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31/12/2012

Epatez vos amis avec un repas de réveillon original : bouffez du riche !

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Prenez un riche bien gras et dodu. De la variété française, c'est les mieux nourris. S'il se fait rare, achetez-le (ou mieux, chassez-le) en Belgique, en Suisse, en Angleterre, à Monaco. Du fouteux (mais c'est filandreux), du showbizzeux (mais c'est gras et ça a un gout de coke prononcé), du patron. Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque, à égalité avec l’Exiléfiscal, surtout celui du genre Pigeonvautour-déserteur-fiscal. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop durs à cuire.


Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer. Coupez lui immédiatement les génitoires s’il en a : les laisser donne mauvais goût à la viande.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer ces morceaux dans une marinade faite de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

Et bon réveillon !

 

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  Illustrations Salvator Dali - Centre Pompidou 


Primidi 11 Nivose 221

30/12/2012

Ouiquinde érotico-gastronomique à la neige.

skieuse nue debout.jpg

 

Odile

 

Sur une piste noire, par un écart vexant

J’ai eu avec Odile un contact renversant.

Skis et corps emmêlés dans la neige profonde

J’ai goûté dans le froid sa chaude peau de blonde,

 

Et ses seins écrasés contre mes pectoraux

Ont fait monter en moi une ardeur de taureau.

Percevant mon émoi elle ondule et s’étire

Et - heureuse jeunesse ! - nous éclatons de rire.

 

La serrant plus encor je lui vole un baiser,

Je savoure ses lèvres et sa langue épicée.

J’ai retrouvé Odile le soir à la station

 

Où nous avons vécu une ardente passion.

Depuis ce jour heureux et ces moments exquis

J’espère en Cupidon lorsque je fais du ski…

 

 

La tartiflette.

 

- Drôles d’exploits alpestres

Pour une Saint-Sylvestre !

Raconte-moi, Victor, Odile, ta victime

N’a pas dû t’accorder tous ses trésors intimes

Par dévotion pour tes talents contondants,

Ta façon de lui faire du rentre-dedans !

Tu as dû tout de même lui faire un peu de gringue,

L’emmener au ciné, lui acheter des fringues…

- Bien sûr allons, petit ! Faut être gentleman

Si l’on veut que ces dames nous prennent pour amant !

Je l’ai menée manger un bon menu de fête

Chez mon ami Roger, roi de la Tartiflette.

- Ques aco ?

- C’est un plat que l’on mange en Savoie

Qui te remplit la panse et qui te met en joie.

Le mot vient de « tartifle » ce qui, en provençal

Comme en latin d’ailleurs aussi bien qu’en rital

Signifie pomme-de-terre ou encore patate

Qu’elles soient fontenoy, noirmoutier ou bien rates.

La Tartiflette est donc un délicieux mélange

De patates, d’oignons, de lard et de fromage.

Tu cuis à la vapeur tes patates épluchées,

Les coupes en rondelles, puis tu vas les coucher

Dans une poêle chaude où tu vas les saisir

À l’huile et les brunir sans les faire roussir.

Coupe en dés tes lardons, émince ail et oignons,

Vivement, à la poêle, travaille leur union.

Puis dans un large plat pouvant aller au four

Mets tes deux appareils en couches, tour à tour.

Les patates d’abord, lard, oignon, ail ensuite

Sel, poivre du moulin, en nappes, ainsi de suite.

Coupe tes Reblochons en deux dans l’épaisseur

Pose-les croûte en haut comme frères et sœurs.

Voilà. C’est presque prêt. Sors le tire-bouchon

Et dépucelle vite un flacon d’Apremont.

Tu vas mouiller ton plat avec un ou deux verres,

Et finir la bouteille avec quelques compères.

Tu fais dorer ton plat au four à deux cents vingt

Le temps qu’il te faudra pour achever le vin.

Le fromage, en fondant, va pénétrer le reste,

L’Apremont va le rendre moelleux et digeste,

Lorsque le Reblochon commence à gratiner,

Tu dois servir bien chaud : il est temps de dîner.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 1 kilo et demi de pommes de terre (plus si les convives sont de gros mangeurs), - 1 demi kilo de lard blanc ou de petit salé (selon le goût des convives), - 6 oignons, - 6 gousses d'ail, - 1 bouteille d'Apremont, - 3 Reblochons coupés en deux, - sel, - poivre.

 

Les vins conseillés:

La tartiflette est un plat de grande faim et donc de large soif. Accordez-le avec des vins rouges à base de syrah, qui donnent des parfums de sous-bois, d'animal: Saint-Joseph, Cornas,

Crozes-Hermitage, Saint-Désirat, Saint-Pierre-de-Bœuf, Mau­ves, certains Lirac.

En Languedoc: Saint-Chinian, Fitou.

En Provence, Bandol, Coteaux-des-Baux.

 Sans oublier, bien sûr, l'irremplaçable Apremont, vin fanion des Savoies. 

 


Décadi 10 Nivose 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

29/12/2012

Ouiquinde de fin d’année classé X : Ô cul passion !

cul N&B.jpg

 



Femme, à ton cul ce jour, je voudrais rendre hommage,
Moi qui suis culophile, moi qui suis culophage.
Tes divines rondeurs de Vénus callipyge
Aiguisent mes fantasmes et font gonfler ma tige.
Je t’imagine donc en accorte soubrette,
Petit tablier blanc et très courte jupette,
Un tout petit slip blanc dissimule ta raie,
Tu es dans ta cuisine, tu as le dos tourné.
Tu te penches en avant pour allumer ton four,
Ta croupe qui se tend soulève tes atours,
Me révélant ainsi l’affriolant spectacle
De ton slip délicat couvrant ton réceptacle.
Moi, je tombe à genoux, faire mes dévotions
A ce cul adoré, ce cul plein d’émotions.
Toi, tu cambres les reins et ondule des fesses,
Mouvement lancinant appelant la caresse.
J’ai les mains dans le dos, mais ma bouche est active,
Avec les dents j’abaisse ton string décoratif,
Mon nez fouille tes poils, hume, grume ta raie
Ma bouche se ventouse au petit trou doré,
Qui orne la forêt de ta ligne médiane.
J’aime son goût amer, d’absinthe et de gentiane,
J’admire l’abricot de ta vulve enflée,
Qui s’ouvre et qui se fend pour mon engin gonflé,
Saoulé de tes humeurs, envoûté de tes goûts,
Je laisse enfin ta fente et me remet debout.
Tu te cambres et présente ta croupe en offrande,
Brûlant fourreau de chair pour ma bite qui bande.
Les mouvement mutins du petit œil de bronze
Qui s’ouvre et qui me dit : « j’attends que tu m’enfonces »,
Un peu d’huile d’olive ou mieux d’huile d’argan
Pour y pouvoir entrer comme un doigt dans un gant
J’enfonce enfin ma queue dans ton lotus ouvert,
Et je rentre, et je sors de ton volcan de chair.
La chaleur de ton cul me fait monter aux anges,
Nos corps ne font plus qu’un, nos humeurs se mélangent
Se lâchent, se reprennent en un ballet d’amour.
Notre désir atteint le point de non retour,
Aux grands coups de boutoir sur ton cul de ma queue
Tu réponds en ouvrant ton œillet délicieux,
Ma queue sort, ma queue rentre,
Une douce chaleur irradie tout mon ventre
Je vais bientôt jouir, je le sens dans mes couilles,
Tu roucoules et tu geins, ton cul aspire et mouille,
Nous perdons la notion de ce qui est autour,
Le plaisir nous submerge en un long cri d’amour,
Et mon foutre brûlant se répand dans ton antre
En un feu d’artifice au soleil de ton ventre. 


 

cul,amour



Nonidi 9 Nivose 221


Photo X - Droits réservés

28/12/2012

Augmentations 2013… Demandez le programme !

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Eh oui ! Mon bon monsieur. Ça va augmenter dans quelques jours ! Et pas seulement le chômage. Plein de choses qui vont gentiment grignoter notre « pouvoir (non pas d’achat mais)  de survivre ».

 

Commençons par les « bonnes » augmentations, celles des revenus :

 

- Les salaires : certains cabinets optimistes prévoient une hausse de 2,9%..

- Le SMIC : En janvier prochain, le SMIC augmente de 0,3%, soit 9,43 euros de l'heure. Sur le mois, il passera donc de 1425,67 à 1429,97 euros... Soit environ 4 euros de plus. L’opulence ! Salauds de pauvres !

- Les  retraites : ce n’est pas un poisson, elles ne seront revalorisées que  le 1er avril 2013. Toujours trois mois de gagnés… Pour les 15 millions de retraités cette augmentation devrait atteindre 0,8%. Là encore, l’opulence ! Salauds de vieux !

- Les allocations familiales : Comme pour les retraites, la hausse des allocs est repoussée au 1er avril 2013. Elles devraient a priori être de 1,75%, ce qui équivaudrait à une hausse de 1,6% sur toute l'année.

 

Venons-en aux douloureuses :

L'énergie

- Le gaz : Une nouvelle hausse de 2,4% du prix du gaz est à prévoir au 1er janvier. Après environ 12% d’augmentation en 2011. Il faut penser à ces pôôôvres pétroliers et gaziers et…préparer l’opinion à l’exploitation des gaz de schiste.

- L'électricité :les factures d'électricité des ménages français augmenteront de 2,5% dès le 1er janvier. D’autres hausses à venir.

 

L'alimentation

- La bière : En 2013, le demi de bière coutera entre 5 et 6 centimes de plus. Pas bien grave.

- L'huile de palme : parait qu’on en bouffe chacun 2 kg par an. Ça nous coutera 60 centimes de plus chaque année. Tant mieux. Il suffit de lire les étiquettes et de boycotter tous les produits contenant cette saloperie qui nous empoisonne et saccage la planète

- Les boissons énergisantes : Les canettes de boissons énergisantes vont aussi voir leur prix augmenter en 2013. Chacune devrait coûter 12 centimes de plus. Ceux qui les achètent peuvent casquer : ils soutiennent ainsi…les courses de F1 et autres conneries.

 

Les transports

- La SNCF : Le prix des billets de la SNCF devrait connaître une hausse calquée sur l'inflation, soit environ 1,9%.

- La RATP :dès le 1er janvier, hausse moyenne de 2,4%. Le ticket à l'unité coûtera toujours 1,70 euro, mais le carnet passera à 13,30 euros et l'abonnement zones 1 et 2 sera facturé 65,10 par mois. Bon. Ça, c’est pour les Parisiens.

- Le tarif des autoroutes : au 1er février prochain, les tarifs des autoroutes coûteront plus cher, entre 1,18% et 2,24% de plus. La privatisation des autoroutes est l’un des plus grands scandales économiques du dernier quart de siècle.

 

Le tabac

Au 1er juillet 2013, le prix du tabac va augmenter : 4,5% de plus en moyenne, soit une hausse de 30 centimes d'euro par paquets. M’en fout, je ne fumes pas !

Le tabac à rouler bénéficiera, lui d’une augmentation de 10%, correspondant en moyenne à une hausse de 60 centimes. Tant mieux. Ce n’est pas assez. Il vaudrait mieux doubler le prix des clopes tous les ans.

 

Les timbres

Les timbres augmentent dès le 1er janvier de 2,8%. Le rouge (lettre prioritaire) passe de 0,60  à 0,63 euro, et le vert (lettre verte) coûtera 0,58 euro.

 

Les assurances

- L'assurance habitation : En 2013, augmentation moyenne de 2,5%. A la gueule du client. De 1,9% à la MAAF contre 7% chez Générali.

- L'assurance auto : Une augmentation du montant de l'assurance auto est également à prévoir en 2013. La aussi, à la gueule du client, de 0,9% à 4% et plus si affinités.

- Les mutuelles santé : En 2013, les mutuelles de santé devraient augmenter en moyenne de 3,5%.

 

Les impôts

- L'impôt sur le revenu : L'année prochaine, une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu à 45% va être créée. Elle concernera les personnes dont les revenus sont supérieurs à 150 000 euros par part. Par ailleurs, une taxe exceptionnelle (pendant 2 ans), à 75%, touchera les personnes dont les revenus dépassent le million d'euros par foyer fiscal. Pas de quoi déserter : Selon une étude de l'économiste Thomas Picketty, proche du PS, sur les hauts revenus en France, le taux marginal maximum de l'impôt sur le revenu a pu atteindre, en France, jusqu'à 90% dans les années 1920 ou dans l'immédiat après-guerre. Il était encore supérieur à 60% au début des années 1980.

- La redevance télé : elle va passer de 126 à 131 euros en métropole, et de 80 à 85 euros en outre-mer. 5 euros pour se farcir moins de pub débile, je prends.

- Les prélèvements sur les retraites : Les retraités imposables verront leur pension taxée de 0,15%. En 2014, le taux passera ensuite à 0,3% afin de financer la dépendance. Rien d’anormal.

- L'imposition des revenus du capital : A compter de 2013, tous les revenus du capital (plus-values mobilières, dividendes, intérêts, levée de stock-options, attribution d'actions gratuites...) seront imposé sur le même barème que l'impôt sur le revenu. Enfin ! Cependant, les foyers déclarant moins de 2.000 euros d’intérêts pourront opter pour un prélèvement de 24%.

- L'ISF : En 2013, un nouveau barème pour l'ISF est mis en place. Les taux, de 0,5 à 1,5% sont rétablis. Par contre, l'ancien seuil d'entrée fixé à 1,3 million d'euros est conservé.

- Enfin n’oublions pas les impôts locaux (taxe foncière, d’habitation) qui augmentent de façon aussi anarchiques qu’exorbitantes selon les humeurs des satrapes locaux. Curieusement, on n’en parle jamais…

 

 

Sources  Planet.fr

 

Octidi 8 Nivose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

27/12/2012

« Normalou » chez les louchebems de Rungis.

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- Ah ! Lesieumic président, nous sommes flattés que vous aimiez la tripe. Vous larlépem le louchebem ? Non ? C’est le parler des bouchers, monsieur le président. Aussi incompréhensible aux profanes que le sabir de vos énarques ! Enfin, nous sommes heureux que vous aimiez le lorpic, la charcutaille, la bonne cochonnaille bien de chez nous. Et aussi, nous sommes fiers que vous acceptiez de jaffer la tête de veau  avec des loufs comme nous, comme le faisait un de vos célèbres prédécesseurs, corrézien lui aussi !

 

- Ah ! Mes amis (le président, inquiet, regarde à droite, à gauche, derrière lui. De solides gardes du corps seulement. La redoutable Valérie n’est pas là). Quel bonheur ! Je suis des vôtres. Aheueueu…

 

- Le président s’assoie parmi les bouchers, une accorte lamfé du lafécaisse lui noue une grande serviette à carreaux rouges et blancs autour du cou, et la fête commence. Deux louchebems sortent de la grande bassine fumante un drap noué en baluchon et l’égouttent dans la rigole. Dans un nuage de vapeur odorante, ils posent la tête de veau sur une large table. Tandis qu’on décore le chef fumant de persil dans les oreilles et les narines, le patron des louchebems, le ventre opulent barré d’un grand tablier (encore) blanc se prépare à officier. En quatre coups sonores sur son fusil, il donne à son couteau de découpe le tranchant idéal et attaque. Les joues souples et grasses qui fument et tressautent, le dedans du palais, la langue et la glotte, les viandes délicates, mousseuses, du cou, les oreilles craquantes, les muscles des bajoues, les yeux aux muscles si délicats. Enfin le bonheur des gourmets : la pointe du museau avec les trous de nez qu’il offre au président dont les yeux brillent !

 

Normalou, sans faire d’histoire, pique à la fourchette dans le plat, travaille du laguiole et s’enfourne de belles portions de viande gélatineuse. Les louchebems lui font une ovation. Le côtes du Rhône coule à flot et bientôt toute l’assemblée entonne à pleine voix ce morceau de bravoure : « La femme qui pète au lit… » :

 

« La femme qui pète au lit

Connait quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chante,

Dans le silence de la nuit.

Elle entend son cul qui chante

Elle emmerde son mari ».

 

Bon. C’est peut-être pas vrai, mais ça pourrait l’être. On n’en sait rien puisque les journaleux n’étaient pas acceptés à cette visite de Rungis…

 

A la nôtre !

 

 Septidi 7 Nivose 221


Photo X - Droits réservés

24/12/2012

Noël: "Aquéoù coun de rastèoù !"

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Cette année-là, il faisait un vrai temps de Noël : il avait un peu neigé deux jours avant et le mistral bouffait à débanner tous les cocus du village.

 

La famille se réunissait traditionnellement pour la veillée calendale à la ferme familiale, un merveilleux mas au sommet du village, à l’ombre tutélaire du puissant Fort Saint-André. Il faut dire qu’à l’époque, Villeneuve-les-Avignon était encore un village paysan et non pas ce qu’elle est devenue : une ville-dortoir pour parvenus voulant péter plus haut que leur cul.

 

Pour monter à la ferme, depuis la pâtisserie des parents, il fallait traverser la grande place et lutter contre les tourbillons d’un vent glacial soulevant des nuages de  poudreuse qui s’infiltrait partout, malgré les manteaux, les châles et les fichus. Après le grand portail de fer, une sente empierrée menait à la grande cour de la ferme.

 

Dans la journée, les oncles avaient dégagé la voie avec pelle et râteau, instruments qu’ils avaient ensuite abandonnés sur la neige à côté de la porte, prêts à resservir si nécessaire.

 

Dans la grande salle à manger de la ferme, les femmes ont disposé, sur les trois nappes blanches, les services de fêtes, les verres du dimanche. Dans l’âtre qui flamboie, l’aïeule et le « caga-nis » — chez nous, on nomme ainsi le plus jeune des enfants — apportent une bûche d’arbre fruitier bien sec.

 

D’un verre de vin cuit versé avec respect, la grand-mère que tous appellent Marraine — en l’absence de son mari, tombé sous les balles de la grande boucherie — bénit la bûche puis, d’un ton solennel prononce à belle voix la formule rituelle des Provençaux :

 

« Alègre ! Alègre !

Mi bèus enfant, Dièu nous alègre !

Emé Calèndo tout bèn vèn…

Dièu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn,

E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens ! »

 

La famille s’installe alors à table, réservant une place, pas très loin de la porte, pour le pauvre transi que le sort accable. Cette nuit, s’il vient, il aura l’amour, le couvert et le gîte.

 

Et les femmes, dès lors, servent le Gros Souper : les petits escargots « à la suçarelle » que l’on aspire d’un coup, les cardons à l’anchois, la raïto de merlusso, le muge aux olives, le gratin de brandade, et, pour laver la bouche l’àpi à la pebrado.

 

On arrose ces mets aux grands vins de la Coste-du-Rhône.

 

Enfin voici venu le moment où l’on sert, avec cérémonie, tous les treize desserts : les amandes, les noix et les noisettes, les figues sèches, les dattes, les mandarines, les oranges, les pommes, les poires, les raisins que l’on garde depuis septembre suspendus par leur branche dans le grenier, voici le nougat blanc, voici le nougat noir… Marraine apporte enfin la pompe à l’huile, symbole de l’espoir !

 

On mange, on boit, on chante, l’oncle Gus sort le piston d’où s’échappent bientôt quelques canards, on est tout à sa joie. Puis l’oncle arrête d’un coup sa musique et dit : « Oh ! Les petits, je crois que j’entends les pas du père Noël ! Chuuuttt ! » Tout le monde se tait. Nous, les petits, on bade, emportés par le délicieux frisson du rêve…

 

Il faut dire que les adultes avaient préparé le coup avec le Grand Gaby, un intime de la famille - dont la trogne barbue enluminée au Côte-du-Rhône est orné d’un tarbouif alliant la texture de la morille à la couleur de l’aubergine. Il s’était vêtu d’une grande robe rouge et portait dans chaque main un panier d’osier plein de petits cadeaux, de papillotes, de chocolats, de mandarines.

 

On entend donc marcher dans la cour, puis une grosse voix s’élève, atténuée par le vent: « Ouvrez-moi, les petits, c’est le père Noël ! »

 

Les parents nous poussent amicalement vers la porte où nous restons groupés, l’oreille aux aguets, tendus par le mystère.

 

Dehors le père Noël avance, met le pied sur le râteau qui - vous savez qu’il n’y a rien de plus sournois qu’un râteau - lui fout un grand coup de manche dans la gueule !

 

Et alors on entend un fracas anormal et une voix qui gueule : « Aquéou coun de rasteoù ! »

 

On ouvre…et on trouve le père Noël le cul dans la neige au milieu de ses paquets.

 

« C’est Gaby ! C’est Gaby ! » qu’on crie en frappant des mains !

 

C’est comme ça que j’ai perdu mes illusions d’enfant crédule.


Quartidi 4 Nivose 221


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C'est ce soir, le 24 décembre. Le père Noel, aidé d’un assistant, fait la distribution des cadeaux en passant, comme d’hab, par les cheminées.


Sur un toit d'immeuble, les deux compères descendent par une cheminée, arrivent dans une chambre où ils trouvent une fille superbe qui dort à poil dans son lit.

 

Le père Noël est ébahi ! Bouche ouverte, les yeux qui font tilt ! Il reste plusieurs minutes, fasciné, à observer la fille. Son assistant lui donne un coup de coude dans les côtes et lui dit : « Alors tu te décides ? Qu’est ce tu lui mets à la fille ? »


Et le père No
ël lui répond: « Ben, si je lui mets ce que je pense, je retourne pas au paradis, si je ne le lui mets pas, je retournerai pas par la cheminée ! »

 

 Illustrations X - Droits réservés

 

23/12/2012

Gastronomie calendale: les cardons à l'anchois

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Les cardons à l'anchois

 

On les voit à l'étal des marchands de légumes,

Ils y sont tout l'hiver. On les prend, on les hume,

Puis, généralement, on les remet en place,

Car de les préparer, peu de gens ont l'audace.. .

Parce qu'on ne sait pas bien comment les apprêter,

Les cardes et cardons sont souvent contestés.

Et pourtant, en Provence, ils sont indispensables

Quand vient le "Gros souper" des tables calendales.

Le cardon à l'anchois est un plat rituel

Du grand repas festif de la nuit de Noël,

Autant que la morue, l'àpi (1), les escargots,

Le muge (2) et les desserts à tire l'arigo.

On appelle cardon la cote de la carde,

Espèce d’artichaut qui, 1'hiver, s'acagnarde

À l'abri des cébisses (3) et des haies de cyprès.

Les meilleures sont celles qui sont serrées très près

Du sol pour qu'elles restent bien tendres et blanches

Et non fibreuses, raides comme de vieilles branches.

Compte deux bons kilos pour quatre ou cinq personnes:

Il y a du déchet plus qu'on ne le soupçonne.

Jette toutes les feuilles et les côtes squameuses,

Ôte soigneusement les parties filandreuses,

Puis coupe tes cardons en tronçons de trois doigts,

Dans de l'eau vinaigrée plonge-les tout de suite,

Par cette précaution le cuisinier évite

Que les cardons brunissent sans qu'on sache pourquoi.

Puis, en eau abondante, salée et citronnée,

Tu les fais cuire une heure. Lorsque c'est terminé,

Tu va les égoutter et réserver au frais

Jusques au lendemain. C'est là l'un des secrets

Pour réussir ce plat, parce que, je le prétends

La carde est un légume qui se cuit en deux temps.

Attaquons maintenant notre phase finale,

Mais sers-moi un canon: il faut mouiller la dalle!

Dans de l'huile d'olive chaude au fond d'un faitout

Tu fais suer tes cardes doucement, à feu doux.

Pendant ce temps tu prends dix beaux anchois salés,

Sous l'eau du robinet, sépare les filets.

Fait une Béchamel avec un quart de lait,

Ajoute les anchois et, en tournant, fond-les

Dans la préparation avec une cuiller.

Dans le premier faitout, tu verses alors ceci,

Tu mélanges aux cardons en ayant le souci

De ne point écraser tes tronçons légumiers.

Un quart de lait de plus, de noix muscade un peu,

Sel, poivre du moulin, puis retire du feu.

Tu incorpores, alors, du râpé de gruyère,

Enfin verse le tout dans un plat à gratin

Saupoudre de fromage de façon régulière,

Puis tu mets à four chaud sans plus de baratin.

Lorsque c'est gratiné, tu sers chaud et fumant.

Ce plat est idéal en accompagnement

D'une côte de bœuf ou d'un poisson au four.

C'est un plat du terroir, simple comme bonjour,

Mais un plat succulent et, de plus, diététique

Que l'on mange en Provence depuis les temps antiques.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée du Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Trois kilos de cardes, - 1 verre de vinaigre, - 1 jus de citron, - 1 poignée de gros sel, - 3 cuillerées d'huile d'olive de la Vallée des Baux, - 10 anchois salés, - 1 demi-litre de lait, - muscade, - poivre du moulin, - 3 hectos de gruyères râpé.

 

Les vins conseillés:

 

Les cardons étant surtout un plat d'accompagnement, le choix du vin dépend du plat principal. Avec une côte de bœuf, des vins rouges jeunes ou même primeurs. En Côtes-du-Rhône: Sainte-Cécile-Ies-Vignes, Rochegude, Tulette, Saze, Domazan, Gallician. En vins du Languedoc: Aspiran, Berlou, Cournonterral, Poujols. En vins de Provence: Allauch, Châteauneuf-Ie-Rouge, Cuers, Flassans-sur-Issole.

Avec un poisson au four, des blancs capiteux. En Côtes-du-Rhône: Laudun, Uchaux, Châteauneuf-de-Gadagne, Codolet. En Languedoc: Argeliers, Bize-Minervois, Puichéric, Roubia. En Provence: Camps-la-­Soure, Rocbaron, Meyreuil, Le Tholonet.

 

 

(1) L'api : le céleri.

(2) Muge: encore appelé mulet - c'est un poisson de mer qui monte frayer dans fleuves et rivières et particulièrement dans le Rhône.

(3) Cébisses : haies coupe-vent faites en cannes de Provence.

 

 

Tridi 3 Nivose 221

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

22/12/2012

Ouiquinde érotique à…Bugarach !

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Ils étaient partout les flics, les pompiers, les tracassés des neurones aussi. Et ils empêchaient les « findumondistes » de s’approcher du mont. Moi, dans une autre vie, j’y ai coupé et aussi planté des centaines d’arbres sur les pentes menant aux cathédrales de pierre du Bugarach. Et j’ai donc pu, sans problèmes autres que la difficulté de la marche et de l’escalade, grimper  jusqu’au sommet du mont devenu l’un des plus célèbres du monde. J’ai attendu la nuit. Et alors, Elle est arrivée.

 

La soucoupe volante. Elle s’est tenue, sans bruit, au-dessus de la plateforme rocheuse où je dégustais un vieux vin des Corbières. Pas métallique la soucoupe. Diaphane plutôt. Des formes vibrantes. Et, sans savoir comment, je me suis retrouvé  chez Eux. Parmi Eux. Ils ressemblaient à des scarabées brillants. Ils étaient quatre. Ils parlaient comme des tuyaux bouchés, mais je les comprenais parfaitement. Ils m’ont invité à bord de leur soucoupe. C’était plein de lumières étranges, rougeâtres, vertes, jaunes. Pas de cadrans, mais des signes incompréhensibles pour moi qui se formaient et se succédaient sur les parois de la soucoupe. Les scarabées m’ont fait asseoir sur rien. Et je tenais. Il y avait là-dedans une odeur délicate, légèrement musquée. Lorsqu’ils se parlaient, les odeurs changeaient et des couleurs différentes allaient de l’un à l’autre à partir de leurs antennes. Ils m’ont mis sur la tête un casque comme une tête de hanneton. Avec des antennes. Et je comprenais leur langage. C’étaient des idées qui passaient de l’un à l’autre. Des idées globales, non formulées par un langage, mais directement attachées à un concept.

 

Puis on est parti. Il n’y avait pas de hublot comme dans nos avions. Mais je voyais tout très distinctement à travers les parois qui semblaient des rideaux diaphanes de lumière translucide. J’ai vu tout le Bugarach comme en plein jour. Et pourtant c’était nuit. Puis j’ai vu toute l’Aude, jusqu’à la mer. Avec le Canigou et les Pyrénées immaculés. Puis la France, l’Espagne, toute la Méditerranée. Puis j’ai vu la Terre toute bleue, toute belle, séduisante comme les yeux de velours de ma Lionne. Les hannetons me souriaient avec leurs sourires de hannetons. On a fait un petit tour de Terre, un petit tour de Lune, on s’est approché du Soleil.

 

C’est alors que je L’ai vue. Elle me regardait en tournant vers moi ses quatre visages. Oui. Quatre visages, comme les gigantesques statues du Taprohm, à Angkor, au Cambodge. Elle avait sur ces quatre faces tous les attributs des femmes de chez nous. Du moins c’est ainsi que je La percevais. Et donc huit seins, huit bras, huit jambes, quatre sexes. Elle ressemblait à…une sorte de poulpe merveilleuse. Follement attirante. Sa chair translucide laissait apparaître des impulsions électriques de couleurs merveilleuses. Bleue, rouge, verte, jaune. Dans toutes les nuances. Un peu comme ces étranges créatures des grands fonds marins. Elle m’a pris dans ses…, comment dire. Bras ? Jambes ? Non plutôt tentacules. Et ces contacts sur la peau, loin d’être répugnants, étaient d’un érotisme torride. Mélange de chatouilles délicieusement insupportables et de frissons. Puis elle a empalé l’un de ses sexes sur mon engin tendu comme un obélisque. Ses mouvements délicieux m’élevaient vers des sommets de plaisirs inconnus et insoupçonnés. A chaque va et vient, elle changeait de sexe, m’offrant à chaque fois des sensations autres. Ses pensées pénétraient ma tête éblouie comme autant de caresses musicales, entre la Petite musique de nuit de Mozart et le Boléro de Ravel. Alors, j’ai laissé éclater en elle mon énorme plaisir en un feu d’artifice de bonheur. J’ai alors sombré dans les bras de ma Polyaphrodita céleste.

 

Je l’ai rêvée si fort…que mes draps s’en souviennent.

 

VictorAyoli

 

Duodi 2 Nivose 221


Illustration X - Droits réservés

21/12/2012

M’ame Michu et M’ame Chazotte : la P.M.A.

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- Ben alors M’ame Michu, v’z’êtes pas parti au Bugarach ? Pour la fin du monde ?

 

- Oh ! Moi, la fin du monde, c’est P.M.A…

 

- P.M.A. ? S’que vous voulez dire par ça ?

 

- Ben, PMA, c’est un mot qu’on entend tout le temps en ce moment. Je suppose que ça veut dire « Plus de Mon Age » !

 

- Ah ! Ben ça, effectivement, c’est plus de votre âge. Il y a longtemps que vous avez les œufs clairs. Ça se voit à votre moustache… Mais non M’ame Michu, PMA, ça veut dire « Procréation Médicalement Assistée ». C’est pour les bonnes femmes qui veulent faire des marmots sans hommes…

 

- Ben ça alors ! Sans homme ? C’est comment qu’elles font alors ?

 

- Ben, au lieu d’écarter les cuisses sous un homme, elles les écartent devant un toubib qui leur enfonce une seringue dans le…, dans la…, enfin, dans la chatte quoi. Et avec cette seringue, il leur met au fond du…, de la…, bref, au fond, du sperme congelé.

 

- Congelé ? Ben, ça alors… Il le passe au micro-onde j’espère. Ça me fait penser à mon cousin Elie, qui fait la vache à lait en Ariège. Les intellos de la chambre d’agriculture lui ont dit que pour être moderne, faut faire l’insémination artificielle…

 

- Eh ben ! C’est ça la PMA M’ame Michu. Mais au lieu d’être fait sur des vaches, c’est sur des femmes !

 

- Ben ça alors ! Je me rappelle ces pauvres vaches. Elles avaient l’air bien triste quand le type de la camionnette verte arrivait, avec sa blouse. Il leur soulevait la queue puis enfonçait une sorte de seringue dans le…, dans la…

 

- Ouais, compris. Là, c’est pas une chatte, c’est le tunnel sous la manche (la manche de l’inséminateur bien sûr !)

 

- Et des fois, M’ame Chazotte, la vache, elle lui chiait sur la manche à l’inséminateur ! Et ça lui coûtait cher à Elie. Et ça ne marchait pas à tous les coups, et les vaches n’étaient pas heureuses… Alors Elie, il a acheté Topino à la foire aux bestiaux de Pamiers.

 

- Topino ? Qu’es aco ?

 

- Topino, c’est un superbe taureau ! Et je peux vous dire que les vaches à Elie, elles ont repris goût à la vie ! Un sacré gaillard le Topino…

 

- Finalement, ces bonnes femmes qui veulent faire un bébé toute seule, elles feraient bien de revenir à une méthode qui a fait ses preuves. A l’ancienne. Ce ne sont pas les Topino hommes qui manquent pour un coup vite fait bien fait, sans engagement et, pourquoi pas, rémunéré ! Si ça les dégoutent vraiment plus qu’un toubib qui leur file une seringue dans le…, dans la…, elles n’ont qu’à boire quelques canons et fermer les yeux ! Finalement entre elles et les vaches du cousin Elie, les plus bêtes ne sont pas celles auxquelles on pense…

 

 

Primidi 1er Nivose 221

 

Photo X – Droits réservés

20/12/2012

Réforme : les banquiers se bidonnent…

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(Ça peut se chanter sur l'air des "rois mages en Galilée!) 


Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

En spéculant jusqu’au dernier quignon

Après ils ont fabriqué une crise

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Sarko leur a filé plein de milliards

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

Creusant pour eux un abyme de dettes

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

Le « Normalou » nous a fait des promesses

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Il nous a concocté une réforme

Mais c’est les banquiers qui l’ont mise en forme

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

Décadi 30 Frimaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

18/12/2012

Réforme bancaire : « Normalou » tombe le bénard devant les banquiers…

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« Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant il gouverne : c’est le monde de la finance. » Qui a proféré ces propos virils, dignes de Mélanchon ? François, lors de son discours fondateur du Bourget. Il donnait du corps à cette volonté en précisant dans son manifeste sur « Mes 60 engagements pour la France »: « Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives. J’interdirai aux banques françaises  d’exercer dans les paradis fiscaux. Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie. »

 

Demain, 19 décembre , sera présenté au conseil des ministres le projet élaboré par Bercy. Et il est loin, très loin des belles paroles du Bourget comme des « 60 engagements ». Et pour cause, il a été concocté par les hauts fonctionnaires de Bercy où sévit depuis des décennies un gang de nuisibles, presque tous énarques et inspecteurs des fiances, d’idéologie ultra libérale notoire, marchant main dans la main avec les banquiers. Bercy est d’ailleurs pour ces opportunistes un formidable tremplin vers le juteux pantouflage à la tête des établissements financiers voire des grandes entreprises du Cac 40…

 

Cette « réforme » a été concoctée par le ci-devant Ramon Fernandez, directeur du trésor mis en place par…Sarkozy. Et, pour couronner le tout, François a mis à la tête de ce ministère clé Moscovici et Cahuzac, dont il est de notoriété publique qu’ils ont de très fortes affinités avec l’ultra libéralisme sévissant à Bercy. Des sbires de DSK là où il aurait fallu des couillus genre Montebourg et Hamont pour donner un coup de balai dans cette institution et casser les reins des tenants de la spéculation.

 

Qui a été à la manœuvre pour concocter une réforme bien douce pour les banques ? Ben, des banquiers bien sûr ! Un puissant lobby de « gens du peuple » comme le ci-devant Baudouin Prot, patron de BNP Paribas, le ci-devant Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, le ci-devant François Pérol, placé par Sarko à la tête du groupe  Banques Populaires-Caisses d’épargne, le ci-devant Jean-Paul Chifflet, patron du Crédit Agricole. Sans oublier, dans la coulisse mais très près des oreilles des décideurs politiques, l’inévitable Pébereau…

 

Résultat : une réforme croupion, ne changeant rien ou presque aux possibilités de spéculation des banques. Ce projet de loi ne séparera nullement les activités de dépôt des activités spéculatives, comme promis par François, mais obligera seulement les banques  à cantonner dans des filiales spécialisées quelques activités très spécifiques ne représentant que…2 à 3% de leur bilan ! Il leur interdira aussi le « trading à haute fréquence » ainsi que les opérations sur les matières premières agricoles. Bref, des emplâtres sur une jambe de bois.

 

Et François, toi qui a été élu par le peuple de gauche, ça te fait quoi de tomber le bénard devant les banquiers ?

 

 

Octidi 28 Frimaire 221

 

Illustration X – Droits réservés.

 

 

17/12/2012

Au bistro de la toile : des Zuhessa, pays où l’on massacre les gamins, à Dipardiou.

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 - Oh ! Victor. …taing ! Drôles de nouvelles ce matin dans le baveux. Ces cons de Ricains qui massacrent leurs enfants, les Egyptiens qui se font rouler dans la merde par leurs nazes islamistes et…Depardieu qui se casse en nous crachant à la gueule !

 

- Les Zuhessa sont un peuple violent. N’oublions jamais que cette nation de voleurs de terre a été fondée sur le génocide de trente millions d’Amérindiens et a établi sa richesse sur l’esclavage de trente millions d’Africains. Près de 300 millions de flingues de tous calibres circulent là-bas, presque autant que d’habitants. Et tu peux acheter un AK47 comme ici une paire de godasses. Comme il y a chez eux au moins autant de tracassés des neurones que chez nous, régulièrement ils se flinguent entre eux. Dieu à leur côté, évidemment. C’est inscrit dans leur constitution comme dans leurs gènes. On va voir si Obama a des aliboffis et s’il parvient à réguler tant soit peu cette folie qu’est le droit à se promener avec un flingue. Au risque de s’en servir.

 

- Et les Egyptiens ?

 

- Quant aux Egyptiens, les « Frères » ont dû prendre conseil auprès de spécialistes français pour truquer leur élections : Tibéry qui faisait voter les morts à Paris ou encore Alduy, qui faisaient voter les chaussettes à Perpignan.

 

- Reste ce pauvre Depardieu.

 

- Quand tu dis pauvre, ce n’est pas en pognon, mais en qualité humaine. « Minable, vous avez dit minable… » cyranise-t-il. On l’aime bien Boul’de Suifx mais il semble oublier que son pognon lui vient en grande partie…de l’Etat, grâce aux monceaux d’argent public déversés – à bon escient ! - dans le cinéma français. Et puis, élargissons le sujet. Tous ces gens du chaubise, du foute, tous ces rapaces du cacarente qui se gavent de millions et de millions d’euros, faut-il qu’ils soient tracassés des neurones, faut-il qu’ils soient bouffis de l’ego, faut-il qu’ils soient irréalistes pour penser qu’ils MERITENT ces millions, faut-il qu’ils soient boursouflés d’orgueil pour penser qu’ils VALENT tout ce pognon ! Ils sont seulement en position avantageuse dans le système capitaliste ultra libéral qui sévit dans nos sociétés. Et ils devraient se réjouir– comme le préconise les Droits de l’homme – de pouvoir apporter à la collectivité « selon ses moyens ». Mais l’avidité aveugle la lucidité…

 

- Mouais… Il faut toujours donner aux choses la place qu’elles ont.

 

- Mais je vais te dire Loulle. Ces conneries de depardieuseries, c’est pain béni pour faire oublier la vraie saloperie qui se prépare : la capitulation en rase campagne de François « Normalou » devant le monde de la finance qu’il vilipendait si bien dans son discours du Bourget, celui qui m’a décidé à voter pour lui. Naïf que j’étais… Mais on en reparlera.

 

- A la nôtre !

 

 

Septidi 27 Frimaire 221

 

Merci à Chimulus

16/12/2012

Gastronomie orientale: Les KADINBUDU KOFTE (cuisses de femme)

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On sait être coquin du côté du Bosphore
Faire vibrer les sens et jubiler les corps,
Car au pays du grand Nasr Eddin Hodja
Ce savoureux poète, celui qui érigea
Dans son œuvre subtile un monument d’humour
Où bon sens, paillardise riment avec amour,
On aime conjuguer les plaisirs de la table
Avec ceux du divan, tout aussi agréables.
C’est ainsi que l’on mange, près du pont Galata
Les « cuisses de jolies femmes » : Kadinbudu kofta.

Faites cuire à grande eau un grand verre de riz
Et préparez le reste durant le temps qu’il cuit :
Emincez une oignon de taille convenable,
Hachez une livre de bœuf de bonne étable
Malaxez à la main tout en incorporant
Une cuillère à soupe de baies qui, au Levant
Portent le nom de kuş uzumu, à défaut
Mettez des baies de myrtes ; ça c’est une info
Me venant d’une Etoile qui connaît le pays
Pour y avoir vécu, et aimé, et joui !
Ajoutez une cuillère à café de piments
Rouges, des pignons ; salez normalement
Puis une cuillerée de poudre de cannelle
Du persil, de l’aneth pour le goût sensuel,
Vous ajoutez un œuf puis le riz égoutté
Malaxez bien le tout ; avec un doigt, goûtez,
Remontez en épices si c’est indispensable
Enfin confectionnez sur le bord de la table
Des fuseaux allongés comme cuisses de femmes
Objets de nos désirs autant que de nos flammes.
Puis dans deux œufs battus vous passez les boulettes
Un peu de chapelure et les cuisses sont prêtes.
Faites-les frire à l’huile et servez sans maraude :
Les cuisses les meilleures sont toujours les plus chaudes !
Cessons pour aujourd’hui ces contes culinaires,
Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.


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Ingrédients et proportions pour six personnes :
1/2kg de viande de bœuf hachée, 1 verre à thé (100 ml) de riz, 1 oignon de taille moyenne, 1 cuillère à soupe de pignons, 1 cuillère à soupe de kuş uzumu (C'est très petit, rond et noir. C’est une petite baie comme la myrte. Les Turcs l’utilisent séchée), 1 cuillère à thé de piment rouge, 1 cuillère à thé de cannelle
1 cuillère à café de sel,1 œuf, un peu d’aneth et un peu de persil. Pour couvrir les boules avant de les frire:
2 œufs battus et de la chapelure.

Boissons conseillées :
Bien sûr le thé si on veut se la jouer à l’orientale… mais on n’est pas obligé !
Ce plat parfumé et relevé s’accorde parfaitement avec des vins rosés frais, soyeux et parfumés comme…des cuisses de femmes. N'oubliez pas, messieurs, que le vin n'est jamais autant aphrodisiaque que lorsque ce sont les femmes qui le boivent!

 

Sextidi 26 Frimaire 221


Illustrations: Magritte - X droits réservés

15/12/2012

Ouiquinde érotique avec Robert Desnos

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Coucher avec elle

 

Coucher avec elle

Pour le sommeil côte à côte

Pour les rêves parallèles

Pour la double respiration

Coucher avec elle

Pour l'amour absolu

Pour le vice pour le vice

Pour les baisers de toute espèce

Coucher avec elle

Pour un naufrage ineffable

Pour se prostituer l'un à l'autre

Pour se confondre

Coucher avec elle

Pour se prouver et prouver vraiment

Que jamais n'a pesé sur l'âme

Et le corps des amants

Le mensonge d'une tache originelle

 

Robert Desnos


Quintidi 25 Frimaire 221


Illustration X - Droits réservés

 

14/12/2012

Au bistro de la toile : esclavage moderne.

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- ….allo ! Attends, je te rappelle, j’ai des clients qui arrivent.

 

- Oh ! Loulle. …taing ! T’en a un beau téléphone ! Je te savais pas si « geek » !

 

- Oh ! Victor. C’est ma fille qui me l’a refilé. Elle en a acheté un plus « moderne », alors elle m’a refilé son riblon.

 

- Riblon ! Putaing ! C’est quand même un i-phone de Apple. Et, tu sais qui l’a fabriqué ce petit bijou Loulle ?

 

- Ben… Apple, c’est ricain non ?

 

- C’est ricain, mais les zétazuniens les font fabriquer en Chine. Par des esclaves modernes. Hier soir, l’émission « Envoyé spécial » a montré un tout petit volet de la manière dont ces petites merveilles sont fabriquées. Et dans quelles conditions. Par des esclaves travaillant 12 à 14 heures par jours et 7 jours sur sept, couchant dans des dortoirs sordides, bouffant juste ce qu’il faut pour ne pas crever, poussés à travailler, travailler, travailler par des « cadres » qui ne sont que des kapos. Bien des ouvriers chinois qui subissent ce régime se foutent en l’air, fuyant ces conditions sordides dans le suicide.

 

- Ils ne sont pas obligés de s’embaucher dans ces usines…

 

- Non. Mais ont-ils vraiment le choix ? Ce sont des gens des cambrousses, crevant de faim dans un environnement saccagé. Les rabatteurs de ces gros consortiums industriels viennent dans les villages, placardent de belles affiches promettant des situations alléchantes et les villageois envoient leur jeunes en ville, s’enrôler comme esclaves modernes. Et c’est là qu’ils sont fort, les ultras capitalistes chinois : les « esclaves » viennent d’eux-mêmes solliciter leur esclavage, et signent des papiers par lesquels ils acceptent des conditions léonines.

 

- Pour quelques poignées de figues je suppose.

 

- Pour quelques bols de riz. Il faudrait peut-être rétablir l’esclavage classique, authentique, par lequel un patron achète un individu pour lui soutirer sa force de travail !

 

- Oh ! Victor, tu pars en couille ou quoi ?

 

- Le plus intelligent, ou plutôt le plus roublard des esclavagistes , c’est celui qui a inventé le salariat ! En les payant (pas beaucoup) et en les gargarisant de grands mots comme « liberté », le roublard en question profite de la force de travail de ses « salariés » - c’est le nouveau nom pour esclave – sans avoir a en assurer la subsistance matérielle. Il s’est rendu compte, ce roublard, que les salariés coûtaient bien moins chers que les esclaves. L’esclave, il faut l’acheter, et ce n’est pas donné. De plus il y a pas mal de perte durant les voyages de la « marchandise » appelée alors « bois d’ébène ». Il faut ensuite le nourrir, le loger, lui assurer des conditions de travail acceptables sous peine de voir se détériorer sa santé, donc sa valeur marchande. Car l’esclave est un investissement amortissable sur une longue durée. Le patron peut évidemment le vendre, mais la valeur d’un esclave vieux ou malade n’est pas grand-chose. Deux solutions alors : l’affranchir, c'est-à-dire en lui octroyant « généreusement sa « liberté », on le jette à la rue ; ou alors on simule une évasion et on le flingue… Tu me diras l’esclave génère tout de même des produits connexes : il se reproduit et si on sait bien conduire cette reproduction - en sélectionnant les souches les plus robustes et en les croisant avec les souches les plus dociles – ça peu rapporter gros…

 

- Oh ! Putaing Victor, là t’es parti dans des élucubrations qui flairent bon la causticité et l’ironie sarcastique qui te caractérisent…

 

- Ouais. Mais crois-tu que les esclavagistes modernes n’y pensent pas ? Allez, sers-nous un canon. Pour oublier que la connerie et la saloperie humaine sont la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

 

 

Quartidi 24 Frimaire 221

 

Merci à Chimulus

13/12/2012

Notre-Dame-des-Landes : des marrons pour La Châtaigne !

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Pas vraiment décidé à se laisser éradiquer le « kyste » de Notre-Dame-des-Landes ! Les « enkystés » promettent même des rations de marrons pour toute tentative d’évacuation par la force de leur camp retranché ironiquement baptisé « La Châtaigne ». Ce village gaulois comprend une demi douzaine de maisons en bois, un lieu de réunion, une cuisine et, indispensable, un bistro ! En cours de montage, une grande serre (pour assurer la gamelle dans le long terme ? )

 

Le juge des référés concerné à néanmoins donné au préfet l’autorisation de « solliciter les forces de l'ordre pour démolir les constructions qu'il juge illicites ». Allez, Préfet ! Du courage. Envoie  les argousins de la République ! Matraques et gaz lacrymo contre marrons chauds  et…tracteurs, les paysans de Conf’ formant barrage avec leurs gros tracteurs autour de « La Châtaigne » ! Du courage Vallsounet, d’autant plus que les « enkystés » ont promis des métastases dans tous les lieux de pouvoir de France en cas d’attaque. Il y a une centaine de comités locaux de soutien dans tout le pays, remontés comme des pendules ! Ouarf ! Putaing ! Ça nous rajeunit ! Comme aux temps flamboyants du Larzac ! Allez les jeunes ! Notre génération à fait reculer l’Armée ! La glorieuse armée françouaise ! Alors les partisans douteux d’un minable aéroport de province… Tè ! Fume !

 

Car est-il vraiment indispensable cet aéroport ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et…le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

 

Notre-Dame-des-Landes n’est-il pas plutôt l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul ? On peut leur conseiller d’aller faire un petit voyage d’étude en Espagne où ils pourront visiter l’aéroport fantôme de Ciudad Real, l’aéroport « piétonnier » de Castellón-Costa Azahar  ou encore celui de Huesca. Tous fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

L’affaire est un serpent de mer qui dure depuis 40 ans. Il provient de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale pour décider les « décideurs » locaux. Pourtant, comme l’écrivait déjà le Monde à cette époque : « L'aviation commerciale mobilise d'énormes capitaux pour le bénéfice d'un petit nombre. Cette activité ne subsiste que grâce à l'aide des pouvoirs publics. Elle fonctionne comme un important appareil de redistribution à l'envers où le pauvre paie pour plus riche que lui. Elle mobilise des ressources qui seraient socialement mieux utilisées ailleurs. » Tout est dit. (Il est vrai que le Monde, en 1976, était encore un vrai journal, LE journal de référence en France. Ce temps est bien révolu…)

 

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !) Qui peut penser qu’on prendra un jour l’avion à Nantes pour un vol direct vers New-York, Shanghai, Rio de Janeiro ou Moscou ?

 

Aujourd'hui, l'aéroport existant Nantes-Atlantique est à 10 km de Nantes. Il est géré par les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et par AGO, aéroports du Grand Ouest, associée à Vinci, omniprésente en France,  et TPO, société de travaux publics raflant les gros marchés de la région. Vinci ! Hou ! La la ! Le transfert de l’aéroport libèrerait des dizaines d’hectares convoités avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable…Vinci. Notez que la piste (3800 mètres contre 3200 à Notre-Dame-des-Landes) resterait en place puisqu’elle est la condition sine qua non du maintien de l’usine Airbus !!!

 

Bon. N’en jetez plus. Cet aéroport est une énorme connerie assortie de juteuses magouilles.

 

Ayrault, il sera ta tombe politique. Et toi, président Normalou, il risque d’être ton Larzac !


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 Tridi 23 Frimaire 221


Photos X - Droits réservés

12/12/2012

Douze, douze, douze

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Douze, douze, douze

J’ai mis le pied dans une bouse

Sur la pelouse !

Puteng, c’est bathouse :

J’aurais plein de flouse

Pour faire des partouzes

Avec des putes et des barbouzes

Eh ! Faut pas le dire à mon épouse

Elle est jalouse

Comme une Andalouse !

Bof ! J’y offrirai une bagouze

Avec de belles perlouses !

 

Et Depardieu

Ce vieux

Chassieux

Autant que pieux

Mais pas impécunieux,

Ce déserteur injurieux

Et prétentieux

Oublieux

Que c’est le fric des pouilleux

Allant voir ses films, Tudieu

Qui l’engraisse, Sacredieu !

Casse toi, t’es odieux !

 

Devient donc Belge…hic !

Il n’y manque pas d’alambics

Ni de Gueuze Lambic

Ni de belles barriques

Pleines de liquides bénéfiques

Sauf peut-être pour les diabétiques.

Qu’est-ce que tu feras de ton fric

Dans ce trou belge fantomatique

Sans tes frasques homériques,

Tes démêlés avec les flics ?

Tu nous déçois, immense pochtron poétique

Par une décision si merdique.

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

Duodi 22 Frimaire 221

11/12/2012

SINE: ses dernières volontés.

siné par Berth.jpg

 

Eh ! Vous avez pensé à acheter le dernier numéro de Siné Mensuel ? Il est en kiosque depuis bientôt une semaine. Un numéro fumant ! Dans lequel Siné présente himself ses dernières volontés. Eh ! Bob. On n’est pas pressé.

 

 

 SinéCRÉMATION AU PÈRE-LACHAISE

Tout d’abord, pour la crémation, m’allonger délicatement, vêtu de noir et de rouge, dans un cercueil en carton ondulé acheté chez Leclerc ou tout autre spécialiste des funérailles bon marché, après s’être assuré que je suis bien mort !

Pas la peine de claquer bêtement du grisbi pour partir en fumée !

Sur le cercueil, en revanche, le logo de l’anarchie, tagué à la bombe, en noir, au milieu, sera de la meilleure veine.

N’importe quel copain dessinateur fera ça très bien.

Toutes les fleurs devront être rouges et j’aimerais que tous les amis présents s’habillent en noir, pas par respect des convenances, mais pour évoquer les anars !

Cette cérémonie noire et rouge aura, j’en suis sûr, beaucoup de gueule et satisfera, à la fois, mon sens de l’esthétique et mon goût de la provoc.

Quelques morceaux de musique que je n’ai pas encore eu le temps de choisir mais dans lesquels figurera obligatoirement Try a Little Tenderness chanté par Otis Redding, seront les bienvenus et m’aideront à avaler mon bulletin de naissance et à rejoindre fissa tous les gens que j’aime et qui ont lâché la rampe avant moi ! Après, champ libre ! En général, tout le monde va bouffer et picoler à la mémoire du défunt mais, n’étant plus là pour participer avec vous aux agapes, je préfère ne pas y penser !

Mais, gaffe : même en poudre, j’ai l’oreille fine !


ENTERREMENT AU CIMETIÈRE DE MONTMARTRE

Quelques jours plus tard, selon les possibilités des uns et des autres ( je laisse le soin à Catherine, ma divine veuve, d’organiser tout ça au mieux) j’aimerais une fiesta sympa avec orchestre et buffet campagnard sur tréteaux.

Je recommande un tonnelet de beaujolais, de chez Marie-Lapierre bien sûr, plus convivial que des bouteilles et qui a l’avantage de ne pas laisser de cadavres, superflus dans un cimetière !

Évidemment, il sera servi dans des verres et non dans de sinistres gobelets en carton.

Si certains tiennent à apporter des couronnes de fleurs, de toutes les couleurs cette fois, qu’ils fassent inscrire sur les bandeaux des slogans tels que « Ni Dieu, ni maître », « Mort aux cons ! » ou « On les aura ! » selon leur inspiration et la complicité du fleuriste, pour choquer les familles catholiques éplorées qui viendront les jours suivants pleurer les leurs et liront avec horreur ces incongruités en se signant pour éloigner le démon.

Plus la peine d’être sapés en noir ce jour-là. Au contraire, des fringues couleur pétard sont souhaitées ( je n’ai rien contre les excès ni le mauvais goût).

La musique sera joyeuse, enjouée et plutôt jazzy.  Je fais une parfaite confiance à mon ami Stéphane Maggi pour réunir les musiciens adéquats qui seront payés avec un élastique et qui ne seront là que par amitié et pour boire un coup à ma santé (expression quelque peu maladroite, j’en conviens !).

À la fin, quand tout le monde sera parti, j’irai peut-être alors trinquer avec La Goulue qui a sa tombe tout à côté et il ne me restera plus qu’à attendre patiemment les suivants, car il restera encore 59 places à mes côtés dans cette concession à perpétuité achetée en commun avec Benoît Delépine et conçue pour accueillir 60 zigotos pour l’éternité.

Nous ne sommes, ni l’un ni l’autre, très satisfaits de la statue en  bronze qui ressemble plus à un cactus  qu’à un doigt d’honneur et n’est donc pas assez explicite. Il m’a promis d’y remédier mais, dommage,  je ne verrai la nouvelle version que du dessous. Tant pis !

En revanche, l’épitaphe en lettres d’or : « MOURIR ? PLUTÔT CREVER ! » tient bien la route !

Si un jour vous croisez, au hasard de vos balades, un bonobo qui me ressemble, n’ayez aucun doute, ce sera moi, réincarné !

À plus !

 

Primidi 21 Frimaire 221

 

Merci à Berh 

 

10/12/2012

Berlusconi! Bunga ! Bunga ! Il revient !

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Ah ! Coucou ! Le revoilou le bouffon fossoyeur de l’Italie. Je n’ai pas pu m’en empêcher, c’était trop tentant ! Alors, à l’heure de l’Europe, voici une des plus célèbres chansons paillardes de nos fratelli italiani que j’ai un peu berlusconisée :

 

 

Osteria numero uno

Para poun si poun si pan

In osteria non c'è nessuno

Para poun si poun si pan

Solo Berlusconi contro il muro

Per vedere ce l'ha sempre duro

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero due

Para poun si poun si pan

Le mie gambe tra le tue

Para poun si poun si pan

Le tue gambe tra le mie

Cosi fa il Berlusconi

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

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Osteria numero tre

Para poun si poun si pan

Berlusconi fa il caffè

Para poun si poun si pan

Fa il caffè a la milanese

Con le pezze de marchese

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero quattro

Para poun si poun si pan

Berlusconi aveva un gatto

Para poun si poun si pan

Con la coda del feline

Si faceva un ditalino

Dà-a  la me biondina

Dà-a la me bionda

 

 

berlusconi dessin femmes.jpg

 

Osteria numero cinque

Para poun si poun si pan

C’è chi perde c’è chi vince

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Se lo prende dentro l’ano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero sei

Para poun si poun si pan

E il casino de mi e lei

Para poun si poun si pan

Berlusconi il sporcaccioni

Sbora dentro anche i ciglioni

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria numero sette

Para poun si poun si pan

Il salame piace a fette

Para poun si poun si pan

Berlusconi caso strano

Il salame piace sano

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

berlusconerectus.jpg

 

 

Osteria numero otto

Para poun si poun si pan

La marchesa fa il risotto

Para poun si poun si pan

Fa il risotto ben condito

Con la sbora del marito

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

Osteria del Vaticano

Para poun si poun si pan

E ucceso un fatto strano

Para poun si poun si pan

Berlusconi con ioccale

Inculava il cardinale

Dage  la me biondina

Dage la me bionda

 

 

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 Décadi 20 Frimaire 221


Illustrations X - Droits réservés

09/12/2012

Ouiquinde érotico-gastronomique : Les vulves de truie farcies

aphrodite statue.jpg

 

Bérénice

 

Titus désirait tant la belle Bérénice 

Que, des  Romains,  il la rêvait impératrice.

L’empereur, pour ses yeux de geai, se consumait,

Elle était étrangère et pourtant il l’aimait.

 

La rondeur de ses seins, la courbe de ses hanches

Sa crinière d’ébène, sa carnation si blanche

Enflammaient, du monarque,  et les jours et les nuits.

Cette princesse juive, il la voulait à lui.

 

Mais c’était faire fi du racisme borné

Qui se dressa dans Rome contre cette hyménée.

Elle fut rejetée par le peuple et la cour,

 

Et Titus dût choisir : son trône ou son amour.

Tout empereur qu’il fut, il dût rendre les armes,

Noyant sa vie gâchée dans un torrent de larmes.

 

 

Les vulves de truie farcies

 

- Tout empereur qu’il fût, ton Titus est un âne !

Lui sait comment séduire une aguichante ânesse,

Comment en obtenir les plus tendres caresses

En l’emmenant brouter les meilleures avoines !

- Tu as raison, petit ! Pour avoir Bérénice,

Pour avoir le bonheur de goûter sa peau lisse,

Pour entrer dans son lit et croquer ses appâts

Il eût dû mitonner, pour elle, un bon repas !

Sur un grand triclinia mollement allongés

L’empereur et sa belle auraient alors mangé

Pour se faire la bouche un grand plateau d’oursins,

Des huîtres de Lucrin et de légers gressins.

Grillées dans l’ail pillé, des darnes de murènes,

Les meilleures étant nourries de chair humaine.

Puis un mulet farci de prunes, d’abricots,

Poché dans du garum et du lait de coco.

Pour réchauffer les sens et délier les langues.

Viendrait un foie gras d’oie à la crème de mangue,

Des foies de rossignols, des cervelles de paon,

Des escargots au lait. Des trompes d’éléphants

Que l’on servait braisées dans un bouquet de menthe

Dont chacun reconnaît les vertus excitantes.

Puis on aurait servi des talons de chameaux

Que l’on confit longtemps dans un jus de pruneaux.

Des becfigues farcis d’une rabasse noire

Sur des fonds d’artichauts venus des bords de Loire.

Tout ceci n’est qu’hors-d’œuvre, simplement des gustus

Accompagnés de vins au miel et au lotus.

Titus aurait troublé l’esprit de sa convive

En commandant un corps de danseuses lascives,

Des gladiateurs nus luttant avec ardeur

Dont les muscles huilés dégageant une odeur

De mâles étalons à têtes d’Adonis

Auraient fort excité la belle Bérénice.

Serait alors venu le temps de la cena

Qui est chez les Romains le temps fort du repas.

Mais parmi tous les mets que les Romains révèrent

C’est la vulve de truie farcie que tous préfèrent.

- Eh ! Oh ! Dis donc, Victor, il sont fous tes Romains !

Car pour cuisiner ça, faut en avoir un grain !

- Ne croit pas ça petit, ce plat était célèbre

Dans cet immense empire, du Tigre jusqu’à l’Ebre.

- Pour te farcir ces vulves, Victor, comment tu fais ?

- Sers-moi d’abord à boire, je suis trop assoiffé.

Tu haches, de la truie,  un morceau de ventrèche

Ou bien d’échine grasse, mais pas de viande sèche,

Deux têtes de poireaux épluchées jusqu’au blanc,

Tu piles au mortier cumin et poivre blanc

Ajoute du garum et des feuilles de rue

Mais attention le nez car l’un et l’autre puent !

Tu mélanges le tout pour en faire une farce

Qui te sers à garnir la vulve de la garce

Tout en y ajoutant du poivre noir en grains,

Un soupçon de cumin et des pignons de pin.

Par du fil à brider, tu couds les orifices.

Pendant tout ce travail, tu prépares à l’office

Un court bouillon léger parfumé au garum,

Ce nuoc-mam des Romains au si puissant arôme,

Un peu d’huile d’olive et un bouquet garni,

Quelques graines d’aneth et de l’oignon bruni.

Tu y poches tes vulves vingt à trente minutes.

C’est le plat préféré des patriciens en rut !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 2 vulves de truie d'ampleur convenable, - 9 hectos d'échine grasse de cochon, - 6 têtes de poireau, - 3 oignons, - 3 cuille­rées à dessert rase de cumin, - autant de poivre blanc, - autant de graines d'aneth, - 3 cuillerées à dessert bombées de poivre noir en grains, - 3 poignées de pignons de pin, - 12 feuilles de rue (on trouve facilement cette plante dans nos garrigues, on la reconnaît à son odeur forte plutôt fétide), - 6 cuillers à soupe de nuoc mam, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, sarriette, persil plat), - 3 cuillers à soupe d'huile d'olive, - sel, - eau, - fil à brider.

 

Les vins conseillés:

Tous les vins rosés. En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquiè­res-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint-­Christol.

En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux-varois.



Nonidi 19 Frimaire 221


Illustration X - Droits réservés