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31/07/2008

Cette grosse salope d'Edvige

Parmi les sarko-saloperies de l’été, il y en a une bien grasse, c’est le fichier baptisé du doux nom d’Edvige !

Sans aucun débat public, ce fichier commun aux Renseignements Généraux et à la DST désormais réunies au sein d’une même agence de renseignements — la Direction centrale de la sécurité publique —, vient d’être « légalisé » par décret. « Légaliser » est un bien grand terme puisque le recensement de la plupart des informations nominatives qui figureront dans ce fichier est formellement interdite par la loi Informatique et Libertés, sauf... si « la sureté de l’État » est en jeu. Il inclura, en effet, des renseignements identitaires non seulement sur les « suspects » susceptibles de « troubler l’ordre public », mais aussi toutes les notes propres au travail de renseignement comme les opinions politiques, religieuses, la sexualité, les origines ethniques, les appartenances syndicales et associatives. Les personnes mineures ne seront pas épargnées non plus puisque Edvige ciblera également les jeunes à partir de 13 ans.

On peut se demander aujourd’hui si l’état fait encore une quelconque différence entre « suspect » et « délinquant », entre « capable du fait » et « condamné ». Et si l’atteinte hypothétique à la « sûreté de l’État » – incluant des actes tels que aider les enfants de sans-papiers, se rebeller contre une autorité policière excessive, ou ne pas vouloir d’OGM dans son assiette – peut, dans une démocratie, servir de prétexte à la constitution d’un tel fichier. Il n’est pas sans rappeler les fiches du ministre Fouché qui comportait renseignements, dénonciations et calomnies sur tout individu suspecté de ne pas être un bon sujet de l’Empire.

On doit constater l’impuissance de la CNIL à empêcher la constitution d’Edvige. Elle est largement due aux modifications de la loi Informatique et Libertés avalisées par son rapporteur et Président Alex Turk et à sa dépendance financière aux deniers de l’Etat. Ils dénoncent également l’absence de réaction du Conseil d’Etat, qui a forcément été consulté sur un tel texte.

La seule attitude démocratique consiste à s’opposer massivement à ce fichage abusif et dangereux, qui nie à une certaine catégorie de personnes tout droit, en particulier à la vie privée. Les personnes, délinquantes avérées ou potentielles et les militants contestataires, tout comme les criminels et les terroristes, sont des êtres humains auxquels sont dus les droits fondamentaux garantis à tous par la Constitution et les Déclarations des Droits de l’Homme.

Vous n’êtes pas enthousiaste ? Alors dites-le sur
http://nonaedvige.ras.eu.org/

30/07/2008

Sarko, achève-les puisque tu y es!

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Merci à Laurent

Pour résoudre le problème de la vieillesse galopante (salauds de vieux!), il existe, je pense, une commission qui a retenu une mesure ayant fait ses preuves dans les régions tropicales, « la montée au cocotier ».

Chaque année, comme il y avait avant le "passage au conseil", on déterminera une classe d’age (65 ans, l’age de la retraite pour le commun des cons, me semble opportun). Les gens de cette « classe » seront convoqués sur le stade de la ville où auront été plantés quelques mats de cocagne. Les impétrants devront grimper en haut du mat. Lorsqu’ils auront atteint une hauteur, disons de cinq à six mètres, des membres de la « commission de contrôle des vieux », secouront fortement le pied du mat.

Résultat : ceux qui résistent gagnent le droit de vivre un an de plus, jusqu’à la prochaine session de « Passage au cocotier ».

Ceux qui tombent… Ben ils libèrent le territoire.

C’est-y pas une bonne idée ça ? Eh ! Sarko, tu devrais me prendre comme conseiller spécial !

29/07/2008

Epître selon Saint-Benoit

La Sagesse de Dieu :
Lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder
deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.

Par exemple il rendit :
- Les Suisses précis et pacifistes,
- Les Anglais flegmatiques et ironiques
- Les Japonais travailleurs et réalistes
- Les Italiens joyeux et humanistes

Quant aux français, il dit :
« Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkosistes. »

Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu : « Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois.
Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ? »

Le Seigneur répondit : « En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.

64d7ba821cdef2f9f0f4d0d60eb7d8f6.jpgCe qui veut dire que :
- si un Français est sarkosiste et honnête, il ne sera pas intelligent,
- s'il est sarkosiste et intelligent, il ne sera pas honnête,
- s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être sarkosiste."

28/07/2008

Les méfaits estivaux des sarko-trafiquants.

Vous l’avez entendu, la révérente mère Boutin ? Non ? C’est les vacances ? Ah bon ! D’accord, mais bientôt faudra rentrer et affronter les conséquences des sarkonneries de l’été.

Celle de Boutin, c’est la mise au rencard de la loi imposant 20% de logements sociaux dans toute ville de plus de 3500 habitants.

Celle de Maurin, c’est le ravalement des forces militaires (n’oublions pas « si vis pacem, para bellum ! ») au niveau de celles de la Suisse.

Celle de Bertrand, c’est toute liberté laissé aux patrons de fixer le temps de travail qui sera amené à 48 h sans augmentation de salaire. Quant aux cadres – électeurs de Sarko pour la plupârt -, leurs RTT vont devenir « Remets-Toi au Turbin ».

Celles de Sarko – en fait instigateur de toutes les autres :
- c’est d’avoir débauché, avec des méthodes de margoulin, des parlementaires réticents à sa volonté d’hégémonie monarchique our faire vôter son simulacre de réforme constitutionnelle,
- c’est se foutre à plat ventre devant les Chinetoques pour vendre quelques bouts de fer qui volent, qui explosent ou qui roulent ;
- c’est s’asseoir sur les Droits de l’Homme en faisant des pipes visqueuses aux dictateurs les plus sanglants ;
- etc., etc.
Et l’été ne fait que commencer, le mois d’août promet bien des « avancées » sociales sarkoziennes.

7c6c9f3097f9d6627e2dbadcf1f9cce0.jpged67f389121905bfca00c65c99817349.jpgTè ! Il fait beau, 14° et grand soleil, je vais taquiner le cèpe d’été, le succulent « boletus erythropus » et, si j’ai de la chance, la merveilleuse « Cantharellus cibarius » !

27/07/2008

Homme à poils !

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Mouais... Michel Benoit m'envoie cette image, merde, ça m'inspire moins qu'une femme à poils...

FEMME A POIL !

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Rien n’est plus émouvant,
Rien n’est plus excitant
Rien n’est plus envoûtant
Qu’une bell’ femme à poil

Sachez mesdemoiselles
Que pour le sensuel
Que pour le sexuel
Il faut avoir du poil !

Touffe noire
Ciboire
Touffe blonde
Profonde
Touffe rousse
Qui mousse

Ecrin doux et soyeux
Du temple du désir
Toboggan broussailleux
Vers la grotte à plaisir
Le poil, le poil, le poil, le poiiiil

Plaisirs et fantasmes d'été

Charlotte

Lorsque l’air surchauffé tremble au soleil lion
Qui calcine la plaine au feu de ses rayons,
En émergeant de l’ombre, Charlotte vient au puits
Et plonge son amphore dans l’eau fraîche qui luit.

Cambrée, les bras au ciel, elle ôte sa chemise
D’un geste coutumier mais d’une grâce exquise.
Voluptueusement elle fait couler l’eau
Qui caresse ses seins, et ses reins, et son dos.

Pâmée, les yeux mi-clos, secouant sa crinière
Elle crée une aura de perles de lumière.
Arquée comme une harpe, elle s’offre à Phoebus.

Tapi dans un fourré, mon cœur, mes sens s’enflamment,
Fascinés de désir pour la fleur de lotus
Qui orne la vallée qui fait d’elle une femme.


La lotte au safran

— Au lieu de te planquer pour mater la Charlotte
Pourquoi pas l’inviter, Victor ? C’était plus franc !
Ce qu’il te fallait faire, c’est une queue de lotte
Que tu lui cuisinais à l’ail et au safran.
Pour séduire Charlotte en un repas intime
Il faut, évidemment, lui faire un peu de frime.
Sur le bord de son puits, pose un bouquet de fleurs !
Chante-lui une aubade ! Montre-toi enjôleur !
Mets-toi à ses genoux ! Mieux encor, fais-la rire,
C’est souvent le moyen le plus sûr pour séduire.
— Oh ! Lâche-moi la grappe, car pour le baratin
J’en remontrerais même à un Napolitain !
Dis-moi plutôt comment je fais cette baudroie,
C’est le nom de la lotte, ici, dans nos endroits.
— Prends une queue de lotte d’une livre et demi
Faut être généreux, fais pas d’économies.
Demande au poissonnier d’enlever l’os central,
Il n’y a pas d’arêtes dans ce drôle d’animal.
Au mortier tu écrases un ail et du persil
Quelques grains de cumin, du safran en pistils
Allonge l’appareil d’un peu d’huile d’olive
C’est la plus parfumée et la plus digestive.
Tu en mets à chauffer aussi dans ta cocotte.
Sur ton plan de travail, étends tes demi lottes,
Tu garnis l’intérieur de ta préparation,
Sales légèrement, reformes le poisson
Enfin, avec du fil, tu le brides serré
Tu le mets en cocotte et tu le fais dorer.
Puis tu baisses le feu et fais cuire à feu doux,
Tu le tournes et surveilles, vingt-cinq minutes en tout.
Puis tu réserves au chaud sur le plat de service.
Déglace ta cocotte au Beaumes-de-Venise
Rajoute du safran en pistils ou en poudre
Puis un jet de Cognac, mais pas un dé à coudre,
Un peu de crème fraîche pour donner du liant
Tu nappes ton poisson et sers ce plat friand.
Tu verras pétiller dans les yeux de ta belle
Des promesses de joie, d’amour et de dentelles.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 3 queues de lotte d'une livre et demi chacune, - 3 gousses d'ail, - 1 bouquet de persil plat, - 1 cuillerée à café de cumin en poudre, - 12 pistils de safran, - 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive, - 3 cuillerées à dessert de fleur de sel de Camargue, - 1 petit pot de crème fraîche, - 1 verre de Beaumes-de-Venise, - 1 verre de Cognac.

Les vins conseillés:
Ce plat de poisson à la saveur puissante s'accommode parfai-tement de vins blancs ayant du caractère: Côtes-du-Rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Châteauneuf--du-Pape.
Coteaux-du-Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette-de-Bellegarde.
Côtes-de-Provence de Palette, Coteaux-varois de Salernes, Saint-Maximin, Bellet.
Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du -Rhône d'Estézargues, Côteaux-d'Avignon, Chusclan, Roche-gude, Saint-Maurice-sur-Aygues, Sablet. Costières-de-Nîmes. Coteaux-du-Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Coteaux-varois de Tour-ves, Barjols, Nans-les-Pins.



26/07/2008

Pendant les vacances, les embrouilles continuent

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Merci à sarkozix.canalblog.com

25/07/2008

Cavanna, sort de ta naphtaline, merde !

a267071b63207d524226aea2bb1a5efd.jpgJ'ai acheté hier, avec un jour de retard, ce qui sera probablement mon dernier Charlie Hebdo...

Je l’achetais chez un marchand de journaux, considérant cela comme un acte militant, faisant d’ailleurs des émules et amenant régulièrement de nouveau lecteurs. Je ne peux donc pas me désabonner, mais l’esprit est le même.
Charlie-Hebdo, NOTRE JOURNAL, car un journal appartient tout autant à ceux qui font l’effort de sortir leur pognon pour l’acheter qu’à ses actionnaires. Au fait QUI SONT ACTUELLEMENT LES ACTIONNAIRES qui tiennent le journal ?

Je croyais, j'attendais un mot, un coup de gueule de François, du Grand François Cavanna, fondateur et gardien du temple. Mais rien, que dalle... Si même lui se couche, c'est à désespérer. François mort, non pas physiquement, heureusement, mais dans ses écrits… François qui nous fait chier avec ses histoires de pêches alors qu’on attend avec angoisse son flamboyant coup de gueule prenant la défense du dernier Anar du journal !

Rien. C’est désespérant…

S’il y en a un à virer, c’est Val, le pote à Sarko, ce donneur de leçon devenu insupportable, ayant autant d’humour qu’un gardien de la paix à un carrefour…

Siné, il dit parfois des conneries, mais il les dit avec verve, humour et culot ! Sans vergogne ni retenue, c’est ce qui était la marque de C.H. première mouture, pas ce journal que je continuais d’acheter par habitude et militantisme, mais dont je ne lisais plus que Maurice et Patapon, Cavanna bien sûr et Wolinski.

François, ne laisse pas crever ton journal, notre journal, bordel de merde. Sort de ta naphtaline !

Un pas de géant pour le solaire

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Par Denis Delbecq

Les cellules solaires, ça marche depuis les années soixante. Mais en raison de leur faible rendement et de leur prix de revient, franchir le seuil de compétitivité revient à gravir une montagne infranchissable. L’américain Nanosolar avait ouvert une voie en fabricant des cellules cent fois plus minces. Des chercheurs du Massachusetts Institute of technology ont choisi une autre approche en transformant n’importe quel panneau de verre en concentrateur…

Il n’est pas si courant de voir des travaux très technologiques à l’honneur dans la revue Science. Mais les travaux de Marc Baldo et de son équipe ont pourtant été publié par la revue, à peine plus de trois mois après la soumission de l’article. Une célérité rare qui confirme l’intérêt de ces recherches.

Le panneau solaire vu par Baldo et son équipe est pour l’essentiel une plaque de verre. Sur la majeure partie, un revêtement “maison” capte le rayonnement solaire, le réémet à une longueur d’onde plus élevée tout en le piégeant et en le guidant. 80% de l’énergie solaire atteint alors le pourtour de la vitre, où sont placées des cellules solaires optimisées pour ce rayonnement. L’efficacité est spectaculaire puisqu’à surface active égale, les cellules photovoltaïques produisent cent fois plus d’électricité que dans des panneaux ordinaire. De plus, en empilant des couches aux propriétés différentes, on peut imaginer de fabriquer des panneaux dotés de cellules optimisées pour chaque type de fréquence lumineuse et doubler encore le rendement final. Aujourd’hui, la taille des vitrages est encore limitée à quelques centaines de centimètres carrés.

Selon Baldo, le revêtement du vitrage n’est pas onéreux et supporte aisément des irrégularités de surface. Le revêtement est une encre organique qui se dépose par un procédé d’imprimerie sur un verre très ordinaire. De cette manière, n’importe quelle vitrage peut être conçu de manière à laisser passer 10% de la lumière, et convertir le reste en électricité. De quoi transformer les façades d’immeubles en centrales solaires !

Et ce n’est pas tout, car le procédé imaginé et testé au MIT peut aussi améliorer le fonctionnement des panneaux solaires traditionnels, en doublant leur efficacité, ont vérifié les chercheurs. Ils estiment que leur procédé pourrait être commercialisé en seulement trois ans. Reste à régler le procédé sur des grandes surfaces. Baldo et ses collègues ont déjà créé la startup qui s’en chargera. Tandis que le prix de l’énergie grimpe en flèche, la montagne de la compétitivité du solaire pourrait rapidement être franchie.

http://mondedurable.science-et-vie.com/2008/07/un-pas-de-geant-pour-le-solaire/

Le caniche enragé du Medef bouffe les cadres

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Merci à bigoufakes

Eh! Les cadres, que je sache, vous avez bien voté Sarko? Non? Allons, allons, bien sûr que si, à 80%

Il vous le met dans le cul sans vaseline? Fallait y penser avant!

Vous l'avez voulu? Vous l'avez...

24/07/2008

GIROLLES !

Hier j’ai mis mes grosses grôles
Oublié la bagnole
Et autres fariboles
Pour aller aux GIROLLES !d973b7b2aef35d4b3f4130bb086a8d28.jpg
J’ai sauté des rigoles
Parmi les herbes folles
J’ai vu des lucioles
Des petites bestioles
Qui rampent et qui volent
Dans les airs, sur le sol.
Et alors, ma parole
Entre fayards et saules
J’ai trouvé mon pactole,
J’ai pas dit mon pétrole !
Je suis trop mariolle
Pour faire des idoles
Du sans-plomb, du gazole.
Je préfère mes guiboles
Qui font la farandole,
Avec ma belle Nicole,6ed2ddc11febf6b8a4ebf82d4ac34618.jpg
Amoureuse et frivole,
Dont le doux entresol
Pousse à la gaudriole.
Zou ! Sors les casseroles
Sers-moi un coup de gnole
Et, c’est bon et c’est drole :
Dégustons les GIROLLES !




Tentez votre chance: travaillez, vivez au Tricastin!

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A chaque jour son "incident" sur le site nucléaire du Tricastin. Mais rassurez-vous, dormez bien bonne gens, il n'y a pas de danger!

Ce qui se passe sur ce site doit de passer sur TOUS les autres sites! Il n'y a jamais eu d'études de santé autour des centrales. En Allemagne, une étude récente montre que le nombre de leucémie infantile augmente de 50% autour des centrales! Mais rassurez-vous, c'est pas en France qu'on verrait ça!

Inactifs aujourd'hui, radioactifs demain!

23/07/2008

Propos lumineux d'un Etazunien lucide

JOSEPH E. STIGLITZ
La fin du néolibéralisme

Le monde n'est pas tendre envers le néolibéralisme, ce fourre-tout d'idées basées sur la notion fondamentaliste que les marchés sont autocorrecteurs, qu'ils distribuent efficacement les ressources et servent l'intérêt général. C'est le fondamentalisme de marché qui a soutenu le thatchérisme, la « reaganomique » et le « consensus de Washington » favorables aux privatisations, à la libéralisation économique et à des banques centrales indépendantes préoccupées uniquement par l'inflation.

Après un quart de siècle d'expérimentations parmi les pays en développement, les perdants apparaissent clairement : non seulement ceux qui ont adopté une politique néolibérale ont perdu la course à la croissance, mais quand il y a eu croissance, elle a bénéficié de manière disproportionnée aux plus riches.

Même si les néolibéraux se refusent à l'admettre, leur idéologie a échoué aussi à l'égard d'un autre critère, celui de l'allocation des ressources, comme à la fin des années 1990 avec les investissements consacrés à la fibre optique. Cette erreur a eu au moins un avantage inattendu : le coût des communications a baissé et l'Inde et la Chine se sont intégrées plus avant dans l'économie mondiale.

Mais aucune retombée positive n'a accompagné la mauvaise allocation à grande échelle des ressources au niveau de l'immobilier. Les maisons neuves appartenant à des familles qui n'avaient pas les moyens de les payer sont tombées en ruine et des millions de personnes se sont retrouvées à la rue. Dans certains cas, le gouvernement à dû intervenir pour sauver ce qui pouvait l'être et, quand il ne l'a pas fait, les dégâts se sont étendus. Certes, l'investissement excessif dans l'immobilier a été porteur de bénéfices à court terme : quelques Américains sont devenus propriétaires de maisons bien plus grandes que cela n'aurait été possible autrement. Mais à quel coût pour eux-mêmes et pour l'économie mondiale ? Avec leur maison, des millions de gens vont perdre les économies de toute une vie. Et les saisies dans l'immobilier ont entraîné un ralentissement mondial de l'activité. Il y a consensus quant aux prévisions : le ralentissement sera général et de longue durée.

De même, les marchés ne nous ont pas préparés à la hausse du prix du pétrole et de l'alimentation. Le problème de fond est que la rhétorique du marché est brandie de manière sélective : elle est revendiquée quand elle sert des intérêts particuliers et rejetée quand ce n'est pas le cas.

L'un des rares éléments que l'on peut mettre au crédit de George W. Bush est d'avoir réduit le fossé entre la rhétorique et la réalité, et cela comparé à Ronald Reagan qui, malgré tous ses discours en faveur de la liberté des marchés, avait imposé en toute liberté des restrictions commerciales, notamment la fameuse limitation « volontaire » à l'exportation des voitures japonaises.

La politique de George Bush a été pire, mais son outrecuidance à servir ouvertement le complexe militaro-industriel américain est bien plus apparente. L'administration Bush a pris une seule fois une mesure en faveur de l'environnement ; c'était avec les subventions en faveur de l'éthanol, dont l'intérêt écologique est douteux.

Ce mélange de rhétorique en faveur de l'ouverture des marchés et d'intervention gouvernementale a été particulièrement nuisible aux pays en développement. On leur a dit de ne plus intervenir dans l'agriculture, ce qui revenait à mettre en danger leurs paysans face à la concurrence irrésistible des Etats-Unis et de l'Europe. Leurs agriculteurs auraient peut-être pu concurrencer ceux du Nord, mais ils ne pouvaient concurrencer leurs subventions. Aussi les pays en développement ont-ils moins investi dans l'agriculture, et le fossé alimentaire s'est élargi.

Autrement dit, dans un monde d'abondance, des millions de gens dans les pays en développement ne peuvent toujours pas bénéficier du minimum nutritionnel. Dans beaucoup de ces pays, l'augmentation du coût de l'alimentation et de l'énergie aura des effets désastreux pour les plus démunis, car ces deux postes représentent une grande partie de leur dépense.

La colère dans le monde est palpable. Il n'est pas étonnant que les spéculateurs soient les premiers visés. Ils rétorquent qu'ils ne sont pas la cause du problème : « Nous sommes simplement à la recherche du juste prix. » Ce qui veut dire qu'ils ont découvert que l'offre est insuffisante.

Mais leur réponse manque de franchise. S'ils s'attendent à une hausse des prix et à une volatilité du marché, des centaines de millions d'agriculteurs vont prendre des précautions. Ils gagneront davantage s'ils font des stocks qu'ils écouleront plus tard. S'ils n'agissent pas ainsi, ils ne pourront pas se rattraper l'année prochaine si la récolte est moins abondante. Quelques grains retirés du marché par des centaines de millions d'agriculteurs un peu partout sur la planète finissent par représenter une quantité appréciable.

Les défenseurs du fondamentalisme de marché veulent faire porter la responsabilité de l'échec du marché, non à l'économie de marché mais au gouvernement. Un haut responsable chinois aurait déclaré que le problème tenait à ce que, face à la crise de l'immobilier, le gouvernement américain n'a pas fait assez pour venir en aide aux populations les moins fortunées. Je suis d'accord avec lui, mais cela ne change pas la réalité : les banques américaines ont mal géré les risques, et cela à une échelle colossale, avec des conséquences mondiales, tandis que les dirigeants de ces institutions sont partis avec des milliards de dollars d'indemnité.

Il y a aujourd'hui découplage total entre les bénéfices sociaux et les intérêts privés. S'ils ne sont pas soigneusement couplés, l'économie de marché ne peut fonctionner de manière satisfaisante.

Le fondamentalisme néolibéral est une doctrine politique au service d'intérêts privés, il ne repose pas sur une théorie économique. Il est maintenant évident qu'il ne repose pas non plus sur une expérience historique. Cette leçon est le seul bénéfice à tirer de la menace qui pèse sur l'économie mondiale.

JOSEPH E. STIGLITZ, prix Nobel d'économie 2001, est professeur à l'université Columbia (New York).

Idylle nauséabonde

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Merci à Tropicalboy

22/07/2008

Meffi ! A Genève, réunion de l’O.M.C. (Organisation des Magouilles des Crapules)

On nous gonfle les aliboffis avec la mère Bettencourt, on nous les cruxifie avec la brillante « victoire » des faux-cul du parlement sur la « réforme » constitutionnelle, mais pendant ce temps, rien, ou pratiquement rien sur ces obscures négociations qui se pasent, depuis hier, à Genève, je veux parler des magouilles de l’O.M.C. –Organisation des Magouilles des Crapules je crois que ça veut dire…, ou un truc comme ça.

En fait il s’agit d’un machin sous domination étazunienne, même si elle est dirigée par un « socialiste » français, Laly le mal nommé. Ce machin a pour finalité de casser toutes les barrières qui empêchent les multinationales de s’engraisser en faisant suer les esclaves des pays en « voie de développement » (doux euphémisme pour parler des crève-la-faim). C’est ainsi que les cultures vivrières africaines ont été saccagées par l’arrivée à prix cassé de produits agricoles (riz, blé, lait en poudre, viande, volailles, tous les surplus bas de gamme, invendables sur les marchés des « pays riches ») largement subventionnés en Europe et, encore plus, aux Etats-Unis.

Ces négociations, censées aboutir en 2004, visent à trouver un accord, justement, sur la réduction des subventions accordées par les pays riches à leurs agricultures. En contrepartie, les pays développés demandent aux pays du Sud, parmi lesquels la Chine, l'Inde et le Brésil, d'ouvrir davantage leurs frontières à leurs biens manufacturés. Mais ces deux points font toujours débat, le Nord estimant en avoir fait assez en matière de baisse des subventions, le Sud en réclamant toujours davantage avant toute concession sur l'ouverture de ses marchés.

En jeu: les modalités des négociations, autrement dit les pourcentages précis de baisse des droits de douane sur les produits agricoles et industriels et de diminution des subventions agricoles.

Mais les chances de « succès » semblent minces. Récemment, les Etats-Unis ont envoyé un signal négatif aux pays du Sud en votant une loi accordant une enveloppe de 290 milliards de dollars aux agriculteurs. En Amérique latine, les pays du Mercosur ont d'ores et déjà qualifié les derniers textes de l'OMC "d'insuffisants et d'imprécis". Le ministre des Affaires étrangères du Brésil, Celso Amorim a dénoncé le "mythe" selon lequel les pays riches auraient déjà fait assez de concessions en terme de diminution des subventions et que ceux-ci n'attendraient plus que le bon vouloir des pays du sud sur l'ouverture de leurs marchés aux produits industriels occidentaux pour trouver un terrain d'entente. Et de se dire prêt à attendre trois ou quatre années supplémentaires afin d'obtenir un meilleur accord que celui qui est actuellement sur la table des négociations.

Eh ! En fait, les pays du nord vont mettre en place de nouvelles gondoles et les pays du sud vont se passer les poubelles pour récupérer les invendus. On va embaucher des fonctionnaires (à l’OMC) pour compter les points et des esclaves pour pousser les caddies.

Affaire à suivre de près.




Grâce (à cause de...) LANG(ue) de pute

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Merci à Bellenger

21/07/2008

Ganelon-"Djack" Lang fait passer la droite!

On savait que c'était un faux-cul, mais là, il a fait fort. A cause de SA voix, les conneries de Sarko faisant de lui, un peu plus le roi, ont gagné.

Eh! Djack, tu peux encore te regarder dans la glace?

Tu vas pouvoir aller à la soupe maintenant, les sarko-trafiquants te doivent une fière chandelle.

Fout-toi là dans l'oignon... Ganelon.

Corsica bella!

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Ah ! La Scala di Santa Regina, quel lieu sauvage entre tous ! Vous ne connaissez pas ? C’est en Corse évidemment. Ça veut dire l’Escalier de la Sainte Reine. Un passage étroit creusé par le fleuve Golo à travers une montagne aride, sauvage, avec une pauvre végétation rabougrie et plaintive essayant de subsister parmi les escarpements verticaux. C’est la splendeur de la roche rongée par l’opiniâtreté de l’eau, clivée et emportée par les glaces millénaires, avec cet émiettement, cette grandeur dévorée, cette immensité de trous et d’escarpements, cette ruine fondamentale qu’est la montagne. De gigantesques falaises de pierres couleur de sang tombent par des à-pic vertigineux vers les cascades du torrent qui gronde et écume de colère entre les parois resserrées. C’est un endroit qui glace de terreur les plus courageux quant la tempête se déchaîne, que les éclairs strient la gorge de lueurs blêmes et que l’énorme fracas du tonnerre explose et roule entre les murailles de rocs tandis que toute l’eau du ciel s’abat en cataractes. La légende dit d’ailleurs que le diable les habite parfois...

Vous connaissez cette vieille légende corse ?
Non ?

Bon. Je vais essayer de vous la raconter.

Il y a bien longtemps, dit la légende, le haut pays n’était pas comme ça. On pouvait y vivre, y travailler. Un jour, Saint-Martin — un grand brun, costaud, avec une épaisse moustache noire — qui était en train de labourer dans la basse vallée du Golo, se trouve face à face avec le Diable ! Oui ! Le Diable ! Une grande forme noire, velue, avec des pieds de bouc, une queue de dragon, des cornes longues d’une coudée, des yeux de sang, des narines fumantes et la bave à la gueule. Tout autre que Saint-Martin serait mort de peur, mais celui-là était un solide. Il se querelle avec le Diable qui lui reprochait de ne pas tirer ses sillons droits ! « Vade retro, Satanas ! » lui dit-il (forcément ! ‘est comme ça qu’on dit toujours quand on voit le diable !) en brandissant sur lui sa charrue en forme de croix. Mais il en faut plus pour effrayer le Diable ! Il attrape la charrue du pauvre Saint-Martin et, d’une formidable poussée, la lance vers le haut de la vallée du Golo. Aussitôt, c’est un cataclysme terrible. La terre gronde, tremble et s’ouvre. La montagne se fend en masses croulantes, éclate en blocs pulvérulents dans des exhalaisons de soufre. Des rochers énormes, des pyramides de granit, projetés par des forces fantastiques s’amoncellent en un infernal chaos minéral tandis que s’ouvrent des gouffres livides. Le fleuve — au débit multiplié par mille — bondit furieusement parmi les accumulations de roches, détruisant tout sur son passage. Le ciel, soudainement obscurci, se zèbre de fantastiques éclairs dans un grondement d’apocalypse. La férocité des vents pulvérise toute vie végétale.

Saint-Martin, malgré son épouvante, se jette à genoux et prie avec ferveur la Sainte Vierge. Aussitôt, les falaises de granit s’ordonnent de façon à contenir le terrible fleuve et à ouvrir un passage vers les hautes terres jusque là enclavées du Niolo. Puis tout se calme et, sous un soleil neuf, une aube cristalline de paix cosmique retrouvée marque le triomphe du Bien sur le Mal.

Le saint donna alors à ce passage le nom de Scala di Santa Regina : l’escalier de la Sainte Reine !

Vous n’y croyez pas ? Moi non plus, mais c’est joli, alors c’est pareil !

11:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

Pétition de soutien flibustier à Siné après son odieuse expulsion de Charlie Hebdo

Mis en pétard depuis belle lurette par la magnifique virulence des papiers et des dessins tordboyautants du légendaire anarchiste Siné dans « Charlie Hebdo », qui cadraient de moins en moins avec la nouvelle orientation humaniste-droitiste gélatineuse du canard, l’infâme rédac-chef du journal Philippe Val a donc enfin réussi à jeter à la mer son encombrant collaborateur. Taxant grotesquement le pionnier de l’anti-racisme radical Siné d’ « antisémitisme », Val a crapoteusement lourdé ce dimanche 13 juillet l’auteur de Siné Massacre , Pourquoi tant de haine ?, Ma vie, mon œuvre, mon cul ! et de tant d’autres points d’orgue de la subversion pimentée la plus poilante.

Il n’y aura dès lors plus guère de raison d’acheter Charlie Hebdo. Et les bons potes de Siné à la rédaction ayant contresigné la lettre d’éviction pour de lâches raisons de survie auront bien du mal à se regarder encore dans un miroir.

Dans les semaines qui viennent, nous allons voir avec délectation (car faut continuer à rigoler) comment les nauséeuses mesures d’élimination de l'irréductible mécréant par Val et consorts vont leur retomber sur la gueule (tornades de lettres de lecteurs écoeurés, campagnes de désabonnement, boycottage loufoque des conférences charlyesques, catapultage d’obus crémeux).

Les Belges soutiennent Siné. Qui osera encore dire des conneries sur les Belges, les « meilleurs des Gaulois » disait César !


Pour signer la pétition:

http://www.gloupgloup.be/