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31/01/2013

Luttons contre la GRIPPE !

grippe masques.jpg

 

 

Si l’on en croit le GROG, la grippe rode et se jette sur les pauvres gens comme Copé sur une hostie avariée. Médications, masques et tout le saint-frusquin. Pourtant il y a des méthodes simples, écologiques et efficaces pour lutter contre la grippe : il faut réveiller notre système immunitaire.

 

1ère solution : Le vaccin (efficace à condition que celui-ci corresponde au virus).

2ème solution : Le programme d'activités suivant (beaucoup plus agréable et efficace contre tous les virus) :

 

- Marcher au moins une demi-heure par jour ;

- Prendre l'air ;

- Eliminer le stress ;

- Consommer des fruits ou du jus de fruits (vitamines) ;

- Activer notre circulation sanguine ;

- Boire une infusion tonifiante aux herbes aromatiques après les repas ;

- Prendre du repos réparateur.

 

Réalisation :

1. Je me promène jusqu'au bistro (je marche) ;

2. Je m'installe à la terrasse (je prends l’air) ;

3. Je contemple le galbe de la serveuse (j’élimine le stress) ;

4. Je commande un verre de blanc puis un deuxième (j’absorbe les vitamines) ;

5. Je prends le menu du jour arrosé d'une bouteille de Côtes-du-Rhône (j'active ma circulation)

6. Je termine le repas par un grog au rhum (infusion tonifiante) ;

7. Je fume un petit tarpé (je respire des herbes aromatiques) ;

8. Je rentre chez moi et je m'endors sur le canapé (repos réparateur).

 

Comme disait ma grand-mère : « Un p'tit coup dans le pif vaut mieux qu'une piqûre dans le cul ! »

 

 

Duodi 12 Pluviose 221

 

Illustrations X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un vieux couple à table. 

Lui: « Qu'est-ce que tu as l'air moche avec les nouvelles lunettes ! »

 
Elle: « Je n'ai pas de nouvelles lunettes... »

 
Lui: « Toi non, mais moi oui… »

30/01/2013

« Allo. Kid-Drive-in ? Je voudrais passer commande d’un enfant. »

bébés.jpg

 

« Bonjour. Kid-Drive-in à votre service. Quels sont vos désirs ? Qu’elles sont vos préférences ? Nous avons tout pour vous satisfaire en magasin. Une large palette de spermes, une gamme étendue d’ovocytes,  un large panel de ventres-porteurs. Et aux prix les plus compétitifs du marché. Kid-Drive-in fait tout pour vous satisfaire. Avant de prendre rendez-vous, et pour faciliter la transaction, veuillez, je vous prie  consulter et remplir le cahier des charges que vous trouverez sur notre site www.kid-drive-in.com. Il concerne toutes les options que vous souhaitez pour l’enfant que vous désirez acheter. Vous pourrez aussi y consulter nos tarifs ainsi que la planification dans le temps de cette transaction. En vous remerciant de nous faire confiance. »

Cette pittoresque fiction risque de devenir réalité si passe la loi scélérate consistant à réduire le ventre des femmes à un moule industriel et l’enfant à un objet. Désiré et entouré d’amour, certes, mais simple objet, acheté par une transaction sordide.

Cette marchandisation de la vie, de la vie de l’enfant me révulse. Et que ceux de ma sensibilité politique, bien à gauche, sous prétexte de "modernité" s’enferment dans la défense d’une telle aberration – la procréation médicalement assistée (comme l’insémination artificielle des vaches) et bien pire  la gestation pour autrui – me gène sérieusement aux entournures.

Ecoutons plutôt une grande voix qui fait autorité en matière de droits de l’enfant (et pas de droit à l’enfant), Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour Enfants de Bobigny :

 

« (…) pour suivre la formule de Françoise Dolto, l’enfant devait être tenu pour une personne, mineure certes, mais une personne et non plus comme un être fragile qu’il fallait protéger contre autrui, et contre lui-même. On parlait désormais des droits (de l’homme) de l’enfant.

(…)fondamentalement notre pays n’a pas adhéré à cette idée que l’enfant est une personne. Il s’apprête à démolir les références parentales des enfants ; pire encore, il se prépare à donner le feu vert à la fabrication artificielle d’enfants par des couples qui en passeraient commande à travers ces médecins qualifiés de « sorciers de la vie » dénoncés dans les années 80. On en est revenu purement et simplement à cette idée que l’enfant est un bien que les adultes peuvent commander soit naturellement ou scientifiquement. Le droit à l’enfant l’emportera sur le droit de l’enfant. D’ailleurs ne dit-on pas « Combien as tu d’enfants ? » et non pas « Combien de fois es-tu parent ? ». Etre et avoir ici aussi !

(…) Aujourd’hui l’ouverture de l’adoption aux couples homosexuels, voire le recours aux PMA renvoyé à la loi Famille de mars 2013 (Le Monde du 11 janvier 2013), s’inscrivent dans le droit fil de notre histoire : le droit des adultes d’avoir des enfants quand ils le veulent, comme ils le veulent, de qui ils le veulent ! Peu importe les conditions de conception de cet enfant ; il suffit qu’il soit aimé par ceux qui l’accueillent. Si les choses psychologiques étaient si simples, cela se saurait. Au nom du droit des adultes à l’égalité on gomme que l’enfant n’est pas un objet comme les autres. Peu parmi ceux qui nous gouvernent en sont choqués. L’opinion reste cependant majoritairement hostile : 63% des français seraient hostiles à la PMA

(…)La création d’un lien de droit entre homosexuels qui veulent partager leur vie – par le mariage ou une union civile proche du mariage – n’est pas en cause. De longue date – trois décennies au moins – le mariage n’est pas le lieu fondateur de la famille. 52% des premiers enfants naissent hors le mariage ensemble de leurs parents. Désormais c’est le contenu – la filiation et les responsabilités parentales – qui font famille.

On ne doit pas toucher à la filiation car qu’on le veuille ou pas on glisse des droits de l’adulte à être parent à la négation de l’enfant personne. (2)

(…)En vérité, le discours sur le droit de l’enfant n’a donc été qu’un effet de mode. Force est de le constater avec humilité. Pour répondre aux attentes de reconnaissance et de statut d’une partie de la population on remet en cause le statut de l’enfant sujets de droit en cours de construction. Certains osent même affirmer – je les ai dénoncés ici – qu’on s’apprête à légiférer au nom des enfants. Quelle imposture ! Et sans vergogne comme pour ces couples homosexuels partis à l’étranger concevoir un enfant avec une PMA en violation affichée de la loi française qui demandent ensuite au pays de régulariser afin de ne pas sanctionner les enfants que l’on a soi-même mis dans ces situations.

(…)Nous entrons dans une période où l’enfant devient, avec l’appui des sciences de la vie, un objet revendiqué de désir entre adultes, solitaires ou en groupe, du même sexe ou pas, qui s’organisent pour répondre à leurs attentes d’adultes. Où est la cellule familiale, plus ou moins ébranlée, certes généralement présente au temps jadis qui avait le souci d’accueillir un enfant et de le protéger, de l’encadrer et de l’accompagner pour lui-même ?

Il s’agit non pas d’une régression, mais plutôt d’une révolution sociétale dont les enfants feront les frais. L’inverse de celle à laquelle nous appelions comme militants des droits de l’enfant.

Nous avons échoué. Le pays s’en mordra les doigts.

On le voit le débat dépasse, et de loin, la question du « mariage pour tous ». Il mériterait qu’on le traite posément dans l’intérêt général, et pas des seuls bobos. »

 

Sources : http://www.rosenczveig.com/

 

Primidi 11 Pluviose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

       

La petite Adèle revient de l'école toute souriante et dit à sa mère : 
- Jean-Philippe m'a montré son zizi aujourd'hui dans la cour d'école ! 


Avant que sa mère puisse prononcer un seul mot, Adèle rajoute : 
- Ça ma rappelé un peanuts 

Rassurée, la mère ajoute : 
- Si petit que ça ? 

Adèle répond : 
- Ben non… mais le même goût de sel....

 

29/01/2013

Au bistro de la Toile : c’est du pognon qu’on veut, pas du travail !

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- Pendant qu’on se couvre de gloire dans les déserts africains, les « plans sociaux » - doux euphémisme pour dire « charrettes de travailleurs jetés au chomdu » – se multiplient. PSA, Renault, Goodyear  et toutes les boites, grosses ou petites, qui se débarrassent de leurs salariés parce qu’elles n’en ont plus besoin ! C’est pas plus compliqué. Dans le système capitaliste dans lequel on vit, la finalité d’une entreprise n’est pas de fournir du travail, n’est pas de répartir les richesses par le salariat, n’est même pas de produire des biens mais de générer des profits. Point barre.

  

- Dure réalité Victor…

 

- Il faut donc intégrer cette donnée : le travail des humains est de moins en moins nécessaire à la bonne marche de l’économie capitaliste. Par contre, cette économie a toujours besoin de clients. Et ces clients potentiels, pour acheter, ont besoin de pognon. Ce n’est donc pas le travail qui est indispensable pour faire tourner l’économie ultra libérale, mais le pognon. Encore faut-il que ce pognon arrive dans la poche des « Français d’en-bas », ceux qui achètent à bouffer, à s’habiller, à téléphoner, ceux qui doivent se loger, se soigner, se distraire. Vivre quoi.

 

- En d’autres temps, Ford a compris que ses ouvriers, correctement payés, deviendraient ses clients. Ce concept a eu un formidable succès, mais ce temps est révolu. Les usines peuvent tourner avec un minimum de personnel très spécialisé et beaucoup de robots. Faut trouver autre chose que le salariat généralisé pour faire tourner la machine…

 

- Exactement. Faut trouver autre chose. Imaginons un candidat proposant ceci : - « Françaises, Français, je vous propose de rejoindre dès mon élection cette élite triomphante que sont les Fainéantes et les Fainéants. Pour vous permettre d’intégrer enfin cette cohorte du savoir-bien-vivre, je m’engage à ce que mon gouvernement verse à chaque Française, à chaque Français, de sa naissance à sa mort, une allocation de 1000 euros chaque mois ! »

 

- Ah ! C’est sûr que le mec ou la meuf politique qui proposerait ça ferait un tabac ! Mais c’est pousser le bouchon un peu loin, non ?

 

- Pas du tout. Il est temps de se débarrasser de cette culture influencée par le religieux et le politique, cette horreur imposé par les parasites que sont les clergés et les puissants : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » et « travailler plus pour gagner plus ». Une telle allocation, permettait à chacun de vivre sans la contrainte du travail forcé, exploité, mais avec la perspective du travail choisi, rémunérateur, épanouissant. Le prix total de cette mesure : 1000 euros par personne et par mois, soit 12 fois 1000 multiplié par 65 millions égale 780 milliards d’euros ! Soit grosso-modo l’équivalent de toutes les allocations chômage, familiales, logements, bourse, retraite, etc. sans oublier toutes les subventions, exemptions de charges et autres fatras de niches fiscales, sans oublier non plus les économies en matière de gestion fiscale ou de sécurité. En somme, distribuer à chaque Français un revenu garanti pendant toute la vie ne coûterait pas beaucoup plus au budget de l’État-providence que le système actuel qui a réussi l’exploit de dépenser autant pour faire de la France le pays où le sentiment d’insécurité est le plus élevé. Bien loin d’être une méthode grossière et utopique de lutte contre la pauvreté, l’allocation universelle, dont le coût de distribution est négligeable au regard des dispositifs actuels, apparaît donc comme un moyen d’atteindre toutes les personnes pauvres à moindre coût. Ne serait-ce pas un énorme progrès qu’une société dont l’activité serait basée sur la passion et le volontariat plutôt que sur la contrainte ?

 

- …taing ! Victor, ça fait rêver ton système. Mais enfin, il y a des activités qui ne sont pas très bandante et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisant sont, en plus, mal payés; mais les volontaires, dans mon système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés ! Ce système n’est pas neuf : il traine dans les cartons des « zéconomistes » depuis une vingtaine d’années. Il a même été proposé à la dernière présidentielle – sous une forme édulcoré - par…des candidats de droite : Villepin et Boutin ! Eh ! François, toi qui promettais de nous apporter du rêve, il est là son levier pour nous faire enfin rêver et croire en l’avenir.

 

- En attendant, à la nôtre !

 

 Décadi 10 Pluviose 221


Merci à Chimulus

 


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 Ecoute ! Ecoute !


Savez-vous quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur ? 

Un chômeur, lui, a déjà travaillé.

 

28/01/2013

Comment Mittal nous enfume. Pour les Nuls.

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Ah ! Qu’il avait l’air malheureux, le sardar Laksmi Mittal, le 1er octobre dernier lorsqu’il annonçait, se tordant les mains de douleur que la conjoncture « l’obligeait à fermer les deux haut-fourneaux de Florange. » Le P3 et le P6 sont en veille depuis juillet 2011 pour l’un, octobre 2011 pour l’autre.

 

Et qu’est-ce qu’ils font les haut-fourneaux lorsqu’ils ne haut-fournent pas ? Humm ? Qu’est-ce qu’ils font. Allez, on va essayer d’y voir un peu plus clair. Prenez vos crayons, votre cahier de brouillon et soyez attentif, y en a besoin ! 

Marquez en haut de la page, en majuscule : FLORANGE. Très bien.


Donc,
voilà un an et demi que les entrailles de ces grosses bêtes à polluer ne produisent plus d’acier et donc – bonne nouvelle - crachent très peu de CO2 dans l’atmosphère.

 

Marquez : CO2. Et à côté vous marquez : sous, thunes, dollars, euros. A votre choix, c’est pareil. Voilà. Continuons.

 

Et qu’est-ce qu’ils ont inventé les capitalistes pourrisseurs de planète pour « lutter » justement contre cette pollution et à l’occasion se faire un moulon de thunes ? Qu’est-ce qu’ils ont inventé ? Ben, des « droits à polluer » bien sûr.

 

Marquer : Droits à polluer.

 

Kelçekça ? Pour se conformer en partie au Protocole de Kyoto, sous la pression des lobbies capitalistes, certains pays, dont l’Europe, ont mis en place un « marché carbone » qui fonctionne comme une bourse. Les entreprises polluantes reçoivent gratuitement bien sûr de la C.E., à travers le gouvernement français, des allocations annuelles de « tonnes de carbone » à rejeter. Si l’entreprise recevant cette allocation dépasse son quota, elle doit soit arrêter son activité, soit…acheter sur ce marché des « tonnes de carbone » à d’autres entreprises, plus civiques, qui ont mis en place des process plus écologiques et donc qui ont des « tonnes de carbone » à vendre. C’est ça le marché de la pollution. Autrement dit on peut se faire beaucoup de thunes en étant civique et écolo. C’est bien non ?

 

Oui. C’est bien. Seulement voilà. Ce marché donne lieu à de gigantesques magouilles touchant non seulement le carbone mais d’autres saloperies issues de l’industrie chimique (lien).

 

Et qu’est-ce qu’il vient faire Mittal la dedans ? Bonne question. Je vois qu’il y en a qui suivent.

 

Ben voilà : les allocations carbone entreprise par entreprise sont allouées par les gouvernements nationaux et sont fixés pour plusieurs années (2008-2012 pour la tranche qui nous concerne) sans tenir compte de l’activité réelle du site. Alors qu’est-ce qu’il fait le sardar Mittal ? Il va voir les gouvernements français, belge, luxembourgeois, espagnol et leur tord les couilles : « vous m’allouez tant de tonnes carbone ou je ferme mes usines chez vous ». Voilà comment le sardar Mittal touche chaque année, pour le seul site de Florange, 4 millions de tonnes de CO2.

 

Bon. Et ça veut dire quoi ?

 

Eh bien lorsqu’une usine est à l’arrêt, Mittal touche quand même ses tonnes carbone. Il les économise donc et peut les revendre sur le marché ! Voilà pourquoi le sardar ferme, puis redémarre des usines. Mettre un haut-fourneau à l’arrêt, c’est que du bonheur pour le sardar Mittal : ils thésaurise des « tonnes carbone » et les salariés sont mis au chomdu partiel payé par qui ? Par vous, par moi, et très peu par Mittal. A la sortie, ces arrêts de site lui rapportent sans rien faire beaucoup, beaucoup de sous : sur le marché, à la fin de 2012, la tonne s’échangeait à 6,4 euros. Ainsi, rien que pour Florange, Mittal peut ainsi encaisser 30,7 millions d’euros ! Mais le sardar fait pareil partout où il a mis ses billes (Arcelor bouffé à l’été 2006 par une OPA hostile, ne l’oublions pas, avec assentiment du gouvernement de l’époque). Sur ses sites européens, à coup d’arrêts partiels, Mittal a ainsi accumulé un bonus de 123 millions de tonnes de carbone. Soit l’équivalent de 1,58 milliards d’euros ! Elle est pas belle la vie ?

 

Comme on arrive au moment de l’attribution des nouvelles allocations carbone pour les 4 ans à venir, et que Mittal ne pourra pas refaire ce coup fabuleux, il ferme définitivement, fout le camp et ouvre ailleurs dans des pays qui n’ont rien à foutre du protocole de Kyoto des aciéries avec le pognon qu’il nous a pris. Et lorsqu’on aura besoin d’acier, il faudra le lui importer !

 

Vous avez suivi ? Qui est-ce qui l’a dans l’oigne ?

 

Nous.

 

Et qui est-ce qui paie la vaseline ?

 

Nous encore.

 

Bien, je vois qu’il y en a qui suivent. Fermez vos cahiers.

 

 

Nonidi 9 Pluviose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Dans une société de services, cinq cannibales viennent d'etre embauches en tant que programmeurs.
Lors de leur arrivée, le directeur leur dit : « Vous pouvez travailler ici, gagner beaucoup d'argent et manger dans notre cantine. Mais laissez les autres collaborateurs tranquilles. »


Les cannibales promettent de n'embêter personne....
Quatre semaines plus tard le directeur revient et leur dit: « Vous travaillez très bien. Mais il nous manque une femme de ménage. Est-ce que vous savez ce qu'elle est devenue ? »


Les cannibales répondent tous par la négative et jurent n'avoir rien a faire avec cette histoire.
Dès que le directeur est parti, le chef des cannibales demande : « Quel est le con parmi vous qui a mangé la femme de ménage ? »
Le dernier au fond répond d'une petite voix: « C'est moi. »
Le chef des cannibales : « Pauvre abruti ! Depuis 4 semaines on ne se nourrit que de chefs de service et de chefs de projet, afin que personne ne remarque rien, et toi il faut que tu bouffes la femme de ménage ! »


27/01/2013

Ouiquinde gastronomique en Alsace-Lorraine

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Le Baeckeoffe d’Alsace et de Lorraine.

 

Il me souvient de grandes fêtes vigneronnes

Entre les vins d’Alsace et les Côtes-du-Rhône

Où, avec ma chorale de vigoureux soiffards,

Nos pifs enluminés jouaient les gyrophares.

Nous avons ripaillé, chanté, mangé, et bu

Avant que de sombrer, fin remplis et fourbus

Dans les bras de Morphée, de Sophie ou Gisèle

Vaincus par la bamboche plus que les demoiselles…

- Tu le sais bien Victor que le vin, s’il enflamme,

En amour est meilleur s’il est bu par les femmes !

Au cours de ces agapes, qu’avez-vous donc mangé ?

- Dans ces contrées de froid si loin de ma Provence

Nous avons dégusté, au cours de ces bombances,

Le célèbre Baeckeoffe, la potée alsacienne

Un plat qui tient au ventre, platée rabelaisienne.

Les femmes le préparaient, enfin, c’est ce qu’on dit,

Le dimanche matin pour le cuire lundi.

 

Tu tailles en gros morceaux de la viande sans os

Ton boucher, s’il est bon, te le fait rapidos,

Une livre de bœuf, gite ou paleron,

Une livre de porc et autant de mouton.

Tu fais tremper tout ça dans une marinade :

Oignons, poireau, carotte, ail, girofle, muscade,

Bouquet garni, sel, poivre et bien sûr vin d’Alsace,

Riesling ou Sylvaner sont les plus efficaces.

Tu laisses mariner, au frais, vingt-quatre heures.

Emince cinq oignons, deux kilos de patates

Comme pour préparer la truffade auvergnate.

Le « Baeckeoffe » est aussi le nom du plat en terre

Large, ovale et profond, solide, utilitaire.

Etale tes patates en couches sur le fond,

Sale, poivre et dispose au dessus les oignons,

Sel, poivre de nouveau puis dispose les viandes

Egouttées, séparées d’avec leur marinade,

Mouille avec celle-ci jusqu’à demi terrine

Complète avec du vin…et remplit ma chopine !

Pour donner du moelleux, met un pied de cochon

Ou bien un pied de veau…et verse ton cruchon !

Ajoute par-dessus ce qui a mariné

Sel, poivre du moulin et…remet ta tournée !

Ferme alors ton couvercle très hermétiquement

Avec farine et eau maniées fermement,

Ça s’appelle « luter » : fermer avec la pâte.

C’est fini, il faut cuire longuement et sans hâte,

Dans un four préchauffé, cent-quatre-vingt degrés,

Quatre heures minimum et plus si ça t’agrée.

Ce plat pourrait sauver bien des anorexiques,

Régale les gourmets, stoppe les boulimiques.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre

D’un Gewurztraminer à la saveur friponne

Et  laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients pour six personnes :

½ kilo de gîte, poitrine ou paleron de bœuf sans os – ½ kilo d’épaule ou d’échine de porc sans os – ½ kilo d’épaule de mouton ou d’agneau sans os – 1 queue, 1 pied de porc ou de veau (facultatif) – 1/2 d’oignons – 1 grosse carotte - 2 gousses d’ail – 2 kg de pommes de terre – 2 blancs de poireau – 1 bouteille de Riesling ou de Sylvaner – 1 bouquet garni – girofle – sel et poivre – farine.

 

Vins conseillés :

En rouges, des Alsaces Pinot noir ; en blancs Alsace Pinot gris (Tokay), Riesling, Sylvaner ; en vins d’Allemagne Riesling, Rheingau.


Octidi 8 Pluviose 221

 Illustration X - Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

Dans un village de campagne, deux minotss espiègles sont en train de peindre la bited'un âne en blanc. 


Arrive le fermier qui leur dit: «Non mais ça va pas non ! Petits merdeux ! »

 

Les enfantss'enfuient et le fermier se met à frotter la bite pour la nettoyer.

 
Au bout d'un moment l'âne est évidemment excité et développe un instrument avantageux !

Le fermier s'écrie: «Oh 
les cons ils ont peint aussi à l'intérieur. »

 

 

26/01/2013

Ouiquinde érotique avec Frédillo

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Les deux paradis

 

J’aime ce qui, semblable à quelques fleurs mystiques,

S’épanouit ainsi qu’in lotus rose et noir,

Près du val de ton sexe, Ô femme ! Et chaque soir

Je veux en effeuiller un pli problématique.

 

Avec sa porte à deux battants, son promenoir,

J’aime ton con, plus vaste et plus énigmatique,

Calice humide où pleut l’averse spermatique

Et qui sert à mon nœud de cuve et d’entonnoir.

 

Evoluant de l’un à l’autre en mes caresses,

Du dôme de ton ventre aux rondeurs de tes fesses,

J’explore le versant, le gouffre et le sommet

 

Et je crois, énervé de volupté subtile,

Entrevoir dans ton cul le ciel de Mahomet

Et dans ton con le paradis des Evangiles.

 

Frédillo

 

In: Feuilles à l’envers recueillies par un Bourguignon

http://www.erotomane.org/erotomane/title/7667.asp

 

 

Septidi 7 Pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un petit gamin se lève pendant la nuit pour aller aux toilettes. 
En passant devant la chambre de sa grande sœur, il entend du bruit. Il colle son oreille à la porte et entend sa sœur qui dit : 
- Oh ! C'est bon ! C'est Bon...! 

Le lendemain matin, pendant le petit déjeuner avec toute la famille, il demande au copain de sa sœur : 

- Dis Pierre, c'est quoi que tu donnais à manger à Laetitia pendant la nuit, elle disait que c'était bon ? 
- C'était du chocolat 
- Menteur va ! Ce n'est pas vrai, c'était du saucisson ! J'ai retrouvé la peau sous le lit...

 

 

 

25/01/2013

Eh ! Cassez, tu commences à nous les casser menu…

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Non mais qu’est-ce que c’est que ce dégueuli médiatique autour d’une libération certes heureuse mais qui n’est tout de même pas l’alpha et l’oméga des informations concernant la marche du monde. Saluons le combat de cette fière femme pour faire reconnaitre son innocence et sortir des culs de basse fosse mexicains. Innocente ? Moi, je n’en sais rien. Pourris les flics mexicains ? C’est de notoriété publique. Incompétente la justice mexicaine ? Peut-être, mais le pays qui a généré le scandale judiciaire d’Outreau devrait la jouer trompette bouchée, non ? Florence Aubenas s’est farçie des mois de geôles parce qu’elle faisait son travail. Les otages du Sahel sont trimballés de cache en cache par des nazislamistes parce qu’ils se trouvaient malencontreusement au centre d’un foutoir où s’entrelacent l’économique, le religieux, le politique. Florence Cassez, elle se la jouait aventurière en vivant avec un personnage présenté au Mexique comme une dangereuse crapule. C’est pas pareil !

 

Naïve ? Complice ? Qui lo sa ? Et à la limite, on s’en fout. Elle est libre ? Tant mieux. Mais en faire une passionaria, une héros (hérote ? hérose ?) c’est pousser le bouchon un peu loin. Et la danse du ventre de Fabius et compagnie à l’aéroport, la conférence de presse, « Normalou » qui va la recevoir ce soir, c’est pousser le bouchon bien trop loin. Jusqu’à l’indécence. Ça pue l’enfumage auquel on croyait avoir échappé en se débarrassant de Sarko et de sa clique, mais il faut croire que la fonction crée l’organe.

 

Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutage de gueule ? Pourquoi ainsi amuser la galerie ? Pour détourner l’attention de quoi ? Du chômage qui continue sa grimpette ? Des expulsions qui dépassent les chiffres sarkoziens ? D’une guerre menée au moins autant pour défendre l’uranium d’Areva que le peuple malien ? De l’alignement sur la politique ultra libérale de Merkel ?

 

Allez, Florence. Fais-toi vite écrire « ton livre » par un nègre. Ça fera toujours vendre un peu de papier et ça occupera l’esprit des bons cons…

 

 

Sextidi 6 Pluviose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

A la maternité, un homme anxieux attend dans le couloir. 
Un médecin arrive et lui dit: « J'ai une mauvaise nouvelle a vous annoncer: ce sont des jumeaux. » 

- Mais ce n'est pas une mauvaise nouvelle; et puis je m'y attendais un peu car carpour tout vous dire j'en ai une grosse comme un tuyau de poêle ! 

- Ah c'est pour cela. Et bien il faudra la ramoner, parce qu'ils sont noirs.

24/01/2013

Quel bonheur : on a pété sur l’Angleterre !

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Les Rosbifs se bouchent les narines ! Comme si toute la France tournait son cul vers la perfide Albion et lâchait une rafale gigantesque de millions de pets ! Pour venger Jeanne-d’Arc en quelque sorte, puisque ça vient de Rouen ! « Shocking » ! Mais les Anglais ont de l’humour.

 

Leurs cousins étazuniens par contre, seront toujours désolants. Voilà-t-y pas qu’ils viennent d’inventer le slip « Under-Ease », une horreur munie « d’un filtre multicouche en laine de verre, charbon actif et feutre, muni d’élastiques à la taille et aux cuisses ». Tout ce harnachement, vous savez pourquoi ? Pour neutraliser les pets ! Oui ! Neutraliser cet extraordinaire moyen de communication, ce support universel de la franche rigolade !

Au secours Rabelais ! Au secours Bérurier ! Ils veulent tuer le pet !

 

Il y a pourtant toute une culture du pet, une hiérarchie du pet. Alors donnons à ces culs serrés un petit cours de pétologie !

 

 

LE PET COMMUN

Le « Pet Commun » est le pet plus fréquent. C'est un proche parent du « Déchireur » (voir après) mais il est expulsé avec moins de force. Généralement il est entendu en groupes, au sein desquels les gens n'ont pas encore assez d'intimité pour péter entre eux. Dans ce cas, une personne plus audacieuse que les autres lâche une caisse et les personnes présentes pratiquent ensuite des pets de groupe sans gêne. Généralement le « Pet Commun » n'a pas d'odeur.

 

LE PET NERVEUX

Le « Pet Nerveux » est expulsé dans les endroits ou la personne ne veut pas qu'il soit entendu. Vous-même avez sans doute déjà vu des hommes et des femmes dans les bibliothèques les supermarchés et même dans la rue lâchant ce type de pets. Ils sont généralement contrôlés, peu bruyants et demandent beaucoup de dextérité pour en dominer la technique.

 

LE PET TOUSSÉ

Le « Pet Toussé » arrive quand le pétomane (le pratiquant du pet) essaye de le dissimuler avec de la toux. Une de mes amies lâche fréquemment ces pets lorsqu'elle joue au bingo. Elle va au fond de la salle pour fumer et tousse tout en lâchant simultanément un beau pet toussé. Attention cependant, cela peut être à double tranchant au cas où le « timing » n'est pas parfait ou bien que le pet est plus long que prévu.

 

LE PET MOUILLE (OU VASEUX)

Le « Pet Mouillé » possède un son aqueux. Il est généralement signe qu'un évènement se prépare, et qu'une visite aux toilettes devient plus qu'urgente et nécessaire. La variante « Vaseuse », encore dit « pet foireux »  indique qu'il est déjà trop tard.

 

LE PET RAFALE

Ce pet ressemble au « Déchireur » (voir après), mais il est accompagné d'un son plus aérien, venteux, comme une rafale.

Il est dû au fait que le pétomane veut expulser tous les gaz de façon rapide. Ce pet provoque, presque toujours, de grands rires parmi les personnes présentes. C’est le pet le plus efficace des concours de pets

 

LE PET « BOULES SERREES »

Ce pet est toujours très facile à identifier: il donne toujours l'impression que le pétomane a les boules si serrées dans son slip qu'il est sous douleur intense lorsqu'il pète.

 

LE DECHIREUR

Finalement mon préféré: le « Déchireur ».

Il est fort, intense, sonore et attire toujours l'attention de quelqu'un.

Les caractéristiques du « Déchireur » sont fréquemment rencontrées dans d'autres pets, mais ne vous y trompez pas: ce pet est un furieux flux de gaz qui émergent triomphalement du cul du pétomane. C’est par lui qu’un compétiteur conclut triomphalement une victoire


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Gode save ze gouines !

 

 

Quintidi 5 Pluviose 221

 

 

Illustrations X – Droits réservés

 

23/01/2013

VICTOIRE ! Les OGM du sinistre Barosso « gelés ».

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En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Et un coup de pied au cul à Barosso ! Un ! En effet, la Commission européenne - cet organisme de technocrates élus par personne, à la solde des lobbies les plus offrants – vient de « jeter l’éponge » concernant l’autorisation de culture des OGM en Europe.

C’est le dénommé Frédéric Vincent, employé du dénommé Tonio Borg, commissaire européen à la santé qui l’a assuré : « La Commission, si elle le veut, peut lancer le processus pour autoriser la culture d’un soja et de six maïs OGM, dont le MON810 (déjà autorisé dans l’UE mais qui doit obtenir le renouvellement de cette autorisation), mais elle ne le fera pas. (…) Les autorisations de culture sont gelées ».

Comme quoi l’opiniâtreté peut payer. La Commission a baissé pavillon, après avoir tenté, des années durant, d’imposer ces saloperies d’OGM. Elle a cédé parce que les actions des populations auprès de leurs gouvernements respectifs ont pourri le dossier. En effet, chaque état membre peut interdire la culture des OGM sur son sol, à condition de mettre en avant des éléments représentant un danger manifeste du produit en question pour la santé et l’environnement. Neuf pays européens sur 27, dont la France, sous couvert de clauses de sauvegarde, ont ainsi interdit la culture des OGM sur leur sol.

Il serait imprudent de croire la victoire définitive. La Commission va tenter de tourner la difficulté en proposant de nouvelles procédures d’évaluation. Les procédures actuelles se basent sur les études faires…par les firmes productrices ! Bonjour l’objectivité. On garde en mémoire le barouf soulevé par les études du professeur Séralini montrant à la face du monde les résultats effrayants des OGM sur des souris déformés par des cancers géants. Les lobbies semenciers ont tout fait pour décrédibiliser cette étude. Ma       is cette polémique a mis en pleine lumière la « faiblesse » (pour ne pas dire la complicité) des organismes de contrôle européens qui se contentent de copier…les études forcément positives des firmes !

A suivre de près…

 Quartidi 4 Pluviose 221


Illustration X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !


Qui vole un bœuf est vachement musclé.

 

22/01/2013

Au bistro de la toile: amitié franco-allemande

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 
« Trink, trink, Brüderlein trink

Lasset die Sorgen zu Haus.. ».

 

- Oh! Victor! Tu fêtes les noces d’or avec l’Allemagne ?

 

- En quelque sorte Loulle. Cette chanson à boire, je l’ai faite chanter en Sarre, après un baeckeoffe monumental et fort arrosé, debout sur la table, à une assemblée de 600 personnes somptueusement avinées, au cours de festivités vigneronnes auxquelles je participais, avec mes partenaires d’une chorale de soiffards. Ça veut dire : « Bois, bois, bois petit frère, Laisse tes soucis à la maison… ». Le maire du bourg en question, hilare, m’a félicité en me disant que c’était la première fois qu’il entendait chanter cet hymne des soiffards germanophones avec l’accent du Midi !

 

- Finalement, le rapprochement par le jus de la treille et la musique est plus efficace que les beaux discours…

 

- Exact. Ces 50 ans de « mariage » me font penser à ces vieux couples qui vivent côte à côte et n’ont pas besoin du langage pour se comprendre. C’est « je t’aime, moi non plus… », mais chacun redoute de se séparer de l’autre. La grosse lacune du traité d’amitié que l’on célèbre, c’est la barrière de la langue. Il aurait fallu que chaque pays fasse apprendre la langue de l’autre à ses enfants. Dès le primaire. Comme ils font en Suisse.

 

- Eh ! Pas facile l’allemand pour un Français !

 

- Pas facile le français pour un Allemand. Note, Loulle, que toi comme  moi, nous avons dit « allemand » et pas « boche » ! C’est un pas énorme dans le respect de l’autre. Tè. Je vais te raconter une histoire franco-allemande assez émouvante. Le « Kapellmeister », le maître de chant de notre chorale de soiffards est un Allemand ! Ecoute son histoire. Il est le descendant de huguenots cévenols ayant fuit leurs montagnes suite à la révocation de l’édit de Nantes. En 1944, à l’âge de 16 ans, il a été enrôlé dans la Bundeswehr, envoyé sur le front des Ardennes et fait prisonnier. Ce qui lui a probablement sauvé la vie. Mais il a été envoyé dans les mines de charbon du Nord pendant 4 ou 5 ans au titre de réparations de guerre. Esclave en quelque sorte. Là, il a connu un mineur français, musicien comme lui. Ils sont devenu frère de cœur, ne se sont plus jamais quittés, ont créé ensemble un orchestre de variété qui a eu en son temps une notoriété internationale. Paris, Londres, Berlin, Milan, Rio, etc. Et maintenant, sur ses vieux jours, il essaie de faire chanter le moins mal possible des buveurs de vin invétérés. Un jour, il y a une dizaine d’année, il nous dit : « Je vis en France depuis longtemps, mais je suis toujours Allemand. Je voudrais bien mourir Français ! ». On a donc fait le nécessaire pour qu’il soit enfin naturalisé. Ce qui fut fait. Alors maintenant, lorsqu’à nos répétitions, c’est un peu trop le foutoir, je lui dis : « Tu vois Jean, tant que tu étais Allemand, ça marchait. Jugulaire, jugulaire ! Maintenant que tu es Français, c’est le bordel ! » Et l’on trinque en rigolant…

 

- A la nôtre Victor

 

- Prosit !

 

 

Tridi 3 Pluviose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pendant l'occupation, un monsieur se rend à la Kommandantur et demande à voir 
le chef:

- « Que foulez-fous ? » lui demande l'Allemand. 
- « Je voudrais changer de nom. »

- « Ya, ya, Comment fous appelez-fous ? » 
- « Adolphe Merde. »

- « Ach ! Che comprends que fous fouliez changer de nom ! Comment foulez-fous fous appeler maintenant ? »

- « Robert Merde... »

 

 

21/01/2013

Les nouvelles sont sombres ? Branchons un peu le déconographe pour commencer la semaine.

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Deux voyageurs de commerce discutent: 
- Moi, fait l'un, je traite mes clients comme mes cigarettes. 
- Comment cela ? 
- Je les roule toujours moi-même !

 

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Une dame est à la fenêtre de sa maison et voit se garer devant chez elle un camion de la DDE. 
Un premier gars en descend, prend une pelle et creuse un trou, puis va deux mètres plus loin et creuse un deuxième trou. Et ainsi de suite. 
Un deuxième gars sort alors du camion, prend une pelle et rebouche tous les trous que son collège continue de creuser. Intriguée, la dame va les voir et les interroge sur leur travail. 
Et le premier agent lui répond :
- « Je sais que ça peut paraître bizarre. D'habitude nous sommes trois dans l'équipe mais aujourd'hui le gars qui plante les arbres est en RTT ! »

 

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Deux copains discutent sur les différentes façons de faire l'amour...
- Et le sexe à la Rodéo, t'as essayé ?
- Sexe à la Rodéo? Non... C'est comment ?
- Tu te mets sur ta femme, tu la caresses et puis tu lui dis à l'oreille : ton parfum est le même que celui de ma secrétaire !
- Et après ?
- Après, tu essayes de rester 5 secondes dessus...

 

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C'est deux spermatozoïdes qui discutent: 
- Dis, c'est encore loin les ovaires ? 
- Tu parles, on en est qu'aux amygdales ! 

 

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Une prostituée va voir son gynécologue, celui-ci lui demande : 
- Vous perdez beaucoup pendant vos règles ? 
- Bof ! Quatre à cinq cents euros…

 

 

Duodi 2 Pluviose 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

20/01/2013

Gastronomie hivernale : « Li paquetoun de bioù »

paquetoun de bioù web.jpg

 

 

Voici quelques années, Septèmes-les-Vallons

Confronta en concours ses Vénus du poêlon.

« Li paquetoun de biou » (1) comme on dit à Septèmes

Ou « paupiettes de bœuf » tel en était le thème.

On les appelle encore « Alouettes sans tête »,

C'est un plat de Provence pour un repas de fête.

Montant en procession vers la vieille chapelle

Les jolies ménagères embaumaient les ruelles

Des multiples fragrances de leurs préparations

Quelles allaient livrer, non sans quelqu’émotion

Aux subtiles papilles d'un jury redoutable,

Fait de professionnels des plaisirs de la table,

Présidé gentiment par Maître Guy Gedda

Pape des fourneaux de Bormes-les-Mimosas.

Sert un canon, petit, car ma gorge languit:

Voilà les « Paquetoun de bioù » de Maistre Guy !

Prépare les paquets et ensuite la sauce,

C'est la cuisson finale qui scellera les noces

De tous les ingrédients habilement mêlés,

Offrant aux commensaux du bonheur au palais.

Commande à ton boucher du paleron en tranches

Minces que tu aplatiras bien sur la planche.

Prend du petit salé et coupe-le en dés

Mélange bien le tout et poivre à la demande,

Fais-en de petits tas sur tes tranches de viande.

Emprisonne le tout en roulant chaque tranche

Pour que ton appareil fasse une poche étanche

Que tu feras glisser dans une boutonnière.

Si tu n’y parviens pas: du fil de couturière.

Dans un large rondeau où chante du saindoux,

Fais raidir tes paupiettes trente minutes en tout.

Tu les retourneras avec délicatesse,

Elles sont bien fragiles, alors tu les caresses.

Entre temps tu épluches et haches trois oignons,

De l'ail et du persil, quelques petits lardons.

Puis, amoureusement, enlève tes paupiettes.

Pour bien y arriver, sers-toi de deux fourchettes.

A présent, pour la sauce, en route compagnon !

Dans le jus frissonnant, fais blondir les oignons,

Rajoute des tomates, ail, persil, thym, laurier,

Tu sales de haut goût et poivres volontiers,

Mouille d'un bon demi de vin blanc de Provence,

Laisse réduire un peu, puis un quart d'eau de France.

Fais cuire demi-heure, passe à la moulinette,

Enfin dans le rondeau, tu remets tes paupiettes,

Verse dessus ta sauce, Couvre et met à feu doux.

Pendant deux heures au moins, fait mijoter le tout.

Avec la polenta, les pâtes ou la purée,

Tes « paquetoun de biou » vont fort bien figurer.

Accompagne ce plat d'un rosé de Tavel,

Du Ventoux ou d'ailleurs, mais prend un bon label.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour les « paquetoun »: - 1,5 kg de palerons de bœuf coupé en 24 tranches minces, - 4 hectos de petit-salé, - 12 gousses d'ail épluchées et hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 1 cuillerée de saindoux.

Pour la sauce: - 4 oignons, - 4 tomates pelées, mondées, épépinées, - 6 gousses d'ail hachées, - 1 bouquet de persil haché, - 3 feuilles de laurier, - 2 cuillerées à café de sel, - poivre blanc du moulin à la demande mais assez abondant. - 1 demi-litre de vin blanc sec.

 

Les vins conseillés:

 

Le choix en symbiose privilégie des vins rouges très aromatiques, avec des notes épicées et du corps, ce qui est le cas de la plupart des Côtes-du­-Rhône Villages: Saint-Gervais, Laudun, Rousset-les-Vignes, Vinsobres, Beaumes-de-Venise, Roaix, Séguret. En vins du Languedoc, les Saint­-Chinian, Fitou, Faugères, Corbières. En vins de Provence, les Bandol, Cogolin, Puyloubier, Pierrefeu.

Le choix en opposition vous dirige vers des rosés ronds et chauds:

Tavel, Lirac, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon, Caromb ou Bédoin dans les Ventoux. En Languedoc, Saint-Saturnin, Costières-de-Nîmes. En vins de Provence, les Coteaux varois.

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est une carotte, une patate et une bite qui discutent des difficultés de leurs vies. 

La carotte dit: « Ah, c'est terrible, on me coupe en rondelles, on me met de la vinaigrette sur la gueule, quelle vie! » 

La patate, à son tour, dit: « Moi, c'est pire, on me coupe en rondelles, on me plonge dans un bain d'huile bouillant ou alors, on me coupe en dés ! » 

La bite dit: « Oh ! Il y en a pour tout le monde, vous savez… Moi, on me fout la gueule dans un sac plastique et on me fait faire des pompes jusqu'à ce que je dégueule… »


Primidi 1er Pluviose 221


Illustration originale Vincent Barbantan

19/01/2013

Ouiquinde érotique avec Théophile Gautier

 

 

croix femme.jpg

 

Le signe de la croix

 

Adorez la croix de l'amour

Qui se forme de quatre roses,

Deux en bouton, et deux écloses,

Trois fleurs de nuit, une de jour.

 

Voici pour ce Dieu que j'honore

Le symbole qui dit: Je crois!

Quatre baisers donnés en croix

Sur les quatre fleurs qu'il colore :

 

Sur les lèvres, dont le carmin

Fait honte aux roses purpurines,

Où deux beaux rangs de perles fines

Brillent, comme dans un écrin;

 

Puis, en descendant de la bouche

A gauche, à droite tour à tour,

Sur deux seins dont le pur contour

Frémit du baiser qui les touche;

 

Et plus bas, sur celle des fleurs

Qui ne reçoit, tendre et craintive,

L'ardent baiser d'une foi vive

Qu'en y répondant par des pleurs.

 

De ce culte tel est l'emblème,

Quand finit, quand renaît le jour,

Signez-vous de la croix d'amour

Devant la beauté qui vous aime.

 

Théophile Gautier

 

 

Décadi 30 Nivose 221

 

Photo X – Droits réservés

 


Ecoute ! Ecoute ! 

Pourquoi Jésus ne peut pas mettre de suppositoire ? 
Parce que les voies du Seigneur sont impénétrables !

18/01/2013

Au bistro de la toile : les nazislamistes

chimulus bistro copie.jpg

 

- Putaing ! Victor, les Algériens, ils ne font pas dans la dentelle ! On tire d’abord, on négocie après !

 

- Et ils ont bien raison. Les nazislamistes sont des ennemis redoutables. Il n’est pas question de négocier quoi que ce soit avec eux. Même si cela doit amener des situations dramatiques pour ceux qui se sont mis en situation d’être pris en otage. Car ne l’oublions pas, les otages sont des gens qui prennent leurs risques. Soit en allant gagner du pognon dans des sites dangereux, pour engraisser Areva, Bolloré, Total, Vinci et autres exploiteurs ; soit en pratiquant un tourisme irresponsable pour se la jouer aventurier. Quand au type de la Somalie, c’est un accident du travail : ce type est – était ? – un agent secret ; assez nul pour se faire repérer et choper dès son arrivée. Et la tentative pour le libérer, soldé par un fiasco retentissant, a coûté la peau à deux troufions dont c’est aussi le métier, mais qui se sont fait flinguer pour rattraper la connerie et l’incompétence de ce gros nul.

 

- Ben ! T’es pas tendre Victor.

 

- Il n’y a pas de qui l’être. Les salafistes - que j’appelle les nazislamistes car ils combinent l’idéologie fasciste des nazis avec l’obscurantisme d’une religion dévoyée – sévissent partout dans le monde. Par la force, par les attentats, par la terreur, par la provocation. Tout recul, tout « arrangement raisonnable » est pour eux une victoire qui les conforte et les renforce dans leur combat débile : imposer au monde entier la charia dans un « califat » mondial ! Tu retrouves ces abrutis partout où il y a des troubles : le « onze septembre » bien sûr, la guerre civile sanglante en Algérie, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Nigéria, le dévoiement des révolutions tunisienne et égyptienne, et maintenant le Mali ; mais aussi en Asie : les attentats en Indonésie, au Timor, au sud de la Chine, au sud de la Thaïlande, etc. ; mais encore en Europe avec les attentats de Paris, Madrid, Londres etc. Sans oublier les histoires de voile, niquab, viande hallal, bordel dans les hôpitaux, les écoles, etc.

 

- Putaing… Une sacrée pieuvre assassine…

 

- Une pieuvre. Voilà la bonne image Loulle. Une pieuvre qui envoie ses tentacules partout. La pieuvre est un bestiau étonnant : chaque tentacule est régi par un cerveau accessoire mais tous obéissent au cerveau central. Les nazislamistes, c’est pareil. Tu coupes un tentacule, il repoussera. La solution, c’est de couper la tête de la pieuvre. Et en l’occurrence, la tête de la pieuvre, c’est…le Qatar et l’Arabie saoudite ! Nos grands « amis » ! Ceux que François « Normalou » reçoit en grande pompe à l’Elysée. Chez qui font faire la roue ministres et hommes d’affaires. Parce que ces pays croupions - totalement artificiels, où une infime minorité exploite sans vergogne des millions de travailleurs immigrés  – sont assis sur un tas de dollars : le sang du diable qui leur remonte sous les couilles. Je dis bien les couilles, car là-bas, seuls les couillus ont droit au chapitre. Les femmes sont encagées, niées, battues, servent d’esclaves et de trous à bite. Leur existence est totalement inféodée à leurs « males », maris, frères, pères… C’est chez ces tarés qu’est née l’idéologie salafiste. Et c’est cette idéologie débile qu’ils veulent imposer partout par la terreur. Et qui arme et abreuve de pétro dollars tous ces mouvements terroristes ? Le Qatar et l’Arabie saoudite. Mais les ulktra libéraux sont trop cupides pour l’admettre.

 

- Alors ? Quoi faire ?

 

- Si on veut vraiment se débarrasser du terrorisme, il faut frapper le salafisme à la tête. Si on veut envoyer des bombes c’est sur le Qatar et l’Arabie saoudite qu’il faut les larguer ! Et quand on y sera, on pourrait aussi libérer l’humanité de ces cancers que sont les religions « du livre ». Allez ! Rêvons un peu… Quelques belles bombes nucléaires qui vitrifieraient la Vatican, la Mecque et Jérusalem… Le monde se porterait mieux !

 

- …taing ! T’as la rabia ce matin Victor ! Tè ! Bois un coup, ça te passera…

 

 

 

Nonidi 29 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi Dieu a-t-il crée l'homme ? 
Parce qu'un vibromasseur ne sait pas tondre le gazon.

 

17/01/2013

Sanglier dans les villes : une solution.

Le civet de sanglier.jpg

 

 

Nous recevons de Maître R.L.T, éminent philosophe ampélophile et suidivore ardéchois, mais aussi farouche opposant au P.I.P.I (Porc Industriel Polluant Immangeable), cette fort intéressante proposition :

 

 

« SOLUTION RADICALE ET GASTRONOMIQUE

A LA PROLIFERATION DES SANGLIERS

 

 

         Dans une partie de l’Europe, la prolifération des sangliers qui deviennent progressivement citadins est enfin prise en considération et la presse s’en fait l’écho.

 

         Les pouvoirs publics, qui ont d’autres chats à fouetter, espèrent peut-être que le phénomène se résorbera naturellement, alors que c’est tout le contraire qui se prépare.

 

         Bien nourri, de plus en plus malin et adapté, le sus crofa copule et se reproduit à grande allure et sa population est exponentielle, notamment en Ardèche !

 

         Une solution simple et radicale existe :

-         multiplication des périodes de prélèvement intensif ;

-         aménagement de corridors de tir parallèles aux semis ;

-         contrôles sanitaires sérieux mais raisonnables et gratuits ;

-         mise en place d’une filière économique.

 

         Traitée à la façon du corned beef ou selon la technique du fameux pâté breton, la viande de sanglier est une mine de protéines, assez pauvre en graisse. Et c’est très bon.

 

         Avec le label « Ardèche », ce serait encore meilleur !

 

         De plus, les musulmans pourraient s’en délecter puisque ce n’est pas du porc, le nombre de chromosomes n’étant pas le même. Ce détail est théologiquement décisif puisque c’est dans ses deux chromosomes supplémentaires que le porc recèle la femme et le diable.

 

         La filière et le lobby du P.I.P.I.  (Porc Industriel Polluant Immangeable) pourraient en prendre ombrage, mais avec une subvention compensatrice du manque à polluer et des aides ciblées à la reconversion partielle tenant compte du marché et du marché des comptes, les têtes d’œufs européennes trouveraient une solution juste, raisonnable et citoyenne. »

 

René-Louis THOMAS


Octidi 28 Nivose 221


Illustration Vincent Barbantan

 

 

 

 

 

 

 

16/01/2013

Méli mélo au Mali Slam

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Ce méli mélo au Mali

Dont on nous gonfle au saut du lit

Même si ce n’est pas poli

Malgré la francophilie

De nos cousins noirs du Mali

Il ne faudrait pas qu’on l’oublie

C’est pas la guerre en patchouli

Mais un véritable conflit.

Là, y a pas de mâchicoulis

Mais de dangereux tassilis,

Du sable et des éboulis

Où les barjots de la folie

Ces fous d’Allah très avilis

Nous ont poussés dans ce conflit.

 

Mais s’ils avaient pris Bamako

Les tarés d’Allah toxicos

Ça t’en foutrait un sirocco

Dans tous ces pays tropicaux !

Poussons de grands Cocoricos

Les Mirages, les hélicos

De ces Françaouis amicaux

Grace à leurs tirs chirurgicaux

Ont arrêté ces bourricots

Surarmés dans leurs vieux tacots.

Maintenant, plus de quiproquo :

C’est à eux, les troufions locaux

De se bouger le haricot

Sinon, on court droit au fiasco.

 

 

 Septidi 27 Nivose 221


Illustration : Merci à Anheuser-Busch Inc.

 

15/01/2013

Au bistro de la toile: François s'en va-t'en-guerre.

chimulus bistro copie.jpg

 

"François s’en va-t’en-guerre

Les deux pieds, les deux mains dans la merde.

François s’en va-t’en-guerre

Ne sait quand reviendra…"

 

- …taing ! T’as un bel organe Loulle ! Mouais. Quand on « s’en-va-t’en-guerre », on sait quand et comment ça commence, mais jamais quand et comment ça finit…

 

- Alors ? Fallait y aller ou pas ? Il a eu raison François ou il s’est bâché ?

 

- Il a eu raison bien sûr. Oh ! Cette intervention n’est pas qu’altruiste, ne soyons pas trop bizounours. On n’envoie pas nos troufions uniquement pour défendre un régime politique malien déliquescent, corrompu, faible, pourri. Il y a aussi en fond d’écran les intérêts de madame Areva, de monsieur Total, de monsieur Bolloré, de madame Vinci, etc. S’il y a 6.000 ressortissants français vivant à Bamako, cde n’est pas pour rien.

 

- Donc, notre intervention est surtout bassement mercantile.

 

- Il y a un peu et même beaucoup de ça Loulle. Mais pas seulement. Le foutoir du nord Mali est, en partie, directement lié à la guerre de Sarko en Libye : la chute du pittoresque campeur des Champs-Elysées a été suivie de la fuite de bon nombre de ses mercenaires Targui (ou Touereg si tu veux, ce mot étant le singulier du premier) avec armes et bagages. Des armes nombreuses, modernes, puissantes pillées dans les énormes entrepôts de Kadhafi. Ces nomades – qui réclament depuis toujours un territoire à eux – se sont accoquinés, de gré ou de force, à toutes les racailles plus mafieuses que religieuses issues d’Al-Qaeda d’un côté, des restes des Groupes Islamiques Armés, les GIA algériens, étrillés au cours d’une guerre longue et sanglante par l’armée algérienne de l’autre. Tous ces gens trafiquent drogues, êtres humains, armes, argent sale, etc. En toute impunité. Leur vernis « religieux » en fait un centre d’attraction pour tous les fanatiques salafistes qui prétendent imposer un califat mondial. Nous luttons donc contre des fanatiques islamistes et des trafiquants opportunistes.

 

- Mais pourquoi nous ?

 

- Parce qu’il faut le faire. L’Europe ne peut pas laisser sur son flanc sud se développer un cancer mortel. Pourquoi nous ? Parce que personne d’autre que nous ne veut le faire. Parce que nous avons une responsabilité historique qu’on ne peut effacer (colonialisme, tracé de frontières aberrantes, dette de sang envers les parents et grands parents des Maliens qui se sont fait tuer pour nous libérer, langue commune, etc.). Parce que nous avons des moyens militaires sur place.Parce qu’un pays ami nous appelle au secours. Enfin parce que si les nazislamistes avaient pris Bamako, les choses auraient changées de nature.

 

- Comment ?

 

- Comment ? Trois mille tueurs barjots armés jusqu’aux dents auraient suffit pour mettre en place l’horreur de la charia dans une grande capitale, avec métastases rapides dans tous les pays voisins. Quel serait le premier résultat, en tout cas celui qui nous concernerait en premier lieu ? Des dizaines, des centaines de milliers de types qui fuiraient la terreur islamiste par tous les moyens. Et pour venir où ?

 

- En France bien sûr. Bien vu, Victor. Finalement, cette intervention est au moins autant égoïste qu’altruiste. Allez ! Buvons un coup au succès de nos armes !

 

 

Sextidi 26 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

  

14/01/2013

Manif des curés: Le bal des hypocrites

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400.000 ? 800.000 ? On s’en fout. Complètement. Allez, disons 800.000. Mais venus de toute la France. Avec les trains, des autobus payés par le pognon de l’Opus déi. C’est un pet de lapin ! Rien. Du bruit. Seulement du bruit. Et qui ne changera rien. Pour une raison bien simple : la majorité des Français est FAVORABLE à la mesure de simple égalité républicaine qu’est le mariage pour tous. Donc, pour Normalou, reculer devant les gesticulations de quelques milliers de culs-bénits, branchés ou non, serait politiquement suicidaire. La loi sera débattue au parlement et sera promulguée. Point barre. D’autant plus que le mariage est un simple contrat civil dans lequel la, les religions n’ont strictement rien à voir. Dans leur milieu, les « croyants » ont leurs propres rituels d’accouplement, la laïcité le leur permet. Qu’ils s’en contentent. Le reste, c’est de l’ingérence antidémocratique.

 

Mais derrière cette agitation de goupillons, c’est la grande peur des curés (dans le terme « curés », englobons évidemment tous les représentants des religions : prêtres, pasteurs, rabbins, imams). C’est la mise en cause de leur pouvoir basé sur le PATRIATCAT. « Dieu le père », « Notre père qui êtes aux cieux… », etc. dévoile le fond de commerce de ces filous. C’est l’union sacrée des évêques, curés, rabbins, imams pour garder la haute main sur le corps de la femme. Ce qu’ils défendent, c’est le patriarcat et non pas l’institution du mariage. L’hypocrisie a l’état pur. Les hommes sont la référence, les femmes, la différence. Les femmes sont priées de demeurer là où « Dieu » et leur nature les ont mises : au service de leur famille, de leur (ou de leurs) époux, de leurs enfants. Et l'on fait l'éloge de la tendresse des femmes, de leur don "naturel" pour le soin, afin de mieux les exclure du monde du pouvoir et de la décision, réservé à ceux qui sont par leur virilité les plus à même d'exercer les responsabilités au nom d'un « Dieu » lui aussi très couillu !

 

Les curés défendent et font semblant de magnifier la différence des sexes pour mieux cantonner les femmes à leur fonction « naturelle » : faire des lardons, se tenir à carreau, fermer leur gueule et servir de servante et de trou à bite pour leur « seigneur et maître » ! Là où ils sont forts (quelques milliers d’années de domination, de soumission des femmes, ça fait une sacrée expérience !) c’est qu’ils ont réussi à mobiliser les femmes dans un combat contre elles ! Ecoutez-les chanter la différence, l’altérité, la complémentarité de la femme, eux qui ne lui accordent strictement rien dans leur système de pouvoir ! Belle démonstration d’hypocrisie…

 

Le vrai débat, c’est celui de la procréation médicalement assistée, la PMA, comme disent les technocrates. C’est la gestation pour autrui, la GPA. Là est le débat vital, incontournable, gigantesque. La PMA ravale la femme au rang de ces vaches que l’inséminateur vient engrosser avec du foutre de taureau en paillette. Bonjour l’amour, bonjour le romantisme… Le GPA, c'est-à-dire les mères porteuses, c’est marchandisation, la financiarisation du ventre de la femme. Comment le qualifier ? Esclavage moderne ? Il y a de ça. Prostitution ? Il y a de ça. Exploitation de la misère ? Il y a de ça.

 

Au fait j’aimerais bien entendre la voix des féministes sur ce débat, le seul, le vrai. Le reste : ouverture de cette institution désuète et dépassée qu’est le mariage ou non des homos, qu’elle importance ? Bientôt, ne se marierons plus que les katos intégristes et les homos !

 

Quintidi 25 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

13/01/2013

Gastronomie de la Capitale européenne de la Culture : La bouillabaisse de Juvénal.

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 « Pour faire une bonne bouillabaisse

Il faut se lever de bon matin

Préparer le pastis et sans cesse

Raconter des blagues avec les mains…

 

Ainsi dit le refrain devenu immortel

Depuis qu'il fut chanté par le grand Fernandel.

Avec beaucoup d'humour, talent et allégresse

Il dit tout ce qu'il faut pour une bouillabaisse.

Ce fleuron flamboyant des tables de Marseille

Populaire partout au pays de Mireille.

Je vais vous raconter celle de Juvénal

Qui, bien que président auprès du Tribunal,

Était un personnage hautement sympathique

Dont les seules rigueurs étaient gastronomiques.

Devant le Roucas-blanc, des amis dévoués

Installaient son quintal dedans le tranvoué.

A l’époque, il roulait encore sur des rails,

Ses passagers riaient, galégeaient, sentaient l'ail.

 Les trous de la chaussée remuaient les wagons,

Particulièrement le dernier des fourgons,

À tel point qu'à Marseille, en parlant d'une fille

Ayant l'arrière-train sur roulement à billes

On disait: « Celle-là elle bouge les miches

Presqu'autant que le tranvoué de la Corniche! »

 

Arrivé au Vieux Port, Juvénal descendait

Et, suivant sa bedaine, en quelques embardées,

Saluant les chalands sans faire de façons,

Il gagnait le superbe marché aux poissons

Où pointus marseillais (1) et bettes martéguales (2)

Débarquaient la marée du profond de leurs cales.

Juvénal inspectait l'étal des poissonnières,

De solides matrones, fortes en gueule et fières,

Justement redoutées par clients et pêcheurs

Parce qu'intransigeantes sur l'état de fraîcheur

Des poissons colorés qu'elles mettaient en vente.

Leurs bordées de paroles pouvaient être violentes!

Juvénal s'arrêtait devant Berthe Chouli

Une maîtresse femme nourrie aux raviolis,

À la pastasciuta (3) et aux chichi-frégi (4),

Aussi large que haute: cent kilos d'énergie.

Ils se congratulaient de façon très mondaine

En se claquant le dos, ventre contre bedaine.

Juvénal commandait à sa chère acolyte :

- « Berthy, servez-moi bien: ce soir j’ai mes petites !

- Je vous mets un beau loup, des vives et du fiala (5),

Une queue de baudroie, un saint-pierre un peu là !

Des roucaou (6), des rascasses, un kilo de favouilles (7)

Qui donnent si bon goût quand on les écrabouille,

Deux langoustes en vie. Vé ! Si elles sont belles !

Et puis, zou ! en cadeau, deux poignées de girelles.

- Aco vaï ben (8), Berthy. Je vous aime beaucoup !

Vous me préparez ça, le temps de boire un coup ... »

Juvénal s'en allait vers les terrasses peintes

Déguster un violet en buvant son absinthe.

Enfin, l'air réjoui, content de ses emplettes,

Il reprenait le tram vers son repas de fête.

Maître de la cuisine pour cette bouillabaisse,

Il chassait ses "petites" en leur claquant les fesses

Affectueusement. Chantonnant l'Opéra,

Sans quitter son chapeau, la canne sur le bras,

Il vidait, écaillait et lavait les  poissons.

Selon leur gabarit les coupait en tronçons.

Puis lorsque tous étaient nettoyés et parés

Enfin il les rangeait en deux plats séparés.

Dans l'un les poissons tendres à la chair délicate:

Loups, Saint-Pierre, roucaou, poissons aristocrates.

Dans l'autre les plus fermes: fiela, vives, baudroie,

Langoustes et favouilles, poissons que l'on rudoie.

Au fond d'une marmite, Juvénal disposait

Trois oignons émincés, beaucoup d'ail écrasé,

Trois tomates pelées, écrasées au mortier,

Férigoule et fenouil, zest d'orange et laurier,

Dessus il déposait son choix de poissons fermes,

Un verre de bonne huile d'olive de la ferme,

Du poivre du moulin et du safran en brins,

Quelques grosses pincées de bon gros sel marin.

Il mouillait tout cela avec de l'eau bouillante,

Juste un doigt au dessus, c'est la valeur courante.

Il enlevait alors les ronds de la "Rosières" (9),

Pour que la flamme entoure son oulo (10) presqu'entière.

Il montait ça au bouilh (11), cinq minutes, à feu vif,

Alors il ajoutait les poissons de récifs.

Encore cinq minutes de grosse ébullition

Pour bien amalgamer l'huile avec le bouillon.

- « Ma bouillabaisse est prête. Humez-moi ce parfum !

C'est toute la Provence, la mer et ses embruns! »

Il versait le bouillon, fumant dans la soupière,

Sur du pain frotté d'ail et en tranches entières.

Il servait les poissons à part, sur un grand plat.

Et tous appréciaient ce repas de gala.

Un grand Châteauneuf blanc servi dans du cristal

Sublimait les saveurs du plat de Juvénal.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 VictorAyoli

 in "Le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s"

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

3 petits loups (un kilo en tout), - 1 demi kilo de fiala (congre) pris dans le ventre. - 1 kilo de poissons de roches (vives, girelles, roucaou ),

saint-pierre (5 à 700 g), - l queue de baudroie (800 g), - l kilo de favouilles (petits crabes), - 1 langouste (pas obligatoire), - 3 ou 4 tomates, - 3 oignons, - 4 gousses d'ail, - 3 cuillères à soupe de gros sel marin, - poivre noir du moulin, - safran en brins, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 3 branches de fenouil. - 1 zeste d'orange. - un grand verre d’huile d'olive.

 

Les vins conseillés:

Les vins blancs frais, joyeux et embaumés de Cassis sont le complément naturel de la bouillabaisse. On peut les remplacer avec bonheur par des blancs de Bandol, de La Ciotat, de Draguignan, de Vidauban, de Pierrefeu. Tous les grands vins blancs secs de la vallée du Rhône: Saint-Peray, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Gervais, Uchaux, Laudun, Villedieu, Saint­Victor-Lacoste, Pujaut.

Les blancs puissants et parfumés des Coteaux du Languedoc de Quatourze, La Clape, La Méjanelle, Picpoul de Pinet

 

 

(1) Pointus marseillais: bateau de pêche à étrave pointue e tfond en forme. Commun à tous les pêcheurs de la Méditerranée. Une forme qui n'a pas changé depuis les phéniciens et les grecs.

(2) Bette martégua!e : bateau de pêche pointu mais à fond plat, originaire de Martigues.

(3) Pastacciuta : plat de pâtes à l’italienne.

(4) Chichi-frégi : beignet marseillais enforme de boudin à hase de farine de pois-chiche cl l'origine, de froment à présent.

(5) Fiala : congre.

(6) Roucaoû : poisson de roche .

(7) Favouilles : petits crabes de la Méditerranée.

(8) Aco vaï bèn : ça va bien.

(9) Rosières : marque de cuisinière en fonte.

(10) Oulo : récipient de cuisson métallique profond, qu’on suspend au dessus de la cheminée ou que l’on pose sur la cuisinière.

(11) Bouilh : ébullition.

 

 Quartidi 24 Nivose 221


Illustration originale Vincent Barbantan

12/01/2013

Ouiquinde érotique avec Jean Benech De Cantenac

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L'occasion perdue recouverte 


(...)
Par une secrette avenue,
Il fut dans son appartement,
Et la trouva nonchalamment
Dormant sur son lit étendue :
Mais, dieux ! que devint-il alors ?
En approchant de ce beau corps,
Il eut de mouvements étranges,
Lorsqu'une cuisse à découvert
Lui fit voir le bonheur des Anges
Et le ciel de l'Amour ouvert.

Dans cette agréable surprise
Où Cloris n'avait pas songé,
Elle avait assez mal rangé
Et ses jupes et sa chemise ;
Lisandre aussi, trop curieux,
Vit lors les délices des dieux,
La peine et le plaisir des hommes,
Nôtre tombe et nôtre berceau,
Ce qui nous fait ce que nous sommes
Et ce qui nous brûle dans l'eau.

Aimant de la Nature humaine,
Bijou chatouilleux et cuisant,
Précipice affreux et plaisant,
Cruel repos, aimable peine,
Remède et poison de l'amour,
Bûcher ardent, humide four
Où les hommes se doivent cuire,
Jardin d'épines et de fleurs,
Sombre fanal qui fait reluire
Nos fortunes et nos malheurs ;

Nid branlant qui nous sert de mue,
Asile où l'on est en danger,
Raccourci qui fait allonger
La chose la moins étendue,
Fort qui se donne et qui se prend,
Œil couvert qui rit en pleurant,
Bel or, beau corail, belle ivoire,
Doux canal de vie et de mort
Où, pour acquérir de la gloire,
L'on fait naufrage dans le port.

Petit trésor de la Nature, 
Etroite et charmante prison, 
Doux tyran de nôtre raison, 
Vivifiante sépulture, 
Autel que l'on sert à genoux, 
Dont l'offrande est le sang de tous, 
Sangsue avide et libérale, 
Roi de la honte et de l'honneur, 
Permettez que ma plume étale 
Ce que Lisandre eut de bonheur. 

Beau composé, belle partie,
Je sais bien que, lorsqu'il vous vit,
II n'observa dessus ce lit
Ni l'honneur ni la modestie ;
Mu d'amour et de charité
Il couvrit votre nudité,
Pour faire évaporer sa flamme,
Et savoura tous les plaisirs
Que le corps fait sentir à l'âme
Dans le transport de nos désirs

Ce beau dédale qu'il contemple
Avec des yeux étincelants
Fait naître et couler dans ses sens
Une ardeur qui n'a point d'exemple.
Ce feu qui consume son cœur
Porte partout sa vive ardeur,
Eclate enfin sur son visage.
Et ce lâche de l'autre jour (1),
Se raidissant d'un fier courage,
Ecume le feu de l'amour.

Plein d'ardeur, d'audace et de joie 
De remporter un si beau prix, 
Le galant sauta sur Cloris, 
Comme un faucon dessus sa proie, 
Quand cette belle, ouvrant les yeux, 
Vit Lisandre, victorieux, 
Forçant ses défences secrètes, 
Et, la tenant par les deux bras, 
Entrer, tout fier de ses conquêtes. 
En un lieu qu'on ne nomme pas. 
(...)

 

Jean Benech De Cantenac (1630-1714) 

 

In Poésies nouvelles et autres œuvres galantes (1662) ce poème d’amour fut attribué un temps, par erreur, à Corneille. On ne prête qu’aux riches

 

(1) dans une précédente tentative, Lisandre…resta piteusement en panne !

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

Tridi 23 Nivose 221