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31/10/2008

A mon pote Henri, Grand Trisson de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli, ad patres...

Aïoli pour web.jpg


L'Aïoli des Académiciens

Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!
D'Avignon à Marseille il est un étendard.
Emblème culinaire en terres de Provence
Il engendre gaieté, amour et pétulance.
Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux
Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.
L'aïoli est en soi un éloquent symbole
Des valeurs des pays où court la Farandole:
L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,
L'ail est puissance mâle, santé, virilité
Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse
C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.
L'aïoli est parfait quand fou trissoun ten dré (l),
Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,
Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur
Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.
L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,
Chaque année, réunie en un conclave, élit
Parmi les cuisiniers du pays des cigales
Celui dont la recette lui paraît idéale.
Voici celle que fait, lors de grandes agapes,
Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.
Truculent moustachu, buveur et quintalien (l)
Il est le "Grand Aillé" (2) des Académiciens.
Pour que ton aïoli soit de bonne facture
Tout doit bien être à la même température :
L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon
Sont préparés la veille ou le matin selon
Que tes invités viennent dîner ou souper:
Car voilà un travers qu'il convient de stopper,
On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne
Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!
Pour six convives il te faut douze gousses d'ail
Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.
Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,
Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.
Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce
Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!
À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,
Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.
Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,
Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,
Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.
Puis laisse reposer dans un coin ombragé,
Juste le temps de boire deux ou trois bons canons
Avec tes acolytes, devant le cabanon.
Reprend ton appareil et coince le mortier
Entre tes deux genoux, et serre volontiers.
Éloigne les badauds et concentre-toi bien,
C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!
Tu commences à verser ton huile goutte à goutte
En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.
Si tu suis la recette très rigoureusement,
L'émulsion doit se faire assez rapidement.
Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet
Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!
Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout
Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.
Si elle est réussie, elle doit être épaisse,
Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.
Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.
Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !
Traditionnellement, l'aïoli accompagne
La morue dessalée, seul poisson des campagnes.
Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire
Que tu changes souvent sans souci des horaires.
En de belles portions il te la faut trancher,
Juste avant de servir tu la feras pocher.
Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,
Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,
Des patates, bien sûr, une pleine fourchée
Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.
Sers ces aliments chauds dans des plats séparés
Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.
Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.
Sur ce point important, l'Académie concerte.
Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé
Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.
Cessons pour aujourd 'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blans du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra AO.C. Vallée des Baux.
Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem-pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").
Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera-ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes de terre cui-tes à la vapeur.

Les vins conseillés

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.
Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite a pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s'accomode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s'accomode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.
Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison-le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

(1) "Lou trissoun ", c'est le "pilon", la pièce de bois qui sert à piler les ingré-dients dans le mortier et à "monter" l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, "lou trissoun ten dré" - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.
(2) Quintalien .. personnage de poids, ayant tourné le quintal.
(3) "Grand Aillé" .. grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.


29/10/2008

Putain de Camarde...

Putain d'existence... Je viens de revoir un courriel... Un de mes meilleurs potes vient de passer l'arme à gauche...

Je largue momentanément mes arpents de neige pour descendre à Châteauneuf du Pape.

Je lui ai fait un petit acrostiche:

Henri fut un seigneur de la gaieté de vivre
Elégant troubadour, maître du savoir-vivre
Ne refusant jamais une fête, un machon,
Racontant des histoires avec verve et passion
Inlassable organisateur de nos fêtes…
Emule de Bacchus, infatigable athlète,
Sa taille de Silène, sa face rubiconde
Toujours en mouvement, sa verve, sa faconde
Et sa voix de stentor, de chanteur d’opéra
Vainqueur et flamboyant, attirant les hourra…
Et puis surtout l’ami, serviable et sincère
Naturellement bon, solide comme un frère…
Imbécile Camarde qui t’enlève à tes proches
Nous ne t’oublierons pas, Henri, sacrée caboche…




A bientôt.

21:43 Publié dans actualités, poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mort

Françaises, Français, Camarades ! Ecoutons la Voix d’en Haut !

sarkomaitredumondexz6 copie.jpg


Notre grand lider maximo, el Sobre commandante Nicolas « Che » Sarkozy — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — a sorti son glaive étincelant pour terrasser la crise, pour abattre le chômage, pour décapiter la morosité, pour renverser la pauvreté !

Il vous propose des aventures professionnelles passionnantes, des carrières enivrantes comme de laver les couches des lardons des patrons, de récurer les cul bréneux des indigents, de promener quelques grabataires au cimetière pour repérage, de donner des cours de math aux enfants boutonneux des derniers bourgeois, de vendre des crêpes au Nutella aux mafieux russes de passage, de fliquer les esclaves des caisses des grandes surfaces, etc.

Sous la conduite éclairée de notre Guide — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent —, glissons avec joie, Camarades, dans le tiers-mondisme triomphant ! La situation des Travailleurs chinois doit être pour nous un exemple qui miroite comme une étoile à atteindre au firmament de l’Ultra libéralisme !

Notre Grand Eveillé — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — vient de réinventer la roue. Il propose de créer 100.000 emplois aidés nouveaux. Soit la moitié de ceux qu’il a allègrement supprimés ! Ceci évidemment dans le secteur non-marchand. Admirons la grande cohérence du discours et des actes de notre Phare de Neuilly — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — qui recrée des pseudos emplois préfabriqués alors qu’il lourde des dizaines de milliers de fonctionnaires ! Dans sa grande générosité, il déboursera ainsi 250 millions d’euros, à comparer aux 360 milliards trouvés pour les banques et les patrons !

Dans sa grande vision, notre Lumière de l’Europe — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — redécouvre le contrat de transition professionnelle (CTP), créé en avril 2006 sous Dominique de Villepin, réservé aux entreprises de moins de 1000 personnes et pourtant expérimenté depuis plus de deux ans ! Mais depuis sa création, cette usine à gaz ne compte plus dans le circuit qu’un gros millier de demandeurs d’emploi, et n’a jamais concerné plus de 4000 salariés licenciés. Il faut dire que le CTP a un défaut: il coûte très cher. Avec un conseiller pour suivre 30 chômeurs (contre un pour 150 à 200 à l’ANPE), et un maintien du salaire net pendant un an, le CTP pourrait mettre à mal les finances publiques en cas de généralisation. Autre problème: il ne concerne que les licenciés économiques - les plus médiatisés -, soit moins 5% des nouveaux entrants à l’ANPE.

Pour les autres, notre Homme aux Six Cerveaux — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — propose la fusion Unédic-ANPE, rebaptisé grâce aux 500.000 € donné à une agence de com amie du pouvoir !, le Pôle emploi, dont les premiers guichets uniques devraient voir le jour à l’été 2009.

Pour lutter contre le cholestérol des feignasses qui bouffent trop au repas de famille dominical, notre Etoile de l’Elysée — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — propose l’ouverture généralisée le dimanche des boutiquiers, et donc surtout des grandes surfaces, avec, à la clé, sa banalisation et donc son paiement non majoré.

Pour permettre aux salariés de goûter avec bonheur et joie aux bienfaits de la précarité, notre Limpidité suprême — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — autorise ses amis patrons de PME de recourir plus largement aux CDD. N’écoutons pas les mauvais esprits qui crachent fielleusement que Sarkozy compte profiter de ces mesures « d'aide à l'emploi » pour faire passer en loucedé cette nouvelle infamie : le déverrouillage de l'accès au CDD pour les employeurs, jusqu'à présent limité à 7 cas.

Notre éclairé Caudillo — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — a ouvert la chasse à ces salauds de fraudeurs, de faux chômeurs, de pauvres, de malades et autres parasites du grand paradis ultra libéral avant de convoquer, dans sa grande mansuétude, ces suppôts du bolchevisme que sont les organisations syndicales.

Et enfin, sans heureusement remettre en cause le paquet fiscal qui transfère dans les coffres des riches l’argent piqué dans la poche des pauvres, notre Vigoureux Justicier — Dieu, Allah, Vishnou, Bush, Coca Cola le protègent — refuse toute augmentation des salaires, toute remise à niveau des pensions des retraités, puis baisse le taux de rémunération du livret A.

L’Unité nationale est en route !




Le pote à Nico, c'est Dédé,,CDD, CDD, c'est Dédé...

cdd blogduchi.jpg


Je précarise, tu précarises, il nous précarise tous!

07:48 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarko, cdd

28/10/2008

La grande ambition sociale du camarade « Che » Sarko : livrer les journaux à domicile !

magic sarko.jpg
Merci à Tropicalboy

Hugo Chavez ne s’y est pas trompé, qui a souhaité « bienvenue au club » au camarade Nicolas « Che » Sarkosy. Celui-ci, menton en avant, a déclaré : « L'idéologie de la dictature des marchés et de l'impuissance publique est morte avec la crise financière. » Il en a appelé à « un Etat plus actif dans l'économie, qui assume ses responsabilités, qui entreprend et qui investit ». Il constate que « Nous risquons d'être confrontés partout à la révolte des classes populaires et des classes moyennes qui rejetteront une mondialisation qu'elles ne vivent plus comme une promesse mais comme une menace ».

Bref, un discours authentiquement socialiste qui tranche avec les mièvreries des représentants de la boutique officielle.

Ouais. Bon. Ben, pour moi qui suis un « rébroussier » compulsif, ça, c’est pour la galerie, c’est du Guaino dans le texte… Relisons ces discours à travers le prisme des faits et comparons les paroles et les actes.

Le fameux « plan de sauvetage des banques », à côté d’une « autorisation à déconner » de 360 milliards d’euros, s'est notamment traduit par l'annonce, le 20 octobre, du versement de 10 milliards d'euros de quasi-fonds propres aux principales banques françaises. Là, ce sont de vraies thunes, pas des cautions, et qui s’ajoutent au 3 milliards refilés à Dexia. Contrairement à ce que Brown a fait au Royaume-Uni, la France a renoncé à ses prérogatives d'actionnaire, privant ainsi l'Etat d'une place au conseil d'administration des banques et d'une option sur des plus-values futures.

C’est donc un cadeau aux banques, avec du pognon pris dans nos poches. C’est ça Rantanplan-Sarko : faire le contraire de ce qu’on proclame.

Les mouvements de menton et les invectives contre les patrons qui s'enrichissent sans endosser la pleine responsabilité des désastres financiers ou stratégiques : « Les bonus sans les malus », c’est le même pipeau. En effet le gouvernement ne légiférera pas sur les parachutes dorés. Alors que d'autres pays plus libéraux comme les Pays-Bas les ont encadrés depuis longtemps, le gouvernement français a choisi de se contenter, le 6 octobre, du « code de bonne conduite proposé par le Medef ». Une formule qui permettra bien des arrangements au sein des conseils d'administration !

Chacun sait qu’on peut faire toute confiance au Medef, comme le prouve les turpitudes et les magouilles de l’UIMP… C’est donc un cadeau aux patrons. C’est ça Pinocchio-Sarko…

L'exonération de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements – et non sur l’emploi - est un autre cadeau aux patrons qui va se traduire par un surcoût budgétaire annuel de 1 milliard d'euros pour l'Etat puisqu'il va devoir compenser le manque à gagner auprès des collectivités locales !

Mais le fera-t-il ? Où obligera-t-il les collectivités locales à augmenter les impôts locaux ? C’est ça Machiavel-Sarko.

Et puis, foin des « caisses vides », il a aussi annoncé « plus de 175 milliards d'euros d'investissements directs de l'Etat en trois ans » à travers un plan massif d'investissement dans l'enseignement supérieur, la défense, les infrastructures de transport en commun et les énergies nouvelles.

C’est ça Magic-Sarko.

Enfin, aujourd’hui, après les centaines de milliards trouvés (on ne sait où ?) pour les banquiers et les patrons, le camarade Che Sarko est allé parler aux ouvriers, à la France-qui-se-lève-tôt.

Il a parlé de « Sécurité sociale professionnelle » ! En voilà une belle formule qui pue son cabinet de com ! Et qui a-t-il la derrière ? Une augmentation des salaires ? Une revalorisation des retraites ? Tè ! Fumes ! Seulement un recours encore plus large aux contrats à durée déterminée, augmentant ainsi la précarité ; le retour aux « emplois aidés » qu’il s’était empressé de supprimer ; il a fait les gros yeux aux méchants patrons qui « profiteraient de la crise pour licencier »; il va autoriser largement le travail le dimanche et enfin il a révélé sa grande ambition sociale pour lutter contre le chômage galopant (40.000 chômeurs de plus par mois !) : « livrer les journaux à domicile » !

C’est ça Sarko-Pipeau…



Une petite bluette pour oublier la crise!

Ça se chante jazzy sur l'air de "Oh! When the Saints..."

DSK2.jpgLes beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Et sa gentille secrétaire
Vient lui sucer le calamard

Ça s’passe ainsi
Au FMI
Depuis qu’y a c’queutard de Franchie
Et les Ricains se désespèrent
S’sont offusqués ces culs-bénis

cul secrétaire.jpg
Chorus :
Les beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Et sa gentille secrétaire
Vient lui sucer le calamard

sinclair.jpgEt Anne Sinclair,
C’est assez clair,
S’accomod’ bien de l’adultère
Domi c’est elle qu’il préfère
Quand elle quitt’ son pull mohair

Chorus :
Les beaux falzards
De DSK
Lui tombent souvent sur les panards
Et sa gentille secrétaire
Vient lui sucer le calamard.

27/10/2008

God save the Brown !

Gordon Brown.jpgL’horreur économique est venue d’Angleterre avec la sordide Thatcher et son crédo ultra libéral.

Le renouveau viendra-t-il d’outre-Manche avec l’étonnant Brown ?

Pas impossible. En tout cas celui-ci, qui passait pour un falot comparé au flamboyant Tony Blair, fait preuve d’un flair et d’un courage politique que les comiques qui nous gouvernent feraient bien d’imiter. Brown a tout simplement ressuscité Keynes, autre célèbre Britannique. Celui-ci, pour faire face à une crise économique, a inventé un processus simple, mais efficace car de bon sens :

- d’abord l’Etat intervient massivement au niveau des initiatives et des capitaux en lançant de grands travaux utiles, réduisant ainsi fortement le chômage ;
- le pouvoir d’achat ainsi regonflé fait repartir la consommation ;
- cette consommation relance la machine économique ;
- les rentrées fiscales remboursent largement la mise initiale de l’Etat.

Mais ce brave Keynes (et ses idées claires) a été jeté aux enfers par les cliques thatchéro-reaganiennes qui sévissent depuis un quart de siècle. Avec les résultats brillants que l’on subit actuellement.

Brown est celui qui a « inventé » le plan de sauvetage des banques dont Sarko s’arroge la paternité. C’est pas ce qu’il a fait de mieux mais, bon…

Mais il est surtout celui qui va donner une longueur d’avance à l’Angleterre dans la sortie de la crise. Ceci en lançant la construction, la rénovation des hôpitaux et du système de santé britannique saccagé par le thatchérisme ; en créant de nouvelles lignes de chemin de fer ; en embauchant massivement des fonctionnaires pour remettre en route l’Etat mis à mal par les ultra libéraux (mais aussi en construisant...deux porte-avions! Ce qui, au niveau de l'utilité, est plus que douteux; Mais bon, ça reste un rosbif...); etc. Tout le contraire de ce que fait Sarko malgré ses moulinets de bras…

Eh ! Oh ! Victor, tu vas pas faire une pipe à l’Engliche, non ? Non. Rassurez-vous. Mais faut reconnaître ce qui est bon.


FMI : Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !

DSK rie.jpgOuf ! On est rassuré : DSK reste à la direction du FMI ! On s’en sort bien : si les culs-bénis étazuniens l’avaient viré pour une modeste histoire de cul, serait revenu nous gonfler les aliboffis…

Et puis, il est bien au FMI. Il faut savoir ce qu’est cette institution ultra ultra ultra-libérale. Ce qui se fait de pire en matière d’organisation nuisible !

Bravo l’artiste.

Le FMI (Fonds Monétaire International), cible favorite et traditionnelle des altermondialistes, s’est même attiré les critiques de la Banque mondiale qui, un comble, juge trop « à droite » le FMI qui, par ses politiques, rudement imposées, d’« ajustement structurel », visant à tout privatiser et à réduire les dépenses et services publics, a ruiné et accablé sous la dette nombre de pays du Sud, sans parler de l’Argentine que son action a conduite à la catastrophe économique.

DSK a pris la place - traditionnellement réservée à un Européen - laissée vacante par la démission de Rodrigo Rato de son poste de directeur général de ce « machin » qu’est le sinistre FMI. Position éminente, grand prestige, gros salaire (sans compter les avantages en nature, le droit de cuissage, etc.), jet privé, prébendes à distribuer, etc…

Les Directeurs généraux se suivent et se ressemblent. Rodrigo Rato, le prédécesseur espagnol de notre as de la pointe, a un profil intéressant dans la mesure où il est typique de la fonction. Économiste, il est entré en politique dans l’Alliance populaire, parti fondé en 1976 par les anciens ministres de Franco et il en est devenu l’un des dirigeants majeurs. R. Rato n’a jamais hésité à se définir lui-même comme un ultra-libéral, dont les maîtres mots furent « restrictions », « privatisation » et « libéralisation ». En somme un vrai homme de gauche, comme DSK !

Les deux plus récents Français à ce poste ont aussi des profils intéressants et conformes au modèle exigé. Jacques de la Rosière (énarque, inspecteur des finances) et Michel Camdessus (13 ans de FMI !), énarque aussi (Trésor), catholique militant, membre du Conseil Pontifical « Justice et paix ». Tout un programme ! Plus réac, tu meurs…

Au fait, vous avez entendu quelque chose, émanant du FMI concernant la crise ? Vous avez eu connaissance d’une quelconque condamnation de l’affairisme coupable des mafieux responsables de la merde financière actuelle ? Vous avez lu un quelconque plan mondial de sortie de crise ? Moi non plus…

Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !



26/10/2008

Le civet de sanglier de Sébastien et Magali

civet sanglier.jpg


Il y a trois jours, mon voisin m'a apporté une superbe rouelle de sanglier, sanguinolente à souhait. Alors, aujourd'hui, on va se faire un machon solide, accompagné de cèpes, de charbonniers et de sanguins!


Mon ami Sébastien, redoutable tueur,
Utilise son temps, son flair et sa sueur
À courir les forêts, les bois et les broutières,
À sauter les ruisseaux des terres de Lozère
Pour traquer, débusquer, viser et fusiller
Son gibier préféré: le cochon sanglier.
Dès que pointe le jour vrombissent les quat'quatres
Où piaffent les chasseurs équipés pour combattre,
Montent les hurlements des meutes carnassières
Serrées dans des remorques, dans des malles arrières.
La battue se déploie par chemins et sentiers,
S'efforçant de boucler le massif forestier
Où laies et marcassins, cochons et sangliers
Commencent à gratter le sol d'un pied inquiet.
Le journée sera rude pour la bête à poil dur
Quand, poussées par les chiens hors des fourrés obscurs,
Pour tenter d'échapper à la meute hurlante,
Ses courses, à découvert dans les clairs et les pentes,
L'amènent à croiser les chemins et les sentes
Qui sont autant d'affûts où les fusils l'attendent.
Les coups de feu éclatent à travers la nature.
Si la bête s'échappe, on reprend les voitures -
Pour lui couper la fuite au bord d'une autre route.
Parfois le sanglier met la meute en déroute,
Quand, acculé, blessé, forcé hors de son antre
Il se rue sur les chiens qu'il piétine et éventre.
Très souvent Sébastien, heureux bien que fourbu,
S'en retourne bredouille, au soir de la battue.
Mais lorsqu'un animal est tombé sous les balles,
Il faut voir son sourire, son allure martiale
Lorsqu'il brandit sa part de viande dépecée
Qu'il — fier comme Artaban — offre à sa fiancée.
Alors, tranquillement, avec ses doigts d'artistes
Dégoulinant de sang, Magali entre en piste.
Pour faire un bon civet, l'épaule ou le cuissot
Sont des pièces de choix. Coupez-les en morceaux
De taille conséquente. Récupérez le sang
Qui, pour lier la sauce, est bien intéressant.
Gardez-le au frigo pour qu'il ne se dégrade.
Préparez ce qu'il faut pour votre marinade.
Celle de Magali est un poème en soi:
Quatre, cinq oignons moyens, cévenols ou niçois;
Cinq ou six gousses d'ail et autant de carottes;
Un bouquet de persil; céleri, feuilles, côtes;
Du thym et du laurier; un peu de noix muscade;
Une écorce d'orange et quelques grains de cade;
Du poivre du moulin; du gros sel de Camargue.
Deux litres de Côtes-du-Rhône d'Estézargues,
Un verre d'huile d'olive et deux de bon vinaigre.
Vous cuisez demi-heure à feu vif et allègre.
Rangez le sanglier au fond d'un pot en grès,
Un grand verre de marc pour rendre du degré
À votre marinade versée, chaude, dessus.
Le pot, au frais trois jours, recouvert d'un tissu
Est alors le théâtre d'une superbe idylle
Entre les ingrédients. Une alchimie subtile
Va attendrir la viande, sublimer les parfums
Et les goûts de gibier du sanglier défunt.
Quand, le jour du repas, l'aurore aux doigts de roses
Du sommeil des Buveurs dissipe les hypnoses,
Vous sortez et séchez à l'aide d'un torchon -
Les morceaux marinés de viande de cochon.
Séparez au chinois légumes et liquide.
Petit, sers-moi un verre, j'ai le clapoir acide!
Dans de l'huile d'olive, au fond d'une toupine
Votre petit-salé embaume les narines.
Rajoutez en tournant les légumes essorés,
Puis intégrez la viande que vous faites dorer.
Mouillez alors avec le jus de marinade,
Et cuisez à feu doux, cinq heures, à l'estouffade.
Il faut voir le sourire heureux de Sébastien
Quand Magali apporte, de son pas aérien
Son plat qu'elle découvre, très fière, sur la table
Exhalant en volutes des parfums admirables.
Ce chef-d'œuvre requiert, pour de grande agapes,
Rien moins que le meilleur des Châteauneuf-du-Pape.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la marinade: - 4 oignons moyens coupés en quarts et piqués de clous de girofle, - 6 gousses d'ail écrasées, - 6 à 8 carottes en tronçons, -l bouquet de persil grossièrement coupé, - l pied de céleri côtes et feuilles, grossièrement coupées, - l gros bouquet de thym, - 6 feuilles de laurier, - l douzaine de grains de genièvre, - 2 poignées de gros sel de Camargue,
- l cuillerée à soupe de poivre noir du moulin, - noix de muscade, - l écorce d'orange séchée, - l verre d'huile d'olive, - 2 verres de bon vinaigre, - 2 litres de bon vin rouge. N'oubliez pas de cuire cette mari-nade et de la verser chaude sur les morceaux de sanglier avant de laisser reposer trois jours.
Pour le plat: - l cuissot ou l épaule de sanglier, - le sang récupéré ou l verre de sang (à demander à votre boucher), - l verre d'huile d'olive, - 250 grammes de petit-salé coupé en dés, - les légumes essorés de la marinade cuite, - le jus de la marinade.

Les vins conseillés:

Le civet de sanglier préparé de cette manière est un plat somptueux, à la fois puissant et très parfumé. Il faut donc des vins à la hauteur.
En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Lirac, Vacqueyras, Cornas, Hermitage, Crozes-Hermitage, Saint-Joseph, Côte-Rôtie.
On peut également l'accorder avec bonheur à de vieilles bouteilles de Cairanne, Visan, Séguret, Valréas, Gallician.
En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Fitou, Collioure, Maury.
En vins de Provence: Bandol, Palette, Pierrefeu, Puyloubier, Cabasse, La Cadière-d'azur, vins de Bellet.





Domi-la-gachette dégaine plus vite que son ombre

dsk_fmi_rachida_dati_lobo_lobofakes.jpg
Merci à Lobofakes

06:32 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk

25/10/2008

E viva el sobre commandante Nicolaï "Ché" Sarkozy !

pic10039.jpgE Viva ! Viva nuestro lider maximo !
El hombre que a puesto la Europa a su piès !
Oiga come toda la prensa del mundo, que digo ! del Universo habla de nuestro Sobre Commandante !
Es el que el mundo estaba esperando ! Y ahora a llegado para salvar la gente, el Pueblo !
Miratelo poner abajo todos los capitalistos !
Ché.jpgArriba "Ché" Sarkozy !
Arriba Sobre Commandante !
El pueblo unido, jamàs sera vincido !
Olè !

E WW il salvatore de la terra ! E Viva il nuovo Garibaldi ! Il picolo uomissimo que fa tremolare i chinese como i americano ! E va fanculo Berlusconi !

And fuck off Bush !
Sarkogrospif.jpg
Und shaïse (! ? !) Merkel !

E vai t’en caga a la vigno, ma oublides pas de me ramena la claù !

Eh ouais ! Il est tellement, tellement international notre Phénix de l’Elysée qu’il faut le célébrer dans toutes les langues. Il y en a déjà beaucoup qui le célèbre avec la langue râpeuse des lèche-cul congénitaux !

La crise ? Il la prend, il la tord, il la brise, il la jette aux poubelles de l’histoire !

Les banquiers ont besoin de sous ? Malgré les caisses vides, il sort de son chapeau des centaines de milliards !

Les pauvres sont à la payole ? Il les envoie travailler le dimanche, comme ça il ne deviendront pas obèse en bouffant leur gigot au fayots.

Tremblez, puissants du monde corrompu !
Tremblez paradis fiscaux !
Tremblez, exploiteurs du Peuple !

Debout les damnés de la terre
Debout les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase
Foule, esclaves, debout, debout
La monde va changer de base
Nous ne sommes rien, soyons tout!

C'est la lutte finale
Groupons nous, et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.

Eh ! Oh ! Victor ! T’as trop appuyé sur le Vacqueyras je crois… Non ? Alors buvons un coup ensemble !



19:12 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarko

La playmate du jour

P08 sarko.jpg

09:23 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : playmate, femme

Mot d'ordre présidentiel: RESPECT!

sarko-la-menace.jpg
Merci à Tropicalboy

...et faites gaffe, sinon vous allez morfler!

06:30 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : respect

24/10/2008

Sarko, le Rantanplan du gauchisme !

révolution poing.jpg« Du passé, faisons table ra-a-ase, Foule esclave, debout ! debout ! » Devant les foules de travailleurs debout, le poing levé, galvanisés, les paroles d’espoir, de fraternité, de renouveau, de Révolution sortaient de la bouche virile du (petit !) Grand Homme. Voilà, enfin, prononcée devant les travailleurs savoyards, les phrases qu’attendait la France d’en bas, la France qui se lève tôt, la France qui veut travailler plus pour gagner plus, la France des vrais gens ! Et ces paroles c’est le Camarade Nicolas Sarkozy qui a osé les prononcer !

Eh ! Oh ! Victor, t’as pas un peu trop appuyé sur le blanc de Savoie d’Apremont ce matin ? Où sur le Picpoul de Pinet, ou sur le Muscadet ?

Le Sarko, ce dangereux gauchiste, il a pourtant dit deux choses intéressantes : - l’exonération de la taxe professionnelles pour les entreprises qui investissent ; - la création d’un « fonds souverain » pour protéger les fleurons de notre industrie de la prédation extérieure.

Sur celui-ci, entièrement d’accord. Encore faut-il avoir où il trouvera le pognon et selon quels critères ce fonds agira.

Sur celle-là – l’exonération de T.P. pour les investissements – y a à boire et à manger. La T.P. (taxe professionnelle, inventée il y a bien longtemps par un certain Chirac) est un impôt stupide puisqu’il est assis sur les investissements ET SURTOUT sur la masse salariale. Autrement dit, plus une entreprise embauche, plus elle est pénalisée par cette taxe (par ailleurs indispensable au budget des communes !)

Or, le gauchiste Sarko a parlé d’exonération concernant, non pas les salaires, mais les investissements, donc les machines !

Faisons travailler un peu les boyaux de la tête. L’inégalité sociale augmente. Les licenciements et la précarité du travail font baisser le pouvoir d’achat et avec lui la consommation. La richesse ne circule plus, l’endettement des ménages augmente au point d’être à l’origine de véritables crises économiques internationales. Tout le monde se demande aujourd’hui où trouver le pognon pour financer les retraites, les logements, la protection sociale, l’éducation...

Certes, l’explosion démographique et la concurrence due à la mondialisation, la spéculation boursière, la fraude et les paradis fiscaux y sont pour quelque chose. Mais la cause la plus flagrante, le problème fondamental dont on ne parle pas assez, me semble être le développement exponentiel des technologies et l’automatisation du travail.

L’économie a de moins en moins besoin du travail humain. Les machines l’ont remplacé et vont continuer dans ce sens : on ne peut pas arrêter le « progrès » ( ? !) mais on peut réfléchir enfin à des critères de régulation pour que la technologie reste au service de l’homme, et pas l’inverse. Devons-nous nous résigner à devenir les esclaves modernes des patrons qui ont les moyens d’investir dans la mécanisation, dans la robotisation ?

Pourquoi ceux qui exploitent le travail des machines - cela se passe désormais à presque tous les niveaux de l’activité économique - sont-ils exonérés des contributions sociales qu’ils paieraient à la collectivité s’ils employaient le travail humain ?

Pourquoi ne pas faire cotiser les machines proportionnellement à leur capacité de production ?


Mouais… C’est tout le contraire qu’a proposé Sarko, le Rantanplan du gauchisme…

Eh! Tu la connais celle-là? Courte mais bonne...

singe coït.jpg


Quelle est la différence entre les hommes et les femmes ?

Les hommes, eux au moins, ont toujours la même paire de couilles entre les jambes...

06:32 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : couilles

23/10/2008

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! » Vincent Auriol.


Eh ! Les cocus, vous savez a qui il confie les 360 milliards qu’il piquera fatalement, au bout du compte, dans nos poches l’Eveillé de Neuilly ? Ben, à des banquiers bien sûr ! C’est un peu comme si, dans un match de foot, on confiait le sifflet de l’arbitre au furher d’un clan d’Ultra !

Et quels banquiers ! La crème des crèmes.

Il a créé une « société de refinancement des banques » dont on ignore tout. Quelle sera sa nature juridique ? Quel sera son capital ? Comment sera organisé son organe d'administration ? C’est le flou le plus absolu. Par contre on sait qu’elle sera dirigée par les ci-devant Camdessus Michel et Coste Thierry. Quand on connaît les zozos, on peut se faire du soucis pour nos sous !

Camdessus Michel, c’est ce cul-béni qui a sévi longtemps à la tête du FMI (salut, DSK !). C'est lui qui imposa un plan de rigueur à l'Asie du Sud-est qui plongea des millions d'habitants de ces pays dans une misère totale. Pur produit de la « haute » administration françouaise, arrogant, suffisant et donnant des leçons à la terre entière. En 1997, il se gargarisait du fameux slogan des ultra libéraux : « Si ça ne marche pas c'est que nous ne sommes pas allés assez loin et assez vite. » On lui doit les fameux plans d'ajustement structurels que le FMI avait mis en place pour les pays sous-développés et qui les ont littéralement ruinés et livrés au pillage des multinationales les plus rapaces. Il dirigea aussi le Club de Paris, qui « renégociait » les dettes que ces pauvres pays avaient douloureusement contractées… Avec toute la mansuétude du bourreau.

Coste Thierry, lui, est moins connu. Il dirigeait « Crédit Agricole Asset Management », un fonds d'investissement adossé au Crédit agricole. Ce fonds qui devait gagner à tous les coups, est devenu très contre-performant. Ses actifs se sont dépréciés de quelques 80% entre début 2007 et fin 2008 ! Certes, le Crédit agricole, grace à ses dépôts – nos sous ! – reste une grosse banque solide, bien qu’il affiche cette année des pertes de plus de huit milliards d'euros… Son résultat d'exploitation est en chute de 65% ; son produit net de 18.5% Mais chacun sait que ce n'est pas la faute du Crédit agricole, et encore moins de ses dirigeants, mais des « marchés » parfois bien facétieux...

Voilà les pèlerins auxquels Lagarde et le gauchiste Sarko vont confier des montagnes de pognon. Et que croyez-vous que l’Etat réclame en compensation ?

Rien. Nibe. Que dalle.

La ministre a en effet annoncé que les banques détiendraient la majorité de ladite structure et que l'Etat disposerait d'une simple minorité de blocage !

Je vous disais il y a quelques jours, dans une précédente lucidélucubration que cette crise marquait la victoire du capitalisme financier (qui fait payer ses saloperies par le contribuable). En voilà une preuve de plus…

vincent auriol.jpgVincent Auriol, ancien président de la République disait avec son accent rocailleux des bords de la Dordogne :

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! »

On pourrait aussi en pendre quelques-uns en place de grève…


Bienvenue à Tchernobyl en Tricastin ?

centrale Tricastin.jpg


La France a été frappée cet été par de multiples événements nucléaires :
- à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse, grave fuite d'uranium le 7 juillet),
- à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de contaminations par une canalisation rompue depuis des années)
- à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme ; 100 salariés contaminés le 23 juillet)
- à celle de St-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet),
- à nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif),
- à la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi depuis des années).

Mais ceci n’est que pisse de chat par rapport à ce qui se passe à la centrale EDF du Tricastin :

tricastin schema-ASN.jpg


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit à EDF, à l'Autorité de sûreté (ASN), à MM Sarkozy et Fillon pour obtenir la vérité sur la gravité de la situation en cours actuellement à la centrale nucléaire du Tricastin. Selon certaines informations, la situation dans la centrale serait si problématique que l'évacuation de plusieurs communes proches serait envisagée par les autorités.

Il est vrai que l'affaire est littéralement… explosive. Le 8 septembre, au cours d'une opération de renouvellement du combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n°2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et restent depuis suspendus au dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur.

Un événement de ce type s'est certes déjà produit en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), et avait duré plus d'un mois, mais la situation au Tricastin est encore plus grave car il s'agit de deux assemblages au lieu d'un seul, ce qui démultiplie les difficultés : les opérations engagées pour récupérer un assemblage peuvent provoquer la chute du second. De plus, alors que EDF et les autorités restent muettes sur ce sujet, il est fort possible qu'un assemblage ou même les deux soient "moxés", c'est à dire contiennent du plutonium, ce qui aggraverait alors nettement les risques.

Les deux assemblages, pesant chacun environ 800kg, menacent à chaque instant de tomber. Il pourraient alors se briser et les différents morceaux, se glissant entre les autres assemblages, pourraient éventuellement déclencher une réaction nucléaire incontrôlée. Un très grave accident nucléaire serait alors possible. Mais, même sans une telle réaction, les opérations de nettoyage pourraient être quasi impossibles à réaliser, le réacteur pourrait être définitivement condamné et légué tel quel à nos descendants.

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" exige de toute urgence les réponses à des questions fondamentales :

- Les deux assemblages sont-ils "moxés" ? Autrement dit, s'agit-il de combustible uranium-plutonium ou "seulement" d'uranium.

- S'il s'agit de mox, EDF reconnaît-elle que le risque de réaction incontrôlée est encore plus grand ?

- Quelles opérations ont été tentées depuis le 9 septembre pour récupérer les deux assemblages ? Quelles autres opérations sont envisagées ? Avec quels risques ?

- Les deux assemblages sont-ils toujours dans l'eau de la cuve ? Selon certaines informations, après une tentative d'intervention, EDF ne parviendrait plus à positionner les deux assemblages sous l'eau. Dans ce cas, comment sont-ils refroidis ?

- Quelles sont les mesures envisagées en cas d'aggravation de la situation ? L'évacuation des communes proches est-elle réellement envisagée, comme le laissent à penser certaines informations ?

- Ne faut-il pas immédiatement évacuer les communes proches, voire les départements concernés, de façon préventive et non suite à une éventuelle aggravation de la situation ?

- A quelles dates sont prévues les prochaines ouvertures de cuve au Tricastin (ou fonctionnent trois autres réacteurs) et dans les autres centrales en France ? Quelles mesures sont mises en œuvre pour éviter qu'une situation identique ne se produise ?

Pour briser le « black out » sur cette situation plus qu’alarmante, venez – si vous le pouvez – le samedi 25 octobre, à la manifestation contre le nucléaire à Tricastin.

Information : Réseau "Sortir du nucléaire"

22/10/2008

Paradis fiscaux : Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai !

Soeur Emmanuelle, notre envoyée spéciale au Paradis, nous communique:
paradisfiscal2.jpg

Andorre
Anguilla (Royaunme Uni)
Antigua et Barbuda
Aruba (pays Bas)
Bahamas
Bahrein
Barbade
Belize
Iles Vierges britanniques
Iles Cook (Nouvelle Zélande)
La Dominique
Gibraltar (Royaume Uni)
Grenade
Guernesey (Royaume Uni)
Ile de Man (Royaume Uni)
Jersey (Royaume Uni)
Liberia
Liechstentein
Maldives
Iles Marshall
Monaco
Montserrat (Royaume Uni)
Nauru
Antilles Néerlandaises
Niue (Nouvelle Zélande)
Panama
Samoa
San Marino
Seychelles
Sainte Lucie
Saint Christophe et Nevis
Saint Vincent et les Grenadines
Tonga
Turks et Caicos (Royaume Uni)
Iles Vierges (USA)
Vanuatu

Ça, c’est la liste des « paradis fiscaux non coopératifs ». Donc des voyous avérés et fiers de l’être. Un simple coup d’œil montre qu’avec huit territoires catalogués « pays crapules », le Royaume Unis est, de loin, le premier et le plus important « paradis fiscal » du monde ! Le Royaume Unis fait parti des grands pays de l’Union Européenne.

Les Pays-Bas abritent deux « paradis fiscaux » non coopératifs.

paradisfiscal1.jpg
Comme par hasard, ces deux pays sont à la pointe de l’ultra libéralisme en Europe. Ils abritent les plus importantes banques et multinationales européennes. Il m’étonnerait donc fort que ces deux pays voyous soutiennent la lutte de notre hyper président contre ces chancres économiques que sont les paradis fiscaux.

Mais à côté de ces états confettis qui se branlent complètement des menaces de notre Centimaître du monde, il y a ceux qui font semblant d’être coopératifs, c’est-à-dire qui disent « oui, oui, on va coopérer » mais qui font plus que tirer la patte, pour la bonne raison que l’embrouille fiscale et financière est leur principal fond de commerce.

Il y a là, entre autres, le Luxembourg et la Suisse. Fallait voir la gueule du premier ministre luxembougeois hier soir sur la lucarne à décerveler ! Pas content le mec ! Et…il a invité la France à balayer ses propres merdes ! Parce que la France aussi abrite des paradis fiscaux !

Selon les spécialistes, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment.

Consultant auprès de l'ONU et de la Commission européenne, Michel Koutouzis est co-auteur (avec le magistrat Jean-François Thony) du « Que sais-je ? » sur le blanchiment (PUF, 2005). « Le B.A.-ba, c'est de se demander ce qu'est une place off-shore », dit-il. « C'est un endroit où existe un système économique et financier qui, pour une raison ou pour une autre, n'est pas régulé par les lois du pays auquel il appartient. »

Avec les différents régimes de défiscalisation dont ils bénéficient, les départements (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) et collectivités (Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie Française) d'outre-mer sont dans ce cas-là, mais, en théorie, uniquement pour les contribuables français. Les COM (anciennement TOM) jouissent même d'une totale autonomie fiscale et douanière.

Un rapport sénatorial de 2002 sur « la défiscalisation dans les départements et les territoires d'outre-mer » pointait déjà l'absence de procédures de contrôle et le nombre incertain de sanctions : « Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux »

Prenons le cas très emblématique de Saint-Martin, une île des Antilles qui a obtenu il y a un an (comme sa voisine Saint-Barthélémy) le statut de COM, alors qu'elle dépendait auparavant du département de la Guadeloupe.

La souveraineté de l'île est partagée entre la France et les Pays-Bas, mais aucune frontière ne sépare les deux territoires. Michel Koutouzis évoque la coopération entre les établissements bancaires des deux parties de l'île, et décrit des moyens très simples de blanchir de l'argent :

« Vous arrivez avec de l'argent noir dans un casino côté néerlandais. On vous dit de vous mettre à une table donnée pendant une heure. Le casino vous fait gagner une somme arrangée au préalable, une pratique courante dans les paradis fiscaux. Une fois vos gains récupérés, vous pouvez aller les investir côté français dans des projets immobiliers ou des marinas. »

Des projets immobiliers abandonnés après des faillites volontaires.

Michel Koutouzis détaille un autre circuit :

« Une fois que vous avez investi de l'argent dans un projet touristique, vous vous déclarez en faillite. Vous pouvez ensuite récupérer l'argent et le transférer non loin de là, à Curaçao par exemple, sans aucun contrôle. » (source: Rue89)

C'est ainsi que le contribuable français finance des investissements vers des paradis fiscaux.

Et n’oublions pas la Nouvelle Calédonie où les défiscalisations vont bon train. On en donne à des grandes sociétés étrangères qui y construisent des usines énormes, faisant de très gros bénéfices en exploitant les mines de nickel, détruisant au passage un lagon merveilleux tout juste classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il doit bien y avoir des comptes qui s'ouvrent avec de gros numéros dessus dans l'archipel voisin, le Vanuatu, bien connu pour son secret bancaire et le peu d'investigation quant à la provenance de l'argent déposé !

Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai ! Profite tant que tu tiens le manche, mais pas pour nous emmancher, comme d’hab !

Emmanuelle nous a fait tant rêver...

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emmanuelle et sarko blog du chi.jpg

...malgré ses fréquentations douteuses, nous ne l'oublierons pas!

C'est sœur Emmanuelle qui arrive au paradis. Saint-Pierre l'accueille en personne dans le grand hall d'entrée où s'activent plein de secrétaires et lui dit:

"Bienvenue chez nous. Votre dossier est très bon et je pense qu'il n'y aura pas de problème pour votre admission. Mais il faut faire un peu de paperasse. Vous savez ce que c'est... Bon, pendant qu'on fait tout les papiers, je vais vous faire un peu visiter".

Les voilà donc dans une ruelle monyante et soudain, des cris de terreur, de hurlements de douleurs...

Sœur Emmanuelle, effrayée: "Mais, qu'est-ce qu'il se passe?"

Saint-Pierre:"Oh! Ce n'est rien, une formalité: ob fait des trous dans le crâne d'un nouvel entrant pour pouvoir fixer son auréole".

Ils continuent dans une autre ruelle débouchant sur de beaux jardins et de nouveau des hurlements terribles.

Sœur Emmanuelle, de plus en plus effrayée réitère sa question: "Mais enfin qu'est-ce que c'est que ces cris?"

Sain-Pierre:"Eh bien, on fait des trous dans les omoplates d'une nouvelle arrivante pour fixer les ailes".

Sœur Emmanuelle éclate et se retourne: "Ah! Non! C'est ça le paradis? Je préfère aller en enfer!"

Saint-Pierre:"Vous n'y pensez pas: là-bas c'est terrible, ils vont vous violer, vous sodomiser..."

Sœur Emmanuelle:"Ouais! Ben c'est pas grave: pour ça, les trous sont déjà faits!"

21/10/2008

Trader fou des Caisses d’Epargne : à qui profite le crime ?

caisse d'épargne.jpgDu haut de ses talonnette, avec un mouvement de menton viril et péremptoire, notre Demi-mètre du monde a fusillé les trois principaux dirigeants de la Caisse d’Epargne. Ah ! Mais ! Faut pas la lui faire au grand homme. Dégagez… Enfin, pas très loin, on les replanque ailleurs les pôôvres.

Moi, je suis un sale con de fouille-merde: chaque fois qu’on me fout sous le nez un truc un peu gros, je doute, et je cherche où est l’embrouille cachée.

Regardons d’un peu plus près comment l’Ecureuil s’est fait bouffer 700 millions d’euros.

On nage en pleine gadoue et l’histoire est trop dingue pour être « claire ».

La CNCE (Caisse nationale des caisses d’épargne) fait ce qu'on appelle de la gestion pour compte propre, c'est-à-dire qu'elle utilise ses fonds propres pour gagner sur les marchés. Comme toutes les autres banques.

En avril 2008, Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et des risques, décide d'arrêter cette activité. Décision entérinée par le directoire de la banque en juillet 2008, et notifiée à la Banque de France un mois plus tard. Donc, depuis cette date, la Caisse d’Epargne est censée être en dehors des coups fourrés qui ont foutus bien de ses consœurs dans le rouge.

Hors, pour une raison encore indéterminée, le 6 octobre, l’un des trois traders plus particulièrement chargé des produits dérivés se met à prendre des positions sur des indices de volatilité (un produit dérivé qui consiste à jouer sur l'évaluation de l'amplitude des cours) de plusieurs bourses européennes. Le trader parie sur la hausse du marché après l’annonce du plan Paulson. Mais, le marché s’effondre ! Comme tous les joueurs, le trader, âgé d’une trentaine d’année, espère se refaire, et dépasse toutes les limites. Une semaine plus tard, le 13 octobre au matin, à 11h, il offre sa démission à sa hiérarchie qui commence à s’inquiéter. Il était temps… La direction de la banque mutualiste se rend compte de l’étendue des dégats et apprend alors que sa salle de marché a passé outre l'interdiction d'agir sur ces marchés ! Bonjour la qualité des contrôles !

Pour sortir de cette opération de « trading », les Caisses d'épargne doivent trouver, sur le marché, des contreparties acceptant de reprendre ses positions malencontreuses. Opération qui se fait de gré à gré. Deux banques sont en mesure de reprendre ses positions : BNP Paribas, et la Société Générale. Celles-ci marcheront et gagneront de 4 ou 5 millions d'euros de marge sur cette opération. (source : Nouvelobs.com).

Voilà, schématisée, comment s’est passée l’histoire. Maintenant, cherchons à qui le crime profite.

Les Caisses d’Epargne, jusqu’à une « réforme » récente des sarko-trafiquants, étaient les seules, à égalité avec la Banque Postale, a pouvoir délivrer et gérer les fameux Livrets A, les livrets d’épargne que pratiquement tous les petits Français reçoivent à leur naissance. C’est le produit préféré des petits épargnants. Un produit sûr, géré par des établissements irréprochables en lesquels les petits épargnants ont toute confiance.

Confiance ! C’est le mot magique pour tout ce qui touche au pognon.

Hors, depuis la « réforme » chiée par le gouvernement sous la pression du très puissant lobby des banques, toutes les banques commerciales vont pouvoir ouvrir et gérer les Livrets A ! Oh ! N’ayons que peu d’illusion, ces banques, par le hameçon de ce Livret A, alpaguerons les clients pour les baratiner et les diriger vers d’autres produits maisons plus rentables pour elles. Mais, pour cela, il faut décider les épargnants à sortir leur Livret A des Caisses d’Epargne ou de La Poste pour les rouvrir…dans une de ces banques commerciales !

Donc, ce fiasco retentissant des Caisses d’Epargne est pain béni pour foutre en l’air la CONFIANCE des épargnants !

Voilà pourquoi, avec mon esprit tordu, je me laisse allé à penser que ce ou ces trois traders fous pourraient avoir agis sous l’influence de… Bref, à vous de penser la suite.

Au fait, s’il y en a qui sont bien placés pour suivre la future carrière de ce « trader » fou après quelques temps de mise au vert, lorsque la sauce médiatique sera retombée, ils pourront peut-être savoir à qui le crime a profité…en regardant qui l’embauche !