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10.12.2008

Le temps des « desesperados ».

émeutes Grèce.jpgLa Grèce à feu et à sang, ça ne vous interpelle pas, ci-devants et ci-devantes hommes et femmes politiques ? Vous ne vous rendez pas compte que ce qui se passe dans le berceau de la civilisation européenne est une préfiguration de ce qui risque de se passer partout en Europe ? Vous servez à quoi alors ? Vous feriez bien d’aller voir (ou vous faire voir) chez les Grecs pour essayer de comprendre.

Ce qui se passe c’est, par la société, une contestation profonde, radicale, unanime de l’Etat - tel qu’il a été pollué par les gouvernements ultra libéraux - et des personnels politiques qui le colonisent. Parce que cet Etat dévoyé place l'intérêt de la classe politique et de ses partenaires économico-médiatiques au-dessus de l'intérêt de la société. La discussion se résume à la relation que doivent établir entre eux l'État et le marché, et plus exactement à la question de savoir si le marché doit s'autoréguler ou s'il doit se soumettre à un cadre réglementaire géré par l'État. Que devient la société des citoyens - ceux qui marnent, ceux qui souffrent, ceux qui s’angoissent de l’avenir - dans ce face à face des copains et des coquins ? Cette société qui est pourtant la seule raison d’être, et de l’Etat, et du « marché » reste totalement en dehors de toutes discussions. Circulez, y a rien à voir !

Comment dès lors s’étonner du rempart d’incompréhension qui s’élève entre les personnels politiques, tout à la lutte des places plutôt qu’à la lutte des classes, et les citoyens qui ne se sentent plus représentés ? Le feuilleton tragi-comique du congrès du PS comme les chaises musicales à la tête de l’Ump en sont des illustrations.

Comment admettre que les décisions émanant du peuple à travers le suffrage universel – voir le traité de Lisbonne - soient jetés à la poubelle par des dirigeants qui compissent allègrement ces volontés populaires ?

Comment accepter sans broncher le cynisme de cette classe politique totalement coupée de sa base qui fait de l’injustice – bouclier fiscal, milliards pour les banques, peau de zob pour les pauvres, et. - son outil principal ?

Dès lors que ce fossé s’approfondit entre les citoyens et leur représentation, il ne faudra pas s’étonner si, dans un avenir proche – qui est le présent en Grèce, laboratoire de ce qui va se passer partout en Europe –, la contestation prend des formes qui seront de plus en plus violentes.

L’inéquité et l’injustice engendrent le désespoir, et celui-ci la violence nihiliste des « desesperados ».



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Commentaires

Hasta la victoria siempre !
Cours camarade le vieux monde est derrière toi !
Ah ça ira ça ira !
Aux armes citoyens !

Écrit par : Michel Benoit | 09.12.2008

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Hola, ça sent bon le cocktail Joliot-Curie et les grenades lacrimogènes ! Et le son des pavés roulés pour les barricades. Moi, j'occuperais la Maison des Côtes du Rhône.... avé un comité de salut public !

Écrit par : testard84 | 09.12.2008

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On marchera ainsi au son du canon!

Écrit par : Victor | 09.12.2008

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Arrete ! on se fait du mal ! mais que c'est bon parfois d'imaginer enfin que le peuple se réveille

Écrit par : lacalmette | 09.12.2008

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