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30/12/2009

Au bistro de la Toile : une taxe carbonisée car bonne à rien.

 

 

chimulus taxe carbone.jpg

 

 

 

- Ah ! Putaing, Loulle, l’année se termine en fanfare ! Fait péter la roteuse, c’est moi qui arrose !

 

- T’arroses quoi Victor ?

 

- La dernière bouffe que vient se prendre Microlax…

 

- Microlax ? C’est qui, c’est quoi Microlax ?

 

- Ben, Microlax, c’est tout petit, mais ça fait chier tout le monde, comme dit mon pote Pyro !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Je vois à qui tu fais allusion !

 

- Pendant qu’il est allé bouffer quelques tajines aux frais des Marocains, sa loi phare, celle qui « marquera le pays comme l’abolition de la peine de mort », bref sa connerie de taxe carbone… Aux chiottes !

 

- On va pas s’en plaindre c’est vrai. Encore que même moi, « mastroquet de droite » comme tu te plais souvent à me traiter, j’étais prêt à casquer un peu pour la terre. Contre mes intérêts note bien, parce qu’au plus il fait chaud, on plus les gens ont soif ! Et au mieux les affaires marchent…

 

- Bien sûr qu’il en faut une de taxe carbone. Mais pas cette sarkonnerie qui n’a d’écologique que le nom et qui en fait n’est là que pour taxer les pauvres cons tout en exonérant les gros pollueurs. Qui pollue ? Toi ? Moi ? Avec nos vieilles caisses pourries et notre chauffage au fuel ? C’est ce dont voulait nous culpabiliser Microlax. Mais ce faisant, il exonérait de toute taxe tous les gros cracheurs de merde : "93% des émissions de dioxyde de carbone d'origine industrielle, hors carburant, [auraient été] totalement exonérées de contribution carbone", note le Conseil Constitutionnel. En effet, de nombreux secteurs sont exemptés de taxe carbone dont les 1.018 sites industriels les plus polluants (raffineries, cimenteries, cokeries...). Pareil pour les transports routiers, aériens, maritimes, tous gros pollueurs.

 

- Autrement dit moi je vais casquer et les raffineries de Total ne paieront pas ? Les gros cons de camions sur la route ne paieront pas ? Les paysans sur leurs gros tracteurs ne paieront pas ? Les centrales à charbon et à fuel qui fabriquent de l’électricité ne paieront pas ?

 

- Exactement Loulle ! Dans un communiqué publié mardi soir, les Sages du Palais-Royal – c’est comme ça qu’on appelle les mecs du Conseil Constitutionnel -considèrent que l'ensemble des "exonérations, réductions, remboursements partiels et taux spécifiques" dépouillent la loi de son ambition de lutte contre le réchauffement climatique et créent "une rupture d'égalité devant les charges publiques". "Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone", en raison de ces multiples exemptions, selon les juges constitutionnels. 93 % des émissions d'origine industrielle, hors carburant, en auraient été exonérées, poursuivent-ils.

 

- Mais lors, ça sert à quoi qu’on nous bourre le mou avec la lutte contre le réchauffement si la seule loi qui s’en occupe est renvoyée aux chiottes ?

 

- Cette loi était totalement bidon. Sa finalité proclamée était de « changer les mentalités » des consommateurs. Mais dans l’esprit de Sarko – écolo de pacotille – pas question de toucher à ses amis du Fouquet’s, les chiapacans du Caca-rente qui pourrissent tout. Il en faut une de taxe carbone. Mais deux ou trois fois plus importante que celle qui était prévue et surtout payée par tout le monde et surtout par les vrais pollueurs. Quant à son produit, il doit servir intégralement à aider les ménages à s’équiper en véhicules et chauffages écologiques, ainsi que les collectivités locales qui équipent leurs territoires de transports en commun écolos.

 

Merci à Chimulus

 

Faut bien que je gagne mon enfer ! En plus c’est chauffé…

anticlericalement-votre.jpg

Jésus rentre de l’école alors que sa mère vient de recevoir au courrier du matin son bulletin scolaire trimestriel.

Elle fait la gueule la mère Marie et, bulletin en main, tance vertement son garnement :

 

- Mathématiques : 2, s’amuse à multiplier les pains pour faire son intéressant ;

- Chimie : 3, transforme l’eau en vin ;

- Education physique : 0, marche sur l’eau pour faire rire ses camarades.

Marie, en colère, jette le bulletin et dit : « Tu n’as pas honte d’avoir des notes pareilles ? Résultat, tes vacances de Pâques, TU PEUX Y FAIRE UNE CROIX !

Dernière nouvelles. - Suite à la recrudescence des attentats kamikazes en Irak et au Pakistan, les soixante dix vierges du paradis ont fait savoir qu'elles en avaient marre de se faire recoudre après chaque client. Un préavis de grève a été déposé auprès du secrétariat d’Allah pour une durée de mille ans.

11:31 Publié dans Déconnographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jésus, blague

29/12/2009

M'ame Michu et M'ame Chazotte parlent du sarko-bilan.

vamps.jpg

 

- Parait que Chouchou, il est parti au Maroc avec Carla, invité par le roi de ce pays. Au moins il aura beau temps dans ce pays de soleil.

 

 

- Encore pas sûr M’ame Michu. Y z’ont des inondations terribles là-bas !

 

 

- Ben ça alors ! Vous voyez pas qu’une vague nous enlève notre Carla et son Chouchou !

 

 

- Faut pas rêver M’ame Michu, faut pas rêver…

 

 

- Ben alors il a une fin d’année difficile Chouchou vous voulez dire M’ame Chazotte ?

 

 

- Difficile ? V’z’êtes bien bonne M’ame Michu. Vous voulez dire que le Chouchou, il se tape une série de fiasco sur toute la ligne ! Sur la conférence de Copenhague pour commencer. Ah ! Il nous en a fait des moulinets avec ses petits bras le Chouchou ! Il allait sauver la planète à lui tout seul. Et l’autre noirpiot il n’aurait plus qu’à s’aligner ! Résultat : on attendait un accord contraignant, fixant des objectifs, des engagements, et une aide financière pour les pays les plus pauvres. On hérite d'un accord «politique» au rabait qui reconnait les dangers du réchauffement climatique, mais sans fixer de moyens ni de calendrier d'actions. Ça mange pas d’pain… Pire, les Etats européens ont été totalement écartés de la rédaction de cet « accord » dans les dernières heures du sommet. Faut dire que le Sarko, comme d’hab, a préféré jouer sa carte personnelle que celle de l’Europe. Avec un bide retentissant pour sa gueule !

 

 

- Ben ça alors !

 

 

- Encore pire pour son ego, le phénix de Neuilly digère mal que les Chinetoques préfèrent dialoguer, voire traiter avec son esclave Fillon qu’avec lui ! Et le François, ma foi, il semble qu’il aie bien «vendu»: sur place, il a officialisé la création d'une coentreprise créée par EDF et le chinois CGNPC pour construire et exploiter deux réacteurs nucléaires de technologie EPR à Taishan. Enfin, faut pas trop rêver : les Chinetoques ne sont pas idiots, or les deux seuls EPR en construction (en France et en Finlande), sont deux gouffres financiers, dont la sécurité a été critiquée par les autorités de sûreté nucléaire française et finlandaise… Pour arranger le tout, les Emirats, que Sarko a pourtant caressés dans le sens du poil sans aucune vergogne, viennent de choisir…les Coréens pour leurs centrales nucléaires !

 

 

- V’z’êtes pas un peu dure M’ame Chazotte ?

 

 

- Dure ? Non. Réaliste. Et c’est pas fini les fiasco de Sarko. Prenez le fameux « débat identitaire ». Ça tourne au cauchemar pour Sarko. Il voulait en faire une machine de gagner les prochaines régionales, ça tourne au bide total ! Son ministre « prise de guerre », Besson, se tape la peu enviable réputation d’homme « le plus détesté de France. Cerise sur le gâteau, le Besson est un vrai « faux dur ». En effet – malgré ses rodomontades – plus de 20 000 sans-papiers ont été régularisés cette année ! » Et le grand bénéficiaire en sera le Front National. Bonjour le succès de la manœuvre !

 

 

- Il nous a tout de même protégés de la terrible pandémie de grippe !

 

 

- Ah ben ouais ! Parlons-en ! Il l’a médiatisé sa vaccination ! Résultat ? A peine 7% de la population a été (tardivement) vaccinée. Le gouvernement a encore quelques 89 millions de doses à écouler d'ici quelques mois. Et il brade des millions de doses de Tamiflu bientôt obsolète. Belle opération la encore ! Et qui coûte à la Sécu un milliard et demi ! Vous voulez qu’on continue ?

 

 

- Pourquoi y a encore des désastres ?

 

 

- Je veux ouais ! Tè, demandez à ses candidats aux prochaines élections régionales. La plupart espèrent que le Grand Homme ne se mêlera pas trop de leurs campagnes. Faut dire que faut avoir le moral pour défendre son bilan ! Pouvoir d’achat ? Le Smic augmentera de…0,5%… Baisse des impôts ? Taxe carbone… Ah ! Evidemment, il va nous dire sans rire qu’il y a « un ralentissement dans l’augmentation du chômage » ! Et je ne vous parle pas de la « sécurité » : son pote Heurtefeux remplace les flics par des caméras ! Ça mange et ça boit moins, mais efficacité douteuse, quasi nulle si l’on en croit les Rosbifs qui ont expérimenté le système bien avant nous.

 

 

- Ben, c’est ben noir tout ça…

 

 

- C’est à l’image du bilan de ce type que les veaux ont mis au pouvoir. Il faudra des années pour rattraper ses conneries… Il est entouré d’un gouvernement de nullards, d’opportunistes, de traitres, de courtisans dont l’essentiel du temps est consacré a faire des pipes – morales ! – à leur Seigneur ! Et il a fait de la France la risée du monde…

 

 

- Ben alors qu’est-ce qu’il faut attendre ? Peut-être un tsunami au Maroc ?

 

 

- Non, les Marocains sont trop sympas…

28/12/2009

Gloire au Père Tim Jones

 

A nom des crève-faim survivant par l’aumône

Et fouillant les poubelles, honneur à toi Tim Jones

Qui du haut de ta chaire a oser proclamer

Que plutôt qu’agresser, casser ou tapiner

Mieux valait chouraver dans les grandes surfaces

De quoi calmer un peu l’estomac qui grimace.

 

Car voler des voleurs, en quoi est-ce pécher

Lorsque c’est pour manger et pas pour bambocher ?

Ces temples dévolus au dieu Consommation

Croyez-vous qu’ils en prennent, eux, des précautions

Pour gruger fournisseurs, clients, salariés ?

Avec les fournisseurs, des tarifs meurtriers,

 

Le client quant à lui, il faut  qu’il casque grave,

Quant aux salariés, traités pire qu’esclaves.

Donc le père Tim Jones, un curé anglican

Se pique une rabia et proclame à l’encan :

« Voler à l’étalage en grande distribution

Lorsque c’est pour manger vaudra l’absolution

 

A tous les malheureux, pauvres et démunis

Que la société traite par le mépris.

Mais respectez pourtant tous les petits commerces

Qui traversent souvent des fortunes diverses. »

Moi qui, plus qu’à mon tour, boulotte du curé

J’applaudis à deux mains et voudrais décorer

Cet homme généreux qui dit avec courage

Des choses essentielles. Et avec quel panache !

 

 

 

27/12/2009

Epître selon Saint Victor

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Mes biens cher frères, mes biens chères sœurs – surtout vous mes très très chères sœurs. En ce dimanche des fêtes de la nativité – que nous avons « emprunté » aux païens  - je voudrais vous faire toucher du doigt une manifestation de la grande Sagesse de Dieu.

 

Lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.

 

Par exemple il rendit :  les Suisses précis et pacifistes, les Anglais flegmatiques et ironiques, les Japonais travailleurs et réalistes, les Italiens joyeux et humanistes.

 

Quant aux français, il dit :

 

« Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkozistes. »

 

Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu :

 

« Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois.

Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ? »

 

Le Seigneur répondit : « En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.

 

Ce qui veut dire que :

 

- si un Français est sarkoziste et honnête, il ne sera pas intelligent ;

- s'il est sarkoziste et intelligent, il ne sera pas honnête ;

- s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être sarkoziste."

 

Clitoris pecata mundis, sécula sécondom, bonum vinum letificat cor hominum. Amen (à boire)

 

 

26/12/2009

Nuit d'amour au Vatican!

chimulus attentat pape.jpg

Eh! Cette mère Noël, elle est insatiable: après Kevin-Jérôme, voilà qu'elle veut se taper le pape!
Merci à Chimulus

Joyeux Noïo hel à tous

 

banquet-gaulois.gif

 

- Oh ! Victor. Comment, toi, un mécréant tonitruant, un athée proclamé, toi qui bouffe du curé comme de l’imam et du rabbin, tu fêtes Noël ? Tu fêtes la naissance du petit Jésus ? Oh ! Où on va comme ça ? Tu nous ferais pas une crise de foi au moins, non ?

- Rassure-toi Loulle. C’est pas demain que je vais tourner casaque. Bien sûr, ces « fêtes » de Noël dégoulinantes de conneries, surtout et avant tout dévolues au culte du dieu Commerce, me gonflent les aliboffis. Mais comment faire autrement tant la pression commerciale, la force d’inertie de la tradition » sont fortes. Mais ne nous laissons pas abuser par les curés et leur « petit Jésus » ni par les marchands avec leurs gros débile en rouge, symbole de cacacola chez les Zétazuniens.

Beaucoup ignorent que le mot "Noël" est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin natalis dies (jour de naissance) mais le gaulois noïo hel signifiant «nouveau soleil».

- …taing ! Là tu deviens trop savant pour nous Victor. Mais continue, ça m’intéresse.

- Eh bien l'interprétation latine traditionnelle de l'origine du mot Noël viserait à occulter les origines pré chrétiennes de la fête qui trouve sa source dans le culte de Mithra (dieu du «soleil invaincu») chez les Romains et dans les autres fêtes de solstice des pays nordiques.
Avant la réforme du calendrier par Jules César, le solstice d'hiver correspondait au 25 décembre du calendrier romain de l’époque et les festivités ont continué de se tenir à cette date même après que le solstice eut correspondu au 21 décembre du calendrier julien. Le solstice d’hiver, je te le rappelle, c’est lorsque les jours recommencent à grandir, signifiant le renouveau, l’espoir que l’on fête dans la joie.

- Là tu nous embrouilles Victor.

- Pas du tout. Étymologiquement parlant, les laïques, les libres penseurs et les athées – dont Mézigue - ont donc toutes les raisons du monde de se souhaiter « Joyeux Noïo hel » (joyeux nouveau soleil) devenu Joyeux Noël, et ce faisant ils n'empruntent rien à la religion chrétienne !

- Bon. Tu nous rassures Victor. Alors levons nos hanaps gaulois à « Noïo hel » !

24/12/2009

Eroticonte: Dernier cadeau du Père Noël!

Mère Noël sexy.jpg

Dernier cadeau du Père Noël…

 

Kevin-Jérôme avait supporté avec un courage méritoire le repas du réveillon de Noël. En famille le repas. A quinze ans ! La honte. Avec tonton Georges et tante Jennifer en invités vedettes. Et les morveux ! Y en avait eu que pour eux. Parait que les enfants, c’est les rois des fêtes de Noël. Y en a toujours un qui pleure, qui pisse, qui gueule.

 

Les scintillants, les bougies, et rien que des conneries dans l’assiette : huitres, langoustes en sauce armoricaine – beurk !, foie gras – rebeurk !, dinde, fromages qui puent – rerebeurk !… Même pas de nuggets, même pas de frites, même pas de ketchup. Et dans les verres, des saloperies genre Saint-Emilion et Chateauneuf-du-Pape. Même pas de coca. La honte. Et il avait fallu supporter ça…

 

Et les cadeaux… Des livres, même pas de BD, des livres pour lui ! Ah ! Y avait tout de même eu l’intermède de son père qui pour faire de l’humour, avait offert à tante Jennifer un petit slip blanc bordé de dentelles rouges avec, écrit devant « Entrée du public » et derrière « Entrée des artistes » avec de petites flèches descendantes. D’une délicatesse… Elle n’avait que modérément apprécié tante Jennifer. Un peu relou le dabe !

 

Il avait fallu attendre trois plombes avant de pouvoir aller se pieuter. Enfin seul dans sa chambre, Kevin-Jérôme se fait éclater devant la glace deux ou trois boutons d’acné puis tire quelques puffs d’un joint de beu. De la hollandaise. Il se libère de ses fringues et s’allonge sous sa couette, se laissant voluptueusement glisser sur la pente de ses rêves dans les bras de Morphée.

 

Soudain, l’ado distingue une forme lumineuse dans la chambre. Une étrange silhouette pourpre bordée d’une aura d’un blanc bleuté électrique qui se déplace lentement et s’approche du lit. Kevin-Jérôme, encore aux confins de l’enfance, croit reconnaître l’apparence du Père Noël…

 

Le Père Noël approche sans bruit du lit et, d’un geste large, se débarrasse de sa houppelande. Mais, mais… bégaie Kevin-Jérôme dans sa tête « ce n’est pas le Père Noël, c’est la Mère Noël ! ».

 

Une Mère Noël nue sous la houppelande dont elle vient de se débarrasser. Kevin-Jérôme jette de côté la couette qui lui masquait en partie la somptueuse vision. La Mère Noël met les mains à sa taille et, en deux coups de hanche rapide, fait glisser son slip dont elle se libère d’un coup de pied léger. Puis, mains dans son opulente chevelure sombre, un sourire énigmatique illuminant son beau visage, cambrée, elle avance en glissant souplement, comme un torero devant le fauve, ondulant d’une hanche sur l’autre.

 

Kevin-Jérôme est tétanisé. Ses yeux ne peuvent se détacher de ce triangle sombre, de cette crinière de geai qui fleurit entre le ventre et les cuisses de la Mère Noël, au confluent de tous les désirs.

 

Celle-ci, d’un bond, se place solidement à califourchon sur la poitrine osseuse du jeune homme. Ondulant d’une épaule sur l’autre, ses longs cheveux lui masquant à demi le visage, elle présente à la bouche du jeune homme un sein puis l’autre. Deux beaux obus prolongés par une large aréole brune, que Kevin-Jérôme perçoit comme d’une lumineuse blancheur malgré la pénombre. Les bras coincés le long de son corps par les genoux et les cuisses de Mère Noël, le jeune homme ne peut saisir ces somptueuses rotondités qui le rendent fou de désir. Sa bouche s’efforce d’aspirer, de téter les pointes érigées. Puis Mère Noël change de position, se mettant toujours à califourchon, mais présentant son dos à la vue de Kevin-Jérôme. Elle recule, enjambant les épaules du jeune homme qui se retrouve la tête entre les cuisses de Mère Noël. Kevin-Jérôme, dans la nuit calendale, pour la première fois de sa vie, se trouve face à l’entrée du paradis. En face d’ELLE qu’il découvre. Une corolle ouverte, toute lisse dans son écrin de fourrure noire. Et l’œil de bronze. Devant son nez. Il respire à pleins poumons toutes ces effluves fantastiques. Un parfum somptueux : nez marin, crevette rose, jasmin, avec de légères nuances de poivre et de sueur.

 

N'en pouvant plus, Kevin-Jérôme enfouit son visage dans cette conque rose et nacrée. Le goût ! Ouarf ! le goût ! Une attaque en bouche franchement océane, goût de violet, avec des nuances d'anchois fraîches et de dorade grillée au fenouil. Puis viennent de délicates saveurs animales, de vieux cuir, de fauve en rut. Suivent des fragrances de charcuterie fine, rosette, jésus, avec des touches poivrées de copa, de figatelli. Enfin une somptueuse fin de bouche longue, ample, de sous bois, de truffes et de violettes.

Mère Noël, pendant ce temps, honore savamment la flamberge qui se dresse devant sa bouche goulue. Des lèvres, de la langue, des dents, elle prend la mesure de la virilité naissante, puis, se redressant, elle s’assoit sur le visage de Kevin-Jérôme, lui emprisonnant totalement bouche et narines. Celui-ci, au bord de l’asphyxie, hume, grume, lèche, avale le miel du bonheur. Pleins de lumières dans sa tête, plein de musiques, plein de cloches, plein de guirlandes de fleurs. Quelle fête!

La créature céleste libère enfin les bronches en feu de sa victime, se tourne et s’empale brutalement sur le membre tendu, gonflé de désir du jeune homme. Cavalière de tous les délices, Mère Noël, en quelques coups de reins, conduit le jeune homme aux confins de l’extase, aspirant aux tréfonds d’elle-même cette semence toute neuve. Elle module son cri de jouissance en un feulement de lionne comblée.

Tandis que Kevin-Jérôme, abruti de bonheur, sombre pour la première fois de sa vie dans cette somptueuse petite mort de l’amour, la créature ramasse sa houppelande et disparait comme elle était venue.

Au matin, Kevin-Jérôme, réveillé par le premier rayon de soleil de sa vie d’homme, les mains, le ventre et le sexe poisseux, essaie de retrouver, de retenir les bribes de rêves de la plus belle de ses nuits. Il se lève enfin et se dirige vers la salle de bain.

Entre le lit et la porte, il trouve le petit slip blanc bordé de dentelles rouge offert la veille…à tante Jennifer !

Eroticonte: Dernier cadeau du Père Noël!

Mère Noël sexy.jpg

Dernier cadeau du Père Noël…

 

Kevin-Jérôme avait supporté avec un courage méritoire le repas du réveillon de Noël. En famille le repas. A quinze ans ! La honte. Avec tonton Georges et tante Jennifer en invités vedettes. Et les morveux ! Y en avait eu que pour eux. Parait que les enfants, c’est les rois des fêtes de Noël. Y en a toujours un qui pleure, qui pisse, qui gueule.

 

Les scintillants, les bougies, et rien que des conneries dans l’assiette : huitres, langoustes en sauce armoricaine – beurk !, foie gras – rebeurk !, dinde, fromages qui puent – rerebeurk !… Même pas de nuggets, même pas de frites, même pas de ketchup. Et dans les verres, des saloperies genre Saint-Emilion et Chateauneuf-du-Pape. Même pas de coca. La honte. Et il avait fallu supporter ça…

 

Et les cadeaux… Des livres, même pas de BD, des livres pour lui ! Ah ! Y avait tout de même eu l’intermède de son père qui pour faire de l’humour, avait offert à tante Jennifer un petit slip blanc bordé de dentelles rouges avec, écrit devant « Entrée du public » et derrière « Entrée des artistes » avec de petites flèches descendantes. D’une délicatesse… Elle n’avait que modérément apprécié tante Jennifer. Un peu relou le dabe !

 

Il avait fallu attendre trois plombes avant de pouvoir aller se pieuter. Enfin seul dans sa chambre, Kevin-Jérôme se fait éclater devant la glace deux ou trois boutons d’acné puis tire quelques puffs d’un joint de beu. De la hollandaise. Il se libère de ses fringues et s’allonge sous sa couette, se laissant voluptueusement glisser sur la pente de ses rêves dans les bras de Morphée.

 

Soudain, l’ado distingue une forme lumineuse dans la chambre. Une étrange silhouette pourpre bordée d’une aura d’un blanc bleuté électrique qui se déplace lentement et s’approche du lit. Kevin-Jérôme, encore aux confins de l’enfance, croit reconnaître l’apparence du Père Noël…

 

Le Père Noël approche sans bruit du lit et, d’un geste large, se débarrasse de sa houppelande. Mais, mais… bégaie Kevin-Jérôme dans sa tête « ce n’est pas le Père Noël, c’est la Mère Noël ! ».

 

Une Mère Noël nue sous la houppelande dont elle vient de se débarrasser. Kevin-Jérôme jette de côté la couette qui lui masquait en partie la somptueuse vision. La Mère Noël met les mains à sa taille et, en deux coups de hanche rapide, fait glisser son slip dont elle se libère d’un coup de pied léger. Puis, mains dans son opulente chevelure sombre, un sourire énigmatique illuminant son beau visage, cambrée, elle avance en glissant souplement, comme un torero devant le fauve, ondulant d’une hanche sur l’autre.

 

Kevin-Jérôme est tétanisé. Ses yeux ne peuvent se détacher de ce triangle sombre, de cette crinière de geai qui fleurit entre le ventre et les cuisses de la Mère Noël, au confluent de tous les désirs. 

 

 Celle-ci, d’un bond, se place solidement à califourchon sur la poitrine osseuse du jeune homme. Ondulant d’une épaule sur l’autre, ses longs cheveux lui masquant à demi le visage, elle présente à la bouche du jeune homme un sein puis l’autre. Deux beaux obus prolongés par une large aréole brune, que Kevin-Jérôme perçoit comme d’une lumineuse blancheur malgré la pénombre. Les bras coincés le long de son corps par les genoux et les cuisses de Mère Noël, le jeune homme ne peut saisir ces somptueuses rotondités qui le rendent fou de désir. Sa bouche s’efforce d’aspirer, de téter les pointes érigées. Puis Mère Noël change de position, se mettant toujours à califourchon, mais présentant son dos à la vue de Kevin-Jérôme. Elle recule, enjambant les épaules du jeune homme qui se retrouve la tête entre les cuisses de Mère Noël.  Kevin-Jérôme, dans la nuit calendale, pour la première fois de sa vie, se trouve face à l’entrée du paradis. En face d’ELLE qu’il découvre. Une corolle ouverte, toute lisse dans son écrin de fourrure noire. Et l’œil de bronze. Devant son nez. Il respire à pleins poumons toutes ces effluves fantastiques. Un parfum somptueux : nez marin, crevette rose, jasmin, avec de légères nuances de poivre et de sueur.

 

N'en pouvant plus, Kevin-Jérôme enfouit son visage dans cette conque rose et nacrée. Le goût ! Ouarf ! le goût ! Une attaque en bouche franchement océane, goût de violet, avec des nuances d'anchois fraîches et de dorade grillée au fenouil. Puis viennent de délicates saveurs animales, de vieux cuir, de fauve en rut. Suivent des fragrances de charcuterie fine, rosette, jésus, avec des touches poivrées de copa, de figatelli. Enfin une somptueuse fin de bouche longue, ample, de sous bois, de truffes et de violettes.

Mère Noël, pendant ce temps, honore savamment la flamberge qui se dresse devant sa bouche goulue. Des lèvres, de la langue, des dents, elle prend la mesure  de la virilité naissante, puis, se redressant, elle s’assoit sur le visage de Kevin-Jérôme, lui emprisonnant totalement bouche et narines. Celui-ci, au bord de l’asphyxie, hume, grume, lèche, avale le miel du bonheur. Pleins de lumières dans sa tête, plein de musiques, plein de cloches, plein de guirlandes de fleurs. Quelle fête!

La créature céleste libère enfin les bronches en feu de sa victime, se tourne et s’empale brutalement sur le membre tendu, gonflé de désir du jeune homme. Cavalière de tous les délices, Mère Noël, en quelques coups de reins, conduit le jeune homme aux confins de l’extase, aspirant aux tréfonds d’elle-même cette semence toute neuve. Elle module son cri de jouissance en un feulement de lionne comblée.

Tandis que Kevin-Jérôme, abruti de bonheur, sombre pour la première fois de sa vie dans cette somptueuse petite mort de l’amour, la créature ramasse sa houppelande et disparait comme elle était venue.

Au matin, Kevin-Jérôme, réveillé par le premier rayon de soleil de sa vie d’homme, les mains, le ventre et le sexe poisseux, essaie de retrouver, de retenir les bribes de rêves de la plus belle de ses nuits. Il se lève enfin et se dirige vers la salle de bain.

Entre le lit et la porte, il trouve le petit slip blanc bordé de dentelles rouge offert la veille…à tante Jennifer !

 

23/12/2009

"L'identité française" ne commence-t-elle pas par la langue?

L'anglais, langue unique ?

« Il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation » a dit Michel Serres : contre un anglais, langue unique, des associations s’insurgent et lancent un appel.

"Conscientes de la grave menace qui pèse sur l’avenir de la langue française, non seulement dans tous les pays francophones et partout où elle était traditionnellement enseignée et pratiquée, mais aussi et avant tout en France même, plusieurs associations de défense et de promotion de la langue française (liste ci-dessous) lancent cet appel au sursaut et à la lutte commune contre un déclin évitable.

Issus de toutes les courants politiques démocratiques, nous faisons tous ce constat : langue de la République (art. 2 de la Constitution) et de la population, support de notre culture et base évidente de notre « vivre ensemble », premier socle de notre « identité nationale » pour 80 % des personnes récemment sondées, le français est méthodiquement évincé au profit de cet anglais simplifié que promeut avec zèle l’oligarchie internationale des affaires.

Le fait ne doit rien à l’air du temps, ni ne procède d’on ne sait quel darwinisme linguistique comme d’aucuns voudraient le faire accroire pour occulter sa vraie cause dont la nature est politique. Politique, comme en témoigne, par exemple, la récente ratification du protocole de Londres qui donne valeur juridique en France aux brevets rédigés en anglais, ou l’abandon de nos prérogatives linguistiques dans les organismes européens et internationaux. Conçue en premier lieu par de puissants groupes internationaux, cette politique est complaisamment relayée par des élus hexagonaux, plus sensibles aux aspirations des financiers qu’à celles de notre société.

Voici longtemps, en effet, qu’est dépassé le stade de l’emprunt naturel d’une langue à une autre. Au-delà de la liste interminable des « coach », « manager », « discount », « trekking , « yes ! » et autres anglicismes … qui hachent notre vocabulaire quotidien, chacun peut aussi constater l’acharnement de maintes grandes entreprises à nous angliciser de manière insidieuse ou brutale. Empruntant d’abord quelques mots « techniques » à l’anglais, elles basculent désormais leurs produits et leurs enseignes commerciales du français au tout-anglais (« Carrefour Market », « Simply Market », « TGV Family » …) ; puis, en phrases entières, celles de leurs slogans publicitaires, de leurs serveurs téléphoniques, de leurs devises managériales qui rythment ironiquement la souffrance de leurs salariés (France Telecom, dorénavant sans accent, n’a-t-il pas inventé le « time to move ! » au risque de susciter la « mood » des suicides ?), suivant en cela le MEDEF qui donne le ton par sa devise « Ready for the future ! » ; celles aussi des conseils d’administration et des réunions de travail, y compris dans certains ministères de la République « française » ; et, finalement, celles de l’annonce de leur licenciement aux ouvriers de Continental-Clairoix, auxquels on a quand même concédé un traducteur : quel privilège !

Ce n’est pas tout : nos chercheurs, après avoir été à l’origine de tant d’avancées majeures et bien que prenant toute leur part aux avancées de la technologie actuelle, sont systématiquement sommés de publier en anglais. L’actuel gouvernement projette de faire enseigner certaines matières en anglais aux lycées et à l’université. Histoire sans doute de se rapprocher du peuple qu’elles sont censées représenter, nos élites politiques se forment désormais en anglais, voire en « tout-anglais » à Sciences-Po (notamment dans la nouvelle antenne rémoise de l’École) ; quant à Mme Pecresse, est-il exact qu’elle souhaite exempter l’Université des très humbles exigences de la loi Toubon ?

Pis : le refus de tout débat public accompagne cette politique linguistique inavouée portée par une élite dé-territorialisée qui, à droite comme à « gauche », méprise ouvertement ses origines et rêve d’un monde uniformisé dans lequel elle pourra enfin ressembler parfaitement à ses maîtres.

La première victime de ce rêve indécent sera la « France d’en bas », celle qui ne fera pas ses classes à Oxford ni ne passera ses vacances à Los Angeles, et qui devra éternellement s’adapter, dans sa vie privée et professionnelle, aux exigences d’une autre langue. Ont également tout à perdre à ce basculement linguistique les Francophones d’Afrique et d’ailleurs, que l’on discrimine honteusement pour tenter d’assimiler la défense du français à un purisme aux relents d’exclusion ; sans oublier le cadre moyen, dont les efforts prenants pour changer de langue et de mode de pensée ne feront jamais le poids face aux « English mother tongue » d’ores et déjà recrutés, de manière discriminatoire, pour certains postes clés.

Le débat citoyen que nous exigeons sur la place de la langue dans notre société est d’autant plus pressant que la construction européenne bruxelloise, au mépris de ses textes officiels, impose un libéralisme linguistique agressif : pour accompagner l’ultra-libéralisme économique, pour détruire ce bien commun par excellence et ce service public gratuit que constituent les langues nationales, les protections juridiques nationales faisant obstacle aux campagnes d’anglophonisation unilatérales qui sévissent partout en Europe, sont froidement démantelées.

Ce déracinement linguistique ne doit plus pouvoir s’accomplir dans l’ombre et le silence : le peuple doit prendre conscience de l’ampleur de l’agression dont il est l’objet, et faire entendre sa voix encore souveraine.

Cet appel s’adresse donc à tout citoyen soucieux de défendre sa culture et, à travers elle, toutes les cultures du monde dont la diversité est indispensable à un véritable internationalisme et au respect mutuel et multilatéral des cultures, à l’opposé d’un nivellement mondialiste insidieusement pré-totalitaire.

Cet appel dénonce aussi la glose « identitaire » de gouvernants qui accompagnent la destruction de notre langue commune ; il revient aux citoyens d’exiger une politique claire en faveur de notre langue maternelle et nationale, et plus généralement en faveur du multilinguisme : au collège et au lycée, renforcer l’enseignement du français, apprendre les bases communes des langues européennes, puis apprendre deux langues étrangères, dont la première serait autre que l’anglais ; défendre l’usage de la langue française dans les institutions internationales et européennes, réaffirmer clairement le français comme langue de l’enseignement et de la Recherche, mettre fin à l’invasion des enseignes et des publicités en anglais.

Cet appel s’adresse aux espérantistes ; aux défenseurs des langues régionales – car lorsque le français n’aura plus qu’un statut domestique (à tous les sens de ce terme !), de quelle place pourront-ils se prévaloir ? – , aux citoyens des DOM, aux travailleurs immigrés qui pensent que l’on peut vivre sereinement en français sans renier ses origines.

Il s’adresse aussi aux amoureux de l’anglais, qui ne doit pas se laisser réduire à cette « langue des affaires et de l’entreprise » dont E.-A. Seillères, alors président du syndicat patronal européen, entendait promouvoir l’usage quasi-exclusif.

Il s’adresse enfin aux chercheurs, aux écrivains, aux poètes, philosophes, enseignants, traducteurs, à tous ceux, ici et ailleurs, dont le français est la langue de création et de réflexion, l’outil de formalisation ou d’expression d’une sensibilité. Tous ceux qui savent ce que l’Histoire, ou leur histoire personnelle, doit à la langue française, à tous ceux qui sentent qu’une langue est plus qu’un simple code de communication parce qu’elle porte des valeurs et une vision du monde autant que des données et des informations.

À tous ceux qui ont compris qu’une langue unique c’est une pensée unique, et que si l’on soumet les hommes d’abord par le verbe et par la pensée, c’est aussi par eux, que les hommes résistent et se relèvent.

* Alliance Champlain – Association francophonie et avenir (AFRAV)

Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)

Avenir de la langue française (ALF)

Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC)

CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguisitique)

– Défense de la langue française - Paris-Île-de-France (DLF Paris-IdF) – www.langue-francaise.org

Forum francophone international – France (F.F.I.-France)

Le Droit de comprendre (DDC)

Se portent garants de la signature de leur association :

Pour l’Alliance Champlain, Daniel Miroux Pour l’AFRAV, M. Régis Ravat Pour l’ASSELAF, MM. Philippe de Saint Robert et Philippe Loubière Pour A.L.F. et F.F.I.-France, M. Albert Salon Pour le C.L.E.C., M. Raymond Besson Pour le COURRIEL, M. Georges Gastaud Pour D.L.F.-Paris-Î.d.F., M. Marc Favre d’Échallens Pour D.D.C., M. Thierry Priestley

 

Sources: L'Humanité

 

Les Québécois aussi doivent lutter contre cette invasion linguistique:

www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montrea...

http://www.youtube.com/user/montrealenfrancais


 

 

Le Guide de la Galaxie a retrouvé le slogan de la honte

 

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Merci à Chimulus

 

22/12/2009

Conte (amer) de Noël d'un mécréant au grand coeur




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Le baobab aux lucioles sacrées


Nous sommes dans une ville d'Afrique. Ce pourrait être Abidjan, Conakry, Dakar ou Yaoundé. Il fait nuit. Un grand noir tire une petite remorque dans laquelle est assise une très jeune femme enceinte jusqu'au yeux.


- Oh ! Boubakar-Joseph, j'ai mal. J'ai mal. Mon ventre, c'est comme une calebasse trop pleine qui va éclater. C'est encore loin l'hôpital ?


- Non. Courage Chérie-Marie. On va bientôt arriver. Tu vas avoir un bon lit dans la grande salle. Paraît même qu'y a des ventilateurs. Les docteurs habillés en blanc vont bien s'occuper de toi. Courage ma petite Chérie-Marie, mon orchidée d'amour, ma petite gazelle, ma jolie mangue douce, étoile de mon ciel, soleil de mon cœur.


- Boubakar-Joseph, j'ai mal, j'ai mal...


- On arrive, Chérie-Marie. Voilà l'hôpital.


Le couple s'arrête devant l'entrée de l'hôpital. Boubakar-Joseph s'adresse à un planton en blouse blanche :


- Bonjour Monsieur le Docteur. Ma femme, Chérie-Marie, est en train de travailler l'enfant. Elle a beaucoup mal au ventre. Beaucoup mal au ventre Monsieur le Docteur. Il faut  l'aider à faire l'enfant. C'est notre premier Monsieur le Docteur !


Le planton-docteur, très administratif, répond :

- Nous avons donc et par conséquent que la dénommée Chérie-Marie demande à être admise à l'hôpital. Pourquoi ? Vous avez un certificat médical ?

- Mais non, Monsieur le Docteur. Mais vous voyez bien qu'elle travaille l'enfant !

- Je vois surtout que vous n'avez pas de certificat médical. Donc, présentement, le règlement ne me permet pas de vous admettre. Passez votre chemin !

- Mais...


Le planton brandit un bâton au-dessus de la tête du pauvre Boubakar-Joseph et crie :

- Foutez-moi le camp ! Revenez demain si vous avez un certificat médical !


Le pauvre Boubakar-Joseph console sa femme avec des gestes pleins de douceur et ils repartent.


- Oh ! Boubakar-Joseph, j'ai mal, j'ai mal...

- Courage ma jolie colombe d'amour. Regarde. Tout près il y a le grand hôtel des français. Ils nous aideront.


Ils stoppent devant une grande bâtisse en béton à l'enseigne : " Grand hôtel de France et du commerce réunis ". Boubakar-Joseph s'adresse au portier noir qui rentre prévenir le patron français. Celui-ci - veste saharienne, chapeau de brousse sur la tête - sort. Dans l'hôtel, on entend les musiques de la fête.

- Bwana Patron, ma femme Chérie-Marie travaille l'enfant. Ils ne l'ont pas voulue à l'hôpital. Pourriez-vous nous autoriser à nous installer dans un petit coin d'une petite pièce de votre grand hôtel ? Il y a sûrement un docteur parmi vos clients...


Le Français le regarde comme il regarderait une merde : on n'a pas d'états d'âme vis-à-vis d'une merde, on l'évite, c'est tout...Puis il éclate de rire en se tapant sur les cuisses et dit :

- Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ben dis donc ! Il est gonflé celui-là. Il voudrait que sa grosse mette bas donc mon hôtel ! Puis quoi encore ! Fout le camp salopard ! Tu dégueulasses mon entrée ! Dégage vite ou je te fais bastonner !


Il s'approche, la main haute, de Boubakar-Joseph. Le portier noir accourt lui aussi, armé d'un bâton, prêt à frapper. Le malheureux couple s'en va.

- Oh ! Boubakar-Joseph, j'ai mal, j'ai mal. Comme si une hyène me mordait dans le ventre. J'en peux plus Boubakar-Joseph. J'en peux plus...

- Courage mon océan de rêve, ma petite panthère d'amour. Je vois le poste de police tout près. Je vais demander de l'aide. Ce sont des gardiens de la paix. Ils sont là pour nous protéger, pour nous porter assistance...


Ils s'arrêtent devant un immeuble surmonté de la pancarte " Police - Au service du Peuple". Boubakar-Joseph s'approche. On entend des bruits de voix sortant du bureau :

- ...et dix de der ! Vous êtes dedans mon adjudant ! Vous êtes dedans !


Voilà que sort en bougonnant un sous-off noir en short et chemise kakis, képi de travers sur le front, une canette de kronenbourg dans chaque main. Il aperçoit Boubakar et dit :

- Qu'est-ce-qu'y veut çui-là ? Qu'est-ce-qu'y veut ? ...Dedans, dedans. En voilà un que je vais foutre dedans, moi !


Boubakar-Joseph, intimidé, s'approche. Devant l'adjudant, il claque des talons et salue militairement en disant :

- Excusez-moi de vous demander pardon, Chef ! Ma femme que voici est en travail d'enfant. Personne veut nous aider, Chef ! Personne...


Le chien de quartier s'envoie un long gorgeon de bière, s'essuie sur le revers de sa manche, rote un grand coup et gueule :

- Tu veux que je te foute dedans ? Est-ce que j'ai une gueule de sage-femme ? Fout le camp ou c'est moi qui te fout au trou !


Boubakar part en courant, retrouve sa femme qui geint sur la petite remorque. Les larmes aux yeux, il s'efforce de la consoler :

- Du courage jolie fleur de mon cœur, rosée de mes jours, musique de ma vie.


Ils repartent. En passant sous un arbre, un petit singe saute sur la remorque de Chérie-Marie, lui donne une banane,  puis saute sur l'épaule du grand noir et lui parle :

- Boubakar-Joseph, Chérie-Marie, enfin je vous ai trouvé ! Venez vite. Suivez cette traînée de lumière devant vous, dans le ciel. Ce sont les lucioles sacrées.


Chérie-Marie mange la banane du petit singe. Immédiatement son terrible mal de ventre se dissipe.

- Oh ! Boubakar-Joseph, je n'ai presque plus mal ! Je n'ai presque plus mal ! Regarde ! Regarde toutes ces poussières d'étoiles ! Elles bougent comme un nuage de feu. Elles semblent nous montrer un chemin. Suivons-les...


Suivant le nuage de lucioles et le petit singe qui gambade et cabriole joyeusement devant eux, le couple atteint les faubourgs de la ville et gagne la jungle.

- Regarde Chérie-Marie, les grands arbres se penchent sur ton passage comme pour te saluer. Regarde ! Plein de singes nous suivent. Et des gazelles maintenant, tout un troupeau. Et les zèbres. Vois. Même les grands serpents. Même la girafe. Là, regarde, le rhinocéros.

- Je n'ai plus mal Boubakar-Joseph ! Je n'ai plus mal du tout ! Et toutes ces fleurs, tous ces arbres, tous ces animaux qui nous veulent du bien ! Regarde Boubakar-Joseph, là le grand baobab. Les lucioles sacrées lui font comme une couronne scintillante. C'est là qu'il nous faut aller Boubakar-Joseph ! C'est là. Je le sens. Je le sais.

- Chérie-Marie, c'est merveilleux. Qu'est-ce qu'il nous arrive ! Qu'est-ce qu'il nous arrive ! Là, regarde, au pied de l'arbre. Une grande lionne. N'ai pas peur Chérie-Marie, regarde comme elle est amicale. Elle t'invite à t'étendre près d'elle sur la fourrure si douce de son ventre. Et voilà un éléphant. Il m'aide Chérie-Marie ! Il m'aide avec sa trompe à te déposer délicatement contre le ventre de la lionne. Il te fait de l'air avec ses grandes oreilles pour te rafraîchir !

- Oh ! Boubakar-Joseph. Là, entre mes jambes. Ça coule. Pourtant je n'ai pas mal. C'est chaud. Boubakar ! Boubakar, tiens-moi la main !

Il est là ! Il est là ! C'est un garçon ! C'est notre fils Boubakar-Joseph ! C'est notre fils ! Oh ! Boubakar-Joseph, quel bonheur. Comment allons-nous l'appeler.

- Appelons-le Jésus !



21/12/2009

SOLSTICE D'HIVER. Aujourd’hui (ou demain?), c’est la JOURNEE MONDIALE DE L’ORGASME SYNCHRONISE !

 

 



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Sortez les strings, les porte-jarretelles, les slips cochons mesdames !


Bouffez du gingembre, de la cannelle, du poivre, mettez du viagra dans la salade messieurs !


Aujourd’hui, il faut s’envoyer en l’air. A deux, à trois, à plus, seul au besoin.


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Partout. Chez vous, au bureau, à l’usine, dans la rue, dans les maisons de retraite, dans le train, dans le métro, dans les vignes, dans les églises, les mosquées et les synagogues, dans les ascenseurs, même dans votre lit.


Baisez ! Baisez ! BAISEZ !


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Make love not war ! Mec lof notoire !


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L’ensemble de tous ces orgasmes dégagera des milliards d’ondes bénéfiques qui feront jouir la Terre et ramèneront la paix !



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Pour l’Amour de Gaïa,

BAISONS!

BAISEZ !

20/12/2009

Gastronomie de Noël: Les cardons à l'anchois




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On les voit à l'étal des marchands de légumes,

Ils y sont tout 1 'hiver. On les prend, on les hume,

Puis, généralement, on les remet en place,

Car de les préparer, peu de gens ont l'audace.. .

Parce qu'on ne sait pas bien comment les apprêter,

Les cardes et cardons sont souvent contestés.

Et pourtant, en Provence, ils sont indispensables

Quand vient le "Gros souper" des tables calendales.

Le cardon à l'anchois est un plat rituel

Du grand repas festif de la nuit de Noël,

Autant que la morue, l'àpi (1), les escargots,

Le muge (2) et les desserts à tire l'arigo.

On appelle cardon la cote de la carde,

Espèce d' artichaut qui, 1'hiver, s'acagnarde

À l'abri des cébisses (3) et des haies de cyprès.

Les meilleures sont celles qui sont serrées très près

Du sol pour qu'elles restent bien tendres et blanches

Et non fibreuses, raides comme de vieilles branches.

Compte deux bons kilos pour quatre ou cinq personnes:

Il y a du déchet plus qu'on ne le soupçonne.

Jette toutes les feuilles et les côtes squameuses,

Ôte soigneusement les parties filandreuses,

Puis coupe tes cardons en tronçons de trois doigts,

Dans de l'eau vinaigrée plonge-les tout de suite,

Par cette précaution le cuisinier évite

Que les cardons brunissent sans qu'on sache pourquoi.

Puis, en eau abondante, salée et citronnée,

Tu les fais cuire une heure. Lorsque c'est terminé,

Tu va les égoutter et réserver au frais

Jusques au lendemain. C'est là l'un des secrets

Pour réussir ce plat, parce que, je le prétend

La carde est un légume qui se cuit en deux temps.

Attaquons maintenant notre phase finale,

Mais sers-moi un canon: il faut mouiller la dalle!

Dans de l'huile d'olive chaude au fond d'un faitout

Tu fais suer tes cardes doucement, à feu doux.

Pendant ce temps tu prends dix beaux anchois salés,

Sous l'eau du robinet, sépare les filets.

Fait une Béchamel avec un quart de lait,

Ajoute les anchois et, en tournant, fond-les

Dans la préparation avec une cuiller.

Dans le premier faitout, tu verses alors ceci,

Tu mélanges aux cardons en ayant le souci

De ne point écraser tes tronçons légumiers.

Un quart de lait de plus, de noix muscade un peu,

Sel, poivre du moulin, puis retire du feu.

Tu incorpores, alors, du râpé de gruyère,

Enfin verse le tout dans un plat à gratin

Saupoudre de fromage de façon régulière,

Puis tu mets à four chaud sans plus de baratin.

Lorsque c'est gratiné, tu sers chaud et fumant.

Ce plat est idéal en accompagnement

D'une côte de bœuf ou d'un poisson au four.

C'est un plat du terroir, simple comme bonjour,

Mais un plat succulent et, de plus, diététique

Que l'on mange en Provence depuis les temps antiques.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée du Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Trois kilos de cardes, - 1 verre de vinaigre, - 1 jus de citron, - 1 poignée de gros sel, - 3 cuillerées d'huile d'olive de la Vallée des Baux, - 10 anchois salés, - 1 demi-litre de lait, - muscade, - poivre du moulin, - 3 hectos de gruyères râpé.

 

Les vins conseillés:

 

Les cardons étant surtout un plat d'accompagnement, le choix du vin dépend du plat principal. Avec une côte de bœuf, des vins rouges jeunes ou même primeurs. En Côtes-du-Rhône: Sainte-Cécile-Ies-Vignes, Rochegude, Tulette, Saze, Domazan, Gallician. En vins du Languedoc: Aspiran, Berlou, Cournonterral, Poujols. En vins de Provence: Allauch, Châteauneuf-Ie-Rouge, Cuers, Flassans-sur-Issole.

Avec un poisson au four, des blancs capiteux. En Côtes-du-Rhône: Laudun, Uchaux, Châteauneuf-de-Gadagne, Codolet. En Languedoc: Argeliers, Bize-Minervois, Puichéric, Roubia. En Provence: Camps-la-­Soure, Rocbaron, Meyreuil, Le Tholonet.

 

 

(1) L'api : le céleri.

(2) Muge: encore appelé mulet - c'est un poisson de mer qui monte frayer dans fleuves et rivières et particulièrement dans le Rhône.

(3) Cébisses : haies coupe-vent faites en cannes de Provence.

 

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AVIS A LA POPULATION

 

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Merci à Tropicalboy

 

 

 

19/12/2009

HONTE ! Les politicards toquarts fossoyeurs d’espoir à Copenhague envoient les habitants de Tuvalu aux requins…

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Voici les principaux points du texte discuté à Copenhague. Cette déclaration politique a été le fruit de négociations à 26 mais menées essentiellement par les Etats-Unis, l'Inde, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud. .  L'Union européenne elle-même a été écartée des ultimes tractations et ne s'est résolue à soutenir l'accord qu'avec réticence. Elle ne comprend pas d'objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, renvoyés à 2010, et ne prévoit pas la création d'une instance internationale.

- Une hausse des températures globales limitée à 2 °C. Dans le document politique négocié, les dirigeants prévoient de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C d'ici à 2050 par rapport aux niveaux préindustriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat. C'est moins ambitieux que ce que réclament les petits Etats insulaires, représentés par Grenade et les Maldives, qui militaient avec les pays les moins avancés pour une hausse maximale de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

- Pas d'objectifs de réduction des émissions de CO2. L'accord ne fixe pas d'objectifs chiffrés de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050. Pour les pays industrialisés, les objectifs de réduction d'émissions de CO2 d'ici à 2020 ne seront fixés qu'en janvier, après que chacun des pays industrialisés "aura donné par écrit" ses propres engagements, selon le président français, qui a précisé que l'Union européenne maintiendrait son objectif de réduire ses émissions de 80 % d'ici 2050. Cependant, l'UE ne reverra pas à la hausse son objectif de réduction à l'échéance 2020, qui sera de 20 % et non de 30 % comme l'espéraient certains négociateurs. Selon un calcul des Nations unies, l'addition des promesses faites à ce jour publiquement par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 °C, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 °C. Une proposition annexée à l'accord appelle la communauté internationale à conclure un traité contraignant d'ici la fin de l'année prochaine.

- Aide à l'adaptation des pays en développement. Les chefs d'Etat ont accepté de consacrer 100 milliards de dollars par an d'aide aux pays en développement à compter de 2020 et d'examiner pour ce faire des financements innovants. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 3,6 milliards de dollars d'aide aux pays les plus vulnérables d'ici 2012 pour les aider à s'adapter aux impacts du changement climatique. "L'engagement collectif des pays industrialisés est d'apporter des ressources nouvelles et supplémentaires [à l'aide au développement]" d'un montant total de 30 milliards de dollars, précise le texte. L'Union européenne avait déjà promis de verser 10,6 milliards de dollars sur les années 2010, 2011 et 2012 et le Japon a annoncé à Copenhague 11 milliards de dollars sur les trois ans.

- Il n'y aura pas d'Organisation mondiale de l'environnement. L'accord ne prévoit pas la création d'une Organisation mondiale de l'environnement qui aurait pu vérifier la mise en œuvre des engagements de chacun, les contraignant légalement. Pour Nicolas Sarkozy, le volet juridique, absent de cette déclaration politique, sera à nouveau débattu lors de négociations à Bonn que la chancelière allemande Angela Merkel organisera "dans six mois" pour préparer la prochaine conférence sur le climat de Mexico, fin 2010.

Point de friction majeur, en raison notamment du rejet chinois de toute intervention extérieure, la partie du texte sur la vérification internationale du respect des engagements pris est la plus longue du projet d'accord. Elle précise que les économies émergentes doivent faire le bilan de leurs efforts et en rapporter aux Nations unies tous les deux ans. Des contrôles internationaux sont prévus pour répondre aux exigences occidentales de transparence mais le texte garantit le "respect de la souveraineté nationale". Une manière d'écarter tout contrôle contraignant.

- Protection des forêts. Le texte "reconnaît l'importance de réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, et la nécessité d'améliorer l'élimination de gaz à effet de serre par les forêts". Il prévoit des mesures "incitatives" pour financer la protection des forêts avec des fonds des pays développés.

Sources : Le Monde

Le coût de Copenhague : 143 millions d'euros.

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M’ame Michu et M’ame Chazotte soutiennent Carlita pour qu’elle sauve son couple…et la France !

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- Eh ! M’ame Chazotte, v’z’avez signé la pétition ?

 

- Quelle pétition ?

 

- Ben, celle pour soutenir madame Carlita ?

 

- Elle a besoin de souteneurs m’ame Carlita. Chouchou lui suffit pas ?

 

- C’est justement… M’ame Carlita, elle a dit à la télévision qu’elle ne voulait pas que Chouchou fasse un second mandat de président.

 

- Elle a dit ça Carlita ? Alors là, faut la soutenir cette brave femme ! Au nom des valeurs familiales qui fondent l’identité nationale française, Nicolas Sarkozy a, lui aussi, droit à une vie de couple épanouie. Nous ne voudrions pas, Monsieur le président, que vous sacrifiiez pour la France votre bonheur conjugal.

 

- Ah ! Ch’uis bien contente que vous aussi vous soyez d’accord pour que la belle Carla soit heureuse en ménage.

 

- Ah que oui ! M’ame Michu. Il faut aider M’ame Carla dans sa démarche pour convaincre son Chouchou de ne pas rempiler. Les Français, dans leur grande majorité, sont – j’en suis sûre – prêts à se passer des lumières du Phare de l’Elysée pour le bonheur de Carla. Ça pue évidemment l’embrouille, mais il y a peut-être là une première manœuvre pour préparer l’opinion au fait que Sarko pourrait renoncer à se représenter…

 

- Et c’est quoi ?

 

- Ben, Chouchou risque de rejoindre Chichi avec une plainte au cul ! Vous vous souvenez de l’attentat de Karachi, qui avait fait onze morts parmi des militaires français. Une histoire vaseuse. Ben, l'avocat des familles de victimes dépose plainte pour « entrave à la justice, corruption, faux témoignage et extorsion de fonds ». Me Olivier Morice n'y va pas par quatre chemins : « Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption dans cette affaire, à la fois comme ministre du Budget (de 1993 à 1995) et dans le rôle qu'il a joué comme porte-parole et directeur de campagne d'Edouard Balladur. »

 

- Ben ça alors !

 

- Eh ouais ! Le parquet de Paris a désormais trois mois pour évaluer cette plainte et prendre une décision. Trois options s'ouvrent à Jean-Claude Marin :

1. Ouvrir une enquête préliminaire sur l'ensemble des qualifications
2. Saucissonner la plainte et la recalibrer sur une qualification restreinte (un exercice dans lequel le procureur de Paris excelle)
3. Classer la plainte sans suite, ouvrant la possibilité pour les familles de saisir directement le doyen des juges d'instruction, entraînant l'ouverture d'une information judiciaire.

 

- Ben ça alors ! Bon. On va quand même signer la pétition.

 


 

18/12/2009

Ben, mon cochon !

« Des chercheurs britanniques et australiens ont étudié la santé de trois groupes de cochons. Les premiers étaient à l’extérieur, pouvant se salir à loisir. Les seconds étaient ensemble, à l’intérieur d’un bâtiment. Les troisièmes étaient à l’isolement et bourrés d’antibiotiques.

Résultat sur la part de bactéries intestinales renforçant l’immunité et la résistance de l’organisme porcin aux maladies : 90% pour le premier groupe, 70% pour le second, 50% pour le troisième. Moralité : mieux vaut soumettre son corps à rude épreuve que le protéger à outrance. Un porc en bonne santé est un porc sale. »

Voilà une info qu’elle est sympa !

Le cochon – gloire à lui – est un animal fort propre et bien organisé. Dans une autre vie, alors que j’étais bucheron dans l’Ariège, j’ai élevé un cochon. Pompidou on l’appelait et sa maison était tout naturellement dénommée Elysée. Tous les dimanches, j’invitais quelques rudes amis coupeurs de bois ou paysans à trinquer chez Pompon à l’Elysée. Pompon avait le coin où il dormait, dans de la paille très propre ; le coin où il mangeait, correct bien qu’il laissât parfois quelques reliefs qu’il n’appréciait pas ; enfin l’endroit où il chiait, éloigné des deux premiers. Faut dire qu’il avait de la place. Et il n’était pas malade le  bougre ! Nous avons aimé Pompon jusqu’au bout, jusqu’à la dernière rondelle de saucisson.

Lorsque je trainais mon Nikon au Vietnam, les troufions ricains - dont pratiquement toute la nourriture arrivait des Zuhessa et qui chassaient la bactérie plus efficacement que le Viet – choppaient toutes les maladies qui passaient. Moi, bouffeur de tout, pas du tout intégriste de l’hygiène, je n’ai jamais été malade. Même pas des amibes, juste une traditionnelle chaude-lance…

Alors, lavons-nous mes mains bien sûr, mais ne nous cassons pas trop le cul pour ces questions de « propreté ». D’autant plus qu’il faut économiser l’eau !

Pour ça, je suis exemplaire : je ne bois que du vin.

- « Et pour te laver me direz-vous, comment tu fais Victor ».

- Ben ! C’est simple, je pratique le nettoyage à sec.

- ????? C’est quoi ça ????

- Je me gratte…

 

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17/12/2009

Grandes gueules de tous les pays, unissez-vous !

 

 

Buveurs.JPGPutaing ! Je viens d’entendre, dans la boite à bruit, encore une diatribe contre Georges Frêche et contre Nadine Moreno. Mais merde, ils nous font chier tous ces pisse-froid, toutes ces tronches d’api, toutes ces gueules de premier de la classe bien propres sur eux et au clapoir pavé de petits-fours !

 

Qu’est-ce que c’est que cette société sans couilles, mièvre, sans poils, sans aspérités, cette société aussi excitante qu’un plat de nouilles froides où l’on voue aux gémonies ceux qui osent encore l’ouvrir, où l’on lapide mentalement (pour le moment !) tous ceux qui ont encore un langage imagé et suffisamment de personnalité pour ouvrir leur gueule !

 

Bordel de merde, où sont-elles nos belles, bonnes et saines grandes gueules d’antan ?

 

Debout Rabelais ! Débout Villon ! Debout Brassens ! Debout Ferré ! Debout Frédéric Dard ! Debout Coluche!

 

Qu’est-ce qu’il a dit Georges Frêche ? Quelques conneries ? Qui n’en dit pas ! Au moins il assume. S’il a laissé ses paroles déborder ses pensées face à quelques harkis, c’est parce qu’il avait lui-même été roulé dans la merde ! Saine attitude de Méridional au sang chaud !

 

Qu’est-ce qu’il a dit Nicollin ? Il a traité un foutebaleur de tafiole ? Et alors ? Vous imaginez, le gros Nico, la bouche en cœur, déclarant, le petit doigt en l’air : « Espèce d’homosexuel ! »

 

Qu’est-ce qu’elle a dit la mère Moreno – pourtant elle n’est pas ma tasse de thé la cagole de service ! Elle a dit la réalité sur ces connards qui pourrissent la vie de leurs quartiers et donnent des musulmans une image à dégueuler.

 

Même Lefèvre avec sa trogne de pitbull va finir par me devenir sympathique !

 

Mélenchon a un peu d’avenir peut-être… Mais rendez-nous Georges Marchais non de dieu !

 

Ou alors lançons Cantona en politique. En voilà une belle et bonne grande gueule!

 

 

Ah! Que Johnny va mieux

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Merci à Chimulus

16/12/2009

Au bistro de la Toile : les vrais profiteurs du chomdu.


- Ah ! Putaing Loulle, tu vas en gagner des thunes avec la fabuleuse augmentation que les sarko-trafiquants du gouvernement de Rataillon 1° viennent de concéder aux smicards : 0,5% ! C’est-y pas généreux ça ? Dans les 6 euros par mois ! La bringue démente, l’opulence assurée! Et encore, c’est pour ceux qui ont un boulot. Pour ceux qui sont au chomdu, c’est peau de zob.

 

- Ah non, Victor, il y a la prime de Noël pour les chômeurs ! Une prime qui n’a pas bougé depuis 12 ans, d’accord, et qui s’élève à 152,45 euros pour une personne seule. Puteng, et ils se plaignent ces fainéants ! Ils osent même manifester maintenant ! On les a vu – pas trop ! – dans la rue le 5 décembre. D’accord, on ne les a pas invités à la télé… Pourtant ils sont dans les trois millions « officiels »…

 

- …et bien le double en réalité si tu prends en compte le temps de non travail obligé de ceux qui sont à mi-temps, ceux qui sont rayés des listes pour des raisons obscures et autres. Le chomdu, Loulle, ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas un résultat de la « crise », c’est voulu et planifié par les « économistes distingués » et leurs marionnettes politiques. Ces fumiers ont même un nom pour qualifier le taux de chomage « optimal », ils appellent ça le « NAIRU » ( Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment), en français, «taux de chômage non accélérateur d'inflation».
Un taux qui repose sur deux piliers fondamentaux : la pression sur le marché de l'emploi par le chômage (qui favorise le gel sinon la baisse des salaires, d’où l’augmentation ( !!!) du Smic de 0,5%...), ainsi que la précarisation et la dérèglementation du travail), et la soi-disant lutte contre l'inflation.
Son taux généralement retenu étant fixé à… 8%. Son principe actif en est la peur et le chômage n'en est qu'un moyen, sans doute le plus efficace. Cette définition est tirée du glossaire d'un très officiel rapport du Sénat. En fait, le chômage n'est rien d’autre qu'une variable d'ajustement économique au service du politique. A l'heure où les discours vont dans le sens d'une culpabilisation toujours plus stigmatisante d'un chômeur supposé responsable de sa situation, profiteur ou fraudeur, il y a de quoi avoir les aliboffis qui gonflent…

 

- Tu veux dire que les chômeurs sont indispensables à tous ces gouvernements de droite pour maintenir les salaires au plus bas ?

 

- T’as tout compris Loulle. Crois-moi : bien que tous les charlots qui nous gouvernent fassent mine de mettre la lutte contre le chômage à la première place de leurs préoccupations, ils font en vérité tout le contraire parce que le «plein emploi» est le pire ennemi des profits. C'est pour cela qu'on n'est pas prêts d'en voir un jour la couleur, et que le chômage de masse a encore de beaux jours devant lui !

 

- taing ! Quel ramassis de crevures. Tè ! on va boire un coup pour oublier…