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31/08/2008

Gastronomie torride

Adrienne.

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,
Pervenche le matin, lilas au crépuscule,
Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.
J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau
Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.
Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,
Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,
Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles
Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

Je me serais damné tant j’en avais envie
Peu m’importait alors de courir à ma perte
Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.


Le gaspacho et le poulet au curry


— Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?
— Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !
La pièce était tendue de tissus de Madras,
Sur le tapis, des poufs et une table basse,
Un encens très musqué, en volutes diaphanes
Créait une atmosphère de chaude nuit persane,
Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.
Tout me semblait propice à combler mes espoirs.
J’ai servi dans les verres une douceur exquise :
Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.
A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,
J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.
Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,
Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril
Côtes de céleri débitées en lichettes
Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.
Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons
Puis passez au chinois et servez sans cuisson.
Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,
S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.
Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,
J’ai servi une bombe : le poulet au curry.
Un beau poulet fermier coupé en six portions
Auquel on fait subir quelques préparations.
Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature
Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,
Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,
Huile, ail, sel marin et sel de céleri.
Enduisez le poulet avec cet appareil,
Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.
Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,
Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie
Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.
Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,
Saisissez à feu vif en tournant constamment.
Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment
Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé
De la noix de coco en copeaux ou râpée.
Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux
Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.
Pelez et découpez quelques pommes de terre,
Découvrez et posez vos tranches maraîchères
Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,
Tout doit être immergé, et non pas à demi.
Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor
Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.
A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry
On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)
Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,
Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.
N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,
Un seul, car il permet quelques contacts courtois,
Préludant ces élans de plus grande tendresse
Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.
A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Gaspacho: - 4 tomates, - 2 oignons blancs, - 2 gousses d'ail, - 1 demi poivron rouge, - 1 poignée de basilic, - 1 poignée de persil plat, - 1 côte de céleri, - 2 cuillerées à café de sel, - 1 cuillerée à café de piment d'Espelette, - poivre du moulin, - 8 glaçons en cubes.
Poulet au curry: - 1 poulet coupé en six (les quatre quartiers, le blanc, l'arrière de la carcasse correctement parée), - 2 yaourts nature, - 3 cuillerées de poudre de curry ou 3 cuillerées de curry "Vinday" en pâte, - 3 cuillerées d'huile d'olive ou 3 cuillerées de graisse d'oie ou de canard, - 1 cuillerée de sel marin, - 1 cuillerée à café de sel de céleri, - poivre du moulin, - 4 oignons blancs, - 4 gousses d'ail, - 2 cuillerées de copeaux de noix de coco, - 4 pommes de terre, - eau.

Les vins conseillés:
La chaleur des mets commande un choix de vins propres à atténuer le feu relatif du curry.
Des vins doux naturels servis très frais feront parfaitement l' af-faire: - Beaumes-de-Venise, - Rasteau, - Frontignan, - Lunel, - Maury, - Rivesaltes.


30/08/2008

Pour vous pourrir la santé, mangez des fruits et légumes à la sauce "Commission européenne" !


« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer une chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

Et à qui qu’on va dire merci ? A qui ? Ben à nos bons commissaires européens, oui, ces sinistres technocrates ultra-libéraux qui régissent la vie de 400 millions d’Européens.

4ed85ff4ee91f04116c5fd69b8ea77a4.jpgComment ? A travers un règlement européen qui fixe à partir du 1er septembre de nouveaux plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments.

Ces nouveaux seuils, qui harmonisent les normes européennes en la matière, doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Mais ce règlement a en réalité pour effet d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites existantes, selon les ONG.

Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l'ONG environnementale autrichienne Global 2000, publiée jeudi, "plusieurs centaines de limites maximales en résidus (LMR) deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs", et ce "au regard même des normes d'analyse et des méthodes d'analyses fixées par l'UE".

Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE, indiquent les ONG.

Et comment ils ont faits, nos joyeux commissaires fossoyeurs ? Ben, pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes, explique Hans Muilerman, porte-parole de l'ONG néerlandaise Natuur en Milieu.

« Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés en étant exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants », ajoute-t-il. Pas de réponse de la Commission européenne, « ils sont en vacances » !

Selon le rapport de Greenpeace et Global 2000, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait en particulier désormais poser des risques pour la santé des enfants.

« Pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes, affirme le biochimiste Helmut Burtscher, cité par Global 2000.

Dans certains pays étudiés, comme l'Allemagne ou l'Autriche, le changement serait très préoccupant, selon ces associations.

En Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés verront leur taux maximal augmenter, pour certains jusqu'à 1.000 fois, alors que seuls 4% verront leur taux baisser, affirme Global 2000.

Pour les associations, la Commission européenne « n'a pas rempli son obligation de fixer des limites légales les plus basses possibles, comme le prévoyait un précédent règlement de 2005, dénonce Elliott Cannell, coordinateur du réseau environnemental PAN Europe (Pesticide Action Network).

La Commission « n'a pas non plus évalué les effets cumulatifs des pesticides sur la santé humaine », selon François Veillerette, président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), association française membre de PAN Europe.

Comment les peuples européens peuvent-ils sans sortir les fusils supporter les diktats souvent débiles, parfois dangereux de ces nuisibles à la solde des multinationales qui empoisonnent le monde ?

La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini…

29/08/2008

Tè!Fumes! C'est du Polonium...

977e3016a148dc12ea254744ea33f396.jpgDu polonium dans le tabac : un secret bien gardé par les cigarettiers
LEMONDE.FR

Rendu célèbre par l'affaire Litvinenko, le Polonium 210 est bien moins exotique qu'il n'y paraît : l'élément radioactif – parmi les plus toxiques qui soient – qui a servi à assassiner l'ancien espion du KGB est inhalé, chaque jour, par près de 1,25 milliard de fumeurs que compte la planète. Selon une étude publiée dans le numéro de septembre de l'American Journal of Public Health citée par Le Figaro, l'industrie cigarettière connaissait depuis plus de quarante ans la présence dans les feuilles de tabac de ce composé hautement cancérigène.

Philipp Morris, British American Tobacco, RJ Reynolds et toutes les multinationales du tabac ont volontairement caché, pendant ces quarante années, cette information qui aurait pu gravement refroidir les ardeurs des fumeurs. En décortiquant plus de 60 millions de documents internes des firmes productrices – déclassifiés après un procès perdu en 1998 contre l'Etat du Minnesota –, Monique Muggli, une chercheuse de la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, est arrivée à la conclusion que "les industriels savaient tout et n'ont rien dit", écrit Le Figaro.

12 000 MORTS PAR AN

D'après cette enquête, les industriels ont découvert la présence de polonium dans le tabac dès 1964. Selon Monique Muggli, interrogée par 20minutes.fr, les fabricants de tabac ont essayé, dans les années 1970 et 1980, de supprimer la teneur en polonium de leurs produits. Peine perdue : les dirigeants des firmes concernées ont eu peur que les différents traitements expérimentés ne "changent le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprenne les objectifs de ces recherches", explique Mme Muggli. Silence, donc. Un mémo adressé en 1978 au vice-président de Philip Morris, conseillait d'étouffer l'affaire : "Nous risquerions de réveiller un géant endormi !"

Le géant en question a en effet de quoi effrayer. "Le polonium 210 est un émetteur de radiations alpha si instable et dangereux qu'il est un des rares à n'avoir jamais été utilisé en médecine, explique Le Figaro. Il provoque des cancers du poumon par inhalation : il se dépose aux embranchements des bronches où il provoque le processus de cancérisation." Selon Monique Muggli, le polonium Po est à l'origine de 1 % de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis. Il serait responsable d'environ 12 000 morts par an dans le monde. Sa présence dans le tabac est due à l'utilisation d'engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Interrogée par Libération, Emanuelle Beguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme, relativise la portée de ces révélations. Pas vraiment rassurante, Mme Beguinot rappelle que le polonium "n'est qu'un des 4 000 composés toxiques d'une cigarette".
Benoît Vitkine

Rentrée des classes: pour qui les bonnets d'ânes.

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Merci à bigoufakes.canalblog.com et pardon aux anes pour cette comparaison dégradante pour ces animaux si sympathiques...

06:15 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon, sarko, ânes

28/08/2008

Désespérer Neuilly...


— Désespérée ma chère. Je suis désespérée... Et Charles-Edouard, je ne vous dit pas. Il est au bord de l'apopléxie. Mais enfin vous vous rendez-compte, IL va taxer nos revenus du capital! Un scandale ma chère. M'enfin, dans quel monde vivons-nous. Nous avons réchauffé un serpent dans notre sein. Ce petit Nicolas que nous avons fabriqué, que nous avons couvé, que nous avons accepté dans nos salons dorés, dont nous avons financé la carrière, voilà qu'il nous trahit, voilà qu'il tourne bolchévique. Outrée, ma chère, je suis outrée...

— Calmez-vous chère Jeanne-Astrid, cette mesurette n'est que roupie de sansonnet. Qu'allons-nous payer, nous, les « forces vives » de la nation? Pas grand chose, vous le savez bien. Notre patrimoine réel est depuis longtemps hors des griffes du fisc français. Et puis, rappelez-vous tout de même le beau chèque que nous avons touché, au titre du merveilleux « paquet fiscal » que le petit Nicolas nous a octroyé! Ceux qui vont payer, ce sont ces parvenus des classes moyennes. Ou encore ceux qui louent un malheureux appartement crasseux pour compléter leur retraite. Ceux qui comptent sur une minable assurance-vie pour leurs vieux jours. Et ces nullissimes de boursicoteurs que nous grugeons comme nous le voulons. Allons, rassurez-vous ma chère. Nicolas reste sous notre coupe. Cette mesurette ne nous coûtera rien, à nous, les riches, puisque nos impôts sont limités à 50% grâce au bouclier fiscal! Donc ma chère, dites à Charles-Edouard de ne pas trop se tracasser... Il ne touche nullement aux spéculateurs! Donc à nous!

— Ah! Ma chère, vous me rassurez. Merci. Mais j'ai eu peur... Finalement notre Nicolas, il est très fûté: il fait semblant de prendre aux riches pour couper l'herbe sous les pieds de ces crasseux de l'opposition. Et ce faisant, il fait un peu retomber la pression sociale (Oh! Quel vilain mot, ma chère!) parmi la racaille travailleuse.

Mec loff notoire (make love not war)

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Chez les Bonobos, tous les problèmes de société se résolvent...en faisant l'amour et pas la guerre!

Belle leçon pour la Georgie, l'Afghanistan et tous les lieux où les hommes (ces bonobos dégénérés) se foutent dans la viande plein de choses qui piquent, qui coupent, qui brûlent et qui tuent.

27/08/2008

Economie de marché ? Mon cul…



Quelle est la différence entre les dirigeants étazuniens et les curés ? Il n’y en a pas : tous prônent : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! » On ne s’en étonnera pas, vue le « culbénitisme » des fistons de l’oncle Sam.

Ainsi, en matière économique, les Zétazuniens proclament haut et fort leur attachement sans faille aux vertus de la déréglementation totale, du non interventionnisme de l’état, de la privatisation à tout crin, de la libre concurrence, de l’autorégulation des « marchés », etc., etc., bref, toutes les antiennes de l’idéologie neo libérérale.

Et c’est sur ce modèle que les « élites » européennes bâtissent l’Europe, à mille lieux de ce que pensent et veulent les peuples qui s’efforcent de la composer. La constitution rejetée par les Français et les Hollandais prétendait même graver dans le marbre ces principes là. Les Sarkonuisibles, en trahissant le peuple, l’ont faite revenir par la fenêtre, mais, par chance, les Irlandais ne veulent rien savoir.

Quant aux Zétazuniens, ils utilisent à leur profit, avec un cynisme désarmant, les recettes mêmes qu’ils interdisent aux autres !

— Ainsi, leur banque centrale, à l’opposé de celle du pôvre Trichet (en Provence, quand on dit de quelqu’un « le pôvre Untel », ça veut dire que s’il avait inventé la poudre, elle ne péterait pas bien fort… !) a des statuts qui lui donnent pour mission de mener une politique monétaire qui assure le plein emploi, sous le contrôle du Congrès. Elle n’a donc cesse de réguler les taux d’intérêt de sorte d’éviter toute récession durable.
— Ils utilisent des déficits massifs et durables pour contrer les effets négatifs des crises.
— Ils subventionnent grassement leurs industries de pointe afin de devenir ou de rester lideurs dans les secteurs clés (informatique, communication, aéronautique, etc.) et assurent la prospérité des branches concernées par des commandes publiques.
— Ils autorisent sans états d’âme la création de champions nationaux par des fusions d’entreprises qui seraient illégales en Europe.
— Ils réservent une part importante des commandes publiques à leurs PME, leur assurant ainsi des avantages conséquents pour affronter la concurrence mondiale.
— Ils s’arrogent le droit d’interdire une OPA étrangère sur une entreprise stratégique américaine.
— Ils recourent unilatéralement aux barrières douanières dès lors qu’une industrie nationale est menacée.
— Etc., etc.

Et nous, comme des cons (je voulait écrire comme des Trichet), on s’applique des règles qu’eux édictent et imposent au reste du monde sauf…à eux !

Dans la guerre économique que nous ont imposé les « neo libéraux », les Ricains se permettent l’emplois des fusils et ne nous autorisent que les lance-pierres ! Ma foi, tant qu’on est assez stupides pour accepter… Et l’autre charlot qui ne veut surtout pas qu’on emploie le mot récession…

24/08/2008

C'est dimanche: on se tape la cloche!

Margot

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Margot roulait à bicyclette
Par des chemins de fruits dorés.
Dans le vent volait sa jupette
Sur de longues cuisses dorées.

Comme un champion du Tour de France
Moi, derrière, je salivais,
Fasciné par les abondances
Que par éclair je découvrais.

Percés au cœur par Cupidon
Devant son lascif abandon,
Gonflé d’amour j’ai eu l’honneur

De butiner cette orchidée.
Elle m’a donné du bonheur
Pour plus de mille éternités.

La boumiane de tomates et d'aubergines

— Oh ! Victor ! Tu tirais la langue
Pour suivre ta jolie mousmée,
Tu pédalais comme une branque
Dans son sillage parfumé !
— Crois-moi, pour garder la cadence
Je n’avais pas besoin d’EPO,
J’étais fasciné par la danse
De ces jolis éclairs de peau.
Nous allions sur les bords du Rhône
Vers quelques nids d’amour discrets
Et dans ses grands yeux de Madone
J’ai découvert le Grand Secret,
Celui qui fait tourner le monde,
Celui qui peint les cœurs en bleu,
Qui fait sourire la Joconde,
Le seul vrai dieu, l’Amour, parbleu !
— Mais vivre d’amour et d’eau fraîche
Ça ne dure qu’un temps, pardi !
Quand Cupidon lance ses flèches,
Elles ouvrent aussi l’appétit !
Je te propose un plat champêtre,
Simple, léger, plein d’agréments,
Suffisant pour faire renaître
La fougue ardente des amants :
C’est la succulente Boumiane
Que vénèrent les Provençaux.
Prends quelques belles mérinjanes
Que tu coupes en gros morceaux.
Tu les saupoudres de sel gros
Afin qu’elles crachent leur eau.
Au bout d’une heure tu les rinces,
Les recoupes en portions plus minces,
Puis dans une large sartan
Tu les fais frire en ajoutant
Un grand verre d’huile d’olive
Et tu fais cuire à flamme vive.
Tu tournes régulièrement
Pour éviter l’attachement.
Dans une poêle séparée,
Tu cuis des tomates parées,
Les Marmande sont les plus sûres
Mais surtout il les faut bien mûres.
Tu ajoutes un bouquet garni,
Du sel, du poivre en harmonie,
Une cuiller de sucre en poudre
Pour l’acidité à résoudre.
Lorsque le jus aura réduit
Amalgame les deux produits
Dans la plus grande de tes poêles
Et laisse cuire encore un poil.
Avant de servir tu complètes
D’un peu de piment d’Espelette,
De trois gousses d’ail écrasées.
Ça se mange chaud ou glacé.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 6 aubergines (appelées en Provence merinjanes), - 12 tomates (Saint-Pierre, Marmande ou Russes ; évitez les in-sipides tomates trop belles pour être bonnes que l'on impose dans les grandes surfaces), - huile d'olive, - gros sel, - 1 beau bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 2 cuillerées à café de sucre en poudre, - 3 gousses d'ail, - 2 pointes de couteau de piment d'Espelette.

Les vins conseillés:
La boumiane est un plat de légumes qui s'accompagne idéa-lement avec des vins primeurs, des vins de soif, gouleyants, joyeux et sans chichis: Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Ro-chegude, Gaugeac, Saze.
Ventoux de Mormoiron, Caromb, Bédoin. Tricastin. Coteaux-du-Languedoc. Côtes-de-Provence.




23/08/2008

Femmes, femme, femmes !

La langue française est vraiment affreusement machiste. Elle a l’intelligence de ses couilles, en voici un exemple flagrant :

Un gars : c'est un jeune homme
Une garce : c'est une pute
Un courtisan : c'est un proche du roi
Une courtisane : c'est une pute
Un masseur : c'est un kiné
Une masseuse : c'est une pute
Un coureur : c'est un joggeur
Une coureuse : c'est une pute
Un rouleur : c'est un cycliste
Une roulure : c'est une pute
Un professionnel : c'est un sportif de haut niveau
Une professionnelle : c'est une pute
Un homme sans moralité : c'est un politicien
Une femme sans moralité : c'est une pute
Un entraîneur : c'est un homme qui entraîne une équipe sportive
Une entraîneuse : c'est une pute
Un homme à femmes : c'est un séducteur
Une femme à hommes : c'est une pute
Un homme public : c'est un homme connu
Une femme publique : c'est une pute
Un homme facile : c'est un homme agréable à vivre
Une femme facile : c'est une pute
Un homme qui fait le trottoir : c'est un paveur
Une femme qui fait le trottoir : c'est une pute
Un péripatéticien: c'est un élève d'Aristote
Une péripatéticienne: c'est une pute

08:30 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : femmes

22/08/2008

Gloire à notre vaillant Chef des Armées

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Une petite bluette à chanter sur l'air de "Maréchal nous voilà!"

Sarkozy
Nous voilà
Le gang des profiteurs de la France
En volant,
En trichant
Nous t’avons offert la Présidence

Le pognon
Qu’nous piquons
Comm’Johnny
On le planque en Suisse
Ces salauds
De prolos
N’écorneront pas nos bénéfices

Sarkozy
Nous voilà
Les fripouilles
Les rois de la magouilles
Nous somm’ tous avec toi
Sarkozy
Sarkozy
Nous voilà.


21/08/2008

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...


La guerre, c'est pas une mission humanitaire. C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, c'est l'ombre omni-présente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la caillasse du djebel ou la boue de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigts qui ne relâche plus la détente de votre arme.

La guerre, ce sont les hurlements, les sanglots les cris de douleur du camarade touché.Les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

Et c'est dans cette merde que le Ridicule sanguinaire de l'Elysée envoie les troufions français. D'accord, ils sont volontaires – pas comme en Algérie il y a un demi siècle! - et connaissent parfaitement ce qui risque de leur arriver. D'accord, c'est leur métier et donc, comme je dis un peu cyniquement, la mort, pour eux « c'est un accident du travail ». Mais encore faut-il que cette acceptation du sacrifice suprême soit sous-tendue par la conviction que ça serve à quelque chose. Ce n'est pas le cas en Afghanistan...

Et voilà que notre Lamentable en fait trop, comme d'hab. Il va sur place faire son baratin. Les médias en rajoutent en feignant de découvrir que la guerre c'est la mort. En Algérie, dix morts, c'était chaque jour... Résultats probables: les talibans vont faire des Français des cibles privilégiées, car ils savent maintenant que ça leur apporte un retentissement médiatique formidable! Vous vous rendez-compte, en descendant dix troufions, le Président de la France se déplace en personne. Tous les médias du monde occidental couvrent l'évènement! Extraordinaire opération de com pour les Tarés d'Allah!

Moralité: parents de jeunes militaires, apprêtez-vous à pleurer...



Ballade en forêt

L'actualité est vraiment trop sombre, alors déconnons un peu...

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On trouve de drôles de choses en baladant en forêt. Sacré fayard, une fine gachette...



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...de quoi satisfaire plusieurs couvent de jeunes filles!

20/08/2008

Accidents du travail à Kaboul: 10 morts...

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Merci à Willem

Il les a traité d'amateurs et il les envoie se faire flinguer comme des lapins en Afghanistan. D'accord, ce sont des professionnels et se faire descendre est pour un troufion de métier un aléa de la profession qu'ils ont choisie. Un accident du travail en quelque sorte. Mais encore faudrait-il que ça serve à quelque chose! Et le Sinistre qui se déplace pour aller les baratiner à Kaboul. C'est pas de la provocation ça?

L'Afghanistan - où, dans une autre vie, j'ai roulé mes tongs pendant des mois, tant l'hiver que l'été - est un pays difficile au niveau terrain, et surtout habité par une mosaïques d'ethnies ennemies entre elles, mais desquelles émergent les Patans (ou Pachtous), établis sur les deux côtés de la frontière avec le Pakistan. Ces gens-là sont des guerriers nés. Ils n'ont jamais - jamais - été conquis, ni par Alexandre, ni par les Anglais, ni par les "Chouravi" (les Russes), et ils ne le seront pas plus par les Zétazuniens et leurs supplétifs, dont les Français.

Ce sont des populations qui crèvent de faim alors que la guerre qu'ils subissent coûte des milliards. Ils sont exploités par des seigneurs de guerre corrompus, sanguinaires. Ils sont fanatisés ar des extrémistes islamistes. Ils sont les premiers producteurs d'opium du monde, ils sont le nid du terrorisme. D'accord, d'accord. Tout le monde sait ça. Mais ils sont chez eux...

La guerre d'Algérie ne nous a pas suffi? Ni celle d'Indochine? Ni celle du Vietnam? Même si les motifs de cette guerre peuvent être compris - les talibans sont de sinistres fumiers - elle ne sera pas gagnée militairement. Par contre, en inversant les dépenses entre aide civile et dépenses militaires, peut-être y aurait-il quelques bribes de solutions. Peut-être...

Tout ça pour lécher le cul d'un Bush déjà aux poubelles de l'histoire.

Lamentable...

19/08/2008

Où-c'est-t'y l'Ossétie?

fd19d050f13099007030c6e0df048710.jpgPartirons? Partiront pas? C'est la question du jour. On parle des Ruskofs (ce terme n'est pas péjoratif, mais affectueux depuis le livre éponyme de Cavanna).

Tous le monde gesticule en la matière.

« Ours mielleux » (c'est parait-il la signification du nom Medvedev) et Poutine (en Provence, la poutine, c'est une succulente préparation de la mer!) font preuve de la puissance de leurs muscles à peu de frais (c'est un peu, en termes militaires, le rapport entre la France et Monaco). Mais ilsveulent surtout dire aux Zétazuniens: « Meffi les mecs. On est là! Et pas question de se laisser marcher une fois de plus sur les panards. Vous nous avez humiliés avec votre implantation en Georgie, vous avez placé à la tête de ce pays une marionnette à votre solde, surtout vous nous squizzez pour le pétrole de cette région, et en plus vous nous provoquez. Ça n'ira pas plus loin. Basta ».

Les dits Zétazuniens, qui ont profité de la déliquescence qui a suivi la chute de l'empire soviétique, ont mis en place – et continuent de mettre en place – un encerclement militaire de la Russie en s'efforçant d'intégrer dans l'alliance à leur botte qu'est l'Otan toutes les anciennes républiques satellites. Les prochaines étant donc la Georgie et...l'Ukraine, avec pour finalité de virer les Ruskofs de Sébastopol pour y implanter leur propre flotte! Tu parles si les Ruskofs vont laisser faire ça!

Le prétexte à cet affrontement voulu par les Zétazuniens est une réalité explosive: les problèmes ethniques entre séparatistes Ossètes et la Georgie. Et donc les bouffeurs de chiens-chauds ont poussé leur marionnette Sakachvili (ou un truc comme ça) à écraser de bombes les CIVILS d'Ossétie du sud. Et évidemment, les Ruskofs, avec toute la délicatesse qui les caractérise, ont foutu à Sakasch-chez-pas-quoi une gigantesque bouffe dans la gueule. Ou plutôt dans la gueule des pauvres cons de CIVILS georgiens, comme d'hab...

Tout ça découle pour partie de l'énorme connerie qu'a été l'indépendance du Kosovo. En effet, il y a deux principes antagonistes qui régissent la politique nternationale: - l'intangibilité des frontières, - le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Les Puissances (!!??) jouent de ce paradoxe en fonction de leurs intérêts. Ainsi les Ruskofs, concernant le Kosovo, avancent le principe des frontières intangibles MAIS concernant l'Ossétie, ils avancent le principe des peuples à disposer d'eux-mêmes...

C'est la boite de Pandore, avec des ferments de séparatisme dans bien des points du globe: Macédoine, Pays-Basque et pourquoi pas, Corse!

Au fait, félicitons-nous que la Georgie ne soit pas dans l'Otan, car sinon, nous serions tenus d'envoyer des troufions se frotter avec les Ruskofs en Ossétie. Pour combien de temps? Sarko, Merkel et évidemment Bush poussent à la roue.

Merci Sarko... Encore un choix brillant!

Fascisme rampant: bientôt tous fichés ?

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La grenouille est dans l'eau, l'eau dans la casserole, la casserole sur le gaz...et les sarkonuisibles ont allumé le feu.

La grenouille, c'est nous... Et on est en train, doucement, sans s'en rendre compte - abrutis que nous sommes par les télés débiles, les magazines peoples et les jeuzolimpiques – de se faire cuire sans réagir.

Dernière en date des saloperies sarkoziennes, les fameux – fumeux! - tests que les bourres, au bord de la route, vont nous obliger à faire pour soi-disant détecter les drogues...

Ben quoi, c'est bien, vous allez me dire. Ceux qui ne se droguent pas n'ont rien à craindre! Mon cul oui!

Parce que pour faire ce test, le flic de service va faire quoi? Il va vous demander un échantillon de salive. Et ce glaviot précieux, il va l'amener dans sa camionnette bleue, en même temps que votre permis de conduire. Et là, discrètement, à côté du test de dépistage des drogues – prétexte? - qui vous dit qu'il ne va pas mettre votre précieux échantillon de salive dans un petit tube stérile où il collera vos coordonnées et que ce glaviot révélateur ne partira pas au labo de la maison poulaga pour que l'on puisse RELEVER VOTRE ADN ?!?!

Pour cette grosses salope d'Edvige peut-être...

Vous n'y croyez pas? Espérons que vous avez raison. Moi, je m'efforce de rester lucide, et de ne pas avaler toutes les couloeuvres...

18/08/2008

Résistons à Microsoft Big Brother!

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Tè ! Ami(e)s internautes et blogueurs invétérés, je vais un peu vous filer des boutons.

On a tendance à gloser un peu sur les Chinetoques qui sont hyper surveillées lorsqu’ils vont sur la toile. Et nous alors ? Pareil, qu’est-ce-que vous croyez… Big Brother nous guette, Big Brother nous espionne, Big Brother connaît tout de nous, Big Brother sait ce que vous bouffez, ce que vous lisez, qui vous baisez…

En effet, il n'y a pas plus transparent que le réseau internet. Avec les logiciels adéquats, n'importe qui peut pister les informations consultées par un internaute. L'utilisateur d'internet est par ailleurs facilement identifiable grâce aux données personnelles stockées par le navigateur et le système. Les données sur notre identité sont "interrogeables à distance", ainsi que le contenu du fameux fichier "magic cookie". Ce fichier garde la trace de certains sites visités qui y inscrivent des informations afin d'identifier les utilisateurs et mémoriser leur profil.

De plus, depuis les attentats du 11 Septembre 2001, la plupart des pays occidentaux ont adopté des lois qui autorisent la surveillance de l'ensemble des communications sur Internet: les mails, mais aussi les sites visités, les pages consultées, le temps passé sur chaque site, ou encore les participations à des forums. Les informations mémorisées sont extrêmement détaillées, beaucoup plus que ne le nécessiterait la lutte contre d'éventuels terroristes. Par contre, les informations recueillies correspondent exactement à ce qui serait nécessaire pour établir le "profil" de chaque citoyen.

La palme du Big Brother électronique revient incontestablement à Microsoft, avec son système Windows et son navigateur Internet Explorer, qui renferment un numéro d'identification de l'utilisateur, le GUID (Globally Unique Identifier). Ce numéro d'identification est ensuite inscrit dans tous les documents créés avec les applications de Microsoft Office. Il peut être consulté à distance par Internet grâce à des commandes spéciales prévues par Microsoft.

Le système Windows et Internet Explorer intègrent d'autres commandes spéciales qui permettent de sonder le contenu du disque dur de l'utilisateur, à son insu, durant ses connexions à Internet. Microsoft a reconnu l'existence de ces commandes spéciales et du GUID.

Selon un rapport réalisé en 1999 pour le ministère français de la Défense, il existerait des liens entre Microsoft et les services de renseignements américains, et des membres de la NSA travailleraient dans des équipes de Microsoft. Ce rapport parlait aussi de la présence de programmes espions ("back-doors") dans les logiciels de Microsoft.

De son coté, Intel a également placé un numéro d'identification consultable à distance dans les puces Pentium III et Xeon.

Vous comprenez pourquoi Microsoft prétend “ offrir ” son logiciel de merde à ‘achat de toute machine !

La solution pour protéger votre vie privée et vos données: utilisez un Macintosh (ou le système Linux), et surfez sur le Net avec un autre navigateur qu'Internet Explorer. Faites comme moi, passez vite à Firefox ! Et laissez tomber la suite Microsoft Office au profit de Open Office, qui est gratos et aussi facile et efficace que le machin payant de Microsoft.






17/08/2008

La recette des ALIBOFFIS ! Huummm ! A s’en lécher les babines !

d1527899566dacb69fea99afbec9fe6b.jpgLes aliboffis, vous connaissez. Oui, d’accord, c’est le nom d’un de mes blogs. Mais c’est aussi, en Provence, les couillons. Pas au figuré, non, les couilles, les testicules si vous préférez le terme politiquement correct. J’ai coutume de dire que « quand elles se vident, c’est le bonheur, tous le monde comprend pourquoi, et quand elles gonflent, c’est la rabia. »

Bon. Après ces petites précisions physiologiques, savez-vous que les aliboffis, c’est excellent à manger ?
Tè ! Je vais vous expliquez comment les faisait mon père (les aliboffis sont un plat que seul un homme peut cuisiner. Les femmes, on préfère qu’elles nous les caressent, bien que parfois elles nous les cassent… C’est dans leur nature, faut faire avec…)

Alors voilà. Chez votre tripier (on en trouve encore), demandez deux belles paires d’aliboffis d’agneau. Si vous êtes ambitieux et si vous ne craignez pas les comparaisons hasardeuses, demandez des aliboffis de taureaux (on en trouve à Arles, à Nîmes, à Dax, à Bayonne, à Vic, à Béziers pendant les Férias). Trempez-les deux heures dans l’eau froide pour les faire dégorger. Puis blanchissez-les une petite minute à l’eau bouillante salée. Sortez-les avec une écumoire, passez-les rapidement à l’eau froide, puis coupez-les en deux et enlevez la peau.

Dans un faitout, sur feu doux, mettez une cuillère à soupe d’huile d’olive. Lorsqu’elle est chaude, jetez-y quatre belles gousses d’ail pelées et écrasées avec le plat du couteau. Faites revenir juste le temps de boire un canon de rosé. Ajoutez un demi-litre d’eau et un verre de vin blanc, deux cuillères à soupe de concentré de tomate, une cuillère à café d’harissa, une cuillère à café de cumin en poudre, autant de paprika, autant de sel et le jus d’un demi citron. Pendant que ça monte à ébullition, coupez les aliboffis en dés grossiers d’environ trois centimètres. Jetez-les dans la préparation précédente lorsqu’elle bout. Couvrez et laissez cire à feu doux pendant vingt minutes. 89aa3257a98740e4346d406ff04b8307.jpgAprès ce temps, si la sauce est trop liquide, faites réduire à feu vif en maniant l’appareil délicatement à la spatule bois pour éviter que ça attache. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement qui doit être de haut goût. Servez très chaud en agrémentant la couleur avec du persil plat haché et des tranches de citron. Ce plat s’accompagne de riz blanc de Camargue. Avec un rosé bien frais, vous m’en direz des nouvelles !

Ah ! J’oubliais : prévoyez quelqu’un pour une petite sieste crapuleuse après ce met gaillard !

Vive les aliboffis !

16/08/2008

Les traditionnelles saloperies du 15 août: le gaz augmente encore de 5%… pour engraisser les actionnaires de la privatisation de GDF !

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La privatisation de Gaz de France — entreprise publique, et donc qui nous appartenait — est maintenant une sordide réalité.

Que faut-il faire pour satisfaire les actionnaires, espèce nuisible mais bien protégée ? Gagner le plus de clients possible, par tous les moyens, même les plus douteux ET augmenter le prix du gaz. Avec la bénédiction de la clique sarkozienne évidemment. Une manière toute de finesse de lutter contre la baisse du pouvoir d’achat !
Comment faire pour draguer la clientèle de pigeons ? Les cervelles gazeuses de GDF-Suez innovent en la matière : incroyable mais vrai, une banque vend des contrats gaz et électricité pour le compte de GDF !

Une Banque et pas n’importe laquelle, le Crédit Lyonnais, profite de l’ouverture du marché de l’énergie depuis le 1er juillet 2007 pour placer avec l’aval de GDF, des contrats gaz et électricité aux personnes souhaitant acquérir un nouveau logement ou souhaitant contracter un prêt.

Cette banque via le conseiller financier insiste même en contactant directement ses clients pour un rendez-vous à l’agence bancaire afin de proposer la souscription d’un contrat alléchant en gaz naturel et en électricité. Dans le cadre d’un processus de vente développé en commun, le conseiller LCL propose l’offre contractuelle adaptée à son client, édite le contrat qu’il fait signer et transmet en temps réel le dossier à Gaz de France, qui assure la fourniture d’énergie. Pour le S.A.V. c’est une autre paire de manches.

INDECOSA-CGT dénonce ces pratiques qui consistent à vendre du gaz et de l’électricité comme on vend de l’assurance vie. Le gaz et l’électricité ne sont pas des marchandises. Ces énergies doivent être proposées par de véritables professionnels dans le cadre de la qualité, de la sécurité et de la transparence.

Gaz de France ne se "grandit" pas de forcer ainsi la "main" à des milliers de ménages par l’intermédiaire d’une banque, alors que dans le même temps, cette société a déserté les points d’accueils traditionnels laissant dans la "panade" pas mal de citoyens.

Depuis la libéralisation du marché, les différents fournisseurs d’énergie y compris GDF et EDF ont mis la pression sur leurs vendeurs ou se sont appuyés sur des prestataires extérieurs pour recruter un maximum de clients.

Rémunérés à la commission, certains vendeurs peu scrupuleux n’hésitent pas à utiliser des méthodes abusives pour faire signer le particulier qu’ils ont en face d’eux ou au téléphone. Les clients sont-ils toujours bien informés sur les conséquences de leur signature ? Se rendent-ils compte qu’ils quittent le tarif réglementé ou régulé ?

GDF et SUEZ se sont "mariés" dernièrement, non pas pour le bien des usagers du gaz, mais bel et bien pour faire des profits et des gains pour les actionnaires. Le mariage avec le LCL est une aubaine de plus et tant pis pour les usagers qui attendent après leurs réclamations !

Voilà qui devrait ragaillardir les pauvres actionnaires !

Cochons de payants, retournez vos poches.

Pour information :
http://www.indecosa.cgt.fr/article.php3?id_article=415







15/08/2008

Madona.

— Mon dieu, qu'il est devenu brave votre petit, Madame Chouli. Vé ! on le reconnaît plus. Lui qui d'habitude est un droulas, un vrai chiapacan, un desmontecristian! A la messe de neuf heures, le jeudi matin, il se met au deuxième ou au troisième rang, juste en face de la statue de la vierge. Et il est sage! Il fixe la Madone avec un regard extatique, des yeux qui brillent. Il est en adoration! Vous savez, Madame Chouli, je fonde de grands espoirs sur lui: peut-être qu'il a été touché par la foi et que c'est une jeune vocation qui s'éveille !

C'est ainsi que, vers ma quarantième saison, j'étonnais le brave curé Tressy, capelan de notre village. Faut dire qu'à l'époque, les radis noirs tenaient encore le dessus du plat et que, chaque jeudi, il fallait se farcir la messe et le catéchisme...

Quarante saisons, dix ans, c'est l'âge où, dans nos culottes courtes, le goupillon commençait à s'exprimer par un état de roideur quasi permanente. Des plus grands nous avaient expliqués que ça ne servait pas qu'à pisser et nous avaient initiés à l'autocoït-palmaire.

Si nous étions si extatiques, mon pote David et moi, devant la vierge de la chapelle, c'est parce que nous l'aimions. D'un amour physique, charnel en quelque sorte. Nous trompions Saint Joseph avec sa bourgeoise, la belle Marie, rejoignant en cela le Saint Esprit qui devenait ainsi en quelque sorte notre beau-frère.

La chapelle en question était occupée pour moitié par le tombeau de ce brave Innocent 5 ou 6 - j'ai retenu la marque mais pas le millésime - qui, en son temps, fut pape à Avignon. C'était un monument de pierres et de stuc, haut, avec un ciel de lit ajouré par des dentelles de pierres et, allongée, mains jointes sur la poitrine, la représentation du client qui était à l'intérieur du tombeau. Il avait une bonne gueule, avec sa tiare comme un saint-honoré à la crème posée sur la tronche et qui lui donnait un petit air mystérieux devenant franchement égrillard selon la lumière. Nous lui mettions parfois une fleur à la bouche, ce qui égaillait sa posture éternelle. Allongé comme il était, Innocent semblait mater sous les jupes de Marie.

Une vierge superbe, polychrome, dégageant délicatement un téton pour donner la gamelle à son minot. Le mouvement qu'elle faisait pour assurer le repas au fils putatif de Joseph l'obligeait à un déhanchement bien suggéré par les plis du drapé de son long voile. Merde, on la trouvait bandante la Marie!

David et moi, nous nous mettions contre le tombeau d'Innocent, planqué ainsi des regards directs du curé Tressy, au boulot devant l'autel. Et nous imaginions ce qu'il y avait sous la longue robe bleue. Les nichons, le cul, le ventre, les poils, la myntch (c’est comme ça qu’on nommait la chatte) de la Marie... Autant d'images sacrilèges qui hantaient nos esprits enfiévrés. Et lorsque Brespin, l'enfant de cœur de service, secouait son machin à encens, l'odeur envoûtante nous en suggérait une autre que nous supposions bien plus capiteuse: celle qui devait régner sous les voiles de la Marie!

Immanquablement, nos habitudes reprenaient le dessus : par les poches trouées de nos pantalons courts, nous nous astiquions l'asperge en tendant nos narines frémissantes vers la belle jeune mère de famille que nous couvions de regards enamourées.

C'est là, planqué par un vieux pape complice que nous a été donné la révélation - non pas de l'existence de dieu, on s'en foutait complètement, David et moi - mais du plaisir, en retirant, après un spasme délicieux, libérateur et tellement nouveau, une main poisseuse de nos premiers jus d'hommes!

La pratique religieuse a parfois du bon a qui a l'esprit libre!


Tu as su, ô Marie, toi si belle, si femme,
Illuminer mon cœur, et mon corps, et mon âme.
Ta sensualité a enflammé mon sang,
Je t'ai aimé d'amour, à l'ombre d'Innocent.

La douceur de ton sein, la courbe de tes hanches
L'éclat malicieux de tes grands yeux pervenche
Le parfum de ta chair, ta douce carnation
Ont allumés en moi le feu de la passion.

Oui, j'ai joui de toi, de tes parfums intimes
Et quand viendrons pour moi les angoisses ultimes
Un sourire de toi calmera mes tourments,

Moi qui t'aimais d'amour, moi qui fut ton amant.
Une telle passion vaut quelques privilèges,
Car quand le cœur est pur, où est le sacrilège?


Jean-Victor Joubert de Mairdre








Sarko sauve le monde...et lessive la France !

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Merci à Tropicalboy

...pendant ce temps, grace à son impressionnante vista économique, la France "recesse".

Vive le pouvoir d'achat façon Sarko
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Enlevez-le!