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30/04/2012

Votez Maricolas Sarkopen !

 

 

chimulus aimant à FN.jpg

 

Barjottes, barjots. 

Approchez ! Approchez !

Vous aimez les promesses ?

Oui !

Vous aimez les mensonges ?

Oui ! Euh ! Pas trop…

Vous voulez du pouvoir d’achat ?

Oui !

Moi non plus.

Vous aimez le chômage ?

Oui… ?  NON !

Moi, oui.

Vous aimez le flicage généralisé ?

Oui… ? Euh ! NON !

Vous voulez donner aux flics le permis de tuer ?

Oui… ? Euh ! Ben... NON !

Moi oui !

Vous aimez les escrocs du Fouquet’s qui vous font les poches ?

Oui… ? Euh ! NON !

Je vous ai endoffé pendant cinq ans. Vous avez aimé ?

Oui… ? Euh ! Non, pas trop…

Alors VOTEZ pour moi ! Je vous fournirez la vaseline !

 

 

Duodi 12 Floréal 220

 

Merci à Chimulus

 

 

29/04/2012

Ouiquinde gastronomique: Le tian de haricots au cochon

tian de haricot web.jpg 

 

En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 

Primidi 11 Floréal 220

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

28/04/2012

Ouiquinde érorique avec Arthur Rimbaud

aphrodite tableau.jpg

 

La serveuse

Verger de la Christine aux relents de cloaque, 
Buisson mouillé portant quelques morpions pour baies, 
Une motte à feux roux comme la haie 
En août d'une femme sans époques. 

Mais quelles fesses, voyez-vous ! 
Fesses magistrales, comtales, princières, 
Bonnes à condamner à la dossière 
La verge ponceau des récureurs d’égouts. 

Mais la langue vive et la bouche 
Baveuse et buveuse d'orgeats ! 
Langue fourrée, langue pineuse d'entrechats 
Ou d'entre-fesses ! Et les chibres qu'elle débouche ! 

Goulot d'amour, sa poitrine fleurie, ô ses seins ! 
Mammes roussottes ! Son anus rond : mon ergastule. 
- Gare, Christine ! si jamais je pars et te décule 
Et te brise les colonnades du bassin. 

 

Arthur Rimbaud

 

Décadi 10 Floréal 220

 

Photo X - Droits réservés

27/04/2012

Ouiquinde érotique: femmes, femmes, femmes...

 

lamazou femmes.jpg

 

Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

 

Mais…n’oublions pas :

 

Miss Maggie, du Renaut de sa grande époque…

 

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N’ s’ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous-furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y’en a pas même en grande Bretagne
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n’ deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y’en a qui vont jusqu’à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d’honneur de ces cons-là
Aucune femme n’est assez vulgaire
Pour l’employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc’ que la vue d’une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc’ que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J’ai jamais vu une femelle
Pas une femme n’est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C’est pas d’un cerveau féminin
Qu’est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n’a sur les mains
Le sang des indiens d’Amérique
Palestiniens et arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu’un génocide c’est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d’humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t’aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l’homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l’heure dernière,
L’enfer s’ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien

Si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m’offrirai Madame Thatcher

 

 

…ni, bien sûr la ci-devant LE PEN Marine

 

 

 Illustration: Merci à Titouan Lamazou


Nonidi 9 Florial 220


26/04/2012

La honte au front.

insolite-072.jpg

 

Depuis dimanche j’ai honte. J’ai honte de ce que dévoile la plaque d’immatriculation de ma bagnole : 30, c’est-à-dire le Gard. Le seul département qui a placé la Le Pen en tête de tous les candidats. J’ai honte aussi du département voisin, le Vaucluse, Sarko et Le Pen au coude à coude avec 27% chacun. Et la rejetonne de la famille, Marion Le Pen qui va se présenter à Carpentras…Je pense que je vais faire changer ma plaque et la mettre avec l’écusson de mon second pays : l’Ariège. Là, Hollande totalise 35%, Sarko moitié moins et Le Pen passe derrière Mélenchon.

Depuis dimanche je gueule contre cette montée des fachos et surtout leur banalisation. Je ne suis pas le seul, ça rassure. Lire ci-dessous un article auquel j’adhère totalement :

 

Nausée et stupéfaction

Publié le 23 avril 2012

Ce soir, dans mon tout petit village de la Montagne noire, je me demande qui a pu apporter un soutien aussi massif à l’héritière Le Pen. Alors que le père avait toujours oscillé entre 3 et 12 voix pour 280 habitants, voilà que son écœurante progéniture a brusquement atteint le score absolument incompréhensible de 33 voix sur 170 votants. Mais qui sont-ils ces 33 obscurs voisins à l’apparence tranquille et bucolique ? Comment en sommes-nous arrivés là, dans un minuscule village où la seule famille maghrébine est d’une gentillesse irréprochable à l’égard de tous ? A 300 km d’ici, dans ma ville natale, pourtant profondément de gauche et administrée généreusement par des maires communistes depuis un demi-siècle, la candidate d’extrême droite est carrément arrivée en tête : Martigues est brutalement passée du rouge au brun ! Stupeur là aussi. Partout en France, Sarkozy, Guéant et Hortefeux ont nourri, élevé et dressé la bête immonde, jour après jour, comme les ténors du capital allemand durant la crise de 1929. Nous sommes en plein cauchemar. De même, en Grèce, ma terre d’origine, où plusieurs partis d’extrême droite sont en train de profiter des circonstances particulièrement dramatiques du pays pour s’installer dans le paysage politique et se gonfler d’intentions de vote excitées par le sang à quinze jours du scrutin, comme des sangsues voraces et répugnantes.

 

Sur un plateau télévisé français, à l’instant où j’écris ces lignes, tous les politiciens réunis ne trouvent rien de mieux à faire que de courtiser l’électorat du FN en le plaignant longuement et en lui adressant leur sympathie fraternelle. La France qui vote Le Pen est devenue dans leur bouche « la France qui souffre ». L’expression est reprise à tout bout de champ, de Ségolène Royal à Jean-François Copé, non sans jouer des coudes pour être bien audible et parfaitement en face de la caméra dans les caresses verbales et les mimiques à son encontre. Berk ! Paroles fétides de trous du cul qui règnent encore sur des Français décidément plus manipulés que jamais.

Non, la France qui vote Le Pen n’est pas la France qui souffre. C’est la France qui pue, non pas la sueur, mais le sang. C’est la France mortifère qui a toujours adoré l’autorité arbitraire et les ordres vociférés. C’est celle qui a besoin d’obéir à un maître pour pouvoir se délecter de la barbarie dite civilisée qui s’étend de jour en jour. Cette France-là attend patiemment comme un pittbull prêt à être lâché sur les boucs émissaires que désignera le maître. Cette France-là n’est pas celle qui souffre, c’est celle qui attend le droit de faire souffrir. Cette France-là, c’est la sous-France : celle qui attend les ordres. Cette France-là n’est pas la France : elle est le contraire de la France. C’est pourquoi, au lieu de se vanter de voter pour la dynastie Le Pen, ces gens-là, pour la plupart, se cachent (tous dans mon village, où aucun des 33 n’a jamais eu le courage de se dévoiler) : parce qu’ils savent bien au fond d’eux qu’ils sont la honte de la France.

Cette France-là n’est pas non plus la France qui a peur. C’est, au contraire, la France qui se délecte de faire peur, tapie comme une bête sauvage dans la nuit de la raison, et qui savoure le plaisir toujours plus grand d’être notre pire cauchemar. Cette France-là, c’est la France des lâches qui nous saluent masqués. C’est la France de ceux qui, en réalité, détestent la France, comme ils maudissent plus encore l’humanité jusqu’à eux-mêmes et qui n’affrontent pas plus les miroirs que le regard de leurs voisins. J’ai désormais 33 voisins masqués dans mon petit village, trois fois plus que la dernière fois. Et je ne sais toujours pas lesquels.

Yannis Youlountas

 http://www.sinemensuel.com/copinage/nausee-et-stupefaction/

 

Octidi 8 Floréal 220

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

25/04/2012

Le Pen et Sarkozy sont des mots qui riment avec Nazi

GreffeSarkoLePen.jpg

 

Maréchal

Nous voilà

Collabos, les salauds de la France

Les mouchards

Pétochards

Qui tremblons devant la Résistance

 

Délation

Exactions

Corruption pour nous remplir la pance

Nous volons

Nous grouillons

A l’aise dans notre fosse d’aisance

 

Toutes les haines

Du F.Haine

Tu l’as dit sont sarko-compatibles

Vieux moisis

Mafiosi

Nous sommes entièrement corruptibles

 

Sarkozy

Nous voilà

Le gang des profiteurs de la France

En volant,

En trichant

Nous voulons t’offrir la Présidence

 

Le pognon

Qu’nous piquons

Comm’Johnny

On le planque en Suisse

Ces salauds

De prolos

N’écorneront pas nos bénéfices

 

Sarkozy

Nous voilà

Les fripouilles

Les rois de la magouilles

Nous somm’ tous avec toi

Sarkozy

Sarkozy

Nous voilà.

Le Pen et Sarkozy

Sont des mots qui riment avec Nazi

 

 

Septidi 7 Floréal 220

 

 

Illustration - Merci à Cabu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24/04/2012

Au bistro de la toile : ces putaing de bulletins !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Eh ! Victor, la Méluche fait la gueule malgré ses sourires de façade. 11% pourtant, c’est miraculeux si l’on considère les récents scores des communistes à la présidentielle ! Mais c’est loin de ce que laissaient entendre les sondages. Il s’est un peu gonflé le bourrichon la Méluche, non ?

 

- L’électorat de Mélenchon, c’est un électorat d’idéalistes, de gens qui veulent réellement la liberté, l’égalité et la fraternité, des gens qui rejettent viscéralement l’injustice et donc le système qui la génère, qui la cultive, qui l’impose au populo : l’ultralibéralisme capitaliste. Pourtant, dans l’isoloir, pour bien des gens la raison prend le pas sur la passion. Dimanche, l’équation était simple pour les gens de gauche : on se fait plaisir ou on veut être efficace. La priorité numéro Un de cette élection c’est quoi ? Virer Sarkozy. Bon. Eh bien dans ce but, le bulletin Mélenchon ne sert à rien car il n’a aucune chance, dans les circonstances actuelles, de devenir président. Restait donc le bulletin Hollande. Le principe d’efficacité prend le pas sur le rêve. C’est tout. Moi, c’est ce que j’ai fait. Et des milliers d’électeurs ont fait le même calcul, souvent avec amertume…

 

- Et la Le Pen… Presque 18%... Y aurait-il plus de six millions de gros cons en France ?

 

- Tu sais Loulle, la frontière du con passe à l’intérieur de l’individu. On est tous et toujours le con de quelqu’un. D’ailleurs il est scandaleux que ce joli mot, représentant l’objet de tous les désirs, de tous les plaisirs, de tous les bonheurs soit déprécié au point où il en est. Bref. Ces électeurs sont tout de même plus cons que les autres. Plus cons dans le sens d’une réflexion indigente parce qu’ils confortent par ce bulletin une faction politique dangereuse, des idées nauséabondes (racisme, brutalité, mépris). Plus cons en ce sens qu’ils n’ont généralement pas les bases d’histoire qui retracent les ravages de ces idées dans le pays, des cagoulards à l’OAS, des Croix de feu aux collabos pétainistes. Plus cons en ce sens qu’ils se laissent gouverner par leurs peurs. Des peurs, souvent injustifiées, de l’autre. Tiens, à Bédarrides, un village plutôt cossu du Vaucluse, sur le terroir de Chateauneuf-du-Pape, dont pas trop à plaindre. Eh bien les gens ont voté à 41% pour Le Pen. Leur explication ? « Ici, on est peinard et on tient à la rester. On ne veut pas de logements sociaux chez nous… ». L’égoïsme à l’état pur.

 

- Oui mais ces gens existent Victor. On en connait, on est même pote avec certains. Pour marginal que ce soit, les histoires de provocations genre burqua, viande hallal, violence dans les hôpitaux nourrissent bien des ressentiments, bien des peurs et donc génèrent cette montée des extrêmes-droites. Pas seulement en France, mais partout en Europe. Nier ces réalités est stupide et réveille la Bête qui est toujours tapie au fond de chacun de nous…

 

- C’est indéniable Loulle… Allez, buvons un coup, ça libère les boyaux de la tête et ça aide à réfléchir.

 

 

Sextidi 6 Floréal 220

 

 

Merci à Chimulus

23/04/2012

Achevons-le !

sarko-grimace.jpg

 

 

Il pleuvait.

Les sarko-trafiquants tremblaient comme pingouins.

Pour la première fois le porc baissait le groin.

Sombres jours ! le Nabo reculait lentement

Laissant derrière lui un pays menaçant.

Il pleuvait. Les coups durs tombaient en avalanches.

Après un coup de manche un autre coup de manche.

On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.

Hier l’Uhèmepets, et maintenant troupeau.

On ne distinguait plus les ailes ni le centre.

Il pleuvait. Les féaux se déchiraient le ventre,

Certains osant penser autrement que le chef

S’exposaient aux tourments des chevaux qu’on achève.

On voyait la Pécresse avaler son chapeau

Et Barouin s’enfonçait sous le poids des impôts

Que le Guide suprême avait levé aux riches

Ne laissant aux prolos que navets et pois chiches.

Il était même allé, à Berlin, chez Merkel

Chercher quelques secours et quelques caramels.

On attendait Bayrou, ce fut Le Pen qui vint

Avec un sale score qui approchait les vingt,

Pourtant Naboléon, labourant à la herse

En agitant la peur, son seul fond de commerce

Comptait bien siphonner, du F-Haine les voix

Prendre dans ses filets ceux qui tremblent d’effroi.

Il pleuvait. Le Nabo dans un  discours vaseux

Ouvrait tout grand les bras à tous les F-Haineux

Alors les électeurs, sans égard pour le nain

Fulminant sa colère, distillant son venin,

Se rendirent aux urnes et firent le boulot

Préparant, au 6 mai, un cuisant Waterloo.

 

VictorAyoli

 

 

Quintidi 8 Floréal 220

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

22/04/2012

Ouiquinde gastronomique de résistance : Le Cassoulet de Paulette

 

Cassoulet pour web.jpg 

Le bulletin de vote, dans tous les coins de France

Fait office, ce jour, d’arme de résistance

En d’autres temps, au Sud, les lances, les épées

Eurent comme allié un plat : le cassoulet !

 

En ce temps là, petit, les terres occitanes

Subissaient les horreurs des foudres vaticanes.

La conjonction rapace de talibans papistes

Et de seigneurs brumeux aux vues colonialistes

Jetait en pays d'Oc des hordes franchimandes.

Ils tuaient, ils violaient, ces barbares en bandes,

Saccageant les campagnes, pillant villes et bourgs,

Exterminant le peuple, brûlant les troubadours.

Sous les exhortations de l'affreux Dominique

Ils cramaient les parfaits, sous le nom d'hérétiques.

Ces bœufs au front obtus, à l'ombre de leur croix

Menaient honteusement, pour leur pape et leur roi

La razzia des voleurs: la guerre de conquête.

Finies les Cours d'Amour, place au bal des squelettes.

- Ces temps étaient bien durs, ces gens étaient bien laids

Mais, Victor, on devait parler du cassoulet!

- Exactement, petit. Ouvre ce Saint-Nabor

Et buvons à la Dame Jehanne de Lavaur,

Car c'est elle qui, en ces périodes troublées,

Au front de l'ennemi, créa le Cassoulet!

Ah ! Il fallait la voir notre Dame Jehanne,

Indomptable, farouche et belle comme Diane,

Culbutant les marauds, écrasant les soudards,

Taillant et estoquant Franchimands et Picards,

Plus de six pieds de haut et lourde d'un quintal,

Sa crinière de geai et ses yeux de cristal,

Galvanisaient le peuple assiégé de la ville

Et glaçaient de terreur les assaillants débiles.

Tous abordaient l'hiver de l'an mille cent onze.

Les rives de l'Agout changeaient leurs ors en bronze,

Les assiégeants, menés par Simon de Montfort

S'efforçaient d'affamer le peuple de Lavaur,

Place fortifiée entre Albi et Toulouse,

Capitale du Sud, de son honneur jalouse.

L'Occitanie d'alors était démocratique,

On discutait de tout sur la place publique,

On s’aimait, s'entraidait, partageait l'assiettée,

Les maîtres mots étaient Amour et Liberté.

Dans Lavaur étranglée, la position est grave.

Jehanne alors regroupe et harangue ses braves:

- « Monfort veut notre peau, il devra payer cher,

Ne nous nourrissons pas d' avés et de paters !

Amenez tous céans ce qui se peut manger,

Tout ce que vous avez, nous l'allons partager. »

Et chacun apporta, de caves et greniers,

Qui des tours de saucisses, qui des cochons entiers,

Qui des canards confits, qui de la graisse d'oie,

Qui des sacs de Pamiers, qui des fèves de Foix.

Dans de vastes chaudrons on fit cuire le tout.

C'est ainsi que naquit le célèbre ragoût,

L'un des plats les meilleurs qui se puisse avaler,

Puissant, tonitruant, fondant: le Cassoulet!

De Castelnaudary à Toulouse et Lavaur

De Castelsarrasin à Pamiers et Cahors,

Des berges de l'Ariège aux rives de Garonne,

Du château de Phébus aux tours de Carcassonne,

Le cassoulet est roi, le cassoulet est maître,

Il donne à ses sujets plénitude et bien-être,

De tout le Sud-ouest il est le plat fanion

Symbole de l'union et de la rébellion.

Voici comment le fait Paula de la Verrière,

Jehanne d'aujourd'hui, grande, forte et altière.

Les premiers ingrédients, ce sont les haricots,

Il te faut des Pamiers, ou sinon des Cocos.

S'ils sont secs, trempe-les avant de mettre à cuire,

S'ils sont frais, dans de l'eau, tu les mets à blanchir

Demi-heure environ, toujours à gros bouillons,

Du sel évidemment et des petits oignons.

Lorsque les haricots sont souples sous le doigt

Tu égouttes et réserves, au chaud comme il se doit.

Range de belles couennes au fond de la marmite,

Place tes haricots par dessus tout de suite,

Un carré de cochon frotté d'ail et de sauge,

Quelques tours de saucisse, de Foix, Toulouse ou Auch,

(À Toulouse on y met un morceau de mouton,

À Castelnaudary, seulement du cochon),

Trois tomates en quartiers, mondées, épépinées,

Un saucisson de couennes et du petit-salé,

Quelques clous de girofles, poivre, bouquet garni.

Tu mouilles avec le jus où les fayots ont cuit,

Tu couvres et tu mets pour trois heures à feu doux.

Va-t'en boire un canon, et oublies ton faitout.

Deux heures après tu ouvres et vérifies le plat,

Si besoin est, rajoute du bouillon, juste un doigt,

Tu poses sur le tout - avec quelle allégresse! ­

Des cuisses de canard confit, avec leur graisse.

Tu fermes de nouveau et remets sur le feu,

Ou plutôt dans le four, une bonne heure ou deux.

Pour l'onctuosité - c'est un secret, écoute! ­

Sept fois, à la cuiller, tu casseras la croûte

Qui se forme au-dessus de ton plat qui mijote,

Fait délicatement, avec tact et jugeote.

Ton cassoulet est prêt, met l'oulo sur la table

Et sert à tes convives des portions équitables.

Accompagne ce plat d'un vin rouge puissant,

Cairanne, Châteauneuf, Gigondas ou Visan.

Dégustant ce fleuron des cuisines de France,

Tu manges, avec Jehanne, un plat... de Résistance!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins subtils, poussés en Languedoc

Qui te rendent gaillard, solide comme un roc.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- 2 kg de haricots frais, des pamiers, des cavaillonnais, des cocos de Paimpol, à la rigueur des soissons (avec des haricots secs, divisez cette quantité par deux et faites tremper une nuit avec un peu de bicarbonate), - 3 couennes de cochon, - 1 carré d'un demi kilo de cochon (rouelle ou filet), - 1 kilo de saucisse de Toulouse, - 1 saucisson de couenne, - éven­tuellement 1 demi kilo de mouton (morceaux pour ragoût), - 2 hectos de petit-salé en dés, - 6 cuisses de canard confit, - 6 gousses d'ail, - 6 feuilles de sauge (fraîche ou sèche), - 1 oignon piqué de six clous de girofle, - 3 tomates coupées en quartiers, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, persil), - 2 cuillerées à café de poivre noir, - 1 poignée de gros sel de Camargue, - de l'eau à la demande (pour cuire les haricots).

 

Les vins conseillés:

 

A plat puissant, vins généreux. Pour le cassoulet, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du-Comtat, Beaumes-de- Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou...Cor­bières, Collioure.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

Sans oublier, bien sûr, les Gaillac, les Madiran, les Cahors et les Pécharmant.

 

 

Quartidi 4 Floréal 220

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 Eh!

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21/04/2012

Ouiquinde érotico-citoyen avec Léo Ferré

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Ta source

Elle naît tout en bas d'un lieu géométrique
A la sentir couler je me crois à la mer
Parmi les poissons fous c'est comme une musique
C'est le printemps et c'est l'automne et c'est l'hiver
L'été ses fleurs mouillées au rythme de l'extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l'amour n'a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n'ont plus besoin d'enfants
Elles coulent les sources en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées celles qu'on n'ouvre plus
Sous des linges qu'on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques ça me fait croire qu'il a plu
Qui que tu sois toi que je vois de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n'en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l'improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens
Ta dune je la vois je la sens qui m'ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s'en va
Qui s'en va et revient mieux que l'imaginable
Ta source tu le sais ne s'imagine pas
Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la terre
Ta source s'est perdue au fond de ma poitrine

 

 

Léo Ferré

 

Tridi 3 florial 220

 

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20/04/2012

Sarko : l’envers vaut mieux que l’endroit !

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Dimanche, faisons en sorte qu'il soit cuit, et bien CUIT !

 

 

A l'UMP, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que

nous ne lutterons pas contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous:

L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.

Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que

les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.

Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.

Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que

l'on puisse continuer à gouverner

avec les ruses de la vieille politique.

Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que

soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences

nous ne permettrons d'aucune façon que

nos enfants meurent de faim

nous accomplirons nos desseins même si

les réserves économiques se vident complètement

nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que

vous aurez compris qu'à partir de maintenant

nous sommes avec Nicolas Sarkozy, l'homme de la « rupture tranquille ».

 

 

Allez, relisez ce manifeste en partant d’en bas, et vous aurez la vérité !

 

Duodi 2 florial 220

 

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19/04/2012

Ceux qui pourraient voter Sarko

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Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu voteras Sarkozy mon fils.

 

 

Primidi 1er floréal 220

 

 

Merci à blogdichi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18/04/2012

Oui, il est possible de dire merde au FMI et à la mondialisation rapace !

 

 

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L’Argentine et l’Islande le prouvent avec éclat.

 

 

L’Argentine, écrasée par ces organisations cupides (FMI, OMC, Banque mondiale, etc.) à la solde des banksters et des multinationales mafieuses yankees, a retrouvé le chemin de la croissance et du bonheur national brut en rejetant brutalement les diktats de cette mondialisation nuisible. Et elle continue à reprendre en mains son destin et ses ressources en expropriant la compagnie pétrolière YSF, filiale de la multinationale espagnole Revsol. Raison de cette décision : stratégie de désinvestissement de cette compagnie et reprise de ses ressources.

 

 

En Islande, laminée elle aussi par les banksters internationaux, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé, à l’issue de deux référendums, de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière. Et, cerise sur le gâteau, elle a mis en taule ces banquiers gangsters ainsi que quelques politicards complices ! Résultat, ce pays a renoué avec la croissance, les investisseurs sa pressent à ses portes et elle s’apprête à proclamer une nouvelle constitution basée sur la démocratie la plus directe possible, où les citoyens ne signent pas un chèque en blanc à des représentants élus, où toutes les informations sont à la disposition du public, où une enquête sur les décisions du gouvernement peut être demandé par un tiers des élus du parlement, où 2% des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement et un projet de loi peut y être déposé s’il est soutenu par 10% des électeurs. Cette constitution véritablement révolutionnaire (dont on parle bien peu dans les canards laquais) sera soumise à référendum en juin.

 

Alors ? « there is no alternative » qu’ils disent les ultralibéraux qui nous pressurent. Eh bien si il y a des alternatives ! Ces deux pays - un très grand et un petit – le prouvent.

 

Alors François, on y va ?

 

Décadi 30 germinal 220

 

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17/04/2012

Offusqués ! les petits marquis parfumés du microcosme médiatique parisien !

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On a Mélenchon qui, avec sa verve et sa si salutaire grande gueule, terrorise les petits marquis parfumés du microcosme médiatique parisien ; on a maintenant aussi Nicolas Dupont-Aignan !

 

Ah ! Quel bonheur de le voir rouler dans leur merde les bouffons de la clique sarko-compatible de Canal-plus ! 

 

Quel bonheur de voir la trogne du si antipathique Apathie, aplati comme une merde par NDA, morigéner sous sa calvitie ! Sa morgue méprisante du début s’est transformée en rancœur vénéneuse !

 

Quel bonheur de voir les mimiques offusquées de Denizot lorsque Dupont-Aignan le somme de dire ce qu’il gagne ! C’est lui qui se paie puisqu’il est producteur de l’émission. Bof, ça doit se situer autour de 200 à 250.000 par mois. Comme un fou-t’baleur quoi.

 

Quel bonheur de voir Massenet, la cagole de service, se liquéfier sous son rimmel, elle qui « gagne » parait-il 25.000 euros par mois pour faire avancer le débat politique en demandant aux candidats s’ils sont « slip ou caleçon » !

 

Ah ! Quel bonheur ça a été de voir, devant un Pujadas tremblotant, Méluche renvoyer dans les cordes, avec plein de bleus sur sa tronche pelée, le nouveau chouchou des lucarnes à décerveler, j’ai nommé le Langley !

 

Et quelle rage de voir l’insupportable Frank-Olivier Gisbert laminer, ridiculiser, insulter les « petits candidats » sans que personne ne moufte sur le plateau.

 

Le métier de journaliste – le mien - est difficile et exaltant. Ceux qui risquent leur peau en Syrie comme d’autres l’ont fait au Vietnam ne peuvent que se sentir insultés de partager la même carte de presse que ces charlots – toujours les mêmes ! - qui pérorent sur tous les plateaux télé, dans tous les studios radio. Des gougnafiers grassement payés par des banksters, des marchands d’armes ou de béton pour préparer la cervelle du populo à acheter de la merde, qu’elle soit commerciale ou politique.

 

Dupont-Aignan en devient fort sympathique, lui qui rentre dans le lard, avec courage et talent à « Tous ces éditorialistes de bazar, qui vivent ensemble, qui font toujours les mêmes articles, et qui sont totalement coupés des réalités, qui gagnent un argent fou, et qui ne connaissent plus rien des Français, on va s’en débarrasser un jour. »

 

Des gens qui doivent avoir de la peau morte sur la langue à force se lécher les pieds – quand ce n’est que les pieds – des puissants : Sarko aujourd’hui, bientôt Hollande.

 

Heureusement il reste Internet ! On comprend dès lors la hargne des gens en place pour dézinguer ce média de la Liberté !

 

 

lèche-culs

 

 

Nonidi 29 germinal 220

 

 

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16/04/2012

Votez « à droite », votez « à gauche ». Mais VOTEZ !

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"Les français sont des veaux qui croient aux étiquettes dont les hypocrites et les fourbes se servent pour maquiller leurs programmes toxiques et frelatés : ils ne jugent pas les idées, les contenus, le fond, mais leur mise en scène, la forme et son spectacle". De Gaulle

 

Pour être « de droite » radicalement, il suffit de se laisser aller. C'est une pente. C’est la facilité. Les idées de droite sont dans la satisfaction immédiate. C'est oui ou non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite, etc.

 

Être « de gauche » et démocrate, au contraire, demande un effort. C'est une construction intellectuelle, ça n'est pas instinctif. Ça demande de penser son propre désir et de le conduire à trouver les conditions les plus harmonieuses et les plus durables à son accomplissement. C’est un effort de tous les jours.

 

Être de gauche, ou d'une droite antifasciste et respectueuse des droits, ce n'est pas forcément être meilleur, plus gentil, plus humain. C’est surtout être moins con. C’est penser les phénomènes dans leur histoire et n’approuver que les décisions politiques qui, à terme, ne rendent impossibles ni le progrès des libertés ni l’amélioration du « vivre ensemble ». Tout le contraire du sarkozisme…

 

Il y a cinq ans, une majorité de Français, en donnant leur confiance à Sarkozy, a fait preuve d’une bonne dose de masochisme. A croire que certains ont vocation à être cocus… Car comment ne pas rire de voir que les citoyens des classes moyennes ou populaires ont aidé à placer à la tête du pays un homme qui leur a fait perdre leurs emplois en facilitant les délocalisations, tout fait pendant cinq ans pour détruire leur système de protection sociale, démolir leur système de retraite, diminuer les impôts des plus riches et augmenter ceux des plus pauvres (par l’augmentation de la TVA), redistribuer leur argent (celui de l’Etat) aux entreprises qui, elles-mêmes, le redistribuent à leurs actionnaires, démanteler les services publics pour attribuer leurs fonctions à des sociétés privées qui s’empressent d’augmenter les prix de tous les services, etc.

 

Comment ce peuple qui se prétend le plus intelligent du monde a-t-il pu se laisser abuser par ce bonimenteur de foire qui a vendu aux électeurs moyens la corde qui va servir à les pendre ?

 

Regardez ce qu’est devenu la France de Sarko. C’est celle des égoïstes et des bouffeurs de hamburgers (mange-merde), repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leur vacances au ski en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision avant de planquer leur fric en Suisse, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

 

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

 

On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…

 

Mais une vague se lève pour balayer les miasmes fétides de cette Sarkozie abhorrée. Puisse-t-elle libérer le territoire de cette clique de nuisibles.

 

 

Octidi 28 germinal 220

 

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15/04/2012

Ouiquinde gastronomique: l'alose d'Avignon

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L'alose d'Avignon comme ma mère

 

- Regarde bien, petit, cette superbe alose

Les anciens l'appelaient «la princesso dou Rose»

Éclair de vif argent, longue, fine et puissante

Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.

Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite

Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette?

Respecte-la, petit, et débouche le vin

Car manger de l'amour est un plaisir divin.

C'est un poisson magique, délicieux à manger

En bonne compagnie. Et subtil à pêcher!

Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,

Point encore castré par digues et barrages,

Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,

Crainte des riverains et bonheur des poètes,

Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses

Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.

C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin

Arrimés à la rive par quatre gros filins.

Deux paniers grillagés, avec le courant, tournent.

Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne

Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses

Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.

Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,

Cueillies par les paniers montant vers la lumière.

Enlevée dans les airs, l'alose se tortille

Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.

Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque

Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.

Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,

Achève le poisson d'un coup de barre preste,

Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,

Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche!

Cette façon subtile, je crois unique en France

N'a pu être inventée que chez nous, en Provence!

Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,

Jouant flûte et violon au bord de la lagune

Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance

De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...

Les belles ménagères avaient leur opinion:

"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."

En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,

Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,

Mais dans le Rhône vif courant sur les galets

Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais

Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:

Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.

- Et comment tu la cuis, ton alose, Victor?

- Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord!

Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux

Ou de Côtes-du-Rhône, et je te dirais tout.

L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.

Tu réserves les œufs dans un torchon humide,

Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux.

Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.

Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,

Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.

Tu auras pris chez un compère jardinier

Une brassée d'oseille, des épinards triés.

Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:

Elles vont te servir en accompagnement.

Tu prends une cocotte, mais une vrai, en fonte!

Des cocottes-minute n'accepte pas la honte.

Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive

C'est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.

Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,

Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.

Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards

Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.

Tu dois y mettre aussi des oignons émincés,

Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.

De ton huile d'olive, une bonne giclée

Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.

Mets tes darnes à plat, sur l'herbe, bien serrées,

Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.

Un autre lit d'oseille, encore un de poisson

Chaque fois sel et poivre et de l'huile, un soupçon.

Lorsque tout est placé, bien délicatement,

Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.

N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement

Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.

On atteint maintenant un moment crucial,

Pour réussir ton plat, voilà le principal:

Tu arroses le tout de trois verres de gnole.

Des verres de soiffards, pas des verres symboles.

Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,

Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.

Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement

Avec la mie de pain mouillée légèrement.

Arrive maintenant le temps de la cuisson,

Sa longueur fondra les arêtes du poisson.

C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre

Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.

Cuit-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille

Le tout sera confit. Une alchimie subtile

Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.

Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête!

C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.

Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,

Après tout le plaisir qu'elle te donne à table

Elle fera de toi un gaillard redoutable!

Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:

Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - trois oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, -poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d' "aigarden" (eau-de-vie).

 

Les vins conseillés:

 

Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfai­tement de vins blancs ayant du caractère:

Côtes-du-Rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Châteauneuf-du-Pape.

Coteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.

Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maxi­min, Bellet.

Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-Rhône d'Estézargues, Coteaux-d'Avignon, Chusc1an, Roche-gude, Saint-Mau­rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Coteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Coteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-Ies-Pins.

 

 

Septidi 27 germinal 220

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

14/04/2012

Ouiquinde érotique avec Félix Arvers et Victor Hugo

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Le Sonnet d'Arvers

(paru en1833 dans le recueil poétique « Mes heures »)

«  Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ;

À l'austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas. »

 

 

…et son pastiche gaillard par…Victor Hugo !

 

Le sonnet d'arvers... à revers


Son con est sans secret, sa vulve est sans mystère,
Mais j'ai pris cette nuit, en un moment son cul.
Elle était endormie, aussi j'ai dû me taire,
Celle à qui je l'ai fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai piné près d'elle inaperçu,
Sans me l'asticoter et pourtant solitaire ;
J'aurais planté mon bout dans cette jeune terre,
Et sans rien demander elle aura tout reçu.

En elle, à qui Dieu fit la fesse douce et tendre,
Je suivrai mon chemin, me distrayant d'entendre
Ce bruit que dans la glaise on fait à chaque pas.

Au postère de voir ma semence fidèle
Elle dira, vidant son cul tout rempli d'elle :
"Quel est donc ce blanc d'œuf ?" et ne comprendra pas...

 

 

Sextidi 28 germinal 220

 

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13/04/2012

Nucléaire : des centrales pourries et des hommes !

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Pour enfoncer le clou de mon article d’hier, si vous avez quelque temp disponible pour autre chose qu’une campagne électorale un peu gonflante, allez donc visionner ci-dessous un excellent documentaire qui montre et démontre que la soi-disant ultra-sûreté des centrales françaises n’est qu’une connerie, fruit de l’omerta du milieu nucléocrate et de l’état.


Le nucléaire, un débat majeur totalement occulté par la campagne électorale!

 

Pourtant....


Accrochez-vous, vous allez en apprendre de belles…

 

Et vous risquez de trembler…

 

http://documentaires.france5.fr/documentaires/nucleaire-la-bombe-humaine

 

Quintidi 25 germinal 220

 

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12/04/2012

Et si la centrale de Tricastin pétait ? Fukushima ou Tchernobyl-sur-Rhône…

 

centrale Tricastin.jpg

 

Mardi 10 avril 2012. Encore un incendie dans une centrale nucléaire française. A la vétuste centrale du Tricastin. Comme à Penly, c’est encore une pompe sur le circuit de refroidissement, mais cette fois-ci sur le circuit secondaire de la tranche 4. Cet incident mineur selon EDF n'a pas eu de conséquences sur le réacteur n°'4 qui fonctionne normalement. Il n’empêche que ça commence à faire jaser : les pompes des centrales nucléaires françaises sont-elles vraiment sûres ? Pourquoi brûlent-elles ? Moi qui vis la moitié de l’année à quelques dizaines de kilomètres sous le vent de cette centrale, je suis très attentif ! Aucune panne, aucun incident dans une centrale nucléaire n’est mineur, car un enchaînement d’incidents mineurs peut entrainer une catastrophe. Lisons ce qu’en dit l’excellent site Fukushima-overblog :

 

 

« Les mots restent des mots, rien ne vaut une bonne carte.

 

Comme « il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables. Car la menace existe » (dixit M. Jacques Repussard, directeur général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), il faut accepter de regarder une carte de contamination radioactive post-accidentelle française, telle qu’elle apparaîtra sur nos écrans de télévision quand la catastrophe aura eu lieu.

 

Pour comparer avec des catastrophes nucléaires connues, j’ai reporté sur la carte de l’Europe les surfaces des territoires les plus contaminés par Tchernobyl et Fukushima, à la même échelle, en prenant comme source fictive de la pollution la centrale nucléaire du Tricastin. Evidemment, si un accident arrivait, la pollution se répandrait d’une autre manière, à cause d’autres conditions météorologiques et d’autres reliefs. C’est juste pour se donner une idée. Juste pour se préparer psychologiquement.

 

Si Tricastin provoquait la pollution radioactive de Fukushima…

   

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… Avignon, Lyon et Castres seraient des villes contaminées. Selon la direction du vent, il est probable qu’Aix, Marseille et Toulon soient également touchées. En effet, la carte des retombées de Fukushima se limite à la superficie de l’île, mais elles ont été considérables aussi à l’est, côté pacifique.

 

 

Si Tricastin provoquait la pollution radioactive de Tchernobyl…

 

 

 

carte tricastin-tcherno.jpg

… une grande partie de la vallée du Rhône devrait être évacuée. Avignon, Lyon, Valence, Saint-Etienne, Chalon-sur-Saône seraient des villes contaminées. Annecy et Chambéry seraient sans doute à évacuer. Mais d’autres pays que la France seraient aussi touchés, en particulier la Suisse : Genève serait à évacuer. La pollution s’étendrait jusqu’à l’Italie et l’Autriche. Paradoxalement, ces trois derniers pays subiraient les effets d’une catastrophe nucléaire alors qu’ils ont décidé de sortir du nucléaire. En effet, la France impose le risque nucléaire à ses propres habitants, mais aussi à l'ensemble des Européens.

 

 Voilà... Préparons nos valises, ou nos cercueils...

 

 

Quartidi 24 germinal 220

 

 

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11/04/2012

Au bistro de la toile : « Les turlutes du cœur ».

chimulus bistro copie.jpg

  

- Oh putaing ! Victor. Il y a des choses plus réjouissantes que la campagne électorale dans le journal. Tè ! Je vous lis :

 

« D’après une étude réalisée sur 200 femmes suivies pendant un an, suivant le même régime alimentaire et ayant un cadre de vie identique sous la direction du professeur Ingrid Fleischer de l’université de Hambourg en Allemagne « les femmes pratiquant la fellation et qui avalent le sperme de leurs compagnons réussissent à maigrir jusqu’à deux fois plus vite que les autres ». Ces vertus amincissantes du sperme sont dues à la présence d’une substance nommée alcaline qui ne fonctionne aussi efficacement comme agent anti-graisse qu’en présence des autres composantes du sperme masculin. 
Mais ses vertus ne s’arrêtent pas là puisqu’il permettrait aussi l’équilibre des hormones féminines et protègerait, semble-t-il, efficacement des cancers de type hormonal. En effet, une étude a été réalisée en Californie du Sud sur 15.000 femmes âgées de 25 à 45 ans dont 6.246 pratiquaient la fellation de manière régulière depuis 5 à 10 ans et 9.728 femmes qui ne pratiquaient la fellation que peu ou pas du tout. Dans le groupe qui pratiquait régulièrement la fellation seulement 1,9 % d’entre elles avaient été touchées par un cancer du sein contre 10,4% dans l’autre groupe. Cette étude démontre que la fellation réalisée 2 fois par semaine diminuerait le risque du cancer du sein de 40 %.  La source est Doctissimo. »

 

- Fatche ! Donc Loulle, on peut dire que nous sommes un peu docteur ! Chaque fois que Madame – ou quelque belle gourgandine ! - nous gratifie de quelques aller-retour sur la grande bleue et déguste notre bonheur sans retenue, nous la soignons !

 

- Exactement Victor ! Faudrait peut-être se faire rembourser par la Sécu !

 

- Je vois tout de même dans cette excellente nouvelle une grande injustice.

 

- Ah ! Dis-moi…

 

- Eh bien les femmes qui sont seules, qui n’ont pas sous la main – et sous la langue – un instrument dispensateur de bonheur et de santé, sont désavantagées…

 

- C’est vrai ça Victor. Faut faire quelques choses pour elles. S’il faut se dévouer, on le fera. C’est un peu comme le don du sang. Faut faire preuve de civisme autant que d’altruisme.

 

- Voilà qui est bien dit Loulle ! Et si on créait une ONG ! Par exemple « Les turlutes du cœur » ou « Foutre sans frontière » !

 

- En voilà une idée qu’elle est bonne Victor ! Les Turlutes du Cœur ! …taing ! Ça sonne bien ! Sans compter que c’est pas les donneurs qui manqueraient…

 

- Justement. Il me vient une autre idée qui permettrait de boucher le fameux trou de la Sécu.

 

- Oh ! Victor, si tu trouves ça, à coup sût, t’es le prochain ministre de la santé de Mélenchon ou de Hollande ! Et comment tu fais ?

 

- Ben ! Tu prends quelques ronds aussi bien aux donneurs qu’aux bénéficiaires !

 

- ???!!!???!!!

 

- Ecoutes Loulle. Quand tu vas te faire souffler dans la canule par Mado-langue-de-velours, Natalia-bouche-d’or ou Nadia-carte-bleue, ça te coûte combien ?

 

 

- Ben, moi je consomme pas, mais ces dames, qui sont de bonnes clientes, prennent entre 30 et 40 euros pour ce service. Si j’en crois ce que me disent les clients bien sûr Victor !

 

- Bon. Eh bien suppose que tu demandes à tes « donneurs » une participation, disons, de 15 euros, ou plutôt 20 pour ne pas casser le marché des pros. Participation payée à la Sécu et pas par la Sécu, ça fera vite du pognon ! Et suppose que tu demandes pareil à la bénéficiaire de ces soins, payée à la Sécu et pas par la Sécu, pris en charge éventuellement par les mutuelles. Si tu rajoutes les économies énormes réalisées par la même Sécu puisqu’il y aura beaucoup moins de malades à traiter, le trou de la Sécu serait vite comblé !

 

- Génial Victor ! Génial. Mais il reste à résoudre le côté pratique. Comment faire puisque le traitement n’a de valeur que si le médicament est pris directement, à la source ? Et que donneurs comme receveurs doivent garder un strict anonymat ? Pas facile non ?

 

- Pas impossible Loulle. Pas impossible !

 

- Ah ! Alors dis-nous !

 

- On va y réfléchir. En attendant, mets ma tournée. Pour se rincer la bouche !

 

 

Tridi 23 germinal 220

 

 

Merci à Chimulus