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28/11/2009

Ouiquinde érotique. Sacré Jules Verne! Il aimait voyager dans la lune...

 

 

epilation_sexe_-_humour.jpg

 

 

 

Lamentation d’un poil de cul de femme

Il est dur lorsque sur la terre
Dans le bonheur on a vécu
De mourir triste et solitaire
Sur les ruines d’un vieux cul.
Jadis dans un forêt vierge,
Je fus planté, sur le versant
Qu’un pur filet d’urine asperge,
Et parfois un filet de sang.

Alors dans ce taillis sauvage,
Les poils poussaient par mes sillons,
Et sous leur virginal ombrage,
Paissaient de jolis morpions.
Destin fatal un doigt nubile
Un soir par là vint s’égarer,
Et de sa phalange mobile
Frotter, racler et labourer.

Bientôt au doigt le vit succède,
Et, dans ses appétits ardents,
Appelant la langue à son aide ;
Il nous déchire à belle dents.
J’ai vu s’en aller nos dépouilles
Sur le fleuve des passions,
Qui prend sa source - dans les couilles,
Et va se perdre dans les cons.

Hélas ! l’épine est sous la rose,
Et la pine sous le plaisir
Bientôt au bord des exostoses,
Des chancres vinrent à fleurir.
Les coqs de leur crête inhumaine
Se parent dans tous les chemins :
Dans le département de l’Aine
Gambadent les jeunes poulains.

Mais, quand le passé fut propice,
Pourquoi songer à l’avenir ?
Et qu’importe la chaudepisse
Quand il reste le souvenir ?
N’ai-je pas vu tous les prépuces,
Avoir chez nous un libre accès,
Alors même qu’ils étaient russes,
Surtout quand ils étaient français.


J’ai couvert de mon ombre amie
La grenette de l’écolier,
Le membre de l’Académie,
Et le vit du carabinier.
J’ai vu le vieillard phosphorique,
Dans un effort trop passager,
Charger avec son dard étique,
Sans parvenir à décharger.

J’ai vu – mais la motte déserte
N’a plus de flux ni de reflux,
Et la matrice trop ouverte,
Attend vainement le phallus.
J’ai perdu, depuis une année,
Mes compagnons déjà trop vieux,
Et mes beaux poils du périnée
Sont engloutis dans divers lieux.

Aux lèvres des jeunes pucelles,
Croissez en paix, poils ingénus.
Adieu, mes cousins des aisselles,
Adieu, mes frères de l’anus !
J’espérais à l’heure dernière,
Me noyer dans l’eau des bidets,
Mais j’habite sur un derrière
Qu’hélas on ne lave jamais.

- Il eut parlé longtemps encore,
Lorsqu’un vent vif précipité,
Broyant, mais non pas inodore,
Le lança dans l’éternité.
Ainsi tout retourne dans la tombe,
Tout ce qui vit, tout ce qui fut,
Ainsi tout changent ainsi tout tombe,
Illusions…et poils de cul.

JULES VERNE (1855)

Jules Verne par Nadar.jpg

 

 

27/11/2009

M'ame Michu et M'ame Chazotte prennent le président en grippe...


vamps.jpg


-         V'z'êtes vaccinée vous M'ame Chazotte ?


-         Non. Et vous ?


-         Ben moi j'ai pas reçu le papier. J'y suis allée au gymnase, j'ai fais la queue deux heures au milieu de gens énervés, qui râlaient, y en avait même qui toussaient...


-         Eh ben voilà, M'ame Michu, si vous n'étiez pas contaminée, vous risquez de l'être. Alors siouplait ! Ne me postillonnez pas dessus ! De toute façon, parait que les vieilles couennes comme nous, on serait immunisées, depuis le temps que les virus de tout poils nous visitent ! A moins que...


-         A moins que quoi M'ame Chazotte ?


-         A moins « qu'ils » aient décidé délibérément de laisser crever les vieux ! C'est tout bénef : économie de vaccins, économie sur les retraites. C'est bon pour les comptes de la Sécu ça M'ame Michu ! C'est aussi bon que la canicule !


-         Ben vous alors. Vous croyez ça ?


-         C'est ce qu'on appelle une saine gestion comptable de la population ! De toute façon on ne sert plus à rien, on bouffe trop - surtout vous d'ailleurs ! - et on coûte trop de pognon à la Sécu. A la casse les vieux ! Z'ont dépassé la date de péremption ! Pour en revenir à la fameuse grippe A(H1N1), on a là la démonstration de l'incompétence de Sarkozy.


-         Comment ? Le mari de Carla ? Incompétent ?


-         Ouais. En la matière, Chouchou  a pris des décisions fébriles, hasardeuses et surtout trop hâtives,  comme si le problème ne souffrait aucune concertation ni réflexion. Comme si seule comptait la décision. La décision de prendre le taureau par les cornes: vacciner la France entière. Commander une ou deux doses vaccinales pour chaque Français: 94 millions de vaccins! 10% de la totalité mondiale de production en la matière! Une erreur politique digne d'un jeunot inexpérimenté. Pas assez de concertation, trop de précipitation. Une sorte de politique de santé bling-bling, comme d'hab. Rappelez-vous les mises en garde de gens du métier, comme le professeur Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses, membre de l'Académie de médecine et ancien président de la Croix-Rouge qui proclamait que c'était « une pandémie de l'indécence. »


-         Ouais mais si « ils » n'avaient rien fait et que le virus s'avère vraiment dangereux ?


-         « Ils » pouvaient, prendre le temps de la réflexion avant de décider de mettre en route ce plan créé en 2007 à l'époque de la menace - bien réelle celle-là - de la grippe H5N1 et nommé l'EPRUS, Établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires. Un plan digne d'une situation de guerre.  Or, cette grippe "porcine", cette grippe A/H1N1, a démarré dans des pays de l'hémisphère sud, qui entraient en période froide alors que nous entrions en période d'été. Ce qui laissait au moins deux à trois semaines d'observation et de réflexion avant toute décision. Il y avait urgence à réfléchir, et pas urgence à agir dans la précipitation. C'est dans ces moments qu'on voit si le président fait le poids.


-         Ben ça alors !


-         Eh ouais M'ame Michu. Mais le milliard et demi d'euros que coûte cette plaisanterie n'est pas perdu pour tout le monde. Les labos s'engraissent avidement. Ils sauront s'en souvenir et avoir la reconnaissance du ventre lors de prochaines campagnes électorales...





 

Au bistro de la Toile : Les pirates somaliens sont-ils des bienfaiteurs de l’humanité ?

PirateAstérixVigie.JPG

- Qu’est-ce que t’as à rigoler Victor en lisant le journal ? Y a pourtant pas grand chose de marrant…

 

- Eh ! Loule, ça dépend comment tu lis les nouvelles. Moi, ce qui me fait marrer, ce sont les exploits des pirates de Somalie. Tout miston déjà, je me délectais des abordages de Surcouf, de Jean-Bart, du Capitaine Drake. Puteng, les bandes dessinées démentes ! Avec des mecs borgnes, boiteux, toujours barbus et coiffés du bandana qui grimpaient avec des grappins sur les galions, en hurlant à pleines bulles. Le pavillon tête de mort qui flottait en haut du mat. Les nuages de poudre, les cris dans les bulles, les sabres qui s’enfoncent dans la viande des marchands… Le pied ! Alors  ces histoires de Somalie, ça me fait rêver. Henri de Monfreid, la Croisière du haschich… Ouarff ! L’aventura ! Toute ma jeunesse. C’est comme ça…

Voilà pourquoi je me fends la gueule quand je lis ça : « Le cargo grec MV Ariana et son équipage ukrainien ont été libérés jeudi contre une forte rançon plus de six mois après leur capture dans l'océan Indien, a annoncé à l'AFP un pirate somalien basé dans le village côtier d'Harardhere, à 300 km au nord de Mogadiscio. A la suite d'intenses négociations ces quatre derniers jours, l'Ariana est libre après le versement de 3,7 millions de dollars, a déclaré à l'AFP Ahmed Abdullahi Mohamoud. Le bateau appartient à la compagnie maritime All Ocean Shipping, basée à Athènes et propriété d'un conglomérat britannique. »

- Faut tous les rafaler ces connards  de pirates…

 

- Oh ! Loule, tu parles bien comme un mastroquet. Qui veux-tu flinguer ? Et comment ? Regardes, il y a sur place toutes les marines du monde. Nous, bien sûr, mais aussi les Zétazuniens qui font jamais dans la dentelle, les Rosbifs, les Allemands, même les Chinetoques et les Indiens ! C’est l’ONU des bateaux de guerre ce détroit et ce golfe. Ils se marchent dessus et…ils sont incapables de protéger les navires de tous les marchands de merde du monde !

 

- Tu parles, ils iraient bombarder les villages de ces crapules et ce serait vite fait ! Il ne sert à rien de se défendre contre ces pirates.  Il faut les attaquer, bordel ! Leurs bases sont bien identifiées. Elles sont en Somalie, pays de non-droit, sans véritables gouvernants, et voué à tous les trafics. Un bombardement massif et coordonné de quelques pays occidentaux s'impose donc. Avec quelques centaines de morts parmi les pirates et la destruction de leurs bateaux et armements, la leçon devrait porter ses fruits et les occidentaux auraient gagné la tranquillité pour vingt ans au moins.

 

- Eh ! Il y a 3.000 km de côtes rocheuses avec plein de petites criques où peuvent se planquer les pirates. Il y a des milliers de bateaux de pêche. Alors comment on fait ? On napalme tous les villages de pêcheurs ? On coule toutes les coques de noix, tous les boutres ?

 

- Non mais quand un navire est attaqué, faut y aller et flinguer !

 

- Flinguer… T’as que ce mot à la bouche. Mais bougre de nifle, c’est grand comme la Méditerranée ! Il y a beau avoir des bateaux de guerre partout, lorsque le capitaine d’un barlu attaqué appelle, le temps que les secours arrivent, les pirates sont maîtres du bateau et menacent de flinguer – un mot qui te plait ! – les otages ! Alors comment on fait ? Un carnage ? Et puis attend, ils ont changé de vitesse les mecs. Les premiers « pirates » sont apparus dans les années 1990 : il s'agissait alors de pécheurs somaliens ruinés par la pèche industrielle illégale à laquelle se livraient les flottes sud-coréenne et japonaise, profitant de l'absence d'Etat somalien pour pénétrer impunément dans ses eaux territoriales.

 

Ces pécheurs ont commencé par attaquer ces connards de navires étrangers et par exiger le paiement de « taxes » compensant leur manque à gagner… Une autre explication mise en avant est le rejet de déchets toxiques dans les eaux somaliennes, là encore en raison de l'absence de contrôles.

 

pirates tête de mort.jpgDepuis, la piraterie a changé d'échelle, s'appuyant sur de véritables armées, bien équipées, munies de téléphones satellitaires pour leurs communications, et d'embarcations hyper rapides pour fondre par surprise sur leurs proies avant de regagner des « navires mères » ressemblant à de paisibles chalutiers ! Ni vu ni connu. Et pendant ce temps, le bateau piraté est conduit vers les côtes somaliennes sous le regard impuissant des matafs de guerre, la cargaison vendue ou échangée contre rançon. De quelques dizaines, les pirates sont devenus des centaines, et sans doute des milliers. Et les « amendes » de quelques milliers de dollars sont devenues de véritables rançons de plusieurs millions. C’est la première industrie de la région !

 

- Mais puteng Victor, c’est du vol tout ça !

 

- Tout de suite les grands mots. C’est du commerce, c’est une forme originale de commerce. Toi Loule, un patron de bistrot, tu devrais connaître ça, non ? Tè ! Remets une tournée… Et puis je vais te dire : ces pirates sont quelque part des bienfaiteurs de l’humanité et des sauveurs de la planète !

 

- Oh ! Victor, c’est le rosé de Tavel qui te fait déparler ? T’as la tarnavelle qui fume ou quoi ?

 

- Pas du tout. Réfléchis un peu, Loule, ça te changeras. D’abord voler des voleurs, c’est pas du vol, c’est de la récupération. Ensuite, le Golfe d'Aden, situé entre Somalie et Yémen, est la voie de passage entre l'Océan Indien et la Mer rouge, l'un des axes maritimes clé de la planète. C’est le débouché obligé du canal de Suez, c’est le passage de 20.000 à 30.000 navires par an, et surtout d'un tiers des hydrocarbures consommés sur la planète ! En gênant ce trafic, les pirates font œuvre utile : - ils freinent l’arrivée du pétrole (c’est bon pour la planète !), ainsi que des milliers de tonnes de merdes venant de Chine ou d’Inde qui sont la cause des fermetures d’usines chez nous. De plus les assureurs - qui doivent, en fin de course, casquer pour ces cargaisons volés, ou détériorés lorsqu’il s’agit de consommables – augmentent considérablement leurs primes. La Lloyd fait pas de cadeau, c’est pas le genre de la maison ! Les équipages se font rares et chers. Tout ça a pour effet d’augmenter sensiblement le prix des  marchandises venues par mer. Et à terme de rendre ainsi de nouveau rentables les produits de chez nous, freinant d’autant les délocalisations !

 

- Puteng ! Merde Victor, je voyais pas les choses comme ça. Mais où tu vas trouver tous ces trucs ?

 

- Dans le rosé de Tavel et le rouge des Côtes-du-Rhône !

 

- Tè ! Tu m’as convaincu. Vive les pirates ! Allez zou ! les mecs, approchez vos verres, c’est la tournée du patron !

 

 

26/11/2009

Dans les coulisses du Medef : dialogue peut-être pas si imaginaire que ça !

sans papiers travailleurs.jpg

 

 

-  Mais enfin Laurence, qu'est-ce qu'il lui prend à Besson ? Il a tourné Besancenot ou quoi ? Voilà qu'il a annoncé un projet de loi pour renforcer les sanctions contre les entreprises en infraction.

-  Calmez-vous Martin. Des règles existent déjà, mais vous savez bien qu'elles ne sont pas appliquées.

-  Oui mais chez moi, plusieurs dizaines de travailleurs sans papiers occupent notre chantier Bouygues à La Défense ! Etce  week-end, Xavier Darcos, ministre du Travail, a annoncé un renforcement des sanctions contre les entreprises employant des sans-papiers: inéligibilité à un appel d'offre, fermeture administrative décidée par le préfet, sanctions financières renforcées... Dans la foulée, Eric Besson, ministre de l'Immigration annonçait un projet de loi. Mais à quoi joue-t-on Laurence ? A quoi joue-t-on ? A quoi servent les millions que nous...

- Chut Martin. Un peu de discrétion. Mais il faut faire attention : l'article L8251-1 du code du travail est très clair: «Nul ne peut, directement ou par personne interposée, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France.» Des sanctions pénales sont prévues: le gérant de l'entreprise employant des étrangers en situation irrégulière est passible de 15.000 euros d'amende et 5 ans d'emprisonnement (L8256-2). Le code du travail prévoit aussi (déjà) l'interdiction d'exercer pendant cinq ans, la fermeture des locaux ou l'exclusion des marchés publics.

- C'est bien ce qui me préoccupe. Encore que chez nous, tous les travailleurs à situation un peu équivoque passent par l'intermédiaire d'entreprises de travail temporaire.

- Vous savez aussi bien que moi, mon cher Martin, qu'en pratique, les condamnations sont rares. Pourquoi? D'abord, le manque d'inspecteurs et de contrôleurs du travail en charge de repérer les infractions. Il y a seulement 450 inspecteurs du travail pour... 17 millions de salariés et 1,2 million d'entreprises ! De plus, il y a - fort heureusement pour nous ! - un vrai laxisme des tribunaux en matière du droit du travail. Les trois quarts des infractions relevées par l'inspection du travail ne donnent lieu à aucune sanction.

- C'est vrai, mais le danger serait que des inspecteurs zélés et quelques juges inconscients veuillent faire quelques exemples retentissants en s'en prenant à quelques grosses boites. Darcos n'a-t-il pas évoqué la possibilité offerte au préfet d'ordonner la fermeture administrative d'une entreprise employant des sans-papiers ?

- Allons, allons Martin ! Gardez votre sang-froid.  Vous voyez des préfets décider de fermer des entreprises ayant pignons sur rue ? En pleine crise économique, il semble impensable (politiquement et économiquement) d'ordonner la fermeture de grandes entreprises, mettant sur le carreau des centaines de salariés avec et sans papiers. Et puis, nous, nous savons bien que la part de l'emploi de travailleurs sans-papiers dans l'ensemble des infractions constatées pour travail illégal s'élevait en 2008 à 13%, selon le ministère du travail (12% en 2007). Dans le BTP, le pourcentage est de 17%. On est donc loin de l'équation travail illégal = emploi des sans-papiers. Ce serait oublier les heures sup dissimulées, le travail au noir... Mais chut ! En fait, le vrai danger pour nous pourrait venir du problème de la sous-traitance en cascade qui dilue les responsabilités.

- Et oui chère Laurence. Dans le bâtiment par exemple, on se retrouve parfois avec des sous-traitants de 4e ou 5e niveau...

- Eh bien Martin. Les donneurs d'ordre sont alors intouchables sur le plan juridique

- Oui mais imaginez que, sous la pression de la rue, le gouvernement fasse en sorte que les donneurs d'ordre soient pénalement, financièrement et économiquement responsables de ce qui se passe sous leurs ordres et non pas seulement l'entreprise sous-traitante ?

-  Allons, allons Martin. Vous pensez que notre ami Nicolas serait assez fou pour prendre de telles décisions ?

-  Il est vrai que des élections approchent et que nous avons quelques arguments sonnants et trébuchants particulièrement persuasifs.

- Vous avez tout compris Martin ! Vous avez tout compris !


 

25/11/2009

Dans les coulisses du Medef : dialogue peut-être pas si imaginaire que ça !


 

sans papiers travailleurs.jpg


 


-         Mais enfin Laurence, qu'est-ce qu'il lui prend à Besson ? Il a tourné Besancenot ou quoi ? Voilà qu'il a annoncé un projet de loi pour renforcer les sanctions contre les entreprises en infraction.


-         Calmez-vous Martin. Des règles existent déjà, mais vous savez bien qu'elles ne sont pas appliquées.


-         Oui mais chez moi, plusieurs dizaines de travailleurs sans papiers occupent notre chantier Bouygues à La Défense ! Etce  week-end, Xavier Darcos, ministre du Travail, a annoncé un renforcement des sanctions contre les entreprises employant des sans-papiers: inéligibilité à un appel d'offre, fermeture administrative décidée par le préfet, sanctions financières renforcées... Dans la foulée, Eric Besson, ministre de l'Immigration annonçait un projet de loi. Mais à quoi joue-t-on Laurence ? A quoi joue-t-on ? A quoi servent les millions que nous...


-         Chut Martin. Un peu de discrétion. Mais il faut faire attention : l'article L8251-1 du code du travail est très clair: «Nul ne peut, directement ou par personne interposée, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France.» Des sanctions pénales sont prévues: le gérant de l'entreprise employant des étrangers en situation irrégulière est passible de 15.000 euros d'amende et 5 ans d'emprisonnement (L8256-2). Le code du travail prévoit aussi (déjà) l'interdiction d'exercer pendant cinq ans, la fermeture des locaux ou l'exclusion des marchés publics.


-         C'est bien ce qui me préoccupe. Encore que chez nous, tous les travailleurs à situation un peu équivoque passent par l'intermédiaire d'entreprises de travail temporaire.


- Vous savez aussi bien que moi, mon cher Martin, qu'en pratique, les condamnations sont rares. Pourquoi? D'abord, le manque d'inspecteurs et de contrôleurs du travail en charge de repérer les infractions. Il y a seulement 450 inspecteurs du travail pour... 17 millions de salariés et 1,2 million d'entreprises ! De plus, il y a - fort heureusement pour nous ! - un vrai laxisme des tribunaux en matière du droit du travail. Les trois quarts des infractions relevées par l'inspection du travail ne donnent lieu à aucune sanction.

- C'est vrai, mais le danger serait que des inspecteurs zélés et quelques juges inconscients veuillent faire quelques exemples retentissants en s'en prenant à quelques grosses boites. Darcos n'a-t-il pas évoqué la possibilité offerte au préfet d'ordonner la fermeture administrative d'une entreprise employant des sans-papiers ?


- Allons, allons Martin ! Gardez votre sang-froid.  Vous voyez des préfets décider de fermer des entreprises ayant pignons sur rue ? En pleine crise économique, il semble impensable (politiquement et économiquement) d'ordonner la fermeture de grandes entreprises, mettant sur le carreau des centaines de salariés avec et sans papiers. Et puis, nous, nous savons bien que la part de l'emploi de travailleurs sans-papiers dans l'ensemble des infractions constatées pour travail illégal s'élevait en 2008 à 13%, selon le ministère du travail (12% en 2007). Dans le BTP, le pourcentage est de 17%. On est donc loin de l'équation travail illégal = emploi des sans-papiers. Ce serait oublier les heures sup dissimulées, le travail au noir... Mais chut ! En fait, le vrai danger pour nous pourrait venir du problème de la sous-traitance en cascade qui dilue les responsabilités.


- Et oui chère Laurence. Dans le bâtiment par exemple, on se retrouve parfois avec des sous-traitants de 4e ou 5e niveau...

- Eh bien Martin. Les donneurs d'ordre sont alors intouchables sur le plan juridique.


- Oui mais imaginez que, sous la pression de la rue, le gouvernement fasse en sorte que les donneurs d'ordre soient pénalement, financièrement et économiquement responsables de ce qui se passe sous leurs ordres et non pas seulement l'entreprise sous-traitante ?


-         Allons, allons Martin. Vous pensez que notre ami Nicolas serait assez fou pour prendre de telles décisions ?


-         Il est vrai que des élections approchent et que nous avons quelques arguments sonnants et trébuchants particulièrement persuasifs.


-         Vous avez tout compris Martin ! Vous avez tout compris !



 

Oh! Loulle, c'est quand que tu les baisses tes prix?

 

chimulus tva.jpg

 

Merci à Chimulus

24/11/2009

Une grande avancée de la recherche concernant l'orgasme féminin: dépassé le point G, vive le point Q !

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-          Parait que le pognon du « grand emprunt » - qui en fait est équivalent à moins de deux mois d'emprunts « ordinaire » de l'Etat - ira pour la plus grande partie à la recherche. De Gaulle disait qu'il voulait des trouveurs plutôt que des chercheurs ! Il n'avait pas tort le Grand...


-          C'est un boulot qui a parfois du bon. Par exemple, chez les Bataves...


-          Les quoi ?


-          Les Hollandais si tu préfères, ignare. Chez les Bataves donc, des chercheurs se sont penchés sur un sujet fort intéressant et primordial : une méthode infaillible pour détecter l'orgasme féminin.


-          Huuummm ! Tu nous mets l'eau à la bouche. Alors, c'est quoi ?


-          L'équipe du Dr Rudie Kortekaas, de l'université de Groningen (Pays-Bas), a ainsi publié  les résultats d'une longue investigation débouchant sur une méthode qu'ils disent infaillibles les Zollandais pour déterminer si une femme s'envoie réellement en l'air ou fait le cinoche pour satisfaire la vanité du monsieur qui s'agite sur elle. La méthode est simple, puisqu'elle consiste à... mesurer la pression rectale.


-          La pression du trou du cul quoi !


-          Quel poète ce Loulle ! Mais en fait, c'est ça. Une relation entre le plaisir sexuel et l'extrémité du tube digestif peut intriguer au premier abord. Pourtant, les études le prouvent : l'explosion d'un orgasme provoque un sacré chambardement de toute la région périnée, c'est-à-dire dans les alentours de l'anus et des organes génitaux. Depuis les années 1960, on a scientifiquement enregistré des contractions de plusieurs muscles au cours de l'orgasme, notamment le sphincter anal, le muscle élévateur de l'anus et, chez la femme, les muscles lisses de l'utérus.


-          'Teng ! Les mecs qui étudient ça, z'ont un boulot peinard tout de même. Quoique... Les histoires de cul sentent toujours la...


-          D'accord Loulle. On a compris. Prend un peu de hauteur nom de dieu ! Je continue donc ce qu'ils disent les Bataves : « Le sphincter est situé tout autour du rectum dont il contrôle les contractions, ainsi que l'ouverture et la fermeture de l'anus (rappel anatomique : le rectum est le dernier segment de l'intestin situé juste avant la sortie, l'anus étant la sortie proprement dite). L'élévateur participe quant à lui au maintien des divers boyaux de la région, certaines de ses fibres rejoignant même celles du sphincter. D'autres muscles complètent ce réseau qui assure une certaine continuité de l'avant à l'arrière de la région pelvienne, et même sur les côtés. Voilà pourquoi le déclenchement de l'orgasme se propage, via le réseau de muscles, à des endroits a priori reculés et provoque une surpression rectale... » Avec des conséquences évidentes !


-          Je comprends pourquoi Sarko fait de la gym de l'oignon pour se muscler le périnée : c'est pour mieux nous enfiler !


-          Cette découverte donne un relief nouveau à cette bluette chantée au carnaval de Dunkerque et à laquelle j'ai contribué à faire une carrière dans le midi et qui dit :


- « La femme qui pète au lit

Connait quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chan-an-te

Dans le silence de la nuit

Elle entend son cul qui chan-an-te

Elle emmerde son mari »



 

Rama Yade fait plier la Sarkozie!

 

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Elle les a eus ! «Ils » voulaient la parachuter dans le Val d’Oise -  banlieue chaude où « elle aurait fait plus couleur locale », comme « ils » disent en rigolant à l’Hue-aime-pets - alors qu’elle vit dans les Hauts-de-Seine, quartier chicos, fief de la Sarkozie. « Ils » voudraient bien la virer, mais…c’est elle la plus populaire du gouvernement. Alors faut faire avec.

 

Belle comme elle est, qu’est-ce qu’elle fout dans cette pétaudière de vieux tarés fascisants ?

 

Merci à Karinevillard

 

23/11/2009

Triomphante, infinie, vive la CONNERIE, et la main d’Henry.

Qu'est-ce qui compte en ce monde à l'heure d'aujourd'hui ?

Ces gosses par millions qui crèvent dans la nuit

Pour n'avoir à bouffer qu'ordures et racines

Sous le soleil menteur d'une terre assassine ?

Non, vous n'y êtes pas. C'est de la connerie :

Ce qui compte aujourd'hui, ben, c'est la main d'Henry !

 

De quoi parlent aujourd'hui lucarnes et gazettes ?

Des chômeurs sans le sou avec rien dans l'assiette ?

Des vieux abandonnés, répugnants grabataires,

Honteux laissés-pour-compte crevant en solitaires ?

Non, vous n'y êtes pas. C'est de la connerie :

Ce qui compte aujourd'hui, ben, c'est la main d'Henry !

 

Qu'est-ce qui met en émoi présidents et ministres ?

Le climat qui s'emballe vers des demains sinistres ?

L'injustice partout ? La guerre qui menace ?

Les sectes obscurantistes aux odeurs de chiasse ?

Non, vous n'y êtes pas. C'est de la connerie :

Ce qui compte aujourd'hui, ben, c'est la main d'Henry !

 

On abrutit les gens par des jeux imbéciles

Car plus ils seront cons, plus ils seront dociles

César avait le cirque, nous avons le foutebol

Rien dans le ciboulot, et tout dans les guiboles.

Triomphante, infinie, voici la CONNERIE,

Ce qui compte avant tout, ben, c'est la main d'Henry.

 

22/11/2009

Gloire au cochon, mon ami, mon frère!

2cochons.jpg

 

En ce ouiquinde du vin nouveau, il se boit, il se mange, il se chante partout dans les riches terroirs des Côtes-du-Rhône. Tè, voilà un de nos tubes de la Chorale des Bois-sans-soif que nous allons maintes fois chanter toute la journée, d'une cave à l'autre. Au son du canon évidemment. Mais, avec modération, bien sûr!

Ami Cochon, mon frère.

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Ô toi, dont le trépas annonce bonne chère,

Je te salue bien bas, toi dont le sacrifice

Fournit à nos repas fricassées et saucisses.(bis)

Merci pour ton boudin, merci pour tes jambons,

Merci, merci pour tout, car en toi tout est bon !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Tu sais rassasier nos ardeurs carnassières,

Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair fraîche

Tes bajoues, tes rognons, ta langue, ta ventrèche.(bis)

Merci pour tes pâtés, merci pour tes caillettes,

Tes quatre pieds panés, ton fromage de tête.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

En humant les parfums montant de la daubière

Où mijote à feu doux dans du Côtes-du-Rhône

Les morceaux succulents que ton trépas nous donne.(bis)

Merci pour ton échine et ton  filet mignon,

Merci pour ton jésus et pour tes saucissons.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

cochon broche.jpg

 

 

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Fidèle compagnon des sorties rabassières

Où dans les bois de chêne, ton odorat subtil

Te fait trouver les truffes de décembre à avril. (bis)

Merci pour ton regard espiègle et rigolard,

Pour ton grand appétit, pour tes chants, pour ton lard.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Car toi seul assouvit nos passions charcutières,

Salé, fumé, grillé, braisé ou même cru,

Tu es le compagnon des meilleurs de nos crûs. (bis)

Merci pour les ardeurs que chez nous tu éveilles,

Car en chacun de nous, un peu de toi sommeille !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère. (bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Car ta réputation excite les rosières

Idol’ des sautopafs et terreur des cocus

Tu portes le flambeau de ceux qui aim’ le cul. (bis)

Merci pour les tétons et pour les rondes fesses

Pour les peaux satinées appelant les caresses.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

 

 

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21/11/2009

Au Bistro de la Toile : « La cuisine des molécules ! Comment veux-tu, comment veux-tu que je… »

Ferran_Adria_Bulli_Kit_Cuisine_Moleculaire.jpg

 

- Les gargotiers – je n’ai pas dit les cuisiniers, si ! si ! Il en reste quelques uns ! – viennent de changer le 4x4 et se tapent sur le bide en rigolant comme des bossus de la naïveté du gouvernement qui leur a fait cadeau de la TVA contre de fuligineuses promesses. Trois milliards d’euros pour rien. Non, pas pour rien, car chaque gargotier a tout de même reçu sa lettre de propagande et son bulletin d’adhésion à l’UMP.

 

Depuis longtemps maintenant, les gargotiers ont abandonné la noble profession de cuisinier pour celle de préparateurs de repas : plats « cuisinés » tout prêts achetés sous vide ou surgelés à de grosses boites genre Métro. Congélateurs et micro-ondes devenant les instruments de base des gargotes. Même les écoles hôtelières – sous la pression de la profession ! – abandonnent la formation classique pour celle de « préparateurs de repas ».

 

- Ouais ! Victor, t’en rajoutes une couche, mais enfin, il y a tout de même la haute gastronomie françouaise. Tous ces étoilés Michelin qui font l’admiration du monde entier.

 

- Parlons-en du Michelin… C’est devenu un carcan que beaucoup de vrais chefs fuient. C’est devenu de vouhizvou des tables snobinardes où la pseudo « modernité » s’impose au détriment des produits de qualité mis en œuvre par des artistes imaginatifs et compétents. Mais on n’est pas au bout de la connerie : le nec plus ultra de la malbouffe triomphante, c’est cette mode pour bobos fort thunés de la « cuisine moléculaire ». Celle que portent en triomphe ces « guides » prétentieux et corrompus à travers les étoiles attribuées au chimiste catalan Ferran Adria ou à l’empoisonneur anglais Heston Blumental (gargotte fermée il y a quelques mois suite à l’intoxication d’une quarantaine de clients !). A mille euros la séance (on ne peut pas appeler ça repas), les connards friqués viennent s’exploser les papilles avec des alginates, carraghénanes, nitrite de potassium, acide hydrochlorique, propio­nate de calcium, acide cyclamique, ferro­-cyanure de sodium, méthylcellulose, etc. Quand tu sors de là, si t’as envie de pisser, meffi de pas faire des trous dans tes godasses ! Ces chimistes de la gamelle

 se serviraient tous paraît-il auprès d’un gros industriel chimiste allemand. Ils servent la cause de ces chimistes qui poussent tant qu’ils peuvent pour introduire le maximum d’additifs dans la tambouille.

 

- On a les produits du terroir qu’on peut… Il faudrait que les restaurants publient la liste de leurs ingrédients, comme est obligée de le faire l’industrie alimentaire.

 

merde moléculaire.jpg- Le pire, c’est que ces connards servent à légitimer une vaste offensive des industriels de la malbouffe à travers un programme appelé « Inicon », financé par l’Union européenne (Ferran Adria à reçu ainsi 15 millions d’euros pour faire bouffer sa merde !!). Ce programme a vu le jour à Bremerhaven, dans les éprouvettes du chimiste TTZ – Technologie-Transfer-Zentrum. Son but : comment remplacer les produits agricoles par des produits de synthèse élaborés en usine, de sorte que les industriels récupèrent les fantastiques profits du fabuleux marché de la bouffe.

 

- Tè ! Victor, tu manges avec nous à midi. On a du canard aux olives…

 

20/11/2009

Europe : un plat insipide, le rosbif aux frites.

AVIS A LA POPULATION

Il est possible que si vous ouvrez L'anti fadas avec Internet Explorer vous ayez une page tronquée, sans photos voire illisible.

Passez sur Mozilla Firefox qui lui - gratuit! - est bien plus efficace.


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Europe : une plat insipide, le rosbif aux frites.

 

Prenez un rosbif femelle, plutôt faisandé, en tous cas pas une perdrix de l’année. Elle doit être insipide, incolore, mais rester tout de même dans la tradition rosbif : bien ultra libérale et atlantiste. Faites-le macérer quelques jours dans de la nullité européenne. Sortez, égouttez et présentez tiède, bien tiède, surtout n’assaisonnez pas, elle doit rester bien fadasse.

 

Pour l’accompagner, il vous faut de la frite belge. Simple à faire dans de l’huile trans flamando-wallonienne. Ce plat insipide, produit de la lâcheté et de la veulerie des guignols qui nous « gouvernent » aura un effet certain sur la bandaison des citoyens européens.

 

Bon appétit.

 

P.S. – J’ai été absent de la Toile pendant de longs jours pour cause de migration vers le sud depuis ma grotte montagnarde. France Télécom oblige…



10/11/2009

Europe : et si les Rosbifs se cassaient ?

Je suis de ceux qui ont voté « non », mais ce n’était en aucune manière un non à l’Europe dont je suis depuis toujours un « fan », mais un  non à l’Europe des banquiers, des technocrates, de la mise en concurrence des nations et de la négation de toute harmonisation sociale. Je fais donc partie des cocus du référendum…

Ben voilà. On l’a ce « traité de Lisbonne », avatar de feue la Constitution européenne qui prétendait « graver dans le marbre » des choix économiques – concurrence « libre et non faussée », ultra libéralisme, prééminence de la finance, absence de volet social réel, etc. – rejetés par les Français lors du référendum. Les aspérités les plus criantes ont été quelque peu gommées, mais l’essentiel demeure. Bon. Ben ! On va pas passer sa vie à pleurer sur la saloperie du Sarko s’asseyant sur la volonté du peuple français… Le traité est là, faut faire avec et tâcher de le faire évoluer de l’intérieur vers l’essentiel pour l’Européen « d’en-bas »: l’harmonisation sociale et fiscale ouvrant la porte à une Europe de la solidarité plutôt qu’à l’Europe de la concurrence sauvage actuelle.

Il est évident que l’élargissement de l’Union aux pays d’Europe centrale et orientale – fait trop précipitamment – rendait nécessaire de réformer les institutions communautaires afin de leur permettre de continuer à fonctionner correctement. Le nouveau mode d’emploi permettra-t-il cette évolution ? Qui lo sa ? « Ouate ainsi !» qu’il disent les Rosbifs. On verra bien…

En parlant des Rosbifs, ils nous réservent peut-être une divine surprise : le futur patron du Rosbifistan, David Cameron, le leader des conservateurs qui devraient gagner les prochaines élections législatives, a promis un référendum pour déterminer si son pays devait rester dans l’Europe ou en sortir. En voilà une idée qu’elle serait bonne ! Mais cassez-vous donc messieurs les Anglais ! Cassez-vous ! Vous croyez qu’il aura les couilles de faire ça le Cameron ? Ça m’étonnerais fort mais qui sait ! On peu toujours rêver et espérer. Aux conservateurs d’aller jusqu’au bout de leurs diatribes europhobes et d’assumer les conséquences de leur choix. Je soupçonne qu’ils n’en ont aucune envie, car c’est une chose de

bloquer tout le monde et une autre de rester sur le bord de la route en choisissant le splendide isolement. Ou plus justement, c'est une chose d'avoir un discours populiste rendant l'Europe responsable de tous les maux et assumer les conséquences réelles qu'aurait pour les Rosbifs un tel retrait... Si les conservateurs estiment vraiment que l’appartenance à l’Union est contraire aux intérêts de la Grande-Bretagne, il leur suffira de décider, soit par voie parlementaire, soit par voie référendaire, d’en sortir comme l’autorise l’article 50 qui prévoit que « tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union ».

Un proverbe rosbif dit : "If your can't beat it, join it". En l’occurrence, après avoir tout fait pour saboter la création de l’Europe – on se souvient de leur « zone de libre échange » faite pour torpiller le marché commun - le Royaume-Uni a mendié pendant des années son entrée dans la CEE. Une fois entré, il n'a eu de cesse d'œuvrer contre l'Europe politique, contre l'Europe sociale et a même porté un grand coup au principe de solidarités entre européens en exigeant un rabais sur sa contribution au budget, le fameux « I want my money back ! » de l’exécrable Margareth Thatcher (des milliards d’euros que nous continuons à casquer d’ailleurs !). Ils ne sont ni plus ni moins qu’un sous-marin étazunien ayant pour mission de torpiller l’Europe.

Le jour où les Rosbifs - majoritairement europhobes - quitteront l'U.E. sera un jour de fête réellement bénéfique pour cette union à but politique. Car la finalité de l’Europe – en tout cas celle qui me fait encore bander et dont rêvaient les pères fondateurs – est de devenir une puissance politique fédérale. C’est un processus long, difficile compte tenu du poids du passé européen, mais c’est une utopie unique dans le monde et qui deviendra un jour réalité.

09/11/2009

Au bistro de la Toile : le pognon des fouteux !

 

equipes_de_foot_femmes.jpg- Oh ! Victor, t’as vu, les fouteux menacent de faire grève en Espagne parce que l’Etat espinguoin veut supprimer le privilège fiscal dont bénéficient les stars étrangères les mieux payées. C’est la "loi Beckham" permettant aux débiles tapant dans un ballon les mieux payées du championnat espagnol de payer moins d'impôts que les contribuables nationaux à revenus équivalents…

 

- Puteng ! Au moins, mastroquet de mon cœur, tu nous gonfleras plus, le soir, avec les matchs de foot espagnol ! Tu vois, c’est typique d’une loi détournée de son but. Elle a été élaborée à l'origine pour favoriser l'installation de chercheurs étrangers… Tu parles ! Elle est surtout devenue célèbre pour les économies qu'elle permet de réaliser aux grandes stars internationales du football. Ces cons ne sont imposés sur le revenu qu'à hauteur de 24 %, contre 43 % pour les Espagnols avec des salaires équivalents. Mais avant de regarder la paille dans l’œil des Espanches, regardons la poutre que les sarko-trafiquants nous filent dans le cul.

 

- Tu veux parler du pataquès concernant le « droit à l’image collectif » ?

 

- Exactement Loulle. Pour une fois, je suis d’accord avec cette proposition de loi initiée par les députés de la majorité sarkozynienne. Et pas d’accord avec la Rama Yade qui est contre.

 

- C’est quoi au juste ce bordel ?

 

- Le droit à l'image collectif (DIC) des sportifs professionnels autorise les clubs professionnels à exonérer de charges sociales jusqu'à 30 % des salaires des joueurs. Cette disposition permet de rémunérer plus généreusement les vedettes des pelouses et des parquets afin qu'ils ne s'envolent pas vers les autres championnats européens amplement plus généreux. Autrement dit, t’es un tapeur de balle, tu paies moins d’impôts que si tu marnes comme une bête pour une poignée de figues afin de nourrir ta portée. Et encore, ça s’applique à ceux qui ne se tirent pas – virtuellement ! – en Suisse ou à Monaco ! Les députés espèrent ainsi récupérer quelque 30 millions d'euros qui échappent chaque année à la Sécu. D’ailleurs, le sympathique bouledogue qui préside la Cour des Comptes n’y va pas avec la pointe des crocs : « Toute mesure d’exonération de cotisations de sécurité sociale doit être compensée par le budget de l’Etat. Le régime mis en place au titre du « droit à l’image collective » des sportifs professionnels oblige donc l’Etat à compenser auprès de l’agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) la perte de recettes qui en résulte pour elle ». Enfin quoi ! Le sport professionnel - le football notamment- doit s'autofinancer et ce n'est certainement pas au contribuable d'assurer une partie du (haut) salaire des sportifs ou de payer les installations sportives qui appartiendront à des structures privées !

 

- ‘Teng ! Alors, tu croies qu’ils vont les saquer les fouteux ? Merde, ces pauvres mecs ne pourront pas changer la Ferrari cette année ? On se doute vraiment pas de la misère humaine qui nous entoure…

 

- Eh ! Oh ! Doucement. Sarko a dit qu’il fallait mettre en place une « commission ». C’est la manière classique d’enterrer un problème. De plus, « afin de laisser la saison sportive se terminer, la date de suppression du dispositif sera reportée de six mois… » qu’elle a dit Roselyne.  Comme ça les fouteux et autres pourront déménager à l'étranger avant que la suppression de la niche fiscale ne s'applique !!! C’est la loi des quatre P chère aux hue-aime-pets : Pertes Publiques et Profits Privés…

 

 

 

06/11/2009

En Arizona, un immigré irakien tue sa fille, trop occidentalisée

La journaliste Armelle Vincent, en poste aux Etats-Unis rapporte ce fait-divers édifiant dans Rue 89 :

« Noor Faleh Almaleki s'était trop occidentalisée au goût de son père, un immigré irakien arrivé aux USA dans les années 90. Les manières, la vie amoureuse, le choix de vie, les vêtements, la coupe de cheveux de cette belle jeune femme de 20 ans, allaient bien au delà de ce que ce musulman traditionnaliste pouvait supporter sans perdre la face.

Alors, après avoir ruminé son macabre projet pendant plusieurs jours, Faleh Hassan Almaleki est finalement passé à l'acte. Le 20 octobre dernier, il est allé attendre sa fille sur le parking d'un bureau de Peoria (Arizona). En l'apercevant, il a foncé sur elle au volant de sa Jeep Cherokee et l'a écrasée. Pour sauver l'honneur de la famille.

Noor est morte lundi des suites de ses blessures après un coma de deux semaines. A l'annonce de son décès, Faleh Hassan est resté de marbre. En tenue de prisonnier, il s'est présenté devant le tribunal supérieur de Maricopa County. Calmement, il a répondu aux questions du juge qui l'a inculpé d'homicide. Les autres chefs d'accusation ne sont pas encore connusSon meurtre commis, alors que sa fille git dans une mare de sang, Faleh Hassan prend immédiatement la fuite. Il passe au Mexique et abandonne sa voiture dans la ville frontière de Nogales. De là, il prend un bus en direction de Mexico d'où il s'envole pour Londres le 25 octobre.

Mais les douaniers britanniques lui refusent l'entrée de leur pays. Non parce qu'ils sont au courant du crime, mais parce que Faleh n'a que 400 dollars en poche et que son contact en Angleterre est actuellement au chômage. Il est donc renvoyé illico presto aux Etats-Unis, où il est accueilli par un couple de US Marshalls.

Faleh a été identifié par Amal Edan Khalaf. Cette femme de 43 ans, mère du compagnon de Noor, se trouvait avec elle le jour du drame. Elle aussi a été renversée par le véhicule et blessée. Les deux femmes et le jeune homme vivaient ensemble depuis le retour de Noor du Moyen-Orient, où Faleh l'avait envoyée se marier contre son gré.

Avant le décès de sa soeur, le frère de Noor, Peter-Ali, a accordé une interview à une chaîne de télévision locale. Voici ce qu'il a déclaré :

« Depuis qu'elle est rentrée il y a deux ans, ma soeur n'a eu de cesse de manquer de respect à mon père. Nous avons une culture et des valeurs différentes. Certaines d'entre elles n'ont aucun sens pour les Occidentaux. »

Le père et la fille se disputaient sans cesse. Elle voulait vivre sa vie à l'américaine. Pour Faleh, c'était une honte insupportable. D'après Peter-Ali, il avait menacé sa fille à plusieurs reprises. D'ailleurs, il a admis avoir prémédité son crime.

Cette tragédie insensée n'est pas la première aux Etats-Unis. En janvier 2008, Yaser Abdel Said, un Egyptien résidant au Texas, assassine ses deux filles de 17 et 18 ans dans son taxi avant de prendre la fuite. Il n'a jamais été appréhendé. Les deux lycéennes étaient elles aussi accusées par leur père d'être « trop modernes » : elles fréquentaient des garçons.

En juillet 2008, Sandeela Kanwal, 25 ans, est étranglée par son père, le Pakistanais Chaudhry Rashid, après avoir demandé le divorce d'un cousin que sa famille l'a forcée à épouser. »

 

Laissons les "idiots utiles" islamo-gauchistes méditer sur ces réalités, si les boyaux de leur tête ne sont pas trop tartrés.

 

 

05/11/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte : histoires de poulets.

 


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- Alors M’ame Michu. C’est quoi que je vois dans votre cabas ?

- C’est un poulet fumé. C’est bien emballé, presque appétissant, et c’est pratique quand on doit manger à plusieurs dans les bois, à la recherche d’hypothétiques champignons.

- Eh ben ! V’z’êtes pas dégoûtés vous. Ne m’amenez pas aux champignons !

- Bè ! je viens de recevoir une info – vrai ou hoax, j’en sais rien - montrant des chinoiseries pas très ragoutantes.

- Ah ? Et c’est quoi ?

- Ben ! Votre beau poulet fumé, il vient peut-être de Chine. Et il a – peut-être encore – une origine plus que douteuse…

- Ah bon ! Racontez-moi ?

- J’ai eu connaissance d’un truc pas très ragoutant concernant ces poulets fumés : parait qu’en Chine, dans les cambrousses, chaque matin, des équipes de mecs à motos font le tour des fermes et des élevages où ils récupèrent tous les poulets morts. Y en a des paquets… Ils les centralisent dans une cour ou sous un hangar, les foutent dans de l’eau bouillante pour les plumer, puis les trempent dans une solution de produits chimiques – chlore et autres saloperies – de façon à les décontaminer, puis ils les foutent dans un bain coloré pour leur donner meilleure mine. Les cadavres passent ensuite au fumoir puis sont très joliment emballés et hop ! En voiture Simone : ça fera un conteneur réfrigéré pour ces cons d’Européens ! Le prix du poulet passe, après conditionnement, de 1 à 10 ! Avant la marge du super marché !

- Ben ça alors ! Mais comment savoir si ça viens de Chine ou pas ? C’est pas marqué sur l’emballage.

- Si, c’est marqué, mais de telle sorte que le con-sot-mateur ne puisse pas le déchiffrer. Le gouvernement et les services  associés ne tiennent pas à renseigner les consommateurs  sur ce sujet.

- Ah ? Et comment savoir si ça viens de France, de Chine, des Etats-Unis, de Thaïlande ou de Tataouine ?

- Laissez-moi vous dire comment faire... C’est indiqué sur le code barre. Les 3 premiers chiffres du code-barres d'un produit indiquent en fait le code du pays où le produit a été fait. Tous les codes qui commencent par : par exemple 690, 691, 692 jusqu'à 695 indiquent des produits venant de la Chine.

- V’z’en savez des choses vous, M’ame Chazotte !

- Mouais… Enfin, je me renseigne. Tè, je vais vous donner un tuyau qui vous évitera d’acheter idiot.

Voici les principaux codes-barres utilisés :


00  à  13   : Etats-Unis et Canada  
30  à  37   : France 
40  à  44   : Allemagne 
49             : Japon
50             : Grande-Bretagne
57             : Danemark 
64             : Finlande 
76             : Suisse et Liechtenstein 
628           : Arabie Saoudite 
629           : Émirats Arabes Unis

690 à 695 : Chine 
740 à 745 : Amérique Centrale 
480 à 489 : Philippines

 

04/11/2009

Au bistrot de la Toile : Il nous reste combien de temps à vivre au juste ?


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- Tè ! Je vais un peu vous gâcher l'apéro...
« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » disait le Grand Rabelais. Merde ! Il a fallu des milliards d'années pour en arriver là où nous en sommes, à ce degré d'évolution qui a permis l'apparition de la conscience humaine; et nous, en quelques décennies de « civilisation », on fout tout par terre avec des technologies à la con irrespectueuse non seulement de l'environnement mais de la vie même. Sommes-nous cons à ce point ? Sommes-nous suicidaires? Le confort moderne nous a-t-il anesthésié les boyaux de la tête ?

- Oh ! Victor, bois un peu de tisane de Sainte-Marthe : le « fly » contient de la badiane, constituant essentiel du Tamiflu. Ca te soignera le tracsir !

- Merci Loulle. Quand même, il faut regarder les choses en face : la vie est en danger de mort. Jamais dans toute l'histoire de la planète on a vu, en si peu de temps, une telle hécatombe parmi les espèces animales et végétales. La biodiversité, toute la richesse de cette planète, en prend un sacré coup! Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Tout ce que nous connaissons va s'appauvrir, se rétrécir. Le monde va devenir petit. Les forêts primaires vont disparaître à jamais. En 2030, il n'en restera que de rares vestiges. Des communautés humaines ancestrales sont fauchées, victimes de la déforestation, et dans leur sillage leur connaissance directe du vivant libre. Comment vivrons-nous en 2030 ? Comme dans le fameux film « Soleil vert » ?

- Eh ! Oh ! Victor, on te voit venir, tu vas nous gonfler avec le « réchauffement climatique » alors qu'on commence à se gèler les aliboffis... Alors lâche-nous les « moon-boots » avec ça !

- Chante coco ! Chante ! Ça ne durera pas. Si on se gèle les couilles, c'est AUSSI une conséquence du réchauffement. Si le Gulf-stream se met à faire la sieste, on aura le climat du Canada, vu que Paris est à peu près à la latitude de Montréal ! La pollution de l'atmosphère est telle que la végétation et les océans ne sont plus capables aujourd'hui d'absorber l'excédent de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre. Résultat : le réchauffement climatique bouleverse le fragile équilibre, les cyclones dévastateurs se multiplient, la désertification augmente, le climat se dérègle à la vitesse grand V... Et ça va encore aller plus vite puisque les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens sont aussi cons que nous et veulent rouler en voiture particulière, rejetant dans l'atmosphère ce qui reste de pétrole ! Bref on ne sait pas jusqu'à quel point la température va monter. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a 250 millions d'années, 8 degrés seulement ont suffit pour anéantir 95% de la vie terrestre. Comme dit l'ami Paccalet, « L'espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras... » Mais en attendant, elle lapinise l'espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

- Est-il encore temps ? Avons-nous encore la possibilité de choisir quel monde nous voulons pour nos enfants et les enfants de nos enfants ?

- C'est tout vu : nous voulons de l'herbe, des arbres, des fleurs, du vin, des bécasses à rôtir, des dorades, du miel, des canards gras. Nous voulons des sourires d'enfants, des belles femmes pulpeuses, des oiseaux et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers. Nous voulons un air pur pour voir le ciel avec ses étoiles qui nous murmurent que la vie existe forcement ailleurs. Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des lois de la nature. Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde nommé profit à tout prix.

- Il nous reste combien de temps au juste ?

- Au moins le temps de remettre ma tournée. Amen (...moi à boire, ça m'a donné soif !)



 

03/11/2009

Sûreté bidon pour les EPR. Vers un Tchernobyl « made in France » ?

nucléaire non merci.jpg« C'est l'autorité de sûreté britannique qui a détecté en juin 2009 la grave faille du contrôle-commande de l'EPR... alors que l'ASN française n'avait rien signalé et avait déjà autorisé la construction de l'EPR



Ce lundi 2 novembre, les autorités de sûreté nucléaire britannique, finlandaise et française ont publié un communiqué commun mettant en lumière les failles du système de contrôle du réacteur nucléaire EPR. Mais cette démarche unanime masque la réalité : c'est l'autorité de sûreté britannique seule qui a détecté le problème en juin 2009... alors que l'autorité se sûreté française (ASN) avait depuis longtemps autorisé la construction de l'EPR : l'ASN n'a donc rien vu... ou rien dit.


Reprenons la chronologie des faits :

- Le 1er juillet 2009, le quotidien britannique The Times révèle (1) que l'Autorité de sûreté britannique (la NII) met sérieusement en cause la sûreté du système de contrôle-commande de l'EPR et vient d'écrire à ce sujet à EDF et Areva.

- Le 7 juillet 2009, après avoir découvert l'information venue de Grande-Bretagne, l'ASN annonce (2) qu'elle est "en train d'élaborer [sa] position sur le contrôle commande" du réacteur nucléaire EPR. Il est grand temps : depuis des années, elle a autorisé la construction de l'EPR en Finlande puis en France (3)

- Le 2 novembre 2009, les autorités de sûreté française et finlandaise se joignent à la NII pour remettre en cause le contrôle-commande del'EPR.


Il a donc fallu que ce soit l'Autorité de sûreté britannique - saisie par EDF et Areva qui espèraient alors construire des réacteurs outre-Manche - qui détecte de graves défauts... que n'avait pas signalé l'ASN française.

L'ASN se défend de façon parfaitement ridicule : pour évaluer la sûreté du contrôle-commande, elle attendrait que ce dernier soit en cours d'installation dans le réacteur EPR actuellement en construction à Flamanville (Manche). Mais pourquoi attendre ? L'autorité de sûreté britannique, elle, a immédiatement détecté ces graves défauts alors que l'EPR n'existe que de façon virtuelle en Grande-Bretagne... et pourrait bien ne jamais y être construit.

On est logiquement amené à envisager deux hypothèses :

- soit l'ASN a été gravement incompétente en ne détectant pas les défauts de l'EPR, et elle tente maladroitement de se cacher son erreur

- soit l'ASN a délibérément décidé de passer sous silence les défauts de l'EPR afin ne pas compromettre les intérêts de l'industrie nucléaire française, prenant le risque d'une ou plusieurs catastrophes nucléaires.

Dans les deux cas, cette affaire met profondément en cause la compétence et la fiabilité de l'ASN : si elle commet des fautes aussi graves concernant l'EPR, comment ne pas penser qu'elle en a commis aussi sur d'autres dossiers ? C'est d'ailleurs cette même ASN qui affirme actuellement (4) que les réacteurs français peuvent fonctionner au-delà de 30 ans.

Il semble donc nécessaire, avant que l'irréparable ne se produise, qu'une commission d'enquête indépendante fasse toute la vérité sur cette affaire et surtout sur la fiabilité de l'ASN. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle d'ailleurs que la seule façon d'assurer la sûreté nucléaire est... de fermer au plus vite les centrales.

La solution passe par des investissements majeurs - à l'image de ceux dont a hélas bénéficié le nucléaire depuis 50 ans - dans les plans d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables. »

Communiqué de presse du réseau « Sortir du nucléaire » http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=633

(1)http://business.timesonline.co.uk/tol/business/industry_sectors/natural_resources/article6613960.ece
(2) http://www.romandie.com/infos/news2/090707144556.dt6dmll8.asp
(3) http://www.asn.fr/index.php/content/download/21605/119079/file/2007-AV-0016.pdf
(4) http://bit.ly/Ln2Vh

 

 

Eh! Tula connais celle-là? Faire plaisir...

 

sarko-grimace.jpg

 

 

Sarko et Fillon sont dans un avion.


Fillon se tourne vers le p'tit Nico et dit:


- Tu sais je pourrais jeter 1 billet de 200 euros par la fenêtre et
rendre une personne heureuse.


Sarko lui réplique:


- Et bien moi je pourrais jeter 10 billets de 20 euros par la
fenêtre et rendre 10 personnes heureuses.


Le pilote soupire et dit à son copilote:


- T'entends cette bande d'arrogants, ils se rendent pas compte
que je pourrais jeter 2 connards par la fenêtre et rendre des
millions de personnes heureuses »

 

 

02/11/2009

Sark'copié-collé...Paysans, me voilà!

Sarkozy, Sarkozy - Le Matin Video
Sarko copie conforme. Enorme!
Mots-clés : sarkozy discours

- C'est-y qu'il radote? Qu'il n'a plus rien à dire? Ou qu'il continue à nous prendre pour des cons?

- Les trois mon adjudant!