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31/01/2012

Au bistro de la toile: c’est quoi le « modèle allemand » que veut nous vendre Sarko ?

chimulus bistro copie.jpg

 

- Wie geht es dir, Loulle? EinGlas Rotwein, bitte!

 

- Oh! Herr Victor, vasistas? Qu’est-ce qu’il t’arrive? T’as la casquàboulonite ?

 

- Ben, faut se mettre au goût du jour non ? Not’bon président ne jure plus que par l’Allemagne. Alors faut se reconvertir. Hast du gehört ! Ça va réchauffer des souvenirs...

 

- Il est tout de même vrai  qu’en termes de croissance économique, de chômage, de commerce extérieur et de maîtrise de la dette publique les statistiques allemandes peuvent séduire : une croissance économique de 3 % en 2011 et un taux de chômage de 5,5 % en novembre 2011… Ça laisse rêveur…

 

- Ça, c’est ce que chantent sur l’air des lampions les thuriféraires du modèle ultralibéral initié par le « socialiste » Gerhard Schröder et imposée par Merkel et que reprennent comme des perroquets les sarko-trafiquants. L’Organisation Internationale du Travail remet fort opportunément les pendules à l’heure dans un rapport au vitriol publié le 24 janvier sur la stratégie allemande de massacre des salaires à l’œuvre depuis une décennie. En plombant la croissance européenne, la politique des bas salaires allemands serait, selon l’institution onusienne, la cause structurelle des difficultés actuelles de la zone euro : « Les coûts du travail en Allemagne ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques".

 

- En clair, ça veut dire quoi ?

 

- Ça veut dire que le marché intérieur allemand s’est rétréci au même rythme que les salaires, plombant ainsi les exportations vers l’Allemagne des produits des autres pays de la zone euro. L’Allemagne « d’en-bas »  n’ayant pas de pognon, elle n’achète donc pas de produits français, italien, espagnols, grecs, etc. De plus pour rester compétitifs avec les produits allemands – pour beaucoup fabriqués en Pologne, Tchéquie ou Roumanie puis assemblés en Allemagne pour avoir l’estampille vendeuse « made in Germanie » - les partenaires de l’Allemagne sont contraints à durcir leur austérité salariale. Avec au bout de la route la récession qui se profile sur toute la zone euro ! Et parallèlement une envolée de la dette qui a plus que doublé en France sous Sarkozy.

 

- Pourtant les Allemands nous en foutent plein la vue avec leurs grosses bagnoles…

 

- Illusion Loulle. Illusion ! Ils sont de moins en moins nombreux à pouvoir venir faire les beaux chez nous. Il y a de plus en plus de pauvres et de précaires chez eux où le Smic n’existe pas. Comme le souligne le rapport, ce sont tout particulièrement les catégories de salariés les plus fragiles qui ont supporté le poids de l’ajustement salarial, puisque les créations d’emplois ont porté essentiellement sur des emplois précaires à bas salaires dans le secteur tertiaire. Les "working poors" (travailleurs pauvres) qui alimentent la progression de la pauvreté en Allemagne ne sont donc plus un mythe depuis longtemps Outre-rhin, la politique de flexibilisation du travail du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, engagée en 2003, politique synonyme de précarisation de l’emploi, ayant une lourde responsabilité en la matière selon le rapport. Voilà le modèle que nous vante et veut nous « vendre » Sarko.

 

- Mouais… Alors restons Vranzais ! Tè ! C’est ma tournée.

 

- Prosit !

 

 

Duodi 12 pluviose 220

 

Merci à Chimulus

 

 

30/01/2012

La pieuvre ACTA = attaque contre la démocratie.

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Pendant le dérisoire cinéma de Pinocchio et sa logorrhée médiatique, 22 pays membres de l’Union européenne, dont la France, sous la pression de la Commission européenne du sinistre Barosso viennent de signer à Tokyo un acte liberticide imposé par les multinationales yankees : le traite ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou accord commercial anti-contrefaçon). Il s’agit d’un accord négocié secrètement de 2007 à 2010 par un petit "club" de pays (39 pays, dont les 27 de l'Union européenne, les États-Unis, le Japon, etc.). Négocié plutôt que débattu démocratiquement, ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement. Lorsqu’on sait que ce traité scélérat a été comploté sous l’égide de l’O.M.C., on ne peut qu’être suspicieux !

 

Ce traité camoufle sa nocivité derrière un concept : renforcer la coopération internationale dans la lutte contre la contrefaçon. Il ne se limite pas aux médicaments et aux produits de luxe, et vise également à combattre le téléchargement illégal (musique, films, logiciels...).

 

Juridiquement, il a été négocié en tant qu'accord commercial, ce qui lui permet d'être adopté plus rapidement et de faire l'objet de moins de débats. Mais ce traité met en place des sanctions judiciaires, ce qui est très inhabituel pour un texte de ce type.

 

Il prévoit notamment une « collaboration » accrue entre fournisseurs d'accès à Internet et les ayants droit. Ce que dénonce la Quadrature du Net, organisation de défense des libertés sur Internet :

 

« Cela signifierait que les missions de police (surveillance et collection de preuves) et de justice (sanctions) puissent être confiées aux acteurs privés, contournant ainsi l'autorité judiciaire et le droit à un procès équitable. » C’est le retour des lettres de cachet !

 

Oxfam France de son côté met en garde contre un traité qui constitue une vraie menace pour l’accès aux médicaments génériques dans les pays du sud et à terme dans les pays du Nord.

 

ACTA a été négocié dans le plus grand secret entre 2006 et 2010, sans que la possibilité n’ait été donnée à la société civile, les patients et même de nombreux États de suivre et de contribuer librement aux négociations [1 ]. Résultant d’un processus clairement antidémocratique, cet accord touche pourtant à des domaines vitaux comme la santé, l’agriculture et la liberté d’expression [2 ] et aura un impact considérable sur la vie de milliers de personnes.

 

Pour Oxfam France, ce traité surprotège les intérêts privés des multinationales pharmaceutiques au détriment de l’intérêt public et fait des fabricants de génériques des coupables présumés. Sous prétexte de lutter contre la contrefaçon des biens, ACTA est un dispositif extrêmement répressif qui met en danger l’accès aux génériques de plusieurs manières :

  • il donne le pouvoir abusif aux douanes européennes de saisir, détruire ou renvoyer aux expéditeurs à leurs frais des médicaments génériques importés en Europe ou en transit sur un simple soupçon d’"utilisation d’une marque confusément similaire" invoquée par un laboratoire.
  • il renforce délibérément l’amalgame entre faux médicaments et médicaments génériques, stigmatise les fabricants de génériques, fait peser sur eux la charge de la preuve et ne prévoit aucune réparation du préjudice subi en cas de saisies abusives.
  • il cible les intermédiaires techniques de la chaine de production des médicaments génériques en les menaçant de lourdes peines, ce qui risque de les dissuader de travailler avec les fabricants de génériques.

 

Concrètement, cela signifie qu’ACTA met en danger la production de génériques à bas prix. Pour Oxfam France, s’il venait à être adopté par les pays européens (le parlement n’a pas encore ratifié – NDLR), ACTA risque clairement de limiter l’accès aux génériques et de miner les efforts internationaux entrepris jusqu’ici pour répondre aux besoins sanitaires des pays du sud. Des millions de personnes vont être privées de traitement, à l’heure où les ressources financières allouées à la santé dans le monde font cruellement défaut. Mais aussi, dans un contexte inédit de restriction budgétaire, ACTA va compromettre les efforts de maitrise du niveau de dépense pharmaceutique au Nord grâce notamment à la substitution par les génériques.

 

"Si l’objectif des États est de protéger la santé de leurs citoyens et d’assurer l’accès à des médicaments de qualité, leur démarche doit être toute autre. D’une part, l’accès de tous aux médicaments essentiels de qualité doit s’appuyer sur la concurrence générique. D’autre part, la qualité des produits de santé doit quant à elle reposer sur le renforcement de l’indépendance et de l’expertise des autorités nationales de régulation du médicament", souligne Marame Ndour d’Oxfam France.

 

C’est pourquoi face à la signature par le Conseil de l’UE de cet accord qui ouvre la procédure de ratification par le parlement, il est urgent :

  • de la part des responsables politiques de permettre aux citoyens européens de mener un débat public et transparent sur les implications concrètes de ce traité.
  • d’exiger de nos parlementaires européens de rejeter un tel accord qui risque de nuire gravement aux libertés et à la santé des peuples.

 

 

Sources :

http://www.oxfamfrance.org/L-acces-aux-medicaments-generiques,1273

http://www.humanite.fr/mot-cle/kader-arif

 

 

Primidi 11 pluviose 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

29/01/2012

Ouiquinde gastronomique du côté du Bosphore

istambul.jpg

 

Alors que les rodomontades de la Lumière de l'Elysée nous ont fâchés pour de bas calculs électoralistes avec ce peuple naturellement et traditionnellement francophile que sont les Turcs, faisons une petite incursion dans les cuisines du Bosphore, dans les petites échoppes du pont Galata:

 

Les KADINBUDU KOFTE (boules de viandes "cuisses de femme")

 

On sait être coquin du côté du Bosphore

Faire vibrer les sens et jubiler les corps,

Car au pays du grand Nasr Eddin Hodja

- Ce savoureux poète, celui qui érigea

Dans son œuvre subtile un monument d’humour

Où bon sens, paillardise riment avec amour –

On aime conjuguer les plaisirs de la table

Avec ceux du divan, tout aussi agréables.

C’est ainsi que l’on mange, près du pont Galata

Les « cuisses de jolies femmes » : Kadinbudu kofta.

 

Faites cuire à grande eau un grand verre de riz

Et préparez le reste durant le temps qu’il cuit :

Emincez une oignon de taille convenable,

Hachez une livre de bœuf de bonne étable

Malaxez à la main tout en incorporant

Une cuillère à soupe de baies qui, au Levant

Portent le nom de kuş uzumu, à défaut

Mettez des baies de myrtes ; ça c’est une info

Me venant d’une Etoile qui connaît le pays

Pour y avoir vécu, et aimé, et joui !

Ajoutez une cuillère à café de piments

Rouges, des pignons ; salez normalement

Puis une cuillerée de poudre de cannelle

Du persil, de l’aneth pour le goût sensuel,

Vous ajoutez un œuf puis le riz égoutté

Malaxez bien le tout ; avec un doigt, goûtez,

Remontez en épices si c’est indispensable

Enfin confectionnez sur le bord de la table

Des fuseaux allongés comme cuisses de femmes

Objets de nos désirs autant que de nos flammes.

Puis dans deux œufs battus vous passez les boulettes

Un peu de chapelure et les cuisses sont prêtes.

Faites-les frire à l’huile et servez sans maraude :

Les cuisses les meilleures sont toujours les plus chaudes !

Cessons pour aujourd’hui ces contes culinaires,

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

1/2kg de viande de bœuf hachée, 1 verre à thé (100 ml) de riz, 1 oignon de taille moyenne, 1 cuillère à soupe de pignons, 1 cuillère à soupe de kuş uzumu (C'est très petit, rond et noir. C’est une petite baie comme la myrte. Les Turcs l’utilisent séchée), 1 cuillère à thé de piment rouge, 1 cuillère à thé de cannelle

1 cuillère à café de sel,1 œuf, un peu d’aneth et un peu de persil. Pour couvrir les boules avant de les frire:

2 œufs battus et de la chapelure.

 

Boissons conseillées :

Bien sûr le thé si on veut se la jouer à l’orientale… mais on n’est pas obligé !

Ce plat parfumé et relevé s’accorde parfaitement avec des vins rosés frais, soyeux et parfumés comme…des cuisses de femmes.

A EVITER ABSOLUMENT : les tristes breuvages dits « rosés Barroso », du nom du détestable  président de la Commission européenne, promoteur – sur la demande du super faux-cul Michel Barnier - des vins « zéros » et non « rosés » confectionnés industriellement par coupage de mauvais vins blancs avec des rouges dégueulasses.

 

 

Décadi 10 pluviose 220

 

Photo X - Droits réservés

 

28/01/2012

Ouiquinde érotique avec Georges Brassens

brassens à table.jpg

 

Les radis

 

Chacun sait qu'autrefois les femm's convaincues d'adultère
Se voyaient enfoncer dans un endroit qu'il me faut taire
Par modestie...
Un énorme radis.

Or quand j'étais tout gosse, un jour de foire en mon village,
J'eus la douleur de voir punir d'une épouse volage
La perfidie,
Au moyen du radis.

La malheureuse fut traînée sur la place publique
Par le cruel cornard armé du radis symbolique,
Ah ! sapristi,
Mes aïeux quel radis !

Vers la pauvre martyre on vit courir les bonn's épouses
Qui, soit dit entre nous, de sa débauche étaient jalouses.
Je n'ai pas dit :
Jalouses du radis.

Si j'étais dans les rangs de cette avide et basse troupe,
C'est qu'à cette époqu'-là j' n'avais encor' pas vu de croupe
Ni de radis,
Ça m'était interdit.

Le cornard attendit que le forum fût noir de monde
Pour se mettre en devoir d'accomplir l'empal'ment immonde,
Lors il brandit
Le colossal radis.

La victime acceptait le châtiment avec noblesse,
Mais il faut convenir qu'elle serrait bien fort les fesses
Qui, du radis,
Allaient être nanties.

Le cornard mit l' radis dans cet endroit qu'il me faut taire,
Où les honnêtes gens ne laissent entrer que des clystères.
On applaudit
Les progrès du radis.

La pampe du légume était seule à présent visible,
La plante était allée jusqu'aux limites du possible,
On attendit
Les effets du radis.

Or, à l'étonnement du cornard et des gross's pécores
L'empalée enchantée criait : "Encore, encore, encore,
Hardi hardi,
Pousse le radis, dis !"

Ell' dit à pleine voix : "J' n'aurais pas cru qu'un tel supplice
Pût en si peu de temps me procurer un tel délice !
Mais les radis
Mènent en paradis !"

Ell' n'avait pas fini de chanter le panégyrique
Du légume en question que toutes les pécor's lubriques
Avaient bondi
Vers les champs de radis.

L'œil fou, l'écume aux dents, ces furies se jetèrent en meute
Dans les champs de radis qui devinrent des champs d'émeute.
Y en aura-t-y
Pour toutes, des radis ?

Ell's firent un désastre et laissèrent loin derrière elles
Les ravages causés par les nuées de sauterelles.
Dans le pays,
Plus l'ombre d'un radis.

Beaucoup de maraîchers constatèrent qu'en certain nombre
Il leur manquait aussi des betterav's et des concombres
Raflés pardi
Comme de vils radis.

Tout le temps que dura cette manie contre nature,
Les innocents radis en vir'nt de vert's et de pas mûres,
Pauvres radis,
Héros de tragédie.

Lassés d'être enfoncés dans cet endroit qu'il me faut taire,
Les plus intelligents de ces légumes méditèrent.
Ils se sont dit :
"Cessons d'être radis !"

Alors les maraîchers semant des radis récoltèrent
Des melons, des choux-fleurs, des artichauts, des pomm's de terre
Et des orties,
Mais pas un seul radis.

A partir de ce jour, la bonne plante potagère
Devint dans le village une des denrées les plus chères
Plus de radis
Pour les gagne-petit.

Certain's pécor's fûtées dir'nt sans façons : "Nous, on s'en fiche
De cette pénurie, on emploie le radis postiche
Qui garantit
Du manque de radis."

La mode du radis réduisant le nombre de mères
Qui donnaient au village une postérité, le maire,
Dans un édit
Prohiba le radis.

Un crieur annonça : "Toute femme prise à se mettre
Dans l'endroit réservé au clystère et au thermomètre
Même posti-
Che un semblant de radis

Sera livrée aux mains d'une maîtresse couturière
Qui, sans aucun délai, lui faufilera le derrière
Pour interdi-
Re l'accès du radis."

Cette loi draconienne eut raison de l'usage louche
D'absorber le radis par d'autres voies que par la bouche,
Et le radis,
Le légume maudit,

Ne fut plus désormais l'instrument de basses manœuvres
Et n'entra plus que dans la composition des hors-d'œuvre
Qui, à midi,
Aiguisent l'appétit.

Paroles: Georges Brassens. Musique: Georges Brassens   1957 © Editions musicales 57

 

 

Ecoutez cette excellente interprétation de Pacachade  :

 

http://www.youtube.com/watch?v=SkpWp1gCgRg

 

Nonidi 9 pluviose 220

 

Photo X - Droits réservés

27/01/2012

Vive la révolution pâtissière !

tarte crême.jpg

 

 

Ce matin je n’ai pas le temps d’élucubrer mais je vous mets une petite perle de la Toile.

Hum !

Savoureux.

On ne s’en lasse pas !

 

http://www.youtube.com/watch?v=LHK7hHh1u8M&feature=player_embedded

 

Octidi 8 pluviose 220

 

Photo et video  X – Droits réservés

 

 

26/01/2012

Rencontre de Davos : Les Charlots font du ski !

davos 2012 flics face à occupy WS.jpg

 

Ah ! Ils ont bonne mine les « maîtres du monde » qui, chaque année à Davos, viennent baver leurs fiel ! 3.500 flics pour les protéger, une barrière de 18 km ! Et des mètres de neige… Enfermons-les ! Mettons-les au congélateur ! Parait que pour l’instant c’est calme. Les flics se contentent de faire le pied de gru en se gelant les couilles et de relever les identités des militants du mouvement « Occupy Wall Sreet », les « Indignés » érazuniens qui font souffler un air nouveau chez les yankees. Ceux-clà ont monté, à côté des quatre étoiles des pingouins, un village non pas de toile, mais…d’igloos ! Ils inscrivent en lettres énormes sur le tableau blanc de la neige des slogans anticapitalistes où l’humour le dispute à la véhémence.

 

Ce mouvement nie toute légitimité à la rencontre des principaux dirigeants de l'économie et de la politique internationales à Davos, estimant qu'ils ne représentent les intérêts que d'un pour cent de la population et décident du sort de sept milliards d'êtres humains sur la planète. « Les 99% vous pissent à la raie » leur disent-ils en lettres rouge sur la neige !

 

 

Parait qu’ils n’ont pas le moral cette année les « maîtres du monde ».  Et ils ne sont pas tranquilles, comme s’il y avait des cailloux dans leur caviar. Klaus Schwab, le fondateur de ces rencontres de Davos, bêle que « le capitalisme a perdu ses repères » et souhaite regagner la confiance de l’opinion publique. Ben voyons, Kiki, on va te croire. Ils envisagent même d’inviter les dirigeants des « Occupy Wall Sreet » à une rencontre sur l’avenir du capitalisme ! Voilà-t-il pas qu’ils fientent dans leurs calbars parce qu’ils sentent et redoutent la rugosité du chanvre de la corde les « maitres du monde » !

 

 

Ils sont là haut quelques 2500. Ils sont entièrement responsables de la merde économique dans laquelle le monde entier se débat. Ils prétendent pourtant continuer à régir l’existence de 7 milliards d’individus. Qui sont-ils pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ?

 

Les réponses sont simples.

 

Ils sont les représentants de quelques dizaines de mafias financières, de quelques centaines de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent en quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites. Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

 

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules.

 

Ah ! S’il pouvait y avoir une énorme avalanche sur Davos !

 

 

Septidi 7 pluviose 220

 

Photo X - Droits réservés

25/01/2012

Au bistro de la toile : le temps (de Sarko), c’est beaucoup d’argent (de nos poches) !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t’as balancé grave sur les dépenses abyssales de Microlax 1er. Mais 500 milliards d’euros, on ne visualise pas…

 

- Un ami à moi, Danivance, a fait un petit calcul qui éclaire la chose : 500 milliards soit 500.000.000.000 d’euros. Sort ta calculette Loulle et faisons un petit calcul… 5 ans de 365 jours (on lui fait cadeau du jour de rabiot de l’année bissextile), ça fait ?

 

- 1.825 jours.

 

- Multiplié par 24 heures, ça fait ?

 

- 43.800 heures.

 

- Multiplié par 60 minutes, ça fait ?

 

- 2.628.000 minutes

 

- Multiplié par 60 secondes, ça fait ?

 

- 157.680.000 secondes.

 

- Divisons donc l’augmentation de la dette due à l’incompétence de Sarko et aux cadeaux faits à ses amis du Fouquet’s, soit 500 milliards, par ce chiffre. Calcule Loulle.

 

- Attends, je m’y perds dans tous ces zéros.

 

- Prends ton temps. C’est vrai que les zéros profusent dans l’entourage de l’Axe de la galaxie…

 

- Ça nous fait donc pour chaque seconde de mandat de Sarkozy une augmentation de la dette – qui s’ajoute à la dette que le Phénix de Neuilly a trouvé en arrivant aux affaires – de 3.171 euros !

 

- Putaing ! Ça en fait des canons ça ! Tè ! Met ma tournée Loulle. Pour oublier…

 

Sextidi 6 pluviose 220

 

Merci à Chimulus 

 

24/01/2012

Le brillant Sarko-bilan : l’homme qui coûte 500 milliards à la France !

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Eh ! Les sarko-trafiquants vont sortir un trac à six millions d’exemplaires pour vanter le bilan de Sarko ! Z’ont pas de vergogne… Le meilleur raccourci du bilan de Sarko c’est celui des chiffres de la dette.

 

Emmanuel Lévy et Mélanie Delattre, journalistes à Marianne et au Point mettent les pendules à l’heure dans un livre « Un quinquennat à 500 milliards : le vrai bilan de Sarkozy » : (…) « Sur les 632 milliards d’accroissement total de la dette – passée en cinq ans de 1 150 milliards d’euros à 1 780 –, la crise n’a compté que pour 109 milliards. Le reste est le fruit d’une mauvaise gestion du passé qui n’a pas été corrigée (370 milliards d’euros) et de décisions prises pendant le quinquennat qui ont considérablement puisé dans les ressources de l’État (153 milliards d’euros), soit au total un peu plus de 520 milliards d’euros. Le prix du mandat Sarkozy. »

 

Tout ce qu’on trouvera sur les six millions de tracs UMP n’est que baratin et communication.

 

Sources :

http://www.marianne2.fr/L-homme-qui-a-coute-500-milliards-a-la-France_a214413.html?print=1

 

http://www.amazon.fr/quinquennat-500-millards-bilan-Sarkozy/dp/2755505877

 

Quintidi 5 pluviose 220

 

Illustration Soulcié

 

23/01/2012

Corbeil-Essonnes : l’hôpital de la honte.

hôpital Corbeil-Essonnes1.jpg

 Le triple A mode Sarko, c’est fini. Bon débarras. Mais le triple P, vous connaissez ? C’est une invention très ultralibérale des sarko-trafiquants qui consiste en un partenariat public privé. En clair, pour la construction de grandes infrastructures, le privé construit et entretien à ses frais et le privé utilise l’infrastructure moyennant un loyer annuel avec un bail de trente ans. C’est beau sur le papier. Dans la réalité c’est une usine à gaz qui consiste à pomper le pognon du public pour le transférer dans les poches du privé.

La vitrine de ces PPP est le nouvel hôpital Corbeil-Essonnes. Dans les années 2000, les conseils d'administration des deux hôpitaux de Corbeil-Essonnes et d’Evry décident la fermeture des sites, pourtant quasi-neuf  car construits tous deux dans les années 80 dans la perspective de la construction d'un site unique pour ce bassin de population. L’opération doit se faire selon la procédure du PPP. C’est la société Eiffage qui enlève le marché. Le ministre de la santé qui a signé ce partenariat est un certain Douste-Blazy (le nouvel « ami » de Bayrou). Et en route les bulldozers, et coule béton. Le chantier est officiellement terminé depuis le 17 janvier. Parait que c’est aussi accueillant qu’un aéroport ! Des couloirs de plus de cent mètres. Bonjour la chaleur humaine…

Et c’est un beau bordel ! On découvre début 2011 que l'hôpital, truffé de malfaçons (8 000 erreurs constatées par huissiers sur le site), n'est pas prêt d'ouvrir et qu'Eiffage demande une "rallonge" de 100 millions d'euros pour terminer les travaux ! Quant au loyer, évalué à l'origine à 29 millions d'euros annuels, il s'élèvera à près de 43 millions d'euros chaque année ! Un gouffre abyssal. Un rapport de la chambre régionale des comptes épingle quant à lui le PPP, décrivant une "opération juridique contraignante et aléatoire" et évalue à 500 millions d'euros les économies qu'aurait occasionnées une maîtrise d'ouvrage publique dans la construction du site. Et voilà le travail ! 500 millions d’euros que le privé vole au public « grâce » à cette horreur qu’est la PPP !

Cet hôpital est toujours inoccupé car insalubre et mal conçu. Le Centre hospitalier sud-francilien paie pourtant depuis plus d’un an un loyer exorbitant à Eiffage. Tout le monde reconnaît l’échec du « partenariat public-privé » : un gâchis financier et sanitaire. Financier : 500 millions de trop payé à la sortie ; sanitaire : selon Didier Lecointe, responsable sanitaire de l’établissement, le boulot a été mal fait. Par exemple des meubles en aggloméré, « véritables nid à bactéries » (bonjour les maladies nosocomiales !) dans la salle de réanimation, pas de biberonnerie ni de chambres mère-enfants, de l’eau à 25% véritable bouillon de culture alors que la loi impose 60°, etc. 8000 malfaçons ont été constatées par huissier !

Des économies drastiques sont imposées afin de pouvoir payer le loyer de près de 4 millions d’euros par mois ! Au détriment de l’offre de soin ainsi sacrifiée au profit des bénéfices d’une société privée !

Eh ! François, toi que l’on a découvert pugnace, volontaire, réaliste et…de gauche hier, voilà un premier chantier à dépoussiérer lorsque tu seras au pouvoir. D’autant plus que…c’est chez ton porte-parole, Manuel Vals !

 Quartidi 4 pluviose 220

 Photo X – Droits réservés 

22/01/2012

Ouiquinde gastronomique : Lucie et les pieds de cochon comme chez Lucifer

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Hier, pour fêter le jour où la Révolution a tranché entre république et royauté – et par voie de conséquence le col du ci-devant Capet Louis le seizième – j’ai mangé trois pieds de cochons ! Des pieds comme les prépare Lucifer ! En pensant à la douce et ardente Lucie !

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension.

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice.

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-Dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : « Laisse-moi ces deux-là,

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ! »

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

 

Les pieds de cochon comme chez Lucifer

 

— Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

— D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

— Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, mets tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds fort embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.

Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

 

Tridi 3 pluviose 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

21/01/2012

Ouiquinde érotique : fêtons la Saint-Cochon

cochonsquiniquent copie.jpg

 

Le bon roi Dagobert

 

1 - Le bon roi Dagobert
Baisait à tort et à travers
Le grand Saint-Eloi
Lui dit oh mon roi
Votre Majesté
Va se fatiguer
"Cochon!" lui dit le roi
"Tu voudrais bien foutre pour moi"
.

2 - Le bon roi Dagobert
Enfilait les femmes à l'envers
Le grand Saint-Eloi
Lui dit oh mon roi
Vous êtes entré
Du mauvais côté
"Crétin" lui dit le roi
"Tu sais bien que l'envers vaut l'endroit"
.

3 - C'est le roi Dagobert

Qui bandait toujours comme un cerf

Le grand Saint-Eloi

Lui dit oh mon roi

On voit votre gland

Ce n'est pas élégant

Le roi dit aussitôt

"Bon je vais y accrocher mon chapeau".

 

4 - Le bon roi Dagobert
Avait toujours la queue à l'air
Le grand Saint-Eloi
Lui dit oh mon roi
Au mois de décembre
Faut rentrer son membre
Le roi lui dit très fier
"Rien ne vaut le vit au grand air"
.

5 - Le bon roi Dagobert
Etait demeuré très primaire
Au grand Saint-Eloi
Qui lui demanda
"Dites-moi au moins
Combien font un et un?"
Il gueula comme un boeuf
"Un et un, ça fait soixante-neuf"
.

6 - Le bon roi Dagobert
Se faisait sucer au dessert
La reine fort choquée
Lui dit c'est assez
Devant tout le palais
C'est vraiment très laid
Le roi lui dit: "Souveraine,
On ne doit pas parler la bouche pleine"
.

 

7 - Le bon roi Dagobert
En mourant fit cette prière
"Mon cher Saint-Eloi
Je voudrais ma foi
Que l'on mît à part
Mon grand braquemart
Il servira d'ailleurs
De sceptre à tous mes successeurs"
.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=PduhKWFfFOk&feature=player_embedded

 

Duodi 2 pluviose 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

20/01/2012

ALERTE : LE MEDEF ATTAQUE !

 

hyènes avec charogne en bouche.jpg

 

Il a fait son tour de chauffe le Sarko avec son « sommet social ». Une tentative d’enfumage de plus mais qui n’a fait que rigoler les syndicats. Ce qu’il mijote, c’est de casser la baraque avant de se barrer. Il va sortir la grosse Bertha le 29 janvier pour tenter d’imposer à la cosaque les mesures qui achèveront le modèle social « à la française » issue du Conseil National de la Résistance. Marionnette du Medef, c’est lui qui sera à la manœuvre pour tenter de faire passer un max de mesures antisociales.

 

Voilà plusieurs semaines que le ban et l’arrière ban de toutes les officines ultralibérales gravitant autour du Medef font le forcing sur tous les médias pour matraquer leur crédo bidon : trop de charges patronales, pas assez de travail, travail trop payé, pas assez de flexibilité, manque de compétitivité par rapport à l’Allemagne, et patin coufin ! Et ils sont hargneux ! Définitifs ! Avides ! Cyniques ! Sans vergogne ! Ils profitent de la « catastrophe » de la perte du AAA pour pousser leurs feux. Ils attaquent tous azimuts. Gérard Filoche a listé leurs cibles :

 

- Remise en cause des 35 h, soit par suppression de la durée légale, soit par les 37 h avec baisse des salaires par suppression des majorations des heures supplémentaires ;
- Suppression de la 5° semaine de congés payés ;
- Suppression du Smic universel remplacé, comme la durée légale, par un Smic négocié par branche ;
- Développement forcé et généralisé du chômage partiel par seule décision patronale avec salaires abaissés à 60 %, 75 %, sans qu’aucun salarié ne puisse refuser en se réclamant de son contrat de travail ;
- Prédominance des contrats imposés au niveau de l’entreprise sur la loi, avec possibilité de baisses de salaires, de baisses d’horaires, au gré de l’employeur ;
- Remise en cause du CDI avec ces CDD de trente mois, la systématisation des ruptures individuelles non motivées ;
- Casse du statut de la fonction publique en précarisant l’ensemble des fonctionnaires qui subissent déjà un jour de carence et 0,27 % de salaire mensuel en moins ;
- Abaissement massif des salaires bruts en transférant les cotisations sociales payées par les patrons en TVA (dite sociale) payée par les salariés ;
- Permettre que tous les apprentis (600.000) puissent travailler de nuit et le dimanche (Villepin avait ouvert l’apprentissage aux enfants de 14 ans et le travail de nuit et du dimanche qu’à partir de 15 ans seulement) ;
- Totale déréglementation du travail du dimanche, fin du principe de repos dominical ;
- Multiplier et vite les « contrats aidés » exonérés de cotisations sociales (sur les 340.000 contrats du secteur non-marchand (CUI-CAE) inscrits au budget, 225.000 devront être conclus au premier semestre).
- Accélération de l’application du recul des départs en retraite et de la baisse du niveau des pensions. Mise à l’écart de toute réglementation sur la pénibilité. Fin de toute dispense de rechercher d’emploi pour les seniors.
- Réduction du droit de grève dans les transports aériens et élargissement des services minimums imposés.

- Rajoutons la privatisation de la formation des enseignants!

 

Voilà ce que Microlax 1er et ses sarko-trafiquants veulent faire passer avant de se barrer. Alors vigilance, action sur le terrain. C’est la guerre avec ces gens-là. Ne les laissons pas marquer des points décisifs en se reposant sur l’espoir d’un prochain changement suite aux élections du printemps. N’oublions pas aussi que Le Pen, malgré son discours mensonger auprès des classes laborieuses est sur la même ligne, n’oublions pas non plus que Bayrou propose 100 milliards de plan de rigueur. On attend la musique hollandaise.

 

Reste Mélenchon qui connait l’ennemi et a un discours clair, sans concession, cohérent. Heureusement !

 

Primidi 1er pluviose 220

 

Photo X - Droits réservés

 

 

19/01/2012

Promo Nucléaire : pour toute centrale achetée, une leucémie en prime !

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Les enfumages pathétiques du pauvre Microlax 1er ne doivent pas nous faire oublier des réalités pas très réjouissantes dont l’une des plus révoltantes demeure l’entêtement pro nucléaire du régime en place, sous la pression terrible du lobby nucléocrate. Les faits parlent d’eux-mêmes : le nombre de leucémie augmente proportionnellement avec la proximité d’une installation nucléaire. Amis habitant près de Marcoule, Tricastin, Cruas, Cadarache, La Hague, etc., bonne et heureuse année ! Et surtout la santé !

 

Un excellent article vient d’être publié dans Agoravox sous la plume d’Olivier Cabanel. Il récèle une foule d’informations étayées par de très nombreux liens. Prenez-en connaissance, il est édifiant :

 

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/promo-nucleaire-pour-toute-108219?debut_forums=200#forum3186774

 

Décadi 30 nivose 220

 

Illustration X – Droits réservés.

 

P.S.- Il paraît que l’UMP cherche un slogan pour la campagne de Microlax. Je leur en propose deux :

 

Avec Nicolas Sarkozy, la France de la désespérance !

Avec Nicolas Sarkozy, la France de la faillite !

 

18/01/2012

Citoyens cochons de payants, exigeons un débat sur la « dette » !

dette dessin boulet.jpg

 

Cette fameuse dette, dont on nous gonfle à longueur de journée, et que Sarkozy – Lumière de la galaxie – a doublé, que représente-t-elle ? Qui la détient ? Omerta complète sur la question. Alors exigeons la lumière sur ce sujet crucial. Un Collectif national pour un audit de la dette publique, soutenu par des personnalités comme Etienne Balibar, Frédéric Lordon, Susan George ou Ariane Mnouchkine a lancé une pétition pour exiger ce débat.

Objectif du collectif, qui regroupe une vingtaine de syndicats et d'associations: organiser un «débat démocratique au plan local, national et européen» sur la question de la dette des Etats.

 

 

« Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant «il faut rembourser la dette», nous répète-t-on matin et soir. «On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France».


Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l'austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?


Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie. »
 
Signer l'appel:  http://www.audit-citoyen.org/

 

Nonidi 29 nivose 220

 

Merci à MichaelSki

17/01/2012

Au bistro de la toile. Apporte A boire + Loulle ! C’est notre AA+ à nous !

 

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Tè ! C’est la mienne. C’est vrai qu’ils nous gonflent les aliboffis avec leurs conneries de triple A, de « dégradation » et patin coufin… Ça ressemble à un enfumage de plus…

 

- C’est un enfumage. Les pays européens, et donc la France, sont gouvernés actuellement non pas par la volonté de leurs peuples à travers leurs gouvernements élus mais par une petite mafia financière qui œuvre avec opiniâtreté dans une seule direction : la destruction de tous les acquis sociaux, la privatisation de tous les services publics, l’esclavagisation des travailleurs, le massacre de la sécu et de tous les services sociaux, etc. La « crise » étant le choc volontairement provoqué par une nébuleuse mafieuse appelée « Lémarché » afin de faire accepter de force toutes leurs saloperies.

 

- Comment sortir des griffes de ces pourris ?

 

- « Lémarché », ce sont en fait quelques fonds de pension, quelques groupements bancaires, quelques fonds spéculatifs à l’abri dans des paradis fiscaux. Presque tous ricains ou rosbifs. La connerie de nos gouvernants -  et particulièrement de Sarkozy qui a doublé la dette au cours de son temps « aux affaires » - est d’emprunter du pognon à ces gens, se mettant ainsi à leur merci.

 

- Ouais. Et on fait comment avec cette dette de 1700 milliards dont le remboursement des seuls intérêts coûte à l’Etat plus de 40 milliards chaque année, soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu ?

 

- Un gouvernement qui aurait des couilles aurait vite résolu le problème. D’abord faire un audit de cette dette qui cache bien des créances illégitimes. Ça permettra déjà d’en éliminer une bonne partie. Les Islandais, les Argentins, les Equatoriens l’ont fait avec succès. Puis, sans même changer le mode de fonctionnement de la Banque Centrale Européenne - qui lui interdit stupidement de prêter du pognon directement aux états -, imposer à toutes les banques travaillant en France d’accorder des prêts obligatoires à l’Etat à concurrence des 1700 milliards de la dette. Les banques pour trouver ce pognon emprunteront – elles le peuvent ! – à la BCE au taux habituel pour elles, soit 1%. Après quoi, l’Etat remboursera à ces banques à un taux de 1,1%. C’est bien assez pour payer le fonctionnement de ces établissements qui se gavent sur le dos des Français avec des taux allant de 4 à 24% ! Dès lors le service de la dette diminuera drastiquement et une grosse partie des 40 milliards servira à rembourser réellement cette dette alors qu’actuellement il ne sert qu’à rembourser les intérêts.

 

- Pas con…

 

- Et s’il faut emprunter pour investir, il suffit de lancer un « emprunt patriotique » auprès des Français, à un taux d’un demi point au-dessus du taux du livret A. On peut aussi envisager un emprunt forcé auprès des trois millions de « millionnaires français » ! Ainsi on se sort des griffes de « Lémarché » ! Et leur triple A, ils peuvent se le foutre dans l’oigne et sans vaseline… De plus les milliards correspondant aux intérêts qu’il faudra tout de même rembourser resteront dans le circuit économique du pays, relançant d’autant la consommation et n’iront plus engraisser, comme c’est le cas actuellement, les retraités du Texas, du Wisconsin ou de Californie. L’état Japonais a une dette de 200% de son PIB et se branle complètement des ukases de « Lémarché » puisque cette dette est entièrement détenue par les Japonais ! On n’est pas plus cons qu’eux.

 

- Finalement, tu ferais un bon ministre des finances !

 

- Et généreux en plus ! Tè ! Remet ma tournée, et du rouge !

 

Octidi 28 nivose 220

 

Merci à Chimulus

 

16/01/2012

Triple A(ne) : L’accablant bilan

triple A dessin.jpg

 

Triple A, triple A, morne plaine…

La France “dégradée”, le bouffon dans la peine

Cinq années de saccage et cinq ans de mensonges,

Les Français dégoutés et la France qui plonge,

Il est beau le bilan du sinistre sagouin

Qui fouaille le pays, comme un porc, de son groin.

Arrête, Pinocchio ! Tu mens comme tu pètes,

Tes mots sont des crachats, tes gestes des branlettes

Tu voudrais qu’on te croie, toi le copain de Bouygues,

D’Arnaud, de Lagardère, et de tant d’autres zigues

Bâtissant des fortunes par la spéculation

Sur le dos des prolos par la confiscation

Du fruit de leur savoir, leur sueur, leur travail

Et puis les rejetant tout comme vil bétail.

Avec tes airs confits de sacristain en messe

Tu t’appuies sur la crise, oubliant tes promesses

De chercher la croissance, s’il faut, avec les dents.

Et le pouvoir d’achat, Monsieur le Président !

Vous nous aviez promis qu’une fois aux affaires

Par la foi, le travail, finirait la misère.

Et les terribles nuits, seul, dehors, lorsqu’il gèle ?

Les vieux qui pour bouffer fouillent dans les poubelles ?

Et les SDF ? Et les gens qu’on expulse ?

Y avez-vous pensé ? Est-ce que ça vous révulse ?

Non ! Vous avez, en fait, profité de la crise

Pour nous faire avaler, en loucedé, par surprise

De sordides « réformes » toujours réactionnaires,

Dures pour le prolo, douces pour l’actionnaire.

Vous vouliez, disiez-vous, remettre « plus d’Etat »,

Alors que vous lourdez ses agents par gros tas.

Votre bilan est beau : régression, esclavage,

Faim et précarité, répression et chômage.

Vous remplissez les poches de vos amis patrons

Par la France d’en bas pressée comme un citron.

Vous léchez le croupion de la fille à Le Pen

Pensant récupérer les voix de ses copains…

Vos maitres sont banquiers, votre dieu est le fric

Des agences bidons vous rendent hystériques.

Enfin ! Plus que cent jours à subir le bouffon

Avant de pouvoir dire « Casse-toi, pauvre con » !

 

VictorAyoli

 

Septidi 27 nivose 220

 

Merci à Faujour

15/01/2012

La France dégradée. Les Glafougnies ont encore frappé. L'A.A.A. de l’aïoli concernée ?

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Voici la contribution que je me suis permis d'apporter à nos doctes confrères du Centre de recherche sur le phénomène Glafougny qui serait impliqué dans la perte de l’AAA par notre pays. Je vous le fais partager:

Je me permets d’apporter mon modeste témoignage à la recherche que vous faites concernant le phénomène des Glafougnies. Excusez mon parler moins sophistiqué que celui du grand Fin-quelle-crotte, mais je ne suis qu’un modeste glandulard…

Voilà donc.

Il y a deux semaines, un lundi, je me livrais à une occupation fort délicate : la confection d’un grand aïoli en compagnie de quelques membres importants de l’AAA : l’Académie des Amoureux de l’Aïoli. Je ne ferais pas à votre docte assemblée l’injure de croire qu’elle ne connait pas l’aïoli, mais il m’est arrivé un phénomène pour le moins troublant.

Vous savez que pour réussir un bon aïoli, il est nécessaire et même indispensable - après avoir soigneusement mêlé le jaune d’œuf et les aulx écrasés en pommade – de laisser reposer l’appareil quelques minutes, le temps exactement de vider une bouteille de Chateauneuf-du-Pape blanc à la température de 7°C. Je sacrifiai donc à cette obligation, puis je repris le mortier de marbre et le pilon d’olivier pour monter l’aïoli. Et c’est alors que ce qui se passa me laisse à penser que le Glafougny avait frappé.

Ce fut d’abord un grand éblouissement, puis une douce torpeur s’empara de moi, suivi d’une soif inextinguible (prononcer « gouible », merci). Mais, comme vous le savez, on ne peut arrêter de tourner lorsque l’aïoli est en route. Je demandai donc à un assistant de mouiller largement ma glotte de ce bon jus de la treille. Ce qui fut amplement fait. Et alors j’entrai dans une autre dimension, probablement sous l’action du Glafougny. En voici la résultante :

Aïoli! Aïoli!

Quand retentit ce cri de trois mille poitrines
Les accortes soubrettes se firent plus câlines.
S'enduisant les tétons de la Sauce Absolue,
Donnèrent à taster à nos bouches goulues.

Les Académiciens, appréciant l'offrande
Sentirent un frisson leur exciter les glandes.
Leurs mains pleines de doigts malaxèrent des fesses
Tandis que leurs pilons se gonflaient d'allégresse.

C'était dans un grand mas, quelque part vers Maussane
Où Quenin presse en oli baussenques et grossanes.
Les Académiciens buvaient l'huile à la louche
Faisant force bougnettes en s'essuyant la bouche.

Sous les voûtes moussues du vieux Moulin des Barres
La Grande Académie, à l'abri des barbares
Fêtait allègrement son premier Bougnettage
En buvant et bâfrant comme seuls font les sages.

Bontoux de Chantecôte, marquis de Cécilia
Oubliant pour un jour son côté auvergnat
Offrit avec panache aux trois mille gourmets
Trois cent cinquante hectos de son Primeur primé.

Et le bon Max Aubert, viguier de Santo-Ceillo
Apporta lui aussi le bon jus de sa treille,
Quatre mille magnums de Chateauneuf-du-Pape
Qui suffirent à peine à ouvrir les agapes.

« A boire tavernier! » braillait le grand Joubert
Débouchant les flacons et remplissant les verres.
La panse rebondie, moustaches en bataille,
Tel un Bacchus gaulois, il perçait les futailles.

Puis vint Papalardo, duc des Quatre-Chemins
Traînant derrière lui quatre wagons de vin,
De ce blanc de Laudun au goût si parfumé
Qui fait bander les hommes et pâmer les mousmées.

Henri Estévenin, le Grand Aillé Pilon
Bretelles dégrafées, bourré comme un tromblon,
Le trisson à la main, tel un chef athénien
Bougnettait un à un les Académiciens.

Bonneau de Châteauneuf, assumant son diabète
Se dressa fièrement et, ouvrant sa braguette:
« A genoux prestement! Et sucez-moi, marquise!
Si ce n'est par amour, au moins par gourmandise! »

L'assemblée, tout autour, applaudissait la pipe,
Et, rotant et buvant, se préparait la tripe.
Soudain, du fond des bois sonna un hallali
Alors René Quenin fit servir l'AIOLI.

Pour traiter dignement ses trois mille convives,
Cinquante tonnes d'ail, autant d'huile d'olives,
Cent wagons de morues dessalées dans la Sorgue
Cinquante tombereaux d'escargots de Fréjorgues.

D'Avignon, par le Rhône, trente grosses péniches
Avaient livré patates, carottes et pois-chiches
Que l'on mit à bouillir au creux du Val-d'Enfer
Aux flammes d'un volcan fournit par Lucifer.

Pour tourner l'Aïoli, tout le pays en parle,
On creusa un mortier dans les arènes d'Arles
Et l'on prit pour touiller, en guise de pilon
La grande cheminée d'usine d'Aramon.

Les académiciens bâfraient à tour de bras
Buvaient comme des trous des hanaps pleins à raz.
Sous les tables les femmes jouaient du Combucal
Comme aux congrès, jadis, du Parti Radical.

Maistre René Quenin, pour clore les agapes
Offrit dix muys de marc de Châteauneuf-du-Pape.
Ayant apprécié ce breuvage corsé
Enfin l'Académie se leva pour pisser.

Tous se mirent en rang sur la grande roubine
Et pissèrent en chœur en secouant leur pine.
Rapidement grossit par ce pissat de marque
Le Rhône déborda, inondant la Camargue.

Mille académiciens derrière une cébisse,
Faisant brûler leurs pets, donnaient feu d'artifice.
Un rôt tonitruant embauma le mistral
Démoustiquant ainsi le terroir Provençal.

Stoppons pour aujourd'hui ce conte populaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

VictorAyoli

Grand Aillé Bramaïre – Fainéantologue.

 

Sextidi 26 nivose 220

14/01/2012

Ouiquinde érotique avec Jean de La Fontaine

Lion amoureux de Briton Rivière.jpg

 

Le Lion amoureux


Sévigné, de qui les attraits
Servent aux Grâces de modèle,
Et qui naquîtes toute belle,
A votre indifférence près,
Pourriez-vous être favorable
Aux jeux innocents d'une fable,
Et voir, sans vous épouvanter,
Un lion qu'Amour sut dompter ?
Amour est un étrange maître.
Heureux qui peut ne le connaître
Que par récit, lui ni ses coups !
Quand on en parle devant vous,
Si la vérité vous offense,
La fable au moins se peut souffrir
Celle-ci prend bien l'assurance
De venir à vos pieds s'offrir,
Par zèle et par reconnaissance
Du temps que les bêtes parlaient,
Les lions, entre autres, voulaient
Etre admis dans notre alliance.
Pourquoi non ? Puisque leur engeance

Valait la nôtre en ce temps-là,
Ayant courage, intelligence,
Et belle hure outre cela.
Voici comment il en alla.
Un lion de haut parentage
En passant par un certain pré,
Rencontra bergère à son gré
Il la demande en mariage.
Le père aurait fort souhaité
Quelque gendre un peu moins terrible.
La donner lui semblait bien dur ;
La refuser n'était pas sûr ;
Même un refus eût fait possible,
Qu'on eût vu quelque beau matin
Un mariage clandestin ;
Car outre qu'en toute matière
La belle était pour les gens fiers,
Fille se coiffe volontiers
D'amoureux à longue crinière.
Le père donc, ouvertement
N'osant renvoyer notre amant,
Lui dit " Ma fille est délicate ;
Vos griffes la pourront blesser
Quand vous voudrez la caresser.
Permettez donc qu'à chaque patte
On vous les rogne, et pour les dents,
Qu'on vous les lime en même temps.
Vos baisers en seront moins rudes,
Et pour vous plus délicieux ;
Car ma fille y répondra mieux,
Etant sans ces inquiétudes."
Le lion consent à cela,
Tant son âme était aveuglée !
Sans dents ni griffes le voilà,
Comme place démantelée.
On lâcha sur lui quelques chiens
Il fit fort peu de résistance.
Amour, amour, quand tu nous tiens,
On peut bien dire " Adieu prudence !"

 

 

Quintidi 25 nivose 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

13/01/2012

Mélenchon crève l’écran !

 

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Rien dans Libé (enfin, pas grand chose) ; rien dans Marianne ; ah, quelque chose sur Médiapart ; un bon truc sur Agoravox ; rien dans Le Monde ni dans Nonobs; évidemment rien sur BFM TV, etc. Je veux parler de l’époustouflante prestation de Mélenchon jeudi soir, lors de l’émission politique de Pujadas. Faut croire qu’il gène l’ami Merluche ! Pourtant, seul contre tous, face aux sourires narquois des « journalistes » de l’establishment, Mélenchon a littéralement crevé l’écran ! Deux heures sans s’emmerder une minute ! Clair, précis, maniant l’humour et la diatribe, connaissant ses sujets, renvoyant sans ménagement dans les cordes ses adversaires – car il ne s’agissait pas d’intervieweurs cherchant à sortir le meilleur de leur interlocuteur, mais d’adversaires résolus à le piéger – Mélenchon a donné un sens à la campagne présidentielle, revenant toujours à l’essentiel, à son programme et surtout à l’humain.

 

Ah ! La tête de l’insupportable Langley, bouffé crû, et celle de Namias, son sourire goguenard lui rentrant dans la gorge ! Un vrai bonheur. Et celle de Pujadas, un peu gêné aux entournures, et les deux duettistes finaux, presqu’admiratifs devant la prestation de la Merluche ! Un seul interlocuteur s’en est bien tiré et ce n’était pas un journaliste mais…Beffa, figure du CAC 40, dont, étonnamment, certaines idées rejoignent celles de Mélenchon.

 

Il a été clair Mélenchon. Pourtant ils voulaient tous le faire trébucher ! Les sans-papiers ? On régularise ceux qui travaillent, car ils sont instrumentalisés par les patrons pour écraser les salaires. Le Smic à 1700 euros ? « C’est ça, dit-il en brandissant une pièce de deux euros, et vous allez me dire que ce n’est pas possible ! » Les milliards à trouver ? Niche Copé, cadeaux aux patrons, et surtout fraude organisée et tolérée ! Le cannabis ? C’est un psychotrope comme tous ceux achetés en pharmacie dont les Français sont les champions pour évacuer leur stress au boulot. Le siège de la France à l’ONU ? Il faudrait l’abandonner au profit de quoi ? De qui ? D’une Europe invertébrée et d’une Ashton inexistante ? Le Tibet ? Pas de courbettes aux curés genre Dalaï Lama. Laïcité avant tout. L’entreprise capitaliste ? Briser  le pouvoir des actionnaires et l’équilibrer avec celui des représentants des travailleurs. Privilégier les Scop. Protectionnisme ? Bien sûr lorsqu’il s’agit de lutter contre des pays où les travailleurs ne sont que des esclaves. L’Europe ? Pas celle actuelle des banquiers. Elle a raté une occasion historique lorsque l’Allemagne et la France étaient dirigées par la gauche et a foirée à cause du refus français de rapprocher les institutions de ces deux pays moteurs. Etc., etc.

 

Quant aux questions sur son attitude vis-à-vis de Hollande, il a martelé que la gauche qu’il représente à toujours, toujours voté pour le candidat de gauche. « Hollande appellerait-il a voter pour moi le cas échéant » ? Enfin, il ne se trompe pas d’adversaire : son engagement est avant tout contre Le Pen et Sarkozy. « Hollande est un concurrent, pas un adversaire ».

 

Puisque les grands médias n’en parlent pas, voilà, schématiquement ce qu’il a dit Mélenchon. Et bien dit !

 

 Photo X - Droits réservés


Si vous ne l'avez pas vu, tè! C'est là: 

http://www.pluzz.fr/des-paroles-et-des-actes-2012-01-12-2...

 

Au bistro de la toile : l’arnaque du Livret A.

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- Oh ! Victor, t’es voyant ou quoi ? L’embrouille dont tu parlais il y a quatre jours concernant le taux du livret A, voilà qu’elle arrive !

 

- Je ne suis pas voyant mais je prends mes informations là où il faut et pas chez TF1, France télévisions où autres organisations à bourrer le crâne et à karchériser les cervelles au profit de Coca-Cola, Bouygues et leurs marionnettes politiques. Rien à changer, persiste et signe :

 

« Le taux du Livret A est régit de façon très précise (Les règles d'indexation du livret A ) par la loi. Une fois que la formule d'indexation est connue, voici ce qui se passe : « La Banque de France calcule ces taux chaque année les 15 janvier et 15 juillet. Elle transmet le résultat du calcul dans les quatre jours ouvrés au directeur du Trésor. Lorsque le résultat du calcul conduit à modifier les taux, le directeur du Trésor fait procéder à la publication des nouveaux taux au Journal officiel de la République française. Ces nouveaux taux sont applicables à compter du 16 du mois de leur publication ou, si la date de publication est comprise entre le 16 et la fin du mois, du premier jour du mois suivant leur publication. »

L’inflation, au cours de l’année 2011 a augmenté de 2,4%. Le taux selon le mécanisme d’indexation, doit être au moins de 0,25% au-dessus de l’inflation. Donc, le 1er février, dans le cas présent, le taux devrait passer à 2,65% arrondi (c’est le règlement) au quart supérieur, donc 2,75% au lieu de 2,25% actuellement. La loi devrait donc faire obligation au citoyen Noyer Christian, ci-devant gouverneur de la Banque de France de procéder à une hausse du taux du Livret à 2,75% au 1er février prochain, quitte à rabaisser le taux le 1er mai suivant si l’inflation baisse, c'est-à-dire... entre les deux tours de l'élection présidentielle! Pas bon du tout pour Sarko ça ! Pas bon du tout !

Mais heureusement (!!??) dans ce règlement, il est prévu une clause qui permet au gouverneur de la Banque de France de suspendre la mise en œuvre de la formule d'indexation en cas de « circonstances exceptionnelles ». Le gouverneur de la Banque de France, le ci-devant Noyer Christian, sarkozyste convaincu, envisage – en contravention flagrante avec la loi - de faire jouer cette clause de « circonstances exceptionnelles » pour laisser le taux de rémunération du livret  à 2,25% au 1er février prochain. C'est ce qu'il a laissé entendre sur Europe-1 ! »

 

- Ben voilà, c’est fait…

 

- Eh ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire dans moins de cent jours, bulletin en main !

 

- Virez ces voyous !

 

Quartidi 24 nivose 220

 

Merci à Chimulus