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30/06/2012

Ouiquinde grivois pour préparer mon enfer

cul béni.JPG 

 

Sonnet pour une belle nonnain

Qui se disoit espouse du christ et repoussoit un cavalier


Tousjours : Jesus par-cy; tous jours : Jesus par-là,

Jesus veut la vertu, la pudeur il réclame;

Sans combler, ce pendant, le désir qu'il affame,

Jesus deffend cecy, Jesus deffend cela.


Sambregoy ! Je vous plains si vous estes sa femme

Car dans ceste famille aucun ne bricola :

Fust-ce pas un pigeon que l'Esprit racola

Pour foutre en lieu de Luy dans le Trou Nostre -Dame?


Il faut, ce Jesus-là, le faire un peu cocu:

Quoy ! souffrir qu'un tyran régisse vostre Cu ?

Qu'il le laisse béant, sans gloire et sans usage?


Tenez, je le renie, ouy, je change de Foy,

J'honnore Cupidon propice au culletage,

Et vivent les faux-dieux qui bandent comme moy!



Fernand Fleuret/Annibal Louvigné du Dézert



Tridi 13 Messidor 220


Photos X - Droits réservés

29/06/2012

Ça y est, voilà le temps du bronze-cul !

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- Allez, Jennifer, on file dès ce soir!

 

- Bou ! Kevin, j’ai rien à me mettre…

 

- Prends ton string de l’an dernier, ça fera la maille…

 

Asseyons-nous à la terrasse du bistrot, devant un « flaille » odorant ou petit blanc des Côtes-du-Rhône bien frais, et regardons, et écoutons, et savourons :

 

- Oh ! putaing ! Y s'est pas narré ! Sa boule, elle tête le garri, ça leur en fait trois et y finissent. Coquin de sort Loulle, tire volontiers ou on est foutu !

 

- Oh, fatche ! Si j'avais pas ce rhumatisme qui me mange le bras... Ça me prend au poignet, ça me monte au coude et ca m'estransigne l'épaule.

 

- Ça serait pas plutôt la paoule de baiser Fanny qui te mange le bras ? 

 

Et Loulle, souverain, sans relever le lazzi lourd de menace pour son honneur de boulomane, essuie son intégrale, se concentre et rapidement son bras se déploie, la boule part, monte et... s'abat en un claquement de triomphe sur la boule adverse qu'elle chasse, prenant exactement sa place. Le carreau parfait qui douche l'enthousiasme de ses adversaires et fait sauter de joie, bras au ciel, ses partenaires.

 

- Un rhumatisme comme ça, si tu veux me le vendre, je suis preneur...

 

La pétanque, c'est la scène ombragée où les provençaux, sans se forcer, expriment leur talent inné, naturel pour le théâtre, la geste, la répartie cinglante, l'humour ravageur. Bref, pour l'estrambord.

 

Ça ne va pas durer, alors faites tourner le glaçon dans le « flaille », dégustez les moules farcies, tapez-vous la sieste ou le pénéquet, brossez madame ou la voisine de camping, tapez la boule sans oublier d’apprécier spectacles, festivals et musées (on n’est pas des bœufs !). Ce qui vous attend, ben, on verra après…  Mais, si c’est la rigueur, ce sera une rigueur de gôôche !

 

 Duodi 12 Messidor 220


Merci à Lasserpe

28/06/2012

Au bistro de la toile : « Soignez-vous à la malbouffe » !

fast-food-Fotolia.jpg

 


- Eh ! T’as vu Victor dans le Canard : les toubibs, réunis en congrès national, à Nice, ont été « sponsorisés » par…Mac-Do ! Autrement dit, « Manger du Mac-Do : ça soigne ! »… Si c’est ça le message qu’ils veulent faire passer subrepticement les marchands de malbouffe, c’est vraiment prendre les gens pour des cons…

 

- C’est effectivement prendre les con-sommateurs pour des cons. Fort heureusement pour l’honneur des professionnels de santé, c’est pas gagné parce qu’à Nice, justement, ils ont été dénoncés par des toubibs, des nutritionnistes, des étudiants en médecine réunis dans un « Mouvement de désanéliénation des médecins ». Au cours de ce congrès – national, rappelons-le et donc sous l’égide du ministère de la santé – des représentants de l’agroalimentaires ont pris la parole, notamment (dixit Canard enchainé du 27 juin 2012 – p5) le dénommé Sébastien Pérochain, responsable du département « affaires publiques » de…Mac-Donald’s France et la nutritionniste Pascale Modaï, très liée à…Coca-Cola !

 

- Donc, lorsque je vais chez mon toubib, je vais en quelque sorte un peu chez Mac-Do et chez Caca-Cola…

 

- N’exagérons pas. Les toubibs ne sont pas dupes. Mais le fait est que non seulement ils sont poussés à la roue par les représentants des laboratoires pharmaceutiques, mais aussi par ceux des fabricants de malbouffe ! Ce qui peut évidemment influer sur leur manière de conseiller leurs patients qui sont de plus en plus de simples clients… L’épisode de la grippe H1N1 et le scandale du Médiator ont mis en lumière les liens d’intérêt entre les « experts » et l’industrie pharmaceutique, ceux-là étant souvent rémunérés part celle-ci, mais aujourd’hui, voilà l’arrivée d’un nouveau et puissant groupe de pression, celui des firmes agroalimentaires qui soutiennent financièrement des études de spécialistes ou des manifestations de professionnels comme de congrès. Comme on peut s’en douter, tout ça n’a pas très désintéressé…

 

- Le mieux, c’est encore de ne pas être malade. Et pour ça, buvons un coup ! De rouge ! A la tienne !

 

Sources :

Canard enchainé n°4783 du 27 juin 2012

http://www.initiativecitoyenne.be/article-le-lobby-agroal...

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Le-lo...

 

 

Primidi 11 Messidor 220

 

Illustration X – Droits réservés

27/06/2012

Forages pétroliers autorisés en Guyane… Eh ! François, elle est où la « transition écologique » ?

forages pétroliers incendie en mer.jpg

 


Après moult tergiversations la décision calamiteuse est tombée. Les autorisations pour la recherche d’hydrocarbures ultra profonds au large de la Guyane ont été délivrées. L’ensemble des ONG de protection de la nature et de l’environnement s’insurgent contre cette décision dangereuse. Cet arbitrage tombe alors même que simultanément la France se veut fer de lance à Rio dans le plaidoyer pour les océans et la gouvernance de la haute mer, de quoi douter de sa sincérité. Que s’est-il passé pour qu’en 8 jours à peine les autorités françaises passent d’une décision de suspension et de remise à plat de tous les permis à celles de délivrer les autorisations nécessaires à Shell ? La plus grande transparence doit être faite sur les raisons avancées pour justifier ce revirement. 


La recherche d’hydrocarbure est invasive et potentiellement destructrice

Contrairement à ce que l’on voudrait nous laisser penser la recherche d’hydrocarbure est très invasive et potentiellement très préjudiciable à l’environnement. La recherche « sismique », avec des ondes acoustiques peuvent perturber et désorienter les mammifères marins, entre autres. La recherche par forage test avec injection de cocktails chimiques et tous les risques de fuite qui en découlent, surtout par plus de 2000 mètres de fond et 4000 mètres sous terre, est aussi dangereuse que l’exploitation commerciale. Nous ne sommes d’ores et déjà plus à l’abri d’une marée noire aux conséquences désastreuses. Tout se passe comme si le naufrage de la plateforme Deep Water Horizon n’avait jamais eu lieu. Rappelons que l’avis du CESE sur la « Gestion préventive des risques environnementaux : la sécurité des plateformes pétrolières en mer » de mars 2012 pointait les insuffisances du cadre réglementaire et des procédures d’autorisations.

La biodiversité, trésor de la Guyane, bradée… 

La Guyane abrite 95% de la biodiversité terrestre française et est un sanctuaire pour les mammifères marins qui croisent au large de ses côtes, elle abrite une faune sous-marine exceptionnelle. Shell, qui se vante d’avoir concerté au-delà du raisonnable, n’a pourtant rien prévu en cas de marée noire qui viendrait atteindre les côtes, et ce alors même qu’elles abritent la plus grande mangrove de France. La concertation sur les paramètres majeurs du projet de Shell a dû s’arrêter aux portes des ONG qui n’ont jamais été entendues ! 

Rio, changement climatique, pollution : le profit à court terme continue de dicter sa loi

Une fois de plus lorsqu’un arbitrage doit intervenir entre profit de court terme et protection de l’environnement c’est l’intérêt général, qui est sacrifié au profit de quelques actionnaires. Rien n’y fait, ni les grands engagements de Rio, où la France défend, sans rire, la gouvernance internationale des mers et un meilleur partage des ressources (sic !) ; ni même ceux pris il y a 20 ans pour la défense de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. 
Le fait que la ministre de l’Environnement perde son premier arbitrage est de très mauvais augures pour la future conférence environnementale, le débat sur la transition énergétique et la réforme du code minier. 

En parallèle au moratoire sur les hydrocarbures non conventionnels, il faut développer des solutions alternatives

Les ONG demandent qu’un moratoire soit pris pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, à minima jusqu’à ce que le code minier ait été modernisé. La prise en compte de l’environnement ne doit pas être optionnelle, mais globale en s'intégrant à la "transition écologique" promue par la nouvelle équipe gouvernementale. Nous préférons l’économie verte à l’économie grise, il ne faudrait pas que pendant que Shell creuse on regarde ailleurs. 
Quelles que soient les améliorations techniques que Shell peut promettre au gouvernement pour mieux protéger l’environnement, le dérèglement climatique nous interdit tout simplement d’extraire ces nouvelles ressources. La France doit s’engager dès à présent vers la transition énergétique : celle-ci ne peut pas seulement être présente dans le discours de campagne du candidat Hollande, mais désormais dans ses actes de président de la République.

 

Sources : http://www.fne.asso.fr/fr/forages-en-guyane-bricq-bloque-et-montbourg-debloque-au-fond.html?cmp_id=33&news_id=12790&vID=916


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Décadi 10 Messidor 220

 

Illustrations X - Droits réservés

26/06/2012

Qui c’est qu’a touité ?

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Aïe ! Aïe ! Aïe ! Encore une scène de ménage en perspective ? Plus besoin de regarder M6, regardons Elysée première.

 

Merci à Chimulus


Nonidi 9 Messidor 220


Merci à Chimulus

 

 

25/06/2012

Trotsko-talibans : les fossoyeurs d’espoir

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Ah qu’ils ont de la chance les trostko-talibans

Eux qui touchent au Graal : la Sainte Vérité

Ils n’ont pas à penser, ils n’ont pas à douter

Le « Messie » a placé le « Vrai » sous leur turban.

Ils hurlent, vocifèrent, insultent, excommunient ;

Comme hyènes en chasse, fielleux, ils sont unis

Pour trainer dans la boue qui ose critiquer

Le combat mal choisi du Chef qui, dans le Nord,

Avec panache certes, s’est pourtant fait niquer

Au lieu de soutenir les bretteurs de son bord.

Lisez-les, voyez donc comment manient la haine

De tristes viragos, tout comme le F-haine !

Ces trotsko-talibans sont trop purs, sont trop haut

Pour se salir les mains dans les impurs travaux

Qu’implique la gestion du terrible héritage

Des sarko-trafiquants. Pour eux, pas de partage !

Ils sont purs, se croient beaux, sont superbement seuls

Et leur pauvre drapeau ressemble à un linceul.

Pourtant lorsqu’il faut bien déboucher un chiotte,

Faut, pour y arriver, mettre les mains dans la merde !

Ça, ce n’est pas pour eux, ces marquis, ces chochottes…

Combien de coups de pieds, dans les fesses, se perdent !

Bah ! Laissons-les baver ces fossoyeurs d’espoirs

Assis depuis un siècle, attendant le Grand Soir.

Comme disait Audiard en quelques mots concis

Un con qui marche va plus loin qu’un intello assis !

 

VictorAyoli

 

 

 Octidi 8 Messidor 220


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24/06/2012

Ouiquinde gastronomique avec la belle Hélène

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Hélène

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

Des grecs contre des grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

 

- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourts brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bats, au plus elles sont tendres !

- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardis sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est “ Oktapodhi krasato ”

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

- Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

- C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bat longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Tu le laves et le coupes en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olives

Dans une casserole bien anti-adhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jettes-y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis sert ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Septidi 7 Messidor 220


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23/06/2012

Ouiquinde érotique avec tonton Georges Brassens !

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MISOGYNIE À PART


Misogynie à part, le sage avait raison:
Il y a les emmerdantes, on en trouve à foison,
En foule elles se pressent.
Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées,
Et puis, très nettement au-dessus du panier,
Y'a les emmerderesses.

La mienne, à elle seule, sur toutes surenchérit,
Elle relève à la fois des trois catégories,
Véritable prodige,
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou,
Elle passe, elle dépasse, elle surpasse tout,
Elle m'emmerde, vous dis-je.

Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers,
Elle m'emmerde, elle m'emmerde, elle m'emmerde,
Elle m'emmerde, elle abuse, elle attige.
Elle m'emmerde et je regrette mes belles amours avec
La petite enfant de Mari que m'a soufflée l'évêque,
Elle m'emmerde, vous dis-je.

Elle m'emmerde, elle m'emmerde, et m'oblige à me cu-
rer les ongles avant de confirmer son cul,
Or, c'est pas callipyge.
Et la charité seule pousse ma main résigné
Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné,
Elle m'emmerde, vous dis-je.

Elle m'emmerde, elle m'emmerde, je le répète et quand
Elle me tape sur le ventre, elle garde ses gants,
Et ça me désoblige.
Outre que ça dénote un grand manque de tact,
Ça ne favorise pas tellement le contact,
Elle m'emmerde, vous dis-je.

Elle m'emmerde, elle m'emmerde, quand je tombe à genoux
Pour certaines dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donnent le vertige,
Croyant l'heure venue de chanter le credo,
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos,
Elle m'emmerde, vous dis-je.

Elle m'emmerde, elle m'emmerde, à la fornication
Elle s'emmerde, elle s'emmerde avec ostentation,
Elle s'emmerde, vous dis-je.
Au lieu de s'écrier: "Encore! Hardi! Hardi!"
Elle déclame du Claudel, du Claudel, j'ai bien dit,
Alors ça, ça me fige.

Elle m'emmerde, elle m'emmerde, j'admets que ce Claudel
Soit un homme de génie, un poète immortel,
Je reconnais son prestige,
Mais qu'on aille chercher dedans son oeuvre pie,
Un aphrodisiaque, non, ça, c'est de l'utopie!
Elle m'emmerde, vous dis-je.
Elle m'emmerde, vous dis-je.

 

Georges Brassens

 

http://www.youtube.com/watch?v=2Oy6rogjdn0

 

Sextidi 6 Messidor 220

 

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22/06/2012

« Et il est où ? Et il est où ? Et il est où le Mélenchon…La la la laaaa la la ! »

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Eh oui. Moi ça m’emmerde, mais c’est comme ça. Mélenchon nous a séduits, nous a emballés, nous l’avons suivi, soutenu, espéré. Et nous voilà désillusionnés…

 

Les sondages, avant le premier tour de la présidentielle, le mettaient volontiers en troisième position. Les médias en faisaient leur nouvelle coqueluche. Alors nous avons cru au miroir aux alouettes, et lui a eu les chevilles qui gonflent…

 

La veille du premier tour (des présidentielles), j’ai téléphoné à « Tata Rouge » ! C’est une vieille tante de ma compagne. Une dure. Femme de mineur d’Alès. Habitué aux grèves rugueuses, à balancer des boulons sur la gueule des CRS. Bref. Une solide et en plus pleine d’humour.

 

-         Tata Rouge, demain, on vote pour la merluche ! On vote Mélenchon. Il va les bouger !

-         Mais tu es con où quoi ? Qu’est-ce que tu veux ? Virer Sarkozy ! Et tu crois que Mélenchon, malgré toutes ses bonnes idées est en position de virer Sarko ? Jamais de la vie. Alors écoute-moi : pour virer Sarko, il faut voter François Hollande. Tu crois que ça m’enchante ? Non. Mais il faut privilégier l’ef-fi-ca-ci-té !

 

Et voilà pourquoi, comme beaucoup, dans le tronche-à-tronche de l’isoloir, j’ai finalement mis le bulletin Hollande dans l’enveloppe. Et voilà pourquoi Mélenchon est passé de 14 ou 15% dans les sondages à 11,7% dans la réalité du scrutin.

 

Et puis il y a eu les législatives et le fiasco que l’on sait…

 

Mélenchon s’est fourvoyé dans un combat personnel contre la Le Pen. Il a fait une campagne locale – certes sous l’œil des médias toujours excités lorsqu’il y a de la castagne – alors qu’il aurait dû mener une campagne nationale, en soutien de tous les candidats FDG. Lui-même aurait dû mettre son panache de condottiere dans sa poche et se présenter dans une circonscription gagnable car sa voix manque cruellement à l’Assemblée. A Hénin-Beaumont, il s’est lamentablement planté, plantant par la même occasion tous les espoirs soulevés par l’engouement réel de la présidentielle. On n’engage un combat que lorsqu’on a des chances réelles de le gagner. Le reste, c’est du suicide politique.

 

Son intransigeance vis-à-vis de toute alliance avec les socialistes, ses références naïves aux révolutions sud-américaines, sa prétention a être « le seul recours à gauche » (tablant ainsi sur l’échec de Hollande !) ont conduit au fiasco que l’on sait. Et le nombre de députés communistes divisé par deux...

 

Et c’est bien dommage…


Quintidi 5 Messidor 220


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21/06/2012

M’ame Michu et M’ame Chazotte : les députés au chomdu.

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- Eh, M’ame Chazotte, j’pense à c’tte pôvre M’ame Nadine Morano qu’a perdu son emploi. Qu’est-ce qu’elle va faire puisqu’elle n’a pas été réélue députée ?

 

 

- Ben, v’z’avez du temps et de la compassion à perdre M’ame Michu ! C’tte pôvre Nadine comme vous dites, elle pourrait s’installer poissonnière ; elle en a le vocabulaire mais faudrait qu’elle se lève à quatre heures du matin pour aller chercher le poisson… Bref, lorsque j’aurais le temps, M’ame Michu, je les plaindrais ces pôvres femmes et hommes politiques qui ont perdu leur boulot de député. D’abord, la politique c’est pas un métier, c’est une vocation, quasiment un sacerdoce au service de la nation, du peuple, de la république. Être député ou sénateur, M’ame Michu, ne devrait pas donner droit à un salaire mais à un dédommagement, une compensation. L’honneur de représenter ses compatriotes peut s’accommoder de petits renoncements pécuniaires. On ne leur demande pas de crever de faim ni d’avoir des fringues élimées, mais de ne pas se distinguer outrancièrement du commun des mortels.

 

 

- Pourquoi ? Combien gagnent-ils ?

 

- On comprend pourquoi ils font la gueule lorsqu’ils sont battus. Juger vous-même M’ame Michu : Indemnité mensuelle : 7 100,15 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 514,68 €), une indemnité de résidence (165,44 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 420,03 €). Cela représente 5 189,27 € net par mois. 

Indemnité représentative de frais de mandat : 6 412 € bruts par mois, pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d'habillement...).

Avantages : les députés disposent de 9 138 € bruts par mois sous forme de crédit destiné à rémunérer ses collaborateurs, accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1re classe, remboursement des forfaits de cinq lignes téléphoniques et d'un abonnement internet. Le président de l'Assemblée nationale jouit d'une indemnité propre de plus de 14 000 €.

Cumul : possible. Un député ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d'autres mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant brut de l'indemnité parlementaire de base, soit 8 272,02 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2 757,34 € au titre de ses mandats locaux.

 

- Ben ça alors ! C’est une bonne situation. Mais y a pas la sécurité de l’emploi. S’ils sont battus, qu’est-ce qu’ils font ? Ils ont droit au chômage, comme tout le monde ?

 

- Non. C’est pas le chomdu, c’est beaucoup mieux ! S’ils ont l’âge de la retraite, ils ont un régime très très avantageux, et s’ils sont encore en âge de travailler, ils ont droit à une prestation spécifique : l’AARE (Allocation d’aide au retour à l’emploi). Ils peuvent toucher l’AARE pendant trois ans. L’allocation est dégressive : 100 % de l’indemnité parlementaire les six premiers mois (soit 5 514 euros), elle passe à 70 % au deuxième semestre, à 50 % au troisième, à 40 % au quatrième, à 30 % au cinquième, enfin à 20 % pendant les six derniers mois (soit 1 102 euros). Il aura cependant fallu attendre 2007 pour que l'Assemblée conditionne officiellement  le versement de l'AARE à la« recherche effective d'emploi » .Mais qui vérifie s’il cherche effectivement du boulot ?

 

- Ben dites donc. C’est pas mal ça. Mon gendre, qu’a été au chomdu, ne touchait que 57,5% de son salaire brut, limité à deux ans. Et il devait prouver qu’il cherchait effectivement du boulot sous peine de suppression de ses allocations…

 

- Voilà M’ame Michu. Alors si vous voulez faire une quête pour c’tte pôvre M’ame Morano et ses collègues vidés par le peuple, libre à vous !

 

Sources :

http://www.mediapart.fr/journal/france/180612/pour-les-de...

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-...

 

Quartidi 4 Messidor 220

 

 

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20/06/2012

Au bistro de la toile : « Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge ! »

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t’as vu s’ils étaient beaux Noah et Forget devant je ne sais quelle commission de sénateurs qui les interrogeait sur l’évasion fiscale ! On aurait dit des sintibelli ! Presqu’on les plaindrait ! Ce pauvre Forget qui nous explique qu’ils doivent « économiser » vu que leur carrière est courte. Et Noah qui, lui, est fier de payer ses impôts en France, c’est tout en son honneur…mais qui a « oublié » de le faire pendant les années où il était « Suisse », comme d’ailleurs la plupart des millionnaires de la sueur (et souvent de la dope ! )… Notamment ceux-là qui se couvrent de caca en se faisant étriller au foutebale par les Suédois !

 

- C’est dans la ligne de tous les profiteurs du régime, qu’ils soient « sportifs », « artistes » ou « forces vives ». On gagne – si on peut dire – son pognon en France, on s’éduque et se forme en France, on bénéficie des infrastructures française, on se fait soigner en France si besoin mais on se tire ailleurs pour ne pas participer à l’effort national ! Ça s’appelle du parasitisme. François a du boulot sur la planche pour récupérer les 50 à 60 milliards d’euros de fraude fiscale : la tranche à 75% est encore bien douce…

 

- Ouais mais, ces « élites » vont fuir la France qu’ils disent.

 

- La fuite des cerveaux, c’est vrai. Le neurone de Johnny, le neurone de Forget, le neurone de Tsonga, le demi-neurone d’Anelka, il est vrai que ça met le pays dans un état de manque intellectuel alarmant ! Quant à la fuite des « grands patrons », ça me file des crampes dans les côtelettes à force de rigoler ! Ce sont des charlots ayant pour seule compétence d’avoir fait l’Ena et d’avoir grenouillé dans les cabinets ministériel avant de grassement pantoufler dans des multinationales qui ne paient quasiment pas l’impôt. Dans une entreprise, Loulle, la seule personne que tu puisses supprimer sans que son fonctionnement n’en soit perturbé, c’est le patron ! La Parizot me fait péter les zygo lorsqu’elle nous menace de la désertion de ces immenses têtes pensantes et nous fait trembler sur l’apocalypse qui nous attend si on fait enfin payer les parasites !

 

- Eh ! « Ils » partiront chez les Rosbifs ! Cameron les attend avec le tapis rouge qu’il a dit notre « ami » britannique !

 

- Bof… Le changement de politique en France va marquer le début d’un mouvement plus large en Europe, notamment en Allemagne l’an prochain. Alors « ouette-inde-si » comme disent nos grands amis anglais. Comme disait Philippe-Auguste je crois « Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge ! »

 

sportifs,évasion fiscale

 

Tridi 3 Messidor 220

 

Merci à Chimulus

19/06/2012

Ségolène attire-t-elle les Ganelon ?

 

 

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Le Prix Ganelon, qui nomme la traitrise la plus spectaculaire revient sans conteste, cette année, à ce pittoresque personnage qui, sous le drapeau socialiste, s’est fait élire par les sarkozistes et les lepenistes ! Ségolène en a référé au grand Victor Hugo, voici donc ce texte référence :

 

Victor Hugo. "Ce que c'est que l'exil"....

« Le droit incarné, c'est le citoyen ; le droit couronné, c'est le législateur. Les républiques anciennes se représentaient le droit assis dans la chaise curule, ayant en main ce sceptre, la loi, et vêtu de cette pourpre, l'autorité. Cette figure était vraie, et l'idéal n'est pas autre aujourd'hui. Toute société régulière doit avoir à son sommet le droit sacré et armé, sacré par la justice, armé de la liberté.

Dans ce qui vient d'être dit, le mot force n'a pas été prononcé. La force existe pourtant ; mais elle n'existe pas hors du droit ; elle existe dans le droit.

Qui dit droit dit force.

Qu'y a-t-il donc hors du droit ?

La violence.

Il n'y a qu'une nécessité, la vérité ; c'est pourquoi il n'y a qu'une force, le droit. Le succès en dehors de la vérité et du droit est une apparence. La courte vue des tyrans s'y trompe ; un guet-apens réussi leur fait l'effet d'une victoire, mais cette victoire est pleine de cendre ; le criminel croit que son crime est son complice ; erreur ; son crime est son punisseur ; toujours l'assassin se coupe à son couteau ; toujours la trahison trahit le traître ; les délinquants, sans qu'ils s'en doutent, sont tenus au collet par leur forfait, spectre invisible ; jamais une mauvaise action ne vous lâche ; et fatalement, par un itinéraire inexorable, aboutissant aux cloaques de sang pour la gloire et aux abîmes de boue pour la honte, sans rémission pour les coupables, les Dix-huit Brumaire conduisent les grands à Waterloo et les Deux-Décembre traînent les petits à Sedan.

Quand ils dépouillent et découronnent le droit, les hommes de violence et les traîtres d'état ne savent ce qu'ils font. »

 

Duodi 2 Messidor 220


Illustration X - Droits réservés

18/06/2012

La pelle du 18 juin…

 

Dans la chambre aux fenêtres closes

La vue de sa peau dénudée

Plus enivrante que la rose

Plus somptueuse que l’orchidée

 

Met mon cœur et mon corps en transes

Depuis ce si beau jour d’été

Où le ciel m’a donné la chance

D’avoir l’honneur de la goûter.

 

Nicole est une fleur sauvage

Que j’eus le bonheur de cueillir

Dans les dunes, près des rivages

 

Où Phébus la faisait fleurir.

Depuis ce jour je suis ravi :

C’est elle l’amour de ma vie.

 

 

peynet colombe.jpg

 

Elle m’a ouvert ses bras, et son cœur, et son être il y a bien des années, ce même jour de juin. Et le premier matin de notre longue idylle, on entendit Risso, le poubelleur du village, poussant de son balai et raclant de la pelle les escoubilles qui trainaient dans la rue pour en emplir son charreton. Au raclement rythmé de la pelle sur le goudron, j’ai dit à ma conquête : « Tiens ! Ecoute ! C’est la pelle du 18 juin… »

 

 

Le 1er Messidor 220

 

Merci à Peynet

17/06/2012

Allez, je vais libérer la France puis je fais l’aïoli !

 

Je viens de sortir les œufs, l’huile d’olive, les aulx le lourd mortier en marbre blanc et le trisson en bois d’olivbier pour que tout soit à la même température, puis je vais finir de libérer la France et à midi, on se fait un aïoli du tron de dieu à l’ombre du pin parasol !

 

 

 

Aïoli pour web.jpg

 

Tè. Je vous donne la recette de

 

L'Aïoli des Académiciens

 

Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, 1 'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand fou trissoun ten dré (1),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien 

Il est le "Grand Aillé"  des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Eloignes les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d' œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la sauce: - six gousses d'aï!, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blanc du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C.. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même température. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques betteraves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes-de-terre cui­tes à la vapeur.

 

 

Les vins conseillés

 

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite à pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s’accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s’accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités !

Essayez donc des blancs de Cassis, Chateauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés Tavel, Chusc1an, Valréas, Vaison­le-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

 Décadi 30 Prairial 220


Illustration originale Vincent Barbantan

15/06/2012

Bientôt des oranges pour Sarko ?

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A partir de ce soir, Microlax 1er perd sa protection monarquale et redevient le citoyen Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, exposé comme tout un chacun a devoir rendre des comptes à la justice. Celle-ci avait attendu un mois supplémentaire pour convoquer l’ex président Chirac. Sarko battra-t-il ce record ? Ouette inde si…

 

L'article 67 de la Constitution stipule que le président de la République ne peut pas, pendant toute la durée de son mandat « être requis de témoigner » ni « faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite ».  Cette interdiction cessant un mois après la cessation de ses fonctions, c’est donc ce soit à minuit pour le ci-devant Sárközy de Nagy-Bocsa Nicolas Paul Stéphane.

Les juges de Bordeaux, pour l’affaire Béthencourt, le juge Van Ruymbeque pour l’affaire Bettencourt seront peut-être intéressés d’entendre le témoignage de ce citoyen pas redevenu comme les autres…

 

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Octidi 28 Prairial 220

 

Merci à Chimulus et à Urtikan


14/06/2012

Electoro-magouilles…

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Tè ! Ça se passe chez moi. Le rouge de la vergogne m’enlumine la trogne mais c’est comme ça chez nous, dans le Gard, dans le Vaucluse et dans les Bouches-du-Rhône, terres en voies de conquête pour le F-Haine et ses alliés-supplétifs de l’Hu-aime-pets.

 

Dans la circonscription rhodanienne, le député sortant est un UMP, le ci-devant Roubaud. Au premier tour, il est dépassé par le candidat PS, le ci-devant Prat et talonné par le candidat du F-Haine. Ce dernier pouvant se maintenir, pour le première fois dans cette circonscription de bourges, la gauche peut rafler la mise. Oui mais…

 

Dans la circonscription de la petite Camargue, le candidat F-Haine, le ci-devant Collard Gilbert arrive en tête devant le candidat PS et le député sortant, l’UMP Mourrut, cacique local blanchit sous le harnois. Si ce dernier se retire de la triangulaire, il ouvre un boulevard pour l’avocat lepéniste. Oui mais…

 

Tractations souterraines, rencontres secrètes – les digues ayant ici depuis bien longtemps sautées semble-t-il, ici entre UMP et F-Haine – on s’oriente vers un échange de bon procédés : l’UMP Mourrut se retirerait de la compétition dans sa circonscription, donnant ainsi un député au F-Haine ; en compensation, le candidat F-Haine se retirerait dans la circonscription rhodanienne, donnant ainsi la victoire au député UMP sortant. Donnant donnant, chacun y retrouverait son compte. Oui mais…

 

Oui mais, finalement, ça ne s’est pas fait ! Pourquoi ? Peut-on espérer qu’au niveau national, « on » ait mis le holà à ces magouilles ? Ça redorerait un peu le blason moral du parti de la droite républicaine… Mais je n’ai pas personnellement cette naïveté…


Septidi 27 Prairial 220


Photo X - Droits réservés

13/06/2012

Au bistro de la toile : territoires occupés eu Laurier-Rose.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor. On te voyait plus !

 

- Hier, je suis allé à la mer. J’ai donc traversé des territoires en voie d’occupation…

 

-????!!!!

 

- Ouais. Pour aller au Grau-du-roi depuis Avignon, tu dois traverser tous ces territoires de culture de légumes sous serres, de culture de melons, de tomates, d’aubergines, de vergers d’abricots, de pêches, de brugnons, etc. Ces territoires étaient autrefois des terres pauvres, des parcours à moutons brulés de soleil et desséchés par le mistral. Ce sont maintenant des pays de cocagne, depuis la construction, il y a plus d’un demi-siècle, du canal d’irrigation Philippe Lamour qui amène l’eau du Rhône au sein de ces terres.

 

- Bon. C’est bien. Mais où est « l’occupation » dans tout ça ?

 

- C’est terres ont été mises en valeur il y a cinquante ans, en grande partie par les riches pieds noirs rapatriés d’Algérie. Ceux-ci avaient de l’argent, des aides, un indéniable dynamisme entrepreneurial et un goût du risque. Ils ont transformé le pays. Mais pour cela, beaucoup ont ramené une mentalité de colons et…des employés maghrébins. Ceux-ci, payés à coup de lance-pierre, vivaient dans des conditions souvent honteuses et travaillaient généralement en marge des lois sociales et du travail. Ils ont fait venir leurs familles et ont fait souche. Les exploitants agricoles, entre temps, ont du respecter les lois sociales, augmentant d’autant les prix de revient de leur produits. Puis les Espagnols sont venus concurrencer les producteurs du midi en utilisant les mêmes méthodes d’exploitations de la main d’œuvre immigrés. En Andalousie, autour d’Almeria, des centaines de milliers de quasi esclaves marocains assurent dans des conditions épouvantables la production de fruits et légumes à bas prix, bourrés de pesticides, qui inondent l’Europe.

 

- Bon. Je réitère ma question : où est « l’occupation » ?

 

- Les jeunes générations de français, enfants des premiers maghrébins appelés par les exploitants agricoles, sont mal intégrés, sous les coups de boutoir de la concurrence espagnole le travail manque et le miracle économique des années 60 – 80 est loin derrière. Incivilités, arrogance, larcins et cambriolages à répétition, incompréhension, replis identitaires et religieux sur fond de marasme économique ont fait le lit des idées du Front national. Voilà pourquoi dans cette région, le candidat du FN, le très médiatique ci-devant Collard Gilbert, avocat, a des chances d’être élu dimanche…

 

- Mouais… Je comprends un peu mieux. Eh ! Qu’est-ce que tu en penses de la « twisteuse de l’Elysée » ?

 

- Je pense que cette personne n’a été élue par personne, que je ne vois pas ce qui justifie qu’elle aie un bureau et sept collaborrateurs à l’Elysée, payés par nos impôts, et qu’elle ferait bien de fermer sa gueule. Les jongleurs de l’ironie sarcastique se sentent un peu orphelins de Sarko, mais aussi des Lefèvre, Morano, Mariani et consorts, des gens qui fournissaient des tombereaux de conneries savoureuses chaque jour. Je crois que voilà venir, avec madame Laurier-Rose une relève prometteuse !

 

- Laurier-rose ? Pourquoi tu l’appelles ainsi ?

 

- Le Laurier-rose, c’est superbe à regarder, mais c’est un sacré poison !

 

 

 

Sextidi 26 Prairial 220

 

 

Merci à Chimulus

11/06/2012

Vaguelette rose et peste brune

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Il a tout dit...


Quartidi 24 Prairial 220


Merci à Chimulus

09/06/2012

Ouiquinde érotique avec Arthur Rimbaud

 

femmes et griffes.jpg

 

 

L'orgie parisienne ou Paris se repeuple...



Ô lâches, la voilà ! Dégorgez dans les gares !
Le soleil essuya de ses poumons ardents
Les boulevards qu'un soir comblèrent les Barbares.
Voilà la Cité sainte, assise à l'occident !

Allez ! on préviendra les reflux d'incendie,
Voilà les quais, voilà les boulevards, voilà
Les maisons sur l'azur léger qui s'irradie
Et qu'un soir la rougeur des bombes étoila !

Cachez les palais morts dans des niches de planches !
L'ancien jour effaré rafraîchit vos regards.
Voici le troupeau roux des tordeuses de hanches:
Soyez fous, vous serez drôles, étant hagards !

Tas de chiennes en rut mangeant des cataplasmes,
Le cri des maisons d'or vous réclame. Volez !
Mangez ! Voici la nuit de joie aux profonds spasmes
Qui descend dans la rue. Ô buveurs désolés,

Buvez ! Quand la lumière arrive intense et folle,
Fouillant à vos côtés les luxes ruisselants,
Vous n'allez pas baver, sans geste, sans parole,
Dans vos verres, les yeux perdus aux lointains blancs ?

Avalez, pour la Reine aux fesses cascadantes !
Ecoutez l'action des stupides hoquets
Déchirants! Ecoutez sauter aux nuits ardentes
Les idiots râleux, vieillards, pantins, laquais !

Ô cœurs de saleté, bouches épouvantables,
Fonctionnez plus fort, bouches de puanteurs !
Un vin pour ces torpeurs ignobles, sur ces tables...
Vos ventres sont fondus de hontes, ô Vainqueurs !

Ouvrez votre narine aux superbes nausées !
Trempez de poisons forts les cordes de vos cous !
Sur vos nuques d'enfants baissant ses mains croisées
Le Poète vous dit: "Ô lâches, soyez fous !

Parce que vous fouillez le ventre de la Femme,
Vous craignez d'elle encore une convulsion
Qui crie, asphyxiant votre nichée infâme
Sur sa poitrine, en une horrible pression.

Syphilitiques, fous, rois, pantins, ventriloques,
Qu'est-ce que ça peut faire à la putain Paris,
Vos âmes et vos corps, vos poisons et vos loques ?
Elle se secouera de vous, hargneux pourris !

Et quand vous serez bas, geignant sur vos entrailles,
Les flancs morts, réclamant votre argent, éperdus,
La rouge courtisane aux seins gros de batailles
Loin de votre stupeur tordra ses poings ardus !

Quand tes pieds ont dansé si fort dans les colères,
Paris! quand tu reçus tant de coups de couteau,
Quand tu gis, retenant dans tes prunelles claires
Un peu de la bonté du fauve renouveau,

Ô cité douloureuse, ô cité quasi morte,
La tête et les deux seins jetés vers l'Avenir
Ouvrant sur ta pâleur ses milliards de portes,
Cité que le Passé sombre pourrait bénir:

Corps remagnétisé pour les énormes peines,
Tu rebois donc la vie effroyable ! tu sens
Sourdre le flux des vers livides en tes veines,
Et sur ton clair amour rôder les doigts glaçants !

Et ce n'est pas mauvais. Les vers, les vers livides
Ne gêneront pas plus ton souffle de Progrès
Que les Stryx n'éteignaient l'œil des Cariatides
Où des pleurs d'or astral tombaient des bleus degrés."

Quoique ce soit affreux de te revoir couverte,
Ainsi; quoiqu'on n'ait fait jamais d'une cité
Ulcère plus puant à la Nature verte,
Le Poète te dit: "Splendide est ta Beauté !"

L'orage t'a sacrée suprême poésie;
L'immense remuement des forces te secourt;
Ton œuvre bout, la mort gronde, Cité choisie !
Amasse les strideurs au cœur du clairon sourd.

Le Poète prendra le sanglot des Infâmes,
La haine des Forçats, la clameur des Maudits;
Et ses rayons d'amour flagelleront les Femmes.
Ses strophes bondiront: Voilà! voilà! bandits!

- Société, tout est rétabli: - les orgies
Pleurent leur ancien râle aux anciens lupanars:
Et les gaz en délire, aux murailles rougies,
Flambent sinistrement vers les azurs blafards !

Arthur Rimbaud

 

Duodi 22 Prairial 220


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08/06/2012

VOTONS ! Le bulletin de vote, c’est notre ARME !

bulletin de vote.jpg

 


 Bon. Vous allez dire que je répapille: à chaque scrutin  je dénonce d'abstention, piège à cons...

 

Qui s’abstient ? Les jeunes.

 

Qui vote ? Les moins jeunes et surtout les vieux.

 

Redoutable constat : la démocratie telle qu’on la vit ne fait plus recette. Porte entr’ouverte à toutes les dérives autoritaires.

 

Pourquoi ? Parce que LES politiques qui représentent LA politique ne répondent plus à l’attente de la population qui les perçoit comme une coterie plus parasitaire qu’efficace, plus magouilleuse qu’honnête, plus inféodée aux puissances économiques que soucieuse du bien-être du peuple. Ceci se traduit par le « Tous pareils, tous pourris » et le « je ne vais pas voter pour ces cons ».

 

Seulement voilà : en refusant de mettre les pognes dans le cambouis, en se retirant dans une abstention méprisante, les jeunes se tirent une balle dans le pied.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’en ne participant pas à la  vie démocratique de la nation, ils laissent les décisions qui vont régir LEUR vie future aux mains de gens qui, eux, ont déjà leur vie derrière eux ! En d’autres termes, en ne votant pas, les jeunes laissent les vieux dessiner leur cadre de vie. Ils laissent décider ce que sera leur vie future par des gens qui…seront morts lorsque leurs décisions prendront effet !

 

Changer cette approche implique de changer les femmes et les hommes qui font, qui sont la politique actuelle qui ne satisfait plus personne.

 

Une seule manière pour renouveler ces gens et donc ce qu’ils font : éradiquer le mandarinat, éliminer les politiciens « professionnels » en imposant le principe du « Un mandat, Une mandature ».

 

Comme évidemment les gens en place, quel que soit leur bord, freinent des quatre fers contre la seule VRAI réforme qui s’impose, ce n’est que l’arrivée massive de jeunes sur l’échiquier politique qui peut imposer cette renaissance de la démocratie.

 

Abstention : piège à cons !

 

Alors, AUX URNES citoyens !



Primidi 21 Prairial 220


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