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31/08/2012

Allez zou ! A la machine à laver, les cerveaux !

NON_A_LA_CENSURE_2.jpg

 

Depuis le printemps, les médias nous ont gonflés avec Roland-Garros, les fouteux de leur coupe d’Europe, le tour de France, puis les jeux zolympiques. Voilà une illustration parfaite de cet élément primordial du contrôle social : la stratégie de la diversion. Elle consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux !

 

Et la censure ? Elle revient sous une forme directe contre ces extraordinaires espaces de liberté que sont (qu’étaient ?) les blogs. Ceci à travers des officines douteuses utilisant des logiciels robots. Elle prend la forme d’autocensure chez les professionnels de l’information…qui ménagent leurs employeurs et donc les consortiums financiers, marchands d’armes ou de béton qui les contrôlent.

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la « loi du marché » et la « loi de l'audience ». Par le simple jeu de conditions économiques habilement créées, les chaînes de télévision – puisque la télé demeure le plus puissant, le plus influent des média - n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoir font plus d'audience avec un coût de production réduit.

 

Même les évènements importants sont traités sous un angle « magazine », par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micros-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

 

A ces insignifiances s'ajouteront, outre le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

 

            Information déstructurée pour mémorisation minimale. Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

 

Or depuis 15 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.), comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

 

C’est bon ça Coco ! C’est bon pour fournir du temps de cerveau disponible à caca-cola !


Quartidi 14 Fructidor 220


Illustration X - Droits réservés

 

 

30/08/2012

Le « redresseur » et le nucléaire.

nucléaire à la poubelle.jpg

 

 

Il devait avoir mis des lunettes en peau de saucisson le « redresseur » Montebourg lorsqu’il nous a sorti sa diatribe sur « le nucléaire, filière d’avenir ». Avenir de quoi ? Surtout des déchets qui ont un avenir de centaines de milliers d’années. Beau cadeau de ce poulet sans poil appelé « humain » aux espèces (probablement des poulpes) qui tiendront le haut du pavé dans quelques centaines de milliers d’années !

 

Pourtant, le lobby nucléaire met le paquet pour faire croire à cette ineptie. Eh ! Quand Areva et EDF inondent les magazines, les ondes et les écrans de pubs sur les avantages du nucléaire, qu’est-ce qu’elles espèrent ? Qu’on va acheter une centrale ? Ben voyons. Vous m’en mettrez une douzaine… Non, cela fait parti du bourrage de crâne pour enfumer les populos et leur faire croire que la filière nucléaire est indispensable, moderne, pleine d’avenir !

 

Pourtant l’Europe se débarrasse de plus en plus de cette dangereuse industrie du passé : Du Portugal, à l’Irlande, en passant par l’Italie, la Grèce, l’Autriche, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, Chypre et le Danemark, ce sont déjà147 millions d’Européens qui ont tourné définitivement la page du nucléaire.

Viennent ensuite les pays qui ont prévu d’en sortir rapidement : l’Espagne, la Belgique, l’Allemagne, la Suède sont du nombre, ce qui représente 142 millions d’habitants.

Il ne reste donc que 204 millions d’européens à avoir encore recours à cette énergie dangereuse : la Grande Bretagne, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la France, la Slovaquie, la Tchéquie, les Pays Bas, la Slovénie, et la Finlande, sauf que dans la majorité de ces états, les populations y sont majoritairement hostiles. lien 

 

Donc, sur les 27 pays qui composent l’Union Européenne, 10 seulement s’entêtent à imposer l’industrie nucléaire à leurs populations qui n’en veulent pas. Et ils oublient soigneusement de dire que cette industrie n’est pas rentable sans subventions étatiques fort généreuses, au détriment du développement des industries plus modernes.

 

Alors on nous parle de cette merveille des merveilles, le nec plus ultra sorti des têtes d’œufs du lobby nucléaire, j’ai nommé l’EPR ! Tu parles d’un modernisme ! La même chose en pire ! Et un gouffre financier insupportable en période de vaches maigres. Celui en construction à Flamanville, comme celui en construction en Finlande, connaissent des déboires en cascades, des retards incalculables et leur coût, initialement donné pour 3 milliards d’euros, dépassent d’ores et déjà largement les 7 milliards sans que l’on sache quand ils seront opérationnels ! Au passage, sachez que le supplément de 4 milliards (et plus si affinité !) du prix de l’EPR finlandais est supporté…par le constructeur français donc en dernière limite par nous et nos impôts… Bonjour la gabegie !

 

Le « redresseur » a pourtant raison lorsqu’il énonce que « la filière nucléaire a un avenir ». Elle a un avenir parce qu’elle a des structures puissantes et un savoir-faire indéniable. Mais cet avenir il n’est pas dans la construction de nouvelles centrales dont personne ne veut mais bien dans la DECONSTRUCTION, dans le démantèlement de toutes ces centrales qui font planer un danger mortel sur notre pauvre planète. Mais là n’est pas le sens des paroles du « redresseur »…

 

Tridi 13 Fructidor 220


Illustration X - Droits réservés

29/08/2012

A nos chers disparus

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chimulus mort ricard.jpg

 

Duodi 12 Fructidor 220

 

Merci à Chimulus

28/08/2012

Au bistro de la toile : robots…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- L’autre jour, Loulle, j’ai foutu la zone à un péage d’autoroute. Je ne prends jamais ces trucs mais cette fois j’étais obligé. Donc j’arrive aux postes de paiement et là…que des robots, pas un pèlerin visible. Paiement par carte bleue obligatoire. Et si t’as pas de carte bleue, comment tu fais ? Bon. J’en avais une. Je la glisse dans la fente…

 

- … Hummm ! Quelle belle image Victor !

 

- Ouais… Donc je mets ma carte dans le truc et…que dalle ! Le truc me ressort la carte. Je recommence et…rebelote. Derrière moi, les gros culs commençaient à grogner du moteur, à hurler du klaxon, à menacer du plein phare. En désespoir de cause, je trouve un bouton « appel » et j’appuie. Une voie de bonne femme me demande mon numéro de carte, j’obtempère puis un type avec le gilet jaune fluo se pointe enfin, prend ma carte, entre dans la guérite et me délivre de ce piège.

 

- Faut être moderne mon beau ! Faut être moderne!

 

- S'il y avait une personne physique aux postes de paiement, comme c'était le cas avant la privatisation, il n'y aurait pas ces problèmes. Seulement un robot de paiement doit coûter dans les 10.000 euros par an, il travaille 24 heures sur 24, n’est jamais malade, ne fait jamais grève et n’est pas syndiqué. Tandis qu’un seul agent humain coûte 30.000 euros par an et qu’il en faut au moins trois pour faire le travail d’un seul robot. Les patrons n’étant ni masochistes ni philanthrope, il n’y a pas photo.

 

- Donc, sans ces robots, il y aurait moins de grasses pépites pour les actionnaires des sociétés concessionnaires! En voilà un beau scandale, la privatisation des autoroutes. C'est l'autre bellâtre à nom de canasson, le Galouzeau de Villepin qui a refilé ce bijou de famille aux amis de mes amis. A prix bradé: moins de 15 milliards alors que Philippe Seguin, alors président de la Cour des comptes estimait leur valeur à au moins 22 milliards! Depuis, les entreprises qui ont touchés le gros lot se gavent littéralement. Des milliards de bénef a se partager entre les actionnaires… Avec des équipements réalisés et payés, ne l’oublions pas, avec nos impôts…

 

 

 

- Pour en revenir aux robots, le même processus est en route dans les grandes surfaces. Dans un de ces temples de la consommation, il y a quelques jours, n’ayant que quelques produits, je n’avais pas envie de faire la queue à une caisse. Je suis donc allé vers une de ces caisses automatiques. Je n’ai rien compris au fonctionnement bien sûr et une hôtesse, excédée par ces clients ignares, imperméables au « progrès », m’a initié à la manœuvre. Je l’ai remerciée et lui ai fait remarquer qu’elle aidait les clients à utiliser des machines…qui allaient la mettre au chômage. Elle a haussé les épaules et est partie, fière et pimpante sur ses talons !

 

- Ma foi, c’est son problème…

 

 

- C’est aussi et surtout un problème gouvernemental : les déficits – qu’ils soient de la sécu ou du budget - seraient singulièrement réduits si l’on taxait ces robots à un tarif proche de ce qu’auraient payé une entreprise si elle utilisait les humains que les robots ont mis au chômdu…

 

 

- Pas con. Allez, à la nôtre. Et c’est pas un robot qui te sert !

 

 

Primidi 11 Fructidor 220


 Merci à Chimulus

 

27/08/2012

Eh ! Oh ! Les Armstrong, vous commencez à nous les gonfler !

 

 

 

 

 

armstrong,lune

Moi il n’y en a qu’un que j’apprécie dans la famille « Brasfort », c’est Louis. Le grand Louis, Louis Armstrong. Le seul qui me fasse rêver, qui me fasse envoyer en l’air. Les autres, bof…

 

L'enterrement de la lune

 

J´ai pleuré pour l´enterrement
Pour l´enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes

Ce fut un sale mois de juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D´une vulgaire tache brune

J´ai pleuré pour l´enterrement
Du rêve et des sonates au clair
D´Arthur, Verlaine et leurs enfants
Cent mille ans de promesses en l´air

J´ai vu de sinistres savants
Sabrer, en s´essuyant les pieds
Sur cet astre aux reflets d´argent,
Un champagne aux bulles viciées

J´ai pleuré pour l´enterrement
Pour l´enterrement de la Lune
Deux croque-morts sautaient gaiement
D´un cabriolet de fortune

Armstrong et Collins, quel dommage
Pour moi, vous étiez dans le jazz
Soufflant en notes vers les nuages
Quelques-unes des plus belles phrases

J´ai pleuré pour l´enterrement
Pour l´enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes

Ce fut un sale mois de juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D´une vulgaire tache brune

J´ai pleuré pour l´enterrement
Du rêve et des sonates au clair
D´Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces lunes qu´eux décrochèrent

D´Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces lunes qu´eux décrochèrent

 

Art Mengo


lune.JPG

 

http://www.youtube.com/watch?v=DkLW2bM47o8

 

 

Décadi 10 Fructidor 220

 

Photos X – Droits réservés

26/08/2012

Ouiquinde en bord de mer : Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

cuisine,sardines

 

Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde

Pour tenter d'échapper à la dent furibonde

De quelque carnassier montant des eaux profondes

Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...

C'est la reine des mers! Succulente et divine,

Pas la langouste, non. Simplement la sardine!

Sa réelle fonction, sa vie, son aventure

Généreuse et bornée: c'est d'être nourriture!

Les poissons s'en délectent, l'homme la met en boite,

Lui fait boucher le port si la passe est étroite...

Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement

Que chaque Provençal est un peu son amant.

Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,

Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.

Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,

Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque

Par la roideur arquée du petit corps luisant.

Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.

Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,

Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,

Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"

C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.

Un bon coup de muscat met les convives à l'aise

Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.

Sur un bout de grillage il range les sardines,

Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.

Les poissons sur la grille sont posés sur le feu

Puis retournés après une minute ou deux.

Sur un grand plateau rond, au milieu de la table

Calée par des galets pour qu'elle reste stable,

Le Pégot sert en vrac sa première tournée

Puis remet sur le feu la prochaine fournée.

Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,

On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.

D'une pression du doigt on enlève la peau

Libérant les filets odorants et bien chauds,

La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,

La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebleu !

On se "rabine" un peu, d'où le nom: "brulo dé"

Mais c'est tellement bon! Vous n'avez pas idée.

Avec les dents du haut, on bloque la sardine,

La mâchoire du bas, retroussant les babines

Fort délicatement détache le filet

Qu'un" ggluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.

Sous le pin parasol où s'aiment les cigales

Montent les petits bruits des gens qui se régalent.

Ça fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"

C'est toute la marée, plus un goût de charbon.

Toutes les deux sardines on boit un coup de blanc,

De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,

On parle avec les mains, on sort la galéjade

Et la journée se passe en franche rigolade.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple: des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette. Prévoir aussi des peilles ou des essuie-tout pour les mains !

 

Les vins conseillés:

La sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.

En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusc1an, Ventoux, Luberon, Cos­tières de Nîmes; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.

En vins du Languedoc blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.

En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de­-Provence et des Coteaux varois.

 

In « Le bonheur grâce à la cuisine de l’amour »

 

 

Nonidi 9 Fructidor 220

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

25/08/2012

C'est samedi. On va à la noce ?

 

 

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La marche nuptiale

 

Mariage d'amour, mariage d'argent
J'ai vu se marier toutes sortes de gens
Des gens de basse source et des grands de la terre
Des prétendus coiffeurs, des soi-disant notaires

Quand même je vivrai jusqu'à la fin des temps

Je garderais toujours le souvenir content
Du jour de pauvre noce où mon père et ma mère
S'allèrent épouser devant Monsieur le Maire

C'est dans un char à bœufs, s'il faut parler bien franc

Tiré par les amis, poussé par les parents
Que les vieux amoureux firent leurs épousailles
Après long temps d'amour, long temps de fiançailles

Cortège nuptial hors de l'ordre courant

La foule nous couvait d'un œil protubérant
Nous étions contemplés par le monde futile
Qui n'avait jamais vu de noces de ce style

Voici le vent qui souffle emportant, crève-cœur

Le chapeau de mon père et les enfants de chœur
Voilà la pluie qui tombe en pesant bien ses gouttes
Comme pour empêcher la noc', coûte que coûte

Je n'oublierai jamais la mariée en pleurs

Berçant comme un' poupée son gros bouquet de fleurs
Moi, pour la consoler, moi, de toute ma morgue
Sur mon harmonica jouant les grandes orgues

Tous les garçons d'honneur, montrant le poing aux nues

Criaient: " Par Jupiter, la noce continue ! "
Par les homm's décriée, par les dieux contrariée
La noce continue et Viv' la mariée !

 

Georges Brassens

 

http://www.youtube.com/watch?v=y29Hm9qXQLk

 

 Octidi 8 Fructidor 220

Photo X - Droits réservés

 

 

24/08/2012

Eh ! C’est encore les vacances. Tu la connais celle-là ?

âne qui rit.jpg

 

 

Mimes.

 

Deux couples ont l'habitude de se rencontrer chaque week-end afin de jouer aux cartes. Mais un jour, ils décident, pour changer, de tester un nouveau jeu dont le but est de faire deviner un métier en le mimant.


Une des deux femmes commence : elle enlève sa chemise, son soutien-gorge et prend ses deux seins à pleine main.


- Alors, à votre avis c'est quoi le métier que je mime ?

Tout le monde se regarde et attend la réponse.

- Eh bien, c'est médecin (mes deux seins).

L'autre femme, elle aussi, veut essayer de mimer un métier. Elle enlève alors sa chemise, son soutien-gorge, prend ses deux tétons et les fait se toucher l'un avec l'autre.

- Alors, à votre avis c'est quoi le métier que je mime ?

Personne ne sait....

- Eh bien, c'est bourrelier (bouts reliés).

 

C'est maintenant au tour d'un des deux mecs. Le premier enlève son pantalon, son slip et prend son membre dans la main. Il l'enrobe ensuite dans une serviette.

- Alors, à votre avis, c'est quoi le métier que je mime ?

Mais là encore personne ne sait... Et tout le monde attend impatiemment sa réponse.

- Eh bien, c'est boulanger (bout langé).

C'est désormais au tour du dernier homme, mais il avoue alors ne pas avoir compris les précédents jeux de mots...

Les trois autres décident de lui expliquer. Ils prennent alors un papier où ils font une liste et écrivent :

"boulanger = bout langé", "bourrelier = bouts reliés", "médecin = mes deux seins ".

L'homme en question prend alors la liste et se la met dans le trou du cul... Les autres le regardent d'un air étonné et lui demandent ce qu'il fait.

- Ben, je mime un métier !

- Mais c'est quoi ce métier ?

- C'est oculiste ! 

 

 

Septidi 7 Fructidor 220

 

Photo X - Droits réservés

23/08/2012

Le pétrole a encore augmenté ? Et alors !

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Je viens de passer à la pompe, et j’ai de moins en moins de « 95-E10 » pour les quelques euros que je consacre à ce liquide nauséabond. Quelle chance ! Ouais, je vous vois venir. Vous allez dire « Ça y est, Victor, il est constipé des boyaux de la tête… » !

 

Pas du tout !

 

Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer le hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me réjouit ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix,  responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

 

Et il y a de l’espoir : le merdier syrien et l’insécurité des approvisionnements de la région du golfe pèsent de plus en plus sur le prix du brut. « Normalou » a beau nous enfumer avec une baisse d’un centime des taxes, l’essence chère, c’est maintenant ! Et c’est tant mieux.

 

Savez-vous que 75% des transports par poids lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivées dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour être conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffées, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !

 

Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » environ 45.000 km…

 

Donc, pétrole cher = suppression de ces aberrations.

 

Pétrole cher = voyages en avion chers, donc moins de touristes-pouristes.

 

Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises ou des fraises andalouses bourrées de saloperies….)

 

Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.

 

Et en plus, ça oblige les fabricants de bagnoles a imaginer du moins gourmand et du moins polluant ! !

 

Allez, il fait beau : je sors mon vélo !

 

 Sextidi 6 Fructidor 220


Illustration X - Droits réservés

22/08/2012

Pour ne pas se faire caniculer idiot : comment on se fait prendre pour des gnous

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L’excellent site syti.net - qui donne des boutons à bien des gens en place et ne reculant devant rien pour y rester - a publié il y a déjà quelques années, sous la plume de Sylvain Timsit une analyse particulièrement pointue et caustique des stratégies de manipulation que nous subissons, souvent sans nous en douter. Allez, un peu de réflexion sur la plage, ça ne fait jamais de mal. Surtout avant la rentrée.

 

1- La stratégie de la diversion.
Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. 


2 - Créer des problèmes, puis offrir des solutions.
Cette méthode est aussi appelée "problème-réaction-solution". On crée d'abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore: créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.



 

3 - La stratégie du dégradé.
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.



4 - La stratégie du différé.
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
Exemple récent: le passage à l'Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple: les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.



5 - S'adresser au public comme à des enfants en bas-âge.
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Exemple typique: la campagne TV française pour le passage à l'Euro ("les jours euro"). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi?
"Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans.



6 - Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion.
Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...



7 - Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise.
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

"La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures."



8 - Encourager le public à se complaire dans la médiocrité.
Encourager le public à trouver "cool" le fait d'être bête, vulgaire, et inculte...



9 - Remplacer la révolte par la culpabilité.
Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution!...



10 - Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes.
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Quintidi 5 Fructidor 220


Photo X - Droits réservés

Sources :  http://www.syti.net/Manipulations.html

 

 

21/08/2012

Barbecue. Eh ! tu la connais celle-là ?

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C’est un mec et sa meuf qui ramassent les haricots verts dans leur jardin. La dame est penchée en avant pour cueillir ces délicieuses légumineuses. Son mari, en arrière, ramassant la raie d’à coté, a une vue imprenable sur les appâts callipyges de l’élue de son cœur. Emoustillé, il s’écrit :

- « Ouarf ! t’as le tafanari aussi large que le barbecue ! »

 

Pas tellement flattée par cette remarque qui se voulait pourtant élogieuse, les hommes aimant les formes opulentes, la femme ne dit pourtant rien.

 

La nuit venue, le couple se met au lit et l’homme, se rappelant ses fantasmes de l’après-midi, commence à se coller contre le dos de sa femme. Celle-ci le repousse gentiment mais fermement et lui dit :

 

- « Si tu crois que je vais faire chauffer le barbecue pour une si petite saucisse, tu te trompes !!! »

 

 Quintidi 5 Fructidor 220


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20/08/2012

Au bistro de la toile : chaud devant, chaud !

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- Oh ! Victor, il parait qu’il fait chaud !

 

- Ah bon ! Et c’est pas normal ? On est au mois d’août non ? Heureusement qu’il fait chaud, sinon comment vivrait mon mastroquet préféré ? Et puis, parler de la canicule – temps de chien – ça évite de regarder le merdier qui se met en place inéluctablement au Moyen-Orient.

 

- Ah ! C’est vrai que là-bas c’est plus que chaud, ça brûle et ça explose… Mais c’est loin et finalement, on s’en fout un peu…

 

- A part que nous avons – merci Sarko ! – une base militaire à Abou Dhabi, dans les Emirats Arabes Unis, juste en face de l’Iran et à quelques centaines de kilomètres seulement. Autrement dit, si le merdier syrien débouche sur une internationalisation de ce conflit aussi religieux (chiite contre sunnite) que géopolitique (main mise sur le pétrole) ; si pour arranger les choses les faucons israéliens bombardent les installations nucléaires iraniennes, ça pètera méchant ! La base française sera une cible toute trouvée pour l’Iran. Et nous serons en première ligne…

 

- Ah ! V’là autre chose… Mais qu’est-ce qu’on est allé foutre là-bas ?

 

- Ben, d’abord – merci Sarko - montrer nos beaux avions, nos beaux bateaux de guerre pour espérer en fourguer quelques uns à toutes ces belles « démocraties » sanguinaires qui se partagent le pétrole, puis montrer aux Ricains qu’on existe, enfin gonfler nos petits muscles dans ce golfe où transitent l’essentiel du pétrole mondial.

 

- Mouais… Il y a beaucoup de gesticulation je vois. Mais qu’est-ce qui pourrait faire que la guerre civile et religieuse en Syrie allume le pétard ?

 

- Le boucher de Damas – celui qui assistât il y a peu de temps au défilé du 14 juillet aux côté de Sarko – fait tout pour internationaliser le conflit : un avion turc abattu, des escarmouches et des tirs avec la Jordanie, pareil au nord Liban. Il pense que pour sauver son pouvoir, il doit impliquer ses grands protecteurs : Iran, Russie, Chine. Et donc provoquer les Occidentaux. Comme nous sommes de nouveau – merci Sarko – en plein dans l’Otan, t’as qu’à voir ce qui nous guette.

 

- Des coups sur la gueule quoi… Tè, en attendant, luttons contre la canicule : je t’offre un rosé limé !


Quartidi 4 Fructidor 220


Merci à Chimulus

19/08/2012

Ouiquinde gastronomique pour la canicule : la salade crétoise

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Perrine

 

Perrine dansait nue sur la grève luisante,

Pieds légers, ondulante, bras tendus vers Phébus,

Dans les fraîches senteurs de l’aurore naissante,

Elle sacrifiait au culte de Vénus.

 

Sa taille se ployait jusqu’à frôler l’arène

Puis elle s’élançait pour caresser les cieux,

Ventre offert, seins dressés, plus fière qu’une reine.

Perrine avait vingt ans et tutoyait les dieux.

 

Un grand faune barbu, velu et chevelu

A la flûte de Pan rythmait la sarabande.

Il dévorait des yeux le corps de son élue

 

Et savait que bientôt il aurait sa prébende.

Il sauta sur la nymphe, l’entraîna dans la mer

Où il la posséda d’une étreinte primaire.

 

 

La salade crétoise

 

- En ce temps là, petit, la Grèce était à terre

Ecrasée sous le joug de troufions sanguinaires :

Des colonels bornés alliés à des popes

Martyrisaient sans fin le berceau de l’Europe.

Pourtant à Màtala, au fin fond de la Crête

Existait une baie retirée et discrète

Où quelques chevelus à la barbe fleurie

Vivaient en troglodytes dans de curieux abris,

Grottes aménagées dans le roc des falaises

Qui regardent la mer jusqu’au Dodécanèse.

Ils vivaient là heureux, simplement différents,

Tolérés des Crétois, oubliés des tyrans.

Sur la plage, la nuit, au son des bouzoukis

Ils dansaient jusqu’aux transes d’aériens sirtakis

Buvant force hanaps de vin à la résine

Tout en mangeant tomates, oignons et aubergines.

- Alors dis-moi, Victor, ce régime crétois

Dont on nous parle tant. Qu’est-ce que c’est d’après toi ?

- Avant tout des légumes de façon exhaustive,

Du poisson, du fromage et de l’huile d’olive.

Le plat de tous les jours : la salade crétoise

Qui rappelle parfois la salade niçoise.

Tu coupes des tomates assez mures en tranches,

Des morceaux de fêta, fromage à pâte blanche,

Tu épluches un concombre et le coupes en rondelles,

Un poivron vert coupé, sans pépins ni carpelles,

Tu éminces un oignon, cisèle des pourpiers

Et tu ranges le tout dans un grand saladier.

Ajoute une poignée de belles olives noires,

Ça apporte du goût et en plus, ça fait boire.

Tu assaisonnes avec beaucoup d’huile d’olive,

Poivre, jus de citron, fleur de sel, quelques cives.

C’est un plat délicieux, remontant, simple à faire

Et qui - c’est reconnu - fait de verts centenaires !

Voilà ce que mangeait le faune de Perrine

Avant de l’entraîner dans des amours marines.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 12 tomates, - 3 concombres, - 3 poivrons verts, - 3 oignons doux, - la valeur de 3 bols de pourpiers (c'est une plante très commune, avec de petites feuilles épaisses et arrondies, presque grasses, sur des tiges un peu rosées. Les jardiniers les arrachent comme des mauvaises herbes et c'est pourtant l'une des bases du fameux régime crétois! Ne garder que les feuilles, pas les tiges.) - quelques cives si vous en avez, - 3 hectos de feta coupée en petits dés, - 3 poignées d'olives noires dénoyautées, - 1 quart de litre d'huile d'olive, - sel, - poivre, - le jus de deux citrons.

 

Les vins conseillés:

Les crétois boivent beaucoup de vin blanc à la résine (krasi retzina), mais à défaut, essayez avec des vins blancs secs des Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.

En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.

En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.

 

 

Tridi 3 Fructidor 220

 

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18/08/2012

Ouiquinde érotique: Chou pour Chou

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Lise en un bal, s'étant démis la hanche,
Macé le jeune, aussitôt fut mandé.
Bon r'habilleur. Lise était drue et blanche,
Macé dispos, gaillard et peu vidé.
Il vit l'endroit, l'objet meut en puissance,
D'où l'on peut bien juger en conséquence,
Que travaillant sur un si beau sujet,
Pas ne manqua d'être ému par l'objet.
Or, quand la hanche en état de remise,
Le gars voulut prendre congé de Lise.
" Que vous faut-il, lui dit-elle, Macé?
- Rien, chou pour chou, répond le bon apôtre.
Je vous ai, Lise, un membre redressé
Vous avez su m'en redresser un autre.


Bernard de la Monnoye


Duodi 2 Fructidor 220


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17/08/2012

Un peu de détente et de gai savoir

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Le saviez-vous :

 

 

1.- Sur tous les jeux de cartes, les 4 Rois représentent les 4 grands Rois de l’histoire :

     Pique :    Le Roi David

    Trèfle :   Alexandre le Grand

    Cœur :     Richard Cœur de Lion

    Carreau : Jules César

 

2.- 111.111.111 x 111.111.111 = 12.345.678.987.654.321

 

3.- Lorsque vous voyez une statue équestre dans un parc, si

     Le cheval a  ses 2 pattes en l’air, le personnage représenté est mort au   combat.

     Le cheval a une patte en l’air, le personnage est mort des suites de blessures reçues au

     Combat.

     Le cheval a les 4 pattes au sol, le personnage est mort de causes naturelles.

 

4.- Si on écrit tous les nombres en anglais (one, two, three, four……..)  jusqu’où faut-il    

     aller pour trouver la lettre « A » ?

    réponse : 1000 (one thousAnd).

 

5.- Qu’ont en commun les gilets pare-balles, les escaliers de secours, les essuie-glaces,

     les imprimantes laser ?

     Tous ont été inventés par des femmes

 

6.- Quel est le seul aliment qui ne se gâte pas ?

     Le miel.

 

7.- Une coutume vieille de 4000 ans à Babylone, voulait que, pendant le mois qui suivait le mariage, le père de la mariée devait offrir à son beau-fils autant de «mead» qu’il pouvait. Le « mead » étant une bière à base de miel et, comme le calendrier était basé sur les cycles lunaires, cette période était appelée le mois du miel  d’où, de nos jours, la lune de miel.

 

8.- Sous l’ancienne Angleterre, si on n’était pas membre de la famille Royale, on ne pouvait pas avoir de relations sexuelles sans l’accord du Roi

     Pour avoir un bébé, il fallait demander audience auprès du Roi, qui vous remettait un panneau à clouer sur votre porte pendant le rapport.

     Sur le panneau était écrit « F.U.C.K. » pour Fornication Under Consent of King.

     Vous connaissez maintenant l’origine du mot.

 

9. – Les Ecossais ont inventé un jeu, il y a des années, qui était intitulé :

      Gentlemen Only, Ladies Forbidden

     (Réservé aux hommes, interdit aux femmes)

 

     G. O. L. F. C’est ainsi que le mot est entré dans le dictionnaire.    


Primidi 1er Fructidor 220


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08:27 Publié dans art de vivre, humour | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : à savoir

16/08/2012

Au bistro de la toile : miracles.

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- Eh ! Victor, il parait que le miracle « made in France », c’est ce qui se fait de mieux. Lourdes truste les miracles. Loin devant les autres miraclodromes ayant quelque notoriété, comme Fatima chez les Portos, lancé sous une dictature en 1917. Pour revenir à Lourdes, sur les 67 miraculés reconnus à ce jour, 80 % sont des femmes, cinquante-cinq sont français, six italiens et trois belges. Eh ! Oh ! C’est du sérieux ça ! Label France ! Cocorico ! Et féministe en plus : c’est Marie qui fait les miracles, pas les mâles de la tribu !

 

- Ouais Loulle, mais ces miracles, c’est tout de même petit bras. Un type qui marche un peu mieux, une femme dont la tremblotte s’arrête, une qui recouvre une partie de la vue, etc. C’est bien, mais c’est pas assez spectaculaire. C’est du miracle d’entrée de gamme, du miracle de consommation courante. C’est pas ça qui résoudra le déficit commercial de la France. Ce qui nous faudrait, c’est du miracle A.O.C. De l’incontestable. Un vrai beau miracle. Un qui ferait gratter les boyaux de la tête même à un vieux mécréant comme moi.

 

- C’est pas con ça Victor. Qu’est-ce que tu verrais ? Qu’il pousse un cerveau de plus à Sarko pour qu’il ne dise plus de connerie ? Que Normalou se bouge un peu et tienne ses promesses de campagne ?

 

- Mouais… Pas assez spectaculaire tout ça Loulle. Non, ce qui marcherait, ce serait par exemple la repousse de la jambe arrachée d’un accidenté de la route. En direct à des heures de grande écoute. Devant les caméras du monde entier. Attends, au barbu qui est « tout puissant », ça y coûterait quoi de plus ? Rien. C’est aussi facile pour lui justement puisqu’il est « tout puissant ».

 

- …teng ! Je vois ça d’ici Victor. Au 20 heures de TF1, de France2 et de Arte, on verrait sortir doucement une belle jambe toute neuve, toute rose, frémissante, sortant comme le poussin de l’œuf du moignon sanguinolent ! Avec des gros plans bien cadrés. Sous les Hourras et les Alléluias de la foule déchainée ! Des conversions payantes à tout va, des listes d’attente pour les miracles, les hôtels pleins, les devises qui rentrent, la « croissance », d’abord de la jambe, puis de l’économie du pays…

 

- Ben, c’est pas demain la veille Loulle. Tè ! Sers nous un rouge. Celui-là, s’il n’est pas miraculeux, il est fort agréable !

 

 Décadi 30 Thermidor 220


Merci à Chimulus

14/08/2012

Le vrai visage de « l’islamisme modéré » se dévoile en Tunisie.

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Hier, lundi soir, quelques milliers de femmes tunisiennes ont bravé les foudres du parti islamiste au pouvoir qui, avec ses alliés salafistes, a confisqué la révolution du printemps arabe. Objet de leur manifestation, un article que le parti En-Nahda veut inscrire dans la constitution tunisienne. Cet article dit ceci : «L’État assure la protection des droits de la femme, de ses acquis, sous le principe de complémentarité avec l’homme au sein de la famille et en tant qu’associée de l’homme dans le développement de la patrie».


Cet article consacre l’inégalité entre les sexes, au profit bien entendu des couillus. Il remet en cause le code du statut personnel (CSP) adopté en 1956. Un texte progressiste, inédit dans le monde arabe, qui révolutionne les relations familiales. Certes, l’époux reste celui qui se doit de subvenir aux besoins de la famille et, conformément aux principes de la charia, le fils hérite deux fois plus que la fille. Mais le CSP interdit aussi la polygamie, la répudiation et fixe un âge plancher pour le mariage.


La révolution, la marche vers la démocratie, en pays musulmans, ne triomphera – si elle triomphe un jour – que par les Femmes !


Un commentaire d’un lecteur de Libération, qui signe zohrarose, donne une vision que j’approuve des deux mains de ce pouvoir islamiste qui se dit « modéré » pour mieux enfumer les opinions occidentales.

 

« On commence à découvrir le vrai visage de l’ « Islamisme modéré » et de la « Sharia light »

Le gouvernement d’En-Nahda et ses amis salafistes, se définit lui-même comme islamiste. Mais pour le politiquement correct en Occident, il précise qu’il est islamiste « modéré ».

 
Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’en tant que musulman, quel que soit la tendance dont on se réclame, il n’y a qu’un seul Coran. Et ce Coran est la référence absolue en tant qu’Attribut divin d’Allah. Cette Parole, incréée, éternelle et inaltérable, a été révélée à Mahomet, avec les lois divines qu’aucune loi humaine ne peut remplacer. 


Dans cette logique implacable, le gouvernement d’En-Nahda, élu par une majorité de Tunisiens, qui reçoivent l’enseignement islamique depuis l’école enfantine jusqu’à l’université, se trouve aujourd’hui en face de son propre double langage. En quoi l’Islam « modéré » qu’il préconise a-t-il le pouvoir de modifier ou d’abroger les préceptes d’Allah. 

Et concernant la femme, ces préceptes divins d’Allah, sont très clairs : 

1. L’inégalité homme-femme est inscrite dans la création : (Sourate 4, Verset 34) : « LES HOMMES ONT AUTORITÉ SUR LES FEMMES, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. LES FEMMES VERTUEUSES SONT OBÉISSANTES (À LEURS MARIS), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et QUANT À CELLES DONT VOUS CRAIGNEZ LA DÉSOBÉISSANCE, EXHORTEZ-LES, ÉLOIGNEZ-VOUS D'ELLES DANS LEURS LITS ET FRAPPEZ-LES » 

2. L’inégalité dans la polygamie : (Sourate 4, Verset 3) : « IL EST PERMIS D'ÉPOUSER DEUX, TROIS OU QUATRE, PARMI LES FEMMES QUI VOUS PLAISENT, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou DES ESCLAVES QUE VOUS POSSÉDEZ. » 

3. Inégalité dans l’héritage : (Sourate 4, Verset 11) : « Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S'il n'y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s'il n'y en a qu'une, à elle alors la moitié…. » 
Avec d’autres discriminations (témoignage, voile) les préceptes divins d’Allah instaurent un véritable apartheid basé sur le sexe. 

Alors pour En-Nahda et son gouvernement, le dilemme est terrible : comment respecter ses promesses sur l’égalité homme-femme, sans renier Allah et Mahomet ? 

Pour ceux qui ont rivalisé d’aveuglement, En-Nahda commence à montrer son vrai visage et en même temps, dévoiler pour les idiots utiles de l’islamisme, qu’il n’existe ni Islam modéré, ni Sharia Light, mais un seul Islam, conforme au Coran et à la vie de Mahomet, ce « Modèle parfait que tout musulman doit prendre pour exemple ». 

 

Voilà. Tout est dit. Et laissons hurler les idiots utiles…



Nonidi 29 Thermidor 220


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13/08/2012

Mettre son nez dans le merdier syrien ? Ça va pas, non !

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Ah ! Ça les travaillait les comiques troupiers de la bellicitude, les Abbot et Costello de la couennerie va-t-en-guerre, j’ai nommé le retraité du cap-Nèg…(pardon, Homme-de-couleurs) et son comparse filousophe à la chemise blanche. Voilà-t-y pas qu’ils enjoignent François de mettre son treillis camouflé et ses rangers de chefs des armées pour aller « libérer » la Syrie de son bourreau. Ben, voyons, ya-ka ! Bourreau dont Sarko oublie que c’est lui qui a tout fait pour le ramener dans le concert international, l’invitant même au 14 juillet.

 

Il agite ses petits bras et met en parallèle son action à lui contre Kadhafi (encore un de ses bons amis !) pour « libérer » la Syrie…et la livrer aux islamistes tout en fournissant un arsenal formidable à tous les barbus fanatiques qui, armés comme un porte-avions, sèment la zone au Mali et bientôt dans toute l’Afrique de l’Ouest. Beau résultat.

 

La Syrie n’est pas la Lybie. Le massacreur de peuple a des protecteurs qui, à défaut d’être des modèles de démocratie, donnent à réfléchir à qui se sent des humeurs belliqueuses : Iran, Russie et Chine. Alors qu’est-ce qu’ils veulent les va-t-en-guerre de la droite ? Qu’on envahisse la Russie, la Chine et l’Iran avec les quelques guerriers que l’on ramène d’Afghanistan ? Attitude qui serait comique si elle n’était aussi désolante qu’irresponsable…

 

Alors qu’est-ce qu’il faut faire ?

 

Demander, puisque nous présidons le Conseil de sécurité de l’Onu, une intervention sous son égide ? Eh ! Oh ! Les Russes et les Chinois estiment à juste titre s’être fait avoir quant à l’intervention libyenne. Donc pas question.

 

S’assoir sur l’Onu et intervenir sans son aval ? Seuls ? On est sûr d’un affrontement avec la Russie de Poutine et d’une humiliation comme à Suez en 1956. Donc pas question.

 

On envoie des armes sophistiquées aux rebelles ? Oui mais auxquels tant il y a de factions souvent antagonistes ? Cela risque de revenir à livrer ces armes à Al Qaida et autres islamistes… Donc pas question.

 

Alors, on ne fait rien ? On ne peut affectivement pas faire grand-chose sinon de l’humanitaire et de la pression diplomatique. Le Moyen-Orient est un merdier dont il faut rester le plus loin possible. Les soubresauts qui l’agitent mêlent les luttes pour le pouvoir, pour le pétrole et les haines religieuses. Sunnites contre Chiites, Alaouites et autres sectes toujours prêtes à s’entr’égorger. Mais tous ces gens sont toujours disposés à se réconcilier…sur le dos du roumi si celui-ci met ses gros panards chez eux !

 

Sans oublier qu’Israël serait en première ligne et que les faucons au pouvoir saisiraient à coup sûr l’occasion pour bombarder les installations nucléaires iraniennes.

 

Avec risque très sérieux pour ne pas dire inéluctable vers une troisième guerre mondiale…

 

Septidi 27 Thermidor 220


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12/08/2012

Ouiquinde gastronomique sous les sapins : « la testo de vedèoù »

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Bon, j’ai pas trop le temps : je fais cuire deux têtes de veau pour la « Fête des doryphores » que j’organise. Une grande table de 25 mètres de long à l’ombre des sapins, 45 bringueurs qui arriveront avec leur couvert et leur chaise, pleins de mistons qui vont mettre de la vie, crier et se courir après, bref, la fête à l’ancienne. J’ai trente litres de rosé de Tavel au frais, ça devrait faire la maille.

 

Tè, je vous mets la recette de la tête de veau et j’attaque ma sauce gribiche :

 

La tête de veau.

 

Quand revient chaque année le temps du vin nouveau

Je convie mes amis pour la Tête de Veau.

C'est un plat collectif, festif, essentiel;

C'est un repas royal ou... présidentiel!

Me méfiant des veaux qui ont "la vache folle",

Je vais chercher les miens en terres cévenoles.

Pour avoir du bon veau, et pas de la charogne,

Je commande la tête au boucher de Langogne.

Et je vais la chercher moi-même, par le train

Qui, de Nîmes, hardiment, gravit avec entrain

Les mille et un lacets, les soixante tunnels,

Les trente viaducs suspendus en plein ciel

Reliant les splendeurs de la cité romaine

Aux sauvages attraits des terres lozériennes.

Heureux, le nez au vent, ma glacière à la main,

J'en prend plein les mirettes, je hume le terrain

Qui défile et s'enfuit, lentement, pas pressé.

Cités mélancoliques de mines délaissées,

Juvéniles chahuts, rires à chaque arrêt,

À-pics vertigineux, oppressantes forêts,

Rivières et torrents, petits lacs de barrages

Viennent et disparaissent après chaque virage.

Paisibles bovidés paissant dans les prairies,

Spectacle interrompue par chaque galerie,

Le voyage est trop beau, le voyage et trop court...

- Oh ! Victor, bois un coup, arrête tes discours,

Si maïses coume aco, la testa de vedeù

Bouto, la manjaren beleù a l' an nouveù ! (l)

- C'est bien vrai. Sers-moi donc un primeur agréable

- Qui chatouille si bien mon gosier insondable.

Zou ! Trinquons et buvons, et ne fais pas la bête,

Je vais te raconter comment on fait la tête.

Lorsque j'arrive avec mon chef en bandoulière,

La Lionne a déjà sorti la gazinière

Des grandes occasions. Ce qui se fait de mieux:

Un feu sur doubles rampes se croisant au milieu.

Dans une oulo (2) profonde, voire une lessiveuse

On met à dégorger la tête voyageuse

Dans de l'eau claire et froide pendant une heure ou deux.

La laisser une nuit pourrait être hasardeux.

On la sort, on la met sur un large torchon,

On noue les quatre coins tout comme un baluchon.

Ainsi enveloppée, au fond de la bassine

On place, dans l'eau chaude, la caboche bovine.

Trois oignons giroflées, trois poignées de sel gros

Du thym et du laurier, du persil, mais pas trop.

Quand ça bout on écume avec application,

Puis on baisse le feu à tout petit bouillon.

On laisse cuire ainsi entre trois et quatre heures

Cette lenteur voulue rend la cuisson meilleure.

Pour la vérifier, je plante une fourchette:

Quand ça rentre tout seul, on chauffe les assiettes.

Soulevant le torchon, je sors alors la tête

Que je fais égoutter, coiffée d'une serviette

Pour bien tenir au chaud la viande qui tremblote.

Alors ma femme attaque la sauce ravigote :

Pour une tête entière, donc pour dix gros mangeurs,

Gourmands tant que gourmets, solides bambocheurs,

Elle écrase au mortier persil et estragon,

Cerfeuil et ciboulette, câpres et cornichons,

Tout cela manié dans trois hectos de beurre,

Elle s'en servira dans sa phase ultérieure.

Elle met à réduire huit ou dix échalotes

Dans un verre de vinaigre, au fond d'une cocotte,

Lorsque c'est bien réduit, trois cuillers de farine

Dans du beurre fondu (pas de la margarine)

Puis elle mouille avec cinq verres de bouillon,

Le jaune de cinq œufs, sale avec précaution.

Tournant au bain-marie, elle incorpore alors

Deux bons hectos de beurre, du demi-sel d'Armor.

Lorsque la sauce prend certaine consistance

Elle y met l'appareil préparé par avance

Et manie bien le tout à la cuillère en bois.

La sauce est enfin prête pour un repas de choix.

C'est alors que j'apporte, avec solennité

La tête décorée avec habileté

Par du persil frisé, dans le nez, les oreilles.

L'assemblée s' esbaudit devant cette merveille.

Les manches retroussées, armé du Laguiole,

Je découpe en public la brûlante bestiole

Les joues souples et grasses qui fument et tressautent,

Le dedans du palais, puis la langue et la glotte,

Les viandes délicates, mousseuses du cou,

Les oreilles craquantes, les muscles des bajoues,

Enfin, le dernier bout, le bonheur des gourmets:

La pointe du museau, avec les trous du nez.

Nicole distribue: chacun son bout de veau,

Moi, je remplis les verres avec du vin nouveau.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour 15 à 20 personnes:

 

Une tête de veau, ça pèse autour de dix kilos et plus. Mais il reste beaucoup moins de viande mangeable !

Pour la tête: - 1 tête sans la cervelle (dommage...), - 3 ou 4 gros oignons piqués de clous de girofle, - 4 poignées de gros sel de Camargue, - 12 feuilles de laurier, - 5 branches de persil plat, - eau à la demande (la tête doit toujours cuire entièrement immergée, au besoin mettez un poids dessus).

Pour la sauce ravigotte : - 6 branches de persil plat, - 6 branches d'estra­gon, - quelques tiges de cerfeuil, - autant de ciboulette, - 1 cuillerée à soupe de câpres, - 5 cornichons. Tous ces ingrédients, pilés au mortier, seront maniés dans un hecto de beurre.

- 10 échalottes, - 2 verres de vinaigre, - 3 cuillerées de farine. - 4 verres de bouillon, - 5 jaunes d'œuf, - 3 hectos de beurre demi-sel.

- persil pour décorer les oreilles et les trous de nez.

 

Les vins conseillés:

 

La tête de veau s'accompagne idéalement avec des vins vins rosés, des vins primeurs, des vins de soif, gouleyants, joyeux et sans chichis: Tavel, Tulette, Sainte-Cécile-­les-Vignes, Rochegude, Gaugeac, Saze.

Ventoux de : Mormoiron, Caromb, Bédoin. Tricastin.

Coteaux du Languedoc.

Côtes de Provence.

Et même, en cas de pénurie de Côtes-du-Rhône, Bordeaux légers et Vins de Loire.

­

 

(1) Si tu parles comme ça, la tête de veau, on la mangera peut-être, mais l’an prochain !

 

(2) oulo : grand récipient profond destiné à la cuisson des aliments, soit suspendu à la crémaillère d’une cheminée, soit posé sur un trépied.


Sextidi 26 Thermidor 220


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10/08/2012

Ouiquinde érotico-équestre

fille nue à cheval lady-godiva-john-collier.jpg

Lady Godiva

 

La fille et le cheval (conte)


Dans un sentier passe un cheval
Chargé d'un sac et d'une fille ;
J'observe, en passant, le cheval,
Je jette un coup-d'oeil sur la fille ;
Voilà, dis-je, un fort beau cheval ;
Qu'elle est bien faite cette fille !
Mon geste fait peur au cheval,
L'équilibre manque à la fille ;
Le sac glisse en bas du cheval,
Et sa chute entraîne la fille.
J'étais alors près du cheval ;
Le sac tombant avec la fille,
Me renverse auprès du cheval,
Et sur moi se trouve la fille,
Non assise comme à cheval
Se tient d'ordinaire une fille,
Mais comme un garçon à cheval.
En me trémoussant sous la fille,
Je la jette sous le cheval,
La tête en bas. La pauvre fille !
Craignant coup de pied de cheval
Bien moins pour moi que pour la fille,
Je saisis le mors du cheval,
Et soudain je tire la fille
D'entre les jambes du cheval ;
Ce qui fit plaisir à la fille.
Il faudrait être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille
A la merci de son cheval.
Je voulais remonter la fille ;
Preste, voilà que le cheval
S'enfuit et laisse là la fille.
Elle court après le cheval,
Et moi je cours après la fille.
Il paraît que votre cheval
Est bien fringant pour une fille.
Mais, lui dis-je, au lieu d'un cheval,
Ayez un âne, belle fille ;
Il vous convient mieux qu'un cheval,
C'est la monture d'une fille.
Outre les dangers qu'à cheval
On court en qualité de fille,
On risque, en tombant de cheval,
De montrer par où l'on est fille.



 Marquis de Boufflers


Quartidi 24 Thermidor 220


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