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03/10/2011

Au bistro de la toile : Rugby ! « Putincon la branlée !

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- Oh ! Les gars, c’est ma tournée ! Buvons pour oublier…

 

- Oubliez quoi Loulle ? Que les rouges ont bouffé les bleus ? Ben, c’est ce qui se passe à toutes les élections depuis que Microlax sévit… Et c’est, j’espère, une préfiguration de ce qui va se passer au printemps prochain…

 

- Ouais. C’est vrai, mais c’est pas à ça que je pensais, mais à la branlée que nos joueurs de rugby bleus ont dégustée devant les joueurs de rugby rouge des iles Tonga ! 125.000 habitants dans tout l’archipel. Des joueurs dont la plupart jouent ailleurs : les meilleurs chez les Blacks, les autres dans le monde entier, dont 5 ou 6 en…troisième division française ! Autrement dit, nos professionnels gavés ne seraient que des poulets aux hormones que no tienen cojones et se sont fait ridiculiser par une équipe qui, en France, évoluerait en fédérale 1 ! Pas très glorieux…

 

- Lièvremont fait ce qu’il peut avec ce qu’il a… Et il se trouve qu’actuellement, en France, il a ramassé ce qui se fait de mieux. Mais que ce n’est tout simplement pas au niveau. Pourquoi ? Qui sait… Entre autres, le fait que le professionnalisme est passé par là et a été mal digéré. Les clubs achètent des joueurs étrangers de renom qui viennent pantoufler leur fin de carrière au détriment des jeunes formés par les clubs. Ça explique déjà bien des choses. Puis, ces joueurs professionnels sont plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Il parait que les « Bleus » sont tous allés en Nouvelle-Zélande accompagnés…de leur agent !

 

- Agent ? Késako ?

 

- Eh ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus de vulgaires foutebaleurs…

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

 

- Le professionnalisme, c'est-à-dire l’arrivée du pognon a sonné le glas du rugby cassoulet. Mais il a aussi sonné le glas du « french flair », de la spécificité française qui faisait que toutes les équipes du monde tremblaient devant les Bleus, capables de se faire parfois dérouiller mais en se battant comme de renverser des montagnes. Rappelez-vous Dominici ridiculisant Lomu ! Plus de fulgurances comme celles de Blanco, de N’Tamak, de Lagisquet, plus de Spanghero sonnant la charge, plus de Jo Mazo et ses inspirations imprévisibles, plus de  Gachassin slalomant entre les bourrins d’en face, plus de Jean-Pierre Rive ensanglanté renversant les Gallois, sans remonter aux frères Prat et Boniface…

 

- C’est comme ça Loulle. Sans compter que le professionnalisme a probablement amené aussi ce dont on ne parle surtout pas, le dopage et autres gonflettes à la créatine. Non mais tu les a vus les bestiaux, bien sanglés dans leurs maillots serrés ! C’est plus du nourri sous la mère, avec l’abdominal-cassoulet ! C’est du bodybuildé bouffeur de salades aux « compléments alimentaires » et autres saloperies. Tè ! Rappelez-vous Castaignède. Un génie celui-là ! Un giclet capable de partir de son en-but, de traverser en zigzagant toute la défense adverse, passant sous les bras ou entre les jambes des bourrins pour aller marquer ! Le pauvre, succombant à l’appel de sirènes du fric, il est allé jouer en Angleterre. Un an après, il était méconnaissable : il avait pris 25 kg de barbaque ! Au dépens de sa vélocité et de ses cadrages débordements qui laissaient ses adversaires sur le cul. Il était lui aussi devenu un bourrin. A tel point que – les attaches n’étant plus proportionnées aux muscles – il s’est arraché le tendon d’Achille… Foutu le mec. Et puis ces matchs deviennent emmerdants. Toutes les grosses équipes ont le même style de jeu parce qu’elles sont formées et dirigés par des entraineurs souvent venus de l’hémisphère sud et qui uniformisent le jeu.

 

- Bon. Et si on leur pardonnait leur défaite ? Et si on leur laissait la chance de se racheter contre les Rosbifs ? Ceux-là, on les connait bien… Allez, à la nôtre !

 

 

Duodi 12 vendémiaire 220

 

Merci à Chimulus

10:05 Publié dans Actualités, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rugby

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