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28/02/2013

Au revoir et respect, citoyen Stéphane Hessel

hessel.jpg

 

 

Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l'ancre ! 
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons ! 
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre, 
Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte ! 
Nous voulons, tant ce feu qui nous brûle le cerveau, 
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ? 
Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !



Charles Baudelaire


Les Fleurs du mal 


Décadi 10 ventôse 221


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27/02/2013

Réformes bidon et aliboffis qui gonflent, qui gonflent...

 

réforme fiscale,réforme bancaire


 

 

J'ai voté François Normalou Hollande pour une nécessité et deux promesses séduisantes. La nécessité était évidente: se débarrasser de Sarkozy et de sa clique. Les deux promesses qui m'ont décidé: 1 - mettre la finance au pas: réforme bancaire; 2 – mettre de l'ordre et de la justice dans l'impôt: réforme fiscale. Le premier contrat a été rempli...sans changement évident. Les deux autres; réforme bancaire et réforme fiscale... Tè! Fume! Que dalle, sinon de l'enfumage.

 

Réforme bancaire. Sous la pression des lobbies bancaires relayés par les haut fonctionnaires de Bercy ouvertement acquis aux positions les plus ultra libérales, Moscovici – le pire ministre à ce poste depuis longtemps – présente une « réforme bancaire » bidon étalant au grand jour sa servilité vis à vis des force de l'argent. Et pour cause: cette pseudo réforme a été concoctée...par le ci-devant Ramon Fernandez, directeur du trésor mis en place par…Sarkozy! Qui a été à la manœuvre pour concocter une réforme bien douce pour les banques ? Ben, des banquiers bien sûr ! Un puissant lobby de « gens du peuple » comme le ci-devant Baudouin Prot, patron de BNP Paribas, le ci-devant Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, le ci-devant François Pérol, placé par Sarko à la tête du groupe  Banques Populaires-Caisses d’épargne, le ci-devant Jean-Paul Chifflet, patron du Crédit Agricole. Sans oublier, dans la coulisse mais très près des oreilles des décideurs politiques, l’inévitable Pébereau…

« Mon ennemi, c'est le monde de la finance! Qu'il tonitruait François! Putaing! Ça avait de la gueule. Enfin, qu'on se disait, quelqu'un qui va leur rentrer dans le lard aux financiers, aux banquiers, aux « hedges funds », aux paradis fiscaux, etc. Banzaïe François! qu'on se disait. On est avec toi! On va voir ce qu'on va voir. Et on a vu arriver...Moscovici. Insipide et incompétent, laissant la bride sur le cou aux nuisibles de Bercy et donc laissant à ce « monde de la finance » honni le soin de choisir le doux plumeau que devait le châtier!

 

Cette réforme? La « loi de séparation et de régulation bancaire », c'est à peine mieux que rien puisque ça ne touchera que1,5 % du total des activités des banques… On appelle ça prendre les gens pour des cons. Non mais écoutez-les brailler, pleurer, se tordre les mains de douleurs les banquiers français. Ils glapissent que, empêchés de conduire ces opérations de marché, ils perdraient clients, chiffre d’affaire et profit. S’agissant de leur chiffre d’affaire, de leur place dans la hiérarchie mondiale des plus grandes banques, et de leur profit, la collectivité nationale – vous, moi, nous - doit leur dire clairement qu’elle s’en fout ! S'ils sont mauvais, qu'ils fassent faillite. Comme tout le monde. Il faut leur dire, à ces charlots cupides et menteurs, leurs quatre vérites:  il a fallu tout de même lever 97 milliards d’euros pour nos « chères » banques, dont 77 milliards au titre des prêts de la SFEF (Société de financement de l’économie française) et 20 milliards au titre des prises de participation de la SPPE pour les crédits de secours (Société de prise de participation de l’Etat) pour les apports en (quasi) fonds propres. Oui, mais on a remboursé qu'ils disent. Et avec de l'avance. On leur rappellera que les contribuables français et belges plongent — pour l’heure — de 12 milliards pour le compte de Dexia. On leur rappellera surtout que le remboursement en question ne les exonère de rien du tout, et notamment pas de l’effondrement de croissance qu’ils ont laissé derrière eux, où nous sommes encore pour un moment, avec les dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires qui vont avec.

 

Réforme fiscale. Elle est où cette grande remise à plat toujours promise, jamais réalisée? On nage dans un foutoir invraisemblable d'exonérations, de subventions et autres passe-droits aberrants. Et que font-ils nos grosses têtes? Des mesures farfelues retoquées (la fameuse tranche à 75%). Le gouvernement a manifestement renoncé à mettre en œuvre la « révolution fiscale » qui aurait permis de reconstruire un véritable impôt républicain et progressif sur tous les revenus. Ne disposant donc pas d’un outil fiscal juste, qui permettrait de faire peser sur les contribuables, au prorata de leurs revenus, les efforts éventuellement nécessaires, le gouvernement en est réduit au grand n’importe quoi : sans la moindre cohérence, sans le moindre souci de justice sociale, c’est à qui annoncera la mesure fiscale la plus contestable, la plus biscornue, ou la plus imprévue.

 

Toujours aux avant-postes pour suggérer des mesures socialement injustes, le président socialiste de la Cour des comptes, Didier Migaud, fait ainsi la promotion depuis quelques semaines d’un rapport de son institution qui préconise une remise en cause drastique des indemnités chômage!


Voilà la « réforme » Mosco. Du bricolage bidon alors qu'il convient de tout foutre à plat, supprimer toutes les dérogations, fusionner – comme il en était question durant la campagne et comme font les autres grands pays européens – l’impôt sur le revenu et la CSG, et instituer de nouvelles tranches non seulement à 45% mais à 50, 55, 60% et plus de façon a avoir un impôt sur le revenu cohérent, efficace et véritablement progressif. Comme c’était avant les ravages ultra libéraux que les criminels contre l’humanité Reagan et Thatcher ont imposé au monde. Sous Raffarin, la tranche haute était de 48% et sous Giscard, de 60% ! Elle a même été de 90% en 1939, sous Daladier, pour préparer (trop tard…) la France à la confrontation avec les nazis…



Et puis enfin, puisqu'il faut du pognon, au lieu de penser à faire les poches de ces « salauds de retraités » et de ces « feignasses de chômeurs » ne vaudrait-il pas mieux entamer par exemple, une lutte acharnée pour faire reculer la fraude fiscale qui, selon un rapport récent, coûte environ 60 milliards d'euros aux finances publiques?



François Normaloumollet, ton double langage, l'inefficacité de ton gouvernement commencent à nous gonfler sérieusement les aliboffis!



Nonidi 9 ventôse 221



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Ecoute ! Ecoute !

 

 

C'est un gosse qui crie:

 

- Maman, Maman! Le banquier est là. Tu as l'argent ou bien je dois aller jouer dehors? 

26/02/2013

Italie : Avanti giovinezza e Vaffanculo l’« establishment »

beppe grillo bras d honneur.jpg

 

 

 

Politicards véreux, Vaffanculo ! C’est très bien.

 

Europe, Vaffanculo ! C’est dramatique.

 

Plus qu’une adhésion totale aux idées du parti « 5 étoiles » de Beppe Grillo, l’émergence de ce parti marque le rejet radical de la classe politique italienne mais aussi de la presse et de tous les médias. Les Italiens disent merde à ce grouillement de magouilles, de compromission avec les mafias, de détournement de fonds, de conflits d’intérêts, etc. qui sont le socle de la politique italienne. Grillo ouvre une faille dans l'immobilité politique italienne. Ces personnages vétustes qui se cooptent entre eux et se sont partagés l'Italie doivent disparaître. Et pas seulement en Italie. Ce vote est la manifestation d’un cri : BASTA ! ASSEZ ! DEGAGEZ !

 

Ils disent aussi merde à l’austérité imposée à toute l’Europe par la teutonne Merkel à travers le blême premier ministre Monti. Ils disent non à la  "Rigor Montis" (jeu de mot sur Monti et rigor mortis ou "rigidité cadavérique"). L’exemple allemand (richesse des industriels et des financiers basée sur la destruction des services publics, l’appauvrissement de la population laborieuse, la multiplication des laissés pour compte, l’écrasement économique de ses voisins et partenaire de l’Union européenne), porté aux nues par tous les politicards européens et qui débouche sur une austérité ravageuse, est rageusement rejeté.

 

L’« establishment » européen commence à avoir les aliboffis qui tremblent, lui qui balayait d’un revers de main dédaigneux le « bouffon » Grillo, comme il l’a fait avec le parti Syriza en Grèce ou encore avec Mélenchon en France. Partis « populistes » dit-il, suprême anathème… Seulement ces partis nouveaux séduisent majoritairement les jeunes ! Ils sont donc l’avenir de l’Europe. Et il faudra bien passer par eux.

 

Le rejet de l’Europe, lui, marque l’échec non pas de l’idée européenne, toujours chère au cœur des européens, mais de cette Europe ultra libérale imposée contre les peuples par les droites européennes au pouvoir depuis trop longtemps. Une Europe où la concurrence sauvage entre pays remplace la solidarité, ou les banquiers parasitent l’Union, ou l’austérité d’inspiration allemande ravage les populations.

 

L’émergence du parti de Beppe Grillo – qui fait trembler les droites en place, il suffit d’écouter les « éditorialistes » lui cracher dessus – représente un grand espoir pour toute l’Europe.

 

Et Vaffanculo à ceux à qui ça ne plait pas !



Octidi 8 ventôse 221


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Ecoute ! Ecoute ! 


C'est un jeune homme qui fait de l'auto-stop sur la Nationale 7. Une Mercedes 500 SL s'arrête. Le conducteur est en smoking, avec des lunettes noires et il fume un gros Havane. 
- Avant que vous ne montiez dans ma voiture, lui dit-il, il faut que vous me disiez si vous êtes de droite ou de gauche en politique. Le jeune auto-stoppeur un peu naïf répond :

 - Je suis de gauche, monsieur. 
Et le type à la Mercedes lui répond en fermant la portière et en mettant les bouts : 
- Dommage pour vous ! 

Quelques minutes plus tard, une BMW 840i s'arrête et il se passe exactement la même chose, à croire que tous les automobilistes se sont donnés le mot.  Le conducteur demande au jeune auto-stoppeur de quel bord politique il est. 
Le jeune gars répond encore qu'il est de gauche. 
Comme pour la première fois, le type à la BMW démarre en laissant le jeune sur la route.

 

- C'est débile, se dit l'auto-stoppeur, la prochaine bagnole qui s'arrête, je lui dirai que je suis de droite et puis basta ! 
Quelques minutes après cette sage réflexion, une Porsche 911 s'arrête. Le conducteur est une conductrice, c'est même une blonde splendide, encore mieux carrossée que sa voiture. La blonde, comme les deux conducteurs précédents, lui demande de quel bord politique il est. 
Laissant son amour-propre de côté, le jeune auto-stoppeur répond qu'il est de droite. La fille l'invite alors à monter, ce qu'il fait. 
Il remarque vite que la fille porte une mini-jupe ultra courte, et qu'au moindre passage de vitesse, à la moindre accélération, la jupe remonte, remonte... L'auto-stoppeur a le regard fixé sur les cuisses et la petite culotte de sa bienfaitrice. Il est de plus en plus excité et commence à se sentir serré dans son jean. 

- Finalement, il n'y tient plus et dit à la fille: 
- C'est marrant la politique : ça fait à peine dix minutes que je suis de droite et j'ai déjà envie de baiser quelqu'un ! 

 

 

25/02/2013

Après les poisson-chat, les pois(s)on-cochon, les pois(s)on-poulet, les pois(s)ons vache ! Bon appétit.

poisson cochon.jpg

 

Moi j’aime bien le saumon. Avec la peau. Je le mets sur une vieille poêle dont je tapisse le fond de gros sel. Je fais chauffer très fort jusqu’à ce que le sel pète. Je pose alors mon pavé de saumon, côté peau sur le sel. Et je surveille la progression de la cuisson. La viande rosé devient plus claire au fur et à mesure qu’elle cuit. Lorsque cette coloration plus claire a atteint les deux-tiers, je couvre la poêle avec une autre retournée afin de former un four. J’arrête alors le feu et je laisse la cuisson se finir pendant cinq minutes. Avec un filet d’huile d’olive, c’est le pied ! 

 

Mais je crois que je ne vais plus bouffer de saumon. Celui d’élevage est devenu de la vraie merde. Antibiotiques, pesticides sont mélangés généreusement à la nourriture de ces bestiaux qui vivent les uns sur les autres dans leur merde. Et ce n’est pas tout : les saumons OGM sont en route…

 

Mais ce n’est pas tout : comble de la stupidité, les nuisibles de la Commission européenne, sous la pression des lobbies, comme d’hab, viennent d’autoriser, à partir du 1er juin, la nourriture des poissons d’élevage avec les farines animales. Oui. Celle-là même qui ont planté une merde noire il y a quinze ans (cadeau de nos « amis » anglais). Des centaines de morts humaines, près de 200.000 vaches atteintes de l'encéphalite spongieuse bovine (ESB), des milliers de troupeaux massacrés, des milliers d'éleveurs traumatisés, etc., etc.



L'interdiction de l'utilisation de ces « minerais » animaux pour la nourriture des bovins a été effective dès 1997. Il en a été de même pour les poissons en 2001. Mais, en loucedé, les « experts » des Etats membres ont approuvé en juillet 2012 une mesure autorisant le recours aux farines de porc et de volailles pour l’élevage des poissons. Trois Etats, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, s’y étaient opposés. La commission du sinistre Barosso est passé outre: la décision a été prise il y a quelques jours et publié au J.O. de l'Union européenne.



Vu que ces tonnes et ces tonnes de farines animales stockées à grands frais ne coûtent rien, on peut s'attendre à ce que les éleveurs de poissons se ruent sur cette source de profits juteux. Donc, tous les poissons d'élevage (d'ores et déjà la majorité) que nous trouveront sur nos étals dès cet été seront des poissons-vache, des poissons-porc, des poissons-poulet... Putaing, Loulle! Ta daurade elle sent la rillette !



Bon. A la limite, cela permettra d'éviter de saccager les poissons sauvages qui sont transformés actuellement en farines pour nourrir les poissons d'élevage. Mais cette autorisation pour les poissons n'est qu'un premier pas. Après les poissons, la Commission européenne prévoit de proposer en 2014 de réintroduire l’utilisation des farines animales pour les volailles et les porcs. Pour éviter le « cannibalisme », les volailles seraient nourries avec de la farine de porc, et inversement. Mais qui ira vérifier? Les magouilles de substitution de viandes de vaches et de canassons sont là pour illustrer les dérives potentielles que ce laxisme de la Commission européenne autorisent. Dès lors, on peut s'attendre à plus ou moins court terme à un retour, sous une autre forme, d'une crise équivalente à celle de la vache folle. On peut faire confiance à l'avidité des industriels de l'agro-alimentaire pour ça, et à la cupidité des fonctionnaires européens...



Bon appétit !



Septidi 7 ventôse 221



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Ecoute ! Ecoute !



Nourrir les poissons.

 

Au cours d'une croisière, une tempête fait rage. Sur le pont du bateau un marin s'approche d'une dame et dit :
- Vous ne devriez pas rester là, madame, une vague pourrait vous emporter...
Un homme qui se trouve à coté se retourne et dit au marin :
- Dites donc, occupez-vous de vos affaires, c'est ma belle-mère pas la vôtre!  



24/02/2013

Gastronomie dominicale : La daube du tueur.

daube tueur pour web.jpg

 

 

J'ai un ami tueur, c'est vrai, je le confesse ...

Un homme plein d’humour, de rugueuse tendresse,

Apte à faire passer de la vie au trépas,

Qui n'officie jamais aux heures des repas.

Honnête travailleur, fier de son savoir-faire,

Il tue au quotidien. Tuer, c'est son affaire.

C'est au couteau qu'il tue les jours de la semaine.

Le dimanche, au fusil, mais sans aucune haine.

Mon ami Angelo, tueur aux abattoirs,

Fin chasseur, est aussi un cuistot de devoir.

Pourvoyeur naturel de produits de mangeaille,

Sa cour est composée de docteurs es-ripaille.

Son cabanon, perché au bord d'une falaise

Domine, au levant, la terre avignonnaise.

De doctes assemblées de gens de haulte graisse

En ont fait un haut-lieu consacré à l'ivresse,

Au pantagruélisme, au culte des bougresses,

Aux goinfreries sacrées, aux ventrées d'allégresse,

Aux gaillardes chansons, aux grands éclats de rire,

Aux joutes oratoires, aux poètes, au bien-dire.

Il faut voir Angelo haranguant ses ouailles.

La panse rebondie, la moustache en bataille,

Etranglant un goulot, le touille-sauce en main.

Annonçant le menu, tel un tribun romain

Gras double, pieds-paquets, civet de marcassin,

Grives, tourdres, bécasses ont hanté ce lieu saint.

Mais la spécialité d'Angelo le tueur

Parangon de parfums, chef d'œuvre de saveurs,

Ce plat de paysans, velours de l'estomac,

Les experts sont d'accord: c'est sa daube au Lirac.

- Qu'a-t-elle donc, Victor, la daube d'Angelo

Pour que tu en parles avec des trémolos !

- Classique si ce n'est la qualité du vin,

Peut-être bien, aussi, un certain tour de main.

Choisis bien tes morceaux: paleron, plat de côtes,

Gallinette, jarret et un bout de culotte.

Coupés grossièrement en tronçons bien épais,

Dans un profond faitout tu les mets à tremper

Au moins toute une nuit dans du vin de Lirac,

Avec sel, poivre, thym, oignons jetés en vrac,

Mets aussi un dégou de cette huile d'olive

Qui sublime les goûts, parfume et enjolive.

Sors et sèche ta viande le lendemain matin,

Passe ta marinade et jette oignons et thym.

Dans du lard de cochon fondu fais revenir

Deux cèbes du Vigan, mais ne fais pas roussir.

Tu rajoutes ta viande et tu la fais suer

Doucement, à feu doux, sans trop la remuer.

Mets un bouquet garni, sarriette et romarin,

Sale légèrement, poivre avec ton moulin,

Pendant ce temps tu chauffes ta marinade à part.

Attention ! Du Lirac, pas du mauvais pinard !

Là, petit, il te faut être un peu dégourdi :

Rajoute louche à louche ton liquide tiédi

Puis fais cuire à feu doux deux heures pour le moins.

Sors du feu et réserve jusques au lendemain.

En se refroidissant, ton bœuf va se confire,

Et pour le réchauffer, deux heures vont suffire,

Mais sur un feu très doux, sous la chaude caresse

De cendres sous lesquelles couve l'ardente braise.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe ct la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la marinade: - 2 kilos de bœuf (culotte, jarret, gallinette, paleron), - 3 oignons coupés grossièrement, - 1 grosse touffe de thym, - 1 poignée de gros sel de Camargue, - poivre noir du moulin en abondance. – 1 verre d'huile d’olive, - 2 bouteilles de Lirac rouge.

Pour le plat: - 1 hecto de lard de cochon. – 2 cèbcs du Vigan (à défaut de Lézignan ou d'ailleurs, mais douces), - bouquet garni riche (thym, laurier, sarriette, romarin, persil plat), - sel, - poivre, - marinade purgée de ses légumes et tiédie.

 

Les vins conseillés:

Rien en dessous de 14° ! Mais le choix reste large. En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Lirac, Cairanne, Châteauneuf-de-Gadagne, Saint-Gervais, Vinsobres, Saint-Maurice-sur-­Aigues, Visan, Rochegude.

En vins du Languedoc et du Roussillon : Saint-Chinian, Fitou, Collioure.

En vins de Provence : Bandol. Pierrefeu, Tourves, Brignolles, Saint-­Zacharie, Les Arcs. Et, bien sûr, tous les bons vins d’ailleurs !

 

Sextidi 6 ventôse 221

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Après 20 années, trois copains se retrouvent.

Le premier dit : 
- Ma femme a une taille de guêpe et tous les soirs, je la pique, je la pique... 
Le deuxième : 
- Moi, ma femme a une taille de sauterelle, et tous les soirs, je la saute, je la saute... 
Le troisième : 
- Moi, ma femme a une taille d'éléphant, et tous les soirs, je la trompe, je la trompe...

 

 

23/02/2013

Ouiquinde érotique : retour à la nature

femme modigliani.jpg

 

 

Foin de tous ces sacs d’os, mannequins faméliques

Condamnées par la mode à rester rachitiques ;

Nous aimons l'abondance, les rondeurs parfumées

Quand les maigres sont vues, les rondes sont aimées !

 

Foin de ces chats pelés, rasés et sans beauté

Fantasmes très douteux de la puérilité ;

Nous aimons vos trésors avec du poil autour

Le mystère envoûtant des fourrures d’amour.

 

Foin  des déodorants aux odeurs de vaisselle

Que « le marché » impose aux belles jouvencelles ;

Nous aimons ces parfums sentant bons et pas bons

 

Fragrances absolues de passion et de vie

Forte odeur de marée, aromes de jambon.

Un cul, ça sent le cul comme un vit sent le vit !

 

VictorAyoli

 

 

Quintidi 5 ventose 221

 

Merci à Modigliani

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi fait-on l'amour en va et viens ? 
Parce qu’il n'y a pas assez de place pour faire demi-tour !

 

 

22/02/2013

Taylor, on t’enc… !

taylorisme charlot.jpg

 

 

 

Vous l’avez entendu, le ci-devant Taylor, sorte de patron-crapule yankee ? Il traite les Français de grosses feignasses avinées. Ben pourquoi pas M.Taylor. Il est toujours jouissif de passer pour un con devant plus con que soit ! C’est un plaisir de gourmet. Et question connerie, il en connait un bout le père Taylor !

 

Il nous reproche de préférer de temps en temps savourer le formidable plaisir de glander ! Il ne sait même pas ce que c’est ce gros con. Avec le nom qu’il porte, ce n’est pas étonnant. Un connard qui portait le même nom n’a-t-il pas théorisé la rationalisation de l’exploitation des ouvriers ? Taylorisme vous connaissez ? C’est le Charlot des Temps Moderne, le stakhanovisme, le même boulon que l’on serre heures après heure, sans surtout penser, sans réfléchir. Et contre cette prostitution, le « patron » donne quelques poignées de figues. Assez pour ne pas crever. Et surtout pas beaucoup de temps pour glander. Surtout ne pas réfléchir ! Monsieur Taylor, sachez que les « feignasses avinées » vous conchient tout en jouissant de l’existence. Et vous pisser à la raie, à vous et à vos complices de la mondialisation ultra libérale, c’est un plaisir savoureux !

 

Cette intrusion impudente d’un patron de multinationale yankee dans la vie de notre république est une illustration caricaturale de l’horreur que nous préparent ces mêmes yankees avec la complicité de la commission européenne : le grand marché transatlantique. Obama, dans son discours de l’union, a évoqué ce machin auquel travaillent sournoisement tous les ultra libéraux qui sévissent à Bruxelles. Ce que veulent les Zétazuniens, avec le relais de leur caniche anglais, c’est la création d’une vaste zone de libre échange, d’un énorme marché à travers lequel les fermiers yankees subventionnés pourraient inonder l’Europe de poulet à l’eau de javel, de bidoche aux hormones et de céréales et autres produits aux OGM. Mais ce n’est pas tout. Derrière cette conquête économique de l’Europe se dessine clairement la mise à mort de toute tentative de création d’une Europe politique. De ça, les yankees n’en veulent surtout pas. Voilà pourquoi, depuis que leurs complices britanniques sont entrés dans l’Europe, celle-ci s’est gonflée outrancièrement, à en devenir bouffie avec 27membres et bientôt plus. Voilà pourquoi les mêmes anglo-saxons poussent à l’intégration de la Turquie, voire de l’Ukraine et plus si affinité. Ce qu’ils veulent, c’est une Europe grosse larve, à la remorque politique des Zuhessa, ou plutôt des multinationales et des mafias financières qui régissent les Zuhessas.

 

Les logorrhées verbales et épistolaires du ci-devant Taylor préfigurent cette aliénation des états européens séparés, désunis selon la volonté des Ricains et des Rosbifs. Voilà pourquoi il faut que nos députés européens se bougent le cul et rejettent cette horreur économique que serait le grand marché transatlantique.

 

Et comme on dit à l’O.M. : « Taylor ! On t’encule ! »

 

 

Quatridi 4 ventose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Les Etats-Unis sont passés de la barbarie à la décadence sans connaître la civilisation.
Albert Einstein

21/02/2013

Que le tron de dieu me cure : j’ai raté l’aïoli !

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Humilié, honteux, rongé par la vergogne

J’en ai le rouge au front et l’horreur dans la pogne

Je voudrais disparaitre, me cacher dans la boue

Et même me passer, morbleu, la corde au cou

Putaing ! Hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Pourtant l’œuf, le mortier, comme l’huile d’olive

Ont été sortis tôt, pas de façon hâtive

Mes ingrédients avaient même température

J’étais frais et dispos, même pas de biture,

Pourtant hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Le lourd mortier de marbre avec ses quatre oreilles

Le beau trisson en buis, et même la bouteille,

Les quatre gousses d’ail, la pincée de gros sel,

Mon bras était fringant, du poignet à l’aisselle…

Pourtant hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

Les aulx bien écrasés en pommade odorante

J’ai voulu casser l’œuf. Ce souvenir me hante…

Maladresse fatale, le blanc m’a échappé

Au dessus du mortier ! Dès lors c’était râpé…

Putaing ! Hier à midi

J’ai raté l’aïoli !

 

J’ai eu beau brandouiller, bourouler l’appareil

Même avec le batteur – horreur ! – c’était pareil.

J’ai vidé le mortier dans un bol, à côté

Un jaune d’œuf, de l’huile, et j’ai recommencé.

Pourrais-je, ô folie

Remonter l’aïoli ?

 

Victoire ! Ça repart, je la remonte à l’huile

Elle à la consistance, elle est ferme et ductile

Et quand j’ai rajouté mon appareil raté

Catastrophe, défaite, l’aïoli a chié…

Putaing ! Quelle chienlit

J’ai raté l’aïoli !

 

 

Tridi 3 ventose 221

 Photo X - Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est un caquou de l’Estaque, balaise comme un mangeur d’aïoli, qui a émigré au Québec. Il frappe à la porte du chef du personnel d'une entreprise de bûcherons, car il cherche du travail
- Vous avez l'air costaud. Vous avez des références ?
- Ouais ! J'ai travaillé au Sahara !
- Vous vous foutez de ma gueule ? Y'a pas d'arbres au Sahara !
- Y'a PLUS d'arbres ! 

20/02/2013

…et l’Homme devînt CON !

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Marrant tous ces cris d’orfraie (au fait vous avez souvent entendu crier une orfraie, sorte de balbuzard ? Moi non plus…) autour des bidoches pourries que le bizenesse agroalimentaire nous enfourne dans le clapoir ! Tout aussi cyniquement marrant  la « découverte » que les ouvriers, les voisins de parcelles agricoles et viticoles bourrées de pesticides chopent toutes les saloperies possibles, du cancer du foie, du pancréas à la parkinson ! Désopilant la fonte des glaciers, le saccage des forêts, la mise à mort de la biodiversité, les maladies environnementales et génétiques, la perte de fécondité (tant mieux !), les palanquées de maladies nouvelles et concoctées de toutes pièces, les cent mille molécules chimiques lâchées dans les sols, les eaux et les airs, les pesticides et biocides dans la rosée matinale et dans nos urines, les milliards de terriens souffrant chaque année les méfaits de la pollution, le recul des terres fertiles, les catastrophes « naturelles » de plus en plus nombreuses et meurtrières, et bientôt les hordes de réfugiés de l’environnement...

 

Et alors ? On découvre quoi ? Que ce poulet pelé qui se nomme – prétentiard et m’as-tu-vu – « homme sage sage » (homo sapiens sapiens) est LA calamité de la planète Terre. Il est gonflé le poulet pelé ! Ses « performances » sont particulièrement brillantes : hécatombes, holocaustes, exterminations, pogroms, génocides, guerres, invasions conquêtes à travers les siècles, puis déforestation, productivisme agricole, agro terrorisme, mort biologique des sols, désertification, sixième crise d'extinction massive d’espèces pour causes anthropiques, pollutions, réchauffement du climat, fonte des glaces, montée des océans, tarissement accéléré de toutes les ressources non-renouvelables, une planète bleue désormais en déliquescence... Cet incommensurable cortège de « réussites » est à porter à notre crédit. Et on en est fier en plus !

 

Exterminateur et invasif, Homo sapiens est la seule espèce de grande taille à avoir investi selon une croissance infernale la quasi-totalité des niches écologiques des autres espèces comme dit l’essayiste décapant Michel Tarrier  . Nous sommes ainsi les auteurs du plus effroyable laminoir de biodiversité que l’on pouvait imaginer. Nous souffrons d’une incurable cécité écologique doublée d’un besoin maniaco-dépressif d’asservir, de dominer, régner, contrôler, ordonner, gérer, intervenir, décider, nous ne sommes bons qu’à saccager, détruire, modifier, altérer, uniformiser, aligner, nettoyer, vider, couper, tailler, tondre, scalper, raser, décapiter, brûler. Bref FAIRE CHIER ! Le plus souvent sans comprendre, sans donner, sans admirer et même sans regretter. Guerres et discriminations envers et contre tout, contre soi, contre l’homme, surtout contre « l’autre » et « le différent », contre les espèces non rentables, en un mot... contre la Nature. Sexisme contre l’autre sexe, racisme contre les autres races, spécisme contre les autres espèces, pillage du vivant réduit à la notion étroitement utilitaire de ressources, saccage des paysages défigurés en autant de formes géométriques écostériles. Avec un dépassement de 30% de la biocapacité planétaire, notre humanité s’est octroyé un crédit écologique qui est une fatale fuite en avant. Où est la sagesse ? Notre politique est bien celle de la terre brûlée. Ne rien laisser derrière soi qui puisse profiter à l’ennemi est une stratégie de guerre…totale. Mais quel est donc cet ennemi si exécré, sinon nous ?!!

 

Homo sapiens doit donc sa longue et envahissante existence à sa domination, jusqu'à extinction finale, sur son frère néandertalien. Oui, tonton Neandertal, celui que l’on présente comme une sombre brute, et qui a été littéralement bouffé par son cousin Cro-Magnon parce qu’il était gentil, altruiste, pacifique ! Depuis, sapiens demens, espèce mégalomane, a construit toute sa prééminence sur l'éviction ou la maîtrise des autres espèces. Pas étonnant que le monothéisme ait été plus tard son choix spirituel : « Tu seras la terreur du Vivant » ! Il le fut, il l'est, mais plus pour très longtemps. Car ce qui est pris n'est plus à prendre.

 

Comme dit l’ami Yves Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

 

 

 

Duodi 2 ventose 221

 

 

Photo X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

La pipe du pépé

Un petit garçon est venu passé la journée chez son grand-père. Après déjeuner, celui-ci s'installe dans son fauteuil et allume sa pipe. Alors le gosse s'approche et lui demande :
- Papy ! Prête-moi ta pipe.
- Non, ce n’est pas pour les enfants.
- Papy, s’il te plaît, prête moi ta pipe !
- Non, les enfants ne fument pas.
- Mais je ne fumerai pas, je te le jure. C’est juste pour la tenir.
- Tu me promets ? Bon, alors la voilà, fais-y bien attention !

Le petit garçon prend la pipe, la jette par terre, et l’écrase à coups de talon. Stupéfait le grand-père crie :
- Mais qu’est-ce qui te prend ? Pourquoi as-tu fait ça, petit galopin ?

Et le gosse répond :
- Parce que papa dit toujours : « Quand le pépé cassera sa pipe, je t'offrirai un ordinateur et on s'achètera une belle voiture ! ».

Faites donc des gosses !

 

 

19/02/2013

Non cumul des mandats ? Tè ! Fume…

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Eh ! François Normaloumollet, puisque tu es en Grèce, va faire un tour aux « calendes grecques » pour voir si par hasard tu n’y trouverais pas ta promesse n°48, celle qui a trait au non cumul des mandats !

 

Le parti socialiste, comme son frère ennemi (encore que ?!) uhèmepets, c’est deux tiers de membres déjà élus et un tiers qui aspire à l’être ! Hors de ces deux grosses machines, point de salut pour qui veut faire de la politique un métier, alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. On comprend dès lors les coups de frein violents et récurrents des caciques du parti qui ne veulent en aucune manière lâcher le fromage dont ils se gavent. Le PS, comme le PC regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ils ne veulent pas le lâcher le morceau !  La droite, protectrice de toutes les magouilles, est évidemment sur la même ligne.

 

Manuel Valls – plus faux-cul que moi tu meurs – vient de se prononcer pour le non cumul des mandats mais seulement…après les législatives de 2017 !  De Bartolone à Rebsamen, les « cumularophiles » sont légion. Harlem Désir – kiçéçuilà. – prône l’application de la promesse. Mais qui écoute Harlem Désir ? L’argument des cumularophiles est logique : l’application du non cumul risque d’ouvrir de nombreuses partielles difficiles pour la majorité à l’Assemblée nationale et fatales pour le Sénat. Logique peut-être, mais essentiellement politicard.

 

De droite ou de gauche, un seul vainqueur: le mandarinat et donc la paralysie du système. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de connerie. Révoltant d’inefficacité.

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

 

Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

 

Au premier mandat, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits.

 

Au second mandat, les choses changent. Un bon ami, élu d’une ville moyenne, m’a avoué : « le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire ! » Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ».

 

Quant au troisième mandat et plus si affinités, il est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

 

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

 

Pour que cela change, il convient de réaliser ce que la grande majorité des Français appelle de ses vœux : une restriction drastique du cumul des mandats. Les politicards professionnels, basta !

 

Mouais… La promesse n°48 ? Eh ! Oh ! Revenons au théorème de Pasqua : « Les promesses n’engagent que ceux qui les croient ! »

 

 

Décadi 30 pluviose 221

 

Merci à Lacombe

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un train et un politicien ? 
- Quand le train déraille, ça le stoppe.

 

18/02/2013

Au bistro de la toile : « Tu manges avec nous, y a des lasagnes ! »

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- Oh ! Victor, ceux qui travaillent dans l’industrie de la bidoche, c’est quoi ? Des bidochons ou des mineurs ?

 

- Probablement des mineurs, puisqu’ils travaillent un « minerai » de viande. Ce « minerai », c’est tous les déchets, toute la pélangrougne des bestiaux, mauvais gras, plèvres, tendons, cartilages, bref, toutes les saloperie qu’on ne donnerait même pas aux chats. Tu sais comment ils travaillent les « mineurs » de viande ? Rue89 publie un témoignage édifiant lien 

Tiens, par exemple : « (…)on recevait des palettes de bas morceaux de marques de boucheries industrielles connues comme Bigard, qu’on décongelait dans des barattes (des sortes de monstrueuses bétonnières de deux mètres de diamètre dans lesquelles on envoie de l’eau bouillante sous pression pour décongeler tout ça en vitesse), et on y ajoutait au cours de trois malaxages successifs entre 30 et 40% du poids en graisse, plèvre, cartilages et autres collagènes. On obtenait des quantités phénoménales de purée de viande qu’on mettait dans des bacs de 10 kg et qu’on tassait à coups de poings, puis qu’on renvoyait au surgélateur par palettes de 70 caisses. Oui, car on l’ignore souvent, mais on peut surgeler de la viande plusieurs fois de suite, au contraire de la congélation classique. (…) en sortie de baratte, les ouvriers au nombre de deux ou trois piochent à la main d’énormes brassées de viande sanguinolente, qui sont transférées dans une sorte d’énorme presse avec de nombreuses « étagères ». (…) ça puait tellement la chimie qu’on avait l’impression d’être près des raffineries de l’Etang de Berre... (…) il y a eu cette fois, lors d’un arrivage manifestement avarié (la viande était violette, verte, jaune, et puait, bien que surgelée), où le patron nous a imposé de trier et d’en garder impérativement 40%. Qu’on se débrouille ! Cette viande a été mélangée à de la viande saine. Et hop ! Ni vu, ni connu, je t’embrouille. »

 

- Oh ! Putaing, Victor. Et à qui on fait bouffer cette merde ?

 

- Ben, dans tous les plats dits « cuisinés », de la plupart des marques. Avec les progrès de la chimie additionnelle, c’est devenu possible de faire quelque chose avec cette sous merde. Avec les ajouts d’arômes chimiques et d’épices, c’est presque bon à manger, ça a bonne allure. C’est ça les lasagnes, les parmentiers, les moussakas surgelés que tu trouves sous de belles étiquettes. Note au passage que cette barbaque, ce « minerai », au cours de son périple a été congelé, décongelé, recongelé plusieurs fois… Et il y aura toujours une clientèle : les gens perdent leur vie à la gagner et n’ont donc plus le temps, ni les moyens d’acheter des produits corrects et de les cuisiner. La merde industrielle a donc encore de beaux jours devant elle. Le ramdam actuel va se calmer, la Commission européenne fera semblant de pondre une directive sécurisante, et tout recommencera…

 

- Leçon : ne JAMAIS acheter des plats cuisinés ! Bon. Tu manges avec nous à midi ? Françoise fait…des lasagnes !

 

- D’accord. A la nôtre !

 

Nonidi 29 pluviose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

C’est jour de deuil à la ferme : la mule vient de tuer la belle-mère en lui balançant une bonne ruade au moment où elle lui passait devant.

Tous les paysans du coin viennent. Le curé, qui n’a jamais tant vu de monde à son église, demande à la famille de la défunte :

- « Elle devait être très appréciée cette personne pour que tant de paysans délaissent les travaux des champs pour suivre ses obsèques… »

- « Vous n’y êtes pas, Monsieur le curé. Ils ne sont pas là pour les funérailles, mais tous veulent acheter la mule ! »

 

17/02/2013

En pleine tourmente de gamelles : Ouiquinde charcutier !

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Ami Cochon, mon frère.

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Ô toi, dont le trépas annonce bonne chère,

Je te salue bien bas, toi dont le sacrifice

Fournit à nos repas fricassées et saucisses.(bis)

Merci pour ton boudin, merci pour tes jambons,

Merci, merci pour tout, car en toi tout est bon !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Tu sais rassasier nos ardeurs carnassières,

Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair fraîche

Tes bajoues, tes rognons, ta langue, ta ventrèche.(bis)

Merci pour tes pâtés, merci pour tes caillettes,

Tes quatre pieds panés, ton fromage de tête.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

En humant les parfums montant de la daubière

Où mijote à feu doux dans du Côtes-du-Rhône

Les morceaux succulents que ton trépas nous donne.(bis)

Merci pour ton échine et ton  filet mignon,

Merci pour ton jésus et pour tes saucissons.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Fidèle compagnon des sorties rabassières

Où dans les bois de chêne, ton odorat subtil

Te fait trouver les truffes de décembre à avril. (bis)

Merci pour ton regard espiègle et rigolard,

Pour ton grand appétit, pour tes chants, pour ton lard.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Car toi seul assouvit nos passions charcutières,

Salé, fumé, grillé, braisé ou même cru,

Tu es le compagnon des meilleurs de nos crûs. (bis)

Merci pour les ardeurs que chez nous tu éveilles,

Car en chacun de nous, un peu de toi sommeille !

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère. (bis)

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Car ta réputation excite les rosières

Idol' des sautopafs et terreur des cocus

Tu portes le flambeau de ceux qui aim' le cul. (bis)

Merci pour les tétons et pour les rondes fesses

Pour les peaux satinées appelant les caresses.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.(bis)

 

 

(chanson bachico-charcutière de VictorAyoli, mammifère omnivore ampélophile républicain)

 

 

Octidi 28 pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un sanglier rencontre un cochon, le regarde et lui dit :

- « Ben toi, tu dois en chier avec ta chimio... »

 

 

16/02/2013

Ouiquinde érotique avec Léo Ferré

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Géométriquement tien

Ton corps est comme un vase clos
J'y pressens parfois une jarre
Comme engloutie au fond des eaux
Et qui attend des nageurs rares
Tes bijoux ton blé ton vouloir
Le plan de tes folles prairies
Mon squale qui viendra te voir
Du fond de moi si tu l'en pries

Un herbe douce comme un lit
Un lit de taffetas de carne
Une source dans le midi
Quand l'ombre glisse et me décharne
Un sentiment de rémission
Devant ta violette de Parme
Me voilà soumis comme un pion
Sur l'échiquier que ta main charme

Mon organe qui fait ta voix
Mon pardessus sur ta bronchite
Mon alphabet pour que tu croies
Que je suis là quand je te quitte
Ma symphonie dans ton jardin
La mer dans ta rivière close
L'aigre parfum de mon destin
Sur le delta d'où fuit ta rose

L'odeur canaille de ta peau
Tendue comme un arc vers sa cible
Quand pointe de mes oripeaux
Le point de mire inaccessible
Du feu pour le bel incendie
Que j'allumerai à ta forge
Cette nuit puisque tu me dis
Que ça te remonte à la gorge

Et moi qui ne suis pas régent
De tes propriétés câlines
J'irai comme l'apôtre Jean
Dormir un peu sur ta poitrine
J'y verrai des oiseaux de nuit
Et leurs géométriques ailes
Ne pourront dessiner l'ennui
Dont se meurent les parallèles

 

Léo Ferré

 

 

Septidi 27 pluviose 221

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Un mari dit a sa femme pendant qu’ils sont en train de faire l’amour : 

- « Dis-moi chérie, tu pourrais me le dire quand tu auras un orgasme ? » 
- « Mais chéri, tu ne veux quand même pas que je t’appelle à ton travail ! »

15/02/2013

On vous aime toujours, les frères Spanghero ! Vous êtes des victimes.

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Haro sur le baudet, ce pelé, ce galeux d’où venait tout le mal !

 

Haro donc sur Spanghero. C’est ce nom pourtant illustre et cher au cœur des Français qui est jeté en pâture à la vindicte populaire. Il fallait voir, effondrés, ces cinq frères, formidables gaillards ayant porté au plus haut les couleurs de la France. Pathétique. J’en avais la rabia et l’émotion à fleur de peau.

 

Parce qu’ils n’y sont POUR RIEN les Spanghero. Pour absolument rien. Seulement d’avoir attaché leur nom illustre à l’entreprise qu’ils ont créée et qui faisait honneur à l’industrie agroalimentaire du midi. Ça s’appelait au départ « A la table des Spanghero ». La société a été crée en 1970 à Castelnaudary, capitale du cassoulet, par Laurent et Claude Spanghero. Puis la société familiale change de mains : elle est rachetée à 95% en 2009 par la grosse coopérative basque Lur Berri, présidée par Sauveur Urrutiaguer. Dans la corbeille de la mariée, une belle entreprise de 360 salariés produisant des viandes élaborées, steacks hachés, saucisses, rotis, confits et, évidemment, fleuron de la gamme, le célèbre cassoulet de Castelnaudary.


Et - cerise sur le gâteau ou plutôt confit sur le cassoulet – avec l’entreprise, son savoir-faire, sa clientèle, un élément immatériel mais très important, le plus important peut-être, un nom. Le nom célèbre des Spanghero. Un fanion ! Un flambeau ! Une formidable caution de qualité, de sérieux et de solidité.

 

Ce nom a été sali, roulé dans la merde par des goulamas, des gougnafiers, des chiapacans sans honneur, avides de faire du fric en trichant sans vergogne, bien abrités derrière un nom prestigieux.

 

J’ai eu la chance et l’honneur de connaître Laurent Spanghero alors que je dirigeais un magazine économique régional. J’ai pu apprécier l’homme, le créateur et le dirigeant d’entreprise. Spanghero, c’était carré, propre, direct, sans coup fourré.

 

J’ai mal pour toi Laurent, j’ai mal pour vous, les Spanghero, flamboyante famille d’immigrés. Mais le courage, la pugnacité, l’honneur qui vous a toujours animé saura vous laver de cette gadoue.

 

Il y a un responsable dans cette affaire. Un seul : le patron actuel de l’entreprise qui, hélas, porte encore votre nom.


Sextidi 26 Pluviose 221


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14/02/2013

Plaisirs d’amour…

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Le temps marche sur moi, quant à toi, il t’effleure

Ma taille s’épaissit, mes cheveux ? Je les pleure…

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

S’est calmé dans le lac du bonheur conjugal

Après trente ans pourtant, il n’a pas une ride,

Et s’il est moins ardent, il n’est que plus solide.

 

Pour mon cœur, pour ma queue, tu restes la plus belle,

Fière, douce et sexy, ma lionne d’amour,

Plus attirante encor que bien des jouvencelles.

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

Je t’aime.

 

 

Quintidi 25 Pluviose 221

 

Merci à l’irremplacé Peynet

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Deux hommes discutent…

 
A la maison, c'est moi qui commande. Hier par exemple, j'ai dit à ma femme : « Chérie, donne-moi de l'eau chaude ! »
- Et elle t'en a donné tout de suite ?
- Oui, tout de suite ! Moi, pour rien au monde, je ne ferais la vaisselle à l'eau froide !

13/02/2013

A midi, je mange du cheval.

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Tè ! Hier, j’ai mangé des lasagnes. Pas Findus pour deux ronds mais faites maison, avec du cochon de Lozère, de l’ail, des herbes, du fromage du Cantal et tout ce qu’il faut. Un bonheur ! Et à midi, c’est filet de cheval façon tournedos, acheté chez Maurice, le boucher chevalin qui vient chaque semaine au marché. Il ne vend que des Comtois, ces puissants chevaux de traits couleur châtain clair agrémentés d’une superbe parure – crinière et  queue – blonde. Ces bestiaux courent sans contrainte dans les prairies de Lozère. Je me régale de les voir s’ébattre l’été, et je me délecte de les déguster ! Ben ouais… C’est comme ça la nature humaine.

 

Parce c’est bon le cheval ! Une belle viande d’un rouge sombre, très goûteuse, bien poivrée et juteuse à souhait. Je vais le déguster, mon filet, avec des frites coupées gros, à la main, et salées à souhait. Le pied !

 

Pour dire qu’« ils » me gonflent les aliboffis tous les peine-à-jouir qui, profitant des magouilles des gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire jettent l’opprobre sur cette viande excellente, meilleure que celle des vaches (le bœuf est une appellation aussi erronée que trompeuse). N’oublions pas que si la race équine existe encore depuis le tracteur, c’est grâce à nous, les bouffeurs de chevaux ! Et…aux margoulins des courses de canassons. Environ 30% des chevaux abattus sont des poulains de trait élevés pour la boucherie (comme mes beaux et bons Comtois de Margeride), 20% des chevaux de trait adultes réformés (débardage, ramassage d’algues, labours de vignes escarpées, etc.), et le reste, soit la moitié, des chevaux « de course » réformés. 80% de ces derniers sont des trotteurs âgés de moins de dix ans dont 20 % des poulains de moins de deux ans, soit des animaux encore jeunes.

 

Les premiers, c’est tout du bon, les deuxièmes c’est correct, les derniers (les plus nombreux) c’est plus douteux. Pour satisfaire plus que largement aux besoins des champs de courses, on fait naître selon les années de 11.000 à 13.000 chevaux de compétition potentiels, pour le trot attelé ou monté. Seulement 20% de ces chevaux seront qualifiés, les autres finiront évidemment à la boucherie. Les éleveurs les inscrivent au chapitre pertes comptables, les larguent sans soins dans des prairies où ils bouffent ce qu’ils peuvent jusqu’à ce qu’un chevillard les achètent pour quelques poignées de figues et les mettent dans le circuit boucherie. C’est comme ça. Il n’y a pas de sensiblerie dans le milieu des « amis de la race équine ». Le monde hippique est comme toute notre société où règne le tout puissant dieu Profit. Les jockeys et les entraîneurs se prétendent des « hommes de cheval », les parieurs fantasment sur le pognon facile, les vétérinaires testent leurs drogues sur les canassons, les sociétés de pari et les éleveurs s’enrichissent, et n’oublions surtout pas l’Etat qui se gave de taxes (de 60 à 80% du total de sommes pariées qui tournent bon an mal an autour de 10 milliards d’euros !)… Tout cela sur le dos du cheval. Voilà la sordide réalité !

Alors les cris d’orfraie des Rosbifs et autres qui s’offusquent que des gens mangent du cheval, eh….

 

 

Quartidi 24 Pluviose 221


Photo X - Droits réservés

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’’est un fermier de Margeride. Il était triste car son cheval ne riait plus, il mit une pancarte disant : « J'offre 1000 € a qui redonnera la joie de vivre a mon cheval. »


Un homme se présenta, alla voir le cheval et se mit à lui chuchoter à l'oreille. Le cheval fut plié de rire ! Et le gars empocha ses 1000 € !


Trois jours après le fermier téléphona au gars car son cheval riait bruyamment, sans arrêt et empêchait tout le monde de dormir. Il lui proposa donc : « Si tu le calmes je te donne 5000 € ! »

 

L'homme alla voir le cheval et 10 mn plus tard l’animal était effondré en larmes, couché sur le coté.

 

- « Voila dit le gars au paysan, par ici la monnaie ! »


Le paysan dû payer et demanda :

- « Je vous ai payé mais je voudrais vous poser une question?

- Oui

!- Qu'avez vous dit a mon cheval ? »

Le gars répond :

« la 1ere fois je lui ai dit que j 'en avais une plus grosse que lui. Et la seconde fois, je la lui ai montrée ! »

12/02/2013

Pontifex maximus pedemque ! Deo gracias!

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A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto unt qui est sine peccato, primum in illam lapidem mitat.


Quartidi 24 pluviose 221


Merci à Chimulus


 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est le président de Coca-Cola qui va voir le Pape, il lui offre 100 millions, pour changer le "Notre pain quotidien" dans le Notre Père, par "Notre Coca Cola quotidien".
Le Pape dit:

- « Non ! Le Notre Père est une prière universelle, il n'est pas question de la changer. »

 

Le président :

- « 500 Millions ? »

 

Le Pape :

- « Un instant... »

Le souverain pontife va voir son comptable, et lui demande :

- « Le contrat avec Banette, il se termine quand ? » 

11/02/2013

Au bistro de la toile : « Mangez de la merde, cochons de payants ! »

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- Oh ! Loulle, tu pètes le feu ce matin ! T’as mangé du cheval ou quoi ?

 

- Ben, ce doit être mes lasagnes du petit déjeuner. Parce que je mange moi, môsieur le matin. Et pas du café au lait ! Œufs au plat, jambon cru, ventrêche, fromage qui pue et un bon canon !

 

- Et tu as bien raison. Moi, c’est soupe chinoise que je fais avec les restes de la veille. Avec force carry, ail, coriandre, tomates, piment, nuoc mam. Et, avec des baguettes !

 

- Tout de même, faire manger du canasson aux Rosbifs ! Ah ! Ah ! Ah ! Ça m’estrasse les zygomatiques !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! C’est une belle blague, c’est vrai. Les sujets de leur majesté pas très gracieuse considèrent comme un crime de lèse rosbifs le fait de seulement penser à bouffer du canasson ! Et ils gueulent au charron les mecs ! Eux qui nous ont fait bouffer de la vache folle… Ils sont gonflés.

 

- La mauvaise foi et une des qualités première de ce peuple de boutiquiers.

 

- Revenons à l’affaire : dans des « plats cuisinés » (lasagnes, cannelloni, ravioli, moussaka, parmentiers et autres), des gougnafiers ont remplacé la viande de bœuf par de la viande de cheval. Au demeurant, c’est une bonne chose puisque la viande de canasson est meilleure et plus saine que celle du bœuf. En fait c’est de la viande de vache, les bœufs – taureau castrés et élevés pour la traction animale et la viande de grande qualité - n’existant plus. Quoi de meilleur qu’un tournedos de cheval ! Le problème n’est donc pas de l’ordre de la santé, mais de l’ordre de la tromperie. Car il y a tromperie manifeste lorsqu’on affiche sur l’emballage d’un plat cuisiné un produit (le bœuf) alors qu’en fait on en met un autre (le cheval). Cette tromperie et évidemment organisée par un modèle agroalimentaire pourri jusqu’à la moelle, toujours plus avide, toujours plus opaque où seul le profit compte. Ce n’est pas propre à l’agroalimentaire d’ailleurs, avec la financiarisation et l’organisation ultra libérale, ce sont toutes les activités qui sont englouties dans la cupidité. L’ultra libéralisme, c’est les mafias aux pouvoir ! Regarde-les les Findus, Spanghero, Comigel, abattoirs et même responsables politiques roumains drapés dans leur dignité blessée, se renvoyant la patate chaude ! « C’est pas moi, c’est l’autre » ! Ils sont tous au courant ou alors ils ne font pas leur boulot ! Les instances européennes, sous la pression des industriels, ont confiés à « la profession » le contrôle de la filière ! Autrement dit, on demande à l’ivrogne de se faire souffler lui-même dans le ballon ET de se mettre une amende !

 

- Tè ! Fume… qu’ils disent les industriels !

 

- Exactement. En fait, le cours de la viande de cheval a chuté de moitié parce qu’en Roumanie, pays où ce bestiau est encore très utilisé en agriculture, une loi récente interdit la circulation des véhicules hippomobiles sur les routes ! Donc les paysans vendent leurs canassons pour acheter des tracteurs, avec le pognon des aides européennes. Cette viande, excellente, inonde donc les « marchés ». Les industriels de l’agroalimentaire achètent du cheval qu’ils substituent sans états d’âme au bœuf dans les préparations douteuses à base de viande impossible à déterminer. Profit oblige ! Et là où c’est franchement cocasse, c’est que ce soit les Rosbifs qui soient les premières « victimes » de ces magouilles : ce sont eux qui ont exigé – et obtenu provisoirement – que l’Europe rabote son budget. Donc, pas de sous, pas de contrôles indépendants. Donc on « fait confiance » à la profession pour « s’autoréguler ! » Tu parles…

 

- Il y a une solution Victor ! C’est de ne JAMAIS acheter ces saloperies de « plats cuisinés » fait avec tous les rebus, toutes les raclures des carcasses, qu’elles soient de bœuf, de cheval, de porc, de volaille. On broie tout ça, on ajoute éventuellement un arôme différent, on façonne en gros pains, on congèle et on vend ça aux industriels. Mangez de la merde, cochons de payants ! Mangez de la merde ! Ça nous engraisse, nous qui mangeons du caviar !

 

- Allez ! A la nôtre !

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

CHEVAL : S'il connaissait sa force, ne se laisserait pas conduire.

Viande de cheval : beau sujet de brochure pour un homme qui désire se poser en personnage sérieux.

Cheval de course : le mépriser. À quoi sert-il ?

 

Gustave Flaubert in "Dictionnaire des idées reçues"

 

Tridi 23 Pluviose 221

 

Merci à Chimulus

10/02/2013

Ouiquinde gastronomique: L’andouille au Côtes-du-rhône

andouille haricots 2.jpg

 

 

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l’eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l’eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l’ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l’andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Duodi 22 Pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Dans ce restaurant quatre étoiles, un client pour le moins furieux appelle le serveur et se met à tempêter:


- « Dégueulasse, votre bœuf bourguignon ! Vous pourrez dire au chef qu'il se le foute au cul ! »


- « Ah ! Monsieur, répond le garçon, très stylé, je crois que ce n'est pas possible pour le moment. À l'endroit que vous dites, il a déjà un coq au vin, une truite aux amandes et une quiche lorraine... »

09/02/2013

Ouiquinde érotique. Tant pis! J'ose Boris Vian.

boris vian 2.jpg

 

 

L’actualité est glauque. François baisse son calbar devant le Rosbif et la Teutonne pour sauvegarder les torrents de subvention dont se gavent les céréaliers français…

Alors changeons-nous les idées. J'ose donc vous proposer une "bluette" du grand Boris ! Et, il écrivait ça il y a plus de cinquante ans, dans une société de culs serrés ! Chapeau l'artiste !


AMIS je veux éjaculer
Tout le vieux foutre accumulé
Dans la boutique de mes couilles
Je sens se roidir mon andouille
Il n'est plus temps de reculer
Mâle, femelle, âne ou citrouille
Ce soir je vais tout enculer

C'EST à l’église que je veux
Sodomiser tous ces morveux
Enfilons nos noires soutanes
Pareils aux boules des platanes
Nos roustons noirs font les nerveux
Nous sommes nus sous nos roupanes
Passe une belle aux longs cheveux

DEGAINONS la trique violette
Qui hennit et rompt sa gourmette
Echappant à nos couturiers
Je lève mon noir tablier
La belle lèche ma quéquette
Attisant le feu meurtrier
D'une langue rose et proprette


VOICI que le corbeau croasse
Voici que mon engin bavasse
Et que déjà brament les chantres
Tantôt je sors et tantôt j'entre
Et je répands l'âcre lavasse
Issue du doigt que j'ai au ventre
Au bénitier de sa conasse

MON sperme a craché sur sa tombe
Et là mon braquemart retombe
Mais la belle sait mille tours
Et me tend son cul de velours
Cul de houri cul de colombe
Qui s'offre rose et sans détours
Et je m'y rue comme une bombe

COMME une flèche dans la cible
Comme un protestant dans la bible
Ma queue palpite de bonheur
Et la belle rit de douleur
Cul d'une courbure indicible
Plus ferme qu'un cul de facteur
De foutre il faut que je te crible

SE dégageant d'un coup de hanches
Elle se retourne et se penche
Sur le bâtonnet rabougri
Et dégoûtée de mistigri
Elle a de grands yeux de pervenche
Et me suçote mon grigri
MIRACLE ! AMIS, C'ETAIT DENTS BLANCHES !

L'APOTHEOSE alors éclate
Un beau cardinal écarlate
Encule les enfants de chœur
Qui chantent faux de tout leur cœur
Se branlant dans une tomate
Le curé décharge - vainqueur...

Un spectacle offert par COLGATE !


Boris Vian – « La messe en Jean Mineur »


 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

C'est un mec qui veut faire l'amour avec sa femme, mais 
malheureusement celle-ci a ses règles. Elle lui propose alors un petit 69. 
En pleine occupation érotique, voilà qu’un de ses potes sonne à la porte.... 
Il arrête d'un coup et par en courant lui ouvrir: 
Le pote: - « putain qu'est ce qu’il t'arrive. Tu as la figure en sang ! » 
- « Ouais. En venant t'ouvrir je me suis pris une porte dans la gueule… 
- « Eh ! Ça devais être la porte des chiottes, car t'as de la MERDE sur le NEZ... »

 

Primidi 21 pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés