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07/02/2013

Sommet de l’Europe des boutiquiers.

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Après s’être viandés en novembre dernier, les dirigeants de l’Europe, au plus haut niveau, vont s’affronter sur un sujet qui va conditionner en grande partie notre manière de vivre de 2014 à 2020 : le budget pluriannuel de l’Europe. Comme en novembre, ça va être la foire d’empoigne. Les égoïsmes nationaux vont se déchainer, chacun voulant faite prévaloir son intérêt national.

 

C’est pourtant du concret que chacun de nous peut comprendre. En bref : que coûte l’Europe, quels montants financiers chaque état devra lui consacrer, et que faire de tout ce pognon ?

 

Quid du fameux pacte de croissance de François ? Les 120 milliards annoncés correspondent seulement à des fonds déjà prévus et sont ridicules par rapport aux besoins. Ce pacte aurait une efficacité à partir de 800 milliards… Quant à un impôt européen (proposé par les socialistes européens) destiné à donner aux institutions européennes des moyens à l’abri des égoïsmes nationaux, il n’est pas à l’ordre du jour !

 

La Commission avait proposé un budget de 1033 milliards d’euros pour les années à venir, soit en légère augmentation par rapport au précédent, mais les principaux contributeurs (dont la France bien sûr) lui on dit « Tè ! Fume… ». Tous agitent leur droit de véto si leurs intérêts nationaux ne sont pas satisfaits. L’inodore Van Rompuy propose un compromis autour de 960 milliards, soit bien moins que les 1033 demandés.

 

La France sort le gros bâton pour défendre une politique agricole commune archi dépassée (44% du budget total !) consistant à gaver de subventions les productivistes drogués aux engrais et pesticides. J’entendais ce matin dans la machine à bruits un « exploitant agricole » du Gers qui pleurait presque, de peur de perdre un peu des subventions qui – ce sont ces paroles – « représentent 50% de mes revenus ». Un échec entérinant le statu quo, donc l’assurance de maintenir le même niveau d’aides agricoles arrangerait donc la France et ses goinfres de la FNSEA.

 

L’Allemagne, obnubilée par son approche boutiquière de l’Europe, veut conditionner les aides au strict respect des disciplines budgétaires. N’oublions pas que ce pays donneur de leçon a obtenu, un rabais de 1 milliard !

 

Les Britanniques, « peuple de boutiquiers vindicatifs » disaient d’eux Napo,  pour lesquels l’égoïsme est une composante essentielle de leur nature, poussent à la roue pour baisser le montant de ce budget européen. Ils ne seraient pas trop gênés eux non plus par un échec : depuis l’exécrée Thatcher, l’Europe leur refile chaque année un chèque d’environ 4 milliards. Ainsi sur la période 2007-2013, cela représente plus de 31 milliards d’euros. Ce rabais est financé par les autres États membres, au prorata de leur part du PNB communautaire. Eh ! Cameron, quand est-ce que vous vous cassez, les Rosbifs ?

Ce budget confortera l’austérité et donc la crise. Eh ! Oh ! Si l’on veut vraiment faire une Europe fédérale, il faudrait commencer par instaurer un véritable impôt européen, payé par chaque citoyen de l’Europe. On paie des impôts pour la Commune, on paie des impôts pour la Région, on paie des impôts pour l’Etat, pourquoi n’en paierions nous pas pour l’Europe ? Et le pognon de la taxe Tobin (sur les transactions financières) il va où ? Autrement dit, faute de moyens européens, le « pacte de croissance » claironné par François a du plomb dans l’aile.

 

Vous avez dit crise ? Mais la « crise » est une formidable opportunité pour les vautours de la finance internationale. Elle flanque une trouille « salutaire » permettant de faire accepter toutes les régressions sociales, tous les « sacrifices » indispensables pour éviter un « pire » soigneusement entretenu.

 

Octidi 18 pluviose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un type arrive chez son meilleur pote, c'est sa femme qui lui ouvre. 
- Eh ! Salut Sophie. Il est pas là François ? Faut que je le vois ! 
- Ah non il est parti faire une course, mais il ne va pas être long. 
- Je peux l'attendre ? 
- Sûr ! Entre et assoies-toi ! Je t'amène à boire. 
Comme elle revenait avec deux bières, le copain lui dit : 
- Tu sais, Sophie, t'as vraiment les plus beaux seins de la terre, je paierais bien 250 pionss pour en voir un ! 
Sophie réfléchit une seconde et se dit que puisque son mari les voit tous les jours gratos, il n'y a pas de raison que son copain n'en profite pas non plus. Elle ouvre donc son corsage et sort un sein pour le montrer. 
- Ce qu'il est beau ! C'est dommage de n'en voir qu'un... Tiens je te file encore 250 pions et tu me montres les deux ! 
Au point où elle en était, Sophie se dénude complètement la poitrine. 
Le copain la remercie chaleureusement et dépose un billet de 500 euros sur la table puis s'en va. 
Un peu plus tard, le mari revient, sa femme lui dit que son copain est passé. 
- Ah, répondit le mari, je vois qu'il t'a laissé les 500 euros qu'il me devait ! 

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