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31/10/2011

Au bistro de la toile : le jeu de Go.

chimulus bistro copie.jpg

- Eh ! Loulle. Tu connais le jeu de Go ? 

- Késaco ?

 

- C’est un très vieux jeu chinois qui consiste à infiltrer subrepticement un territoire, à l’entourer pour finalement en prendre le contrôle. Et gagner.

 

- Bon. Et alors, pourquoi je devrais m’y intéresser ?

 

- Parce que c’est une partie de Go d’une sacrée dimension que commencent les Chinois avec les Européens. Enfin, avec les instances dirigeantes de l’Europe plus précisément. Hu Jintao, le grand cador chinois, a dû se taper une belle érection, et même une éjaculation jouissive lorsque Microlax 1er – le sauveur de la France, de l’Europe, du monde et de ses environs -  l'a appelé, jeudi, pour l'informer des résultats du sommet européen de Bruxelles au nombre desquels l’Europe tend sa sébile pour que la Chine daigne y déposer quelques uns de ses milliers de milliards de dollars d’excédents financiers…

 

- Ouais. J’ai lu dans le canard. De 35 à 70 milliards et plus si affinité. Elle a déjà investi plus de 1800 milliards chez les Zérazuniens. Où est le problème ?

 

- Avec les Zétazuniens, c’est « je te tiens tu me tiens par la barbichette… ». C’est toujours mieux qu’une guerre froide qui risque de se réchauffer. Mais avec l’Europe, ce ne sera pas pareil : les Chinetoques vont mettre directement le nez dans les affaires de l’Europe en exigeant un max de garanties concernant la réduction de la dette et des déficits entre autres ! « Ah nooonn, monsieur Sarkodzyy. Pas possible faire ça. Faut fermer quelques hôpitaux, quelques écoles, mais pas mettrre en danger notre ardgent, fruit de notre travail, de notre sueur, de notre sang, de nos larmes pour des Européens cigales, paresseux et trop bien payés. Bien compris ? »

 

- Autrement dit la tendance sera d’aligner les salaires européens sur les salaires chinois et idem pour les normes sociales ! Putaing…

 

- En poussant le trait, c’est un peu ça. Mais il y a d’autres compensations, plus subtiles.

La Chine, admise – quelle connerie ! – dans l’OMC, veut obtenir le statut « d’économie de marché » que lui refuse l’Europe. Ce qui serait pour eux un gage de faire entrer encore plus de produits, même à prix de dumping, sur les marchés européens.

D’autre part, l’Europe pourra difficilement faire pression pour que la Chine réévalue sa monnaie, dont la sous-évaluation lui permet d’inonder le monde de ses produits, avec comme conséquences les délocalisations, la désindustrialisation, le chômage, la misère chez nous.

On aura bonne mine aussi pour leur faire la leçon concernant les droits de l’homme, le Tibet, Taïwan et autres sujets sensibles.

Sans oublier que les Chinois auront un beau moyen de pression pour faire abroger l’embargo sur les ventes d’armes qui est en vigueur depuis les massacres » populaires » de Tien Anmen…

 

- Sans compter qu’ils font déjà leur moisson parmi les entreprises européennes en difficulté, qu’ils rachètent pour un bol de riz…

 

- Je crois que c’est Lénine qui disait : « Les capitalistes sont tellement cupides et avides qu’ils nous vendront la corde avec laquelle on les pendra » !

 

- Allez zou ! C’est ma tournée. C’est toujours ça que les Chinetoques n’auront pas !

 

Primidi 11 Brumaire 220

 

Merci à Chimulus

 

C'est de saison: j'ai fait mon testament...en chanson!

 

 

distillerie chartreuse.jpg

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Menez ma viande sur le plateau de Sault

Dans la lavande faites tremper mes os

Macérez bien ma queue et mes neurones

Dans un bon vin de la Côte du Rhône.

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous tirerez un demi-muy de gnole

Du jus de vie, d'humour, de gaudriole

Puis faites-y macérez mes couillons

Ça donn' un goût qui plait aux vignerons.

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous me ferez reposer à la cave

Entre un Bonneau et un blanc de chez Chave

Comme voisin mettez-moi du Lirac

Du Châteauneuf ou même un bon Paulhac

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Vous me boirez, ça ne fait aucun doute

Et m'aimerez jusqu’à l'ultime goutte

Quand vous trouss'rez les bell's de votre temps

C'est un peu moi qui prendrais du bon temps !

 

Si je meurs, je veux qu'on me distille

Ma liqueur embaumera la ville

Chaque année mes enfants ébahis

Dirons : Putain, Papé a bien vieilli !

 

Décadi 10 Brumaire 220

 

Photo X - Droits réservés

30/10/2011

Ouiquinde gastronomique en pensant au canard de Robert Lamoureux

 

Canard orange pour web.jpg

 

Le canard à l'orange de Daniel Goloubinsky

 

Un souvenir marquant de ma plus tendre enfance,

Sur les rives du Rhône, au cœur de la Provence,

Me revient en mangeant ce morceau de canard.

Il est vrai que mouflet, petit, j'étais veinard,

Un père pâtissier, des oncles paysans:

Des volailles, des fruits, du pain et des croissants.

En cette période les tickets et rations,

Étaient le lot commun de ma génération,

Et manger à sa faim était un grand bonheur,

Surtout lorsque c'était proprement, dans l'honneur.

Pour faire les vendanges, les foins ou les moissons,

Toute notre tribu œuvrait à l'unisson.

Pour clore les travaux, ces as de la fourchette

Partageaient à la ferme un grand repas de fête.

Des temps durs à passer pour les canards muets,

Vedettes des agapes, entourés de navets!

En soufflant autant qu'eux, l'oncle Gus les coursait,

Et hurlait de victoire lorsqu'il les saisissait.

Il sortait de sa poche deux morceaux de ficelle

L'un pour bloquer les pattes et l'autre pour les ailes.

Puis Mamé arrivait et tenait le bestiau

Serré entre ses jambes. Le cou sur le billot

Ondulait, se tordait comme font les couleuvres.

L'oncle, tel un exécuteur des hautes œuvres,

Brandissait sa cognée au-dessus de sa tête

Pour l'abattre en sifflant sur le cou de la bête.

Tandis qu'un flot de sang jaillissait par la plaie,

Le canard, libéré, sautait, courait, volait.

Alors, poules et coqs, en se crêpant la crête,

Tout autour de la cour, se disputaient la tête.

Nous, nous applaudissions et trouvions pittoresque

Ce spectacle banal, bien que grand-guignolesque!

Et voilà donc, petit, les souvenirs étranges

Sortant de ce morceau de canard à l'orange.

Daniel Goloubinsky, plumitif humaniste,

Est allé ad patres, pourtant ce n'est pas triste:

Au paradis il est copain avec Bacchus

Et apprend la cuisine auprès de Lucullus!

Il paraît qu'il prépare aux dieux, aux saints, aux anges

Son morceau de bravoure: le canard à l'orange.

— Bon, allez, Zou !, Victor, ce canard, on le fait ?

— Dès que j'aurais goûté ce beau Tavel bien frais,

La menteuse arrosée, la recette va suivre !

 

Prenez un canard jeune de trois ou quatre livres,

Vous salez et poivrez normalement la bête

(Vous savez comment faire depuis belle lurette),

Cuisez-le à la broche, récupérez le jus

Car sans cet ingrédient, la recette est fichue.

La cuisson ne doit pas être par trop poussée

Car cuisses et filets doivent rester rosés.

Vous dégraissez le jus, l'allongez de bouillon,

En tournant vous portez à l'ébullition,

Vous liez avec un peu de maïzena.

Maintenant écoutez, les mecs et les nanas:

Le secret de Daniel réside dans le zeste,

C'est lui qui donnera les fragrances célestes

Parfumant le canard d'un goût de poésie.

Par lui le plat sera raté ou réussi.

Prélevez tout le zeste d'une jolie orange,

Pas le blanc spongieux, seule la croûte orange!

Coupez soigneusement en bâtonnets très fins

Que vous faîtes blanchir une minute afin

De les bien attendrir. Jetez-les dans la sauce

Avec le jus pressé d'une orange assez grosse.

Découpez le canard fumant et croustillant,

Servez à part le jus brûlant dans sa saucière.

De mon ami Daniel, telle était la manière

De préparer ce plat succulent et brillant.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Un beau canard de 2 kilos paré de bardes de lard et ficelé, salé et poivré, - 2 tasses de bouillon de volaille, - le zest d'une orange entière, - le jus de cette orange (si vous trouvez des oranges bigarades, c'est encore mieux), - l cuillerée à soupe de maïzena.

 

Les vins conseillés:

Ce plat aux goûts très délicats demande des vins rouges subtils.

En vins de la vallée du Rhône: Côte-Rôtie, Hermitage, Crozes-Hermi­tage, Séguret, Visan, Puyméras, Faucon, Piégon, Richerenches, Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Bourg-Saint-Andéol, Orsan, Saint­Gervais, Ruoms.

En vins du Languedoc: Minervois de Ginestas, Limouzis, Sallèles, Cabrespine ; Saint-Chinian de Ferrières-Pousarou, Murviel-Ies-Béziers, Vieusan.

En vins de Provence: Bandol évidemment, Côtes-de-Provence de Bouc­-Bel-Air, Le Beausset, Cabasse ; Coteaux varois de Pontévès, Rocbaron, Sainte-Anastasie.

 

 Nonidi 9 Brumaire 220

 

In: "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s"

 

29/10/2011

Ouiquinde nostalgique avec Tonton Nestor

 

brassens une de sa mort.jpg

 

Tonton Nestor

 

Tonton Nestor
Vous eûtes tort
Je vous le dis tout net
Vous avez mis
La zizanie
Aux noces de Jeannett'
Je vous l'avoue
Tonton, vous vous
Comportâtes comme un
Mufle achevé
Rustre fieffé
Un homme du commun

Quand la fiancée
Les yeux baissés
Des larmes pleins les cils
S'apprêtait à
Dire "Oui da !"
A l'officier civil
Qu'est-c'qui vous prit
Vieux malappris
D'aller, sans retenue
Faire un pinçon
Cruel en son
Eminence charnue

Se retournant
Incontinent
Ell' souffleta, flic-flac
L'garçon d'honneur
Qui, par bonheur
Avait un' tête à claqu'
Mais au lieu du
"Oui" attendu
Ell' s'écria : "Maman"
Et l'mair' lui dit
"Non, mon petit
Ce n'est pas le moment"

Quand la fiancée
Les yeux baissés
D'une voix solennell'
S'apprêtait à
Dire "Oui da !"
Par-devant l'Eternel
Voila mechef
Que, derechef
Vous osâtes porter
Votre fichue
Patte crochue
Sur sa rotondité

Se retournant
Incontinent
Elle moucha le nez
D'un enfant d'choeur
Qui, par bonheur
Etait enchifrené
Mais au lieu du
"Oui" attendu
De sa pauvre voix lass'
Au tonsuré
Désemparé
Elle a dit "Merde", hélas

Quoiqu'elle usât
Qu'elle abusât
Du droit d'être fessue
En la pinçant
Mauvais plaisant
Vous nous avez déçus
Aussi, ma foi
La prochain' fois
Qu'on mariera Jeannett'
On s'pass'ra d'vous
Tonton, je vous
Je vous le dit tout net

 

 

http://www.deezer.com/fr/music/georges-brassens/cd-story-vol-2-223063

 

 

Octidi 8 Brumaire 220

 Photo X - Droits réservés

28/10/2011

Oyez, oyez, braves gens ! Microlax 1er s’exprime !

 

ubu sarko.jpg

  

Françaises, Français, mes chers compatriotes.

 

L’heure est grave, l’Europe tremble sur ses bases, le monde se déchire, la misère guette et la guerre rode. Et mes talonnettes me font mal…

 

Oui mais…

 

Oui mais la France, dans les circonstances les plus dramatiques de sa glorieuse histoire, a toujours su trouver son sauveur, a toujours su relever la tête et renverser les obstacles grâce à ces hommes providentiels de qualité exceptionnelle qu’elle génère.

 

Clémenceau, Jaurès, De Gaulle, Coluche… Je salue ces grands hommes qui ont sauvé la France éternelle lorsqu’elle était au bord de l’abime. Comme eux, moi, Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, face à l’abime, je vous propose, mes chers compatriotes, de faire un pas en avant !

 

Le bilan dont je peux m’enorgueillir n’est-il suffisamment éloquent ?

 

Qui a obtenu le formidable record de 4,4 millions de chômeurs ? Moi.

Qui a doublé la dette de la France, la portant à 1700 milliards ? Moi.

Qui va atteindre un déficit commercial de 75 milliards cette année ? Moi.

Qui a fait baisser efficacement votre pouvoir d’achat ? Moi.

Qui a largement aggravé l’accès à la santé ? Moi.

Qui a saccagé avec constance et opiniâtreté les services publics ? Moi.

Qui a augmenté l’insécurité ? Moi.

Qui a fait exploser la précarité ? Moi.

Qui a laminé la culture, les loisirs, l’art de vivre ? Moi.

Qui a fliqué toute la population ? Moi.

Qui a instauré la brillante république des copains et des coquins ? Moi.

Qui a vendu les bijoux de famille de la France aux glorieux humanistes du Fouquet’s ? Moi.

Qui a ramené la France au rang de larbin des Zétazuniens de l’Otan ? Moi.

Qui aboie et bouge la queue pour plaire en se mettant à plat-ventre devant l’Allemagne de  Madame Merkel ? Moi.

Qui donne aux jeunes Français l’opportunité de se faire tuer dans l’honneur en Afghanistan ? Moi.

Qui a aidé, grâce à notre glorieuse armée et avec vos économies, les « rebelles » libyens a instaurer un état islamiste grâce auquel les femmes pourront apprécier le bonheur de ne pas risquer de coups de soleil sous la burqa et de vivre en harem sous la charia ? Moi.

 

Qui… ?

Qui… ?

Qui… ?

 

Moi!

Moi!

Moi!

 

Il suffit d’ouvrir les yeux, Françaises, Français, pour se rendre compte de l’énorme réussite qu’est mon quinquennat.

 

Et ce n’est pas tout. Après avoir sauvé le monde en Libye, voilà que je viens de sauver la Grèce, l’Europe et l’Euro.

 

Qui a ainsi grandement participé à vendre l’Europe aux Chinois ? Moi.

 

Ne suis-je pas l’homme providentiel que le monde attend ?

 

Ne m’appelle-t-on pas le teckel de Merkel !

 

Française, Français, je vous le mets une fois de plus profond, et sans vaseline !

 

Vile la République !

 

Vile la France !

 

 

discours



Septidi 7 Brumaire 220

 

Illustration X - Droits réservés et Karinevillard.overblog

27/10/2011

7 milliards ! Nous sommes 7 milliards ! Olé !

 

camions bourré de gens et bagages radiofrance.jpg

 

Démographie démente, cause de tous les maux. Savez-vous que pour chaque battement de notre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule de plus en plus puante qu’on appelle Terre !

 

Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Plus de 4 marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 250 par minute, 15.000 par heure, 360.000 par jour, 131 millions par an, autant que la France, l’Italie et le Bénélux réunis ! Et comme il ne meurt « que » 58 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 73 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent de l’Allemagne, pays le plus peuplé d’Europe ! — de bouches supplémentaires à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et en 2050, le nombre sera de 9 milliards, cette augmentation de 2 milliards se faisant essentiellement de l’Afrique sub-saharienne jusqu’au Pakistan.

 

Lorsque ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, ils veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale. Ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais… Jusque dans le mur ! Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds ! Les imbéciles heureux disent : « Allons ! Avec les OGM, on pourra nourrir tout ce monde… » Mouais… Ils mangeront peut-être, mais ils seront obligés de manger debout !


Eh ! Il est temps de conseiller à nous-mêmes et à nos congénères — ces mammifères omnivores qui ne se différencient des autres animaux que par leur faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — cette évidence :  capotons-nous le créateur ou pratiquons l’autocoïtpalmaire !

 

Cette surpopulation combiné aux changements climatiques amène fatalement des mouvements migratoires qui ne peuvent aller qu’en s’amplifiant. Qu’en pensent les terriens ? Un sondage international passé totalement inaperçu laisse plus que dubitatif sur les capacités de nos « conterriotes » à faire de la place sur leur fromage… Je l’ai trouvé sur France-Inter : http://www.franceinter.fr/blog-le-blog-d-eric-valmir-immigration-le-sondage-dont-on-ne-parle-pas

 

 

Immigration : le sondage dont on ne parle pas

 

Sur un des thèmes les plus sensibles dans une période électorale, voilà une enquête ambitieuse dont les arrêtés, pourtant sujets à débats, n’ont inspiré aucun commentaire. Une étude internationale menée par l’Ipsos du 15 au 28 juin 2011 dans 23 pays auprès de 27 601 personnes âgées de 16 à 64 ans sauf aux Etats-Unis et au Canada (18-64 ans).

Global views on immigration cherche à mesurer la perception des citoyens face à la problématique complexe de l’immigration.

 

Premier tableau.

A la question, pensez-vous que l’immigration produit des effets positifs ou négatifs sur votre pays ? 14 % des français répondent « positifs », 54% « négatifs ». 

La vision négative est à 72% chez les Belges, 70 % en Afrique du Sud, 69 % en Russie, 64% en Grande Bretagne, 56% aux Etats-Unis et en Italie, 54 % en Allemagne et en France. … A l’inverse, Saoudiens, Canadiens, Japonais, Indonésiens et Brésiliens voient un impact positif. Les plus convaincus en la matière sont les Indiens !

 

Diriez-vous qu’il y a trop d’immigrés dans votre pays ?

Sans aucun doute pour les Russes (77%), les Belges (72%), les Britanniques (71%), les Italiens et les Espagnols (67%), les Argentins (61%), les Américains (59%), les Allemands (53%), les Australiens et les Français (52%) …  A penser le contraire, une majorité de Japonais, Polonais et Mexicains !

 

L’immigration pèse sur les services publics de votre pays (santé, transport, éducation)

D’accord disent 76% de Britanniques, 70 % d’Espagnols, 64% d’Australiens, 58 % d’Allemands, 56% de Français et d’Italiens, ….En revanche, désapprouvent cet axiome les Coréens du Sud, les Polonais, les Indonésiens et les Japonais.

 

Les immigrés rendent difficile l’accès à l’emploi dans votre pays !

Les Russes et les Britanniques se distinguent toujours. 75 et 62 % approuvent. Les Argentins et les Turcs à 61%, les Italiens et les Saoudiens à 52%....  En désaccord avec cette affirmation, les Suédois, les Polonais, les Mexicains, les Allemands et les Japonais. Position plus nuancée en France. 41% de OUI. 22% ni OUI ni NON. 34% de NON. Mais une majorité de sondés (41%)  considèrent que les immigrés encombrent le marché du travail

 

L’immigration améliore l’économie de votre pays !

Personne ne le pense vraiment, à l’exception des Brésiliens, des Canadiens et des Saoudiens. Faible pourcentage en France (24%) qui avec les Allemands (23 %) sont les plus sceptiques du continent Européen, les Hongrois mis à part (13%)

 

 

* * * * * *

 

 

Global views on immigration  a été publié au mois d'Aout, et en dépit des questions que soulèvent ses arrêtés, ils sont peu nombreux à avoir entrepris un travail d'analyse. Comment interpréter le fait que les sociétés anglo saxonnes communautaristes, le melting pot Australien, la République Française estiment qu'il y ait trop d'immigrés ?

Le géographe Christophe Guilluy, auteur de l'Atlas des nouvelles fractures sociales en Frances'en est d'ailleurs étonné dans les colonnes du Nouvel Observateur (édition du 22 septembre 2011).

Cette étude démontre t-elle l'influence des discours populistes sur les consciences ?

Pour le géographe, le baromètre Front National n'est pas le bon pour réflechir sur le résultat de cette enquête. "Plutot que de s'intéresser à ce que disent politiquement les gens, il faut regarder ce qu'ils font depuis 20 ans".

Les pratiques d'évitement résidentiel ou scolaire permettent aussi de mesurer le niveau de tolérance à l'immigration. "Dans nos sociétés multiculturelles, l'autre n'est pas soi, il reste l'autre. Il n'est pas forcément ennemi et étranger, il est l'autre.

 

Christophe Guilluy parle d'un séparatisme social. Le bobo parisien qui vote à gauche et contourne la carte scolaire s'inscrit dans la même démarche qu'un prolétaire du Nord qui vote Front National. L'un érige des frontières invisibles par ses choix résidentiels, l'autre qui n'a pas les moyens demande à un pouvoir fort de les mettre en place !

Le géographe rappelle qu'en juin 2011, 80 % des Français plaidaient un protectionnisme européen.

 

Et le social s'articule alors avec le culturel dans une grande confusion intellectuelle

 

 

Par Eric Valmir posté le 24 octobre 2011 à 23:28

 

Quintidi 5 Brumaire 220 

Photo X - Droits réservés

26/10/2011

Ils sont tous piqués !

 

 

sarkozy-giulia-europe.jpg

 

 

Alors si ça vous démange,

 

grattez-vous avec Urtikan.net

 

 

 

Quintidi 5 Brumaire 220

 

25/10/2011

Les cocus des révolutions arabes.

 

 

tunisienne drapeau.jpg

 

Trente, quarante pour cent de suffrages pour les islamistes en Tunisie…

 

Cocus les jeunes qui ont donné leur enthousiasme et souvent leur vie pour secouer le joug de la clique Ben Ali. La Tunisie nouvelle, selon toute vraisemblance, sera donc régie par les islamistes. Le bulletin de vote comme marchepied vers une autre dictature? Il est vrai que l'islamisme s'accommode très bien, au moins jusqu'à sa prise de pouvoir, de la démocratie et de ses instruments, mais qu’il perd singulièrement de son charme dès lors qu’il exerce ce pouvoir…

 

L’histoire de toutes les révolutions montre que, dès le premier jour, la contre-révolution est en marche. En Tunisie, cette contre-révolution prend deux visages : - celui de la clique Ben Ali se camouflant derrière le faux-nez de nouveaux partis (environ un tiers des quelque 110 partis que compte désormais le paysage politique serait le fait d'anciens du RCD. Ils planquent leur ancienne appartenance et se réclament de l'héritage de Bourguiba et du mouvement destourien ) ; - celui des islamistes qui vont injecter de bonnes doses de charia dans la future constitution, rejeter toutes les avancées de Bourguiba concernant la condition des femmes et les enfermer de nouveau dans leur prison de toile.

 

Les barbus tunisiens  d’Ennadha, bourrés de fric venu du Qatar et d’Arabie saoudite pour leur propagande, qui établissaient deux files séparées, hommes d’un côté, femmes de l’autres aux élections, leurs complices salafistes qui ont attaqué un cinéma projetant des images « blasphématoires », leurs compères égyptiens des Frères musulmans, tout comme leurs comparses libyens du CNT attendent le moment propice pour récolter les fruits des « Printemps arabe ». Si l’on veut vraiment essayer de se prémunir autant que possible d’une dérive islamiste, il faudrait déjà commencer par établir une séparation du politique et du religieux dans la Constitution. La Tunisie a tout de même une population éduquée et on peut raisonnablement penser qu’elle ne se laissera pas voler sa révolution. Espérons…

 

En Libye c’est autre chose. On en a entendu des « Allahou akbar ! » pendant toute la guerre ! On en a vu des barbus vociférant ! Et il s’en est évaporé des tonnes et des tonnes d’armes sophistiquées qui vont se retrouver dans les mains des terroristes de l’AQMI (Al Quaïda Maghreb Islamique) !

 

Le président du Conseil national de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil (le nouveau pote à Sarko) n’est autre que l’ancien ministre de la « justice » de Kadhafi, celui-là même qui avait condamné à mort les infirmières bulgares « sauvées » par…Sarko. Sa première déclaration ne laisse planer aucun doute sur sa conception de la démocratie: « En tant que nation musulmane, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant les principes de l'islam est légalement nulle », a-t-il dit lors du discours de « libération » de la Libye, prononcé à Benghazi.

 

Ainsi notre va-t-en-guerre national Microlax 1er, du haut de ses talonnettes, a dépensé 300 millions d’euros (le pognon de 10.000 emplois au-dessus du Smic) pour promouvoir l’islamisme, faire régresser la condition des femmes mais peut-être aussi…récupérer quelques juteux contrats pour Total, Bouygues et Bolloré. Ben voyons, y a pas de petits profits.

 

Eh ! Sarko, si tu envoyais la petite Giulia se faire « éduquer » chez tes nouveaux potes ?

 

BHL, quant à lui, nous assure que ce sera une charia « cool ». Que le fait de pouvoir prendre quatre femmes serait en fait un geste généreux envers les veuves de guerre pour qu’elles ne restent pas seules les pauvres…Allez zou, au harem les veuves. Et puis leurs filles aussi tant qu’on y est !

 

Ces révolutions sont-elles vouées à faire le lit du fanatisme religieux ? La mère de toutes les révolutions, la Révolution française a mis des décennies pour réussir. Après avoir engendré une dictature dévastatrice, celle de Napoléon. Mais à la différence des révolutions arabes, elle s’est attaquée aux deux pouvoirs qui exploitaient, humiliaient et maintenaient le peuple dans l’obscurantisme et le quasi-esclavage : le pouvoir sur les corps, celui du roi, des nobles mais aussi et peut-être surtout le pouvoir sur les esprits, celui de la religion et du clergé. Sans faire l’économie d’un Robespierre ! Ce qui n’est – hélas ! - pas le cas des révolutions arabes…

 

Ces peuples qui ont fait la révolution accepteront-ils d’être les cocus de l’histoire ? Espérons que non.

 

 

Quatridi 4 Brumaire 220

 

Photo X - Droits réservés

 

24/10/2011

Au bistro de la toile : « Panem et circum » !

 

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Puting Victor, il nous a plutôt savonné la planche le père Joubert, ton « cousin d’Afrique du sud »… Déjà qu’il fallait se farcir quinze All-Blacks teigneux comme des morbacs attaqués à la Marie-Rose, une presse qui nous a pourri pendant un mois et demi, sans oublier quelques carcagnages internes, il a fallu que l’arbitre soit dans un jour « noir » !

 

- …ting ! Quand je pense que je lui envoie chaque année à Noël du cassoulet, des calissons et du Châteauneuf-du-Pape au « cousin d’Af’Sud » ! Celle année, il pourra se gratter, il ne bouffera que du gigot nouveau-zélandais congelé…

 

- Bof… On a tout de même vu un match superbe. Avec un suspense du feu de dieu, et deux équipes qui ne voulaient rien lâcher. C’est ça le rugby : engagement total dans le combat, solidarité allant jusqu’au sacrifice, inspiration et abnégation. Ces vertus étaient des deux côtés, et c’est le principal.

 

- C’est vrai Victor, mais il n’empêche que l’arbitre n’a vu que qu’il « devait », qu’il « fallait » voir. Tout simplement parce le monde du rugby, les fameuses « instances », avaient décidé que la Nouvelle-Zélande devait gagner. A n’importe quel prix. Attend ! Pourquoi Joubert rend-il la balle aux « Blacks » en pleine période de domination française, alors qu’on était sur le point de marquer un essai, un drop ou de les pousser à la faute ? Soi-disant parce qu’ils n’avaient pas joué assez rapidement sur une touche alors qu’en réalité ils attendaient la sortie de soigneurs qui s’occupaient d’un blessé ! Pourquoi Joubert n’a-t-il vu aucun des placages de décapiteurs des Blacks ? Pourquoi n’a-t-il vu et sanctionné les fautes des Blacks que lorsque ça se passait dans notre camp, donc hors de portée de nos buteurs ?

 

- C’est vrai. Rien ne peut empêcher un arbitre d’être partial et de favoriser une équipe. En terres anglo-saxonnes, les latins ne sont jamais à la fête de ce côté-là… Et puis, donnons aux choses l’importance qu’elles ont. Moralement, nous sommes champions du monde ex-æquo. Mais ce n’est que du sport. Donc, ne l’oublions pas, une forme d’opium du peuple ! Tant qu’on se passionne voire qu’on s’offusque autour d’un match, on ne s’intéresse pas aux saloperies de la politique au service des intérêts financiers…

 

- Allez ! Buvons du rouge à la gloire des bleus pour la circonstance fringués en blancs !

 

 

Tridi 3 Brumaire 220

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Travail : comment passer d’un CDD à un CDI

 

 

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Si vous avez déjà acheté Siné-Mensuel n°2, vous avez dû savourer ces conseils de Gérard Filoche, sinon voici une fiche qui sauvera peut-être votre gagne-croûte, et en tout cas vous incitera à courir chez votre marchand de journaux !

 

1 - Sachez que si le patron ne vous fait pas signer de contrat, vous n'êtes pas en CDD mais en CDI. Un CDD doit être obligatoirement écrit. Et un contrat, cela se signe au premier jour, sinon vous êtes en CDI. Ensuite, même s'il vous le demande avec insistance n'acceptez pas d'antidater: dites que vous avez peur de faire quelque chose d'illégal (la loi l'interdit).

 

2 - S'il n'y a pas de motif écrit dans le contrat CDD, ne dites rien, vous êtes en CDI, car un CDD doit être motivé: « surcroît exceptionnel de travail» ou « remplacement de salarié absent »N

 

3 - Si le patron vous impose plusieurs CDD de suite ne dites rien. La loi impose un délai de carence entre deux CDD : un tiers du temps du premier CDD doit séparer la fin du premier CCD du début du deuxième. Si ce délai n’est pas respecté, vous êtes en CDI !

 

4 - Bref. Si le patron vous utilise sans motif réel dans une succession de contrats, laissez-le faire... Le jour où il voudra arrêter, dites-lui que vous n'êtes pas d'accord. Ce ne sera plus une simple « fin de contrat », il devra vous licencier avec la procédure ad hoc, par écrit, entretien préalable, motif, préavis, indemnités éventuelles prévues par le code ou la convention collective.

 

5 - Si le patron refuse d'exécuter le licenciement en bonne et due forme, adressez-vous au syndicat, aux élus du personnel ou/et a l'Inspection du travail, enfin aux prud'hommes. Vous gagnerez presque à coup sûr.  De plus, il n'est pas impossible que, pour éviter tout ce pataquès, le patron décide finalement de vous garder.

 

GÉRARD FILOCHE

 

Les fiches-conseil de Siné Mensuel

 

Tridi 3 Brumaire 220

 

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23/10/2011

Ouiquinde gastronomique: Le bœuf à l'Hermitage des mariniers de Condrieu

 

 

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Au sortir de Lyon, le fleuve - lourd des masses

De séracs écroulés, et des torrents de glace,

Et des prairies de neige, et des mers domestiques

Qu'a enfanté pour lui la vigueur helvétique ­

Se joint à l'opulence des grandes eaux de Saône

Pour mériter enfin son nom de Dieu: le Rhône.

Il plonge vers le Sud voluptueusement

Pour créer sa vallée de soleil et de vent.

Il féconde en roulant, et la terre, et la pierre

Pour engendrer la Vigne et ses grains de lumière.

Dans le Septentrion, les vignes du vertige,

Sur les coteaux du Sud, celles du Félibrige.

Vignerons sur les roches, mariniers sur les eaux,

Qui avec ses tonneaux, qui avec ses bateaux,

Les hommes du grand fleuve étaient tous des gagneurs

Car à fleuve divin, il sied d'être un seigneur.

En ces temps là, petit, le Rhône était un dieu

Et sa Jérusalem était à Condrieu.

Ce bourg de pierres blondes, entre l'eau et les vignes,

Engendra les meilleurs, les plus forts, les plus dignes

De ces seigneurs du fleuve. Ah ! il fallait les voir

Les longs trains de bateaux, lorsque tombait le soir

S'arrimer à la rive. Vingt-cinq hommes par rigue

Et autant de chevaux débarquaient dans le bourg

Pour boire, manger, chanter et chasser la fatigue,

Pour se battre parfois, et pour faire l'amour.

Partout dans les auberges, les troquets, les bord' eaux

On débitait friture, vin fort et fricandeaux,

Mais ce que préféraient, avant l'appareillage

Les mariniers, c'était le bœuf à l'Hermitage.

Ce petit port du Rhône, en face de Tournon,

Escarpe sa syrah aux flancs d'un mamelon

Et produit l'un des meilleurs vins rouges qui soit,

Puissant comme un volcan, souple comme la soie.

C'est dans sa robe pourpre que les bons cuisiniers

Mettent à mariner le bœuf des mariniers.

Deux kilos et demi de paleron d'Aubrac

Coupés en gros morceaux et disposés en vrac

Dans un profond faitout avec thym et laurier,

Sel, poivre du moulin et un bel ail entier,

Un verre d'huile d'olive, du marc de Condrieu

Ainsi qu'une bouteille d'Hermitage un peu vieux.

Le lendemain matin, tu fais la retirade

Du bœuf bien imprégné avec ta marinade.

Dispose les morceaux dans un poêlon onché,

Avec plusieurs oignons grossièrement hachés.

Alterne bien les strates de viande et de légumes,

Pour finir, une couche d'oignons de beau volume.

Verse sur l'appareil ton jus de marinade,

Fait cuire à feu très doux, couvert, à l'estouffade.

Un quart d'heure plus tard, du vinaigre, un bon verre,

Ainsi que de gros sel une bonne cuillère.

Tu laisses encore un heure mijoter au frisson.

Pendant ce temps, prépare donc la liaison.

Tu haches finement deux anchois dessalés

Avec deux gousses d'ail, du persil ciselé,

Deux cornichons hachés, saupoudre de farine,

Mouille avec la bonne huile d'olive comtadine.

Puis verse doucement ce bol de liaison

Pour bien l'incorporer à la préparation.

Tu laisses mijoter encore cinq minutes

C'est prêt, tu sers très chaud, et la fête débute.

En accompagnement, quelques pommes vapeur,

Ou bien des pâtes fraîches, et vive le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée du Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 2,5 kilos de paleron de bœuf d'Aubrac (si possible), - 2 verres d'huile d'olive de la vallée des Baux, - 1 verre de marc, - 1 bouteille d'Hermi­tage, - 1 verre de vinaigre, - 4 gros oignons, - 2 gousses d'ail, - 2 anchois en filets, - 2 cornichons, - sel, poivre, thym, laurier, farine, - 2 kilos de pommes de terre vapeur ou 1 kilo de pâtes fraîches.

 

Les vins conseillés:

Essentiellement des vins rouges des Côtes-du-Rhône septentrionales: - Condrieu, - Hermitage, - Crozes-Hermitage, - Côte-Rôtie, - Saint-Jo­seph, - Cornas.

 

In : Le bonheur est dans l’assiette et dans les ver(re)s – http://www.ayoli.fr

 

Duodi 2 Brumaire 220

 

 

 

22/10/2011

Ouiquinde érotique avec Georges Brassens

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Voilà trente ans qu’il s’en est allé chanter dans les vignes du seigneur ( ??!!), mais ils reste toujours très présent dans nos cœurs !

 

 

 

Mélanie

 

 

Les chansons de salle de garde
Ont toujours été de mon goût,
Et je suis bien malheureux, car de
Nos jours on n'en crée plus beaucoup.
Pour ajouter au patrimoine
Folklorique des carabins,

Folklorique des carabins,
J'en ai fait une, putain de moine,
Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains

Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains.

Ancienne enfant d'Marie-salope
Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses trompes de Fallope,
S'introduit des cierges sacrés.
Des cierges de cire d'abeille
Plus onéreux, mais bien meilleurs,

Plus onéreux, mais bien meilleurs.
Dame! la qualité se paye
A Saint-Sulpice, comme ailleurs

A Saint-Sulpice, comme ailleurs.

Quand son bon maître lui dit : "Est-ce
Trop vous demander Mélanie,
De n'user, par délicatesse,
Que de cierges non encore bénits ?"
Du tac au tac, elle réplique
Moi, je préfère qu'ils le soient,

Moi, je préfère qu'ils le soient.
Car je suis bonne catholique
Elle a raison, ça va de soi

Elle a raison, ça va de soi.

Elle vous emprunte un cierge à Pâques
Vous le rend à la Trinité.
Non, non, non, ne me dites pas que
C'est normal de tant le garder.
Aux obsèques d'un con célèbre,
Sur la bière, ayant aperçu,

Sur la bière, ayant aperçu.
Un merveilleux cierge funèbre,
Elle partit à cheval dessus,

Elle partit à cheval dessus.

Son mari, pris dans la tempête
La Paimpolaise était en train
De vouer, c'était pas si bête,
Un cierge au patron des marins.
Ce pieux flambeau qui vacille
Mélanie se l'est octroyé,

Mélanie se l'est octroyé
Alors le saint, cet imbécile,
Laissa le marin se noyer,

Laissa le marin se noyer.

Les bons fidèles qui désirent
Garder pour eux, sur le chemin
Des processions, leur bout de cire
Doiv'nt le tenir à quatre mains,
Car quand elle s'en mêl', sainte vierge,
Elle cause un désastre, un malheur,

Elle cause un désastre, un malheur.
La Saint-Barthélemy des cierges,
C'est le jour de la Chandeleur,

C'est le jour de la Chandeleur.

Souvent quand elle les abandonne,
Les cierges sont périmés;
La saint' famill' nous le pardonne
Plus moyen de les rallumer.
Comme ell' remue, comme elle se cabre,
Comme elle fait des soubresauts,

Comme elle fait des soubresauts.
En retournant au candélabre,
Ils sont souvent en p'tits morceaux.

Ils sont souvent en p'tits morceaux.

Et comme elle n'est pas de glace,
Parfois quand elle les restitue
Et qu'on veut les remettre en place,
Ils sont complètement fondus.
Et comme en outre elle n'est pas franche,
Il arrive neuf fois sur dix

Il arrive neuf fois sur dix.
Qu'sur un chandelier à sept branches
Elle n'en rapporte que six.

Elle n'en rapporte que six.

Mélanie à l'heure dernière
A peu de chances d'être élue;
Aux culs bénits de cett' manière
Aucune espèce de salut.
Aussi, chrétiens, mes très chers frères,
C'est notre devoir, il est temps,

C'est notre devoir, il est temps.
De nous employer à soustraire
Cette âme aux griffes de Satan.

Cette âme aux griffes de Satan.

Et je propose qu'on achète
Un cierge abondamment béni
Qu'on fera brûler en cachette
En cachette de Mélanie.
En cachette car cette salope
Serait fichue d'se l'enfoncer

Serait fichue d'se l'enfoncer
Dedans ses trompes de Fallope,
Et tout s'rait à recommencer,

Et tout s'rait à recommencer.

 

Georges Brassens

 

Photo X - Droits réservés

 

http://www.youtube.com/watch?v=wi5msXhIkPI

 

 

Primidi 1er Brumaire 220

 

21/10/2011

Stéphane Hessel et Edgar Morin: Pour que la France retrouve le chemin de l'espérance

 

 

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Appel lancé par Stéphane Hessel et Edgar Morin sur Mediapart le 19 octobre 2011

 

1. Nous constatons que la force libertaire de la jeunesse, utilisant les  moyens informatiques nouveaux, a été capable d'abattre des despotismes dans les pays arabes, d'y réveiller tous les âges et toutes les classes sociales, et qu'elle est devenue une force déferlante d'indignés sur la planète, défiant les pouvoirs, notamment le pouvoir sans entraves du capitalisme financier. Si cette force est apte à provoquer des ruptures et des éveils, il lui manque une pensée politique capable d'ouvrir une voie qui unisse les forces vives des peuples sur un chemin d'espérance. C'est la formulation d'une telle pensée que nous proposons aux candidats.

 

2. Comme la France n'est pas seule dans le monde et que son destin en dépend en partie, elle devrait proposer une réforme de l'ONU qui la rende apte à traiter les conflits en cours, dont le douloureux conflit israélo-palestinien, et qui instituerait trois instances planétaires dotées de pouvoirs : 
– pour  surmonter la crise mondiale actuelle en régulant véritablement son économie ;
– pour protéger la biosphère dont la dégradation accélérée dégrade les conditions de vie de l'humanité ;
– pour entreprendre l'élimination des armes de destruction massive.

 

3. Comme la France est dans l'Union européenne, elle devrait y militer pour y développer une politique commune de protection de ses populations, de développement de ses coopérations, d'intégration des immigrations, et de justes propositions pour la paix dans le monde.

 

4. La politique en France devrait avoir pour orientation le « bien vivre » qui englobe et dépasse le bien-être matériel pour restaurer une qualité de vie de plus en plus dégradée.

 

5. Une telle politique pourrait, en même temps, traiter la crise économique et réduire le chômage en développant des mesures appropriées pour :
– juguler la spéculation financière ;
– combiner la mondialisation de coopérations et d'échanges à une démondialisation de protection des intérêts vitaux locaux, régionaux, nationaux ;
– opérer une vive croissance de l'économie verte, de l'économie sociale et solidaire, du commerce équitable, et une décroissance parallèle de l'économie du futile, du jetable, du gaspillage, elle-même liée au développement d'une consommation désintoxiquée ;
– favoriser la croissance de l'agriculture et de l'élevage fermiers et biologiques et la décroissance de la grande exploitation industrialisée.

 

6. Une telle politique entreprendrait la réduction des inégalités, notamment par une réforme fiscale et la création d'un observatoire des inégalités, qui ferait annuellement ses recommandations.

 

7. Une telle politique opérerait une régénération de la solidarité notamment en instituant dans toutes villes des maisons de fraternité et en établissant un service civique de solidarité.

 

8. Une telle politique inciterait à une débureaucratisation des administrations et des entreprises par décompartimentation des travailleurs et restitution de leurs possibilités d'initiatives.

 

9. Une telle politique inciterait à la démocratie participative en instituant des conseils de gouvernance urbaine et municipale, comportant élus, administrateurs, professions compétentes et citoyens.

 

10. Une telle politique comporterait une réforme de l'enseignement à tous niveaux de façon que les problèmes fondamentaux et globaux, qui nécessitent des compétences polydisciplinaires, y soient enseignés dès les petites classes. Elle répondrait à ce que prescrivait Jean-Jacques Rousseau : « Enseigner à vivre ».

 

11. Toutes ces réformes devraient s'entre-compléter et converger en un grand dessein qui ouvrirait à la France le chemin de l'espérance.

 

12. Un Président de la République doit d'abord prendre acte des grands défis devant lesquels se trouve notre monde, où la France a sa place et sa responsabilité (l'énergie, l'eau, la faim, le climat, la pollution, etc.). Il doit avoir le courage de réduire drastiquement les énormes dépenses inutiles ou nocives, comme les dépenses d'armement et de guerre et l'investissement nucléaire, et de réduire tous les énormes gaspillages qui empêchent l'essor d'une économie saine et productive. Il doit savoir que d'immenses ressources humaines sont inemployées, qu'il y a dans le peuple de France, s'il est rendu à l'initiative et à l'espérance, de très grandes potentialités créatrices. La nouvelle politique doit se mettre au service des citoyens, et ceux-ci se mettront à son service.

 

Nous sommes au seuil d'une nouvelle Histoire humaine et déjà partout, notamment dans les jeunes générations, naissent des initiatives porteuses d'un futur d'espérance.

 

 

Décadi 30 Vendémiaire 220

 

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20/10/2011

Big-Brother : la fin de toute intimité…

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Il y a un truc – parmi une foultitude d’autres - qui me fait gonfler les aliboffis, c’est lorsque je vois un de ces yeux globuleux monté sur un grand poteau, perché sur un mur ou planqué au dessus d’une porte, et qui me mate. Souvent je leur fais des grimaces, ou je les gratifie d’un bras d’honneur. Je voudrais bien leur montrer mon cul, mais ça m’amènerait en taule…

 

 

Un autre truc qui me file les boules, c’est lorsqu’une vendeuse de grande surface me demande « vous avez la carte du magasin ? ». Bien sûr que non ma belle ! Pareil lorsque je suis obligé de payer l’autoroute avec une carte de crédit. Par ailleurs, j’évite soigneusement de succomber aux multi sollicitations qui me demandent de m’inscrire sur des conneries genre fesse-bouc ou tou-hi-tair. Quant aux GPS, j’en ai un, acheté auprès de l’IGN et qui me permet de ne pas me paumer dans les forêts lorsque je vais aux champignons !

 

 

Tout ça pour vous dire qu’on est de plus en plus traqué, filmé, fiché, fliqué. Je vous entends dire : « Ça y est, Victor va encore nous ressortir ces lubies sur Big Brother… Il commence à radoter… ». Peut-être, mais pour que même France Inter inscrive ce thème dans son « téléphone sonne » de ce soir, pour que le Nouvel Obs en fasse un dossier, pour qu’Alex Türk, l’ancien président de la CNIL, sorte un livre sur le sujet, c’est que ce n’est pas anodin et surtout pas à négliger. D’ores et déjà on peut dire adieu à notre intimité.

 

 

Il y a le flicage d’état : - le fichier de police Stic recensait 6,2 millions de noms fin 2010 (avec 30% d’erreurs !!!) et 41 millions de faits ; - le fichier national des empreintes génétique (Fnaeg) avait stocké 1,2 millions de profils fin 2010 ; - le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) répertoriait 3,6 millions d’individus début 2011 ; - en 2010, gendarmes et policiers ont procédé à 43.000 écoutes téléphoniques, soit 65% d’augmentation en 4 ans ; - Claude Guéant s’est fixé l’objectif de 45.000 caméras de surveillance en France d’ici fin 2011. Avec en projet très avancé la carte d’identité biométrique qui constituera le premier flicage intégral d’une population.

 

Il y a aussi des officines privés qui collectent et vendent toutes les informations qu’elles peuvent recueillir sur chacun de nous, et surtout les grands pontes des sociétés tentaculaires de télécoms et les seigneurs des réseaux (google, facebook, twitter et autres). Sous forme ludiques, ceux-ci font en sorte que les cons-sommateurs se fichent eux-mêmes ! Et en plus paient pour être fichés !!! Nous sommes tous fichés quelque part, sans savoir où. On connait nos nom, prénom, adresse, âge, poids, taille, couleur de peau, couleur des yeux, lectures favorites, produits que nous achetons, etc., etc. Toutes informations que nous balançons avec une naïveté qui confine à la connerie ! Et qui se retourneront au besoin contre nous.

 

Il y a l’arrivée des nanotechnologies et de toutes les puces électroniques qui infectent les nouveaux jouets modernes : téléphones dernière génération, GPS qui suivent les parcours des gens et autres délateurs électroniques qui sont partout, et vont de plus en plus nous envahir avec les puces RFID, disséminées partout, à notre insu, et terriblement inquisitrices. Les systèmes d’information modernes, qui prolifèrent avec le prétexte de la lutte contre le terrorisme depuis les Twin Towers de New-York, sont d’ores et déjà en mesure de tout voir, de tout entendre, de tout savoir de chacun d’entre nous. Au profit de qui ? Non seulement des états mais aussi et surtout des dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales....). Autant de maitres du monde qui ne sont pas élus, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des populations.

 

 

Vous voulez toucher de près, de très près, la puissance des outils qui nous espionnent ? Cliquez donc là-dessus :

 

http://www.gigapixel.com/image/gigapan-canucks-g7.html

 

Nonidi 29 Vendémiaire 220

 

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19/10/2011

Sarko, le puisatier de la dette !

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Vous l’avez entendu le ministre Grip’sou-Barouin disant, dans son langage abscond, devant la « menace » de dégradation de la « note » de la France par les agences de notation: «La France est le pays d’Europe ayant le plus de dépenses publiques. Nous avons de la marge pour faire des économies si nécessaire. » Autrement dit le vrai patron du conseil des ministres, ce n’est ni Sarko ni Fillon mais Moodie’s et les autres agences.

 

La dette de la France est énorme nous dit-on. Cette dette était de 1079 euros en 2004, soit 65,2% du PIB (INSEE) ; elle dépassera 1700 euros fin 2011, soit 85% du PIB. Notons que Sarkozy est arrivé aux affaires dès 2004 (finances). Donc sous la responsabilité de Sarko, la dette française s’est aggravée de 700 euros, soit une augmentation de 70% ! En voilà un bilan qu’il est brillant !!!

 

Cet emballement de la dette n’est pas un hasard, c’est une stratégie ultralibérale : l'endettement des états est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, tout en transformant les citoyens en esclaves des banques et des multinationales. Lorsque les dégâts de cette arme deviennent perceptibles, il est déjà trop tard. En appauvrissant les états, l’endettement entraine une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, maladie, chômage) dont les déficits ou/et l’inefficacité servent  ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme LA solution !

 

Cette politique, suivie depuis plusieurs décennies (depuis Giscard) tant par la droite ultralibérale que par la gauche libérale consiste à creuser la dette en dilapidant l’argent public aux bénéfices d’intérêts particuliers : subventions aux entreprises, suppression ou allègement de charges aux multinationales (qui prennent le pognon puis…délocalisent), sans oublier la corruption (marchés publics truqués engraissant des élus véreux) qui s’épanouie sous la Sarkozie triomphante.

 

Des groupes et des particuliers se gavent en endettant l’état, c’est-à-dire vous et moi. Et c’est au peuple – vous et moi – que ces sarko-trafiquants demandent maintenant de rembourser la dette dont ils se sont goinfrés. Comment ? Par des augmentations d’impôts, la dégradation des services publics (sauf ceux concernant la répression), la suppression plus ou moins brutale de l’état-protecteur et le cadeau aux privés des dernières entreprises publiques (payées et donc propriétés de vous et moi) bradées à des prix largement inférieurs à leur valeur « aux amis de mes amis » (voir les autoroutes par exemple) privant ainsi l’état de rentrées financières substantielles au profit des actionnaires. Cet endettement est aussi une providence pour les banques qui y trouvent une rente juteuse.

 

Alors, devons-nous nous résigner – à cause de cette dette – à subir les diktats des mafias financières ultralibérales ? Certainement pas. C’est une question de volonté politique. La dette de l’état français – 1700 milliards d’euros – est un pet de lapin ! Oui, elle est ridicule si on la compare à l’épargne des Français qui, elle, s’élève à 11.000 milliards ! Dès lors il ne doit pas être difficile de faire racheter cette dette - détenue à 80% par des mafias financières étrangères – par les épargnants français. L’intérêt de la dette (dont le montant est équivalent à l’impôt sur le revenu !) serait toujours payé chaque année mais au lieu de s’échapper à l’étranger, ces milliards resteraient en France et…contribueraient à dynamiser la consommation, donc la sacro-sainte « croissance » !

 

Eh ! Hollande, il est là ton fromage !

 

 

Octidi 28 Vendémiaire 220

 

Merci à Na 

 

18/10/2011

Si on chantait, si on chantait « Plus Sarko »…

barde chantant.jpg

(sur l'air du chanteur de Mexico, bien sûr) 

 

On a tant parlé des Primaires

Dans les télés sur les radios

Que Copé Guaino et Lemaire

Bavent de colère

Comme Moreno

On prétend que les actionnaires

Qui téléguident ces charlots

Commencent à la trouver amère

Pour leur bon gruyère

Et tous leurs cash-flow

Comme des toutous

Ils se réfugient sous Sarko

Ils deviennent fous

En entendant gueuler « Plus Sarko »

Le seul désir qui nous entraine

C’est de balancer ces dingos

C’est enfin de briser les chaines

De ces fumiers fauteurs de haine

Qui lèchent le cul de Sarko

 

Plus Sarko, Plus Sa-ar-ko

Vaut mieux encore Hollan-an-de

Car il aura toujours

Avec lui Ségolène et Montebourg

Plus Sarko, Plus Sa-ar-ko

Ce mec qui nous truan-an-de

Car il sera toujours

Le président des chiens et des vautours

Plus Sarko, Plus Sa-ar-ko

Plus Sarko

PLUS SARKO-O-O-O-O

 

 Septidi 27 Vendémiaire 220

Merci à Uderzo et Goscini 

17/10/2011

Eh ! Y a pas que la primaire ni la finale du rugby ! Avez-vous acheté le n°2 de SINE-MENSUEL ?

sine-mensuel n2.jpg

Pas de pub, pas de financeurs, et pourtant environ 50 000 lecteurs ont acheté le premier numéro. Si ce début prometteur se poursuit, l’équilibre est assuré. L’équipe compte donc sur la détermination de ses amis pour ce second numéro.

« Si vous voulez qu’on continue, chaque mois, à leur filer des bourre-pif et à leur faire la fête, achetez-nous, abonnez-vous, abonnez vos potes… C’est grâce à vous qu’on tordra le cou à tous ces voyous. Haut les cœurs ! » Ainsi se termine la Zone de Siné sur ce nouveau numéro.

Mais pas question de s’endormir sur nos lauriers !
• Les dessinateurs tapent encore plus fort. Une pleine page hilarante est dédiée à l’accouchement de Carla !
Et le retour de Vuillemin dans ce numéro.

Siné Mensuel révèle la plus grande valse de procureurs sous la Ve République. Et divulgue en exclusivité la liste secrète des procureurs. Au moins 15 voire 17 procureurs généraux sur 35. Du jamais vu ! Ou comment le Président verrouille tous les parquets sensibles, alors qu’éclatent jour après jour de nouvelles affaires.
• Le journal dévoile aussi comment la justice française a tenté de protéger le docteur Krombach.
• Et un article de Karl Laske sur les affaires.
• Une interview du très rare philosophe Raoul Vaneigem. Pour Siné Mensuel, il revient sur le situationnisme, et prône la gratuité comme arme absolue.
• Et comme Siné Mensuel donne la voix aux sans-voix : une plongée au cœur des prud’hommes, juridiction menacée par le Medef.
• Une page sur la Tunisie avant les élections vue par de jeunes acteurs de la révolution.

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 Sextidi 26 Vendémiaire 220

16/10/2011

Ouiquinde gastronomique: La gardiane camarguaise

Gardiane copie.jpg

 

La gardiane camarguaise

 

Tout Provençal se doit, au moins une fois l'an,

D'aller se ressourcer, reprendre son élan,

De mettre le vaisseau de sa vie au grand largue

Dans l'eau, le sel, le vent, le soleil de Camargue.

Terres demi-noyées, secouées de mistral

- Jumeau du fleuve-dieu, fleuve d'air magistral - ­

Pétries et façonnées par le Rhône et la mer,

Puis soudain ravagées par le fleuve en colère.

Terres où le soleil fait naître des mirages,

Terre où le sol et l'onde hésitent leur partage,

Terres de solitude, rivages de naufrage,

Qui mesurent les hommes à l'aune du courage.

 Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants,

Boue sèche et craquelée, cristaux étincelants

Du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens

Des tamaris en fleurs d'où s'envolent soudain

Des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains,

Royaume incontesté des flamands africains.

Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages,

Où Mithra règne en dieu depuis le fond des âges.

Il faut voir la Camargue lorsque 1 'hiver l'étreint

Lorsque le ven terraù sauvage court sans frein,

Lorsque les Camarguais déplacent la manade:

Des milliers taureaux menés en cavalcade.

Conduits par cent gardians, par cent puissants centaures

Défile l'infernal troupeau de minotaures,

Taureaux noirs, chevaux blancs, aux narines fumantes

Remplissent la contrée d'une clameur géante.

Taureaux dont les meilleurs combattront dans l'arène

Face aux hommes, mains nus, que leur fierté entraîne

Entre les noirs poignards. Pour la rouge cocarde

Et les yeux d'une belle, ils défient la Camarde!

Certains de ces taureaux, à l'ardeur légendaire,

Adulées tels des dieux par la gent populaire,

Sont enterrés debout et ont leur mausolée,

Comme le grand Goya (1), l'immense Sanglier (2).

Ceux qui n'ont pas le sang pour les j eux et la gloire

Termineront leur vie dans une rôtissoire,

Car en mangeant Mithra, les Provençaux dévorent,

Avec sa chair, sa force. Et, ce faisant, l’honorent.

Cette hostie des gardians s'appelle "La gardiane".

— Oh ! Victor. Et alors, on les coupe ces couennes?

   Bien sûr, petit, mais je voulais que tu comprennes

Que c'est un plat sacré, et qu'il en vaut la peine.

Fais mariner trois tranches de taureau bien épaisses

Dans le l'huile d'olive. Rajoute avec largesse

Poivre et clous de girofle, ail, oignon, thym, laurier.

Laisse toute la nuit, comme pour du gibier.

Au fond de ta marmite, en fonte uniquement,

Dispose quelques couennes, de porc évidemment,

Sur lesquelles tu places une première tranche.

Couvre avec de l'oignon et de l'ail effilés,

Carottes en rondelles et du persil en branche,

Sel, poivre du moulin, un anchois en filets.

Tu fais ainsi trois couches. Enfin, pour terminer,

Zeste d'orange séché, girofle, laurier, thym,

Puis tu mouilles avec six grands verres de bon vin,

Du Costières de Nîmes, rouge carabiné.

Met ta marmite au four, fermée soigneusement,

Et fais cuire cinq heures, doucement, lentement.

Ce taureau parfumé, tendre, confis, moelleux,

Découvre-le sur table, et accompagne-le

D'une jatte fumante de long riz camarguais.

Dans les verres tu sers un Gallician bien gai.

Mais attention, petit, le riz est un plat riche,

N'en fais pas - c'est courant - de la colle d'affiche.

Pour qu'il ne colle pas, tu dois bien le laver,

C'est donc tout l'amidon qu'il te faut enlever.

Dans une jatte creuse ou un plat similaire,

Tu frottes entre tes mains le riz dans de l'eau claire,

Tu changes et recommences dès que ton eau blanchit,

Après quoi tu égouttes, tu bois et réfléchis:

Il y a plusieurs façons de cuire le riz blanc,

Comme les Espagnols, comme les Catalans,

Comme les Vietnamiens ou comme les Créoles,

Surtout pas comme les Français de métropole!

À Saigon ou Vientiane, à Phnom Pen ou... Paris

C'est deux mesures d'eau par mesure de riz,

Tu couvres quand ça bout et tu réduis la flamme,

Si ça attache au fond, tu n'en fais pas un drame,

Tu ne sales pas l'eau, tu ne remues jamais,

Et tu laisses gonfler en tenant bien fermé.

Mais comme à Fort-de-France ou bien à Pointe-à-Pitre,

Tu fais bouillir ton riz dans de l'eau, plusieurs litres,

Légèrement salée. Quand c'est cuit tu égouttes,

Puis tu réserves au chaud, du beurre tu ajoutes.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Trois tranches épaisses de taureau à braiser, environ un kilo, - 4 ou cinq couennes de porc, - 1 kilo d'oignons paille émincés, - 2 têtes d'ail éplu­chées et également émincées, - 1 kilo de carottes découpées en rondel­les, - 4 ou 5 branches de persil non frisé, - 3 anchois en filets, - 3 verres d'huile d'olive, - 3 cuillerées à soupe de sel de Camargue, - poivre noir du moulin à la demande, - 6 clous de girofle, - 4 feuilles de laurier, - 3 cuillerées à soupe de sommités sèches de thym ou 3 ou 4 belles bran­ches de thym frais, - 1 zeste d'écorce d'orange séché, - 1 bouteille de bon vin rouge, - 500 grammes de riz long de Camargue.

 

Les vins conseillés:

 

La gardianne est un plat de haut goût qui demande des vins rouges puissants, épicés, tanniques. De grands Costières de Nîmes, comme

les Gallician font parfaitement l'affaire. Mais on l'accompagnera éga­lement avec bonheur d'un Côtes-du-Rhône de Saint-Joseph, d'un Croze­Hermitage, d'un Vacqueyras, d'un Gigondas, d'un Lirac ou d'un des nombreux crus "Villages" des Côtes-du-Rhône.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Mi­nervois, Fitou, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Bellet, Palette, Pierrefeu, Gonfaron.

 

(1) (2) "Goya ", "Sanglier": noms de taureaux cocardiers célèbres. "Goya" a une statue à Beaucaire, "Sanglier" un mausolée à l'entrée de Le Cailar, en Camargue.

 

 Quintidi 25 Vendémiaire 220

 

Illustration originale: Vincent Barbantan

 

15/10/2011

Ouiquinde érotique avc Guy de Maupassant

 

 

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Je ne l'entendais pas, tant je la regardais.

Par sa robe entr’ouverte, au loin je me perdais,

Devinant les dessous et brûlé d'ardeurs folles;

Elle se débattait, mais je trouvai ses lèvres!

Ce fut un baiser long comme une éternité

Qui tendit nos deux corps dans l'immobilité.

Elle se renversa, râlant sous ma caresse;

Sa poitrine oppressée et dure de tendresse

Haletait fortement avec de longs sanglots.

Sa joue était brûlante et ses yeux demi-clos;

Et nos bouches, et nos sens, nos soupirs se mêlèrent

Puis, dans la nuit tranquille où la campagne dort,

Un cri d'amour monta, si terrible et si fort

Que des oiseaux dans l'ombre effarés s'envolèrent.

Ainsi que deux forçats rivés aux mêmes fers

Un lien nous tenait, l'affinité des chairs.

 Guy de Maupassant

 

Quartidi 24 Vendémiaire 220


Illustration X - Droits réservés

14/10/2011

Primaires : un tour de trop.

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Je disais il y a quelques jours :

 

« ATTENTION ! Ne pas se tromper d'adversaire !

 

Les primaires à gauche ont été – jusqu’à ce jour ! – un succès, une avancée démocratique, un moyen de ré-intéresser les Français a la politique et…une épine dans les panards douteux de la Sarkozie. Bien. Mais il fallait les arrêter au premier tour. Un tour était largement suffisant pour désigner le « champion ». Le second tour est en trop. C’est une connerie qui risque de foutre en l’air tous les bénéfices de ce bel exercice démocratique.

 

 Pourquoi ? Parce ce que les deux « finalistes » deviennent fatalement des adversaires impitoyables, et la lutte d’égo va faire ses ravages au détriment de la confrontation d’idées. Parce que la victoire à ce second tour implique fatalement le retour à des manœuvres souterraines, à des alliances qui dénaturent les projets. Enfin parce que la bataille finale, fatalement au couteau, laissera des traces qui ne pourront que profiter à l’adversaire. »

 

Persiste et signe. Les coups fourrés entre les deux finalistes sont malheureusement en train de me donner raison. Il n’y a pas de confrontation d’idées et de programme, c’est le même. Il n’y a que des rapports conflictuels sournois entre deux personnes qui ne se supportent pas, qui ne s’apprécient pas et qui devront, dès lundi matin, lutter ensemble contre Microlax !

 

Il faut avoir à l’esprit que si cette primaire s’était déroulée à un seul tour, les comportements n’auraient pas été les mêmes, les opinions plus tranchés, les confrontations d’idées plus précises. Et le résultat n’aurait pas forcément été le même !

 

Et qui qui rigole en loucedé ? Ben, Microlax 1er bien sûr !

 

Tenez, au fait, voilà les réponses des deux impétrants aux questions de Montebourg :

 

Martine Aubry:  http://www.martineaubry.fr/article/cher-arnaud-les-reponses-de-martine-aubry-a-arnaud-montebourg

 

François Hollande :http://www.websternsocialiste.com/?p=698

 

 Duodi 22 Vendémiaire 220

 

Photo X - Droits réservés