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31/10/2012

Les couacs et les peigne-culs

chieur Topor.jpg

 

 

Ecoutez jacasser ces vieilles pies bavardes

Elles claquent du bec une bave poissarde,

Leurs croupions déplumés chient des fientes de fiel,

L’odeur de leur cerveau est pestilentielle.

 

Cloportes et cafards partagent leurs estrons

Ils sont laids, ils sont lâches, ils sont aussi poltrons.

Puants comme putois et furtifs comme rats

Ecoutez-les miauler de leurs voix de castrats !

 

Jacob, NKM, Accoyer ou Copé,

Tous les seconds couteaux de cette uhèmepets

Jetée par l’électeur, dégueulent à tour d’antennes

 

Les aigreurs de leur bile et leurs rires d’hyènes

Dans les canards laquais et autres torche-cul

Qu’attendez-vous, à gauche, pour leur botter le cul ?

 

VictorAyoli


 

Nonidi 9 Brumaire 221

 

Merci à Topor 

30/10/2012

Normalou, Tranquilou et les prétentions des gargotiers.

tord boyaux.jpg

 

Eh ! Oh ! Ras les aliboffis de Sindi… Cette perturbation atmosphérique a fait plus de 80 morts dans les Caraïbes ? Qui en parle ? Mais que cet orage baigne les pieds de quelques cons de nouillorquais et on n’entend plus que ça ! Ils nous gonflent avec ça les bavards des lucarnes à décerveler.

 

Bon. Parlons plutôt de ce qui touche nos portefeuilles : cette connerie de TVA à 5,5 puis maintenant 7% pour les gargotiers. Encore un exploit de Sarko. La TVA réduite pour les restaurateurs, un cadeau formidable pour une profession qui vote comme un seul gargotier à droite quand ce n’est à l’extrême-droite : 3 milliards par an. En cette époque où on nous serre la ceinture, il est temps d’enfin supprimer cette stupidité.

 

Les restaurateurs n’ont – à quelques exceptions près – pas jouer le jeu. Pas ou peu d’embauches, pas ou peu d’amélioration des conditions de travail, pas ou peu d’augmentation de salaires, pas ou peu de baisses de tarifs des ardoises. Eh ! Oh ! Il faut changer le 4x4, et c’est pas donné les vacances aux Caraïbes…

 

La « gastronomie « française part en couille, malgré qu’elle soit distinguée comme patrimoine de l’Unesco. Elle part en couille parce 80% des établissements ne servent ques des produits d’assemblages surgelés, lyophilisés ou sous vide produits par l’industrie agroalimentaire. C’est devenu la manière normale de cuisiner en France. Faut être moderne coco ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants (culbute de x 4 à x 8 !). Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre. Ils ont même, réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

Fort heureusement, il y a encore de vrais restaurants, avec de vrais cuisiniers. Et c’est ceux-ci qu’il faut mettre en avant et aider. Comment ? En modulant la TVA selon un critère simple : cuisine faite « maison », par de vrais cuistots, avec des produits frais, provenant de producteurs locaux, respectant la saisonnalité. Pour ceux-ci, TVA à 5,5%. Pour les autres, tous les autres, indépendants comme chaines, 19,6%. Et imposer de signaler clairement sur la carte le fait que tel plat, tel met provient ou non de l’industrie agroalimentaire. De plus, comme pour les boulangers, il faudrait imposer par la loi une distinction sémantique claire et précise au niveau de la dénomination des établissements. Point-barre.

 

Les Italiens – dont la cuisine est bien aussi bonne que la nôtre ! – ont fait ce choix (de signaler les plats industriels sur leur carte) depuis 16 ans. Et ils s’en portent fort bien ! Relance d’une cuisine authentique, renouveau de ceintures vertes autour des villes, et confiance des clients.

 

Et puis, est-il normal que pour couper des cheveux il faille un CAP et plus et que pour faire manger le public – donc être responsable de sa santé - on ne demande rien ? Aucun diplôme ! N’importe qui peut ouvrir un resto. On voir fleurir des milliers de gargotes infâmes l’été, sur les plages, au festival d’Avignon et autres.

 

Normalou, Tranquilou, ne cèdez rien à ces gargotiers. Pas plus qu’à toute cette bande de « pigeons », « dindons » et autres volailles derrière lesquels se cachent de vrais vautours.

 

 Nonidi 9 Brumaire 221


Illustration X - Droits réservés

29/10/2012

Au bistro de la toile : Boucherie Chevaline.

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- Oh ! Victor, sur le journal, je vois réapparaitre cette histoire dite de « la tuerie de Chevaline ». Dans Le Monde, puis les autres médias, la voilà qui reparait cette nébuleuse affaire. Rappelons les faits : le 5 septembre dernier, à Chevaline, près d’Annecy (Haute-Savoie), l’ingénieur britannique d’origine irakienne Saad al-Hilli, 50 ans, sa femme Iqbal, 47 ans, et sa belle-mère Suhaila al-Allaf, 74 ans, de nationalité suédoise, ont été tués par balles, de même qu’un cycliste français. Les deux fillettes du couple ont été retrouvées sauves, l’une d’elles grièvement blessée. Les quatre morts ont reçus deux balles dans la tête. Une vraie boucherie. Deux balles dans la tête : signature d'un professionnel ; mais un vrai professionnel aurait-il eu besoin de tirer autant de fois ?

  

- Bien résumé Loulle. Les enquêteurs, tant français qu’anglais, semblent pédaler dans le pudding. Trois directions ont d’abord été privilégiées par ces enquêteurs : un problème de succession entre Saad et son frère (un peu capilotracté), le métier du père, qui a travaillé pour une société leader mondial des microsatellites, enfin son pays d'origine, l'Irak. Bon. La dispute de famille… Faut vraiment qu’il y ait beaucoup de thunes en jeu… Quoique ! Dans Quelques canards, on évoque des liens entre Saad al-Hilli et…la fortune planquée de…Saddam Hussein ! Tiens, tiens. La première et la troisième piste se rejoignent. Venons-en au boulot du mec. Ce n’est pas n’importe qui Saad. Le mec, c’est un chef d'entreprise, ingénieur-consultant qui bosse dans les satellites. Son dernier client était l'entreprise SSTL, Surrey Satellite Technology Ltd, entreprise travaillant pour l'agence spatiale britannique et faisant partie du groupe EADS, complexe militaro-industriel européen ! C’est pas un simple employé du gaz le « campeur ». D’ailleurs, on se demande pourquoi un mec qui a manifestement les moyens préfère camper que de se la faire belle dans un des nombreux hôtels d’Annecy. Au fait, pourquoi partir « camper » avec toute sa famille et plus, en France, début septembre, en pleine rentrée des classes et reprise des affaires ?

 

- Bon. On peut penser qu’il a vu le film Camping et que ça lui a plu…

 

- Mouais… Le type, il a émigré en Angleterre juste avant la guerre contre l’Irak. Avait-il eu le nez creux ? Bon. Revenons aux faits. Toute la famille arrive à Annecy le lundi. Le mercredi il amène tout le monde, y compris mamy qui a un passeport suédois, avec tous les bagages dans le coffre, faire une ballade en montagne. Pas de problème.

 

- Pour l’instant, mais ça ne durera pas…

 

- Exact. Il arrive sur le fameux parking dans la forêt. Il a même pas le temps d’arrêter le moteur le mec et…pan ! pan ! pan ! Ça défouraille sec ! Pas de cadeau. Voilà même un pauvre mec, un cycliste français qui - par hasard ! – passe juste par là ! Pan ! pan ! Il déguste une infusion de plomb l’Armstrong des montagnes !

 

- C’est vraiment pas de pot…

 

- Peut-être. Apparemment une « victime collatérale » qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.  Au fait, ce malheureux monsieur était employé de la firme Cezus, une filiale du groupe Areva travaillant sur le combustible nucléaire. Pas un employé du gaz non plus…

 

- Curieux tout ça effectivement…

 

- Et voilà que déboule, sur son vélo tout terrain, un mec qui avait été doublé quelques minutes plus tôt et plus haut par le cycliste français qui a ensuite dérouillé. C’est le premier témoin de la tuerie. Celui qui avertira les secours. Comme pas hasard, ce monsieur, lui aussi, est Anglais…

 

- Ça fait beaucoup de Rosbifs au mètre carré autour de cette boucherie. Il est vrai qu’on est à Chevaline.

 

- …et que ce cycliste, c’est un ancien de la Royal Air Force britannique. Pas un employé du gaz non plus ! Puis les secours arrivent et…on découvre plusieurs heures après la présence d’une petite fille vivante sous les jupes des deux femmes tuées à l’arrière de la bagnole…

 

- Bon. N’allons pas plus loin Victor. La première des choses qu’on peut déduire de cette histoire, c’est qu’on nous prend pour des cons !

 

- Je ne te le fais pas dire. A la nôtre !



Octidi 8 Brumaire 221


Merci à Chimulus

 

 

 

 

28/10/2012

Ouiquinde gastronomique pour Nicole : La bourride de La Lionne

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- Compagne de ma vie en restant ma maîtresse

Elle mêle à souhait la fougue et la tendresse.

Sa peau de soie moirée, ses yeux de velours vert

Sa grâce de félin sensuel et pervers,

Le dangereux désir qui effraie et passionne

Font que je la surnomme, fièrement, La Lionne.

- Oh ! Victor ! Cette fois t’es mordu ! Qui l’eût cru ?

T’as pas peur, quand tu dors, qu’elle te bouffe cru ?

Il faut se méfier des mantes religieuses :

Elles croquent leurs mâles lorsqu’elles sont heureuses !

- Vivre heureux même si c’est dangereusement

Tel a toujours été le credo des amants.

Et puis, si ses étreintes sont longues et torrides,

Pour manger, elle préfère encore la bourride !

- A queste co, Victor ! Voilà qui est rassurant

Car il faut savoir fuir un amour dévorant.

Maintenant sa bourride, qu’elle en est la recette ?

- C’est, en un peu plus riche, la bourride de Sète.

Première opération, prépare un court bouillon :

Deux carottes, un poireau, du fenouil, deux oignons,

Plus un zeste d’orange, du laurier et du thym,

Fleur de sel de Camargue et poivre du moulin.

Un litre et demi d’eau, demi-litre de blanc

De Laudun ou Pujaut, quelques brins de safran.

Mets la tête d’un congre, deux poignées de favouilles,

Fais cuire vingt minutes, à feu vif, que ça bouille.

Passe au presse-légumes, puis exprime au torchon.

Pendant que ça tiédit, fais péter un bouchon.

Dans ce jus, mets ta lotte dix minutes en cuisson.

Tes loups et ton colin débités en tronçons

Tu les rajoutes alors, mais pas comme une brute,

Et les cuis en faisant frissonner dix minutes.

Retire les poissons que tu réserves au chaud,

Tu reprends ton bouillon et le passes à nouveau.

Pendant que ça cuisait tu as fait l’aïoli,

Soit généreux car en manquer est impoli,

Pour la changer en rouille, une fois qu’elle est faite,

Tu va incorporer du piment d’Espelette,

Ça va te la muscler et te la colorer.

En deux portions égales tu vas la séparer :

La moitié dans un bol, pour manger le poisson,

L’autre te servira à lisser le bouillon.

Dans une casserole, pour cela incorpore

Deux ou trois jaunes d’œuf. Tu dois tourner encore

En versant doucement le bouillon toujours chaud.

Tu remets à feu doux sur le bord du réchaud

Et tu tournes comme pour une crème anglaise.

Quand la cuillère nappe, ton bouillon est à l’aise.

Tu mets dans les assiettes quelques croûtons dorés,

Frottés d’ail et couverts avec la rouille ambrée,

Que chacun mouillera comme il veut de bouillon

Et tu sers à côté le plat de tes poissons.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour le bouillon: - 6 carottes, - 3 poireaux, - 3 oignons piqués de clous de gi­rofles, - 3 branches de fenouil, - 1 gros bouquet garni, - l zeste d'orange, - 3 cuillerées à soupe rase de sel de Ca­margue, - safran, - 2 têtes de congre, - 1 kilo de petits crabes (appelés favouilles en Provence), - 1 litre de vin blanc sec.

Pour les poissons: - 3 queues de baudroie (appelées aussi lotte) coupées en tron­çons épais, - 3 loups (appelés encore bars) coupés en darnes, - 6 darnes de colin.

Pour la rouille: - 1 demi litre d’huile d'olive, - 6 gousses d'ail, - 1 jaune d' œuf.

- 1 cuillerée à café de piment d'Espelette, - sel.

Pour la liaison: - 6 jaunes d'œuf.

Pour le service: - croûtons de pain séchés au four et frottés d'ail.

 

Les vins conseillés:

La bourride fait bon ménage avec tous les vins blancs secs de la vallée du Rhône: Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.

En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.

En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.

 

 

Puteng ! Ici, il neige, el fait moins 6 et il souffle un vèn terraù – la bise du nord – à décorner tous les bovidés et tous les cocus de la Margeride ! Restons donc bien au chaud à l’intérieur et mettons-nous aux fourneaux.

L’ami "Erreur 403", un blogueur de Médiapart, propose un jumelage fort judicieux entre la « bourride sétoise » (ci-dessus) et la « marmite dieppoise ». Voici ce qu’il préconise :

 

Les secrets de la Marmite Dieppoise/Sétoise

 

La Marmite "Normandie/Sète-end" se démarre comme une marmite Dieppoise classique : par la confection de la "nage". Pour ma part, j'ai opté, en sus des ingrédients traditionnels, pour une carotte finement émincée en bâtonnets. Quand les blancs de poireaux, filaments de carotte, échalote et oignons émincés ont commencé à suer doucement au fond de la cocotte, j'ai mis sur le feu une casserole d'eau pour éplucher la tomate ébouillantée.

La variante commence ici : dans cette eau bouillante, la tomate évacuée, pelée et concassée, j'ai placé un bol contenant 45g de beurre, comme pour faire un beurre clarifié.(Au bain-marie)

Puis j'ai poché dans la nage assaisonnée de poivre blanc, piment d'Espelette, cannelle et coriandre, les différents poissons et coquillages, selon leur dose, de trois à cinq minutes. Aujourd'hui, le marché était : cabillaud, rougets, plies, St Jacques, crevettes et moules,(à part, bien entendu)... Je les ai réservés dans un plat au four à 65°, juste avant qu'ils ne s'émiettent dans la nage.

C'est là que m'est revenu une vielle réminiscence de Bourride : au lieu de monter un roux avec farine et beurre, que je devrai détendre avec une louche de nage, je décide de monter un léger aïoli au beurre clarifié qui va lier  le reste de bouillon.

La règle d'or pour monter un aïoli ou une mayonnaise est que les ingrédients soient à la même température. Eh bien pourtant, grâce au pouvoir émulsionnant du suc d'une belle gousse d'ail, mon appareil prend.Ca marche !

Ce qui va me permettre d'économiser vingt bons centilitres de crème fraîche pour lier ma sauce jusqu'à la consistance de "crème anglaise" qui fait l'onctuosité de la Dieppoise.

L'émulsion prend à merveille avec la crème. Je retire à la louche l'excès de la nage que je conserverai dans un bocal. Mes poissons et fruits de mer plongent dans le bouillon lié qui donne envie de pain grillé .

Le résultat est une splendide Dieppoise au léger arrière-goût de Bourride Sétoise.

Nec plus ultra : la faible dose de crème et la dilution des jaunes d'œuf dans le beurre clarifié permet même un réchauffage à 70°, et même la congélation du reste..

 Béni soit Loué ! Vive l'alliance culinaire Nord-Sud !

 

marmite dieppoise.jpg

 

 Septidi 7 Brumaire 221


Illustrations X - Droits réservés

27/10/2012

Ouiquinde érotique: big bang

cosmos.jpg

 

Le coït des atomes

 

Rien n'était. Le Néant s'étalait dans la nuit.
Nul frisson n'annonçait un monde qui commence.
Sans forme, sans couleur, sans mouvement, sans bruit,
Les germes confondus flottaient dans l'ombre immense.

(...)

Soudain, sous l'œil de Dieu qui regardait, sans but,
Frémit une lueur vague de crépuscule.
L'atome vit l'atome : il bougeât. L'amour fut ;
Et du premier Coït naquit la molécule.


Or l'Esprit, stupéfait de ces accouplements
Qui grouillaient dans l'abîme insondé du désordre,
Vit, dans la profondeur des nouveaux firmaments,
D'infimes embryons se chercher et se tordre.


Pleins de lenteur pénible et d'efforts caressants,
Les corps erraient, tournaient et s'accrochaient, sans nombre ;
L'amour inespéré subtilisait leurs sens ;
La lumière naissait des frottements de l'ombre.


Et les astres germaient. O splendeur ! O matins !
Chaudes affinités des êtres et des formes !
Les soleils s'envolaient sur les orbes lointains,
Entraînant par troupeaux les planètes énormes.


Des feux tourbillonnants fendaient l'immensité,
Et les sphères en rut roulaient leurs masses rondes ;
Leurs flancs brûlés d'amour et de fécondité
Crachaient à pleins volcans le sperme ardant des mondes.


Puis les éléments lourds s'ordonnaient, divisés :
Les terres s'habillaient de roches et de plantes ;
L'air tiède enveloppait les globes de baisers,
Et les mers aux flots bleus chantaient leurs hymnes lentes.

 


C'est alors, qu'au milieu du monde épais et brut,
Debout, fier, et criant l'éternelle victoire,
Chef-d’œuvre de l'amour, l'Être Vivant parut !
- Et Dieu sentit l'horreur d'être seul dans sa gloire.

 

Edmond Haraucourt

 

 

Sextidi 6 Brumaire 221

 

Merci à Poésie érotique  

 

Illustration X – Droits réservés
 

26/10/2012

« Incident » nucléaire à Flamanville. Circulez, y a rien à voir !

nucléaire bouton arrêt urgence.jpg

 

 

- Oh ! Kevin. Regarde : un cadran de mesure vient d’exploser !

 

- Dégage vite Grégory, ça vient du circuit primaire et c’est une sauce sacrément radioactive ! Avertis les autres.

 

- Eh ! Chef. Regardez ce jet d’eau bouillante sous pression ! Si j’avais été devant comme il y a 30 secondes, j’étais transformé en homard radioactif ! Qu’est-ce qu’on fait chef ?

 

- Oh merde alors ! Vite, on dégage…

 

Pendant que les trois employés évacuent le lieu de « l’incident classé provisoirement au niveau 1 sur l'échelle INES qui va de 0 à 7 », l’eau à 200°C sous pression provenant directement du circuit primaire – des séries de tuyaux qui prennent et transportent dans le cœur du réacteur la chaleur émise par les barres de combustible nucléaire - continue de s’échapper de l’instrument de mesure éclaté. Il va continuer de s’échapper pendant six heures. A raison de 7.000 litres à l’heure !

 

Mais c’est pas grave qu’ils disent. Tout est confiné dans le bâtiment réacteur. Encore heureux !

 

« L’incident » a eu lieu un peu avant minuit et l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) le « gendarme » du nucléaire n’a été averti que le lendemain matin, lorsque la fuite – ouf ! – a pu enfin être maitrisée. Cet « incident » mineur a tout de même imposé la « mise à froid » du réacteur alors en phase de redémarrage après maintenance et l’évacuation de tout le personnel hors du bâtiment.

 

Eh ! Rassurez-vous, nous sommes en France, pas dans ces pays de sauvages sous-developpés comme le Japon. En France, vous entendez ! Donc, chez nous, l’industrie nucléaire est absolument parfaite ! Il n’y a aucun risque ! Nous sommes les plus forts !

 

Ben voyons ! Puisqu’ils nous le disent…

 


Quintidi 5 Brumaire 221


Photo X - Droits réservés

25/10/2012

Le poids des mots, le choc des fautes

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Ces jours derniers, j’ai été sollicité par une jeune personne proche de la famille pour « jeter un œil » sur un travail écrit qu’elle devait remettre dans le cadre d’une formation au métier…de formateur.

 

Le fond du travail était très correct, les idées claires et leur cheminement logique. Mais que dire de la forme ! ! ! Des fautes d’orthographe tous les deux ou trois mots (du genre « et » pour « est »), des erreurs de syntaxe aberrantes, sans parler des participes passés avec une terminaison en « er », quand à l’accord du complément d’objet direct placé avant le sujet, alors là, c’est plus que de l'hébreu, c’est de l’aztèque…

 

Cette personne – par ailleurs éduquée, intelligente, vive - était honteuse et j’en étais moi-même gêné.

 

Des fautes, on en fait tous, et moi par le premier. Mais il ne faut pas en faire trop ! !

 

Comment voulez-vous que le jury d’une commission auquel vous donnez à apprécier un manifeste littéralement bourré de fautes puisse vous juger à votre juste valeur ?

 

« Je suis victime, m’a-t’elle dit, des méthodes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture qui avaient cours pendant ma scolarité… »

 

Ces fameuses méthodes dites « globales », « structurales » et autres conneries de ce genre qui ont fait – et continuent à faire - des générations d’analphabètes. Un enseignant avec lequel je m’entretenais à ce sujet me confia que sa hiérarchie et même ses collègues l’avait fortement dissuadé de revenir à la traditionnelle dictée complétant la lecture, à l’analyse logique, à l’apprentissage du vocabulaire et surtout de la grammaire. « C’est dépassé, c’est ringard… ». C’est même mal vu paraît-il par la hiérarchie.

 

Il est évident que la folie des « textos » n'arrange pas les choses...

 

Mesdames et messieurs les enseignants, cessez – comme dit l’ami Brighelli – de nous fabriquer des crétins.


Quartidi 4 Brumaire 221


Photo X - Droits réservés

24/10/2012

Les miracles prennent l'eau

chimulus dieu lourdes.jpg

Eh! Qu'est-ce qu'il foutait le Patron? Il était en grève ou scotché devant sa télé?

 

Merci à Chimulus


Tridi 3 Brumaire 221

23/10/2012

Le savant a dit la vérité, il doit être exécuté !

rats cancéreux monsanto.jpg

 

Quel salaud ce professeur Séra.. séra quoi au fait ? à oui Séralini : « Gilles-Éric Séralini, né le 23 août 1960 à Bône en Algérie, est un universitaire français1, professeur de biologie moléculaire depuis 1991 et chercheur à l'Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l'université de Caen et co-directeur du pôle Risques de l'université de Caen2 (pôle associé au CNRS). » Wikipédia.

 

Quel salaud, ce type qui ose proclamer – et surtout prouver – que les OGM produits par la sacro-sainte multinationale Monsanto refilent aux rats des tumeurs aussi grosses que la mauvaise conscience des « zexperts » qui le contredisent et jettent ses travaux aux gémonies !

 

Non mais franchement, c’est à n’y rien comprendre ! Mais quel dépravé ce professeur Séralini ! Monsanto a fait des études sur l’innocuité de ses OGM. Des études payées par la firme, faites par des « savants » au service de la firme, avec des jolis petits rats qui, après trois mois (90 jours) de régime au maïs Monsanto n’ont même pas développé de tumeurs ! Et ce vilain professeur Séralini, au lieu de croire les « savants » Monsanto, pousse le vice jusqu’à nourrir les mêmes rats que Monsanto non pas pendant trois mois, mais pendant 2 ans ! (730 jours d’expérimentation au lieu de 90 !). Et qu’est-ce qu’ils font les jolis petits rats de Séralini ? Eh bien les rats nourris aux maïs OGM déclenchent des tumeurs et des affections du rein et du foie très tôt (une explosion vers les 12e et 13e mois) alors que les rats non traités ne déclencheront en moyenne des tumeurs qu'en fin de  vie. Soit dix mois plus tard. Or ce sont des rats issus de la même espèce. Sauf que les uns ont été nourris au maïs OGM le plus souvent traité au Roundup et les autres non. Une différence de dix mois chez le rat, vulnérable ou non aux tumeurs, c'est un écart de 40 à 45 ans chez l'Homme. C’est cet écart qui est bien évidemment significatif et glaçant.

 

Bah ! Bah ! Bah ! qu’elles ricanent les « zautorités autorisées » comme disaient Coluche : l’Efsa l'Agence de Sécurité Alimentaire Européenne (EFSA), l’Agence de sécurité alimentaire française (Anses), le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) et autres officines « officielles » mais dont certains membres font parfois des aller-retour entre leur organisme et…Monsanto (voir lira l'article du Canard Enchainé qui rappelle que les plus critiques des experts français à l'égard de Séralini ont des intérêts disons croisés sur le dossier.)

 

Alors qu’est-ce qu’ils disent ces « zexperts » ? Que bouffer du maïs Monsanto et arroser son pastis au Round-Up, faudrait peut-être voir à voir, et donc faire des études plus longues que celles à 90 jours qui font autorité jusqu’à présent. Ben, c’est ce qu’a fait Séralini, non ?

 Eh ! Le temps de réunir les fonds pour ces études, le temps de trouver les « zexperts » qui les feront, et enfin le temps de ces études (deux ans : faut faire comme Séralini si on prétend le battre en brèche). Ça en fait du temps tout ça. Et pendant ce temps, Monsanto pourra continuer à vendre ses poisons… Et éventuellement acheter les « zexperts »…



Duodi 2 Brumaire 221


Photos X - Droits réservés

 Sources: lien 1,  lien 2 , lien 3

 

22/10/2012

« Les banques, je les ferrrment, les banquiers, je les enferrrment ! »

soulcie pendre banquiers.jpg

 

Samedi, je dinais avec quelques amis et, en face de moi était une brave dame qui était cadre dans une agence bancaire. Moi qui aime les banquiers surtout morts et qui estime qu’il n’y aura jamais assez de platanes pour tous les pendre, je me suis lancé dans une de mes diatribes préférées du genre « Voler une banque n’est pas un délit, simplement de la récupération car il s’agit de voler des voleurs ! » « Les banques ne servent qu’à faire les poches des pauvres pour goinfrer les riches et les banquiers sont des nuisibles ». J’appelais même de belles citations du genre « Les banques, je les ferrrment, les banquiers, je les enferrrment ! » comme disait Vincent Auriol ; « Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation. » Thomas Jefferson (troisième président des Etats-Unis) ; « Il est bon que le peuple ne comprenne pas notre système bancaire et monétaire, car si c'était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. » (Henry Ford); « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » Mayer Amshel Rothschild (1743-1812) ; etc.

 

Cette brave dame en était à se poser des questions sur mon intégrité intellectuelle ou…à se demander si elle participait à son petit niveau à une gigantesque arnaque. J’ai donc essayé de lui expliquer pourquoi et surtout comment les banques étaient des institutions nuisibles et les banquiers des faux-monnayeurs.

 

Les banques, d’abord chez les riches marchands vénitiens, eurent comme fonction première de garder la monnaie (métallique) et de faciliter les paiements en évitant de coûteux et hasardeux transferts de monnaie d’or ou d’argent d'un lieu à un autre. Les banques étaient rémunérées par les déposants.

Les banquiers ont constaté que les déposants ne retiraient qu'un dixième de leur monnaie (métallique) pour leur usage courant, laissant dans les coffres de la banque les neuf dixièmes de leur avoir. Les banquiers, sans le leur dire bien sûr, se sont permis de prêter les neuf autres dixièmes dont ils n'étaient pas les propriétaires, se rémunérant sur les intérêts des remboursements. Or, lorsque vous prêtez de la monnaie à un proche, vous ne pouvez pas l'utiliser pour des achats, c'est-à-dire la dépenser. Mais alors que les déposants des banques peuvent utiliser toute leur monnaie déposée, les emprunteurs peuvent aussi le faire: la quantité monétaire disponible pour des achats est donc multipliée par 1,9, situation qui dure tant que les banques renouvellent ces prêts. Ainsi les banques sont devenues des faux-monnayeurs. Ce qu’on appelle maintenant de la « création monétaire ». Les intérêts enrichissaient tant les banquiers qu'afin d'attirer le maximum de dépôts, ceux-ci ont moins exigé de rémunération pour les dépôts ou ont même versé des intérêts aux déposants.  Dans une troisième étape (au dix-septième siècle aux Pays-Bas puis en Angleterre), les banques se sont permis de prêter plus de monnaie que la quantité déposée chez elles, ce qu'ignoraient les déposants et la population en général. À la seconde moitié du dix-neuvième siècle, ce système, dissimulé car considéré comme coupable auparavant, devint public et autorisé, et s'étendit. Il a atteint aujourd’hui des aberrations himalayennes, l’économie réelle puis les Etats étant entièrement dans la main des financiers. Les banquiers ont pour cela inventé lemultiplicateur de crédit : c’est un procédé qui permet aux banques de prêter plus d’argent qu’elles n’en détiennent en réserve. Ce taux est actuellement autour de 1 à 9, c’est-à-dire que les banques « prêtent » neuf fois ce qu’elles ont en réserve. Pour cela, si nécessaire, elles se « recapitalisent » auprès d’un organisme central, avant auprès de la Banque de France, maintenant auprès de la Banque Centrale Européenne. Elles se recapitalisent à taux quasi nul (0,5 à 1%) et prêtent ce même pognon à 3 ; 4 ; 6% et plus tant aux particuliers qu’aux Etats !  

 

Le découplage de la monnaie et d'un matériau de valeur intrinsèque, précieux, rare, coûteux à obtenir (or, argent, coquillage, etc.) a pour avantage de ne pas rendre la quantité monétaire dépendante de la quantité extraite ou produite de ce matériau, mais dépendante de l'activité d'endettement.

Le problème est que, si la création de la monnaie fiduciaire (billets et pièces), est monopolisée par les Etats, ce qui fait croire aux citoyens que c'est l'Etat qui crée la monnaie, la création de la monnaie scripturale (c'est-à-dire dix-neuf vingtièmes de la monnaie) a été monopolisée par les banques privées par le crédit rémunéré dont les clients, y compris les Etats, doivent rembourser le capital plus les intérêts.

 

Par des lois qui dont le sens a échappé aux peuples, les Etats ont privatisé la création monétaire, si bien que les peuples soi-disant souverains et leurs Etats sont obligés d'acheter leur monnaie aux banques privées. !

 

En France, cette « répression monétaire » a débuté en 1973 par la refonte des statuts de la Banque de France visant à interdire à cette institution la possibilité d’effectuer des avances au Trésor public (loi n°73-7 du 3 janvier 1973).

Ainsi, Le 3 janvier 1973 (juste après les fêtes de fin d'année, donc), le président de la République française Georges Pompidou, ancien directeur de la banque Rothschild (auparavant choisi par le président Charles de Gaulle comme Premier Ministre afin d'assurer l'indépendance financière de la France face aux Etats-Unis), avec pour Ministre des Finances Valéry Giscard d'Estaing (dont le petit cousin Nicolas Giscard d'Estaing deviendra aussi directeur de la banque La Compagnie Financière Edmond de Rothschild), fait voter une loi qui interdit à l'État le recours à l'émission des bons du trésor, c'est-à-dire de faire des emprunts d'Etat exempts d'intérêt, par l'abscond article 25 : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. » La Banque de France abandonne sa fonction de service public de créateur monétaire, car jusqu'en 1973, l'Etat français, par le Trésor public, "empruntait" (en fait faisait créer une monnaie gratuite) à la Banque de France, deux services publics. L'application de cette loi contribuera au début et à l'accroissement de l'endettement de l'Etat français à partir de 1974 jusqu’au gouffre abyssal actuel.

 

Ces dispositions seront reprises dans le traité européen de Maastricht, en 1992, par l'article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE (Banque Centrale Européenne) et aux banques centrales des États membres, d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

 

Par ces traités manipulés par la finance internationale, les Etats sont donc dans la mains de la pieuvre financière. Ainsi, les « marchés » ont obtenu ce qu’ils voulaient : l’assurance que les Etats paieront quoiqu’il arrive, même s’ils doivent pour cela tailler dans les services publics, les prestations sociales et les retraites…

 

 

Bon. Après ça, j’ai trinqué avec la brave dame, cadre de banque, tout de même un peu ébranlée dans ses confortables convictions !

 

Sources : 

Lien 1  

Lien 2  

Lien 3 

 

Primidi 1er Brumaire 221


Illustration: merci à Soulcié

 

21/10/2012

Gastronomie campagnarde: le sac d'os

sac d'os 2.jpg

 

Le sac d’os

 

- Dis-moi, sais-tu, petit, ce que c’est qu’un sac d’os ?

- C’est une jeune fille qu’est pour sûr pas très grosse…

- Ce parallèle-là n’est vraiment pas galant,

Pour la gent féminine, c’est bien désobligeant !

Non, petit, un sac d’os, même si c’est étrange,

C’est un plat délicieux, paysan, que l’on mange

Au fond de nos campagnes lorsqu’on tue le cochon

Et non pas les appâts d’une maigre Fanchon.

Coupe en petits morceaux les os des côtelettes

En laissant de la viande, et pas qu’une lichette,

Coupe aussi tout petit un bon kilo de couennes

Met la queue du cochon, un peu de péritoine,

Dans une grande jatte, mélange tes parcelles

Avec de l’ail pilé, thym, laurier, poivre et sel.

Généreux sur le sel pour conserver le met,

Tu laisses reposer pendant que tu soumets

L’estomac du cochon à quelques tours de mains :

Retourner, bien gratter au couteau et laver

Soigneusement le tout dans de l’eau vinaigrée.

Puis tu remets d’aplomb cet estomac-saquette

Dans lequel tu ensaches couennes et côtelettes.

Tu fermes le sac d’os en cousant les entrées,

Saupoudre de gros sel et conserve aux frais.

Après trois quatre jours tu dessales une nuit

Alors, dans beaucoup d’eau, tu vas le faire cuire

Serre-le dans un linge pour ne pas qu’il éclate

Et à tout petit feu il mijote sans hâte

Trois ou quatre heures au moins pour qu’il s’épanouisse.

En bouche alors, petit, c’est un feu d’artifice !

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi l coupe et la bonbonne !

 

VictorAyoli 

 

 Décadi 30 Vendémiaire 221


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20/10/2012

Ouiquinde érotique : Chambres d'un moment

 

Ferrat.jpg



Sur de blancs canots
Suivant les canaux
Ombreux et tranquilles
Les touristes font
Les chemins profonds
Qui baguent la ville

Les bars qu'on entend
Les cafés-chantants
Les marins y règnent
Et la rue a des
Sourires fardés
Ses enseignes saignent

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

Traîne sur les quais
L'enfance manquée
Des gamins étranges
Qui parlent entre eux
Qui sait de quel jeu
Peu fait pour les anges

Et dans ce quartier
Où le monde entier
Cherche l'aventure
Celui qu'on y joue
Montre ses bijoux
A la devanture

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

Femmes-diamant
Qui patiemment
Attendent preneur
Pour la somme due
Qui débitent du
Rapide bonheur

Beaux monstres assis
Tout le jour ainsi
Près de leur fenêtre
Vivre ici les voue
Aux faux rendez-vous
D'où rien ne peut naître

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

La main le rideau
Le petit cadeau
Mets-toi là qu'on s'aime
Leurs habits ôtés
Ce que les beautés
Au fond sont les mêmes

Souvenirs brisés
Baisers ô baisers
Amours sans amour
Une fois de plus
A Honolulu
Comme à Singapour

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles

Les matelas crient
La même tuerie
A d'autres oreilles
Et les matelots
Ont même sanglot
A moment pareil

Tous les hommes sont
La même chanson
Quand c'est à voix basse
Et leur cour secret
Bat tant qu'on dirait
Qu'il manque de place

Chambres d'un moment
Qu'importe comment
On se déshabille
Tout est comédie
Hormis ce qu'on dit
Dans les bras des filles


Paroles: Louis Aragon. Musique: Jean Ferrat


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Nonidi 29 Vendémiaire 221


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Ecoutez

ICI 

19/10/2012

Ach so ! Mon Vranzois, che d’aime… Moi non plus.

Hollande Merkel fachés.jpg

 

- Tu as enfin técité te serrer le Kiki de tes Vonctionnaires, de taxer zérieusement tes Zalariés feignant qui zont touchours en kongé, de lacher la grappe de tes Patrons en baissant leurs charges. Bref, tu commence à te germaniser ! On s’est bien disputer zette nuit au zommet européen. Mais à la fin, c’est encore moi qui ai gagné ! Comme d’habitude. Tu voulais mettre en place un mécanisme de supervision des banques, de toutes les banques, même des miennes ! Ach so ! Comparer nos bonnes banques « Kalité allemande » avec vos officines douteuses, quel culot ! C’est repoussé à la fin 2013, après les élections que che compte bien remporter encore une fois ! Ah ! Ah ! Ah !  Un à zéro mon Vranzois ! Che t’aime…

 

- Moi non plus. Mais, chère Angéla BisMerkel, tu voulais glisser sous le tapis les magouilles de tes banques locales et régionales. Eh bien la supervision concernera toutes les banques de l’Union, y compris les tiennes ! Un à un Angela. La balle au centre. Si tu es réélu, on s’arrangera bien. Mais je n’oublie pas que tu as refusé de me recevoir lorsque j’étais en campagne. Et que tu as bruyamment soutenu mon adversaire qui, il est vrai, était ton teckel dévoué !

 

- Ach so, Vranzois, c’est comme ça. Che d’aime…

 

- Moi non plus. Et si on parlait de la dette réelle de ton pays, Angéla ! Toi qui donne des leçons de rigueur à tout le monde, dans un dossier intitulé « La vérité », le très sérieux quotidien économique de ton pays Handelsblatt en a filé un sacré coup dans ton modèle de « vertu germanique » en recensant les magouilles que les gouvernements allemands successifs, et surtout le tien, chère Angéla, ont utilisé et utilisent pour fourrer le cadavre dans le placard, c'est-à-dire cacher la dette abyssale de ton pays !

 

- Ach so ! Grrr !!!! Vranzois, che grois que tu va m’énerver…

 

- Officiellement, la dette allemande en 2011 est de 2 000 milliards d’euros. Pour l'expert financier Jens Boysen-Hogrefe, un de chez toi chère, très chère, trop chère Angéla : "Il est difficile de faire des reproches aux autres pays lorsque l'on décide de contracter de nouvelles dettes au lieu de profiter d'une situation propice aux économies". On est pourtant encore loin de la réalité, puisque la majeure partie des dépenses prévues, ne sont pas inclues dans ce chiffre. La vrai dette en chiffre, je vais te la dire, très, trop chère Angéla : Il comprend les retraites, la sécurité sociale, l’évolution démographique défavorable de ton pays, les malades ou encore les personnes dépendantes. D'après de nouveaux calculs, l’addition est autrement plus salée : un mensonge de 5 000 milliards d’euros supplémentaires ! Soit un total de  7 000 milliards d’euros de dette publique ! L'Allemagne serait donc endettée à hauteur de 270 % de son produit intérieur brut et non pas 83 % comme officiellement annoncé. Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186% du PIB en 2012. Et c’est toi qui prétends nous donner des leçons de rigueur Angéla ? Ah ! Ah ! Ah ! C’est l’Hôpital qui le moque de la Charité, ou le sida qui se moque du cancer…

- Ach so ! Vranzois. Che t’aime de moins en moins. Tu me fais regretter Sarko…

- Et si tu me disais, chère, très chère, trop chère Angéla dans quel pays d’Europe 20% des salariés gagnent moins de 10,36 euros brut de l’heure ? Le pays où ces salaires concernent 3 employés sur 4 dans les salons de coiffures, le nettoyage, les restos, les chauffeurs de taxis, etc. et encore, en CDD ? Le pays où 10% des travailleurs doit avoir un second boulot pour survivre ? Le pays où seulement un jeune sur cinq décroche un diplôme supérieur à celui de ses parents ? Tu peux me dire quel est le pays dont 10% des citoyens possèdent 53% des richesses tandis que la moitié des salariés s’en partagent seulement 1% ? Tu peux me le dire Angéla ?

- Ach so ! Grrr…

Eh bien je vais te le dire moi : c’est l’Allemagne ! Alors si c’est ça le modèle que tu veux imposer à l’Europe, va fan culo ! comme dirait Berlusconi !

 

Sources : Arte journal 

Le Canard enchainé du 17/10/2012

 

Octidi 28 Vendémiaire 221

 

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18/10/2012

Pour Einstein, dieu serait-il une omelette : œufs = aime ces deux…

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Backchich nous apprend que la fameuse lettre manuscrite d’Albert Eisntein au philosophe Eric Gutkind est en vente sur…ebay ! J’ai donc cherché ce qu’il y avait dans cette lettre. C’est savoureux, rassurant et éclairant. Vive le grand Bébert qui n’hésitait pas à casser les œufs de la superstition :

« …Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes certes honorables, mais primitives et qui sont assez puériles. Pour moi, aucune interprétation aussi subtile soit-elle ne peut changer cela. Les interprétations subtiles, très torturées, n’ont souvent presque rien à voir avec le texte original. Pour moi, la religion juive comme toutes les autres religions est une incarnation de la plupart de ces superstitions puériles. Le peuple juif, auquel j’appartiens volontiers et dont j’apprécie profondément la mentalité, ne présente pas pour moi de qualités différentes des autres personnes. A en juger par mon expérience, il n’est pas meilleur que d’autres groupes humains encore qu’il soit protégé contre le pire cancer, la guerre, du fait de son manque de puissance. Je ne vois donc rien « d’élu » à son sujet….

 Maintenant que je vous ai fait part tout à fait ouvertement des différences dans nos convictions intellectuelles, il me semble clair que nous sommes très proches l’un de l’autre sur l’essentiel des choses, c’est à dire dans notre appréciation du comportement humain. Nous ne sommes séparés que par des « accessoires » intellectuels et la notion de « rationalisation » au sens Freudien. Par conséquent je pense que nous nous comprendrions parfaitement si nous parlions de choses concrètes. Avec d’aimables remerciements et mes meilleurs vœux »

Deux mois plus tard, dans une lettre du 24 mars, ce cher Albert remettra le couvert : « Ce que vous avez lu sur mes convictions est bien entendu un mensonge. Un mensonge répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnifié et je ne l’ai jamais nié et au contraire exprimé clairement. S’il y a en moi quelque chose de religieux, alors c’est mon admiration sans borne pour la structure du monde pour autant que la science puisse nous la révéler… »


Septidi 27 Vendémiaire 221


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17/10/2012

C’est pour quand le jihad contre la bêtise ?

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Formidable Sophie Aram qui, ce matin sur France Inter, face au ministre de l’intérieur, a dégainé l’arme du rire contre la connerie ambiante exacerbée par les sectateurs de ces névroses collectives qu’on appelle « religions ». En quelques mots elle a recadré le débat, mettant le doigt sur l’énorme régression apportée par les Frères musulmans et ensuite leurs « enfants » naturels : salafistes, wahabites et autres nazes islamistes. Pour cela, elle a fait écouté un discours de Nasser datant de plus d’un demi siècle où le Raïs, parlant des « frères » déclenchait les rires en simplement énonçant la prétention de ces fanatiques de vouloir voiler les femmes. « Qu’ils se voilent eux-mêmes ».


C'est ICI

 

Regardez cette vidéo de 1953 et faites le parallèle avec l’Egypte d’aujourd’hui et vous comprendrez la colossale faute des Zétazuniens et en règle générale des Zoccidentaux qui ont inventés, créés et fait grandir ces extrémistes religieux pour, justement, contrer Nasser, coupable à leurs yeux de vouloir libérer son pays de l’exploitation éhontée des pays arabes, de leur pétrole, de leur canal de Suez et autres richesses.

 

Nasser était un laïque, un émancipateur dans la droite ligne de Kémal Atatürk. Le monde ne serait pas au bord de l’affrontement armé inter culture si la bêtise, la cupidité de nos dirigeants n’avaient pas tout fait pour abattre cette génération de dirigeants arabes éclairés.


Sextidi 26 Vendémiaire 221


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16/10/2012

Horreur ! Peillon parle du « shit » ! On dirait qu’il a pété dans la sacristi…

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Ben dis donc ! On aurait dit qu’il avait pété dans la sacristi Peillon, le philosophe ministre de l’éducation nationale ! Pourquoi ? Pour avoir répondu à un journaliste qu’il était personnellement partisan d’ouvrir le débat sur la dépénalisation du cannabis. Il parle de « dépénalisation » et non pas de « légalisation ».

 

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient voire se banalisent, tant à Marseille qu’à Paris, Grenoble et ailleurs. Le moindre différent se règle au calibre et à la kalachnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Quand ils ne sont complices et partie prenante dans ce trafic… Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

 

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (voir le démantèlement récent d’un réseau de trafic de hasch et de blanchiment d’argent, impliquant des chefs d’entreprises, des professions libérales, des politiques et bien sûr des banquiers…suisses ! lien)  qui organisent la filière depuis le Maroc (production dans le Rif bénéficiant de très, très hautes protections locales), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis ce pays, soit en grosses bagnoles (go fast), soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks souvent par la menace, les guetteurs qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

 

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

 

Avant Peillon, avant Duflot, Daniel Vaillant a, en son temps, préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue par L'UMP, qui par l'intermédiaire de son secrétaire national à la sécurité, Eric Ciotti, reste « fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy ». Des conneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins adductif que le tabac. En tout cas, Daniel Vaillant a eu le courage de faire bouger les lignes. Quant à Peillon… Circulez, y a rien à discuter, pas de débat ont dit nos pères la pudeur Hollande et son premier sministre…

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 10.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus (4 millions de consommateurs, 30% des jeunes, 12% des adultes). C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 



Peillon parlait seulement de dépénalisation. Ce qui est une connerie. En effet, ceci autoriserait les consommateurs à fumer leurs tarpets sans risquer de se faire embastiller mais ils devraient se fournir…auprès des mêmes dealers ! Confortant ainsi le système !

 

Ce qu’il faut avoir le pragmatisme cynique de faire, c’est légaliser ce produit, certes toxique comme sont toxiques le tabac et l’alcool ! Le système de légalisation permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs. 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, donc moins d’insécurité dans les villes et lutte efficace contre les drogues dures, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financement des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Et puis, moins de jeunes en taule pour quelques grammes de shit, au contact de vrais voyous et des prêcheurs fanatiques salafistes qui récupèrent et canalisent leur haine de la société, cela ferait moins de risques de voir se multiplier de très dangereux réseaux terroristes sur notre sol.

 

Mais il est plus facile, comme l’autruche, de mettre sa tête dans le sable pour ne pas affronter la réalité.

 


Quintidi 25 Vendémiaire 221


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15/10/2012

Au bistro de la Toile : Nobel européen.

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- Oh ! Je te salue ami nobélisé ! Chantre de la Paix ! Sers-nous une tournée générale, on l’a bien mérité Loulle !

 

- Ah ! Je te vois venir Victor, tu vas en rajouter sur les ricanements de Merluche concernant l’attribution du prix Nobel de la paix à l’Union européenne… Il est vrai que cette récompense suprême au moment au l’Europe se montre incapable de régler ses problèmes économiques ressemble plus à du sarcasme qu’à de la reconnaissance…

 

- Détrompe-toi Loulle. Il n’y a aucune ironie dans ma satisfaction de voir l’Europe enfin récompensée pour sa contribution à la paix mondiale. C’est seulement un peu tard. Il ne faut pas confondre l’idée européenne d’union économique et politique voulue par les Pères fondateurs avec ce que les droites ultralibérales en ont fait : une grosse méduse bureaucratique sans squelette ni frontière, sans idée autre que la prééminence de la finance, sans autre idéal que le fric. Nobel de la Paix oui, car voilà bientôt soixante-et-dix ans que nous vivons en PAIX entre nous, peuples européens dont l’histoire longue et tumultueuse est faite de guerres fratricides et aussi d’avancées démocratiques à vocation universelle. A rapprocher des soixante-et-dix ans précédant où la France et l’Allemagne ont par trois fois entrainés l’Europe et le monde entier dans les massacres les plus horribles.

 

- Voilà de quoi faire taire, effectivement, bien des ricanements.

 

- Cette paix, dont nous bénéficions n’est pas irréversible. Les mouvements égoïstes se multiplient en Europe : velléités d’indépendance des Flamands en Belgique, des Catalans et des basques en Espagne, des Ecossais au Royaume-Uni, etc. Ces mouvements orchestrés par les extrême-droites européennes sont préoccupants. Mais il n’y a pas danger en la demeure tant que les peuples mangent à leur faim. Cela durera-t-il ? Pas sûr… Et si, la misère attisant les rancœurs, plusieurs pays économiquement sinistrés se liguaient pour exiger des plus puissants – l’Allemagne mais aussi la France – un meilleur partage des richesses ?

 

- Il est vrai que le ressentiment des peuples, malmenés par la crise voulue et organisée par une poignée de voyous de la haute finance, envers l’Union européenne telle qu’elle existe est grand…

 

- Ces voyous dont tu parles – qui ont pris le pouvoir avec l’entrée des Anglais en Europe, funeste décision - ont dévoyé l’idée européenne. Ils en ont fait une  Europe fourre-tout, uniquement articulée autour de « l’économie de marché » et « la concurrence libre et non faussée » telle que la dessine ce traité de Lisbonne, repoussé par les Français, mais a eux imposée par les duplicités de Sarko et conforté par le traité « règle d’or » de Hollande. Que cette Europe-là crève sous son propre poids, comme autrefois les dinosaures, ne fera couler de larmes qu’aux banquiers, magouilleurs fiscaux et autres spéculateurs.

La lâcheté des gouvernements vis-à-vis de la Grèce a sonné comme un glas. Ces gouvernements de pleutres ont baissé casaque, ont abandonnés la lutte en rase campagne, sans combattre devant les insupportables diktats des « marchés ». Mais merde, c’est quoi, c’est qui les « marchés » ? Une poignée de grosses banques, de fonds spéculatifs, de traders. Une centaine de parasites tout au plus ! Et ces gens-là se permettent – avec l’argent que les Etats, donc les citoyens, leur ont donné – de foutre en bas des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne, bientôt l’Italie ? Et ça se passerait comme ça ? Sans problèmes ? Eh ! Oh ! Ça va pas non ? Les manifestations des Grecs, des Espagnols, des Italiens ne sont que les prémisses de mouvements, d’affrontements sociaux de grande ampleur qui risquent d’être sanglants et de s’étendre à toute l’Europe. Pour le malheur des peuples.

L’euro, qui nous a été vendu comme un pas décisif vers une véritable intégration européenne, vient de démontrer son caractère artificiel. Une monnaie commune implique des politiques économiques sinon communes du moins très convergentes dans les domaines de la fiscalité et des lois sociales. Comme ce n’est pas le cas et que les convergences sont battues en brèche par une concurrence débridée là où il faudrait de la solidarité, l’euro se casse la gueule…

LEurope ne repartira qu’en se resserrant. L’Europe est la plus belle idée du siècle passé. Elle a bercé nos rêves, suscité beaucoup d’espoirs. Elle est aussi – hélas – une grande déception car cette belle idée a été dévoyée. Au lieu de bâtir une Europe des solidarités, les technocrates — non élus et mis en place par les lobbies financiers multinationaux — ont établi une Europe de la concurrence sauvage non seulement entre les nations mais surtout entre les peuples qui la constituent.

Il n’est pas inutile de revenir encore une fois à ce qui a été la véritable volonté des Pères Fondateurs : la paix et la réconciliation entre l’Allemagne et la France. Ce but — ô combien difficile à seulement envisager à cette époque — est atteint au delà de toute espérance. Pour que l’Europe retrouve l’amour de ses peuples, il faut qu’elle reparte de zéro. A partir évidemment du noyau historique France-Allemagne-Bénélux-Italie. D’autres s’y raccrocheront après. Mais en écoutant les peuples et en bannissant les « élites » élues par personne, responsables devant personne représentée par l’insupportable Commission européenne et son exécrable président Barosso. Et avec une vision fédérale claire mais respectueuse des nations, clé de la puissance politique.

- A Nobel alors Victor ! Levons nos verres !


Quartidi 24 Vendémiaire 221


Merci à Chimulus

 

14/10/2012

Ouiquinde antigastronomique : bouffez du patron !

cuisine

Pas seulement à Noel: le patron peut se bouffer toute l'année

 

 

Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque, à égalité avec l’Exiléfiscal, surtout celui du genre Pigeonvautour-déserteur-fiscal. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop durs à cuire.


Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer. Coupez lui immédiatement les génitoires s’il en a : les laisser donne mauvais goût à la viande.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer ces morceaux dans une marinade faites de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !


Tridi 23 Vendémiaire 221


Illustrations: merci à Siné


 

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13/10/2012

Ouiquinde érotique avec un sacré Julot

 

 

 Jules Verne par Nadar.jpg

 Jules Verne, explorateur de fantasme

 

Lamentation d'un poil de cul de femme

Il est dur lorsque sur la terre
Dans le bonheur on a vécu
De mourir triste et solitaire
Sur les ruines d’un vieux cul.
Jadis dans un forêt vierge,
Je fus planté, sur le versant
Qu’un pur filet d’urine asperge,
Et parfois un filet de sang.

Alors dans ce taillis sauvage,
Les poils poussaient par mes sillons,
Et sous leur virginal ombrage,
Paissaient de jolis morpions.
Destin fatal un doigt nubile
Un soir par là vint s’égarer,
Et de sa phalange mobile
Frotter, racler et labourer.

Bientôt au doigt le vit succède,
Et, dans ses appétits ardents,
Appelant la langue à son aide ;
Il nous déchire à belle dents.
J’ai vu s’en aller nos dépouilles
Sur le fleuve des passions,
Qui prend sa source - dans les couilles,
Et va se perdre dans les cons.

Hélas ! l’épine est sous la rose,
Et la pine sous le plaisir
Bientôt au bord des exostoses,
Des chancres vinrent à fleurir.
Les coqs de leur crête inhumaine
Se parent dans tous les chemins :
Dans le département de l’Aine
Gambadent les jeunes poulains.

Mais, quand le passé fut propice,
Pourquoi songer à l’avenir ?
Et qu’importe la chaudepisse
Quand il reste le souvenir ?
N’ai-je pas vu tous les prépuces,
Avoir chez nous un libre accès,
Alors même qu’ils étaient russes,
Surtout quand ils étaient français.


J’ai couvert de mon ombre amie
La grenette de l’écolier,
Le membre de l’Académie,
Et le vit du carabinier.
J’ai vu le vieillard phosphorique,
Dans un effort trop passager,
Charger avec son dard étique,
Sans parvenir à décharger.

J’ai vu – mais la motte déserte
N’a plus de flux ni de reflux,
Et la matrice trop ouverte,
Attend vainement le phallus.
J’ai perdu, depuis une année,
Mes compagnons déjà trop vieux,
Et mes beaux poils du périnée
Sont engloutis dans divers lieux.

Aux lèvres des jeunes pucelles,
Croissez en paix, poils ingénus.
Adieu, mes cousins des aisselles,
Adieu, mes frères de l’anus !
J’espérais à l’heure dernière,
Me noyer dans l’eau des bidets,
Mais j’habite sur un derrière
Qu’hélas on ne lave jamais.

- Il eut parlé longtemps encore,
Lorsqu’un vent vif précipité,
Broyant, mais non pas inodore,
Le lança dans l’éternité.
Ainsi tout retourne dans la tombe,
Tout ce qui vit, tout ce qui fut,
Ainsi tout changent ainsi tout tombe,
Illusions…et poils de cul.

JULES VERNE (1855)

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Duodi 22 Vendémiaire 221


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12/10/2012

Argent du Qatar et banlieues : les pieds dans le plat de couscous !

 

 Il n’est pas dans mon habitude de publier autre chose que mes propres billets. Mais là, faisons une exception tant elle est revigorante et tranche avec la doxa des canards laquais où grouillent et rampent tant d’ « idiots utiles » de l’islamisme. On la doit au NouvelObs. La voici in extenso :

 

 

 

Le Qatar investit dans les banlieues : une tactique pour étendre le néo-wahhabisme

Modifié le 10-10-2012 à 11h13

 

 

Mezri Haddad.jpg

Par Mezri Haddad
Philosophe et ancien ambassadeur. Lien  

 

LE PLUS. Après avoir racheté le PSG, c'est dans les banlieues françaises que le Qatar va investir. Que faut-il en penser ? Pour Mezri Haddad, philosophe et ancien ambassadeur tunisien, il faut aller au-delà des pures questions économiques et s'interroger sur l'influence religieuse des Qataris.

 

Édité par Louise Pothier   Auteur parrainé par Laurent Joffrin

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L'Emir du Qatar, Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, rencontre François Hollande. Le 22/08/12 à Paris (K. TRIBOUILLARD/AFP)

 

Sous couvert de globalisation, le gouvernement Sarkozy a octroyé au Qatar des avantages comme aucun autre gouvernement auparavant. Il ne s’agit pas seulement de l’achat du PSG, ou d’investissements dans des secteurs plus stratégiques. Il s’agit surtout de la loi exonérant les Qataris d’impôts sur les plus-values immobilières.

 

La gauche, héritière d'un projet nauséabond


En cela, les vierges effarouchées de l’UMP, qui critiquent l’altruisme qatari dans les banlieues, font preuve d’une amnésie bien étonnante. Rétablis de leur trouble olfactif, ils découvrent subitement que l’argent peut avoir une odeur. La gauche n’est pas à l’origine de ce projet qui affecte la souveraineté même de la France, mais elle en est l’héritière.

 

C’est en effet dans l’euphorie révolutionnaire que le Qatar, acteur majeur du printemps arabe, par sa télévision subversive et par sa diplomatie du méga-chèque, s’est cru suffisamment fort pour passer à un degré supérieur dans son amour pour la France. Mais l’achat d’un club de foot n’est pas de la même nature qu’un projet intrinsèquement communautariste. Là où un patron de club attend de sa vedette de marquer des buts contre l’adversaire, un émirat féodal et théocratique peut attendre de son frère en religion de marquer des points contre la laïcité.

 

C’est par l’achat des cœurs que commence l’asservissement des esprits. Derrière cet intérêt pour les banlieues, il y a une tactique graduelle pour asseoir l’influence néo-wahhabite sur l’islam français. Et derrière cette tactique, une stratégie d’agir à long terme sur la politique française. Les bédouins n’ont pas besoin d’assimiler le trotskysme pour pratiquer l’entrisme. 

 

Le concept de Taqiya (dissimulation) suffit largement. Pour décrypter cette stratégie, il faut bien écouter les homélies de Qaradawi, guide spirituel de l’émirat bédouin, qui est pour le cheikh Hamad ce que Voltaire fut pour Catherine II. À chaque civilisation ses Lumières ! Cette stratégie devient intelligible si on la soumet à la casuistique islamique du dahîr (visible) et du bâtin (occulte). Le visible, c’est le pragmatisme économique, c’est l’amitié franco-qatarie, c’est l’incarnation d’un islam tolérant et l’appel au dialogue des religions. L’occulte, c’est le prosélytisme islamiste, c’est porter la voix d’Allah en terre impie, c’est distiller la haine contre les chrétiens et les juifs, c’est "sacrifier sa vie, sa progéniture et son argent pour le triomphe de l’islam", selon un hadith dont seuls les intégristes reconnaissent l’authenticité.

 

Un message sous-jacent victimaire

 

Dans chaque euro investi en France, il y a du poison néo-wahhabite. À plus forte raison dans les banlieues, où la ferveur religieuse et le bigotisme compensent le chômage, où le repli identitaire se nourrit de l’exclusion sociale et où la foi est au-dessus de la loi. L’on sait que dans la doctrine islamiste, le lien confessionnel transcende l’appartenance nationale, et que le droit de Dieu est supérieur à la loi de la République.

 

Parce que vous êtes nos frères en religion, nous sommes là pour vous aider, vous, les indigènes de la République, les laissés pour compte, les martyrs de l’islamophobie. C’est le message victimaire sous-jacent au mécénat qatari. Le capitaliste bédouin n’est pas le bon Samaritain de la sociologie politique webernienne !

 

Il serait utile de revenir aux faits et méfaits du néo-wahhabisme en France, que je distingue du wahhabisme saoudien, qui a eu son heure de gloire et qui a fini par comprendre que l’Europe n’était pas une citadelle à prendre. Le néo-wahhabisme qatari est un syncrétisme de puritanisme et de maximalisme des Frères musulmans. C’est en cela qu’il est plus pernicieux que le wahhabisme saoudien, dont Sarkozy avait d’ailleurs fait l’éloge à Riyad en 2008.

 

Qui a galvanisé les passions lorsque l’interdiction du voile s’est posée en France ? C’est Al-Jazeera. Qui a essayé de donner une dimension confessionnelle à la violence urbaine de 2005 ? Qui a transformé la toute première affaire des caricatures en crise universelle ? Ce qui n’a pas empêché le Qatar d’inviter le caricaturiste danois à un colloque sur le dialogue des religions ! Qui a altéré les propos du Pape à Ratisbonne ? Qui diffusait en temps réel les discours de Ben Laden ? Qui n’appelle jamais les criminels par leur nom mais par ceux qu’on appelle les terroristes, y compris Al-Qaïda ? Sur quelle télévision Qaradawi professait qu’Hitler a infligé aux juifs une leçon mémorable ? Sur Al-Jazeera, dont le pouvoir sur l’opinion arabe n’est pas médiatique mais hypnotique.

 

Qui finance aujourd’hui l’obscurantisme islamiste au Maghreb, en Syrie, au Nigeria, en Somalie et au Mali ? Enfin, qui a transformé le printemps arabe en hiver islamiste ?

 

De la place Tahrir, Qaradawi, guide spirituel du Qatar et imam occulté de l’UOIF, a lancé : les lumières de l’islam doivent briller sur l’Occident. Autrement dit, le printemps arabe ne s’arrêtera pas aux frontières méditerranéennes. C’est à partir de ce délire messianiste, qui voit dans le triomphe de l’islamisme un signe d’Allah, qu’il faut interpréter la bonté qatarie en terre française. Entre le messianisme et la martyrologie, il y a une causalité intrinsèque, dont le dernier démantèlement de réseaux islamistes en France n’est que la partie apparente de l’Iceberg.

 

Sources: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/649450-le-qatar-...


Primidi 21 Vendémiaire 221


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