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26/07/2011

ASTRID soulève son suaire pour aguicher les nucléocrates.

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Un groupe d’ingénieristes emmené par Assystem vient de se voir notifier un contrat d'une durée de 44 mois d'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage avec le CEA pour les études d'avant-projet du réacteur prototype de 4e génération. C’est le premier pas vers « Astrid », contraction mignonne, sexy du sabir « Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration ». 

Astrid, c’est le nouveau Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté il y a deux ans, en mars 2009. Phénix, c’était le prototype des surgénérateurs, le rêve de tous les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit plus de combustible qu’il n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grace à… Astrid !

 

 

 

 

La décision de construction de cette horreur est-elle définitive ? Elle l'est... mais uniquement sur le choix du site. Le CEA en est sûr: ce sera Marcoule. En effet, Marcoule dispose de capacités foncières disponibles importantes et de capacités techniques majeures résultant de la présence du CEA, d’Areva et de l’expérience du réacteur expérimental Phénix… Ce qui l'est moins, pour le moment, c'est bien la décision finale de l'État de lancer le projet. En fait, dans le calendrier, la première échéance fixée par la loi de 2006 se situe fin 2012, date à laquelle les pouvoirs publics devront pouvoir disposer de premiers éléments budgétaires (investissements, coût de fonctionnement, partenariats éventuels) et techniques. Plusieurs indices laissent à penser que la France va s'engager dans cet impasse. D'abord, parce que Sarko, marionnette inféodée aux intérêts du clan des nucléocrates, a proclamé à maintes reprises sa volonté de poursuivre dans la voie du nucléaire. Ensuite, parce que son gouvernement a choisi de consacrer 650 M€ issus du grand emprunt à ce projet. Pour écarter cette redoutable menace, il convient de tout faire pour virer Sarko et sa bande en 2012, avant toute décision définitive concernant Astrid.

 

 

 

 

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" le réacteur dit de « 4ème génération » Astrid ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée « génération 4 » n’est en réalité que le recyclage de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Superphénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc… Bonjour les dégâts !

C'est la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site de La Hague. Usine hyper polluante dont la filière « surrégénération » est la seule justification. Pour donner un peu de « pep » à la chose, à la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui est déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique. En effet, ils peuvent être le siège d'une réaction en chaîne dite « sur critique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ».

Rappel : Superphénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences d'excursion nucléaires n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Superphénix dispersés ou volatilisés par l'excursion nucléaire constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1.000.000 ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisants pour faire une bombe atomique de type Nagasaki ! La vie en rose ! Tchernobyl, Fukushima, aimables plaisanteries…

Astrid, c’est Superphénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique… Le principal inconvénient de cette filière provient du sodium, liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On ne se sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de quelques centaines de sodium ! (A titre indicatif, il y en a 6.000 tonnes dans Superphénix, et combien prévues dans Astrid ?).

Voilà ce que l’on nous promet dans la vallée du Rhône – chez moi ! -, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis un demi-siècle les « Marcoulins » enfument les populations locales.

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses ? Une manne pécuniaire gigantesque, sans limites, prélevée sur les impôts et le travail des français, non répercutée dans le prix du Kwh vendu par EDF, masquant ainsi le vrai coût de la filière nucléaire

Population inactive aujourd’hui, radioactive demain…

N’oubliez pas : pour écarter cette redoutable menace, il convient de tout faire pour virer Sarko et sa bande en 2012.

 

 Septidi 7 thermidor 219

 

 

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