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29/02/2012

« Les Capitalistes nous vendront la corde pour les pendre ».

moutons et loups de la finance.jpg

 

A Florange, 2500 travailleurs vont se retrouver à la rue. S’il n’y avait qu’eux ! Vous voulez la liste des plus récentes fermetures d’entreprises ? La voilà  et d’autres encore   

 

Pourquoi ces licenciements dans des entreprises souvent florissantes, en tout cas viables ? Pour satisfaire le dieu Profit, le dieu Pognon, le dieu Fric. Prenons le cas de Florange par exemple. Arcelor était le lideur mondial de l’acier. Par la connerie de ses dirigeants cette entreprise française a été bouffée par le numéro 2 mondial Mittal. Mittal, c’est un individu, un Indien aux dents longues dont tous les moyens – et ils sont grands – tendent vers un seul but : faire le plus de fric possible. Sa stratégie est simple : pour dominer la production de l’acier dans le monde, afin de faire le plus de profits possibles pour lui et son entourage (pas pour l’Inde dont il se contrefout, vivant dans les beaux quartiers de Londres), il faut produire cet acier là où il coûte le moins cher et donc, en corollaire, fermer les entreprises qu’il estime trop chères. De plus, ce faisant, Mittal récupère un savoir-faire, des technologies à la pointe, un carnet de commande, une clientèle et supprime une concurrence.

 

Gandrange, Florange entrent tout naturellement dans cette catégorie. Donc la fermeture de ces usines, dans la logique ultralibérale de Mittal et consort, est logique, normale et procède d’une saine gestion capitaliste d’un groupe. Pas de place pour les détresses humaines là-dedans. La morale, la justice voire la simple compassion ne sont pas cotées en bourse… Mais que penser d’un gouvernement qui accepte de se priver sur son territoire d’une industrie aussi stratégique que l’acier ? Imprudence criminelle.

 

Ce schéma se retrouve partout où la logique financière a remplacé la logique industrielle. C’est Lejaby, c’est Petrapost, etc.

 

Pourquoi de tels comportements sont-ils possible ? Parce qu’une petite mafia occulte anglo-saxonne et surtout étazunienne a réussi a imposé, sous le nom de mondialisation ou globalisation, l’absence totale de règles qui caractérise le système ultralibéral. Ceci a travers des officine nuisibles genre O.M.C., A.M.I., A.C.T.A, F.M.I. et tous les rouages mis en place pour mettre le monde en coupe réglé au profit de quelques pseudo « maitres du monde ». La liste de ces nuisibles est facile à trouver : regarder les participants à Davos et – mieux – ceux qui grenouillent autour du très nuisible groupe dit de Bildenberg ,de la dangereuse Trilatérale  et autres officines du même acabit comme le Siècle en France.

 

Lorsque les 99,90% de la population mondiale auront compris que ces « maitres du monde », ces 0,10% ne sont que des tigres de papiers, le travailleur qui pendra à un croc de boucher l’un de ces bouffons qui ravagent le monde aura fait un petit pas, mais ce sera « un grand pas pour l’humanité » !

 

Lorsque les moutons en auront vraiment marre, les loups et les hyènes trembleront.

 

 

 

Primidi 11 ventôse 220

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

28/02/2012

Un salon de l’agriculture sans Chichi ? Vous rigolez…

chirac maman guignols.jpg

 

 

- Maman, où sont mes bottes ?

 

- Pour quoi faire mon ami ? Nous ne sommes pas en Corrèze…

 

- Crénom de dieu la mère, c’est le salon de l’agriculture non ?

 

- Et alors ? Vous n’avez pas l’intention de vous commettre cette année encore dans cette foire à la bouse ? Dans votre état… Vous voulez que tous les journalistes, toutes les télés montrent votre état ?

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Qu’est-ce qu’il a mon état la mère ? Tenez, tâtez : je bande comme un jeune séminariste, je me trimballe un démonte-pneu de camionneur ! Ça vous étonne maman ? C’est parce que je pense à toutes ces croupes lisses, soyeuses, crémeuses, souples sous la main, à ces mamelles gonflées, si émouvantes ! Les vaches mamans ! Les vaches et leurs cornes altières et redoutables ! Toute ma jeunesse, toute ma vie… Sans vouloir vous offenser ma chère, ça me change de vos noix tristounettes de fin de série.

 

- Oh ! Goujat ! Malotru ! Pour ce qui est des cornes, j’en sais quelque chose… Vous n’êtes qu’un vil cul-terreux, un homme du commun. Je retrouve bien là vos ascendances douteuses de radical-socialiste de province.

 

- Cause toujours la mère ! Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ! Ah ! Maman, je rêve ! Je vais m’empiffrer en bonne compagnie ! Du foie gras de Gascogne, des tripes normandes, du cassoulet bien gras et onctueux, et ces superbes et si subtils pieds et paquets à la marseillaise ! Huummm ! Tout le monde me connaît, tout le monde m’attend ! Je n’ai que des amis là-bas moi !

 

- Mais votre régime Jacques ? Vos docteurs ne veulent pas que vous alliez encore vous goinfrer.

 

- Au diable le régime ! Au diable les toubibs ! Au point où j’en suis… Laissez-moi jouir encore un peu, vous et tous les pisse-froid, tous les peine-à-jouir qui m’étouffent sous votre direction « affectueuse ». Huummm ! Le fumé subtil d’un Haut-médoc, la fragrance d’un Pommard, la puissance d’un Gigondas, la suavité d’un Sylvaner. Et puis une bonne bibine pour faire passer le tout !

 

- Et votre cholestérol Jacques ? Qu’en faites-vous ?

 

- Cholestérol mon cul ! Ch’uis pas un buveur de coca ou de flotte moi ma chère ! Pas comme l’autre… Eh ! V’z’avez vu mon pote Hollande chez les péquenots ? Ça c’est un bon élève ! Un vrai Corrézien ! Pour l’occasion, il a laissé tomber son régime, levant le coude comme un sapeur, ingurgitant du pâté aux cèpes, des caillettes aux herbes, du sauciflard ardéchois, des accras antillais. Même les tripes à la provençale, souples, onctueuses et délicieusement piquantes sur la langue ! Buvant des canons, faisant des promesses - ça mange pas d’pain ! – embrassant les gosses, se faisant photographier avec les belles bouseuses ! Tâtant le cul des vaches comme un vrai élu de la Corrèze qu’il est ! Mon fils spirituel maman, je vous dis ! Mon fils !

 

- Jacques ! Enfin, un peu de retenue…

 

- Quand je pense que ces cons croient que j’ai… comment disent-ils déjà ? Ah oui ! L’alzei…Merde, j’ai oublié…

 

- Vous n’irez pas Jacques ! Je vous l’interdis !

 

- … « C’est la cuiiiite finaaaale… Saoulons-nous car demain… Les eaux minéraaaales remplaceront le viiiin ! »

 

 

Décadi 10 ventôse 220

 

 

Merci aux Guignols de l’info

 

 

27/02/2012

Le bilan agricole du « candidat du peuple » Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa.

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Regardez-les défiler au salon de l’agriculture. Ils vont tous toucher le cul des vaches. Ils s’intéressent plus aux voix des agriculteurs qu’à leurs problèmes mais l’apparence y est. Bof… Un salon de la bouse sans Chichi, c’est un peu raté non ?

Les deux mamelles de la France, labourage et pâturage, sont bien flétries… Jugez-en.

La France n'est plus la première puissance agricole en Europe



Ce résultat est le prix d'un attachement aveugle de la droite au marché-roi et de son incapacité à traiter les faiblesses d'un modèle productiviste intensif qui fait de la France le plus gros consommateur de pesticides d'Europe. Cette politique a accentué un mouvement de concentration des exploitations au mépris de l'aménagement du territoire et renforcé la prédominance des intérêts de l'agroalimentaire sur ceux des agriculteurs. Résultat : à force de refuser l'évolution de son modèle, la France a perdu son leadership européen.

Les crises agricoles se sont succédé. Effondrement des prix du lait l'été 2008, faillites records d'exploitations en 2009, sécheresse au printemps 2011… Chaque fois, le gouvernement a paré à l'urgence sans  agir sur le fond. Le revenu des agriculteurs continue inexorablement de baisser (-11% depuis le début du quinquennat) entraînant leur surendettement et la diminution du nombre d'exploitations agricoles.

La transition vers une agriculture durable est au point mort, alors même que le Grenelle de l'environnement a pour objectif que la surface agricole utile en agriculture biologique soit de 6 % en 2012 et de 20 % en 2020. La réforme de la PAC d'après 2013 doit être l'occasion d'un développement plus durable, prenant en compte des objectifs d'emplois, de sécurité alimentaire, d'environnement, de territoire. 

 Les principales mesures

- La loi libéralisant les OGM  (mai 2008) a été adoptée aux forceps après avoir été rejetée une première fois par l'Assemblée.  Les mises en culture autorisées ne présentent pas d'avantages décisifs sur le plan économique et posent de graves questions sur le plan de la santé et de l'environnement. 

- Le bilan de santé de la PAC (novembre 2008) ouvre la voie d'une agriculture soumise au marché. Les mesures emblématiques sont la fin des quotas laitiers pour 2015 et la libéralisation du marché viticole en 2018. Effet redouté : forte augmentation de la production européenne dans les régions compétitives, suivie d'une baisse des prix et d'une concentration des productions dans les régions les plus dynamiques.

- Plan d'aide à la filière agricole (novembre 2009) : prêts de reconstitution de fonds de roulement, prêts bonifiés de consolidation, allègements de charges financières et sociales, nomination d'un médiateur. Ce plan traite les symptômes, mais pas les causes de la crise.

- La loi de modernisation agricole (juillet 2010) fait d'une bonne idée - la contractualisation entre les agriculteurs et les professionnels de l'agro-alimentaire - un piège. Le choix du contrat, individuel plutôt que par filière, renforce la tutelle de l'agroalimentaire  qui peut choisir de ne pas travailler avec telle ou telle exploitation jugée moins rentable que les autres. Le texte acte aussi le désengagement de l'Etat en matière de solidarité agricole. Chaque agriculteur doit désormais souscrire une assurance-risque pour être couvert.

Les chiffres-clés

* 20.000 exploitations ferment chaque année en France.

* Le revenu des agriculteurs a baissé en moyenne de 11 % pendant le quinquennat avec une année noire en 2009 (-34%).

Il a osé le dire : « L'environnement ça commence à bien faire ».N. Sarkozy au Salon de l'agriculture, 06/03/10.

 Et les exploitants agricoles - pressurés par le Crédit agricole, conditionnés au productivisme par leur syndicat majoritaire – ont-ils encore droit au noble nom de « paysan » ? Certainement pas. Ils triment, mal ! Ils s’organisent, mal ! Ils gagnent leur vie, mal pour la plupart, très bien pour quelques très gros ! Et en plus, ils auraient parait-il l’intention de voter en majorité pour…Sarko et Le Pen…

Cocus, battus et contents !

Nonidi 9 ventôse 220

 

Photo X - Droits réservés

26/02/2012

Ouiquinde gastronomique qui tient au corps.

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Le bœuf à l'Hermitage des mariniers de Condrieu

 

Au sortir de Lyon, le fleuve - lourd des masses

De séracs écroulés, et des torrents de glace,

Et des prairies de neige, et des mers domestiques

Qu'a enfanté pour lui la vigueur helvétique ­

Se joint à l'opulence des grandes eaux de Saône

Pour mériter enfin son nom de Dieu: le Rhône.

Il plonge vers le Sud voluptueusement

Pour créer sa vallée de soleil et de vent.

Il féconde en roulant, et la terre, et la pierre

Pour engendrer la Vigne et ses grains de lumière.

Dans le Septentrion, les vignes du vertige,

Sur les coteaux du Sud, celles du Félibrige.

Vignerons sur les roches, mariniers sur les eaux,

Qui avec ses tonneaux, qui avec ses bateaux,

Les hommes du grand fleuve étaient tous des gagneurs

Car à fleuve divin, il sied d'être un seigneur.

En ces temps là, petit, le Rhône était un dieu

Et sa Jérusalem était à Condrieu.

Ce bourg de pierres blondes, entre l'eau et les vignes,

Engendra les meilleurs, les plus forts, les plus dignes

De ces seigneurs du fleuve. Ah ! il fallait les voir

Les longs trains de bateaux, lorsque tombait le soir

S'arrimer à la rive. Vingt-cinq hommes par rigue

Et autant de chevaux débarquaient dans le bourg

Pour boire, manger, chanter et chasser la fatigue,

Pour se battre parfois, et pour faire l'amour.

Partout dans les auberges, les troquets, les bord' eaux

On débitait friture, vin fort et fricandeaux,

Mais ce que préféraient, avant l'appareillage

Les mariniers, c'était le bœuf à l'Hermitage.

Ce petit port du Rhône, en face de Tournon,

Escarpe sa syrah aux flancs d'un mamelon

Et produit l'un des meilleurs vins rouges qui soit,

Puissant comme un volcan, souple comme la soie.

C'est dans sa robe pourpre que les bons cuisiniers

Mettent à mariner le bœuf des mariniers.

Deux kilos et demi de paleron d'Aubrac

Coupés en gros morceaux et disposés en vrac

Dans un profond faitout avec thym et laurier,

Sel, poivre du moulin et un bel ail entier,

Un verre d'huile d'olive, du marc de Condrieu

Ainsi qu'une bouteille d'Hermitage un peu vieux.

Le lendemain matin, tu fais la retirade

Du bœuf bien imprégné avec ta marinade.

Dispose les morceaux dans un poêlon onché,

Avec plusieurs oignons grossièrement hachés.

Alterne bien les strates de viande et de légumes,

Pour finir, une couche d'oignons de beau volume.

Verse sur l'appareil ton jus de marinade,

Fait cuire à feu très doux, couvert, à l'estouffade.

Un quart d'heure plus tard, du vinaigre, un bon verre,

Ainsi que de gros sel une bonne cuillère.

Tu laisses encore un heure mijoter au frisson.

Pendant ce temps, prépare donc la liaison.

Tu haches finement deux anchois dessalés

Avec deux gousses d'ail, du persil ciselé,

Deux cornichons hachés, saupoudre de farine,

Mouille avec la bonne huile d'olive comtadine.

Puis verse doucement ce bol de liaison

Pour bien l'incorporer à la préparation.

Tu laisses mijoter encore cinq minutes

C'est prêt, tu sers très chaud, et la fête débute.

En accompagnement, quelques pommes vapeur,

Ou bien des pâtes fraîches, et vive le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée du Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 2,5 kilos de paleron de bœuf d'Aubrac (si possible), - 2 verres d'huile d'olive de la vallée des Baux, - 1 verre de marc, - 1 bouteille d'Hermi­tage, - 1 verre de vinaigre, - 4 gros oignons, - 2 gousses d'ail, - 2 anchois en filets, - 2 cornichons, - sel, poivre, thym, laurier, farine, - 2 kilos de pommes de terre vapeur ou 1 kilo de pâtes fraîches.

 

Les vins conseillés:

Essentiellement des vins rouges des Côtes-du-Rhône septentrionales: - Condrieu, - Hermitage, - Crozes-Hermitage, - Côte-Rôtie, - Saint-Jo­seph, - Cornas.

 

In : Le bonheur est dans l’assiette et dans les ver(re)s – Jean-Victor Joubert – http://www.ayoli.fr

 

Octidi 8 ventôse 220

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

25/02/2012

Ouiquinde érotico-culturel avec Guillaume Apollinaire

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Epithalame

 

Tes mains introduiront mon beau membre asinin

Dans le sacré bordel ouvert entre tes cuisses

Et je veux l’avouer, en dépit d’Avinain,

Que me fait ton amour pourvu que tu jouisses !

 

Ma bouche à tes seins blancs comme des petits suisses

Fera l’honneur abject des suçons sans venin.

De ma mentule mâle en ton corps féminin

Le sperme tombera comme l’or dans les sluices.

 

Ô ma tendre putain ! Tes fesses ont vaincu

De tous les fruits pulpeux le savoureux mystère,

L’humble rotondité sans sexe de la terre,

 

La lune, chaque mois, si vaine de son cul

Et de tes yeux jaillit même quand tu les voiles

Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.

 

Guillaume Apollinaire

(Les onze mille verges ou les amours d’un hospodar)

 

 

Septidi 7 ventose 220

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

24/02/2012

Duplicité et connivence entre la Sarkozie et le patronat : repousser les plans sociaux…

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La tribu Le Pen and C° n’est pas ma tasse de thé – ou plutôt pas mon ballon de rouge – mais si la Marine dit qu’il pleut et qu’en fait, en mettant le nez dehors, je vois qu’effectivement il pleut, je serais stupide de dire qu’il fait beau ! Ce préambule pour introduire une information qui était jusque là passée (presque) inaperçue et qu’a dévoilée la candidate FN hier soir. Après quelques recherches, la voici, tirée du site de Challenge dans un article de Fanny Guinochet daté du 15 février :

 

« EXCLUSIF : Les patrons de la Fnac et d'Areva ont reçu des instructions pour ne pas durcir leurs projets de licenciements. PSA et Renault ont promis de ne rien annoncer avant le mois de mai.

Le cabinet du ministre du Travail, Xavier Bertrand fait le forcing auprès des patrons pour éviter les plans sociaux. En cette période électorale, l’ex-secrétaire général de l'UMP qui n’a pas envie que les chiffres du chômage, déjà très élevés, ne se dégradent encore veut calmer le jeu d’ici aux élections.

Ainsi, Alexandre Bompard (Fnac) ou encore Luc Oursel (Areva) ont reçu des instructions pour repousser de quelques mois leurs projets de licenciement. La Fnac, qui a fait part de son intention de supprimer 500 postes (dont 300 en France) en janvier dernier, a été priée de ne pas aller au-delà pour le moment. Idem pour le groupe Areva qui projetait de se délester de 3.000 emplois dans l’Hexagone.

 Dans le secteur automobile, le couperet tombera après le mois de mai

Les constructeurs automobiles ne sont pas en reste. PSA avait à l’automne annoncé une réduction de la voilure. Sur les conseils de la rue de Grenelle, le groupe ne fera aucune communication qui puisse inquiéter les salariés d’ici à mai 2012.

Chez Renault, les relations avec l’Etat –actionnaire à hauteur de 15%- sont plus complexes, mais les mesures d’économie évoquées fin décembre par Carlos Tavares, le DG du groupe, sont repoussées de quelques mois. Elles devraient prendre effet au second semestre et non au premier comme prévu à l’origine.

Les dirigeants ont bien compris que le timing ne leur était pas favorable. L’exemple de Lejaby en a échaudé plus d’un. Ils savent qu’au moindre plan social, les politiques s’en mêleront. Beaucoup n’ont pas envie de voir défiler dans leur usine, les différents candidats prendre fait et cause pour leurs employés. »

source : Challenges  

 

 

Illustration lumineuse de la duplicité et de la connivence sévissant au plus haut niveau de l’état et des instances patronales ! Et accessoirement, cadeau empoisonné pour Hollande…

 

 

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 Sextidi 6 ventose 220

 

 

Photos X - Droits réservés

 

 

 

 

 

23/02/2012

Eh! Secouez-vous les zygomatiques avec URTIKAN !

Allez vite voir  Urtikan

c'est savoureux, redoutable et gratos mais...faites leur un petit don (comme moi)

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Quintidi 5 ventose 220

 

 

Urtikan

 

22/02/2012

Athée souhaits !

 

 

Dieu en slip dessin.jpg

 

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle hallal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

Quartidi 4 ventose 220

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

21/02/2012

APRES LA VACHE FOLLE, LA VIANDE A LA (L ?) MERDE !

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" Depuis belle lurette, des vétérinaires, des bouchers et des agents de la DCCRF - l’ancienne Direction de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes qui se nomme désormais DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) - s’échangeaient l’information sous le manteau et conseillaient de ne pas donner de viande hallal aux enfants, qu’ils soient ou non musulmans. Le conseil valait notamment pour les parties avant des animaux et, surtout, les steaks hachés, qui ne contiennent souvent que des parties avant.

 

Pour le grand public, c’était motus et bouche cousue, quasiment un secret d’Etat ! Il était simplement fortement recommandé de manger (tous) les steaks hachés très bien cuits, ce qui sur le plan gustatif évoque plus le pâté de sciure que l’entrecôte de bœuf Angus, Kobé ou fin gras du Mézenc...

 

Depuis le 16 février 2012 et l’émission d’Envoyé Spécial « la viande dans tous ses états », le voile est levé sur une réalité dont l’évocation est déconseillée aux âmes sensibles : la viande hallal contient de la merde et, plus gravement, l’e-coli (*) qui prolifère dans le système digestif.

        

Sa présence, statistiquement inquiétante, découle directement de la technique utilisée pour  l’abattage rituel, ce que l’émission a très clairement et fort courageusement démontré.

 

Et pour ceux qui ne mangent pas hallal ?

        

C’est quasiment la même chose car, pour de sordides raisons économiques, d’innombrables ovins et bovins « non hallal » subissent un abattage rituel, ce qui entraîne pour eux une souffrance aussi effrayante qu’inutile et, pour les consommateurs, le risque de dégustation de matières fécales, dont les qualités organoleptiques restent à démontrer, ainsi que d’e-coli, dont la nocivité n’est plus à démontrer.

 

Le respect des normes sanitaires et la simple légalité sont fortement sollicitées en la matière (…), tant les contrôles sont aléatoire et parfois surréalistes (quand une caissière de l’entreprise d’abattage remplace le vétérinaire !!!)

 

Lorsque vous achetez du chocolat fantaisie, il suffit de chausser de bonnes lunettes pour apprendre que ce que vous allez manger « est susceptible de contenir des traces de noisette ou d’autres fruits à coque ».

        

Lorsque vous achetez de la viande, même équipé d’une grosse loupe, vous ne saurez jamais que ce que vous allez manger « est susceptible de contenir des traces de merde et quelques e-coli ».

        

Mais si vous faites très très bien cuire et surcuire votre steak haché, il n’y a pas de problème. C’est eux qui le disent !

 

Bon appétit, bonne santé et donnez du saucisson aux bébés. "

 

 

René-Louis THOMAS

 

 

         (*) E.coli (EHEC) Enterohaemorrhagic : bactérie susceptible de provoquer une maladie grave, guérissant spontanément dans la plupart des cas mais pouvant évoluer vers une forme mortelle, notamment chez les enfants et les vieillards.

 

         La charmante bestiole adore le fumier où elle peut survivre plusieurs mois.

 

P.S. – Absolument d’accord avec ce point de vue, rien à rajouter.

 

           Tridi 3 ventose 220

 

Photo X - Droits réservés      

 

20/02/2012

L’avenir rêvé par Sarko : une plongée vers la chape de plomb d’un nouveau moyen-âge.

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Il suffit de l’entendre dégueuler ses couenneries Microlax-Pinocchio pour déceler la société dont il rêve pour nous, lui l’ami du curé, du rabbin, de l’imam, et qui se méfit de l’instituteur.

 

Marche arrière toute ! Fini l’Humanisme, aux poubelles la Renaissance, aux chiottes les Lumières.

 

L’avenir ? Sectes, fanatismes religieux, nous font chuter vers un nouveau moyen-âge… Et à toute vibure !

 

Le sens de l’histoire s’est inversé depuis l’ultralibéralisme de Reagan et Thatcher dans les années 80, avec un bon coup d’accélérateur dû au néo-conservatisme de Bush chez les Yankees puis, chez nous, de Blair, Sarko, Merkel, Barrosso…

 

Mais, à la différence du passé, ce nouveau moyen-âge possède les apparences et les pouvoirs de la technologie. Une technologie dont l'usage sera réservé à une élite, et qui sera utilisée pour asservir, contrôler, réprimer, torturer, détruire et assassiner, avec une violence et une cruauté inédites. L’inquisition plus l’ordinateur ! On y arrive avec hadopi, Acta, les innombrables fichiers...

 

Les points communs entre le Moyen-âge et la période actuelle ne manquent pas :

 

— le fantastique décalage entre riches et pauvres (écart des revenus de 1 à 300);

 

— une société gouvernée par une élite issue de castes héréditaires et de moules réservés (Ena, X, Ponts et autres grandes écoles) ;

 

— le peu de valeur accordé à la vie humaine ;

 

— le retour de l'esclavage, en Chine et en Asie d’abord, déjà en Europe et en Amérique ;

 

— le retour à la Loi du plus fort imposée au mépris des Droits de l’homme (Guantanamo, Syrie, bagnes russes…) ;

 

— le retour des empires totalitaires (USA, Chine, Russie);

 

— le retour de l'obscurantisme (islamistes, néo-chrétiens évangélistes américains, explosion des sectes) ;

 

— le retour aux guerres de religion (charia islamiste et « croisades » occidentales) ;

 

— le recul de la culture et de l'éducation, le retour de l'illettrisme, l’accès à l'éducation privatisée réservé aux plus riches, une école rendue volontairement indigente chargée de former des esprits dociles au service des « marchés » ;

 

— la réapparition des « bandits de grands chemins » et des pirates en mer. Retour à une insécurité des transports (attaque sur les autoroutes, « home jacking », etc.)

 

— le retour des épidémies et des maladies qui avaient été éliminées depuis un siècle. La typhoïde, la tuberculose, la diphtérie et la gale ont fait leur réapparition en Occident à cause du développement de la misère. La peste et le choléra sont à nouveau en progression dans certains pays du tiers-monde. En attendant la peste aviaire transmissible d’humain à humain (c’est inventé, à l’abri dans un labo des Pays-Bas, prêt à être lâché le moment venu, dès qu’on aura rendu le virus sélectif…) ;

 

— le retour des pratiques tribales (piercings, tatouages, organisation en tribus des exclus, etc.) ;

 

— la mode « gothique » (les modes étant souvent un révélateur des tendances sociales à venir) ;

 

— le retour de la sorcellerie et des rites de magie noire ;

 

— l’influence prédominante des ordres occultes et des sociétés secrètes ésotériques parmi les élites dirigeantes (Skull and Bones, Bohemians Club, Bildenberg, Trilatérale, Le Siècle, etc…)

 

— une population de plus en plus misérable et inculte, décérébrée par les médias de masse au service des mercantis, dont la seule fonction est de préparer les cerveaux pour cacacola et de fournir des esclaves à l'élite. D'autant plus qu'avec la surpopulation, l'esclavage est finalement le mode de production le plus approprié et le moins coûteux, surtout si les machines devaient être un jour paralysées par les pénuries d'énergie.

— etc.

 

Votez Sarko ! Votez Merkel ! Ils sont les marionnettes des banksters et donc tenants de ce cauchemar.

 

La chape de plomb du Moyen-âge a duré 12 à 13 siècles… Bonjour l’avenir !

 

 

Duodi 2 ventose 220

 

Illustration Goya – Droits réservés

 

19/02/2012

Ouiquinde gastronomique révolutionnaire et qui tient au ventre!

Cassoulet pour web.jpg

 

 

 

Le Cassoulet de Paulette

 

En ce temps là, petit, les terres occitanes

Subissaient les horreurs des foudres vaticanes.

La conjonction rapace de talibans papistes

Et de seigneurs brumeux aux vues colonialistes

Jetait en pays d'Oc des hordes franchimandes.

Ils tuaient, ils violaient, ces barbares en bandes,

Saccageant les campagnes, pillant villes et bourgs,

Exterminant le peuple, brûlant les troubadours.

Sous les exhortations de l'affreux Dominique

Ils cramaient les parfaits, sous le nom d'hérétiques.

Ces bœufs au front obtus, à l'ombre de leur croix

Menaient honteusement, pour leur pape et leur roi

La razzia des voleurs: la guerre de conquête.

Finies les Cours d'Amour, place au bal des squelettes.

- Ces temps étaient bien durs, ces gens étaient bien laids

Mais, Victor, on devait parler du cassoulet!

- Exactement, petit. Ouvre ce Saint-Nabor

Et buvons à la Dame Jéhanne de Lavaur,

Car c'est elle qui, en ces périodes troublées,

Au front de l'ennemi, créa le Cassoulet!

Ah ! Il fallait la voir notre Dame Jéhanne,

Indomptable, farouche et belle comme Diane,

Culbutant les marauds, écrasant les soudards,

Taillant et estoquant Franchimands et Picards,

Plus de six pieds de haut et lourde d'un quintal,

Sa crinière de geai et ses yeux de cristal,

Galvanisaient le peuple assiégé de la ville

Et glaçaient de terreur les assaillants débiles.

Tous abordaient l'hiver de l'an mille cent onze.

Les rives de l'Agout changeaient leurs ors en bronze,

Les assiégeants, menés par Simon de Montfort

S'efforçaient d'affamer le peuple de Lavaur,

Place fortifiée entre Albi et Toulouse,

Capitale du Sud, de son honneur jalouse.

L'Occitanie d'alors était démocratique,

On discutait de tout sur la place publique,

On s’aimait, s'entraidait, partageait l'assiettée,

Les maîtres mots étaient Amour et Liberté.

Dans Lavaur étranglée, la position est grave.

Jéhanne alors regroupe et harangue ses braves:

- « Monfort veut notre peau, il devra payer cher,

Ne nous nourrissons pas d' avés et de paters !

Amenez tous céans ce qui se peut manger,

Tout ce que vous avez, nous l'allons partager. »

Et chacun apporta, de caves et greniers,

Qui des tours de saucisses, qui des cochons entiers,

Qui des canards confits, qui de la graisse d'oie,

Qui des sacs de Pamiers, qui des fèves de Foix.

Dans de vastes chaudrons on fit cuire le tout.

C'est ainsi que naquit le célèbre ragoût,

L'un des plats les meilleurs qui se puisse avaler,

Puissant, tonitruant, fondant: le Cassoulet!

De Castelnaudary à Toulouse et Lavaur

De Castelsarrasin à Pamiers et Cahors,

Des berges de l'Ariège aux rives de Garonne,

Du château de Phoebus aux tours de Carcassonne,

Le cassoulet est roi, le cassoulet est maître,

Il donne à ses sujets plénitude et bien-être,

De tout le Sud-Ouest il est le plat fanion

Symbole de l'union et de la rébellion.

Voici comment le fait Paula de la Verrière,

Jéhanne d'aujourd'hui, grande, forte et altière.

Les premiers ingrédients, ce sont les haricots,

Il te faut des Pamiers, ou sinon des Cocos.

S'ils sont secs, trempe-les avant de mettre à cuire,

S'ils sont frais, dans de l'eau, tu les mets à blanchir

Demi-heure environ, toujours à gros bouillons,

Du sel évidemment et des petits oignons.

Lorsque les haricots sont souples sous le doigt

Tu égouttes et réserves, au chaud comme il se doit.

Range de belles couennes au fond de la marmite,

Place tes haricots par dessus tout de suite,

Un carré de cochon frotté d'ail et de sauge,

Quelques tours de saucisse, de Foix, Toulouse ou Auch,

(À Toulouse on y met un morceau de mouton,

À Castelnaudary, seulement du cochon),

Trois tomates en quartiers, mondées, épépinées,

Un saucisson de couennes et du petit-salé,

Quelques clous de girofles, poivre, bouquet garni.

Tu mouilles avec le jus où les fayots ont cuit,

Tu couvres et tu mets pour trois heures à feu doux.

Va-t'en boire un canon, et oublies ton faitout.

Deux heures après tu ouvres et vérifies le plat,

Si besoin est, rajoute du bouillon, juste un doigt,

Tu poses sur le tout - avec quelle allégresse! ­

Des cuisses de canard confit, avec leur graisse.

Tu fermes de nouveau et remets sur le feu,

Ou plutôt dans le four, une bonne heure ou deux.

Pour l'onctuosité - c'est un secret, écoute! ­

Sept fois, à la cuiller, tu casseras la croûte

Qui se forme au-dessus de ton plat qui mijote,

Fait délicatement, avec tact et jugeote.

Ton cassoulet est prêt, met l' oulo sur la table

Et sert à tes convives des portions équitables.

Accompagne ce plat d'un vin rouge puissant,

Cairanne, Châteauneuf, Gigondas ou Visan.

Dégustant ce fleuron des cuisines de France,

Tu manges, avec Jéhanne, un plat... de Résistance!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- 2 kg de haricots frais, des pamiers, des cavaillonnais, des cocos de Paimpol, à la rigueur des soissons (avec des haricots secs, divisez cette quantité par deux et faites tremper une nuit avec un peu de bicarbonate), - 3 couennes de cochon, - 1 carré d'un demi kilo de cochon (rouelle ou filet), - 1 kilo de saucisse de Toulouse, - 1 saucisson de couenne, - éven­tuellement 1 demi kilo de mouton (morceaux pour ragoût), - 2 hectos de petit-salé en dés, - 6 cuisses de canard confit, - 6 gousses d'ail, - 6 feuilles de sauge (fraîche ou sèche), - 1 oignon piqué de six clous de girofle, - 3 tomates coupées en quartiers, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, persil), - 2 cuillerées à café de poivre noir, - 1 poignée de gros sel de Camargue, - de l'eau à la demande (pour cuire les haricots).

 

Les vins conseillés:

 

A plat puissant, vins généreux. Pour le cassoulet, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du-Comtat, Beaumes-de- Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou...Cor­bières, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

Sans oublier, bien sûr, les Gaillac, les Madiran, les Cahors et les Pécharmant.

 

© VictorAyoli

 

Primidi 1er ventose 220

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

18/02/2012

Ouiquinde érotique avec des auteurs actuels: Aphrodisia

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 

 

Saint Phallus



Quelle que soit l'art ou la manière
Je te sortirais de ta tanière !

Tapis dans l'ombre tu me guettes
Juste caché derrière une braguette

Tu es petit doux, recroquevillé
Dans un sommeil profond ensommeillé

Mais en un rien de temps je te fais surgir
Par la stimulation de ton plaisir

Pleinement et subtilement irrigué
Enfin je te sais éveillé

Mes mains t'ont libéré de ton piège
Et enfin la pression s'allège

Tel un condor tu t'élèves sans effort
Vers ces cieux divins avec l'envie d'encore

Je te prends de mes yeux, de mes mains pas farouches,
Pour enfin te déguster de ma délicate bouche

Ma langue te bénit si dévouée
Et jamais, non jamais je ne pourrais cesser

De penser à la sublime ascension
Que je provoque en toi par mes coquines intentions

Oh merveilleux Phallus tant adoré
Dont enfin je découvre le gland décaloté

Hmmmmmmmmmmmmmmm je suis toute soumise
A tes excès interdits quoique tu me dises

Je coule comme une fontaine
Tu libères mes chaines

Glisses sur moi sans hésiter
Car mon corps t'est tout dévoué

Sors ta lance vaillant guerrier
Pour enfin me chevaucher

Montres-moi ta plus belle arme
Qui capitulera sous mes charmes

Aucun tabou, vice, excès ne saura m'arrêter
Pour assouvir ta faim Oh toi mon bien-aimé

Je ne peux que m'ouvrir à tant de bonté
Et bénir ce Phallus qui vient s'enfoncer

Explores-moi, plus loin encore... c'est bon
Cette vague orgasmique qui monte de mes fonds

Je te sens te tendre en moi magnifiquement
Pendant que mon nectar envahit tout ton gland

Hmmmmmmmmmmmmmmmmm ces reins qui se balancent
Donnant un rythme à cette belle danse

Je me cambre sur ta verge tant excitée
Pour qu'enfin tu me livres cette sève convoitée

Oh Saint Phallus enfin j'ose
M'ouvrir à toi pour que tu y exploses

Nos saveurs se mélangent je suis au 7ème ciel
C'est certain mon chéri, c'est toi qui me rend belle

Après le feu l'appaisement enfin
Ma langue redescend vers ton bel engin

Je te lèche, te suce avec délicatesse
Explorant tout... jusqu'à tes fesses

Car déjà mon vénéré
Je me sentais comme délaissée

J'en implore au plus grand Dieu
Pour qu'enfin il vous fassent mieux

Pendant que nos corps aiment tant vous chevaucher
Nos bouches se languissent de votre verge excitée

Oh Saint Phallus soit assuré
Qu'à tout jamais je te serais dévouée

 

Aphrodisia


Décadi 30 pluviose 220


Merci à Aphrodisia ©

 

17/02/2012

Fukushima, mon amour… Inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !

fukushima crane.jpg

 

 

Fukushima, ça vous dit quelque chose ? Si, faites un effort : le 11 mars dernier il s’est passé quelque chose au Japon. Un tsunami je crois et puis…, et puis ? Et puis une catastrophe nucléaire majeure à la centrale Tepco. Ah oui ! Ça vous revient. C’est vrai qu’on n’en parle plus guère de ces jours sombres dans les médias bien-pensants français trop occupés à disséquer les pets de travers de Sarko, Hollande, Le Pen ou Bayrou.

Eh bien je vais vous donner quelques nouvelles glanées sur la Toile.

La compagnie propriétaire et gestionnaire du site nucléaire de Fukushima Tepco – pourtant grand spécialiste du mensonge et de l’enfumage - vient de reconnaitre que la température au fond de la cuve du réacteur n°2, en théorie maintenue en dessous de 100 °C, a dépassé les 300°C, et d’annoncer que du Xénon avait été retrouvé dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2. Cela signifie concrètement, comme en novembre 2011, qu’une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu ces derniers jours et est peut-être encore en cours.En effet, les xénons 133 et 135 se créent lorsqu’il y a une fission nucléaire de l’uranium et leur période radioactive est très courte (9 h pour Xe-135 et 5 jours pour Xe-133). En clair ça veut dire que le réacteur n°2 serait reparti vers la fusion, le corium, les rejets radioactifs et…les risques d’explosion. Certains veilleurs japonais (http://fukushima-diary.com) citent le cas d'un ingénieur qui a préféré quitter son travail devant cette montée de température, car, pour lui, si la température dépasse les 700°, il y aurait risque d'explosion entraînant l'explosion des trois autres réacteurs situés autour et dont les cœurs ont également fondu. Les relevés des retombées radioactives à Fukushima montrent une augmentation notable des taux de césium 134 et 137 à partir des mesures effectuées du 11 au 12 février 2012 : en un jour, le césium 134 passe de 4,45 Mbq/km² à 98,2 MBq/km² et le césium 137 passe de 6,46 Mbq/km² à 139 MBq/km². Source : http://www.pref.fukushima.jp/j/koukabutsu47.pdf. Rassurant, non ?

Autre chose : il fait froid et vous avez la tremblote ? Vous n’êtes pas seul ! Au Japon, c’est la terre qui a régulièrement la tremblote. Et pas pour rigoler… La zone de Fukushima a été fragilisée par le tremblement de terre dévastateur du 11 mars et une succession de mini failles sont apparues dans cette région. Plusieurs chercheurs estiment qu'un autre tremblement de terre majeur peut se produire et depuis quelques semaines, effectivement, il y en a. Le dernier en date est de niveau 6. Un professeur japonais, le Professeur Dapeng Zhao a alerté les autorités de la possible survenue d'un fort tremblement de terre juste sous la centrale dans un bref délai ! Bonjour les dégâts !

Pendant ce temps, Microlax 1er multiplie ses rodomontades et – devant les employés de Fessenheim – jure ses grands dieux que le nucléaire français est le plus sûr du monde et qu’il serait criminel d’interrompre cette belle réussite technique française (roulement de tambour et cocorico !). Sauf que la centrale de Fessenheim est pourrie, vieille, hors normes et nécessiterait des milliards pour la maintenir opérationnelle avec une sécurité « acceptable » (Qu’y a-t-il d’acceptable en matière nucléaire ? Rien.)

Bon. Moi, ce que je vous en dis…,vous en faites ce que vous voulez !

Liens utiles :

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/situation-alarmante-a-fukushima-110323

http://www.gen4.fr/
 
http://fukushima.over-blog.fr/

 
http://www.scoop.it/t/fukushima-inf...

 
http://ex-skf.blogspot.com


 http://www.jma.go.jp/en/quake/

 http://www.vancouversun.com/news/Ja...
 
http://www.ouramazingplanet.com/243...


 http://www.lepoint.fr/monde/le-risq...
 
http://ex-skf.blogspot.com/2012/02/...


 http://fukushima-diary.com/2012/02/...

http://fukushima.over-blog.fr/

www.acro.eu.org/chronoFukushima.html

http://www.japanquakemap.com/week

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/sous-fukushima-des-tremblements-de-terre-sont-a-prevoir_36805/

 

Nonidi 29 pluviose 220

 

Photo X - Droits réservés

 

16/02/2012

Qui a inventé la démocratie ? Les Grecs.

troika merkel raus.jpg 

 

Contre qui se déchainent les « démocraties » à la solde des banquiers ? Contre les Grecs.

 

Les magouilles de la classe politique grecque – avant tout de droite –, la corruption, les mensonges, les aberrations fiscales (exemptions dimpôts pour les armateurs milliardaires et le richissime clergé grec entre autres) sont des réalités mais aussi de très utiles alibis pour mettre ce pays sous tutelle, y tuer la démocratie et réduire son peuple à une alternative dramatique : crever de faim ou se révolter dans la rue !

 

Poussés par lAllemagne de Merkel avec la complicité de Sarkozy, les instances de lEurope se comportent comme des tortionnaires à légard de ce pays frère. Une « troïka » de Besatzungsmacht se comporte comme des troupes d’occupation, humiliant profondément les Grecs et faisant remonter à la surface bien des souvenirs dramatiques et bien des frustrations. L’Allemagne devrait faire preuve d’un peu plus de modestie et de discrétion… *

 

Le chômage dans ce pays est dément (un jeune sur deux est au chômage), les baisses de salaires insupportables (- 22% !), le PIB en chute libre, la misère galopante. Les technocrates glacés de la BCE, de lU.E. et du FMI (la « troïka » du malheur) nen ont cure. Ils poussent lhumiliation jusquà prétendre passer par-dessus le gouvernement grec en créant un compte sur lequel seraient bloqués les milliards d’ « aide » qui seraient ensuite directement versés aux banquiers créanciers, essentiellement des banques allemandes et françaises... Ils veulent même exiger que les impôts grecs ne soient pas collectés par les services du trésor de ce pays, mais...directement pas les banques !

Voilà ce que c’est l’Europe à la sauce Merkozy. Voilà ce qui nous attend si ces deux nuisibles ne sont pas éliminés par les urnes. Ces conditions inacceptables ont pour but, rappelons-le sous la conduite de Merkel, de pousser la Grèce hors de la zone euro, qui n’est en fait qu’une zone mark, les autres européens ayant accepté sans résistance les diktats germaniques au traité de Maëstricht.

A réfléchir : et si les autres membres de la zone euro « conseillaient » plutôt à l’Allemagne de Merkel de sortir, elle, de la zone euro ! Beaucoup en rêvent outre-Rhin. Cela changerait bien des choses : - dévaluation immédiate de l’euro qui reviendrait à un niveau normal, peu ou prou au niveau du dollar, donnant un formidable coup de fouet aux économies de cette zone sans l’Allemagne, et permettant à la Grèce de sortir plus facilement de son gouffre ; - réévaluation concomitante du nouveau mark, plombant d’autant les fameuses exportations de l’Allemagne, qui ne devrait pas oublier que 60% de ses exportations se font en Europe.

Alors ? Chiche !

 

* Dans Le Point :  ...  « 6 avril 1941, la Wehrmacht envahit la Grèce. Hitler s'est lassé de voir que son allié Mussolini ne parvient pas à mettre au pas l'armée grecque, qui, depuis octobre 1940, lui résiste courageusement. Le Führer va lui faire payer cher ce combat désespéré. Commence en effet une occupation très dure qui va mettre la Grèce à genoux. Les historiens estiment qu'après la Pologne et l'URSS, la Grèce est le pays qui a le plus souffert de la barbarie allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Un chiffre : on évalue à 300 000 le nombre de personnes littéralement mortes de faim pendant cette période, du fait des privations liées à l'occupation nazie.

 

Après la Libération, l'Allemagne a dû accepter de compenser matériellement les souffrances et les pertes humaines que le Troisième Reich avait infligées aux populations occupées. Et après examen par une foultitude de commissions d'évaluation et des tergiversations qui devaient tenir compte de ce que l'Allemagne fédérale était devenue un allié précieux face au bloc soviétique, les réparations ont été définitivement fixées par un traité signé en 1953 à 41 milliards de dollars, payés par la seule Allemagne de l'Ouest à la Grèce.

 

Revanche. Or ces compensations ne tenaient pas compte d'une autre dette, facilement chiffrable puisqu'il s'agit d'un prêt forcé de 476 millions de reichsmarks que la Banque centrale de la Grèce occupée avait été contrainte de verser à Berlin, en 1941, au titre des contributions "à l'effort de guerre allemand". Un prêt à l'époque sans espoir de remboursement, dont l'Allemagne fédérale considère qu'il était compris dans les dommages de guerre dont elle s'est acquittée.

 

Seulement, quand on est, comme la Grèce, au bord de la faillite, tous les moyens sont bons. Et, comme croit le savoir Die Welt, certains à Athènes ont commencé à avancer que le prêt de 476 millions de reichsmarks fait sous la contrainte à l'Allemagne nazie ne pouvait être assimilé à un sinistre de guerre comme les autres. C'est, disent ceux qui exhument ainsi le passé, un emprunt dont la Grèce est en droit de demander le remboursement.

 

Or, selon les calculs des spécialistes, la somme libellée en reichsmarks correspond aujourd'hui à 14 milliards de dollars, environ 10 milliards d'euros. De plus, si on affecte ce montant d'un taux d'intérêt classique de 3 % sur 66 ans, on parvient à un total de 95 milliards de dollars, 68 milliards d'euros, soit un cinquième de la dette grecque. Certes, cela ne suffirait pas à renflouer le Trésor grec, mais cela améliorerait grandement la situation. Et cela constituerait surtout une jolie revanche d'Athènes sur un gouvernement allemand qui, depuis le début de la crise des dettes souveraines, est plus que réticent à apporter son aide au moins sérieux des pays du "club Med'", comme on le dit assez méchamment à Berlin. »

 

 Octidi 28 pluviose 220

 

Photo X - Droits réserves


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15/02/2012

Au bistro de la Toile : « Vivent les vins ! Vivent les vins ! Vivent les vins divers ! »

chimulus bistro copie.jpg 

 

- Oh ! Loulle, tournée générale ! On est les champions ! On est les champions !

 

- Champions de quoi Victor ?

 

- De l’exportation de pinards ! Le pinard, le bleu, le jaja, le sang de la vigne, la tété d’octobre ! On a vendu à l’étranger, l’an dernier, pour plus de dix milliards d’euros ! Du Bordeaux, du Côtes-du-rhône, du Bourgogne et tous les crus merveilleux de nos terroirs ! Du Champagne, du Cognac et même de la vodka made in France ! Près de 2,5 milliards de boutanches bien de chez nous que se sont envoyés les « estrangers » !

 

- …taing ! Ils ont le gosier en pente les « estrangers » ! Au moins autant que nous…

 

- Un peu moins tout de même. Les premiers, ce sont les Zétazuniens, puis les Zallemands, les Rosbifs, les Belgicos, puis les Chinetoques et les Singapouristes…

 

- Ils sucent pas des glaçons eux non plus alors. Le pinard, ça rapproche les peuples ! Bonum vinum laetificat cor hominis ! comme disait Bacchus, qui s’y connaissait !

 

- Et ça en fait du pognon tout ça ! Et un nom pour la France ! Et une image ! C’est l’équivalent de 153 Rafales ! De quatre centrales nucléaires ! De je ne sais combien de TGV ! Mais personne n’en parle…

 

- Et surtout pas Sarko, ce triste buveur d’eau…

 

- Le plus étonnant dans cette affaire, c’est que la profession n’a pas des structures commerciales équivalentes à celle des concurrents étrangers, Etats-Unis, Italie, Espagne, Chile, Afrique du sud, Australie. Il n’y a pas chez nous de très grandes marques puissantes et structurées à l’export. Lorsque tu vas dans une foire agroalimentaire à l’étranger, tu trouveras d’énormes stands italiens, étazuniens ou chiliens, puis…des producteurs de Bordeaux, de Chateauneuf-du-Pape, de Loire, d’Alsace… Et pourtant ils vendent ! Et bien ! La preuve est dans les chiffres.

 

- Peut-être que les « estrangers » sont sensibles à l’authenticité de nos terroirs et à la très grande diversité de nos vins.

 

- Peut-être, et ce serait une bonne nouvelle.

 

- Allez ! Faut arroser ça ! A la nôtre !

 

 

Septidi 27 pluviose 220

 

Merci à Chimulus

 

 

14/02/2012

Des nouvelles du front : Monsanto condamné ! Olé !

monsanto conseil administration dessin.jpg

 

Eh ben ! En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Monsanto a été condamné lundi par le Tribunal de grande instance de Lyon pour l’intoxication du céréalier Paul François. Celui-ci estime avoir été littéralement gazé par les émanations d’une cuve de 2.500 litres d’un pesticide Monsanto, le « Lasso ». Ce produit désherbant à la toxicité reconnue a été retiré du marché en 1985 au Canada, puis en 1992 au Royaume-Uni, en Belgique également, et en 2007…en France ! On est quand même plus con que la moyenne…

Paul François n’est pas ce qu’il est convenu d’appeler un « petit paysan ». Sur 240 ha en Charente, il cultive (cultivait ?) de façon « conventionnelle », c’est-à-dire avec force traitements chimiques du blé, du maïs et du colza. Une cuve de 2.500 litres de pesticide sur l’exploitation, cela donne une idée de la manière de cultiver du bonhomme… Il s’est parait-il amendé depuis (« aujourd’hui, c’est plus d’agronomie et moins de chimie ») proclame-t-il. Il aura tout de même fallu qu’il s’empoisonne avec les merdes fournies en toute légalité par Monsanto…dont il était alors le client convaincu et le complice conscient.

Ne gâchons tout de même pas notre plaisir : la décision de Tribunal de Lyon ouvrant droit à indemnisation, espérons que de nombreux agriculteurs eux aussi intoxiqués emboiteront le pas à Paul François !

Au fait et nous ! Nous, les consommateurs des produits de Paul François et de ses congénères agriculteurs productivistes ; nous qui avons avalé sans en avoir été avertis les saloperies en question ; nous qui avons peut-être chopé un chou-fleur qui nous ronge, n’y a-t-il pas moyen de nous retourner contre Monsanto et consort, au besoin à travers des actions contre les Paul François et autres producteurs « productivistes » ? ?

 

Sextidi 26 pluviose 2012

 

Dessin X - Droits réservés

 

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N'oublions pas Seins-Val-en-teint

 



A ma femme



Lorsque tout près de moi, douce et tendre, chaude et lisse

Ma main trouve à coup sûr l’aimant de ton pubis,

Lorsque mes doigts explorent le soyeux de tes cuisses,

Et les douces rondeurs qui gonflent ta chemise,



Lorsque ton ventre offert vibre sous ma caresse

Je sens toujours en moi vivre de chaudes braises.

Tu es toujours pour moi ma lionne d’amour,

Mon océan de rêve, la rosée de mes jours,



Pour l’éclat lumineux de tes yeux de cristal,

Pour ton sourire pur qui pour moi fut fatal,

Pour vivre auprès de toi je me fais troubadour,



Ecuyer, maître-queu ou chanteur de faubourg

Et, pour pour fêter la Femme, te dédie ce poème,

Je t’aime !

 

 

13/02/2012

Cochon qui s'en dédit !

cochons trois.jpg

 

Ben, mon cochon !

 

« Des chercheurs britanniques et australiens ont étudié la santé de trois groupes de cochons. Les premiers étaient à l’extérieur, pouvant se salir à loisir. Les seconds étaient ensemble, à l’intérieur d’un bâtiment. Les troisièmes étaient à l’isolement et bourrés d’antibiotiques.

 

Résultat sur la part de bactéries intestinales renforçant l’immunité et la résistance de l’organisme porcin aux maladies : 90% pour le premier groupe, 70% pour le second, 50% pour le troisième. Moralité : mieux vaut soumettre son corps à rude épreuve que le protéger à outrance. Un porc en bonne santé est un porc sale. »

 

Pour moi qui suis aussi cochonophile que cochonophage, voilà une info qu’elle est sympa !

 

Le cochon – gloire à lui – est un animal fort propre et bien organisé. Dans une autre vie, alors que j’étais bucheron dans l’Ariège, j’ai élevé un cochon. Pompidou on l’appelait et sa maison était tout naturellement dénommée Elysée. Tous les dimanches, j’invitais quelques rudes amis coupeurs de bois ou paysans à trinquer chez Pompon à l’Elysée. Pompon avait le coin où il dormait, dans de la paille très propre ; le coin où il mangeait, correct bien qu’il laissât parfois quelques reliefs qu’il n’appréciait pas ; enfin l’endroit où il chiait, éloigné des deux premiers. Faut dire qu’il avait de la place. Et il n’était pas malade le  bougre ! Nous avons aimé Pompon jusqu’au bout, jusqu’à la dernière rondelle de saucisson.

 

Lorsque je trainais mon Nikon au Vietnam, les troufions ricains - dont pratiquement toute la nourriture arrivait des Zuhessa et qui chassaient la bactérie plus efficacement que le Viet – choppaient toutes les maladies qui passaient. Moi, bouffeur de tout, pas du tout intégriste de l’hygiène, je n’ai jamais été malade. Même pas des amibes, juste une traditionnelle chaude-lance…

 

Alors, lavons-nous mes mains bien sûr, mais ne nous cassons pas trop le cul pour ces questions de « propreté ». D’autant plus qu’il faut économiser l’eau !

 

Pour ça, je suis exemplaire : je ne bois que du vin.

-         « Et pour te laver me direz-vous, comment tu fais Victor ».

-         Ben ! C’est simple, je pratique le nettoyage à sec.

-          ????? C’est quoi ça ????

-         Je me gratte…

 

Quintidi 25 pluviose 220

 

Photo X - Droits réservés

12/02/2012

Ouiquinde gastronomique: sac d'os !

sac d'os 2.jpg

 

Le sac d’os

 

- Dis-moi, sais-tu, petit, ce que c’est qu’un sac d’os ?

- C’est une jeune fille qu’est pour sûr pas très grosse…

- Ce parallèle-là n’est vraiment pas galant,

Pour la gent féminine, c’est bien désobligeant !

Non, petit, un sac d’os, même si c’est étrange,

C’est un plat délicieux, paysan, que l’on mange

Au fond de nos campagnes lorsqu’on tue le cochon

Et non pas les appâts d’une maigre Fanchon.

Coupe en petits morceaux les os des côtelettes

En laissant de la viande, et pas qu’une lichette,

Coupe aussi tout petit un bon kilo de couennes

Met la queue du cochon, un peu de péritoine,

Dans une grande jatte, mélange tes parcelles

Avec de l’ail pilé, thym, laurier, poivre et sel.

Généreux sur le sel pour conserver le met,

Tu laisses reposer pendant que tu soumets

L’estomac du cochon à quelques tours de mains :

Retourner, bien gratter au couteau et laver

Soigneusement le tout dans de l’eau vinaigrée.

Puis tu remets d’aplomb cet estomac-saquette

Dans lequel tu ensaches couennes et côtelettes.

Tu fermes le sac d’os en cousant les entrées,

Saupoudre de gros sel et conserve aux frais.

Après trois quatre jours tu dessales une nuit

Alors, dans beaucoup d’eau, tu vas le faire cuire

Serre-le dans un linge pour ne pas qu’il éclate

Et à tout petit feu il mijote sans hâte

Trois ou quatre heures au moins pour qu’il s’épanouisse.

En bouche alors, petit, c’est un feu d’artifice !

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi l coupe et la bonbonne !

 

 

Quartidi 24 pluviose 220

 

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11/02/2012

Ouiquinde érotique: réchauffons-nous avec Paul Verlaine!

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Ouverture



Je veux m'abstraire vers vos cuisses et vos fesses,
Putains, du seul vrai Dieu seules prêtresses vraies,
Beautés mûres ou non, novices et professes,
Ô ne vivre plus qu'en vos fentes et vos raies !

Vos pieds sont merveilleux, qui ne sont qu'à l'amant,
Ne reviennent qu'avec l'amant, n'ont de répit
Qu'au lit pendant l'amour, puis flattent gentiment
Ceux de l'amant qui las et soufflant se tapit.

Pressés, fleurés, baisés, léchés depuis les plantes
Jusqu’aux orteils sucés les uns après les autres,
Jusqu'aux chevilles, jusqu'aux lacs des veines lentes,
Pieds plus beaux que des pieds de héros et d'apôtres !

J'aime fort votre bouche et ses jeux gracieux,
Ceux de la langue et des lèvres et ceux des dents
Mordillant notre langue et parfois même mieux,
Truc presque aussi gentil que de mettre dedans ;

Et vos seins, double mont d'orgueil et de luxure
Entre quels mon orgueil viril parfois se guinde
Pour s'y gonfler à l'aise et s'y frotter la hure :
Tel un sanglier ès vaux du Parnasse et du Pinde.

Vos bras, j'adore aussi vos bras si beaux, si blancs,
Tendres et durs, dodus, nerveux quand faut et beaux
Et blancs comme vos culs et presque aussi troublants,
Chauds dans l'amour, après frais comme des tombeaux.

Et les mains au bout de ces bras, que je les gobe !
La caresse et la paresse les ont bénies,
Rameneuses du gland transi qui se dérobe,
Branleuses aux sollicitudes infinies !

Mais quoi ? Tout ce n'est rien, Putains, aux pris de vos
Culs et cons dont la vue et le goût et l'odeur
Et le toucher font des élus de vos dévots,
Tabernacles et Saints des Saints de l'impudeur.

C'est pourquoi, mes sœurs, vers vos cuisses et vos fesses
Je veux m'abstraire tout, seules compagnes vraies,
Beautés mûres ou non, novices ou professes,
Et ne vivre plus qu'en vos fentes et vos raies.

 

Paul Verlaine

 

Tridi 23 pluviose 220

 

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10/02/2012

La honte et la boue.

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En ce jour duodi le vingt-deux pluviose

Le groin coulant de bave, Microlax-sinistrose

Et sa meute de chiens hurlants et fous de rage

Humilient et déchirent la France qu’ils saccagent.

Ses séides hurlant, ses reitres et ses traitres

Tous la voix de son maitre

Braillent au plus offrant

Plus forts que le FN

Leur bêtise et leur haine

Contre les plus pauvres

D’entre les pauvres

Les plus faibles

Parmi les faibles,

Ces « salauds » de chômeurs

Tous autant de « tricheurs »

Pompant depuis leurs planques

Le bon argent des banques !

Vite un référendum pour que les vrais Vranzais

Expriment leur refus de toujours financer

Les sinécures douces de ces sales fainéants

Qui vivent aux crochets des braves épargnants.

Vite un référendum pour que les vrais Vranzais

Donnent leur opinion sur tous ces étrangers

Qui prétendent voter !

Vite un référendum pour que les vrais Vranzais

Stipendient ces pédés voulant se marier !

Et pourquoi pas les Roms

Ces clochards, ces sous-hommes !

Ces gens venus d’ailleurs et que la faim tenaille,

Mendiants ou ferrailleurs, musiciens ou canailles,

Ni anges ni démons, ni zombies ni fantômes

Tout simplement des hommes.

Défendons plutôt Woerth, prince de la magouille

Brassant le pognon fou obtenu de fripouilles

Contre quelques hochets, Légions de déshonneur

Qui sont, entre ses mains, synonyme d’horreur.

N’oublions pas Lefèvre, Morano, Estrosi

Dignes porte-paroles de cette Sarkozie

Moisie.

Vous puez du cerveau comme d’autres des pieds,

Vous nous feriez bien rire en comiques troupiers

Si vous n’étiez, hélas, en charge de la France

Que vous chargez de boue, de honte et de souffrance.

Vivement que demain, par la magie des urnes

Nous puissions renvoyer ces tas de casse-burnes

A leur place réelle

Dans les poubelles.

 

Duodi 21 pluviose 220

 

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