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30/03/2012

Les candidats glaneurs de voix chez les exploit(eurs)ants agricoles

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Non mais vous les avez vus faire la roue comme des dindons devant le congrès des agriculteurs productivistes de la FNSEA à Montpellier ! Ils y étaient tous les candidats, sauf Mélenchon, Poutou et Artaud. Il y en a tout de même trois à ne se pas se laisser enfumer par ce tigre de papier qu’est le syndicat majoritaire du monde agricole. Un monde qui vote, ne l’oublions pas, à 44% pour l’UMP et à 21% pour le FN. Un syndicat dont les adhérents vivent en grande partie de la chasse aux subventions.

 

Le président de FNSEA, Xavier Beulin, grand lobbyiste pro-OGM est le patron de Sofiprotéol, leader français dans les huiles de colza, de tournesol ou de soja. Mais Sofiprotéol est aussi un fonds d’investissement aux multiples filiales ; Sofiprotéol préfigure une agriculture au service quasi exclusif de l’industrie pétrolière et chimique.  Comment dès lors s’étonner que l’agriculture française soit la plus utilisatrice de pesticides, engrais chimiques et autres produits mortifères et « ide »?

 

Nous aurions aimé que les candidats interrogent les FNSEA-boys sur le nombre de cancers dû à ces pratiques parmi les agriculteurs ; ou sur le coût que la pollution par les nitrates génèrent ; ou sur la destination des énormes subventions européennes ; ou sur les conditions de travail et les rémunérations des ouvriers agricoles; ou même simplement sur le statut des agriculteurs et de leurs femmes ?

 

Eh ! Hollande, qu’est-ce que tu es allé foutre dans cette galère ? Tu crois gratter quelques voix chez les empoisonneurs ? Ils sont indécrottables et seront toujours à lécher l’oignon de la droite. Labourages et pâturages… Laissent ça à Bayrou, le « pays » du roi Henry IV ! Va plutôt à la Confédération paysanne, c’est là qu’est l’avenir de ceux qui méritent encore le beau nom de paysans…

 

 

Primidi 11 germinal 220

 

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

29/03/2012

Tè ! Méluche, je te fais un discours façon Victor (le grand !)

mélenchon tribun.jpg

 

 

Debout peuple français, debout peuple éternel

Ô peuple forgeron du droit universel

Peuple qui abattit les tours de la Bastille,

Peuple dont les idées de par le monde brillent,

Qui, lorsqu'il se fâchait, brisait sous son bâton

Le géant Robespierre et le titan Danton,

Oui, ce peuple invincible, oui, ce peuple superbe

Tremble aujourd'hui, pâlit, frissonne comme l'herbe,

Claque des dents, se cache et n'ose dire un mot

Devant Sarko, ce reître, ce lideur minimo !

Oui, nous voyons cela ! Nous tenant dans leurs serres,

Mangeant les millions en face des misères

Les deux Woerth, les Copé, êtres stupéfiants,

S'étalent ; on se tait. Nos maîtres ruffians

Pillent, volent, détournent l’argent de nos impôts

Facilitent l’exil fiscal de ces crapauds

Goinfrés sur la sueur de travailleurs dupés

Pour engraisser les tripes de l’Uhèmepet.

Disparaissez, faquins ! Retournez dans vos bauges,

Les rats vous fêteront et feront votre éloge.

Debout peuple français, debout peuple éternel

Ô peuple forgeron du droit universel

Prends le fusil, la hache, la fourche ou la faux

Affute enfin la Veuve et dresse l’échafaud

Tremblez, tristes bouffons à la grasse bedaine,

Partez avant que ne se transforme en haine,

La puissante colère qui dans le peuple monte,

Partez quand il est temps car la révolte gronde.

 

Victor, à la façon de Victor (le grand) Hugo

 

Décadi 10 germinal 220

 

 

Photo X - Droits réservés

 

 

 

28/03/2012

Où se cachent les terroristes ?

deligne sarko terroriste.gif

 

Il parait qu'ils ne sont plus en bandes organisées, mais qu'ils se fondent dans la population, qu'ils se cachent partout, qu'on les croise dans la rue, qu'on les voit sur les plateau télé.

Même s'ils ont "l'apparence" du vrai Français


Apprenez à les reconnaitre !

 

Nonidi 9 germinal 220

 

Merci à Deligne

27/03/2012

Tremblez braves gens ! Tremblez…

 

sarkoflicm-Charlie_Hebdo.JPG

 Le boomerang, c’est une arme redoutable mais qui a la particularité, s’il rate sa cible, de revenir dans la gueule de celui qui l’envoie. C’est ce qui arrive au ci-devant Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa , dit Nicolas Sarkozy, candidat-président. Les sondages, qui sont le parangon des candidats, ne montrent pas « d’effet Toulouse » en faveur de ce dernier.

 

 

Ce terrible drame étale en revanche au grand jour le bide de la politique de sécurité du même Sarkozy, faisant des diverses institutions policières du pays sa chasse gardée depuis dix ans. Bide de la DCRI, dirigée par des proches et des obligés du candidat-président et tendant à dériver vers une police politique plus active pour surveiller les journalistes que les terroristes potentiels. Pas très rassurant si l’on pense que le rôle de cette police de l’ombre est avant tout de prévenir les crimes en surveillant, en infiltrant les milieux potentiellement dangereux (néo-nazis, islamistes, mafias).

 

 

Car comment comprendre la totale liberté d’action d’un type comme Mohamed Medah, suivi depuis longtemps par divers services de police et de justice pour violence, trafic, menant grand train avec…un RSA, accointance avec des extrémistes religieux, « touriste » au Pakistan et en Afghanistan, fiché par les services étazuniens, etc. Bref, c’est du lourd ! Des profils pareils, il n’y en a que quelques dizaines en France. Alors pourquoi ce type n’a-t-il pas été mieux surveillé, surtout à Toulouse, et en tout cas dès le premier crime contre un soldat. A moins que ce type n’est été « protégé » et manipulé comme indic… Ce qui expliquerait la lenteur policière à le neutraliser dès lors que son nom, ou plutôt celui de sa mère apparaissait dans la liste des contacts du vendeur de scooter assassiné. Le Frankenstein aurait échappé à ses créateurs et on connait la suite.

 

 

Bide également que sa « neutralisation » selon le terme consacré. Le type, qui aurait dû être pris vivant, et qui aurait pu l’être selon bien des avis autorisés, dont celui de Christian Prouteau, a été criblé de balles, mettant ainsi un terme définitif à son interrogatoire qui aurait pu gêner bien du monde…

 

 

Et Sarko, l’homme qui dégaine des lois liberticides plus vite que son ombre, en profite pour fouler aux pieds la liberté de penser et de parler en proposant de punir « la consultation de sites appelant à la haine et à la violence » ainsi que « toute personne se rendant à l’étranger pour y suivre des travaux d’endoctrinement à des idéologies conduisant au terrorisme ». Ce qui semble partir d’un bon sentiment (comme d’hab’ l’émotionnel avant la raison) risque de déboucher sur des législations et des tribunaux d’exception criminalisant les opinions que le pouvoir en place juge dangereuses ! On dérive vers le « patriot act » étazunien…

 

 

Le fond de commerce de Sarko, c’est la peur, avec l’insécurité comme moyen et l’acceptation par des populations conditionnées par des médias aux ordres de toutes les dérives liberticides.

 

 

Nous savons ce qu’il nous reste à faire le mois prochain : avant tout, et sans états d’âmes, débarrasser – sans peur ! - la république de ce dangereux nuisible.

 

 

Octidi 8 germinal 220

 

Illustration X - Droits réservés

 

26/03/2012

Pendant la campagne, les sarko-sapoperies continuent

 

chimulus bistro copie.jpg 

La Sécu, on y est tous attaché, c’est une des plus grandes, généreuses et belles conquêtes sociales du siècle passé. Et il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que les divers pouvoirs de droite s’efforcent, mandat après mandat, de la démantibuler avec pour stratégie finale de la refiler au privé, c’est-à-dire aux gros conglomérats assurance-banque.

 

 

Selon l’adage de « qui veut tuer son chien prétend qu’il a la rage », les nuisidroitiens (ouais, c’est nouveau, faut créer des mots, faire évoluer la langue !) – les gens nuisibles généralement de droite (mais n’est-ce pas un pléonasme ?) – les nuisidroitiens donc font en sorte que cette pauvre Sécu soit en déficit chronique. Et si possible fort déficit. Comment ? On en a déjà souvent parlé, mis rappelons quelques ingrédients de cette magouille : l’état ne paie pas, ou pas en totalité ses dettes, ne reverse pas, ou pas en totalité, les taxes sur l’alcool et le tabac, ne rembourse pas les cadeaux aux entreprises, etc. Dès lors, pour redresser les comptes, on détricote la Sécu pour la refiler par lots, c’est moins douloureux, aux requins de la banque et de l’assurance privé.

 

 

Une mesure, parue discrètement il y a quelques jours au Journal Officiel, et qui entre immédiatement en application, oblige les complémentaires santé (mutuelles, assurances, institutions de prévoyance) à rembourser aux patients des dépassements d'honoraires plafonnés à 50 % au-dessus du tarif Sécu.

 

 

Sont concernés les dépassements pratiqués par des médecins spécialistes de bloc opératoire (chirurgiens, anesthésistes, obstétriciens) qui sont actuellement en « secteur 2 », c'est-à-dire qui sont autorisés à demander plus à leurs patients que le tarif remboursé par l'assurance maladie, contrairement a leurs confrères, les plus nombreux, exerçant en « secteur 1 ».

 

 

Ces praticiens qui le souhaitent vont pouvoir opter pour un nouveau secteur, que l'on appelait jusqu'ici « secteur optionnel » et désormais « option de coordination élargie ». S'ils limitent leurs dépassements à 50 % du tarif Sécu pour 70 % de leurs actes techniques, l'assurance maladie prendra en charge leurs cotisations sociales (santé, retraite, etc.) sur les 30 % des actes qu'ils devront continuer à effectuer au tarif opposable. Ben voyons ! Faut bien les aider à changer leur 4X4 chaque année ces pauvres malheureux !

 

 

Et que vont inévitablement faire les mutuelles? Augmenter leurs cotisations! Et à la sortie, c’est encore le patient qui casquera. Ceci s’ajoute, en les alourdissant, aux franchises de 0,5 € par boite de médicament et de 2 € par transport, sans oublier les déremboursements.

 

 

On arrive ainsi, petit à petit, à une médecine à deux vitesses. Pour les « pauvres cons », selon la terminologie sarkozienne, les médecins au rabais, pour les rupins qui ont les moyens de se payer des assurances complémentaires devenues très chères, les meilleurs spécialistes. C’est la dérive « américaine » chère à Sarkozy…

 

 

On nage en plein paradoxe, avec une pratique « libérale » de la médecine et un financement socialisé ! Car les professionnels de santé, qu’ils l’acceptent ou pas, sont des quasi-fonctionnaires, puisque leur rémunération de base - la seule qui soit légitime - est payée par des prélèvements obligatoires qui ne sont rien d’autre que des impôts. Pour en sortir, pourquoi ne pas envisager le paiement au forfait-patient en remplacement du paiement à l’acte ?

 

 

Quand aux riches, créons pour eux un secteur entièrement libre, mais plus du tout remboursé par l’Assurance maladie et les mutuelles. Ces bourrés de thunes pourront se faire soigner par les toubibs qui s’y risqueront sans plus avoir aucun filet pour garder leur clientèle !  Chiche !

 

 

Septidi 7 germinal 220

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

25/03/2012

Ouiquinde érotico-gastronomique : Pour Sabine, l'agneau en tajine

 

amours champêtres.jpg

 

 

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront… en voyant Cassiopée.

 

 

 

 

L'agneau en tajine

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, mets dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachées,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer :

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

De la coriandre fraîche, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, « Ah, dis donc, Doudou ! »

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi-heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- l épaule d'agneau désossée, - 4 oignons émincés, - l kilo de carottes, - l botte de coriandre frais, - 6 branches de persil plat, - l bon morceau de gingembre frais râpé, - 3 gousses d'ail, - l cuillerée à café de poudre de cannelle, - l cuillerée à café d'harissa, - 3 hectos d'olives noires dénoyautées.

 

Les vins conseillés:

À plat puissant, vins généreux. Pour l'agneau en tajine, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du­-Comtat, Beaumes-de-Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-­Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou, Corbières, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

 

 

Sextidi 6 germinal 220

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

24/03/2012

Ah! Ce coquin de printemps !

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Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Quintidi 5 germinal 220

 

Merci à l'irremplacé Reiser 

 

 

23/03/2012

Pendant les tueries, les sarko-saloperies continuent.

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Si vous n’avez pas les boyaux de la tête trop constipés par la déferlante de bouillie sécuritaire, vous vous souvenez peut-être de cette séquence trouble qui a vu les pieds nickelés de la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) se faire coincer en train d’espionner, non pas de dangereux terroristes capables de commettre des tueries, mais…des journalistes du journal Le Monde enquêtant sur les magouilles de l’affaire Woerth-Betancourt. C’est l’affaire des « fadettes », factures de téléphones recueillies illégalement. Le procureur de Nanterre Courroye, considéré comme l’instigateur de ces excès de zèle, a été mis en examen pour ces faits : «collecte illicite de données à caractère personnel par un moyen frauduleux déloyal et illicite», ainsi que pour «violation du secret des correspondances» des journalistes du quotidien du soir qui enquêtaient sur l’affaire Woerth-Bettencourt en 2010.


 Un proc mis en exam, voilà qui fait plutôt tâche, non ? Qu’on se rassure (enfin « on » : les sarko-trafiquants), cette situation n’a pas duré longtemps. En effet la cour d’appel de Paris a annulé ce jeudi (hier) cette mise en examen.


Tiens ! La DCRI, c’est ce fameux FBI « à la française » transformé par le ci-devant président Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa , dit Nicolas Sarkozy, en une sorte de police politique au service de l’Elysée. Cette même DCRI sérieusement secouée ces derniers jours pour être passé à côté de la dangerosité d’un tueur salafiste passé par l’Afghanistan et le Pakistan, connu par les services américains, par les services espagnols et…laissé semble-t-il tranquillement vaquer à ses occupations conduisant à de sordides tueries. Incompétence ? Nous ne ferons pas à ces fonctionnaires ce reproche. Ou détournement de moyens ? On ne peut pas à la fois surveiller les journalistes et les terroristes… 

 

Quartidi 4 germinal 220

 

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22/03/2012

Pendant qu’on nous noie sous l’émotionnel, on ne parle plus de l’essentiel…

 

Pieuvre bancaire.png

 

La dette entre autre. C’est en son nom que les ultralibéraux saccagent tout ce qui fait l’art de vivre à la française : services publics, code du travail, protection sociales, etc. La DETTE ? Elle est voulue, organisée par le système bancaire dont elle est la substance !

 

Comment les rats des banques nous piquent notre blé ?

 

Les banquiers et affidés (agences de notation, hedge funds, FMI, OMC, paradis fiscaux, etc.) dictent leurs désidératas aux gouvernements ultralibéraux qu’ils manipulent comme des marionnettes. Les gesticulations de Merkozy et Sarkel ne sont que les épiphénomènes de cette manipulation. La dette est un moyen pour réduire inexorablement les moyens des états et donc leurs capacités d’action, dans le droit fil du projet ultralibéral. L’accroissement de la dette amène les états au bord de la faillite, les obligeant à réduire drastiquement les services publics et les prestations sociales et à privatiser pour…rembourser les seuls intérêts colossaux de cette dette ! Ce n’est pas un hasard si ce sont les gouvernements de droite – avec une mention toute particulière pour Sarkozy, ministre des finances puis président - qui ont fait exploser la dette des états.

 

Ci-dessous, voici une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre ce qu’on ne nous a jamais expliquer, ni à l’école, ni à l’université, ni dans les médias : comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.

 

Vous vous souvenez, l’an dernier je crois, Cantona, avec sa grande gueule et son bon sens terrien, a semé un affolement certain au sein de la mafia bankstérienne en préconisant d’aller tous, le même jour, retirer notre pognon des banques ! Il a « shooté » là où ça fait mal l’ami Canto !

 

Cette vidéo montre pourquoi il avait raison et comment lutter contre la mafia des banques.

 

A VOIR ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître. Une information que l’on ne trouve nulle part et JAMAIS.

 

 

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »

 

Installez-vous tranquillement, prenez votre temps et INFORMEZ-VOUS enfin !

 

 

Pour voir cette vidéo, cliquez ci-dessous :

L’argent dette 

Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon : amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

et DVDtoile.com : dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

 

 

Tridi 3 germinal 220

 

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21/03/2012

Au bistro de la Toile: un tueur providentiel !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing, Victor, tu commences à me ratatiner les aliboffis de peur… T’es sorcier ou quoi ?

 

 

- ???!!!???

 

 

- Ben ouais ! Tiens, je te cite : le 13 mars tu disais : « (…) Il ne m’étonnerait pas que, à quelques jours des élections, se déclenchent « par hasard » des troubles propres à susciter la peur et donc à faire jouer le reflexe sécuritaire: émeutes de banlieues, attentat terroristes, drames de l’insécurité. Ce type - qui se serait fait payer sa campagne électorale de 2002 par Kadafi - est capable de tout. (…) » Et tu en rajoutais le15 mars : « Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Peuple vil, peuple con, ramassis d’imbéciles

Qui tendaient votre fion pour que l’on vous enfile 

Je vais vous faire peur, provoquer des cata

Des troubles en banlieue, un petit attentat

Pour que vous rejetiez, en tremblant, l’espérance

Et vous réfugiez dans un vote bien rance !

Bourricotes, Bourricots

Votez Sarko ! »

 

 

- Ça t’étonne ? On dirait que tu ne connais pas le personnage. Je ne suis pas le seul à m’être posé des questions dérangeantes. Barbier, de l’Express – un type qui n’est pas, loin de là, mon ballon de rouge – mais qui connais bien les mœurs politicardes, disait pareil chez le gros Calvi et sa chemise rose dans « C’dans l’air » : « La seule chance pour Sarkozy de remporter cette élection réside dans un événement exogène à la campagne, un événement international, exceptionnel ou traumatisant. » Et il en rajoutait : « seul un cataclysme capable de fédérer les Français autour de leur président peut offrir une chance de réélection à Sarkozy ».

 

 

 

- Enfin, tout de même Victor, Sarko et son entourage, pour douteux qu’ils soient, sont-ils capables, pour assurer une réélection bien compromise, d’organiser des actes aussi sordides ?

 

 

- De les organiser non, mais la manipulation de ce barjo connu n’est pas impossible : il était connu des flics pour ses accointances islamistes et donc susceptible d’être manipulé. Tu sais Loulle, Sarko et sa clique sont accrochés comme des morbacks à leur pouvoir, à leurs privilèges, à leur fric. Ils craignent de perdre tout ça si Microlax est battu. Et ils craignent plus encore d’y perdre leur liberté ! Ils ont tant de casseroles au cul qu’ils pourraient ouvrir une quincaillerie ! L’immunité présidentielle tombe avec la fonction, Chichi en sait quelque chose.

 

 

- Quel panier à crabe…

 

 

- Rien ne dit que les sarko-trafiquants soient directement en cause, mais leurs paroles, leurs anathèmes, leur obsession de dresser les gens les uns contre les autres créent un climat propre à susciter des vocations de tueurs barjos, faciles à manipuler. Et ça tombe pilepoil en période d’élections mal barrées pour eux… Coïncidence ? Mon cul… En attendant, la campagne électorale s’est déplacée sur le terrain de Sarko : la sécurité, ou plutôt l’insécurité. La peur ramène toujours les moutons autour du berger… Et le Sarko jubile et envisage son possible triomphe électoral…

 

 

- Bou du con ! Comme ils disent à Toulouse, parles pas de malheur Victor. Tè ! Buvons un coup, ça nous remontera…

 

 

 

Duodi 2 germinal 220

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

 

20/03/2012

A qui profite le crime ?

crime,terreur

  

Qui est donc ce serpent, ce tueur à sang froid

Qui sème la terreur, la douleur et l’effroi ?

Quel motif peut créer ce monument de haine ?

Quelles sont ses idées et quelles sont ses chaines ?

 

Il massacre, exécute, tue pour quelles raisons

Des guerriers désarmés, des gosses en fleuraison ?

Comment tuer ainsi sans avoir de remords ?

Qui a mis dans sa tête tous ces torrents de mort ?

 

Des haines religieuses ? Communautaires ? Ethniques ?

Qui donc a intérêt à semer la panique ?

Larmes, insécurité…et la terreur en prime.

 

Quand la France a besoin de paix et de concorde

Qui donc depuis dix ans provoque la discorde ?

Et enfin a qui donc peut profiter le crime ?

 

VictorAyoli

 

 

Primidi 1er germinal 220

 

 

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19/03/2012

Le temps des cerises ?

 

 

commune de paris 2.jpg

 

Ce n’est pas par hasard que la date du 18 mars a été choisie par l’équipe de Mélenchon pour la grande manifestation du peuple de gauche. Le 18 mars – outre le fait que c’est mon anniversaire ! – est une date phare pour tous les combats libérateurs : c’est celui du commencement de cette formidable « insurrection citoyenne », la Commune de Paris. Durant soixante-douze jours, les communards jettent les bases d’une République sociale, démocratique et citoyenne. Avant d’être noyée dans le sang par les sarkozistes de l’époque, ceux du sinistre Thiers, boucher de la réaction.

Laissons la parole à Jean-Louis Robert, historien, professeur émérite à l’université Paris-1, président des Amis de la Commune :

 

« Le 18 mars 1871, le peuple prend le pouvoir à Paris !

 

Le 18 mars 1871, 9 heures du matin, champ des Polonais sur la butte Montmartre.

Depuis des heures déjà, les hommes du 88e régiment de ligne et la foule de femmes, d’enfants et de gardes nationaux sont autour des canons de la garde nationale. Les lignards discutent avec les habitants, boivent et mangent les provisions que les femmes leur apportent. Le général Lecomte, qui ne peut supporter cette situation, crie à la foule qu’il va tirer si elle ne s’éloigne pas de trente pas de ses hommes.

La foule ne fuit pas et se jette au-devant des hommes en criant « Ne tirez pas !» Le général commande : «Apprêtez-vous !» Les lignards obéissent. «En joue !» ordonne le général. Les crosses des chassepots montent aux épaules. La foule ne bouge toujours pas. Mais le silence, lourd, se fait, et l’on entend distinctement Lecomte crier «Feu ! » 

Mais un fusil s’abaisse, puis deux, dix, cent. À trois reprises, le général tente de faire tirer. Les hommes refusent. Puis un lignard jette son fusil, d’autres se rallient aux fédérés. Le général Lecomte et ses officiers sont arrêtés par les fédérés. Il sera exécuté, avec un autre général (Thomas, le massacreur de juin1848), rue des Rosiers. La Commune commence !

Le 3mars. Ce jour-là, les Prussiens quittent la capitale sous les huées des Gavroche. Les délégués de 200 bataillons de la garde nationale, (le peuple armé) élisent un comité central de la garde nationale qui, désormais, échappe à l’autorité de l’armée et de Thiers.

Le 10mars. Thiers, chef du pouvoir exécutif, abolit le moratoire des loyers en place depuis août1870 (80% des Parisiens sont concernés car les propriétaires menacent d’expulsion les locataires récalcitrants à acquitter les termes). Le même jour, décret sur les échéances : les effets de commerce deviennent exigibles. Des dizaines de milliers d’artisans, 150 000 commerçants sont pris à la gorge. Car comment payer alors que l’activité est considérablement réduite ? L’Assemblée nationale, dominée par les monarchistes, vote son transfert de Bordeaux à Versailles. Nouvelle provocation contre le peuple de Paris, massivement républicain.

Le 16mars. C’est la mi-carême. Le général Vinoy, commandant de l’armée à Paris, interdit aux Parisiens bals et mascarades.

Le 17mars. Thiers décide de récupérer les 171 canons de la garde nationale entreposés à Montmartre. Un plan d’occupation militaire de Paris tout entier y est associé. Entre 15 000 et 20 000 hommes sont mobilisés pour l’opération (on espérait 50 000 hommes des 40 bataillons de la garde nationale des quartiers bourgeois ; il n’en vient que 1 000 !).

Le 18mars, 3heures du matin. Les premiers lignards arrivent sur la butte. Il y a là l’homme de garde, l’ouvrier maçon Germain Turpin. Il est abattu sans sommation. Le général Lecomte refuse qu’on l’envoie se faire soigner à l’hôpital Lariboisière afin de ne pas éveiller l’attention de la population. Le garde Turpin mourra quelques jours plus tard.

L’évacuation des canons commence, mais se fait lentement, faute d’attelages.

Le 18mars, Montmartre au petit matin. Le comité de vigilance de Montmartre, où Louise Michel est de garde, et le 61e bataillon de la garde nationale font battre la générale. Les femmes de Montmartre, les blanchisseuses, les lingères, les ménagères sont les plus nombreuses. Elles montent sur la butte, apostrophent les lignards. La fraternisation commence. Quelques heures après…

Le 18mars au matin partout dans Paris. Les événements de Montmartre sont appris par les Parisiens. Les bataillons de la garde nationale se reforment, c’est partout la déconfiture pour les troupes de Versailles. À Pigalle, aux Buttes-Chaumont, à la Bastille, rue de Flandre, dans les 13e et 14e arrondissements, les troupes se débandent rapidement devant les fédérés. Seul l’Hôtel de ville tient.

Le 18mars, 11heures, école du 11, rue Basfroi. Le comité central de la garde nationale se réunit. L’insurrection a été spontanée. Le comité central, réuni au cœur du populaire quartier de la Roquette, donne l’ordre que Paris se couvre de barricades. Mais reste hésitant : faut-il occuper les bâtiments publics ? La préfecture de police ? L’Hôtel de ville ?

Le 18mars, 15 heures. Au Quai d’Orsay, réunion du ministère.

Thiers semble incertain. Des bataillons de la garde nationale du Gros-Caillou passent devant le bâtiment sans s’y arrêter. Le courage de Thiers a des limites ! Il s’enfuit par une issue du côté de la rue de l’Université et file dans son coupé jusqu’au pont de Sèvres… Il laisse un ordre : «Évacuez Paris !»

Le 18mars, l’après-midi. Paris se couvre de barricades. L’armée – ou ce qu’il en reste – évacue progressivement Paris. Le comité central passe à l’offensive et fait occuper les carrefours stratégiques, les bâtiments publics.

Le 18mars, 21 h 30. Jules Ferry, le seul versaillais qui fit preuve d’un vrai courage le 18mars, abandonne l’Hôtel de ville. La garde nationale y rentre et hisse le drapeau rouge sur la façade.

Le 18mars, 23 heures. Le comité central se réunit à l’Hôtel de ville. Dans la salle des conférences, ces hommes du peuple, des ouvriers majoritairement, siègent dans un décor qui ne leur est pas habituel. Ils sont une vingtaine. La discussion est longue. À minuit, la lumière apparaît, le chemin est tracé. Des vingt poitrines sort ce cri unanime :

«Vive la Commune !» Pendant soixante-douze jours, le peuple de Paris va vivre libéré de ses chaînes. À nous de faire vivre cet immense espoir qui porte les valeurs de justice sociale et de démocratie dans notre monde dominé par le pouvoir de l’argent. »

Mélenchon, en rassemblant plus de 100.000 citoyens place de la Bastille, a redonné au peuple ébahi, étonné, puis conquis la conscience de sa force, la possibilité d'une espérence. Puissent les lendemains chanter le « Temps des cerises » ! Ecoutons-le :

 

http://www.dailymotion.com/video/xpj12s_discours-de-jean-luc-melenchon-a-la-bastille_news

 

 

Décadi 30 ventôse 220

 

 Illustration X - Droits réservés

 

 

 

18/03/2012

Ouiquinde gastronomique : Li paquetoun de bioù

 

paquetoun de bioù web.jpg

 

Voici quelques années, Septèmes-les-Vallons

Confronta en concours ses Vénus du poêlon.

« Li paquetoun de biou » (1) comme on dit à Septèmes

Ou « paupiettes de bœuf » tel en était le thème.

On les appelle encore « Alouettes sans tête »,

C'est un plat de Provence pour un repas de fête.

Montant en procession vers la vieille chapelle

Les jolies ménagères embaumaient les ruelles

Des multiples fragrances de leurs préparations

Quelles allaient livrer, non sans quelqu’émotion

Aux subtiles papilles d'un jury redoutable,

Fait de professionnels des plaisirs de la table,

Présidé gentiment par Maître Guy Gedda

Pape des fourneaux de Bormes-les-Mimosas.

Sert un canon, petit, car ma gorge languit:

Voilà les « Paquetoun de bioù » de Maistre Guy !

Prépare les paquets et ensuite la sauce,

C'est la cuisson finale qui scellera les noces

De tous les ingrédients habilement mêlés,

Offrant aux commensaux du bonheur au palais.

Commande à ton boucher du paleron en tranches

Minces que tu aplatiras bien sur la planche.

Prend du petit salé et coupe-le en dés

Mélange bien le tout et poivre à la demande,

Fais-en de petits tas sur tes tranches de viande.

Emprisonne le tout en roulant chaque tranche

Pour que ton appareil fasse une poche étanche

Que tu feras glisser dans une boutonnière.

Si tu n’y parviens pas: du fil de couturière.

Dans un large rondeau où chante du saindoux,

Fais raidir tes paupiettes trente minutes en tout.

Tu les retourneras avec délicatesse,

Elles sont bien fragiles, alors tu les caresses.

Entre temps tu épluches et haches trois oignons,

De l'ail et du persil, quelques petits lardons.

Puis, amoureusement, enlève tes paupiettes.

Pour bien y arriver, sers-toi de deux fourchettes.

A présent, pour la sauce, en route compagnon !

Dans le jus frissonnant, fais blondir les oignons,

Rajoute des tomates, ail, persil, thym, laurier,

Tu sales de haut goût et poivres volontiers,

Mouille d'un bon demi de vin blanc de Provence,

Laisse réduire un peu, puis un quart d'eau de France.

Fais cuire demi-heure, passe à la moulinette,

Enfin dans le rondeau, tu remets tes paupiettes,

Verse dessus ta sauce, Couvre et met à feu doux.

Pendant deux heures au moins, fait mijoter le tout.

Avec la polenta, les pâtes ou la purée,

Tes « paquetoun de biou » vont fort bien figurer.

Accompagne ce plat d'un rosé de Tavel,

Du Ventoux ou d'ailleurs, mais prend un bon label.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour les « paquetoun »: - 1,5 kg de palerons de bœuf coupé en 24 tranches minces, - 4 hectos de petit-salé, - 12 gousses d'ail épluchées et hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 1 cuillerée de saindoux.

Pour la sauce: - 4 oignons, - 4 tomates pelées, mondées, épépinées, - 6 gousses d'ail hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 3 feuilles de laurier, - 2 cuillerées à café de sel, - poivre blanc du moulin à la demande mais assez abondant. - 1 demi-litre de vin blanc sec.

 

 

 

Les vins conseillés:

 

Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aromatiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du­-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret. En vins du Languedoc, les Saint­-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières. En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.

Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds:

Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux. En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes. En vins de Provence, les Coteaux varois.

 

 

Nonidi 29 ventôse 220

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

 

17/03/2012

Ouiquinde érotique averc Léo Ferré

LEO-FERRE dessin.jpg

 

Ta source

Elle naît tout en bas d'un lieu géométrique
A la sentir couler je me crois à la mer
Parmi les poissons fous c'est comme une musique
C'est le printemps et c'est l'automne et c'est l'hiver
L'été ses fleurs mouillées au rythme de l'extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l'amour n'a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n'ont plus besoin d'enfants
Elles coulent les sources en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées celles qu'on n'ouvre plus
Sous des linges qu'on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques ça me fait croire qu'il a plu
Qui que tu sois toi que je vois de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n'en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l'improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens
Ta dune je la vois je la sens qui m'ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s'en va
Qui s'en va et revient mieux que l'imaginable
Ta source tu le sais ne s'imagine pas
Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la terre
Ta source s'est perdue au fond de ma poitrine

 

Léo Ferré

 

http://www.dailymotion.com/video/xdh3c7_ta-source-leo-ferre_music

 

Octidi 28 ventôse 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

16/03/2012

Ecoutons Monsieur Onesta!

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Il l’a redis et répété, droit dans ses charentaises François Hollande : les revenus dépassant 1 million par an seront taxés à 75%. Bravo. Au dessus de 400.000 euros, ce serait mieux, plus juste et plus efficace mais enfin c’est déjà bien. Pas pour ce que ça va rapporter (ça touchera autour de 3.000 goinfres seulement), mais pour l’exemple. Un million PAR AN, cela fait 83.333 euros par mois, très exactement 2739,73 euros PAR JOUR, soit 114, 16 euros PAR HEURE (pas heures ouvrables mais TOUTES LES HEURES DU JOUR). A comparer au taux horaire du smic qui, depuis le 1er janvier 2012 est passé à 9,22 euros brut de l'heure OUVRABLE,soit 1.398,37 euros brut par mois pour 35 heures. Le Smic mensuel net est donc de 1 096,94 euros soit 36,53 euros par jour et 1,52 euros pour CHAQUE HEURE du jour. A comparer avec ce que touchent les goinfres, soit un rapport de 114/1,52 = 75 ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes : ceux qui « gagnent » 75 fois plus que le smicard paieront un peu plus d’impôt…

 

Et c’est ça que les sarko-nuisibles qualifient de « catastrophe » ? C’est ça que les canards laquais et les journaleux à plat ventre devant les puissances de l’argent (leurs patrons…) qualifient de démagogie et de populisme ? Qui sont-ils allés chercher ces lèche-culs pour illustrer leurs propos offusqués ? Les footballeurs !!! Au niveau fuite des cerveaux, ce ne serait pas catastrophiques…

 

Mais écoutons plutôt un grand monsieur du sport, l’entraineur le plus titré de France dans un sport collectif, Monsieur Claude Onesta, entraineur des handballeurs trustant tous les titres : «  Les revenus baissent, le chômage grimpe, les gens galèrent pour se nourrir, se loger décemment, se soigner. Et on préserverait les plus riches ? Les joueurs de foot ne seraient pas touchés ? L’impôt, c’est un rendez-vous citoyen, des crèches, des écoles : en aucun cas une confiscation ou une sanction. Je répète un truc depuis des années : le sport de haut niveau n’a d’intérêt qu’à partir du moment où l’exemplarité est présente dans le tableau. »

 

Voilà qui est dit et bien dit. Ils crèveraient vraiment de faim les fouteux et autres tennismen, pousseurs de goualantes ou pantins de cinéma s’ils ne touchaient QUE 80.000 euros par mois au lieu de 100.000 ? Ça leur trouerait le cul de faire preuve de solidarité avec le pays qui les a formés, qui les soigne, qui leur fait gagner leur pognon ? Onesta leur donne un conseil judicieux : «Dans le hand ou dans le rugby, à la fin de sa carrière, le mec bosse. Pourquoi les footballeurs y couperaient-ils ? Vous vous posez les bonnes questions, vous redémarrez un projet de vie. Travailler après sa carrière sportive, c'est une chance, pas un drame ». A l’intention de ceux qui menacent de quitter la France, Onesta ne mâche pas ses mots : « Pas de soucis. On ne reste pas dans un pays parce qu'il vous permet de protéger le trésor mais parce qu'on y a des amis, qu'on partage des valeurs avec ceux qui y habitent. Donc, qu'ils s'en aillent ».

 

Eh ! François, tu crois pas qu’il ferait un bien fringant ministre des sport Monsieur Onesta ?

 

Septidi 27 ventôse 220

 

 

Sources : Libération

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

15/03/2012

La trouille au cul, Bourricotes, Bourricots Votez Sarko

GreffeSarkoLePen.jpg

 

Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Lèches-cul avachis et crétines soumises

Voilà bientôt cinq ans que je vous sodomise

Je vous prends tout vos sous, toutes vos libertés

Je casse et foule aux pieds votre société

Et pourtant, peuple vil, ramassis d’imbéciles

Vous enfiler à sec est pour moi si facile !

Lorsque je dis « pour moi », je dis surtout « pour nous »

Pour nous les maquereaux du Medef, les voyous,

Banquiers et assureurs, traders et financiers

Aidés par juges, flics, imams, rabbins, curés.

Car vous êtes si cons que vous votez pour nous !

Vous qui nous voyez grands, vous êtes à genoux !

Et ce n’est pas fini, car en deux mille douze

Je vais vous manœuvrer grâce à tous mes barbouzes :

En agitant la crise, en suscitant la peur

Vous voterez pour moi, et pour votre malheur !

Mon bilan est de plomb, mes idées sont infâmes

Vous voulez donc savoir quel sera mon programme ?

Je vais vous en donner les dix points principaux,

Du pipo, des impôts, je vous fais un topo :

- Vous endetter beaucoup en augmentant les taxes,

Dépendance matérielle : docilité un max !

- Accroitre le chômage, truquer les statistiques,

Pour baisser les salaires, c’est toujours bien pratique.

- Contrôler les médias, l’internet, les réseaux

Pour vous manipuler en temps électoraux.

- Emmerder les blogueurs sans trêve et sans répits,

Casser les médias libres par la loi Hadopi

- Contrôler  cette peste que l’on nomme Justice

Afin que nos magouilles jamais ne se punissent.

- Casser les effectifs de la police utile

Car l’insécurité et la peur sont fertiles.

- Casser conjointement l’hôpital et l’école

Pour filer au privé ces fabuleux pactoles.

- Casser encore plus retraites et pensions :

Les assureurs privés financent nos actions.

- Laisser passer beaucoup d’émigrés clandestins

Pour casser le marché du travail des crétins.

- Favoriser au max toutes les religions :

Empêcher de penser, voilà la solution !

Françaises, Français !

Vous qui m’écoutez bavasser,

Débiles, imbéciles !

Vous baiser n’est pas difficile

Car vos représentants sont nuls et désunis

Vous donc serez punis !

Hollande, Eva Joly, Poutou ou Mélenchon

Je pique des idées à tous ces cornichons

Non pas, bien entendu, pour les faire appliquer

Mais pour les saloper et les éradiquer.

Je renie mes idées, je mens comme je pète

Je dis n’importe quoi tant je crains la défaite,

Pour gagner je sais faire flèche de tout bois

Même des plus pourris tant je suis aux abois

Les médias à ma botte me lèchent tous le cul

Car beaucoup vont gicler si je suis le vaincu.

Françaises, Français,

Grosses niaises, gros niais,

Peuple vil, peuple con, ramassis d’imbéciles

Qui tendaient votre cul pour que l’on vous enfile

Je vais vous faire peur, provoquer des cata

Des troubles en banlieue, un petit attentat

Pour que vous rejetiez, en tremblant, l’espérance

Et vous réfugiez dans un vote bien rance !

Bourricotes, Bourricots

Votez Sarko !

 

 

Sextidi 27 ventôse 220

 

 

Illustration : Merci à Cabu

 

14/03/2012

Taxe carbone dans le transport aérien : ne pas plier devant le diktat chinois !

chinois airbus dessin.jpg

 

 Alors, on – l’Europe en l’occurrence – va le baisser le calbar ou pas ? Devant qui et pourquoi ? Devant la Chine et pour la lutte contre le réchauffement climatique.

 

L’Europe, pour une fois bien inspirée et pensant aux générations futures, a institué une taxe carbone pour le transport aérien, mode de transport polluant s’il en est. La taxe carbone européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'UE, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

La Chine – premier pollueur mondial devant les Etats-Unis – refuse avec autant de violence que d’arrogance de se plier à cette mesure de bon sens. Et, pour appuyer son attitude, son gouvernement décide de refuser d’approuver les commandes d’Airbus (35 long-courriers A330 et 10 très gros porteurs A380) que doivent acquérir les compagnies chinoises.

Airbus risque donc de faire les frais de ce bras de fer. Son président, Louis Gallois, met les pieds dans le plat en chiffrant la perte pour l’avionneur européen à 12 milliards. Une paille… Avec des fournées de chômeurs à la clé. On peut comprendre sa position. Dans la foulée, les compagnies British Airways, Virgin Atlantic, Lufthansa, Air France, Air Berlin et Iberia se joignent à Airbus pour«alerter» les dirigeants «sur les conséquences économiques» de cette taxe qui constitue une menace «inadmissible» pour leur secteur d'activité.

Pour faire bonne mesure une association rassemblant la plupart des compagnies aériennes américaines, Airlines for America (A4A), a demandé à l'administration américaine de lancer une procédure à l'OACI (Organisation de l'aviation civile est une organisation internationale dépendant des Nations Unis dont le rôle est de participer à l’élaboration des normes  permettant la standardisation du transport aéronautique international)  pour obtenir l’annulation de cette mesure. La planète, on s'en fout, pourvu que nos profits demeurent !

Cette taxe carbone est peut-être un coup d’épée dans l’eau, mais elle montre pour une fois la volonté positive de l’Union Européenne en matière de lutte contre le réchauffement climatique (la sécheresse actuelle et de plus en plus récurrente lui donne raison). Le gouvernement danois (de gauche), qui assure la présidence tournante de l’Europe, a donné une fin de non recevoir à ces prétentions des Chinois et des margoulins du transport aérien. 

Bravo les Danois ! C’est un bras de fer crucial car si nous plions cette fois devant l’arrogance chinoise, quels seront les prochains diktats ?

 

Quintidi 25 ventôse 220

 Illustration : alex-dessinpresse.over-blog.com

13/03/2012

Au bistro de la toile : matraquages…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t’as vu, parait que Microlax passe devant le Fromage chez Ifop…

 

- C’est le boyau culier qui précèderait la bouche… Tu sais qui c’est Ifop ? C’est l’institut de propagande de Laurence Parizot !  Comme le CSA, c’est Bolloré et Opinion Way Dassault ! Les sondages ne trompent que ceux qui veulent bien les croire. Ils sont des machines forcément partiales de par leur actionnariat, de par le choix des sondés et de par la manière de poser les questions. Bon. Et quand bien même. Ça pue un peu la magouille lorsque l’on constate dans ce sondage que Microlax progresse de 1,5 points, soit exactement le même pourcentage que perdrait son adversaire principal ! Il faut aussi toujours garder à l’esprit que la marge d’erreur revendiquée par ces instituts est de…3% !

 

- Il faut bien que le matraquage ad vomitum de l’ensemble des télés, radios et magazines donnent une petite piqure de dopage ! Et les médias vont nous gonfler pendant des jours et des jours avec ça. Le seul sondage qui compte, c’est celui des urnes. Eh ! Le Pinocchio pique même des idées chez Mélenchon en parlant de faire payer les « zéxilés fiscaux », disons plutôt les déserteurs fiscaux ! Proposition cocasse dans la bouche de l’ami de Johnny !

 

- Qui va se laisser tromper par ces conneries ? Microlax est célèbre pour l’énergie qu’il déploie à ne pas tenir ses engagements, son courage à baisser le calbar devant Bismarkel qui le traite comme son teckel, sa pugnacité à faire les poches des pauvres pour engraisser à s’en faire péter l’embourigue ses complices plein de thunes du Fouquet’s. Ce type est dangereux. Je le dis et le crie sur tous les toits depuis cinq ans. Il a mis le pays à sac et pour se faire réélire par les vieux et les rentiers qui forment l’essentiel de son électorat, il ne m’étonnerait pas qu’il mette le feu au pays.

 

- Eh ! Oh ! Faut pas exagérer non ?

 

- Mouais… Il ne m’étonnerait pas que, à quelques jours des élections, se déclenchent « par hasard » des troubles propres susciter la peur et donc à faire jouer le reflexe sécuritaire: émeutes de banlieues, attentat terroristes, drames de l’insécurité. Ce type - qui se serait fait payer sa campagne électorale de 2002 par Kadafi - est capable de tout. C’est un nuisible dont il faut se débarrasser.

 

 

Quartidi 24 ventôse 220

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

 

 

 

12/03/2012

Un peu d’humanité dans ce monde de brute

 Ami, tu sais à quel point la contribution paternelle

 est nécessaire aux enfants.

Sans ton aide, une petite fille de quelques mois risque de ne pas avoir, comme la plupart des enfants, la chance de grandir aux côtés de son papa.

Pourtant, son père ne l'a pas abandonnée

et n'est pas non plus décédé.

 

Il fait tout simplement un métier qui l'oblige trop souvent

 à s'absenter.

 
Quant à sa maman, elle redoute que Son Mari surmené,

 

malgré ses six cerveaux, ne meure.

 Ami, tu ne voudrais pas voir des larmes

dans les beaux yeux de cette maman.

 

Et, contrairement à d'autres enfants, tu peux toi aussi facilement aider la petite Giulia à retrouver son papa.

 

Et cela ne te coûtera rien. 

Pour cela, il suffit de faire le bon geste

pour lui

rendre son papa :

 

En 2012,

ne VOTE PAS

pour son père

NICOLAS !

 

 

 

humanité

 

 

 

Tridi 23 ventôse 220

 

Illustration X - Droits réservés 

11/03/2012

Je te salue, ami Cochon, mon frère!

 

2cochons.jpg

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Ô toi, dont le trépas annonce bonne chère,

Je te salue bien bas, toi dont le sacrifice

Fournit à nos repas fricassées et saucisses.(bis)

Merci pour ton boudin, merci pour tes jambons,

Merci, merci pour tout, car en toi tout est bon !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Tu sais rassasier nos ardeurs carnassières,

Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair fraîche

Tes bajoues, tes rognons, ta langue, ta ventrèche.(bis)

Merci pour tes pâtés, merci pour tes caillettes,

Tes quatre pieds panés, ton fromage de tête.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

 

cochon broche.jpg

 

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

En humant les parfums montant de la daubière

Où mijote à feu doux dans du Côtes-du-Rhône

Les morceaux succulents que ton trépas nous donne.(bis)

Merci pour ton échine et ton  filet mignon,

Merci pour ton jésus et pour tes saucissons.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

 Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Fidèle compagnon des sorties rabassières

Où dans les bois de chêne, ton odorat subtil

Te fait trouver les truffes de décembre à avril. (bis)

Merci pour ton regard espiègle et rigolard,

Pour ton grand appétit, pour tes chants, pour ton lard.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

 Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Car toi seul assouvit nos passions charcutières,

Salé, fumé, grillé, braisé ou même cru,

Tu es le compagnon des meilleurs de nos crûs. (bis)

Merci pour les ardeurs que chez nous tu éveilles,

Car en chacun de nous, un peu de toi sommeille !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-rhône, toujours, nous désaltère. (bis)

 

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Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Car ta réputation excite les rosières

Idol’ des sautopafs et terreur des cocus

Tu portes le flambeau de ceux qui aim’ le cul. (bis)

Merci pour les tétons et pour les rondes fesses

Pour les peaux satinées appelant les caresses.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

VictorAyoli ©

 

Duodi 22 ventôse 220

 

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