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03/08/2012

Bronzez ! Bronzez, mais évitez d’être malades.

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Pendant la sacro sainte période du bronze-cul national, d’importantes négociations commencent de l’issue desquelles ne dépendra rien moins que notre santé. Il s’agit de mettre enfin de l’ordre dans le monde opaque de la médecine et surtout des tarifs de certains actes, des honoraires des praticiens du secteur 2 (secteur où les dépassements d’honoraires sont autorisés « avec tact et mesure ». Mouais… tact et mesure, mon cul ! Allez chez un ophtalmo et vous comprendrez…

 

Frédéric Van Roekeghem, le directeur de l'assurance maladie met les pendules à l’heure : «La priorité aujourd'hui est d'abord d'améliorer la situation des assurés et non d'améliorer le revenu des médecins. En ces temps de difficultés financières, nous allons demander un effort aux médecins du secteur 2 ». Ceux qui facturent à leurs patients des honoraires bien supérieurs au tarif remboursé par la Sécurité sociale.

 

Les dépassements d’honoraires se multiplient sans aucun tact vis-à-vis de malades désemparés ni mesure lorsque les tarifs de la sécu sont triplés, voire décuplés et plus si affinités. Faut bien changer le Porsche Cayenne chaque année, merde !

 

Il faut pourtant modérer l’ire que l’on sent monter parmi les cochons de payants. Plus de 90% des médecins généralistes sont en secteur 1 (sans dépassement par rapport au tarif de la Sécurité sociale) et près de 60% des médecins spécialistes. Mon toubib me prend moins que le plombier ou le réparateur de bagnole…

 

On nage en plein paradoxe, avec une pratique « libérale » de la médecine et un financement socialisé ! Car les professionnels de santé, qu’ils l’acceptent ou pas, sont des quasi-fonctionnaires, puisque leur rémunération de base - la seule qui soit légitime - est payée par des prélèvements obligatoires qui ne sont rien d’autre que des impôts. Sans oublier que leurs études, leurs très chères études ont été payées par la société, donc par nous, par nos impôts. Ce qui rend ces médecins quelque peu redevables de leur situation à la collectivité, non? Pour en sortir, pourquoi ne pas envisager le paiement au forfait-patient en remplacement du paiement à l’acte ? Et imposer un certain nombre d’années de pratique dans les « déserts médicaux » ? Dans ma cambrousse estivale, le seul (excellent !) toubib à 25 km à la ronde est…Espagnol !

 

Au fait, pour les riches, créons un secteur entièrement libre, mais plus du tout remboursé par l’Assurance maladie et les mutuelles. Ces bourrés de thunes pourront se faire soigner par les toubibs qui s’y risqueront sans plus avoir aucun filet pour garder leur clientèle !  Chiche !

 

 

Septidi 17 Thermidor 220

 

Photo X – Droits réservés

 

 

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