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09/10/2012

Au bistro de la toile : Arriba Chavez !

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- Oh ! Loulle, c’est ma tournée : on fête la victoire du camarade Chavez ! Malgré les campagnes de dénigrement orchestrées par les Zétazunis et les Zeuropéens, malgré les millions déversées dans les caisses de l’opposition de droite, malgré le charisme incontestable de son jeune adversaire et enfin malgré un cancer, le bolivarien Chavez a de nouveau obtenu la confiance de ses compatriotes. Et c’est un soulagement pour tous ceux qui pensent que la prise du pouvoir par la gauche, pacifiquement, par les urnes, est possible !

- Eh ! Tu t’emballes pas un peu Victor ?

- C’est vrai. Je charge volontairement la mule. Mais le camarade Chavez a tout de même de très belles choses à son actif. D’abord il a foutu dehors les compagnies pétrolières rapaces étazuniennes et européennes pour rendre à son peuple le profit de cette manne pétrolière sur laquelle son pays, le Vénézuela, est assis. Ensuite il a mis ces masses énormes de pognon récupéré au service de son peuple : éducation, santé, réduction des inégalités, élimination de la grande pauvreté. Enfin il a suscité partout en Amérique du sud des mouvements de libération politique de gauche qui se débarrassent enfin de la mainmise ultralibérale des multinationales et des officines étazuniennes.

Le succès de Chavez, une révolution en construction, c’est son pays décrété « territoire libre d’analphabétisme » par l’Unesco en 2005, c’est près de 60 000 nouveaux établissements, 55 000 enseignants incorporés cette année, 75 000 bibliothèques, un accès gratuit à la santé avec la coopération de Cuba, la création de dispensaires et de médecins dans les banlieues et le secteur rural, la production nationale de médicaments génériques gratuits, 178 000 Vénézuéliens pauvres récupérant la vue grâce à la mission « Miracle », le traitement du Sida gratuit, 4 millions de personnes engagées dans le sport, la reconnaissance des peuples indigènes, la distribution de terres aux paysans, 3 millions d’hectares distribués, des pensions de vieillesse à plus de 20 000 agriculteurs et pêcheurs qui ont atteint l’âge de la retraite sans avoir cotisé, la nationalisation des secteurs de l’économie qui, adossée à la hausse des prix du pétrole, ont généré d’importants revenus dont bénéficie la majorité de la population.

Une véritable révolution sociale avec un bilan spectaculaire qui se consolide tous les ans. Lien 

Mais, car il y a bien des mais, népotisme et corruption règnent ; les accointances internationales de Chavez sont plus que douteuses : Poutine, Ahmadinejad ; et surtout, il n’a pas de dauphin désigné, solide, charismatique. Donc, s’il ne profite pas des années que la maladie – espérons-le ! - va lui laisser pour assurer la pérennité du régime socialiste qu’il a su instituer, en formant une équipe et en faisant émerger un lideur capables de lui succéder, et si dans deux ou trois ans sa disparition possible impose de nouvelles élections, la droite ultralibérale a de fortes chances de revenir au pouvoir pour s’empresser de balayer tous les acquis sociaux…

- Allez ! A Chavez ! A bas le capitalisme ! Et surtout à la nôtre ! Et du rouge bien sûr.

 

Octidi 18 Vendémiaire 221

 

Merci à Chimulus

Commentaires

voilà une bonne nouvelle!!!., bisous

Écrit par : Bonnal-Gauthier-Lambert | 09/10/2012

Ouhh! Aahh! Chavez no se va!!

Écrit par : Lolo34 | 09/10/2012

Slt Victor,

Avec la publication de ce dernier billet ci-dessous reproduit, j'ai profité de l'occasion pour pouvoir enfin te faire de la pub. (Je ne décide pas tout seul).

Vive le taulier du bistrot de la toile !

Lolo34

CHAVEZ : Élection contagion !

Pourra-t-on jamais assez remercier le journal Le Monde pour sa contribution à l’internationalisation de la révolution bolivarienne du Venezuela ? Organe le plus acharné et le plus caricatural de la lutte antichaviste dans notre pays, il en fait un sujet d’hostilité contre le Front de Gauche dès le mois d’août dernier. Le 21 au matin, Michel Sapin tente de répliquer aux critiques de Jean-Luc Mélenchon sur le bilan des cent premiers jours du gouvernement en mettant en cause « la gauche tonitruante, la gauche qui manie uniquement le verbe, la gauche d’Amérique du Sud ». Dans la foulée, Le Monde qui publie une pleine page sur le Front de Gauche y ajoute un articulet sur la visite rendue l’été même à Chavez par l’ancien candidat à la présidentielle. Le voici rangé dans la rubrique « axe du mal » du journal. Le lendemain, le Monde publie une interview de Cohn Bendit qui enfonce le clou : « quelqu’un qui donne des leçons de politique et qui passe ses vacances avec Chavez (sic), c’est assez stupéfiant. Si le modèle de démocratie, c’est Chavez, pour moi, c’est merci et au revoir ! ». Le refrain tourne depuis lors en boucle avec sa petite morale réactionnaire : il faut se garder de la révolution citoyenne prônée par le Front de Gauche ; elle déboucherait sur l’autoritarisme aussi sûrement que le socialisme du 21e siècle défendu au Venezuela déguiserait le pouvoir personnel de Chavez.

Quelques semaines plus tard, le tableau d’infamie est devenu un symbole de la gauche victorieuse, durable même ! Le scrutin remporté par Chavez a été couvert avec une intensité supérieure à bien des élections chez nos voisins européens. Les médias qui avaient prétendu que le Venezuela était une dictature dirigée par un président élu à vie ont annoncé que l’élection serait très serrée en relayant docilement le discours de l’opposition vénézuélienne. Le ralliement du candidat commun de l’Internationale socialiste, de la droite et de l’extrême-droite coalisés aux missions sociales de Chavez les a aussi conduits à dire quelques mots de ses programmes sociaux inaugurés il y a dix ans déjà. Au milieu d’un flot de propagande grotesque, une partie du voile s’est déchirée. Le résultat devait être serré (« si Chavez gagne encore une fois, ce sera d’une courte tête », écrivait la représentante de l’Internationale socialiste Renée Frégosi dans Le Monde). Chavez a été réélu dès le premier tour avec 10 points d’avance. Il devance son adversaire dans 22 régions sur 24, y compris dans l’Etat de Miranda dont ce dernier est gouverneur. Il obtient plus de 8 millions de voix, son meilleur niveau depuis 13 ans et plus du double des suffrages totalisés lors de sa première victoire en 1998.

En nous mêlant à leur déferlement haineux contre Chavez, les réactionnaires avouent leur frousse de la contagion. Nous les avions déjà affolés en mettant l’exigence révolutionnaire au cœur de la présidentielle. Voilà maintenant le retour de l’Internationale ! C’est le retour du soutien aveugle aux régimes antidémocratiques de l’URSS ou de la Chine serinent les repentis qui eux les ont vraiment soutenus. La démonstration se retourne à nouveau contre eux. Le Venezuela est le pays au monde qui vote le plus. Cette fois encore l’élection a été un moment de la transformation révolutionnaire par l’implication de la société vénézuélienne qui n’avait jamais voté si massivement. Les réactionnaires du monde entier en ont eux-mêmes exporté l’énergie politisante. Et permis ainsi de faire progresser l’expérience concrète de ce nouvel internationalisme qu’ils voulaient conjurer.

Lire aussi sur le blog L'ANTI FADAS ! : Au bistro de la toile : Arriba Chavez !

Écrit par : Lolo34 | 09/10/2012

On est sur la même ligne. Et merci pour la pube!

A diables !

Écrit par : victor | 09/10/2012

Les commentaires sont fermés.