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30/11/2011

Pour ou contre le programme EPR : enfin un débat ?

 

 

 

 

 

Sarko en commis camelot de foire pour « vendre » l’industrie nucléaire, on n’en attendait pas moins de lui.

 

 

 

Joly en pourfendeuse de cette industrie, on n’en attendait pas moins d’elle.

 

 

 

Reste Hollande. Etant - personnellement - foncièrement contre cette industrie aussi dangereuse que passéiste, sa volonté affichée de continuer la construction de l’EPR de Flamanville me gonfle les aliboffis.

 

 

 

Il faut vraiment que ça fume sous la casquette des nucléocrates pour que même les canards laquais, les lucarnes à décerveler et les boites à bobards admettent du bout des lèvres le fiasco de l’EPR : EDF a été contraint de reconnaitre un retard supplémentaire de deux ans (donc quatre ans de retard au total…pour l’instant !) sur le chantier du réacteur nucléaire dit de 3e génération EPR de Flamanville (Manche). Les premiers kW de cette horreur seraient livrés courant 2016. Rappelons que l’EPR d'Olkiluoto, en Finlande, commencé en 2005, accuse lui aussi quatre ans de retard ! Quant aucoût estimé, il a doublé et passera ainsi de 3,3 Mds d'euros à 6 Mds d'euros, toujours pour l’instant ! A noter qu’en Finlande, l’énorme surcoût est évidemment assumé par Areva, c'est-à-dire par vous et moi… A Flamanville idem bien sûr. Et c’est comme ça que cette entreprise est au bord de la faillite et licencie à tour de bras !

 

 

 

Le consternant Sarko nous bazssinne avec ses slogans ringards du gente « le nucléaire ou la bougie » et se vente d’avoir en France l’électricité la moins chère d’Europe. Mais il oublie soigneusement de tenir compte du fait quele coût annoncé ne prend pas en compte ni l'assurance, ni l'élimination des déchets, ni le démantèlement ! Pour la simple raison que les nucléocrates, dans leur schizophrénie, ne savent pas déconstruire les installations obsolètes, ne savent pas combien coûteront les études pour y arriver, ne savent pas chiffrer le stockage, le gardiennage de leurs déchets pendant des décennies, voire des siècles et des millénaires. Ces argounias laissent sur les sites des centrales des monceaux de saloperies contaminées pour des millénaires : bétons, ferrailles, bouts de fers, tuyaux en tous genres, cuves, valves, pompes, etc. Le pire, c’est que le bon peuple, conditionné par un demi-siècle d’omerta et de bourrage de crâne, est persuadé d’avoir un excellent cocktail énergétique ! Mais le prix affiché par EDF est totalement bidon : il ne tient compte ni du prix du démantèlement, ni de celui du stockage des déchets. Les « provisions » d’EDF pour ce faire sont sans commune mesure avec des besoins…non chiffrables ! Alors toutes ces dépenses sont prisent en charge par le budget de l'État, sous forme de subventions occultes, d'allocations diverses, toujours dans l’opacité la plus complète.

 

 

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

 

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

 

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

 

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

 

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

 

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par motrices, qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

 

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

 

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

 

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

 

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. - - Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

 

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

 

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

 

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

 

 

Eh ! Sarko, deviens enfin un homme d’état digne de ce nom, oublie tes amis et pense au peuple qui t’a – hélas ! – élu.

 

 

 

Et vous, Monsieur François Hollande, prétendant au remplacement de Calamity-Sarko, on peut comprendre votre dilemme : continuer l’EPR qui a déjà coûté des milliards ou reconduire des centrales obsolètes devenant de plus en plus dangereuses… On peut comprendre vos hésitations à annoncer l’arrêt évident (sans l’EPR, dernière bouée de sauvetage d’une industrie de papa) de La Hague (8000 chômeurs…) et de Marcoule (1300 chômeurs…). Une telle annonce n’est pas très porteuse pour les électeurs.

 

 

 

Mais malgré ces épines, engagez-vous sans tarder sur l’arrêt du programme EPR, hormis Flamanville, sur un calendrier de sortie raisonnable du nucléaire, sur la fin de ce terrorisme d’état.

 

 

 

Être un homme d’état, c’est aussi ça.

 

 

 

28/11/2011

Ô range! Ô désespoir...

 

Silence radio depuis quelques jours. La raison ? Chaque année, lorsque le froid commence à me geler les aliboffis, je change de caverne et quitte les Hautes terres pour les Terres ventées. Et je demande à Madame Orange France télécom d’avoir la bonté de transférer mon abonnement ADSL du numéro « hautes terres » vers le numéro « terres ventées ». Et vice-versa au printemps. Ça se passe bien habituellement, avec une célérité de service plus ou moins prononcée.

 

 

 

Il y a trois jours donc, je téléphone à madame Orange France Télécom pour effectuer ce transfert. Après quelques minutes de musiquette horripilante et un parcours du combattant « si…appuyer sur… » je peux enfin causer à un opérateur. Sa réponse à ma requête :

 

- Ah mais… Ce n’est pas possible, nous ne le faisons plus. 

 

- Ah bon ! Et pourquoi ?

 

- Parce que nos concurrents n’offrent pas ce service et ont fait pression pour que nous l’abandonnions.

 

- Eh ! Oh ! C’est ça la libre concurrence ? Ça ressemble plutôt à de l’entente illicite…

 

- Ce n’est pas de mon ressort.

 

- Et alors qu’est-ce qu’il me faut faire ?

 

- Ben, prendre un nouvel abonnement !

 

- Ben voyons ! Eh bien monsieur, si j’y suis obligé, je vais prendre un autre abonnement, mais ce ne sera pas chez vous !

 

 

 

J’ai donc fait une inscription chez Free et madame Orange France Télécom aura perdu un client. J’espère que mon interlocuteur ne va pas se suicider tout de même ! En attendant, je squatte quelques amis!

 

 

 

Orange

 

Fait comme ça l’arrange

 

France Télécom

 

Nous prend pour des cons

 

 

 

15:32 Publié dans à l'attaque !, Actualités, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : web

22/11/2011

Au bistro de la toile : les Espagnols de Charybde en Scylla…

chimulus bistro copie.jpg

 


 

- Oh ! Victor, les Zespanches, ils seraient pas un peu maso des fois ? Ils se sont faits rouler dans la farine par une « gôôôche » - celle de Zapatero – largement inféodée à l’ultralibéralisme et…ils votent pour encore pire ! Pour cette droite espagnole héritière même plus honteuse du fascisme, noyautée par l’Opus Dei et porteuse des valeurs cathos les plus réacs.

 

- On touche là une limite de la démocratie parlementaire : tu donnes un chèque en blanc à des représentants qui, sitôt en place, ne pensent qu’à être réélus et font généralement le contraire de ce pourquoi ils ont été élus. Sans que le peuple ne puisse les remettre en cause…jusqu’à la prochaine élection. De plus, l’offre politique est restreinte : droite, gauche, extrême droite, extrême gauche et…abstention ! Celle-ci étant le réel vainqueur du scrutin espagnol.

 

- Donc, dans cette Europe en crise, les électeurs virent les sortants et vouent aux gémonies ceux qu’ils ont adorés…

 

- Normal. Les politiques veulent faire payer au peuple une crise dont ils ne sont pas entièrement responsables. Cette crise, déclenchée par la finance, rapporte gros, très gros à la finance. Et coûte beaucoup aux peuples. Le raisonnement des politiques, de droite comme de gauche, est celui-ci : - Il y a crise parce les états sont endettés jusqu’au cou, - ils sont endettés pour préserver notre niveau de vie et de protection sociale, - pour cela ils ne créent pas assez de richesses et donc doivent emprunter, - les pays européens ne créent pas assez de richesses parce l’Europe est « l’idiot utile » du monde avec un marché ouvert à tout et à tous, surtout à des concurrents qui trichent dans vergogne ni états d’âme : la Chine et ses coûts très bas basés sur l’esclavage des travailleurs et des barrières douanières considérables ; les Etats-Unis avec la planche à billet du dollar, la haute main sur la finance et les agences de notation, et également des barrières douanières conséquentes…

 

- A par Montebourg et Mélanchon, on n’entend pas beaucoup de politiques vouloir sortir de ce système pervers en établissant des barrières douanières en Europe pour rétablir un minimum d’équité entre le prix des marchandises produites par le travailleur européen et l’esclave chinois ou indien. On paierait plus cher nos produits, mais l’emploi reviendrait, le chômage baisserait, la pression fiscale s’allègerait et la dette fondrait.

 

- Allez ! A la nôtre !

 

 Duodi 2 Frimaire 220


Merci à Chimulus

21/11/2011

Alors, ce fameux MOX, c’est quoi ? Un sous produit de la Bombe…

 

mox dessin sarko httpundessinparjour.wordpress.com20111116du-mox-dans-la-campagne.jpg 

« Eh ben, j’vais vous le dire moi » comme dirait Sarko. Si je vous dis que c’est une sacrée merde sorti du cerveau enfumé de ces tronches d’œuf du corps des Mines qui tiennent le puissant lobby des nucléocrates, vous allez répondre que je fais de « l’anti-nucléarisme primaire ».

 

Ben, je persiste et je signe : le MOX est une sacrée merde ! Ce produit de l’enfer a été inventé pour « recycler » le plutonium des premières bombes atomiques françaises. Ni plus ni moins. C’est pour ça que les têtes d’œuf ont créé l’usine de La Hague ainsi que les ateliers Mox de Marcoule et de Cadarache. Le Mox est donc un sous-produit de la Bombe. Laissons Wikipédia nous expliquer ce qu’est techniquement cette merde : « Le combustible MOX (ou MOx) est un combustible nucléaire constitué d'environ 7 % de plutonium et 93 % d'uranium appauvri. Le terme MOX est l'abréviation de « Mélange d'OXydes » (ou Mixed OXides en anglais) car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d'uranium appauvri (UO2). Actuellement, le MOX n'est produit que par le groupe français Areva 1. Cette production constitue un débouché technique pour le retraitement nucléaire du plutonium issu des combustibles usés2. Les Etats-Unis et la Russie ont aussi envisagé que leurs surplus militaires de plutonium puisse être éliminés sous forme de MOx dans le cadre de la politique internationale de désarmement nucléaire3.

Le combustible MOX est beaucoup plus radioactif et radiotoxique que le combustible à base d'uranium enrichi, de l'ordre de dix à cent mille fois plus. De ce fait, la fabrication du combustible MOX, son transport à travers le monde et son utilisation dans un réacteur nucléaire nécessitent des précautions particulières en termes de radioprotection des travailleurs4 et des populations des territoires traversés.

De plus, le caractère potentiellement proliférant de son contenu en plutonium impose des précautions supplémentaires en termes de sécurité nucléaire5,6. De ce fait, certaines ONG telles que Greenpeace affirment que le développement du commerce international du combustible MOX et du retraitement nucléaire associé pourrait accroître (plutôt que réduire) le risque de prolifération nucléaire7En 2011, l'usine Mélox du site nucléaire de Marcoule dans le Gard produisait 140 tonnes de MOX par an.»

 

Notons que le tristement célèbre EPR – gouffre financier s’il en est – est conçu pour bouffer du Mox à 100% MAIS peut aussi fonctionner sans Mox avec toutes les gradations intermédiaires. On peut supposer que François est au courant et donc que sa volonté de maintenir la construction de ce truc se justifie d’une part par le pragmatisme (on continue l’EPR qui a déjà coûté un bras mais on ferme les réacteurs trop vieux et dangereux), d’autre part par le fait qu’il peut se passer de plutonium (Mox) pour fonctionner.

 

Mais ce n’est pas tout. Cette hyper-merde, il faut la transporter. D’abord transporter le plutonium de La Hague vers Marcoule et Cadarache, ensuite transporter le Mox de ces usines vers les réacteurs qui l’emploient : « Sur l'ensemble du parc français, EDF utilise le mélange MOX depuis les années 1990 pour 2012 réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP, ou PWR en anglais) d'une puissance de 900 MW. Il s'agit de : - 2 réacteurs à la centrale nucléaire de Saint-Laurent, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Gravelines, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Dampierre, - 2 réacteurs à la centrale nucléaire du Blayais, - 4 réacteurs au site nucléaire du Tricastin, - 4 réacteurs à la centrale nucléaire de Chinon. » (Wikipédia)

 

Chaque semaine, le plutonium pour cinquante bombes nucléaire sur nos routes ! Bonjour le cauchemar ! Eh oui ! Chaque semaine, sur l'axe La Hague - Marcoule/Cadarache circulent de 300 à 450 kilos de plutonium pur, de quoi réaliser une cinquantaine de bombes nucléaires, sans compter sur l'utilisation directe de la poudre comme "bombe sale"… C’est une chose connue, mais qui reste très discrète. On comprend pourquoi…

 

Ces « douceurs » empruntent donc les routes et autoroutes de l’hexagone dans des camions ordinaires, banalisés mais… aisément reconnaissables ! Le site Greenpeace en donne une description précise :

 

«  - Tous les camions sont des Mercedes. Ils sont tous d'anciennes générations sauf un de type Actros.

-         La cabine est toujours blanche, parfois décorée de lignes rouges ou vertes.

-         Ils sont tous immatriculés dans la Manche (50) ou à Paris (75)

-         Ils sont tous munis d'un "pare-buffle" (barre de protection à l'avant de la cabine).

-         Lorsqu'ils sont chargés, ils sont marqués d'un rectangle orange à l'avant et à l'arrière.

-         Ils affichent un simple logo "radioactif".

-         La remorque est toujours grise et le container blanc. »

 

Greenpeace précise encore : « Tout le principe de ces transports de plutonium repose sur le "SECRET". A l'usine de La Hague, l'oxyde de plutonium est conditionné dans des boîtes d'environ 3 kilos, elles-mêmes mises par groupe de quatre ou cinq dans des containers de type FS47. Ceux-ci sont transportés par dix dans des containers classique ISO 20 sur ces fameux camions Mercedes en direction des usines de Marcoule (Gard), Cadarache (Bouches du Rhône) et Dessel (Belgique).

 

Théoriquement le parcours et les horaires de ces transports doivent être modifiés à chaque transport, cependant comme nous avons pu le constater, il en est tout autrement. Alors que dans le passé, ces transports en nombre limité pouvaient respecter ces règles, l'augmentation considérable du volume en circulation a progressivement amené les exploitants à moins de précautions. Ce sont maintenant des données industrielles qui régissent le rythme et les trajets de ces transports.

 

    Ainsi, de deux à trois transports hebdomadaires se déroulent de manière systématique suivant un scénario bien huilé. Tout les lundi, mardi ou mercredi à 13 heures précises, l'un des trois camions de Cogema Logistic quitte l'établissement de La Hague à destination de Marcoule ou Cadarache. 

 

De même, ces transports sont dits "banalisés", là aussi pour "empêcher" leur identification. Mais nul besoin d'un œil très exercé pour identifier à coup sûr ces camions. Même s'ils ressemblent à des transports classiques de déchets nucléaires de faible activité.»

 

Ben voilà… On sait tout.  Dans ma région (je crèche la moitié de l’année à 30 km « sous le vent » de Marcoule !), quelques cinquante bombes atomiques potentielles circulent donc... Dans le contexte géopolitique actuel, il est pour le moins incroyable que l'industrie nucléaire prenne un risque aussi insensé. Les nucléocrates sont des fous dangereux !

 

On s’habitue à tout… Mouais… Jusqu’à ce qu’un commando de terroristes repère et détourne un de ces jolis camions tout blanc. Alors là, bonjour le cauchemar ! Mais chut, tout ça c’est secret défense !

 

Alors, Sarko, Hollande, même combat ? Eh ! François, révise un peu tes fondamentaux !

 

Sources : Greenpeace http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/20030731.php3

 

Primidi 1er Frimaire 220

 

 Illustration X - Droits réservés

 

20/11/2011

Ouiquinde érotico gastronomique blasphématoire

 

diablesse sexy 1.jpg

 

 

Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

 

 Les pieds de cochons “ comme chez Lucifer ”.

 

- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons “ comme chez Lucifer ”.

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Met un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, met tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds forts embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

© VictorAyoli

 

in "Le bonheur grâce à la cuisine de l'amour" 

 

 

 Décadi 30 Brumaire 220

 

Photo X - Droits réservés 

 

19/11/2011

Le temps du vin nouveau : ouiquinde arrosé avec Dionisos et Cupidon !

 

 

Picasso Minotaure.jpg

 

 

Le coup du milieu



Nos bons aïeux aimaient à boire,
Que pouvons-nous faire de mieux ? 
Versez, versez ! Je me fais gloire
De ressembler à mes aïeux !
Entre le Chablis que j'honore
Et l'Aï dont je fais mon dieu, 
Savez-vous ce que j'aime encore ? 
C'est le petit coup du milieu

Je bois quand je me mets à table
Et le vin m'ouvre l'appétit ;
Bientôt ce nectar délectable,
Au dessert, m'ouvrira l'esprit.
Si tu veux combler mon ivresse,
Viens, Amour, viens, espiègle dieu, 
Pour trinquer avec ma maîtresse, 
M'apprêter le coup du milieu.

Ce coup, mes très chers camarades,
A pris naissance dans les cieux ;
Les dieux buvaient force rasades, 
Buvaient enfin comme des dieux.
Les déesses, femmes discrètes,
Ne prenaient point goût à ce jeu. 
Vénus, pour les mettre en goguettes, 
Proposa le coup du milieu.

Aussitôt cet aimable usage
Par l'Amour nous fut apporté ;
Chez nous son premier avantage
Fut d'apprivoiser la beauté.
Le sexe, à Bacchus moins rebelle,
Lui rend hommage en temps et lieu
Et l'on ne voit pas une belle
Refuser le coup du milieu.

Buvons à la paix, à la gloire !
Ce plaisir nous est bien permis ; 
Doublons les rasades pour boire
A la santé de nos amis !
De Momus disciples fidèles,
Buvons à Panard, à Chaulieu ;
Mais pour la santé de nos belles, 
Réservons le coup du milieu.

 

Armand Gouffé

 

 

eros,bacchus,dionysos,cupidon

 

 

Merci à Picasso et Poussin

 

Nonidi 29 Brumaire 220

18/11/2011

Président Varin et président Sarko: l'ogre et le pantin.

 

Sarko et Varin PSA.jpg

 

- Oh ! Président Varin. Assieds-toi et causons.

Si je t’ai fait venir, t’en connais la raison.

Je t’ai filé du blé quand t’étais dans la mouise

Pas pour que les manards y laissent leur chemise.

Trois milliards pour gratos, plus la prime à la casse

Qui t’a permis de vendre tes bagnoles en masse.

Tout ça avec les thunes des pélucres qui votent

Et qui vont, très bientôt, me présenter la note…

Je sais que t’investis en Inde et en Chine,

L’actionnaire d’abord, d’accord, c’est ta cuisine,

On est du même bord, l’ultralibéralisme,

Mais je n’ai pas le droit d’étaler le cynisme

Jusques à applaudir que tu délocalises

Tes usines sans que l’on crie à la traitrise…

Tu me fous à la rue six, sept mille chômeurs

A six mois de voter ! Plus con que toi, tu meurs !

- Oh ! Président Sarko, qui est-ce qui t’a hissé

Au sommet de l’Etat, aux ors de l’Elysée ?

Qui est-ce qui a payé tous tes frais de campagne ?

Les télés, les médias, la pube, le champagne ?

Les vacances au soleil, dans les plus grands palaces,

Les yachts et le Fouquet’s, les mannequins de classe ?

Tu sais bien que c’est nous, patrons du CacQuarante,

Et qu’en misant sur toi c’était pour qu’une rente

Nous engraisse un peu plus. Pour que tu te conformes

Aux idées du Médef pour faire tes « réformes ».

Alors débrouilles-toi. Tu es assez menteur

Pour enfumer encore tes connards d’électeurs.

Et surtout n’oublie pas que pour deux mille douze

C’est encore chez nous qu’il y aura le flouze

Nécessaire pour fabriquer un « Président »…

C’est râpé pour ton clone, Dominique Strauss-Kahn

Mais on peut t’inventer un concurrent interne

Et pourquoi pas Juppé, bien qu’il soit un peu terne…

Alors écoute bien : tu fais ton cinéma,

Tu mens comme un banquier, et t’as de l’estomac.

Balances des promesses, fait leur comme à Gandrange

Les manards, c’est crédules, c’est con, et – fait étrange ! –

Ça a voté pour toi, en masse ! Quels débiles !

Et laisse-nous, ailleurs, faire nos automobiles.

Et merci pour les sous, les trois petits milliards

Que t’as piqué, pour nous, à ces pauvres connards !

 

© VictorAyoli

 

Octidi 28 Brumaire 220

 

Photo X - Droits réservés 

 

 

17/11/2011

A Avignon : quand les vins primeurs font la Fête.

 

vins primeurs avignon palais papes.jpg

 

 

Tandis que claquent au vent du nord les oriflammes des Confréries vineuses, tandis que sonnent de joie les cent clochers de la cité, la Place du Palais des Papes retrouve pour une fugitive soirée ses fastes multicolores d'antan. Du temps où Avignon était capitale du monde, du temps où défilaient sous les abruptes murailles du plus grand palais gothique de la planète les ambassades chamarrées, colorées et bruissantes de musiques des grands et des puissants de la chrétienté.

 

Mais c'est grâce à Bacchus que la cité provençale - où Saint-Pierre, pour un temps accrocha sa barque - retrouve les fastes pour lesquels elle est née.

Bacchus, le dieu de la vigne qui préside chaque année, le troisième jeudi de novembre, aux grandes bacchanales données en l'honneur de la naissance du Vin Primeur !

 

Les cinq cents robes de satin moiré, de soies multicolores des membres de toutes les Confréries vigneronnes de la deuxième aire d'appellation de France remontent solennellement, sous les vivats de cette foule avignonnaise si friande de fêtes, la principale artère de la ville. Elles se regroupent en un fastueux kaléidoscope aux pieds des imposantes murailles du Palais des Papes, orgueilleusement paré des atours de la Fête.

 

Fête du vin primeur, du vin nouveau, du premier vin sorti en chantant des cuves encore frémissantes.

 

Fête du Vin, fête de Bacchus, fête de la joie de vivre, fête des vignerons dont elle chante la Gloire.

 

Gloire au vigneron, ce poète de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux fait naître le nectar préféré des dieux. Cet humaniste qui offre à ses prochains le moyen d'approcher la Lumière divine. Ce faiseur de vie dont la sueur féconde les entrailles de la terre. Ce paysan sacré qui crée le sang de Dieu.

 

Gloire aussi au Vin, ce dieu végétal qui prodigue généreusement à l'Homme la vigueur et l'esprit, l'humour et l'amour. Ce rassembleur qui rapproche en une communion dionysiaque les puissants et les humbles. Ce sésame du désir et du plaisir qui nous ouvre en chantant le cœur et le piège à bonheur de nos belles compagnes.

 

Gloire encore à la futaille, aux tonneaux, aux barriques, qui protègent, mûrissent et enfantent le Vin.

Et gloire à la bouteille, oblongue ou ventrue, dont la panse repue est une récompense.

 

Gloire au modeste bouchon, gardien de joie et d'éternité, dont le pop joyeux est un signal de Fête.

 

Gloire au hanap, au verre, au calice, au taste-vin et à la Coupo Santo, ultimes véhicules entre le Vin et l'Homme.

 

Gloire enfin aux Buveurs, mes frères,  qui envahissent la Place et cherchent en se serrant l'espace qui dispense généreusement le Premier Vin.

 

Voilà ce qu'est la Fête des Vins Primeurs en Avignon où l'on chante, où l'on danse, où l'on épanche en beauté les plus larges soifs !

 

Septidi 27 Brumaire 220

 

 Photo X - Droits réservés

16/11/2011

Au bistro de la toile : Linky-Big Brother, te voilà…

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- On va avoir un espion chez soi ! Et en plus il faudra qu’on le paie ce mouchard, cet espion, ce sale con qui est capable de savoir si vous êtes chez vous ou pas, pendant combien de temps vous êtes parti en vacances en laissant votre domicile inoccupé, de savoir combien de personnes vous hébergez au jour près... etc., etc.

 

- Eh ! Oh ! Victor, tu déconnes ou quoi ? C’est qui cet espion ?

 

- Ben, c’est Linky, le nouveau compteur électrique « intelligent » qu’EDF, avec la complicité des sarko-trafiquants qui nous pressurent, a réussi à nous imposer.

 

- Mais c’est quoi ce compteur ? Pourquoi changer ceux que nous avons et qui marchent très bien ?

 

- Ce sont des compteurs « communicants » qui, suite aux Grenelle de l’environnement, doivent permettre aux usagers de mieux maitriser leur consommation électrique, donc de faire des économies d’énergie.

 

- Bon. C’est bien ça, non ?

- Sauf que c’est du bidon. Ces compteurs ont été placés en expérimentation notamment dans la région de Tours. Passons sur les incidents techniques innombrables pour nous concentrer sur la finalité de l’opération : l’économie d’électricité. Or – selon l’UFC-Que Choisir, - contrairement à ce que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a annoncé le 7 juillet dernier, Linky n'a pas permis aux consommateurs, à qui a été imposée l'expérimentation, de réduire leur facture !

- Alors il sert à quoi ce putain de gadget ?

- A rapporter beaucoup de sous à EDF ! Il y a 35 millions de compteurs à remplacer. Et contrairement aux bavasseries de Besson-Ganelon, il ne sera pas gratuit ! Malgré l'engagement pris d'une gratuité pour les consommateurs, tout porte à croire que ceux-ci le paieront, via le TURPE (le tarif d'utilisation du réseau public d'électricité), le prix exorbitant de l'appareil. En effet, le coût de l'appareil est particulièrement élevé (entre 120 euros et 240 euros par compteur) si l'on compare avec les exemples étrangers (80 euros en Italie, où ce dernier est financé par le fournisseur Enel). Le compteur Linky entre dans les coûts de gestion du réseau, qui seront effectivement répercutés sur les utilisateurs, non par une facture individuelle d'un montant de 240 euros, mais par prélèvement mensuel de l'abonnement augmenté de 2 euros pendant 10 ans ! Et voilà l’embrouille…

- Merde. Moi, mon compteur, il marche bien. Je ne vois pas pourquoi je le changerais.

- Parce qu’on te l’imposera… Quoique ! Quoiqu’on puisse se demander si la pose obligatoire de ce compteur-espion est bien légale ! En effet, l'article 12 de la Déclaration des droits de l’homme est très clair : "Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. " (http://www.un.org/fr/documents/udhr/#a12)

Sources : http://ufc-quechoisir-var-est.org/compteurs-communicants-linky.php

 

Sextidi 26 Brumaire 220

 

Merci à Chimulus 

 

 

15/11/2011

Qui gouverne en Europe ? Les voyous de la finance…

 

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Qui gouverne en Europe ? Les citoyens ou les financiers, par le truchement des fumeuses « agences de notation » ? A entendre Sarko, Fillon ou l’inénarrable Minc (« le triple A est un trésor national »), poser la question, c’est y répondre : ce sont évidemment ces dernières qui rejettent dans le marais de « l’archaïsme » ces ringards d’électeurs qui s’imaginent – sous prétexte que leurs ancêtres ont donner leur vie pour conquérir le droit de vote – qu’ils peuvent encore déterminer leur avenir en choisissant ceux qui les représentent et les gouvernent.

 

Les banquiers (et les pires en plus !) « uber alles » !

 

La preuve ? Qui gouverne la Grèce : Papademos, ancien de Goldman Sachs, qui fut gouverneur de la Banque centrale grecque entre 1994 et 2002, et qui a donc participé à ce titre au trucage des comptes perpétré par la banque mafieuse étazunienne Goldman Sachs ! Jamais élu !

 

Qui vient d’être propulsé à la tête de l’Italie à la place du « buffonne » Berlusconi. Mario Monti, conseiller international chez… Goldman Sachs. Il a par ailleurs un pedigree de technocrate ultra libéral affirmé. C’est un « économiste distingué », ancien commissaire européen, ancien conseiller de la banque d’Italie. Jamais élu !

 

Enfin, à tout seigneur tout honneur, qui est le nouveau patron de la banque centrale européenne, donc le vrai patron de l’Europe ? Mario Draghi qui occupa pendant 3 ans le poste de vice-président international chargé de l’Europe chez… Goldman Sachs avec dans ses attributions la dette souveraine des Etats de l’Union. C’est donc lui qui vendit à la Grèce (à la droite grecque) la formule magouilleuse élaborée par les voyous de Goldman Sachs pour effacer sa dette et ainsi entrer dans les clous de l’euro. Jamais élu !

 

Alors, et nous, Français ? Pourquoi nous carcagner pour savoir si on mettra Hollande à la place de Sarko ? C’est du pognon et du temps perdu, non ? Autant mettre tout de suite à la tête d’un « gouvernement de technocrates chargé de résoudre le problème de la dette » le si bien nommé…Jean-Claude Trichet ! Ou le représentant pour la France de Goldman Sachs 

 

Quintidi 25 Brumaire 220

 

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14/11/2011

Au bistro de la toile : le racket légal des semenciers.

 

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- La C.V.O., vous savez ce que c’est ? La « Contribution Volontaire Obligatoire »…

 

- Eh ! Oh ! Victor, tu nous prends pour des cons ou quoi ? C’est ce qu’on appelle un oxymore : deux termes assemblés dont l’un dit le contraire de l’autre. Par exemple « l’assourdissant silence », « l’obscure clarté », ou encore « un banquier honnête », etc.

 

 -Voilà. Ça rappelle le tristement célèbre « ARBEIT MACHT FREI »…  Pourtant, cette énormité existe : depuis 2001, l'industrie semencière française prélève une Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) auprès des paysans qui réutilisent leur propre récolte de blé tendre comme semences ! Incroyable mais vrai…

 

- C’est ni plus ni moins qu’un racket légal !

 

- Exact. Alors que la spéculation sur les prix des céréales déclenche une nouvelle crise alimentaire mondiale, l'Union Française des Semenciers (UFS) – puissant lobby de manipulateurs du ministère de l’agriculture - réclame une augmentation de cette taxe sur les semences de ferme et sa généralisation à toutes les espèces cultivées. Le 9 novembre, la Commission Économie de l'Assemblée nationale a examiné une proposition de loi sur les Certificats d'Obtention Végétale qui devrait être soumise au vote des députés courant novembre. Cet examen a été repoussé au 15, c’est-à-dire demain. Cette loi, si elle est adoptée en l'état, interdira aux paysans de réutiliser leurs propres semences à moins de payer des royalties à l'industrie semencière ! Adopté en juillet par l'ancienne majorité sénatoriale, ce texte est soutenu par un gouvernement qui défend les intérêts privés des financiers et des actionnaires des industriels semenciers au détriment de la liberté de cultiver des produits sains et soigneusement sélectionnés naturellement par des générations de paysans.

 

- Et ils ne bougent pas les paysans ? Qu’est-ce qu’ils attendent pour balancer leurs tombereaux de fumier devant les préfectures ?

 

- La Confédération Paysanne et la Coordination Rurale restent farouchement hostiles au texte. « Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, renforce les droits privés de l'industrie semencière au détriment des droits collectifs des paysans. La proposition de loi favorise la confiscation du vivant par cette industrie et la régression de la biodiversité », s’insurge la CP.

« Imposer aux agriculteurs de verser des "royalties" sur leurs récoltes issues de semences fermières, c’est les déposséder de leur droit ancestral et les rendre dépendants des semenciers », note la CR qui ajoute que « ces derniers en ressortiraient renforcés et en quasi possession de l'arme alimentaire ! ».

Par contre la FNSEA ne dit mot et donc consent à ce racket légal. Comme d’habitude…

Le texte présenté à la Commission économique de l’Assemblée nationale précise hypocritement que « les agriculteurs ont le droit d’utiliser sur leur propre exploitation, sans l’autorisation de l’obtenteur, à des fins de reproduction ou de multiplication, le produit de la récolte qu’ils ont obtenu par la mise en culture d’une variété protégée ». Mais « l’agriculteur doit une indemnité aux titulaires des certificats d’obtention végétale dont il utilise les variétés ».

 

- Putaing ! Il est de plus en plus urgent de se débarrasser de cette mafia de sarko-trafiquants.  

 

Sources : http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/le-projet-de-loi-sur-les-certificats-d-obtention-vegetale-porte-a-l-assemblee-nationale-205-75707.html

 

Quartidi 24 Brumaire 220

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

12/11/2011

Bunga! Bunga! Cio et va fan culo!

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Ah ! Je n’ai pas pu m’en empêcher, c’était trop tentant ! Alors, à l’heure de l’Europe, voici une des plus célèbres chansons paillardes de nos fratelli italiani que j’ai un peu berlusconisée :

 

 

Osteria numero uno

Para poun si poun si pan

In osteria non c'è nessuno

Para poun si poun si pan

Solo Berlusconi contro il muro

Per vedere ce l' ha sempre duro

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero due

Para poun si poun si pan

Le mie gambe tra le tue

Para poun si poun si pan

Le tue gambe tra le mie

Cosi fa il Berlusconi

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero tre

Para poun si poun si pan

Berlusconi fa il caffè

Para poun si poun si pan

Fa il caffè a la milanese

Con le pezze de marchese

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero quattro

Para poun si poun si pan

Berlusconi aveva un gatto

Para poun si poun si pan

Con la coda del feline

Si faceva un ditalino

Dà-a  la me biondina

Dà-a la me bionda

 

 

Osteria numero cinque

Para poun si poun si pan

C’è chi perde c’è chi vince

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Se lo prende dentro l’ano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

  

Osteria numero sei

Para poun si poun si pan

E il casino de mi e lei

Para poun si poun si pan

Berlusconi il sporcaccioni

Sbora dentro anche i ciglioni

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero sette

Para poun si poun si pan

Il salame piace a fette

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Il salame piace sano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero otto

Para poun si poun si pan

La marchesa fa il risotto

Para poun si poun si pan

Fa il risotto ben condito

Con la sbora del marito

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria del Vaticano

Para poun si poun si pan

E ucceso un fatto strano

Para poun si poun si pan

Berlusconi con ioccale

Inculava il cardinale

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

 E tutti quanti! Il y en a d'autres!

 

E viva Italia sensa Berlusconi!

 

 

Duodi 22 Brumaire 220

 

 

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11/11/2011

Guerres : le nec plus ultra de la connerie humaine…

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LA GUERRE DE 14-18


Depuis que l'homme écrit l'Histoire,
Depuis qu'il bataille à cœur joie
Entre mille et une guerre notoires,
Si j'étais tenu de faire un choix,
A l'encontre du vieil Homère,
Je déclarais tout de suite:
"Moi, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!"

Est-ce à dire que je méprise
Les nobles guerres de jadis,
Que je me soucie comme d'une cerise
De celle de soixante-dix?
Au contraire, je la révère
Et lui donne un satisfecit
Mais, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

Je sais que les guerriers de Sparte
Plantaient pas leurs épées dans l'eau,
Que les grognards de Bonaparte
Tiraient pas leur poudre aux moineaux...
Leurs faits d'armes sont légendaires,
Au garde-à-vous, je les félicite,
Mais, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

Bien sûr, celle de l'an quarante
Ne m'as pas tout a fait déçu,
Elle fut longue et massacrante
Et je ne crache pas dessus,
Mais à mon sens, elle ne vaut guère,
Guère plus qu'un premier accessit,
Moi, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

Mon but n'est pas de chercher noise
Aux guérillas, non, fichtre non !
Guerres saintes, guerres sournoises,
Qui n'osent pas dire leur nom,
Chacune a quelque chose pour plaire,
Chacune a son petit mérite,
Mais, mon colon, celle que je préfère,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

Du fond de son sac à malices,
Mars va sans doute, à l'occasion,
En sortir une - un vrai délice! -
Qui me fera grosse impression...
En attendant je persévère
A dire que ma guerre favorite,
Celle, mon colon, que je voudrais faire,
C'est la guerre de quatorze-dix-huit!

 

Georges Brassens

 

http://www.youtube.com/watch?v=Rzvbn2X5fH0

 

Et n’oublions pas la chanson de Craonne :

http://www.youtube.com/watch?v=z-yRaEYQNQs

 

Primidi 21 Brumaire 220

 

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10/11/2011

Les sarko-trafiquants fientent sur Colombey

 

 

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Sombres pourceaux stupides, ô cupides menteurs

 

Retournez dans vos bauges, gluants usurpateurs

 

Qui prétendaient, du Grand, détenir l’héritage

 

Alors que vous n’avez ni honneur ni courage.

 

Vous qui osez parlez au nom de ce Géant

 

Alors que vous n’êtes que des hommes de néant,

 

Regagnez votre place, celle de la vermine

 

Qui sur un membre mort, comme vous s’agglutine.

 

Charles le Grand connut la fureur des batailles,

 

La terreur et la mort, et les chairs que l’on taille.

 

Sa valeur était d’or, son glaive était d’airain,

 

Sa gouvernance était celle d’un souverain.

 

Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,

 

Vous choisissez les vôtres parmi les maquereaux.

 

Ses victoires sont Sécurité Sociale,

 

Vote aux femmes, indépendance nationale,

 

Réconciliation avec les Allemands

 

Paix avec l’Algérie et développement.

 

Les vôtres sont régression jusques à l’esclavage,

 

Faim et précarité, répression et chomage.

 

Vous remplissez les poches de vos amis patrons

 

Par la France d’en bas pressée comme un citron.

 

Partez, tristes bouffons à la grasse bedaine,

 

Partez avant que ne se transforme en haine,

 

La puissante colère qui dans le peuple monte,

 

Partez quand il est temps car la révolte gronde.

 

 

 

© VictorAyoli

 

 

 

Décadi 20 Brumaire 220

 

 

 

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09/11/2011

Je dois être un vieux réac : je me méfie du « progrès » technologique !

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Allez faire un tour sur Urtikan.net, vous en verrez et en lirez de belles et de savoureuses ! Par exemple :

Cancer et maladies neurodégénératives

« Des chercheurs du CEA et de l’Université Joseph-Fourier ont mis en évidence que des nanoparticules de dioxyde de titane (nano-TiO2) altèrent une barrière physiologique essentielle pour la protection du cerveau : la barrière hémato-encéphalique. […] Ces résultats suggèrent que la présence de nano-TiO2 pourrait être à l’origine d’une inflammation cérébro-vasculaire. Ils suggèrent également qu’une exposition chronique, in vivo, à ces nanoparticules pourrait entrainer leur accumulation dans le cerveau avec un risque de perturbation de certaines fonctions cérébrales. »

Dans ce communiqué du 26 octobre 2011, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) confirme, huit ans après, les informations de Pièces et main d’œuvre : les nanoparticules fournissent à l’industrie du cancer et des maladies neurodégénératives sa prochaine épidémie.

Depuis 2003 et le premier numéro du bulletin Aujourd’hui le nanomonde, nous dénonçons les promoteurs grenoblois des nanotechnologies – Destot, Fioraso, Vallini, Therme et tout le techno-gratin – qui investissent dans les progrès de l’empoisonnement et dans le cercle mortifère de la croissance économique : plus de toxiques innovants égale plus de malades résolument modernes, donc plus de recherche de pointe pour découvrir les traitements du futur.

Ce 26 octobre 2011, le Commissariat à l’énergie atomique, qui pilote la recherche française en nanotechnologies, admet que nous avions raison. Michel Destot, maire PS-CEA de Grenoble, ne commentera pas le communiqué de son ancienne maison. Lui, l’ingénieur atomiste qui n’a toujours pas réagi à la catastrophe nucléaire de Fukushima, n’avouera pas ses mensonges de 2006, lorsqu’il proclamait en tribune, pour l’inauguration de Minatec : « Car enfin ! de quoi parlons-nous ? D’une révolution technologique majeure porteuse de nombreuses promesses pour notre santé, notre qualité de vie, l’avenir environnemental de la planète, etc. »

Des bidouilleurs du cerveau

Au CEA, il faut distinguer les équipes qui produisent les cancers – après le nucléaire, les nanoparticules – et celles qui prétendent les guérir.
C’est pourquoi on n’entendra pas non plus les responsables de Clinatec, la clinique expérimentale du CEA-Minatec destinée à nous mettre « des nanos dans le cerveau », à propos du communiqué alarmant de leurs collègues. Comprenez bien : le dioxyde de titane nanométrique, dont on produit deux millions de tonnes par an dans le monde, pour en truffer les crèmes solaires, le dentifrice, les peintures murales, le béton et les vitrages autonettoyants, fait en ce moment son chemin dans des millions de cerveaux, promettant aux bidouilleurs de Clinatec des débouchés inespérés. Un fabuleux marché pour leurs implants électroniques cérébraux destinés à corriger les symptômes de la maladie de Parkinson, d’Alzheimer, et des désordres psychologiques provoqués par les agressions chimiques. Après les pesticides et les métaux lourds, place aux nanoparticules (au fait, l’étude du CEA porte sur le dioxyde de titane, mais nous vous en annonçons autant pour les nanotubes de carbone, encore plus répandus dans notre environnement).

Ayant contaminé l’environnement au point de déclencher des pandémies de cancers et de maladies neurodégénératives, les docteurs Mabuse du CEA vous proposent leurs dernières innovations neurotechnologiques pour piloter votre cerveau et vous soumettre à la contrainte électronique, au prétexte de vous soigner. Voilà pourquoi, depuis plus de dix ans, nous dénonçons les nécrotechnologies et le chantage à la santé des technarques qu’il faudra bien, un jour, juger pour leurs malfaisances.

Pièces et main d’œuvre

A lire : Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies, un projet de société totalitaire. Pièces et main d’œuvre (Editions L’Echappée, 2008)
Pour en savoir plus sur Clinatec et les neurotechnologies, lire L’industrie de la contrainte, Pièces et main d’œuvre & Frédéric Gaillard (Editions L’Echappée, oct. 2011)

Publié dans Urtikan  N°24 - 9 novembre 2011

 

 

Nonidi 19 Brumaire 220

 

 

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08/11/2011

OGM : le retour ? Et l’homme mutera vers le zombie…

 

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Le géant de l’industrie chimique allemand BASF a demandé à la Commission européenne l’autorisation de cultiver et de mettre sur le marché des pommes de terre OGM destinées à l’alimentation humaine. Son « avantage » : elle serait résistante au mildiou…

« Fortuna », c’est le nom donné à cette merde destinée à faire la fortune des empoisonneurs patentés. En cas d’autorisation, elle sera sur le marché dès 2014 ou 2015.

Rappelons que BASF, n°1 de la chimie en Europe n’en est pas à son coup d’essai : il a déjà obtenue en 2010 de Bruxelles l’autorisation de commercialiser la première pomme de terre OGM, baptisée Amflora et – parait-il - uniquement destinée à l’industrie de la pâte à papier. Ben voyons. S’ils nous le disent…

Deux OGM seulement sont autorisés à la culture en Europe. Il s'agit du « célèbre » maïs MON810 de Monsanto et donc de cette patate « industrielle » pomme de terre Amflora. Cela ne devrait pas s'arrêter là. BASF développe un colza transgénique enrichi en oméga-3, destiné à la préparation culinaire et aux compléments alimentaires. Un partenariat avec le groupe agroalimentaire américain Cargill qui permettrait de produire à bas prix une huile « riche en acides gras polyinsaturés oméga-3 », qui pourrait être mise à la disposition de l'industrie agroalimentaire et pharmaceutique « d'ici la fin de la décennie ».

Les frites OGM vont donc bientôt sévir… Et risquent de transformer à terme les gogos qui les boufferont en pittoresques zombies…

 

Voici à cet effet un article remarquablement clair – même moi j’ai compris ! – traitant des dangers des OGM, de TOUS les OGM sur le métaboliste humain :

 

Les micro ARN  un pavé dans la marre des OGM ?

Par Bahram Houchmandzadeh Directeur de Recherche au CNRS

Je ne suis pas un anti OGM ; ceci dit, un article parut récemment dans une revue prestigieuse devrait faire avancer sérieusement le camp des adeptes du principe de précaution. L'article n'a pas eu beaucoup d'écho dans la communauté scientifique pour l'instant. L'article montre que les gènes des organismes que l'on mange peuvent modifier notre fonctionnement. 

1- Contexte. L'article concerne les microARN que l'on digère et  il me faut un peu de place pour l'expliquer. L'administration d'une cellule vivante est divisée (moléculairement parlant) entre une banque de données et des travailleurs. La banque de données (une sorte de  disque dur de la même capacité qu'un DVD pour les humains) est appelé ADN. Les travailleurs sont appelé les protéines. Tout le fonctionnement extrêmement complexe d'une cellule est effectué ou dirigé par les diverses protéines (les cellules humaines ont environ 25000 protéines différentes). L'ADN peut être vu comme un immense manuel dont chaque page contient les instructions pour fabriquer une protéine particulière. Ces pages sont appelées les gènes. Certaines protéines "lisent" certaines pages (gènes) et construisent les protéines correspondant à ces pages. Bien que l'ADN humain contienne 25000 gènes, à chaque instant, dans une cellule, on ne peut trouver qu'un petit nombre de protéines effectivement construit, est c'est l'ensemble de ces protéines  en activité qui détermine le fonctionnement d'une cellule. C'est pour cela que les cellules de foie, de l'œil  ou de la peau, bien que possédant exactement le même ADN, ont des activités si différentes.

En 1960, Jacob et Monod ont fait une découverte fondamentale : entre l'ADN et la protéine, on passe par une étape intermédiaire qu'on appelle l'ARN messager. Il faut voir ces derniers comme une photocopie des pages intéressantes et précieuses du manuel (des gènes donc) qui est jeté à la poubelle une fois la construction de protéines achevée.  

Pendant longtemps, l'ARN paraissait comme le parent passif et pauvre de l'ADN et de la protéine. Au fur et à mesure que nos connaissances ont progressé, l'ARN a pris une place de plus en plus importante et certains ont même envisagé que le monde vivant ait commencé par ces molécules. Depuis la fin des années 1990 l'ARN a acquis le statut d'une molécule centrale à travers la découverte des microARN. On s'est rendu compte que certaines pages du manuel (des gènes)  ne contenaient pas des instructions pour construire des protéines, mais pour construire des petits ARN qui n'étaient pas  une étape intermédiaire, mais  le  produit final. Le rôle de ces ARN est de contrôler la production d'autres protéines. Par exemple, si le microARN A est produit, alors la protéine B n'est pas produite. 

2- L'article en question. Dans leur article, la vingtaine de chercheurs chinois qui sont co-auteurs démontrent la chose suivante : contrairement à ce qu'on pensait jusque là, quand on mange quelque chose, les microARN de la chose mangée ne sont pas dégradés lors de la digestion, mais certains trouvent leurs chemins vers l'intérieur de nos cellules. De plus, les microARN des autres espèces que l'on mange peuvent avoir un rôle dans le contrôle de la production des protéines dans nos cellules.    

Voilà deux dogmes brisés d'un seul coup. Concrètement, ces chercheurs ont trouvé dans le sang des humains (chinois) énormément de microARN. En séquençant ces ARN, ils se sont rendu compte que certains de ces microARN provenaient du monde végétal, et ils ont tracé un de ces microARN au riz. Ces microARN ont donc été dans nos cellules (de foie) à un moment ou un autre et sont passés de ces cellules dans le sang ensuite. Ils ont démontré cela sur des souris. Ils ont ensuite démontré que ce microARN étranger (le riz étant une espèce très différente de l'humain ou de la souris) peut contrôler la production dans les cellules de la souris d'une classe importante de protéine qu'on appelle des LDL, responsable du transport du gras (comme le cholestérol) dans le sang. 

 3- Conséquence. L'article peu paraître très technique, mais sa portée est très grande. Premièrement, on croyait jusque là que les gènes que l'on ajoute au patrimoine de nos plantes n'ont aucune conséquence directe chez nous, puisque tout le matériel génétique est dégradé et digéré quand on mange. Deuxièmement, ces gènes provenant d'une espèce très loin de nous ne pouvait avoir un rôle de régulation chez nous. Ce sont ces deux croyances que cet article vient de briser. Certes, on n'ajoute pas (encore)  des séquences codantes pour des microARN dans les OGM; ceci dit, cela démontre que le matériel génétique que l'on mange n'est pas forcément dégradé. On mange du riz depuis très longtemps et nous savons à priori qu'il n'est pas nocif pour nous. Mais qu'en est il des gènes que l'on apporte des autres espèces lointaines que nous ne connaissons pas (evolutionnairement parlant) ? Nous manquons de recul pour avoir une réponse à cette question.

Par Bahram Houchmandzadeh Directeur de Recherche au CNRS

Article publié dans Médiapart le 26 octobre 2011

http://blogs.mediapart.fr/blog/Bahram%20Houchmandzadeh

A diffuser largement !

 

Octidi 18 Brumaire 220 – anniversaire d’une date terrible pour la France

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07/11/2011

Triple Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

 

 

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Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Ils ont mis à genoux la Grèce

Sarko Merkel et les marchés

Sur son dos ils se font des graisses

Ils veulent la baiser couchée

Ces sinistres salauds cyniques

Sucent son sang comm’ des sangsues

Mais c’est pas sûr qu’ils se la niquent

Attention aux coups de massues

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Regardez-les sur la Croisette

Se goberger de leur G20

Le monde sombr’ dans la disette

Ils n’entend’ pas ces cris : « J’ai faim ! »

Leur problème c’est la finance

Le pognon qu’ils volent aux gueux

Leur manière c’est l’arrogance

Mais les retours seront rugueux

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Les charognards qui nous pressurent

Nous prêchent leur austérité

Mais pas pour tous qu’on se rassure

Pas pour les riches ni les banquiers

Donc nous ne risquons pas grand-chose

Assez de se laisser flouer

Car le choix que l’on nous propose

C’est « mourir ou être tué »

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

  

Debout les damnés de la terre

Et la peur changera de camp

Car nous sommes majoritaires

A quatre-vingt-dix-neuf pour cent

Les crapules parasitaires

Les agences de notation

Dans un réflexe salutaire

Coupons-leur à tous les roustons.

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

Sortons les flingues et les haches

Pour éliminer ces bâtards

Foutons le feu où ils se cachent

Bourrons-leur le cul de pétards

Puis nous leur couperons les couilles

Et nous leur boufferons le foie

Pour que ces rois de la magouille

Que tous ces pourris aient les foies

 

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates à la Lanterne

Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

Les pognontocrates on les pendra.

 

© VictorAyoli

 

 

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Septidi 17 Brumaire 220

 

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06/11/2011

Ouiquinde érotico gastronomique : délices exotiques

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Josiane

 

Elle venait de Caen, moi j’arrivais de Cannes,

Ses yeux étaient d’azur, son nom était Josiane.

Au prétexte d’un cours qu’elle avait dû manquer

Je suis monté chez elle, près du quai Malaquais.

 

Pour gravir sept étages, aux pieds j’avais des ailes,

Josiane m’attendait, une Noire avec elle.

J’ai saisi dans quel piège je m’étais fourvoyé

Quand les deux nymphomanes se sont déshabillées.

 

Prestement, goulûment, ces houris me dénudent

Elles m’offrent leur bouche en guise de prélude,

Une Noire, une Blanche sur mon corps excité,

 

Jouent une toccata d’amour et de gaieté.

Caressé, embrassé et violé sans ambages,

J’ai subi, sous leur joug, le plus doux des outrages !

 

 

 

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- Ben mon cochon, Victor, faut avoir la santé

Pour un combat d’amour avec ces excitées !

Violé par deux souris… Tu réalises en somme

Le fantasme érotique que préfère les hommes !

Tous rêvent de subir les assauts sensuels,

Tous rêvent d’être un jour simple objet sexuel,

Pour deux filles en feu s’accordant sur leur corps,

De mourir de plaisir et de crier “ Encor ! ”

Une Noire, une Blanche jouant de ton archet,

Ta substance d’amour dût vite s’assécher…

Avaient-elles prévu, tes charmantes compagnes

Un repas remontant ou au moins du champagne ?

- Tout juste ! Elles avaient, pour vaincre la fatigue

Mitonné de la langue d’agneau avec des figues.

C’est un plat délicat, venu du Sénégal

Et qui fait de tout homme un amant sans égal.

Tu prends deux langues par convive,

Tu les laves bien à l’eau vive,

Tu les mets dans de l’eau salée,

Avec poivre en grains et laurier,

Clous de girofle et céleri,

Une cuillerée de curry.

Pendant que ça mijote, une heure,

Tu fais revenir dans du beurre

Quelques figues bien mures coupées

Avec du gingembre râpé.

Cinq, six minutes, c’est assez,

Après quoi, tu vas déglacer

Au lait de coco : un verre

Plus le jus de deux citrons verts,

Deux cuillers du jus de cuisson

Des langues auquel, sans façon

Tu rajoutes un verre de rhum

Qui va sublimer les arômes.

Tu sors tes langues et tu les pèles,

Tu les tranches en fines lamelles

Oblongues comme des pétales.

Dans ta sauce tu les étales,

Tu couvres et fait cuire à feu doux

Car ton appareil doit réduire

Sans que ça attache surtout,

Quinze minutes vont suffire.

Rectifie le goût avec soin,

Rajoute du sel au besoin.

Dresse sur ton plat de service

En alternant figues et langue.

Ajoute quelques grains d’anis

Et de fines tranches de mangue.

Range le tout comme une fleur :

Pétales autour et sauce au cœur.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

VictorAyoli ©

 

Sextidi 16 Brumaire 220

 

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05/11/2011

Ouiquinde érotique avec tonton Georges

 

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Eh! Amis brassinologues, vous la connaissez celle-là?

 

 

Le blason

 

Ayant avecques lui toujours fait bon ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

 

C’eût été mon ultime chant mon chant du cygne
Mon dernier billet doux mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.

 

C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cette incomparable instrument de bonheur.

 

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin c'est fort malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.

 

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier

 

Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota du même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

 

Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Au charmes de Vénus absolument rétif
Etait ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

 

La malpeste soit de cette homonymie
C'est injuste madame et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

 

Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

 

En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.

 

 

Georges Brassens

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=6lVhNSnXUeg

 

 

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Quintidi 15 Brumaire 220

 

04/11/2011

Halte aux fous de dieu !

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 Des milliers de fondamentalistes catholiques ont manifesté à Paris contre la « christianophobie » et environ 200 ont prié près du Théâtre de la Ville où se joue une pièce de l'Italien Romeo Castellucci intitulée « Sur le concept du visage du fils de Dieu », qu'ils jugent « blasphématoire ». Des troubles mais pas de violence.

Il y a quelques mois, l’exposition d’un cliché de l’artiste américain Andres Serrano dans la galerie de la collection Lambert à Avignon - le « Piss Christ » représentant un Christ en croix plongé dans l’urine – jugée « blasphématoire » par les ultra cathos, a donné lieu à des manifestations violentes - dont le saccage de l’œuvre - de la part de ces illuminés. Des troubles, du vandalisme.

Le 7 octobre dernier à Tunis, Nabil Karoui le patron de la chaine Nessma TV a été menacé de mort, son établissement incendié par les fondamentalistes musulmans pour avoir diffusé le film d’animation « Persepolis », de la réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi. Violences physiques sur des personnes et des biens.

Mardi dernier, c’est le siège parisien de Charlie Hebdo qui subit les attaques de ces fous de dieu : menaces de mort sur les réseaux sociaux, piratage de leur site internet, enfin incendie criminel des locaux du magazine. Violences physiques sur des biens.

Ras les aliboffis des agissements de ces handicapés du cerveau. Le blasphème n’est en aucune manière interdit en France et les lois de la république priment encore (pour combien de temps ?) sur les diktats des illuminés de la « foi », messagers-soldats de la haine et de la mort. Qu’ils croient s’ils veulent, ce qu’ils veulent, mais chez eux, dans la sphère privée ! Qu’est-ce donc que ces abrutis qui veulent « faire mon salut » (!!!???) malgré moi ? Ces fanatiques sont aussi tarés les uns que les autres. Avec tout de même des degrés différents dans la nuisibilité de leurs actes.

 

Ami croyant, renvoie ta foi à ton seigneur
Pour toutes les hontes qui submergent la terre
Et dit à ceux qui parlent en son nom
Qu’ils aillent se faire griller en enfer

 

 

A lire, à relire, à méditer le livre de Michel Onfray – Traité d’athéologie  chez Grasset, dont voici quelques feuilles :

 

(…) près de deux cent cinquante versets - sur les six mille deux cent trente-cinq du Livre - justifient et légitiment la guerre sainte, le djihad. Assez pour que se trouvent noyées les deux ou trois phrases bien inoffensives qui invitent à la tolérance, au respect de l'autre, à la magnanimité ou au refus de la contrainte en matière de religion ( !). Dans un pareil océan de sang, qui peut encore prendre la peine de s'arrêter sur deux ou trois phrases qui invitent plutôt à l'humanité qu'à la barbarie? D'autant que la biographie du Prophète témoigne: on y trouve constamment le meurtre, le crime, l'épée et l'expédition punitive. Trop de pages invitent à l'antisémitisme, à la haine des juifs, à leur spoliation et leur extermination pour qu'un combattant musulman ne se croie pas légitimé à passer les juifs par le fil de l'épée.

 

La communauté musulmane pense comme les membres de l'Alliance: eux aussi se proclament le peuple élu, choisi par Allah, préféré par lui (IX, 19, mais aussi III, 11 0). Or deux prétendants au statut d'élite, c'est un de trop! Croire que les autres sont de race inférieure, qu'il existe des sous-hommes, que Dieu établit une hiérarchie entre les humains en distinguant la petite communauté désignée du restant de l'humanité interdit qu'un autre prétende au même statut que soi. La haine des Hébreux pour les Cananéens hier génère la haine des Palestiniens pour les juifs aujourd'hui, chacun se croyant appelé par Dieu à dominer l'autre - les autres - donc s'imaginant légitime à l'exterminer.

 

Car l'islam refuse par essence l'égalité métaphysique, ontologique, religieuse, donc politique. Le Coran l'enseigne: au sommet, les musulmans, en dessous, les chrétiens, parce que gens du Livre eux aussi, puis, à la suite, les juifs, également partie prenante du groupe, parce que monothéistes. Enfin, après le musulman, le chrétien et le juif, arrive en quatrième position, toutes catégories confondues dans la réprobation générale, le groupe des incroyants, infidèles, mécréants, polythéistes et, bien sûr, athées... La loi coranique qui interdit de tuer ou de commettre des délits ou des massacres sur son prochain concerne seulement de manière restrictive les membres de la communauté: l'umma. Comme chez les juifs.

 

Au sein même de la communauté musulmane de prétendus semblables, la hiérarchie persiste: les hommes dominent les femmes, les religieux dominent les croyants, les fidèles pieux dominent les pratiquants tièdes, les vieux dominent les jeunes. Phallocratie, théocratie, gérontocratie, le modèle tribal et primitif des origines ne cesse pas depuis treize siècles. Il est fondamentalement incompatible avec les sociétés issues des Lumières. Le musulman n'est pas fraternel : frère du coreligionnaire, oui, mais pas des autres, tenus pour rien, quantités négligeables ou détestables.

 

Le local comme universel. En lecteurs de Carl Schmidt qu’ils ne sont pas, les musulmans coupent le monde en deux: les amis, les ennemis. D'un côté, les frères en islam, de l'autre, les autres, tous les autres. Dâr al-islam contre dar al-harb : deux univers irréductibles, incompatibles, régis par des relations sauvages et brutales: un prédateur une proie, un mangeur un mangé, un dominant un dominé. Comme dans la plus banale des jungles, les félins entre eux, et le reste du territoire à soumettre, asservir et posséder. La loi qui règle le rapport entre les animaux.

 

Une vision du monde pas bien éloignée de celle d'Hitler qui justifie les logiques de marquage, de possession, de gestion et d'extension du territoire. Le renard et le poulailler, le faucon et sa proie, le lion et la gazelle, les forts et les faibles, l'islam et les autres. Pas de droit, pas de loi, pas de langage, pas d'échange ou de communication, pas d'intelligence, pas de cerveau, mais des muscles, de l'instinct, de la force, du combat, de la guerre et du sang.

 

L'universel ? Le local moins les murs - pour paraphraser Miguel Torga. Le tribal du VIIème siècle, le féodal du désert arabe, le clanique primitif transposé à chaque fois sans changement dans la civilisation du moment, y compris la nôtre, postmoderne, hyper industrielle et numérique. Le village du désert devient le modèle du monde. L'oasis où rien ne pénètre depuis des siècles, sinon les caravanes nomades chargées de denrées de première nécessité, fonctionne comme archétype social, humain, métaphysique et politique.

 

Un livre datant des premières années de 630, hypothétiquement dicté à un gardeur de chameaux illettré, décide dans le détail du quotidien de milliards d'hommes à l'heure de la vitesse supersonique, de la conquête spatiale, de l'informatisation généralisée de la planète, du temps réel et universel des communications généralisées, du séquençage du génome humain, de l'énergie nucléaire, des premières heures du post-humain... La remarque vaut pour les louba­vitchs accrochés à la Torah et au Talmud qui partagent eux aussi une semblable ignorance du temps qui passe.

 

Comme sous la tente il y a mille cinq cents ans, la famille constitue le noyau. Pas la communauté nationale ou patriotique, encore moins l'entité universelle ou cosmopolitique, mais celle du chef de famille possédant ses deux, trois ou quatre femmes soumises - car la polygamie primitive persiste dans le Talmud comme dans le Coran (IV, 3) - au milieu d'enfants nombreux - une bénédiction de Dieu, l'autorité procédant d'Allah, bien sûr, mais par la voix du Père, du Mari, de l'Epoux, figures de Dieu sous la toile en poil de chèvre.

Toute action se vit sous le regard de la tribu qui la juge à l'aune de la conformité aux règles coraniques ou musulmanes. Le père, mais aussi, dans une logique phallocrate totale, le grand frère, le frère et autres variations sur le thème du mâle. Le lieu de la religion incarnée, donc du politique et de la théocratie, c'est la cellule de base de la société: ni Platon - dans La République -, ni Hegel - dans Les principes de la philosophie du droit -, ni Mussolini, ni Hitler, ni Pétain et autres fascistes ne s'y trompent: tous savent que le début de la communauté, la généalogie de la collectivité se noue là, dans l'espace intime de la famille - la tribu primitive. Lire ou relire Engels et L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat pour s'en convaincre...

 

 

Quartidi 14 Brumaire

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