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15/07/2012

Ouiquinde érotico-gastronomique sur l'Aubrac

randonneuse souriante.jpg

 

Vanessa

 

La brune Vanessa chemine sur l’Aubrac.

Pressée par la nature, elle pose son sac

Et, discrète, s’épanche derrière une murette.

Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette…

 

Une vipère avait planté ses crocs pointus

Dans la partie charnue de son individu !

Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,

Et je me précipite au secours de la belle.

 

Agenouillé près de ses trésors féminins,

Je mord, suce, aspire et crache le venin.

Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

 

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.

Pour me remercier de ce vaillant combat,

La belle offre à ma bouche son sourire d’en bas…

 

 

 

- Afin de rassurer ta charmante marcheuse

Qui, d’après tes écrits ne semblaient pas bêcheuse,

Tu aurais pu l’amener dans un buron d’Aubrac,

C’est ainsi qu’on appelle les sortes de barraques

En pierres de granit qui servent aux bouviers

De solides refuges ainsi que d’ateliers

Où ils mettent au point les somptueux fromages

Dont la réputation à traversé les âges :

Tommes de lait de vaches d’Aveyron et Lozère

De Laguiole, d’Aubrac et de la Fau de Peyre.

Elle aurait pu manger, avec toi, l’aligot,

Compagnon idéal d’un bon plat d’escargots.

Tu ramasses, en marchant, quelques gastéropodes

Si nombreux sur l’Aubrac après une pluie chaude.

Comptes-en deux douzaines pour chacun des mangeurs.

Surtout si tes convives ont l’appétit majeur.

au vinaigre et au sel tu les fait dégorger,

Pendant deux heures au moins puis rince les rejets

Et met-les à bouillir dedans un court-bouillon

Avec laurier, fenouil, sel, poivre, thym, oignons.

Deux heures après tu vas, à l’aide d’une aiguille,

Sortir tes escargots, chacun, de leur coquille,

Puis tu vas supprimer carrément les entrailles

C’est, au bout de la chair, une noire tripaille.

Pendant cette cuisson, tu prépares ta sauce :

Des oignons rissolés avec du lard des Causses,

De la chair à saucisses, quelques anchois pilées,

Epinard, vert de blettes, oseille acidulée.

Jette les escargots dedans ta cassolette,

Poivre, sel, noix muscade et piment d’Espelette,

Mouille si nécessaire d’un peu de court-bouillon

Mijoter vingt minutes mais sans ébullition.

Tu sers ta gargoulade avec de l’aligot,

En buvant du vin rouge de derrière les fagots.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

Octidi 28 Messidor 220


Photo X - Droits réservés

Commentaires

Cet aimable conte est censuré (!!!!????) sur le blog jumeau de lantifadas, http://lesaliboffis.blogs.nouvelobs.com/... Voilà où en est le Novel Observateur qui, fut, il y a longtemps, un journal de gauche!!!

Écrit par : victor | 15/07/2012

Le Nouvel Obs...édé !

Écrit par : Michel Benoit | 15/07/2012

Quelle gouleyante et charnelle célébration de la vie à laquelle j'adhère ! Tu ne vieillis pas Victor !

Écrit par : ulysse | 15/07/2012

Salut à toi Ulysse! Sait-tu que cette bluette m'est censuré rageusement par la Police de la Pensée et de la Vertu qui sévit sur la blogosphère du Nouvel oBs...

http://lesaliboffis.blogs.nouvelobs.com/

Écrit par : victor | 15/07/2012

Plagiant ce bon Marielle, devant ta poésie célébrant la pucelle, je ne puis dire qu'un mot pour Vanessa ou Fernande..Aaahh ! je b.....!

Écrit par : hubert41 | 15/07/2012

Plus que l'escargot de l'Aubrac, j'aime, à bouche queue veux-tu, déguster la coquille Saint Jacques !

Écrit par : hubert41 | 15/07/2012

heu..j'avais pas fini, pour la rime : "la coquille Saint Jacques près du cru"..scuze

Écrit par : hubert41 | 15/07/2012

Croustillant Hube !!!

Écrit par : victor | 16/07/2012

Les commentaires sont fermés.