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31/03/2010

Dîner privé des Sarkozy chez les Obama.

- Maille dir Nicolas, ouate doux you sïnque aba-out ziz hamburger, frintch frites inde coca ?

- Keskidi Carla ?

- Chouchou , M.Obama demande ce que tu penses de ce repas avec hamburger, frites françaises et coca ?

- Dis-y que c’est excellent, que ça correspond entièrement à mes goûts culinaires.

- Ouatissai ?

- I sé zat itis excellent inde ise pleine lait coresponding tou is culinari testes.

- Ouelle ! Ouelle ! Eh ! Nico, telle mie : you meuste scinde seume more soldi-heures ine Afghanistan.

- Keskidi ?

- Le monsieur dit que tu devrais envoyer un peu plus de soldats en Afghanistan.

- Dis-y que je vais y envoyer des policiers : Navarro, le commissaire Moulin et Maigret.

- Ouatissai ?

- I sé zat i ouile scinde policemaine : Navarro, ze commissari Moulin inde Maigret.

- Ouelle ! Au quai ! Zen, oui are séveud !

- Keskidi ?

- Le monsieur dit qu’alors on est sauvé.

- Y s’fout de ma gueule le mal blanchi. Parle-z’y du contrat des avions ravitailleurs.

- Ouatissai ?

- I asque you aba-out ze tank-pleine ?

- Telim zate oui ouile baille EADS pleines ouhaine you ouile baille tou eusse aou-heure Javel-chiqueune, hormone-bif inde OGM products…

- Keskidi ?

- Le monsieur dit qu’il achètera des avions EADS quand nous lui achèteront leurs poulets à la Javel, leur bœufs aux hormones et leurs produits OGM.

- Tè ! Fumes !

- Ouatissai ?

- Il dit….(pfuuutt) qu’il voudrait fumer…

- Au quai ! Guette ite Nico ! Guette ite ! Ite is é génuine smeugled Havane !

- Demande-lui de l’humidifier façon Bill Clinton ! Avec sa belle noirpiotte !

- Ouatissai…

- Nossing ! Nossing !

(A nicolas)

– Stronzo ! Stronzo ! Testa di catso. Questa note per chiavare, ti posso fare une pugnetta ! Porca miseria. Que stronzo! Ma que stronzo!

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Putaing! C'est toujours les meilleurs qui s'en vont...

 

 

 

chimulus siné hebdo.jpg

 

 

Merci à Chimulus

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30/03/2010

Au bistro de la Toile: "Deux choses sont infinies: l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue." Albert Einstein

 

 

einstein langue.jpg

 

- Ils commencent à nous les gonfler façon montgolfière les aliboffis avec leurs conneries de « gros mots », de « dérapages verbaux » - c’est comme ça qu’ils parlent dans les gazettes, les boites à mensonges et les lucarnes à décerveler. Ça a été Frêche – qu’il leur à mis un sacré doigt d’honneur soi-dit en passant - puis Zemmour, puis Guillon.

 

- Eh ! Loulle, si la police de la pensée et de la vertu vient dans ton rade qui est un antre de subversion, elle va en entendre de belles et de bien grasses ! Finalement, comme dit la mère Roumanoff, le seul média qui reste libre, c’est bien « radio-bistro » ! Là, au moins, on est encore à l’abri de la dictature des bons sentiments. Si je veux dire merde à Sarko ou au pape, je peux encore le faire.

 

- Pour combien de temps ? J’ai lu ton truc « Matin brun », c’est criant de réalisme : accepter de fermer d’abord un peu sa gueule, accepter de se plier d’abord un peu à des directives stupides, puis encore un peu, puis…Pffuuit ! Les fachos sont là, sans que tu les ais vu venir. Sans coup d’état. Par la dictature d’abord douce puis plus rude et enfin brutale du « politiquement correct » qui est plutôt un « moralement correct ».

 

- Les mots. Ils commencent par les mots. C’est puissant les mots. Dangereux parfois. Comme une kalachnikov. Alors on les castre : un aveugle est un non-voyant, un sourdingue est un mal-entendant, les Arabes, les noirs et les chinois sont des minorités visibles, un cul-de-jatte est une personne à mobilité réduite, les pédés – c’est comme ça qu’ils se nomment entre eux – sont des homosexuels…Et un con est un mal-comprenant !

 

- Après les mots arrivent les actes. Les interdits se glissent insidieusement partout. Interdit de fumer, interdit de se murger la gueule, interdit de trop bouffer, bientôt interdit de baiser sans permis ! Tout ça se fait en loucedé et – le pire – avec l’assentiment des bons cons à la cervelle rendue bien disponible aux messages de Cocu-cola et des gourous de la pensée unique par les hyper-conneries chiées à pleines boyaux par TF1 et autres faiseurs de cons. Le con, voilà l’homme idéal au temps de la mondialisation ultralibérale. Mais il faut noter que la connerie n’est pas innée, elle est acquise, voire imposée.

 

- Le danger, c’est que la connerie est contagieuse… Ecoutez le con de consommation courante qui pérore : il parle comme à la télé. Il dit « au jour d’aujourd’hui », j’ai été « impacté » et autres niaiseries sorti du sabir des cons « experts »…

 

- Les cons sont partout. Ils nous cernent. Ils sont multiples et changeant. Ils sont, comme tu dis con-tagieux, ils sont con-fraternels, ils sont con-sanguins, ils sont con-joints, ils sont con-disciples, ils sont con-décendants, ils sont con-vecteur, ils sont con-citoyens, ils sont con-tractés, ils sont con-casseurs, con-cave, con-pliqués, con-cernés, con-fessés, con-damné…

 

- Et quand le con-cours, le con-çu ! Il y a aussi le con-cul-pissant, le con-danseur, le con-gelé. Et quand le con-nique, faut voir ce que le con-génère !

 

- Ouais, mais restons modeste, on est toujours le con de quelqu’un car la frontière du con passe à l’intérieur de l’individu.

 

- Ah ! Voilà le téléphone : je crois que le con-sonne…

 

- Bon. En attendant, Victor, qui est-ce qui paie les con-sommations ?

 

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Eh ! Obama, si tu le gardais. On le solde...

 

chimulus heure été.jpg

 

 

...au mètre, ça fait pas cher. Et avec Carlita en prime. Là, ça vaut le coup...

 

Merci à Chimulus

 

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29/03/2010

Le fascisme rampant, c’est quoi ?

 

Des petits coups de canifs dans les Libertés; des décrets, des lois passant inaperçus allant toujours dans le sens d’une restriction des Libertés ; un fichage insidieux de plus en plus généralisé ; des informations formatés dans le sens du « politiquement correct » par des médias de plus intégrés dans de grands groupes financiers et de marchands d’armes ; des cerveaux rendus « disponibles » par des télés abrutissant les gens par le sport, les jeux débiles et les débats magouillés ; une population démobilisée rejetant massivement un personnel politique décrédibilisé, laissant la porte ouverte aux dérives autoritaires des oligarchies financières, multinationales, religieuses, voire mafieuses ; la concentration, par petits pas, de tous les pouvoirs dans les mains d’un seul, lui-même marionnette manipulée par les forces de l’argent et de l’obscurantisme religieux…

 

Alors on ne va plus voter. Alors on oublie toute solidarité pour se complaire dans un individualisme obséquieux envers le pouvoir. Alors on accepte tout et n'importe quoi pour "ne pas avoir d'emmerdes". Alors on ne RÉSISTE plus. Alors on est sur une terrible pente

 

Ça ne vous rappelle rien ?

 

Voici le superbe texte (libre de droits) de Franck Pavloff qui, en 2002, lorsque Le Pen est arrivé aux portes du pouvoir, a eu un immense succès. Une piqure de rappel ne peut pas faire de mal…

 

 

MATIN BRUN

 

Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l’autre racontait de son côté. Des moments agréables où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu’il m’a dit qu’il avait dû faire piquer son chien, ça m’a surpris, mais sans plus. C’est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l’idée qu’un jour ou l’autre il va mourir.

 

- Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.

- Ben, un labrador, c’est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?

- C’est pas la question, c’était pas un chien brun, c’est tout.

- Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?

- Oui, pareil.

 

Pour les chats, j’étais au courant. Le mois dernier, j’avais dû me débarrasser du mien, un de gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir.

C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d’après ce que les scientifiques de l’État national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns. Tous les tests de sélection prouvaient qu’ils s’adaptaient mieux à notre vie citadine, qu’ils avaient des portées peu nombreuses et qu’ils mangeaient beaucoup moins. Ma foi un chat c’est un chat, et comme il fallait bien résoudre le problème d’une façon ou d’une autre, va pour le décret qui instaurait la suppression des chats qui n’étaient pas bruns.

 

Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d’arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux.

 

Mon cœur s’était serré, puis on oublie vite. Les chiens, ça m’avait surpris un peu plus, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que c’est plus gros, ou que c’est le compagnon de l’homme comme on dit. En tout cas Charlie venait d’en parler aussi naturellement que je l’avais fait pour mon chat, et il avait sans doute raison. Trop de sensiblerie ne mène pas à grand-chose, et pour les chiens, c’est sans doute vrai que les bruns sont plus résistants.

 

On n’avait plus grand-chose à se dire, on s’était quittés mais avec une drôle d’impression. Comme si on ne s’était pas tout dit. Pas trop à l’aise.

Quelque temps après, c’est moi qui avais appris à Charlie que le Quotidien de la ville ne paraîtrait plus.

Il en était resté sur le cul : le journal qu’il ouvrait tous les matins en prenant son café crème !

- Ils ont coulé ? Des grèves, une faillite ?

- Non, non, c’est à la suite de l’affaire des chiens.

- Des bruns ?

- Oui, toujours. Pas un jour sans s’attaquer à cette mesure nationale. Ils allaient jusqu’à remettre en cause les résultats des scientifiques. Les lecteurs ne savaient plus ce qu’il fallait penser, certains même commençaient à cacher leur clébard !

- À trop jouer avec le feu...

- Comme tu dis, le journal a fini par se faire interdire.

- Mince alors, et pour le tiercé ?

- Ben mon vieux, faudra chercher tes tuyaux dans les Nouvelles Brunes, il n’y a plus que celui-là. Il paraît que côté courses et sports, il tient la route.

 

Puisque les autres avaient passé les bornes, il fallait bien qu’il reste un canard dans la ville, on ne pouvait pas se passer d’informations tout de même.

J’avais repris ce jour-là un café avec Charlie, mais ça me tracassait de devenir un lecteur des Nouvelles Brunes. Pourtant, autour de moi les clients du bistrot continuaient leur vie comme avant : j’avais sûrement tort de m’inquiéter.

 

Après ça avait été au tour des livres de la bibliothèque, une histoire pas très claire, encore.

Les maisons d’édition qui faisaient partie du même groupe financier que le Quotidien de la ville, étaient poursuivies en justice et leurs livres interdits de séjour sur les rayons des bibliothèques.

Il est vrai que si on lisait bien ce que ces maisons d’édition continuaient de publier, on relevait le mot chien ou chat au moins une fois par volume, et sûrement pas toujours assorti du mot brun. Elles devaient bien le savoir tout de même.

- Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n’a rien à y gagner à accepter qu’on détourne la loi, et à jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris notre conversation.

Par mesure de précaution, on avait pris l’habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots.

Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c’est fait pour évoluer et ce n’était pas plus étrange de donner dans le brun, que de rajouter putain con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles.

 

On avait même fini par toucher le tiercé. Oh, pas un gros, mais tout de même, notre premier tiercé brun. Ça nous avait aidés à accepter les tracas des nouvelles réglementations.

Un jour, avec Charlie, je m’en souviens bien, je lui avais dit de passer à la maison pour regarder la finale de la Coupe des coupes, on a attrapé un sacré fou rire. Voilà pas qu’il débarque avec un nouveau chien ! Magnifique, brun de la queue au museau, avec des yeux marron.

 

- Tu vois, finalement il est plus affectueux que l’autre, et il m’obéit au doigt et à l’œil. Fallait pas que j’en fasse un drame du labrador noir.

A peine il avait dit cette phrase, que son chien s’était précipité sous le canapé en jappant comme un dingue.

Et gueule que je te gueule, et que même brun, je n’obéis ni à mon maître ni à personne ! Et Charlie avait soudain compris.

- Non, toi aussi ?

- Ben oui, tu vas voir.

Et là, mon nouveau chat avait jailli comme une flèche pour grimper aux rideaux et se réfugier sur l’armoire. Un matou au regard et aux poils bruns.

 

Qu’est ce qu’on avait ri. Tu parles d’une coïncidence !

- Tu comprends, je lui avais dit, j’ai toujours eu des chats, alors... Il est pas beau, celui-ci ?

- Magnifique, il m’avait répondu.

Puis on avait allumé la télé, pendant que nos animaux bruns se guettaient du coin de l’œil.

 

Je ne sais plus qui avait gagné, mais je sais qu’on avait passé un sacré bon moment, et qu’on se sentait en sécurité. Comme si de faire tout simplement ce qui allait dans le bon sens dans la cité, nous rassurait et nous simplifiait la vie. La sécurité brune, ça pouvait avoir du bon. Bien sûr je pensais au petit garçon que j’avais croisé sur le trottoir d’en face, et qui pleurait son caniche blanc, mort à ses pieds. Mais après tout, s’il écoutait bien ce qu’on lui disait, les chiens n’étaient pas interdits, il n’avait qu’à en chercher un brun. Même des petits, on en trouvait. Et comme nous, il se sentirait

en règle et oublierait vite l’ancien.

 

Et puis hier, incroyable, moi qui me croyais en paix, j’ai failli me faire piéger par les miliciens de la ville, ceux habillés de brun, qui ne font pas de cadeau. Ils ne m’ont pas reconnu, parce qu’ils sont nouveaux dans le quartier et qu’ils ne connaissent pas encore tout le monde.

J’allais chez Charlie. Le dimanche, c’est chez Charlie qu’on joue à la belote. J’avais un pack de bières à la main, c’était tout. On devait taper le carton deux, trois heures, tout en grignotant. Et là, surprise totale : la porte de son appart avait volé en éclats, et deux miliciens plantés sur le palier faisaient circuler les curieux. J’ai fait semblant d’aller dans les étages du dessus et je suis redescendu par l’ascenseur. En bas, les gens parlaient à mi-voix.

 

- Pourtant son chien était un vrai brun, on l’a bien vu, nous !

- Oui, mais à ce qu’ils disent, c’est que avant, il en avait un noir, pas un brun.

Un noir.

- Avant ?

- Oui, avant. Le délit maintenant, c’est aussi d’en avoir eu un qui n’aurait pas été brun. Et ça, c’est pas difficile à savoir, il suffit de demander au voisin.

 

J’ai pressé le pas. Une coulée de sueur trempait ma chemise. Si en avoir eu un avant était un délit, j’étais bon pour la milice. Tout le monde dans mon immeuble savait qu’avant j’avais eu un chat noir et blanc. Avant ! Ça alors, je n’y aurais jamais pensé !

 

Ce matin, Radio brune a confirmé la nouvelle. Charlie fait sûrement partie des cinq cents personnes qui ont été arrêtées. Ce n’est pas parce qu’on aurait acheté récemment un animal brun qu’on aurait changé de mentalité, ils ont dit.

« Avoir eu un chien ou un chat non conforme, à quelque époque que ce soit, est un délit. » Le speaker a même ajouté « Injure à l’État national. »

Et j’ai bien noté la suite. Même si on n’a pas eu personnellement un chien ou un

chat non conforme, mais que quelqu’un de sa famille, un père, un frère, une cousine par exemple, en a possédé un, ne serait ce qu’une fois dans sa vie, on risque soi-même de graves ennuis.

 

Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C’est de la folie. Et moi qui me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun.

Bien sûr, s’ils cherchent avant, ils n’ont pas fini d’en arrêter des proprios de chats et de chiens.

Je n’ai pas dormi de la nuit. J’aurais dû me méfier des bruns dès qu’ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non?

 

On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n’arrive jamais. J’ai peur. Le jour n’est pas levé, il fait encore brun au dehors.

 

Mais, arrêtez de taper si fort, j’arrive.

 

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matin brun.jpg

PAVLOFF, Franck, Matin Brun. Le Chambon-sur-Lignon [43400] : Cheyne éditeur, 2000. 12 p. : 19 x 11 cm. ISBN : 978-2-84116-029-7. Prix 1 €.

 

http://eppee.ouvaton.org/IMG/pdf/MATIN_BRUN.pdf...

 

 

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27/03/2010

Ouiquinde érotique: Amours de femmes. Et n'oubliez pas, c'est le JOUR SANS SARKO !

 

Femmes lesbiennes - bronze.jpg


Amours de femme


Oui, ce sont des regards de femme
Que cherche son regard brûlant,
Elle a soif de l'ardeur infâme
Qu'une autre sait mettre en son flanc.

Les yeux hagards, le trouble à l'âme,
La langue aux lèvres se collant,
Chacune tour à tour se pâme,
Se tord et retombe en râlant.

Bientôt leur tendresse lascive,
Comme une chaîne qui les rive,
Dresse dans l'ombre leurs tombeaux ;

Et sur la pierre, quand arrive
Le soir à la marche craintive,
Pleurent les filles de Lesbos.


(1884)

Albert Sémiane

 

lesbiennes 2.gif

 


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ET, N'OUBLIEZ PAS

C'EST AUJOURD'HUI LE

JOUR SANS SARKO

NO SARKO DAY

 

no-sarkozy-day-sticker-violet.gif

 

 

L’usurpateur

 

Sombre pourceau stupide, ô cupide menteur

Retourne dans ta bauge, gluant usurpateur

Qui prétend, du Grand Charles, détenir l’héritage

Lorsque tu n’as ni foi, ni honneur, ni courage.

Toi qui ose parler au nom de ce Géant

Alors que tu n’est qu’un triste nain du néant,

Regagne donc ta place, celle de la vermine

Qui sur un membre mort, comme toi s’agglutine.

Charles le Grand connut la fureur des batailles,

La terreur et la mort, et les chairs que l’on taille.

Sa valeur était d’or, son glaive était d’airain,

Sa gouvernance était celle d’un souverain.

Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,

Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.

Ses victoires sont Sécurité Sociale,

Vote aux femmes, indépendance nationale,

Réconciliation avec les Allemands

Paix avec l’Algérie et développement.

Les tiennes sont régression jusques à l’esclavage,

Faim et précarité, répression et chômage.

Toi, tu remplis les poches de tes amis patrons

Par la France d’en bas pressée comme un citron.

Part donc, triste bouffon à la grasse bedaine,

Part donc avant que ne se transforme en haine,

La puissante colère qui dans le peuple monte,

Part donc quand il est temps car la révolte gronde.

 

 

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26/03/2010

Salon du Livre. Quel intérêt ?

 

Depuis trois ans, je ne monte plus au Salon du Livre de Paris... Tant pis pour moi. Ouais... Mais ce salon ne présente plus, pour moi, qu'un intérêt relatif.

L'écrit demeure le véhicule indispensable de toute culture, de toute communication. Derrière chaque roman, essai, poésie, récit, biographie, pièce de théâtre, etc. il y a une ou un auteur. L'écrivain - l'écriveur, l'écriveron - est un créateur solitaire, un artiste-artisan qui accouche toujours dans la douleur d'une œuvre où il met le meilleur de lui-même. Son plus grand souhait est que cette œuvre rencontre son public.

Le circuit classique auteur-éditeur-diffuseur-libraire-lecteur est loin d'être satisfaisant. Dominé par les forces de l'argent, il considère le livre comme un produit qui doit être rentable. Les éditeurs classiques privilégient donc ce qui peut être facilement médiatisé. Les rayons littérature des grandes surfaces sont ainsi encombrés de pseudo-livres écrits par des "nègres" et signés par des noms connus du chauve-bise, de la politique, du sport, etc. La régression des librairies indépendantes au profit des grandes surfaces de la « culture » accentue cette course au profit financier au détriment de l'originalité, de la diversité, de la qualité.

C'est la macdonalisation de l'Ecrit.

Dans ce circuit « classique », l'auteur touche (au mieux !) 10% du prix de vente HT, plus souvent entre 5 et 8% ; l'éditeur et l'imprimeur se partagent 35% ; le distributeur (celui qui met les livres chez les libraires et en gère les invendus, les réassortiments, etc.) prend autour de 20% ; le libraire prend 35%. Autrement dit, tout le monde se sucre sur le dos du seul qui crée quelque chose : l'auteur. De plus, les contrats d'édition sont faits pour le rouler dans la farine.

Avec ce système fermé, articulé autour d'une coterie de grosses machines, en France, une dizaine d'auteurs vivent grassement, une cinquantaine d'autres vivent de leur plume, les autres...ont la « gloire » de voir leur nom sur la couverture d'un livre éphémère, la vie d'un livre se comptant en semaines, au mieux en deux ou trois mois. Ceci parce que les éditeurs et les distributeurs se font leur trésorerie sur le dos des libraires : les livres envoyés d'office sont facturés aux libraires, puis les invendus remboursés lorsqu'ils sont renvoyés. Les libraires n'ont donc pas intérêt à garder des bouquins à diffusion tranquille !

Cette situation est-elle irréversible? Pas du tout.

Les moyens modernes et en particulier l'Internet permettent désormais à l'auteur, maillon le plus important de la chaîne éditoriale de rencontrer directement son Lecteur. Par ce biais, chaque livre vendu rapporte à son auteur entre cinq et sept fois plus que dans l'édition classique !

C'est ce que, personnellement, j'ai compris avec mon site ayoli.fr

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Gargotiers : le triomphe de la malbouffe.

Les gargotiers se carcagnent pour savoir qui dirigera leur « syndicat ». Il faut croire que la gamelle doit être copieuse, on s’en doute. Ils triomphent sur toute la ligne les gargotiers : TVA à 5,5% pour leur gonfler les poches, « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants » (voir ci-dessous), neutralisation des inspecteurs de la Direction générale de la répression des fraudes. Elle est pas belle la vie pour une profession qui, à 80%, ne cuisine plus mais se contente de réchauffer des plats préparés par l’industrie agroalimentaire !

 

L’inénarrable Christine Lagarde, ci-devant ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs devront prévenir les contrôlés, ils ne pourront plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! - devra veiller, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évaluera les contrôleurs et donnera des bons et des mauvais point.

 

Ça ne suffisait pas. Un arrêté paru au J.O. du 31 décembre 2009 concernant l’hygiène alimentaire enlève aux agents de la répression des fraudes « l’habilitation pénale », autrement dit la possibilité d’envoyer directement aux procureurs les procès-verbaux concernant les infractions constatées. Donc plus d’infractions ! La porte ouverte pour les gargotiers et autres margoulins de mettre en vente de la barbaque pourrie, des poissons aussi frais que la conscience d’un député ump, des surgelés dégelés plusieurs fois, etc.

 

- « Dites garçon, cette sole que vous me servez, elle vient d’où ?

- De Boulogne monsieur.

– Et, elle est venue à pieds ? »

 

C'est le triomphe des mange-merde...

 

La Sarkozie, c’est ça : des paillettes, de l’esbrouffe, beaucoup de mensonges, et surtout beaucoup de cadeaux aux riches.

 

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez…

 

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25/03/2010

Pendant les enfumages de terrier du Grand Chef Verticalement Condensé, les embrouilles continuent : augmentation du gaz de près de 10% !

Sarko oncle sam.jpgLes cervelles gazeuses de la direction de GDF-Suez (la compagnie volée aux Français par les sarko-trafiquants) demandent sans broncher - et viennent d'obtenir des sarko-nuisibles hargneux de leur défaite - une augmentation de 9,75%, sortie des tuyaux d’un indice particulièrement fumeux basé entre autres nébulosités, sur le prix du pétrole.

 

Rappelons que GDF et SUEZ sont "mariés" pour le meilleur des actionnaires et le pire pour les usagers. Les jeunes époux, fort opulents, ont mis du piment dans leur couple en partouzant avec un autre parangon de vertu financière, le très célèbre Crédit Lyonnais, qui a beau se camoufler derrière son nouveau sigle LCL, il ne fera pas oublier ce qu’il a coûté aux cochons de payants…

 

Cette banque à travers ses conseillers financiers contacte directement ses clients pour un rendez-vous à l’agence bancaire afin de proposer la souscription d’un contrat alléchant en gaz naturel et en électricité. Dans le cadre d’un processus de vente développé en commun, le conseiller LCL propose l’offre contractuelle adaptée à son client – ces fameux « Dolce vita » ( !!!???), édite le contrat qu’il fait signer et transmet en temps réel le dossier à Gaz de France, qui assure la fourniture d’énergie. Pour le S.A.V. c’est une autre paire de manches.

 

Et comme il faut que tout ce beau monde s’engraisse, ces joyeux comparses ont obtenu du gouvernement complice de toutes les magouilles 9,5% d’augmentation dès le 1 avril… Compensé pour les vieux par une hausse des pensions de…0,9%, voilà qui devrait ragaillardir les pauvres actionnaires !

 

Que ne faut-il pas faire pour les satisfaire ces actionnaires, espèce nuisible mais bien protégée ! Gagner le plus de clients possible, par tous les moyens, même les plus douteux ET augmenter le prix du gaz. Avec la bénédiction de la clique sarkozienne évidemment. Une manière toute de finesse de lutter contre la baisse du pouvoir d’achat !

 

Cochons de payants, retournez vos poches.

 

 

 

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Foncer sans airbag ? Bonne idée...

 

chimulus mur sarko.jpg





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24/03/2010

Au Bistro de la Toile… Les Le Pen « Uber ales »

 

 

tropicalboy limmortel.jpg

 

 

- Il croyait les avoir enterré en les suçant jusqu'à la moelle. Il leur a pompé leurs idées nauséabondes à pleines goulées.

Hummm! Y a bon le foutre du racisme, de la violence, du repli...

- Hummm! Ça en fait ça de bons zélecteurs zélés, bien épais, bien obtus dans leurs tronches ! Une véritable assurance tout risque contre ces cons de la gôôôche qui se bouffent entre eux...

- Oui mais voilà... Les résultats ne sont pas là!

L'immigration "choisies" (c'est à dire jetable)? Ben tè! fumes! De plus en plus de clandestins, bien utiles pour le Medef afin de peser sur les salaires !

La lutte contre l'insécurité ? Ben tè! Fumes ! Il n'y a jamais tant eu de violence envers les personnes, le fichage général de la population est en route, même les flics ont la rabia !

- Mais au fait, en étant aussi cynique que le Danube de la Pensée Neuillutienne, c'est pas mauvais tout ça !

- T'es con Victor ?

- Ben non. Dans deux ans, aux présidentielles, imagine qu’en face d’un candidat unique de la gauche (on peut toujours rêver !) se présente à droite, outre Sarko, Marine Le Pen à la tête d’un FN requinqué et plus « policé » que le parti ringard du vieux, et…Villepin, qui a la mémoire de l’âne du pape.

- Et alors ?

- Et alors ? On risque de retrouver la configuration dite « du 21 avril », celle qui a viré Jospin ! Le FN en seconde position derrière le (la) candidat de gauche. C’est-à-dire que Sarko pourrait être éliminé dès le premier tour. On se trouverait alors avec le « choix républicain » du « tout sauf le FN !

- Merde, c’est pas con ça Victor…

 

 

Merci à Tropicalboy

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O.G.M. à la poubelle. Même en Italie. Bravissimo fratelli !

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Le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaïa, a annoncé vendredi la signature d’un décret interdisant la culture d’un maïs génétiquement modifié (OGM) sur le territoire italien, au nom du principe de précaution.

« C’est un moment historique pour l’agriculture italienne », a déclaré le ministre en soulignant que les pro-OGM comptent « très peu de partisans » face à une « énorme majorité de citoyens, 75% » qui s’y opposent.

Le ministre a signé le décret au lendemain d’une décision de la Commission des semences du ministère qui avait refusé à l’unanimité l’inscription, sur le registre des semences, du maïs génétiquement modifié Monsanto 810.

Un agriculteur de la région du Frioul s’apprêtait à le planter, fort d’une décision du Conseil d’Etat datant de janvier qui demandait au ministère d’autoriser la culture de ce maïs transgénique, seule semence OGM dont la culture est autorisée dans l’Union Européenne.

Le cultivateur et l’organisation agricole dont il est vice-président Futuragra ont qualifié de « décision politique » le rejet du maïs OGM par la Commission.

Le ministre a souligné que la Commission était composée non seulement des représentants de son ministère mais aussi des ministère de l’Environnement, de la Santé et de plusieurs régions. La Commission « a donné un signal clair de la volonté du peuple souverain », a indiqué le ministre Zaïa.

Selon lui, la Commission a estimé sur la base de critères « strictement techniques » que les conditions n’étaient pas réunies pour « garantir la coexistence entre les cultures OGM et non OGM ».

M. Zaïa, membre du parti populiste de la Ligue du Nord et en pleine campagne électorale pour les régionales des 28 et 29 mars où il brigue la présidence de la Vénétie (est), est fermement opposé aux OGM.

Les groupements écologistes italiens espèrent que la prochaine étape pour l’Italie sera d’adopter une clause de sauvegarde comme l’ont déjà fait six pays – France, Autriche, Hongrie, Luxembourg, Allemagne et Grèce – afin d’interdire la culture d’OGM sur tout son territoire.


Source : In-business.fr



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23/03/2010

Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine...

 

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Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine !

Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,

Les résultats tombaient comme tombent les gnons.

Bretons, Gascons, Picards, Provençaux, Bourguignons,

Par le verdict des votes ranimaient l’espérance

Qui avait déserté le beau pays de France

Depuis qu’un charlatan, un vil bonimenteur

Avait pris le pays, sous un soleil menteur,

Pour le livrer, cocu, pillé, battu, ruiné,

Dans les griffes sanglantes des truands avinés

Du Medef, de la bourse, de la sale finance,

Et autres parasites bouffis d’arrogance.

Les urnes avaient parlé, rejetant aux poubelles

Des ministres fourbus, des as de la gamelle

Que le Peuple, debout, réveillé, flamboyant,

Heureux de sa victoire vomissait en riant.

Sur les abrutissoirs des étranges lucarnes

Qu’il était beau de voir toutes ces vieilles carnes

Bertrand, Copé, Lefèvre, lèches-culs patentés,

Porte-flingues poisseux de l’Imposteur planté,

Bredouiller leurs cagades comme un disque rayé,

Et leur couenne suait une odeur de fumier.

Les vainqueurs exultaient, le vaincu se terrait,

Solitaire, tremblant dans sa bauge dorée.

Il avait cru la France, le monde à ses pieds,

Il se retrouvait nu, un tigre de papier.

Les Français en avaient oublié leur chagrin

Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !

Ils hurlaient, ils chantaient au son de l’hélicon :

Cassez-vous, pauvres cons !

 

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Merci à Jiho

 

22/03/2010

Plein la gueule !

 

 

 

sarkozy-regionales-2010_05 Large.jpg

 

 

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Merci à Large et Tropicalboy

 

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21/03/2010

AUX URNES CITOYENS ! AUX URNES ! Abstention: piège à cons...


 

Qui s'abstient ? Les jeunes.

 

Qui vote ? Les moins jeunes et surtout les vieux.

 

Redoutable constat : la démocratie telle qu’on la vit ne fait plus recette. Porte entr’ouverte à toutes les dérives autoritaires.

 

Pourquoi ? Parce que LES politiques qui représentent LA politique ne répondent plus à l’attente de la population qui les perçoit comme une coterie plus parasitaire qu’efficace, plus magouilleuse qu’honnête, plus inféodée aux puissances économiques que soucieuse du bien-être du peuple. Ceci se traduit par le « Tous pareils, tous pourris » et le « je ne vais pas voter pour ces cons ».

 

Seulement voilà : en refusant de mettre les pognes dans le cambouis, en se retirant dans une abstention méprisante, les jeunes se tirent une balle dans le pied.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’en ne participant pas à la  vie démocratique de la nation, ils laissent les décisions qui vont régir LEUR vie future aux mains de gens qui, eux, ont déjà leur vie derrière eux ! En d’autres termes, en ne votant pas, les jeunes laissent les vieux dessiner leur cadre de vie. Ils laissent décider ce que sera leur existence future par des gens qui…seront morts lorsque leurs décisions prendront effet !

 

Changer cette approche implique de changer les femmes et les hommes qui font, qui sont la politique actuelle qui ne satisfait plus personne.

 

Une seule manière pour renouveler ces gens et donc ce qu’ils font : éradiquer le mandarinat, éliminer les politiciens « professionnels » en imposant le principe du « Un mandat, Une mandature ». Au besoin, deux mandats, deux mandatures mais pas plus. Basta ! La politique n'est pas une profession mais un sacerdoce.

 

Comme évidemment les gens en place, quel que soit leur bord, freinent des quatre fers contre la seule VRAIE réforme qui s’impose, ce n’est que l’arrivée massive de jeunes sur l’échiquier politique qui peut imposer cette renaissance de la démocratie.


La révolution, en Amérique latine, elle est arrivée par les urnes...

 

Alors, AUX URNES citoyens !

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et ALLEZ VOTER !

VOTONS ! VOTEZ !

 

 

chimulus élections.jpg

Merci à Chimulus

 

 

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20/03/2010

C'est le PRINTEMPS! Enfin.


 

reiser votez printemps.jpg

Coquin de printemps !


Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L'soleil réchauff' les libidos

Tout l'monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.


Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l'œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.


Dans son bureau j'ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.


Mêm' les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l'astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.


A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu'il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.


Cré nom de dioù, j'laisse ma plume

Mon frère d'en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c'est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.



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19/03/2010

Journée du sommeil. Une variante provençale de la sieste : le Pénéqué.

 

 

 

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Pénéqué...


Rien que le mot, en étirant la bouche sur une voyelle modulée, appelle le bâillement jouissif. Pas le vulgaire bâillement de fatigue, mais l'opulente ouverture de bouche travaillée qui gonfle la gorge et baigne délicatement les yeux de petites larmes de bonheur.


Regardez-le, l'athlète du hamac, le champion du carré d'herbe sous le ciel bleu, le gymnaste du fauteuil, bref, l'adepte du Pénéqué ! Après un dernier ballon de rouge ou de rosé bien frais venant parfaire la volupté gastronomique d'un grand aïoli ou autre repas fortement aillé, son abdominal tressaute délicatement tandis qu'il s'étire voluptueusement puis que ses muscles se relâchent comme ceux des félins. Il émet, avec une discrétion de bon aloi, un dégazage buccal qui le fait baigner dans une aura odorante assurant sa tranquillité en éloignant les mouches et les fâcheux. Sa nuque s'alourdit et bascule vers l'arrière. Sa mâchoire pointe vers le bas, arrondissant sa bouche en cul de poule. Ses paupières s'alourdissent et se ferment, ses moustaches tressaillent et ses narines palpent l'air par petits coups savants. Comme l'avare touche son portefeuille dans sa veste pour se rassurer, sa main palpe précautionneusement, à l'entresol, ce qu'il a de plus précieux. Dès lors, apaisé, il est sur la rampe de lancement, prêt pour le grand départ vers le Pénéqué !


Le signal de l'embarquement pour Cythère est donné par quelques petits grognements de plaisir, préludes à un ronflement soyeux, raffiné comme les basses à l'orgue d'une fugue de Bach. Ça y est, l'esprit du bienheureux  a pris son essor. Il est seul même au milieu d'une foule, même au milieu du bruit et de l'agitation. Il vole. Non. Pas comme un banquier, comme un oiseau ! Il fend l'azur de son corps gracieux, taquine la mouette mutine, rivalise de prouesses avec l'hirondelle, règne comme l'aigle sur le pauvre monde des rampants.


sieste.jpgHeu-reux ! Il est heu-reux !


Puis son esprit atteint les rivages de Cythère et il sacrifie avec volupté au culte de la belle Aphrodite. Les expressions changeantes de son visage, aux tons rehaussés de la pourpre cardinalice, reflètent parfaitement l'état de béatitude de son esprit. Il entame alors les rêves roses les plus fous, les plus somptueux. Il partage avec les dieux un repas d'amour. Ceux-ci sont évidemment des dieux aimables, et surtout les déesses plantureuses, souriantes, accueillantes, largement dénudées, fleurant bon l'huile d'olive et le patchouli du panthéon grec. Et notre adepte du Pénéqué  passe des bras voluptueux d'Aphrodite à ceux Junon, de Déméter à Koré, d'Athéna à Circé, de Diane à Pénélope et même, pourquoi pas, d'Adonis à Apollon.


Puis, observez-le, il se réveille doucement avec un long grognement de jouissance. Il s'étire, vérifie les proportions avantageuses de son antenne à bonheur, se lève et... va boire le café !


Dix minutes de Pénéqué : une éternité de bonheur renouvelé.

 

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Ô sole mio !

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« Allo, bonjour, je m'appelle Jennifer, de la société Solarnak. Nous sommes actuellement sur votre secteur et nous aimerions vous rencontrer pour vous faire profiter du formidable profit généré par une installation photovoltaïque... »

Des coups de fil comme ça, j'en reçois au bas mot trois par jour, généralement à l'heure où je tutoie affectueusement les pieds-paquets, le ragoût de sanglier, le pavé de saumon au sel où les lazagnes al forno, accompagnés d'un Lirac, d'un Cahors ou d'un Bourgueil. La Jennifer qui me cause dans l'oreille a généralement un délicieux accent marocain, malgache, voire pondichérien. Alors, pour ne pas être désagréable eu égard aux conditions de travail de ces gentilles filles, je leur réponds que...je suis déjà équipé ! Elles me lâchent alors immédiatement la grappe.

Il règne actuellement sur ce marché nouveau une véritable foire d'empoigne où les chiapacans sans vergogne côtoient les entreprises sérieuses. Les promesses sont mirifiques : une rente annuelle promise de 1.200 jusqu'à 2.000 euros pour une villa ! « Eh ! Berthe, t'entends ce qu'elle dit la dame ? Ça mettrait du beurre dans les épinards ! »

Ce qu'elle oublie de dire la dame, où alors très vite et à voix basse, c'est que cette rente annuelle commencera...après douze ans ! Et encore selon la localisation géographique et les performances du matos. L'installation a une durée de vie d'environ vingt-cinq ans. A voir !!!??? Les aides régionales et gouvernementales (un crédit d'impôt couvrant la moitié des coûts de l'équipement et plafonné à 8.000 euros pour une personne et à 16.000 euros pour un couple) et les conditions avantageuses de rachat de l'électricité par EDF (58 centimes le kilowattheure pour des panneaux intégrés dans la toiture mais pourvou qué ça douro...) permettent de rembourser l'investissement après une douzaine d'années d'exploitation en moyenne. Ensuite, c'est tout bénéfice pour le particulier, qui peut alors compter sur une rente intéressante. Douze ans de patience, donc, quand tout va bien. Et à condition de ne pas s'être précipité tête baissée dans le dispositif. Le photovoltaïque, c'est très bien, mais pas avant d'avoir procédé à des aménagements prioritaires - et également subventionnés -, comme l'isolation de sa maison, le changement de fenêtres, ou l'achat d'une nouvelle chaudière moins énergivore.

Et puis, dans douze ans, on sera où ? Quelles seront alors les conditions de rachat de l'électricité produite ? A quel tarif ? Quelle sera alors le degré de performance de l'installation ? Comment aura-t-elle vieillie ? Combien aura-t-elle coûtée à l'entretien ? Ne sera-t-elle pas complètement obsolète eu égard aux progrès qui seront immanquablement advenus ?

Alors, meffi ! Les charlatans rodent sur ce fromage !


Voir :

www.ademe.fr/particuliers/PIE/InfoEnergie.html...

Merci à Ysope


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18/03/2010

Merde, c'était pour de rire...

 

chimulus jeu de la mort.jpg

 

 

Merci à Chimulus

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