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13.08.2008
Tricastin : inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !
(document Le Monde)
Les incidents du mois de juillet ont permis de dénoncer l’opacité qui règne depuis toujours sur la filière nucléaire. Didier Champion, directeur de l’environnement et de l’intervention à l’IRSN n’y va pas par quatre chemins lorsqu’il reconnaît : « Nos experts n'assurent aujourd'hui quasiment aucune surveillance des nappes phréatiques » (dans Le Monde).
Voilà qui doit rassurer les populations de cette portion de la moyenne vallée du Rhône !
Rappelons que le 7 juillet, une fuite d’effluents nucléaires a rejeté dans la nature une quantité très importante d’uranium (74 kg selon les autorités nucléaires, jusqu’à 340 kg selon des sources indépendantes… Bonjour la clarté !) Ces merdes nucléaires se sont forcément, pour une grande partie, infiltrées dans la terre et ont migré vers les nappes phréatiques, polluant ainsi irrémédiablement l’eau de boisson et d’arrosage du secteur ; le reste s’est retrouvé au Rhône, le fleuve-dieu ayant depuis longtemps troqué son auréole pour une poubelle…
Suite à cet « incident », le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a demandé de vérifier l'état de toutes les nappes phréatiques. Pourquoi, c’était pas fait ? Ben, il était temps, non ?
Il serait malhonnête de dire que IRSN (l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) - placé sous la tutelle des ministères de l'environnement, de la santé, de l'industrie, de la recherche et de la défense, chargé d’assurer l'expertise et la recherche sur les risques nucléaires. Moyens : 1 600 agents, 11 implantations régionales, 275 millions d'euros de budget – ne fait rien. En effet, cet institut procède chaque année à 30 000 prélèvements dans 600 points du territoire national. Les trois quarts de ces analyses portent sur les aérosols (poussières atmosphériques), la pollution radioactive de l'air étant considérée comme le risque majeur. Les autres prélèvements sont faits dans les rivières, ou sur des végétaux ou des produits tests (herbes, mousses, blé, lait). Dans le même temps, les 180 balises du réseau Téléray, qui mesurent en permanence le niveau de radioactivité dans l'air ambiant, fournissent 19 millions de mesures par an. Elles sont complétées par quelques stations de mesures des eaux fluviales et des bassins d'épuration.
Mais l'Institut ne s'intéresse que "très peu" aux nappes phréatiques, reconnaît Didier Champion. Il ne suit que 16 sites (dont celui du Tricastin), sur lesquels il n'effectue que 114 prélèvements par an.
Pour compenser ce manque, les exploitants sont tenus de surveiller les nappes situées sous leurs installations. Ben voyons ! On a vu comment on pouvait faire confiance à la Socatri ! Mais les résultats, communiqués à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ne le sont pas à l'IRSN… Voilà qui file un coup de tatane au « sérieux » de ces expertises où le pollueur est en quelque sorte chargé de se dénoncer ! Une "anomalie" qui, aux yeux de Didier Champion, contribue à une certaine "opacité". Un remède devrait y être apporté avec la création, à partir de janvier 2009, d'un réseau national de mesure de la radioactivité dans l'environnement. Géré par l'IRSN, il centralisera toutes les mesures émanant des exploitants comme des services de l'Etat. Un « machin » de plus… Faut bien recaser quelques fonctionnaires. 
L'institut n'envisage pourtant pas de mettre en place une surveillance systématique des nappes phréatiques. "Ce serait déraisonnable, pour des raisons de moyens, estime Didier Champion. Les eaux souterraines ont un comportement complexe et fluctuant. Il ne suffit pas d'effectuer quelques mesures ponctuelles pour statuer sur leur qualité."
Moralité, si vous habitez du côté de Saint-Paul-Trois-Châteaux, Bollène, Pierrelatte, prenez une bonne assurance-vie et, surtout, préférez le vin à l’eau ! Mais qu’en pense les producteurs de ces excellents vins AOC dits des « Côteaux du Tricastin » ? Les première victimes visibles de l’impéritie de cette insupportable ploutocratie nucléaires, ce sont eux.
09:34 Publié dans à l'attaque !, Actualités, Nature/Environnement, Résistance, Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Ne pleure pas Laure, on t’aime !
Ah ! Les merveilleuses larmes de Laure ! Des larmes belles comme un champ de lavande en été, suaves comme le chant d’une cardeline. Des larmes libératrices sur le beau visage d’une superbe jeune fille qui refuse de se laisser robotiser. Ces larmes, elles veulent dire : « Basta ! Faîtes vos conneries sans moi. J’arrête, je reprend mes billes. Je veux être moi, je veux faire ce que j’ai envie, je veux aimer et être aimer, mais pas par un fumier comme celui qui a mis mon cul sur le net. Je me fous de votre fausse gloire, de toute façon, je l’ai déjà eu ! Je me fous de vos médailles, j’en ai des pleins tiroirs. Basta !
Bravo Mademoiselle Laure Manaudou. Vous avez refusé le système, tout comme cette autre immense championne qu’a été Marie-Josée Perec. Vous avez refusé de continuer à obéir aux vociférations, aux menaces, à la pression insupportable pour une toute jeune fille d’un « entraineur » adjudant aux méthodes de tortionnaire.
Quinze kilomètres chaque jour à nager dans un bassin… Un truc de fou. A rendre débile à tout jamais. Vous avez essayé vous, oui vous qui lisez mes élucubrations, de « faire des longueurs de piscine" ? Moi oui dans une autre vie. Et je puis vous dire qu’il n’y a rien de plus EMMERDANT ! Vous suivez une ligne peinte au fond du bassin, puis quand vous touchez le mur, vous culbutez, vous poussez sur les jambes et vous recommencez. Sans fin. A devenir dingue. Pour faire un kilomètre, il faut dix aller-retour. Pour quinze kil, c’est cent-cinquante aller-retour ! Le terrible ennui vous prend, vous passe la cervelle à la Javel. Encore, si vous avez un peu d’imagination, vous vous racontez des histoires que vous ne connaissez pas, mais meffi : si vous riez sous l’eau, c’est la tasse assurée ! Et chaque fois que vous relevez la tête pour respirez, vous subissez les coups de gueule du chien de quartier qui vous suis, qui vous surveille, qui vous engueule en permanence depuis le bord du bassin… Dingue je vous dis !
Libérée la jolie Laure ! Libérée !
Sèche tes larmes ma belle ! La vie va enfin commencer pour toi. Dans ton sport, tu n’as plus rien à prouver, tu as tout gagné ! Laisse la place aux autres…
Maintenant que tu t’es faites un nom, avec ton allure de reine et ta jolie gueule, tu peux « monnayer ton image » comme ils disent. Mais, mieux tu devrais suivre l’exemple d’un autre grand champion rebelle : Yannick Noha. Fait comme lui : chante ! Tu es sûre de faire un tabac !
Comment ? Tu dis que tu ne sais pas chanter ? Quelle importance… D’autres, sans voix mais avec une belle allure et une gueule d’ange, ont fait carrière… jusqu’au sommet de l’Etat !
L’avenir radieux, libre, la vie te tendent les bras ! Mord à pleines dents !
Ne pleure pas Laure, on t’aime !
08:15 Publié dans Actualités, Coup de coeur/Coup de griffe, Sport | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





