane de tomates et d'aubergines

Margot

Margot roulait à bicyclette
Par des chemins de fruits dorés.
Dans le vent volait sa jupette
Sur de longues cuisses dorées.

Comme un champion du Tour de France
Moi, derrière, je salivais,
Fasciné par les abondances
Que par éclair je découvrais.

Percés au cœur par Cupidon
Devant son lascif abandon,
Gonflé d’amour j’ai eu l’honneur

De butiner cette orchidée.
Elle m’a donné du bonheur
Pour plus de mille éternités.


Margot La boumiane de tomates et d'aubergines

— Oh ! Victor ! Tu tirais la langue
Pour suivre ta jolie mousmée,
Tu pédalais comme une branque
Dans son sillage parfumé !
— Crois-moi, pour garder la cadence
Je n’avais pas besoin d’EPO,
J’étais fasciné par la danse
De ces jolis éclairs de peau.
Nous allions sur les bords du Rhône
Vers quelques nids d’amour discrets
Et dans ses grands yeux de Madone
J’ai découvert le Grand Secret,
Celui qui fait tourner le monde,
Celui qui peint les cœurs en bleu,
Qui fait sourire la Joconde,
Le seul vrai dieu, l’Amour, parbleu !
— Mais vivre d’amour et d’eau fraîche
Ça ne dure qu’un temps, pardi !
Quand Cupidon lance ses flèches,
Elles ouvrent aussi l’appétit !
Je te propose un plat champêtre,
Simple, léger, plein d’agréments,
Suffisant pour faire renaître
La fougue ardente des amants :
C’est la succulente Boumiane
Que vénèrent les Provençaux.
Prends quelques belles mérinjanes
Que tu coupes en gros morceaux.
Tu les saupoudres de sel gros
Afin qu’elles crachent leur eau.
Au bout d’une heure tu les rinces,
Les recoupes en portions plus minces,
Puis dans une large sartan
Tu les fais frire en ajoutant
Un grand verre d’huile d’olive
Et tu fais cuire à flamme vive.
Tu tournes régulièrement
Pour éviter l’attachement.
Dans une poêle séparée,
Tu cuis des tomates parées,
Les Marmande sont les plus sûres
Mais surtout il les faut bien mûres.
Tu ajoutes un bouquet garni,
Du sel, du poivre en harmonie,
Une cuiller de sucre en poudre
Pour l’acidité à résoudre.
Lorsque le jus aura réduit
Amalgame les deux produits
Dans la plus grande de tes poêles
Et laisse cuire encore un poil.
Avant de servir tu complètes
D’un peu de piment d’Espelette,
De trois gousses d’ail écrasées.
Ça se mange chaud ou glacé.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 6 aubergines (appelées en Provence merinjanes), - 12 tomates (Saint-Pierre, Marmande ou Russes ; évitez les in-sipides tomates trop belles pour être bonnes que l'on impose dans les grandes surfaces), - huile d'olive, - gros sel, - 1 beau bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 2 cuillerées à café de sucre en poudre, - 3 gousses d'ail, - 2 pointes de couteau de piment d'Espelette.

Les vins conseillés:

La boumiane est un plat de légumes qui s'accompagne idéa-lement avec des vins primeurs, des vins de soif, gouleyants, joyeux et sans chichis: Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Ro-chegude, Gaugeac, Saze.
Ventoux de Mormoiron, Caromb, Bédoin. Tricastin. Coteaux-du-Languedoc. Côtes-de-Provence.

11.05.2008

Ursula Le bœuf au paprika

Ursula

Ursula la Germaine avait grand appétit
De mâles vigoureux, qu’ils soient grands ou petits.
Jeannot, Bruno, Gaby goûtèrent à ses charmes
Et, tout gaillards qu’ils fussent, durent rendre les armes.

Aux fêtes de la bière, à Munich, en automne,
Les mœurs sont débridés et les femmes teutonnes
Epinglent les amants qui goûtent leurs peaux lisses
Dans une orgie de bruit, de bière et de saucisses.

Ursula convoqua deux autres walkyries
Et nos Pieds Nickelés, défendant la patrie,
Montèrent hardiment les fougueuses cavales,

Dépensant sans compter leur vaillance de mâles.
Au matin, portant haut leur vanité de coq,
Ils rentrèrent en France… avec des gonocoques !


Ursula Le bœuf au paprika

— Eh bien, vois-tu Victor, si tes Pieds Nickelés
Etaient sortis couverts pour mieux batifoler
Au lieu de pérorer comme des coqs minus
Ils auraient évité ces cadeaux de Vénus !
Mais qu’avaient-ils mangé pour être performants
Car les excès de bière n’aident pas les amants !
— A Munich il n’y a pas que choucroute et saucisses,
On trouve des plats hongrois qui sont de vrais délices.
Savoureux entre tous, le bœuf au paprika,
Particulièrement tonique bien que très délicat.
Coupe en portions du bœuf choisi dans la culotte,
Fais-le dorer à l’huile d’olive dans la cocotte,
À feu vif mais en tournant bien tous les morceaux
Pour qu’ils prennent couleurs recto comme verso.
Tu mets trois gousses d’ail, du coriandre en grains,
Deux feuilles de laurier, sel, poivre du moulin,
Trois grandes cuillerées à soupe de paprika.
Arrose bien tout ça d’un verre de muscat,
Rajoute de l’eau chaude, couvre et cuis vingt minutes.
Respire ces parfums s’échappant en volutes,
C’est déjà un plaisir sensuel pour le nez,
Ne sois pas impatient, ce n’est pas terminé.
Prépare six poivrons, trois rouges et trois verts,
Coupe-les en lamelles, mets-les dans ta braisière,
Rajoute trois oignons correctement hachés,
Cuis encor dix minutes, c’est le temps d’éplucher
Quelques pommes de terre, puis coupe-les en dés
Et mets-les dans ton plat, attention, sans tourner.
Tu rajoutes un peu d’eau, puis six belles tomates
Coupées en huit morceaux, saupoudrées d’aromates.
Tu vérifies que soit bien fermé ton faitout
Et finis la cuisson un quart d’heure à feu doux.
Ce plat revigorant, puissant quoique subtil
À de quoi relancer les ardeurs érectiles
D’un régiment entier de cosaques du Don,
De tes Pieds Nickelés, à plus forte raison !
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 1 kilo de bœuf dans la culotte, - 3 gousses d'ail, - 12 grains de coriandre, - 2 feuilles de laurier, - 3 cuillères à soupe bombées de paprika, - 3 poivrons rouges, - 3 poivrons verts, - 3 oignons hachés, - 6 pommes de terre, - 6 grosses tomates, - 1 verre de muscat (de Beaumes-de-Venise si possible), - sel, - poivre du moulin.

10.05.2008

Je pars à la cambrousse!

Je pars prendre mes quartiers d'été au fin fond de la cambrousse, dans les forêts du Gévaudan. Pendant quelques jours, le temps du changement de la ligne adsl,ce sera silence radio!
Mais, je vais vous mettre quelques recettes de bouffe!


Zelli

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège
Où la jolie Zelli cherche des champignons.
Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège
Et la belle apeurée perd le Septentrion.

Elle tourne, affolée et quitte le sentier ;
Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,
S’étale lourdement, en oublie son panier,
Ses appels au secours demeurent sans réponse.

Soudain elle se sent accrochée par le bras,
Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,
Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

Eclatant en sanglots elle va se blottir
Sur le poitrail velu de son rude sauveur
Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

La garbure ariégeoise

— Pour ton coupeur de bois embaumant la résine
Zelli eût plus d’attraits que la fée Mélusine !
Pour le remercier de sa protection
Elle lui a donné bien des satisfactions !
Mais pour Zelli aussi, perdue et paniquée
La force rassurante d’un homme baraqué
Etait un beau cadeau, un don de la nature
Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.
La belle a découvert au fond de la forêt
Que le brouillard sournois a parfois des attraits.
— Plus tard, dans la cabane de rondins équarris
Prosper et sa Zelli se sont aimés, ont ri,
Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,
Alors le bûcheron prépara la Garbure.
Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,
Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,
Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymans,
Joyeux et forts en gueule, tous solides amants.
Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois
Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.
Retire-z-en la graisse où tu feras blondir
Deux oignons émincés sans les faire roussir.
Au fond d’une cassole mets confits et oignons,
Puis deux litres d’eau froide, monte à ébulition,
Quand ça bout tu rajoutes un choux coupé en quatre
Dont tu retires les feuilles dures, jauneâtres.
Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.
Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,
Tu rapes deux hectos de tomme de Bethmale,
Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.
Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,
Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,
Le confit désossé coupé en filets minces,
Le fromage râpé de nos belles provinces,
Et puis tu recommences jusques à demi pot,
Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,
Tu saupoudres au dessus le reste du fromage
Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 6 cuisses de confit de canard ou 4 cuisses de confit d'oie, - 3 oignons grossièrement hachés, - 1 chou vert coupé en qua-tre, - 12 tranches de pain complet rassis, - 4 hectos de tomme de Bethmale vieille (à défaut du Cantal vieux), - sel, - poivre du moulin, - eau.

Les vins conseillés:
La garbure est un plat puissant et très solide au corps. Il faut donc des vins à la hauteur.
En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Lirac, Vacqueyras, Cornas, Hermitage, Crozes-Hermitage, Saint-Jo-seph, Côte-Rôtie.
On peut également l'accorder avec bonheur à de vieilles bou-teilles de Cairanne, Visan, Séguret, Valréas, Gallician.
En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Fau-gères, Fitou, Collioure, Maury.
En vins de Provence: Bandol, Palette, Pierrefeu, Puyloubier, Cabasse, La Cadière-d'azur, vins de Bellet.

09.05.2008

Sarko chez moi... J'ai honte

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Eh! Vous avez vu le poing fermé qui arrive?

08.05.2008

ALPHABET DE LA ZONE OCCUPEE

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Tiendra-t-on encore 4 ans??!!


LA NATION............................. A.B.C
LA REPUBLIQUE......................D.C.D
LA GLOIRE............................. F.A.C
LES PLACES FORTES.............. O.Q.P
LES PROVINCES..................... C.D
LE PEUPLE............................. E.B.T
LES LOIS.............................. L.U.D
LA JUSTICE.......................... H.T
LA LIBERTE.......................... F.M.R
LES PRIX DES DENREES...... L.V

MAIS L'ESPOIR.................. R.S.T

C'est un Tract de la résistance que m'a passé mon ami Vermeulen


http://www.dailymotion.com/video/x1wrmm_la-resistance-liv...

07.05.2008

Enfin il apporte l'opulence!

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1,1% + 0,8% = 1,9% à ôter de 3,2 % d'inflation = le pouvoir d'achat vu par Ubu-Sarko!

Vous l'avez voulu?
Vous l'avez...

Ouf ! Je peux réapparaitre…

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Il est venu chez moi, sur mon terrain !

Mais il en est vite reparti…

Il a libéré le territoire.

J’étais parti fissa me planquer dans mon terrier.

Pas une oreille qui dépassait.

Des fois que ses chiens de garde me mette leur patte sale sur le râble…

Ça y est, je peux sortir…

Mais y a quand même de drôles d’effluves au village.

Tout le monde tousse.

Il nous aurait refilé une épidémie de sarkozite que ça m’étonnerais pas.

Tè, je vais me désinfecter les intérieurs au Côtes-du-Rhône…

A la vôtre, A la nôtre…

06.05.2008

Ami Glandeur, mon frère !

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Ah ! Cette bluette chantée par Michel Simon, sur des paroles de Serge Gainsbourg ! Quel bonheur !


D'avoir vécu le cul
Dans l'herbe tendre
Et d'avoir su m'étendre
Quand j'étais amoureux

J'aurais vécu obscur
Et sans esclandre
En gardant le cœur tendre
Le long des jours heureux

Pour faire des vieux os
Faut y aller mollo
Pas abuser de rien pour aller loin

Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu

Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu.


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