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30/04/2011

Ouiquinde érotique avec Paul Adam

amours champêtres.jpg

 

La première fois quand je l'ai vue
J'ai tout de suite remarqué son
regard
J'en étais complètement hagard

Dans ce jardin du Luxembourg
Je me suis dit Faut que je
l'aborde
Pour voir si tous deux on s'accorde

J'ai déposé mon baluchon
Alors j'ai vu tes gros
yeux doux
J'en suis devenu un peu comme fou

Quand je t'ai dit que tu me plaisais
Que j'aimerai bien te
revoir
Tu m'as donné rendez-vous le soir

Et je t'ai dis Oh Pénélope
Que tu étais une sacrée
belle fille
Que je t'aimerai toute ma vie

Quand dans ce lit de marguerites
Tu m'as caressé doucement la
tête
Ma vie entière est une fête

Et sous les regards de la foule
J'ai posé ma main sur ta
main
Vous voyez bien que ce n'est pas malsain

À l'ombre des eucalyptus
Je t'ai dit Je veux que tu me
suives
Je te sentais d'humeur lascive

Alors comme ça dans les tulipes
Tu m'as fait une petite
promesse
Gage d'affection et de tendresse

Si notre amour devait céder
Je n'aurais plus qu'à me faire
prêtre
Je ne pourrai jamais m'en remettre

Car si un jour notre amour rouille
Je m'en mordrai très fort les
doigts
Chérie vraiment je n'aime que toi !

 Illustration X - Droits réservés

 

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Primidi 11 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

28/04/2011

Tchernobyl et Fukushima dans nos assiettes !

 

 

affiche-aliments-irradies-3-1e364.jpg

Avant-hier, j’ai régalé mes invités avec des cuisses de grenouilles. On n’entendait que des « hummm » !, on ne voyait que les trognes réjouies d’épicuriens se léchant les doigts pour ne rien perdre des fragrances subtiles d’ail et de persil de ces si sexy petites paires de cuisses ouvertes. Le plaisir de Gulliver ou Gargantua mangeant d’insignifiantes créatures humanoïdes…

 

Le lendemain, en allant aux poubelles, j’ai regardé par hasard l’étiquette de ces subtiles cuisses. « Produit irradié en provenance d’Indonésie ». Bon. Je suis bien placé pour savoir que la pêche aux grenouilles est sévèrement règlementé en France (un jour par an je crois), donc faut se faire une raison, les grenouilles que nous mangeons chez nous ou au restaurant arrivent surgelés de contrées lointaines… Mais ce qui m’a fait tiquer c’est le mot « irradié ». Aurais-je mis Tchernobyl et Fukushima dans les assiettes de mes commensaux ?

 

J’ai donc creusé la question. « L'ionisation (c’est plus vendeur que l’"irradiation") consiste à exposer des aliments à des rayonnements ionisants afin de réduire le nombre de micro-organismes qu'ils contiennent. Schématiquement, les aliments sont déposés devant des monticules de matière radioactive (Césium 137 ou Cobalt 60) ou des faisceaux d'électrons accélérés qui les irradient. Cette technique permet de tuer les micro-organismes, potentiellement pathogènes ou non, et de rallonger les durées de conservation des aliments, les cellules constitutives de l'aliment étant aussi affectées. Théoriquement, les produits alimentaires ainsi irradiés doivent être signalés au consommateur. Mais dans les faits, il est quasiment impossible de le vérifier. » Bon. De ce côté-là, mes grenouilles ne mentaient pas, c’était bien signalé.

En Europe, l'irradiation est autorisée dans huit pays. En France, sont régulièrement irradiés : les volailles, les fruits et légumes secs, les germes et flocons de céréales pour produits laitiers, les oignons, l'ail, l'échalote, la farine de riz, les cuisses de grenouilles et les crevettes. Cette liste dépasse de loin celle de l'Union Européenne, qui se limite aux herbes aromatiques séchées, épices et condiments alimentaires.

Des scientifiques et des associations alertent régulièrement le public sur les risques de cette pratique. L'ionisation des aliments dégrade leur qualité notamment en détruisant les vitamines (A, B1, C, E...) et structures vivantes qu'ils contiennent, et en faisant apparaître de nouveaux composés chimiques dont certains sont cancérigènes. Les cyclobutanones, par exemple, qu'on ne trouve pas dans les aliments non ionisés, et qui causent cancers et dommages génétiques chez le rat. D'autres composés toxiques tels les radicaux libres, le benzène, le toluène, etc. apparaissent aussi lors de l'irradiation des aliments.

Par le jeu des dérogations et de la libre circulation des produits en Europe, la liste des produits pouvant être soumis à irradiation est très vaste : pomme de terre, oignons, ail, échalotes, gingembre, tomates, fruits secs, café, potages déshydratés prêts à l'emploi, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, légumes secs, viandes de volailles, farine de riz, blanc d'œuf, abats de poulets, crevettes congelées décortiquées ou étêtées, cuisses de grenouilles congelées, sang animal séché, plasma, coagulâts, gomme arabique, caséine, caséinates, etc.

Outre le fait qu’il n’est pas très bon de manger des produits dans lesquels toute trace de vie a été radicalement éliminé par un traitement radioactif, il est anormal que ces traitements ne soient pas clairement expliqué sur les étiquettes (comme c’est fait pour mes fameuses cuisses de grenouilles. Mais c’est pas très vendeur ça Coco ! C’est pas vendeur !

Sources :

http://www.irradiation-aliments.org/Campagne-contre-l-irradiation-des.html

http://www.lesmotsontunsens.com/

http://www.bioweight.com/irradier.html

 

Photo X - Droits réservés

 

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Nonidi 9 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

27/04/2011

Ça y est, il est sorti le n°1 de ce poil à gratter de la Toile : Urtikan.net

 

 

 

urtikan.jpg

 

Pour tous les orphelins de Charly-Hebdo première mouture, le grand, le vrai, le seul, celui des Cavanna, Willem, Reiser, Wolinski et Cabu encore rebelles, Fournier ; et non la bouillie merdique qu'est devenue ce titre, saccagé par Val.  Pour tous les orphelins de Siné-Hebdo aussi, voiçi que se lève un magazine jeune, nouveau, plein de sève, porteur de tous nos espoirs. Ce magazine, Urtikan.net, se place délibérément en dehors du circuit classique des hebdos papiers et tente le délicat défi d'une parution par abonnement uniquement sur la Toile. Pari fou ? Pas du tout. Médiapart (dont je suis un abonné - content ! - des premières heures) le prouve tous les jours. Voici donc comment l'équipe d'Urtikan.net présente son bébé.

 

 

Autrement dit, autrement fait.

Urtikan.net, le premier webdo satirique sur Internet, est né de l'idée de faire un journal autrement.

Autrement pour le contenu, car nous privilégions le dessin et la caricature, pour commenter l'actualité. Il existe en France une grande tradition satirique et depuis des siècles les caricaturistes font la joie du grand public. Nous nous inscrivons dans cette continuité.

Autrement pour la réalisation et la diffusion. Grâce à Internet nous innovons en utilisant toute la palette de moyens que nous offre cet outil planétaire.

Autrement aussi dans la relation avec les lecteurs, car ce journal leur appartient. Ce sont les Internautes qui financeront directement cette aventure éditoriale originale et ce sont nos abonnés qui seront les garants de notre indépendance.

Lisez Urtikan.net, faites le connaître à vos proches, vos amis, à vos collègues de travail, faites-le buzz, abonnez-vous, et nous nous chargeons de gratter là où ça démange.

Rendez-vous mardi pour le n°2 (voir offres d'abonnement).

françois forcadell
et James Tanay, Nicolas Got, Berth, Cambon, Chimulus, Deligne, Faujour, Jiho, Lacombe, Lasserpe, Lécroart, Mric, Pakman, Pessin, Samson, Soulcié.

 

Bon. Moi je m'abonne dès aujourd'hui.

 

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Octidi 8 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

26/04/2011

Amazonie: pan! dans les dents...

 

 

amazonie.jpg

Je viens de recevoir ça dans ma boite à courriel. C’est la superbe réponse du ministre brésilien de l'Education, Cristovao Buarque, interrogé par des étudiants aux Etats-Unis... La presse nord-américaine a parait-il refusé de publier ce texte.
 
Internationalisation
 
Discours du ministre brésilien de l'Éducation aux Etats-Unis.
 
Pendant un débat dans une université aux Etats-Unis, le ministre de l'Éducation Cristovao Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie.
Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.
 
 
Voici la réponse de M. Cristovao Buarque.
 
En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.

En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.
 
Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.
 
De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays.
 
Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.
 
Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays.
 
Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
 
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des Etats-Unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.
  
Si les Etats-Unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque  que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des Etats-Unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes. Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d'un effacement de la dette.
 
Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme  un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie.
 
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.
 
En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous!

 
Voilà qui remet les pendules à l’heure !

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Septdi 7 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

25/04/2011

Pâques hédoniste avec Sabine

 

 

bollywood3.jpg

Sabine

 

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

 

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

 

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Sextidi 6 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

24/04/2011

Gastronomie: Le chevreau pascal aux herbes fines

chevreau.jpg

 

Quelques jours avant Pâques, lorsque j’étais minot

Mon père achetait, chaque année, un chevreau.

Attaché dans la cour en attendant la fête,

Qu’il soit noir, blanc ou brun, il l’appelait « Blanquette ».

Nous, nous le caressions, lui donnions à manger

Epluchures, salades, déchets du potager,

Et le bestiau bêlait, pleurait à fendre l’âme

Comme s’il devinait son destin sous la lame.

Puis un soir arrivait, perché sur son vélo,

Armé de ses couteaux, le terrible Angelo !

Casquette de côté, poilu, rouquin et borgne

C’était un Espagnol venu de Catalogne.

Le père maitrisait le chevreau sur le banc,

Mon frère et moi tenions les pattes en tremblant

Et le chevreau criait, soufflait comme une forge

Tandis que le tueur, sûr, lui tranchait la gorge.

Quelques brefs soubresauts de la pauvre bestiole

Marquaient les derniers pas d’une vie qui s’envole.

Puis, s’essuyant les mains, le terrible Angelo

Sortait de son carnier la valve de vélo.

Alors, perçant la peau du chevreau sur le râble,

Il y introduisait l’accessoire cyclable,

Mon père, puis, avec la pompe à bicyclette

Gonflait, gonflait, gonflait, gonflait la bête.

La peau se décollait. On pendait le bestiau

On espuyait la peau, on sortait les boyaux…

 

Souvenirs, nostalgie…Allez ! A la cuisine !

La chevrette, pour Pâques, sera viande divine.

Sur la plaque du four, mettez les deux cuissots

A dorer vingt minutes sur de l’huile des Baux.

Dans une casserole, fondez du lard fumé

Avec des échalotes et de l’ail écrasé,

Ajoutez du vin blanc, plutôt sec, un demi,

Lorsque tout cela bout, ajoutez thym, persil,

Basilic, coriandre, ciboulette, estragon

Mijotez dix minutes, et buvez un gorgeon.

Sortez le plat du four, salez, poivrez la viande,

Arrosez-là avec la sauce précédente,

Puis remettez au four pour cinquante minutes

Cent-quatre-vingt, pas plus. Vous touchez presque au but.

Arrosez très souvent, que la viande s’imprègne.

Attention toutefois, il faut pas que ça baigne.

Découpez, saupoudrez des herbes qui vous restent,

Citronnez puis servez sans faire le modeste !

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ces nectars divins de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne !

 

Les ingrédients pour 8 personnes :

Les deux gigots d’un chevreau, - quatre cuillère à soupe d’huile d’olive (des Baux…ou d’ailleurs), - deux hectos de lard gras-maigre fumé, - une bouteille de vin blanc sec (1/2 litre pour le chevreau, le reste pour le cuistot), - cinq échalotes, - cinq gousses d’ail, - une grosse poignée de persil haché, - autant de coriandre haché, un bouquet de basilic, - ciboulette, - estragon, - thym émietté, - sel, poivre du moulin, - un citron. En accompagnement le chevreau accepte tout : haricots blancs, pommes de terre sarladaise, petit épeautre de Sault ou polenta.

 

JVJ ©

 

 

 

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Quintidi 5 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

22/04/2011

Connaissez-vous les « Scouts musulmans » ?

 

scouts musulmans.jpg

 

J'ai toujours proféré une méfiance viscérale à l'égard de tous mouvements de jeunesse sous-tendus par des visées religieuses. Ainsi les scouts ont toujours été pour moi l'exemple même de ces mouvements d'embrigadement « soft » des jeunes à travers une éthique de vie réelle mais foncièrement conservatrice. Pourtant, quelques mots saisis ce matin dans le journal de France Inter ont chatouillé ma curiosité : une nommée Aïcha parlait de scouts...musulmans. J'ai donc cherché sur mon esclave informatique (je n'aime pas le mot « ordinateur » qui n'a rien a m'ordonner, ce con de tas de plastique et de silice !). Et voilà ce que j'ai trouvé sur : http://scoutsmusulmans.fr/presentation/

 

« Je voudrais simplement...

... que vous soyez des hommes et des femmes vrais, droits, honnêtes dans votre vie avec tout le monde, des êtres qui vivent en accord et en harmonie dans le monde avec leurs semblables et respectueux de la Création.
Les S.M.F. doivent être une école où l’esprit qui y règne est un esprit de tolérance, de fraternité, d’amour, de compassion, d’aide et non un esprit limité à notre appartenance culturelle et religieuse. Nous ne sommes ni meilleurs, ni pires que les autres. Transmettez avant tout ce message : les hommes sont frères...

Cheikh Khaled Bentounes
Président Fondateur

 

Présentation

L’association, loi 1901, des Scouts Musulmans de France a été fondée en 1991 par Cheikh Khaled Bentounes.
Elle est agréée comme mouvement de Jeunesse et d’Education Populaire par le Haut-Commissariat à la Jeunesse.
Membre de la fédération du Scoutisme Français, reconnue d’utilité publique et dont nous assurons la présidence depuis le 1er janvier 2009, les SMF sont de part cette appartenance membre de l’Organisation Mondiale du Mouvement Scout et de l’Association Mondiale des Guides et des Eclaireuses.
Le 1er juillet 2007 nous avons signé un protocole d’accord (Protocole de Paris) avec l’Union Internationale du Scoutisme Musulman qui donne aux SMF la représentativité sur le continent européen de l’IUSM et la charge de développer le scoutisme musulman européen. Depuis nous avons contribué à la création de l’association des Scouts Musulmans Belges et à l’émergence de Scouts Musulmans en Allemagne, en Espagne et en Hollande.

 

Charte

Mouvement de scoutisme :

Nous avons pour mission de contribuer à l’éducation des filles et des garçons pour un monde plus fraternel, plus tolérant et plus humain.

Nous proposons une méthode originale (la méthode scoute) où chacun est le principal artisan de son propre développement physique, émotionnel, intellectuel, social et spirituel.

Nous accompagnons les filles et les garçons dans la construction d’un système de valeurs basé sur des principes spirituels, sociaux et personnels exprimés dans la Loi et dans la Promesse Scoute.

Nous fondons nos actions sur le volontariat et le bénévolat, indépendant et non politique. Nous sommes ouverts à tous sans discrimination de religion, d’origine sociale et de sexe.

Mouvement de scoutisme musulman :

Nous sommes membres de l’UISM (Union Internationale des Scouts Musulmans). Nous nous nourrissons des principes fondateurs de l’Islam : le respect, le dialogue et l’ouverture inscrits dans le CORAN et la SUNNA, ainsi que dans sa tradition spirituelle et universelle.

Nous croyons à l’Unicité divine, Essence de la Création et principe par lequel nous vivons et réalisons cet idéal.

Nous reconnaissons l’apport de tous les Messages Spirituels légués à l’Humanité, comme un appel à s’élever et à découvrir les liens de la fraternité humaine.

Nous considérons les Prophètes comme des modèles pour notre épanouissement. Leur Message est un repère pour le développement personnel.

Nous offrons la possibilité de progresser individuellement par étapes successives à travers l’ISLAM (la Loi), l’IMAN (la Foi), l’IHSAN (l’Excellence), Fondements de cette religion.

Mouvement de jeunesse de France :

Nous nous inscrivons dans le respect des valeurs et des lois républicaines, de la Démocratie et des Droits de l’Homme.

Nous invitons les filles et les garçons à grandir à travers un processus éducatif qui complète l’éducation apportée par la famille, l’école et la société.

Nous voulons la socialisation des jeunes dans le respect de leurs cultures, à travers notre proposition éducative.

Nous nous inscrivons dans la société d’aujourd’hui. Nous voulons aider les filles et les garçons à devenir des citoyens à part entière : autonomes, solidaires, responsables et engagés, agissant dans la Cité, en France, en Europe et dans le Monde. (…) »

 

Voilà qui est loin d'être inintéressant et qui change des discours intolérants, sectaires voire haineux habituels. Creusant un peu, je découvre que Cheikh Khaled Bentounes est maître spirituel de la Voie soufie Alâwiyya de Mostaganem (http://aisa-net.com/tag/alawiya/). Le soufisme est la voie la plus authentiquement spirituelle de l'Islam. La tolérance en est une des composantes essentielles. En conséquence le soufisme a été définitivement désigné par le wahabisme - les naze-islamistes ! - comme un ennemi juré qu'il fallait éradiquer. Voilà qui donne une réelle caution à ces « scouts musulmans ». Et puis, je trouve que ce Cheikh Khaled Bentounes est un ami de Pierre Rabbi, initiateur de l'association Terre et Humanisme (http://www.terre-humanisme.org/), un grand sage vivant dans les Cévennes et...que je connais !

 

Ben, en voilà des choses rafraichissantes de bon matin ! Ça nous change des imprécations des « idiots utiles » qui lèchent le cul des islamistes assassins et des maquereaux des porteuses de burqa...

 

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Tridi 3 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

21/04/2011

« Prime obligatoire mais montant aléatoire »… Encore une sarkonnerie !

sarko-grimace.jpg

 Eh ! Vous les entendez les sarko-trafiquants ! Voilà le grand retour du « président du pouvoir d’achat » ! Fallait le voir le Sarko-prolo visitant une usine des Ardennes ! Applaudit poliment par des manards probablement, comme d’hab, triés sur le volet et…soigneusement tenus à l’écart par un grillage solide ! Des propos virils contre les bonus faramineux des grands patrons et le torrent de dividendes versés aux actionnaires alors qu’il n’y aurait rien pour les salariés ! Presque du Mélanchon !

 

Mouais… Pourtant, derrière le « guide », c’est plutôt le bordel :

- mercredi, François Baroin dévoile les grandes lignes de l’idée du Jaurès de Neuilly, en restant assez flou : le ministre du Budget a évoqué une prime de 1.000 euros pour les salariés des entreprises distribuant des dividendes ;

- dimanche, Xavier Bertrand réduit sensiblement l'impact de la mesure : elle s'appliquerait aux « entreprises dans lesquelles il y a des dividendes qui progressent », pas dans celles où les dividendes stagnent. Ça change tout… ;

- lundi, Christine Lagarde apporte de nouvelles nuances. Le dispositif serait en fait « un mécanisme d'exonération de charges sociales » pour les entreprises concernées et, surtout, le montant de la prime ne serait pas fixé par la loi mais négocié au cas par cas avec les syndicats.

 

 

Ouf ! Pas simple tout ça. Pour le prolo, un peu de thunes qui te tombe dans les fouilles, c’est toujours ça de pris. Seulement qui touchera cette « prime » ? Finalement pas grand monde… Parce que les entreprises qui distribuent des dividendes ne sont pas si nombreuses que ça : - 16% des PME (moins de 250 salariés), donc 84% des salariés de ces entreprises exclus de la « prime » ; -  30% des entreprises de taille moyenne (entre 250 et 5 000 salariés), donc 70% des salariés de ces entreprises exclus de la « prime » ; - 41% des grandes entreprises, donc 59% des salariés de ces entreprises exclus de la « prime ». Et ce n’est pas tout : encore faut-il que ces dividendes, lorsqu’ils existent, progressent. Ce qui réduit encore plus le nombre de bénéficiaires. Par exemple Total, n°1 du Caca-rente : le conseil d'administration de cette société a fixé le dividende à 2,28 euros par action pour l'exercice 2010, soit exactement le même montant que l'année précédente. Puisque le dividende n'a pas augmenté, le groupe ne serait pas concerné par le dispositif !

Les primes, si elles sont toujours bienvenues, ont néanmoins un caractère temporaire et incertain. Allez donc dire à votre banquier, pour l’obtention d’un prêt « j’ai eu une prime de 1000 euros », il vous gratifiera d’un petit sourire poli mais narquois… C'est la différence essentielle avec les salaires qui sont un engagement contractuel garanti sur un niveau de rémunération en échange d’une compétence et d'un travail.

 

Les syndicats ne s’y sont pas trompés qui regardent cette agitation pré-électorale avec beaucoup de recul. D’autant plus que ce gadget serait assorti…d’une exonération de charges sociales ! Donc d’un trou de plus pour le Sécu par la création…d’une nouvelle niche fiscale !

 

Tout faux les sarko-trafiquants ! Tout faux !

 

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Duodi 2 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

20/04/2011

Les voleurs de terres

accaparement des terres pescador nuest.jpg

Vous avez peut-être vu hier soir la remarquable émission Théma » d’Arte consacré à l’accaparement des terres agricoles des pays du sud. Il s’agit de la dernière saloperie de la spéculation mondiale. Celle-ci est le fait à la fois de pays (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et d’investisseurs privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces prédateurs achètent des millions d’hectares de terres arables dans les pays pauvres du sud (http://www.grain.org/m/?id=213), avec la complicité de la Banque mondiale et même d’agences spécialisées de l’ONU, mais aussi des gouvernements locaux dont les responsables corrompus par des flots de pognon bradent souvent pour l’euro symbolique (mais de grasses « commissions » pour eux !) des pans entiers de leurs pays. Ainsi 30% de la superficie totale de l’Uruguay est « acheté » par des étrangers (la « estrangerisation ») ! Ainsi un investisseur indien vient de se voir concéder sans aucune contrepartie un territoire de 100 km de long sur 75 de large en Ethiopie ! Ainsi la Corée du Sud prétendait-elle mettre la main sur la moitié du territoire de Madagascar, ce qui a déclenché, fort heureusement, une révolution et la mise à l’écart du dirigeant corrompu responsable de cet ahurissant « contrat ».

 

accaparement des terres dessin colonisation.jpgCertains de ces accords sont présentés comme une nouvelle manière de satisfaire les besoins de la sécurité alimentaire de pays qui dépendent des marchés extérieurs pour se nourrir eux-mêmes, comme le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Corée du Sud ou la Chine. D’autres sont exposés sans détour pour ce qu’ils sont en réalité : des contrats d’affaires et de nouvelles opportunités de bénéfices très intéressantes. L’accaparement des terres, qui vise des taux de bénéfices de 20 % pour les investisseurs, est tout bonnement une question de spéculation financière.

 

 

Il s’agit ni plus ni moins de banditisme d’état, de colonialisme même pas déguisé derrière un apport de « civilisation ». Les acquisitions de terre à grande échelle sont conçues pour ouvrir de nouveaux espaces à une agriculture de plantation, une agriculture industrielle, destinée à l’exportation. Les bulldozers arrivent, dégagent tout, détruisent les villages et chassent les paysans locaux avec l’aide des flics, accaparent la terre mais aussi l’eau et plantent, qui du faux riz Basmati, qui des palmiers à huile, qui du soja OGM, qui des millions de roses et d’orchidées sous serre… Ceci avec force pesticides, engrais chimiques et autres poisons qui salopent la terre et les cours d’eau.

 

accaparement des terres sillons infinis.jpgL’accaparement des terres prive les paysans, les populations autochtones, les pêcheurs et les nomades de vastes étendues de terres, et leur en interdit l’usage, aujourd’hui et demain, mettant sérieusement en péril leurs droits à l’alimentation et la sécurité de leurs moyens de subsistance. L’accaparement des terres capte aussi toutes les ressources en eau existant sur les terres, en amont et aux alentours, résultant de fait en une forme de privatisation de l’eau. L’accaparement des terres est intrinsèquement lié à la violation de la législation internationale sur les droits humains : évictions forcées, réduction des critiques au silence (ou pire), introduction de modèles fonciers et agricoles non durables qui détruisent les environnements naturels et épuisent les ressources naturelles, flagrant déni d’information, et empêchement des personnes de participer aux décisions politiques qui affectent leur vie. (Cliquez ici pour voir plus d'informations / le rapport )

Du 18 au 20 avril 2011, des investisseurs, des responsables gouvernementaux et des membres des agences internationales se sont retrouvés à Washington pour la Conférence annuelle sur le foncier et la pauvreté, afin de discuter des façons d’opérationnaliser un cadre de travail connu sous le nom de Principes pour des Investissements Agricoles Responsables (RAI). Formulés par la Banque mondiale, le Fond international de développement agricole (FIDA), la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), les RAI consistent en sept principes que les investisseurs peuvent choisir, ou non, de respecter quand ils se lancent dans des acquisitions de terres agricoles à grande échelle. Il s’agit en fait de donner une façade décente, presque honorable à une véritable néo-colonisation des terres et des ressources du sud !

Les pires des colonialistes ne faisaient pas mieux (ou plutôt pas pire) !

 

Sources : http://www.grain.org/o/?id=112.

Contacts:

Henry Saragih, La Via Campesina, Indonésie : +62-811655668

Devlin Kuyek, GRAIN, Canada : +1-514-571-7702 Shalmali Guttal, Focus on the Global South, Thaïlande : +66-2 218 7383/4/5

Kirtana Chandrasekaran, Amis de la Terre International, Royaume-Uni : +44-79-61986956

Sofia Monsalve, FIAN, Allemagne : +4962216530030

Maria Luisa Mendonça, Réseau Social de Justice et de Droits Humains, Brésil: +55-11-81679951

 

Illustrations X - Droits réservés

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Primidi 1 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

19/04/2011

Le Sarko-Circus sur les terres de ses bobards !

sarko clown casquette.jpg

 

 

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Venez au grand Sarko-Circus !

Venez au royaume des gugusses !

Séance aujourd’hui en plein cœur des Ardennes

Terres où le Sarko a créé son antienne :

« Travaillez plus

Pour gagner plus » !

Venez ! Vous y verrez le Plus Grand Nain du monde !

Un géant du mensonge, un bobard par seconde !

Travaillez pour des clous, trimez donc les manards !

Nous on se fait du lard !

 

Et ce n’est pas tout !

Et ce n’est pas tout !

Approchez ! Approchez !

Vous y verrez la montagne des promesses non tenues

Tous ceux qui les ont crues l’ont profond dans le cul.

Hop ! Le pouvoir d’achat… Hop ! Baisse du chômage…

Hop ! L’environnement…Retard à l’allumage.

Et hop ! La république qu’on veut irréprochable

Sauf les affaires Woerth, Karachi sur le râble

Hop ! Hop ! Gugusse à dit, sautant comme un cabri :

« J’veux plus de sans-abris » !

Hop ! « Plus de déficit » Hop ! « J’veux de la croissance ».

On crève dans les rues, on jette le pognon et on ruine la France !

 

Et ce n’est pas tout !

Et ce n’est pas tout !

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Venez au grand Sarko-Circus !

Venez au royaume des gugusses !

Vous y verrez les trop-plein-d’pèze volant

Ils volent, volent, volent, volent « nolens volens »

Vous y applaudirez les célèbres « banksters »

Ils vous feront les poches jusqu’au dernier sesterce !

 

Et ce n’est pas tout !

Et ce n’est pas tout !

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Vous y admirerez la belle Carlita

Qui susurre, minaude, fait la dolce vita.

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Venez au grand Sarko-Circus !

Venez au royaume des gugusses !

Vous y verrez les clowns Sarko et Kadhafi

Guerroyer pour de rire, coran et crucifix

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

Sortez votre pognon pour vous faire enfumer !

Le Grand Sarko-Circus vous a chloroformés !

 

 

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Décadi 30 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

18/04/2011

Au bistro de la toile : Vintimille. Ville frontière...

 

chimulus bistro copie.jpg

- L'espace Schengen a du plomb dans l'aile ! Devant  les carences de cette disposition européenne, d'aucuns se prennent à regretter le temps des gabelous. C'est con, mais c'est comme ça.

 

- On comprend les Italiens qui sont en première ligne et voient débarquer sur leurs îles méridionales des flots de migrants fuyant... fuyant quoi au fait ? Les Tunisiens fuiraient un pays écrasé par une tyrannie ? Mais alors les fameuses « révolutions arabes », c'est quoi ?

 

- Moi, naïvement, je pensais que c'en était fini de ces conditions dictatoriales. Je pensais naïvement que si j'étais Tunisien, jeune, plein de force et de volonté, fier de l'extraordinaire révolution qui a fait l'admiration du monde entier, je mettrais mes forces, mon allant, mes compétences au service du formidable mouvement de construction de la démocratie dans mon pays.

 

- Mais c'est le cas Victor, c'est le cas !

 

- Ah ! Bon. Mais alors ces dizaines de milliers d'hommes - uniquement d'hommes, de 18 à 35 ans - qui fuient leur pays malgré la liberté arrachée héroïquement, qui sont-ils ? Pourquoi désertent-ils l'effort collectif de leur pays en marche ? Ne serait-ce pas parce qu'ils sont ceux qui ont été les suppôts de la dictature ? Flics véreux, miliciens assassins, profiteurs gagne-petit de l'ancien régime ? Ne fuient-ils pas la justice de leur pays ? Les représailles de ceux qu'ils auraient maltraités, escroqués, tués peut-être ?

 

- Qui lo sa ? En attendant, c'est chez nous qu'ils veulent venir,  grossir les rangs des assistés, des clandestins chers à Laurence Parizot pour faire pression à la baisse sur les salaires, et conforter les positions de la Le Pen...

 

Merci à Chimulus

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Nonidi 29 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

17/04/2011

Gastronomie dominicale: et si nous faisions l'andouille !?!

andouille en sauce.jpg

 

L'andouille au Côte-du-Rhône

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 andouille ici nous faisons.jpg 

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Octidi 28 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

16/04/2011

Ouquinde érotique avec Alfred Jarry

aphrodite tableau.jpg

A la découverte de la femme


Une forme nue et qui tend les bras,
Qui désire et qui dit : Est-ce possible ?
Yeux illuminés de joie indicible,
— Qui peut, diamants, nombrer vos carats !

Bras si las quand les étreintes les rompent.
Chair d'un autre corps pliée à mon gré,
Et grands yeux si francs, surtout quand ils trompent,
— Salez moins vos pleurs, car je les boirai.

Au frisson debout elle est, endormie,
Un cher oreiller en qui bat un cœur ;
Mais rien n'est plus doux que sa bouche amie,
Que sa bouche amie, et c'est le meilleur.

Nos bouches, formez une seule alcôve,
Comme on unit deux cages par leurs bouts
Pour célébrer un mariage fauve
Où nos langues sont l'épouse et l'époux.

Tel Adam qu'animé une double haleine
A son réveil trouve Ève à son côté,
Mes sommeils enfuis, je découvre Hélène,
Vieux mais éternel nom de la beauté.
Au fond des temps par un cor chevroté :

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'Éros.
Vers Troie
La proie,
S'éploie
La joie
D'Argos.

L'agile
Achille
Mutile
La ville
Où pâme
Priam.
Le sillon de son char qui traîne
Hector à l'entour des remparts
Encadre un miroir où la reine
Toute nue et cheveux épars,
La reine
Hélène
Se pare.

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Le vieux Priam implore sur la tour :

— Achille, Achille, ton coeur est plus dur
Que l'or, l'airain, le fer des armures,
Achille, Achille, plus dur que nos murs,
Que les rochers bruts de nos remparts !

A son miroir Hélène se pare :

— Mais non, Priam, il n'est rien si dur
Que le bouclier d'ivoire de mes seins ;
Leur pointe s'avive au sang des blessures,
De corail comme l'œil de blancs oiseaux marins :

Dans la prunelle froide on voit l'âme écarlate.
Il n'est rien si dur, non, non, non, Priam.

Paris archer
Comme Cupidon
S'en vient flécher
Achille au talon ;

Pâris Éros
Si blond et si rosé,
Le beau Paris, juge des déesses,
Qui choisit d'être amant d'une femme ;
Le ravisseur d'Hélène de Grèce,
Fils de Priam,
Paris l'archer est découvert :
Sur sa trace éperdue exulte un char de guerre,
Son sexe et ses yeux morts nourrissent les vautours :

— Hélène,
La plaine
Hellène
Est pleine
D'amour.

Destin, Destin, trop cruel Destin !
Le buveur du sang des mortels festoie :
Les corps hellènes jonchent la plaine de Troie,
Destin et vautours font même festin.
Trop cruel Destin, dur aïeul des dieux !

— Destin n'est qu'un mot, et les cieux sont vides.
S'il était des cieux autres que mes yeux.
Mortels, osez en scruter sans pâlir
L'abîme de bleu, l’arrêt s'y peut lire :
L'époux et l'amant, Ménélas, Pâris,
Sont morts et de morts la plaine est couverte
Pour faire à mes pieds un plus doux tapis,
Un tapis d'amour qui palpite et bouge ;
Et puis j'ai souvent une robe verte

Et... je ne sais pas... ces jours là, j'aime le rouge.

 

 

 

Alfred Jarry dans Le Surmâle 

 

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Septidi 27 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

15/04/2011

Au bistro de la toile : le préjudice moral de l’ami Raymond !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t’as vu le Domenech, il veut rien savoir, il réclame 2,9 millions d’euros à la Fédé de foute… Putaing, il est gonflé le mec !

 

Ben, moi je trouve que c’est pas cher demandé. 2,9 millions couvrant un préjudice financier pour licenciement abusif et un préjudice moral incontestable. Ce type a été trainé dans la merde par tous les médias. Il a été jeté en pâture à la vindicte populaire, à la haine des gros cons. Il a été sacré « l’homme le plus détesté de France » ! Si ce n’est pas un préjudice moral ça qu’est-ce que c’est ? D’autres se seraient pendus pour moins…

 

- Attends, un mec qui fait plus de dix ans de taule pour une erreur judiciaire se voit accorder quelques dizaines de milliers d’euros au max. Alors le « préjudice moral » de Domenech, Oh ! Eh !

 

- Dans ce milieu du foute pourri jusqu’à la moelle où les seules valeurs sont l’avidité éhontée, la cupidité, l’esbroufe bling bling, la connerie abyssale, l’inculture totale, le racisme et surtout le pognon, Domenech est un ovni. C’est un homme cultivé, qui a de l’humour, un homme qui fait du théâtre, qui sait s’exprimer, qui s’intéresse à autre chose qu’à « loger le cuir dans la lucarne ». Et en plus c’est quelqu’un de très compétent dans son travail d’entraineur de fouteux !

 

- Quoi ??? Compétent ? Eh ! Oh ! Victor t’as fumé la pelouse où quoi ?

 

- Pas du tout ! En 2006, ce type que vous pourrissez a emmené l’équipe de France en finale. Finale perdue contre l’Italie à cause de qui ? Ben, de Zidane bien sûr ! Pas de Raymond ! Quel entraineur peut s’enorgueillir d’un tel « fait d’armes » en France ? Un seul, Mémé Jacquet, lui aussi couvert de merde par les « fouteux » en son temps.

 

- Merde, c’est vrai ça… Mais enfin, tout de même Victor, 2,9 millions d’euros…

 

- Tu rigoles ! Moi je trouve au contraire qu’il joue petit bras le Raymond sur ce coup. 2,9 millions comprenant son manque à gagner et son préjudice moral, c’est des broutilles, un pissat de chat dans ce milieu pourri par le fric !

 

- ?!?!?!?!?!

 

- Ben ! Compares avec le « préjudice moral » qu’a obtenu un autre grand « spécialiste » du foute en son temps, pour autre chose mais tout de même, le dénommé Tapie Bernard : 47 millions d’euros !

 

 

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Sextidi 26 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

14/04/2011

« Prime de 1000 euros » ? Un os jeté aux chiens…

os et homme roseautheatre.org.jpg

Eh ! Vous l’avez vu le Barouin - toujours affalé sur sa table, la mèche rebelle et la voix de fumeur fatigué - nous débiter dans son sabir toujours ampoulé que le gouvernement, dans sa grande mansuétude, allait donner « au moins mille euros » aux salariés sous forme de prime exceptionnelle. Tè ! Fumes ! D’abord cette « prime exceptionnelle » ne serait donnée qu’aux seuls salariés des entreprises qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Or, les entreprises qui versent des dividendes sont surtout celles du CAC40,. Pour le reste, comme le rappelle le rapport de l'INSEE, à peine la moitié des grandes entreprises (plus de 5000 salariés) rémunère ses actionnaires. Et seule une PME sur six verse des dividendes, alors que c'est là que travaillent les trois-quarts des actifs.

Autrement dit, voilà encore une promesse bidon, un coup de com’, comme d’hab’… Voilà-t-y pas que Microlax nous ressort sa litote fumeuse des « trois tiers », 1/3 des bénéfices pour l’investissement, 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour les salariés. (Alors qu’actuellement c’est un peu pour l’investissement, beaucoup pour les dirigeants, pas trop pour les actionnaires et peau de zob pour les salariés !). Par ailleurs Laurence Parisot qualifiait récemment cette règle de partage de «vue de l'esprit» !

 

Et quand bien même ça se ferait – faut pas cracher dans la soupe même si ça ne profiterait qu’à un très petit nombre de salariés – qui est-ce qui paierait ? Ben, nous, puisque Christine Lagarde a indiqué que, «évidemment», le gouvernement réfléchit «à des mécanismes d'incitation sur le plan fiscal et sur le plan des charges sociales».

 

Allez ! Bande de charlots, gardez votre aumône ! Ce que veulent les salariés, c’est leur dû ! Ce sont de vrais augmentations de salaires, pérennes et non pas un petit bakchich, un os jeté avec dédain et mépris aux chiens de travailleurs ! Etant aussi des électeurs,  ceux-ci n’oublieront pas que les seules « réformes » menées par les sarko-trafiquants sont le démantèlement des services publics, le blocage des salaires, l’explosion du chômage et de la dette publique, le recul des libertés.

 

Vite, vite, à la poubelle de l’histoire !

 

 Illustration: roseautheatre.org

 

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Quintidi 25 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

13/04/2011

Le cul du berger

fnseanous baise.jpg

 

 

Y a qu’une loi sur cette terre,

On reçoit tout à l’arrivée

Et nos richesses et nos misères,

Dès le départ les jeux sont faits

Mais le cerveau de l’homme avance

Beaucoup plus vite que ses pieds

Et bien souvent prend de l’avance

Sur le vrai type qu’il est en fait.

 

On a beau dire, on a beau faire,

Mille chansons, mille refrains

Faut laisser dire et laisser faire mais…

Le cul du berger sentira toujours le thym !

 

Moi j’en ai connu des sévères,

C’était pourtant des types gentils

Ils n’avaient que les pieds sur terre,

La tête était déjà partie

Des Don Quichotte aux pieds de verre,

Des généraux d’exposition

Qui changeaient l’ordre de la terre,

Bien qu’en faisant leur digestion.

 

On a beau dire, on a beau faire,

Mille chansons, mille refrains

Faut laisser dire et laisser faire mais…

Le cul du berger sentira toujours le thym !

 

 

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Quatridi 24 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

12/04/2011

Burqua… Provoc ! Uniquement provoc !

chimulus burqua.jpg

 

Les naze-islamistes – ces ennemis de l’intérieur – ont envoyé quelques « belphégor » faire de la provoc en plein cœur de Paris. Pour tester la détermination des flics et du gouvernement. Ce type de provoc va certainement se reproduire… faisant d’autant monter la côte de la Le Pen. Il est utile de relire l’adresse d’une grande conscience féminine à ces fantômes volontaires ou forcées :

 

 

« Adresse à celles qui portent volontairement la burqua.

 

Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l'un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l'autre, allez-vous continuer à cacher l'intégralité de votre visage?

 

Ainsi dissimulée au regard d'autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu'à la connivence d'un sourire ? Dans une démocratie moderne, où l'on tente d'instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne nous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres.

 

Alors je m'interroge: pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là-bas ? En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l'offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C'est aujourd'hui votre choix mais qui sais si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer ? Elles ne le peuvent pas… Pensez-y.

 

Elizabeth Badinter »

 

 

Merci à Chimulus

 

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Tridi 23 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

11/04/2011

Je pars en transhumance ! A bientôt.

 

cheval-charette.jpg
 
Çà y est !  Je charge la carriole et nous partons en transhumance vers les hautes terres. Parait que les premières morilles sortent!
Donc pendant quelques jours, le temps qu'Orange me transfère l'abonnement Adsl, ce sera silence radio!
 
Alors, en ces temps de remise en cause de la laïcité, je vous ai mis ma profession de non-foi !
 
 
 

 

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Si j'étais Dieu

 

Si j'étais Dieu,

Nom de Moi,

Je ferais cuire tous ces cagots

Ces insupportables bigots,

Ces punaises de sacristie,

Tous ces culs bénis abrutis,

Ces flagorneurs et ces badernes,

Ces lèche culs qui se prosternent,

Genoux ployés ou culs levés,

Pour Jésus, Allah ou Yahvé.

Ils proclament que je suis Tout,

Que je suis le Grand Manitou

Omniscient, plein de sagesse,

Généreux devant leurs faiblesses,

Et voyez, nom de Moi !,

Comment agissent- ils avec moi !

Ils me traitent comme un vieux con,

Ridicule vieillard abscons,

Fort avide de privations,

Jouissant des propitiations,

Des louanges bêlantes, des sanglants sacrifices,

Capable d'imposer de m'immoler son fils

A celui que j'aurais choisi comme prophète,

Et bavant de plaisir en cette immonde fête.

Si j'étais ce pervers, ce névrosé sadique,

Ce parano borné, ce tyran narcissique,

 

Si j'étais Dieu,

Nom de Moi,

Et si j'étais salaud tout autant qu'ils  le sont,

Pour les gratifier d'une bonne leçon

Je leur infligerais cette terrible peine

Qu'ils ont imaginé, par bêtise et par haine,

Que j'eus pu concevoir, que je puisse appliquer :

C'est eux ! ces tristes cons, eux ! que je damnerais !

En enfer les croyants ! Satan, met du charbon !

Mais bouche-toi le nez : ils sont nauséabonds.

Leurs curés, leurs imams, leurs rabbins rabat-joie,

Infligent à tous de Moi une image d'effroi,

D'une espèce de flic, d'adjudant implacable,

Les menacent en mon nom de tourments redoutables.

Ils prétendent m'aimer avec leurs simagrées,

Leurs prières débiles, leurs rituels tarés,

Leurs cérémonials qu'ils veulent grandioses

Mais qui ne sont que le reflet de leurs névroses.

Comme si je pouvais - Moi, Dieu, Être parfait,

Suprême intelligence - être par ça bluffé ! ! !

 

Si j'étais Dieu,

Nom de Moi,

Les athées, les sans-dieu, les non-croyants,

Ceux-qui-se-posent-des-questions, les mécréants,

Ceux qui refusent d'ingurgiter

Les réponses prêt-à-porter,

Qu'un soi-disant Elu, prétentieux allumé,

Aurait reçu de Moi ! Pauvre illuminé,

En haut d'une montagne, en quelque lieu secret

Et qu'il aurait transcris dans un livre sacré.

Ceux-là, tous ceux qui doutent, les hommes de Raison,

Ceux qui n'acceptent pas, de la foi, le poison,

Et qui ne vivent pas pour autant en bandits,

Pour ceux-là j'ouvrirais, tout grand, mon paradis.

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si je suis cet être infiniment bon,

Comment peut-on penser que je suis assez con

Pour vouloir tourmenter

Toute une éternité

Ce pauvre humain mortel qui dans son désarroi

Ne croit pas en moi !

Si je suis cette suprême intelligence

Comment peut-on penser, et par quelle aberrance,

Que j'ai créé les Hommes pour en être adoré,

Et que je prends en compte toutes leurs logorrhées !

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si j'ai donné à l'Homme la Raison,

Cet outil merveilleux pour poser des questions,

La faculté de pouvoir discerner

Si un événement est vrai,

Possible ou invraisemblable,

Il faut vraiment être minable

Pour penser que je vais punir

Tous ceux qui osent s'en servir !

 

Par chance, je ne suis pas Dieu,

Nom de Dieu...

A la santé de ceux qui refusent de croire,

Satan, verse-moi à boire !

 

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10/04/2011

Ouiquinde érotico-gastronomique: Hélène et les poulpes

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Hélène

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

Des Grecs contre des Grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

Hélène Les poulpes au vin rouge

 

— Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire,

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourt brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre…

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bat, au plus elles sont tendres !

— J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardis sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est “ Oktapodhi krasato ”

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

— Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

— C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bats longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Tu le laves et le coupes en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olive

Dans une casserole bien anti-adhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jette-z-y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis serts ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 beaux poulpes bien battus, - 1 quart d'huile d'olive, - 3 ver­res de vin rouge puissant de Roquemaure (plus un pour le cuistot), - quelques branches de fenouil ciselées, - 6 tomates bien mûres, - 2 poignées d'olives noires dénoyautées, - sel, poivre, - 3 cuillerées à dessert de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

Intéressants pour ce plat, des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire".

En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-­Vignes, Côtes-du-Ventoux, Coteaux-du-Luberon, Coteaux-du­-Tricastin, Costières-de-Nîmes.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-­Christol, Saint-Drézery.

En vins de Provence: Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

 

 

 

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Primidi 21 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté

09/04/2011

Ouiquinde érotique avec Fernand Fleuret

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Sonnet pour une belle nonnain

 

Qui se disoit espouse du christ et repoussoit un cavalier

 Tousjours : Jesus par-cy; tous jours : Jesus par-là,

Jesus veut la vertu, la pudeur il réclame;

Sans combler, ce pendant, le désir qu'il affame,

Jesus deffend cecy, Jesus deffend cela.

 

Sambregoy ! Je vous plains si vous estes sa femme

Car dans ceste famille aucun ne bricola :

Fust-ce pas un pigeon que l'Esprit racola

Pour foutre en lieu de Luy dans le Trou Nostre­-Dame?

 

Il faut, ce Jesus-là, le faire un peu cocu:

Quoy ! souffrir qu'un tyran régisse vostre Cu ?

Qu'il le laisse béant, sans gloire et sans usage?

 

Tenez, je le renie, ouy, je change de Foy,

J'honnore Cupidon propice au culletage,

Et vivent les faux-dieux qui bandent comme moy!

 

Fernand Fleuret

 

Photo X - droits réservés

 

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Décadi 20 germinal de l'an 219 de l'ère de la Liberté