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30/04/2013

Commission européenne : La belle abeille a bu...

abeille massacre.jpg

 

La Commission européenne a enfin décidé de suspendre, pendant deux ans à compter du 1er décembre, l'utilisation de trois insecticides impliqués dans le déclin accéléré des abeilles domestiques : l'imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame sur quatre grandes cultures (maïs, colza, tournesol, coton). Il était temps.

 

Pourtant les commissaires européens en charge du dossier onr fait l’objet d’intense lobbying mené à Bruxelles par les deux groupes qui commercialisent les fameux « néonicotinoïdes »: Bayer, géant allemand de la chimie et de la pharmacie, et Syngenta, poids lourd suisse dans le secteur de la chimie et de l'agroalimentaire.  

Ceux-ci, avec des moyens considérables, utilisent leur stratégie habituelle : distiller de l’incertitude. Ils manipulent le chantage : « cette mesure va coûter des milliers d’emplois, un demi point de PIB, elle va freiner l’innovation, etc. »

 

Et ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère les empoisonneurs d’abeilles.  En novembre, par une des nombreuses lettres envoyées à la commission, Syngenta met en garde contre rien de moins qu'un risque de délocalisation de la production de maïs hors d'Europe. Ailleurs, le chimiste estime que l'affaire coûtera jusqu'à « 17 milliards d'euros de pertes sur cinq ans » pour les agriculteurs européens… Sans l’ombre d’une preuve quant à ce chiffre évidemment. Ils ont même menacés d’attaquer en justice l’EFSA (agence européenne de sécurité des aliments).

 

Bon. Laz commission a décidé la suspension de ces poisons pour 2 ans. Mais deux ans seulement, laissant aux industriels le temps de peaufiner leur contre-offensive lobbyiste. Et cette suspension ne prendra effet...qu’au mois de décembre prochain, laissant ainsi aux industriels le temps de vendre à tout va leurs saloperies (que des agriculteurs stockeront probablement...)

 

 

 

Allez, rigolons-en un peu avec Bourvil http://www.youtube.com/watch?v=TNLfGS88GqQ

 

Primidi 11 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

29/04/2013

Tiens ! Y en auraient-ils qui ont des aliboffis au P.S. ?

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Enfin !

 

Enfin quelques voix s’élèvent au parti socialiste pour appeler un chat un chat et Angela Merkel une égoïste bornée uniquement préoccupée par sa réélection. Bartolone, puis Cambadélis et d’autres ténors socialistes n’y vont pas par quatre chemins pour s’élever contre la politique européenne imposée à la schlak par la chancelière. Evidemment, les couillemollistes de service – Ayrault et Valls – se sont empressés de d’éteindre le prurit prévisible de la Teutonne à grands coups de langue râpeuse ! Rejoint bien sûr par les collabos de vocation de la droite.

 

Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause la relation pacifique patiemment tissée depuis soixante ans avec nos voisins d’outre-Rhin (eux, comme nous, connaissons trop bien les conséquences du contraire). Mais une bonne relation n’implique pas de se coucher devant les diktats de l’autre mais au contraire une franchise salutaire sous peine de voir ces relations se détériorer sournoisement jusqu’au point de non retour.

 

Ce qu’il faut lui dire à Merkel, c’est que la politique d’austérité imposée depuis trois ans à toute l’Europe est une faillite.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que l’Europe, c’est autre chose que la défense de  l'épargne des déposants outre-Rhin et de la balance commerciale de l’Allemagne.

 

Ce qu’il faut lui dire c’est qu’on se fout complètement de son avenir électoral.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que la prospérité relative de son pays dépend de la santé économique de ses partenaires européens puisque  l’essentiel de ses exportations se fait avec ceux-ci.

 

Ce qu’il faut lui mettre sous le nez, c’est que son « modèle allemand», s’il est une sinécure pour les rentiers et les patrons, est un repoussoir pour le peuple : pas de salaire minimum ; 6,5 millions de travailleurs sous le seuil de pauvreté ; précarité de l’emploi, temps partiel, intérim et petits boulots, 6,5 millions de « mini-jobers » avec des emplois à 400 euros pour 60 h par mois ; baisse des salaires de 4,2% en dix ans ; baisse de l’espérance de vie pour les travailleurs pauvres; une seule année de chômage indemnisée et des jobs à 1 euro qui ressemblent à des travaux forcés; etc.  Gardez votre « modèle » Mme Merkthatcher !

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que son égoïsme intransigeant à saccagé l’idée même de l’Europe : 72 % des Espagnols, 69 % des Britanniques, 59 % des Allemands, 56 % des Français et 53 % des Italiens disent ne plus avoir confiance dans l’Europe. Bonjour les dégâts.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que l’alliance de circonstance entre son égoïsme national et la conception minimaliste d’Europe à la carte de l’Anglais Cameron met en grand danger le projet communautaire européen.

 

Ce qu’il faut enfin lui dire à Mme Bismarkel, c’est que sa morgue méprisante a réveillé des démons effrayants : une germanophobie qui déferle sur toute l’Europe, mettant à bas plus de six décennies de laborieux efforts pour passer la brosse sur un passé dévastateur.

 

Entre amis, on doit se dire les choses. Même si elles ne sont pas jouissives…

 

 

Décadi 10 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Qui a inventé la mini jupe?
Un japonais : le professeur Haraduku Takamaté 

 

 

 

27/04/2013

Ouiquinde érotique : Amours de femmes

Femmes lesbiennes - bronze.jpg

 


Oui, ce sont des regards de femme
Que cherche son regard brûlant,
Elle a soif de l'ardeur infâme
Qu'une autre sait mettre en son flanc.

Les yeux hagards, le trouble à l'âme,
La langue aux lèvres se collant,
Chacune tour à tour se pâme,
Se tord et retombe en râlant.

Bientôt leur tendresse lascive,
Comme une chaîne qui les rive,
Dresse dans l'ombre leurs tombeaux ;

Et sur la pierre, quand arrive
Le soir à la marche craintive,
Pleurent les filles de Lesbos.



Albert Sémiane (1884)

 

Octidi 8 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Savez-vous comment faire crier une femme deux fois de suite en lui faisant l'amour ? 
- La première fois en la sodomisant et la seconde en s'essuyant la bite dans le rideau ! 

 

26/04/2013

Abyssale la dette de la France ? Alors supprimons-là !

Mélenchon sérieux.jpg

 

 

Mélenchon : trois heures face à la meute des ultras libéraux de tous poils, politiciens carriéristes et représentants des canards laquais ! Trois heures à subir les sourires mielleux et les sous-entendus perfides de ces pseudos élites. Et il a réussi malgré ce terrain totalement hostile à parler clair, à donner quelques espoirs. Chapeau l’artiste.

 

Je regrette qu’il n’ait pas renvoyé plus sèchement dans les cordes l’exécrable Langley (« Monsieur Langley, s’il vous plait s’offusquant celui-ci »). Il aurait pu lui rappeler que « meussieu », qui s’écrit « monsieur » est une contraction de « mon seigneur ». Autrement dit, chaque fois qu’on dit « monsieur » à quelque humain mâle, on se place en état d’infériorité devant lui, on reconnait une certaine vassalité. Il aurait dû le dire au citoyen Langley, voire au ci-devant Langley !

 

Bref. Là où j’ai bien aimé, c’est quand Mélenchon a énoncé une vérité que tout le monde connait (mais que Chut ! Faut pas le dire…) : la France ne remboursera JAMAIS la dette de 1800 milliards - dont un tiers revient au seul Sarkozy - qu’on prétend lui imputer ! Ben voilà ! C’est dit !

 

Et si le ci-devant président Hollande faisait sienne cette évidence, en tirait les conclusions et agissait en conséquence : suspension unilatérale immédiate du remboursement de la dette ?

 

Ce serait un véritable coup de tonnerre dans le landerneau des voyous de la finance ! Cris d’orfraie, menaces, dégradation de la « note ». Rien à foutre ! Et que croyez-vous qu’il se passerait ? Les détenteurs des titres de cette dette sont à 60% des fonds de pension étazuniens ou britiches, des fonds spéculateurs planqués dans les paradis fiscaux et recyclant le fric dégueulasse des trafics d’armes, de drogues, d’êtres humains, d’organes, etc., des banques d’affaires véreuses, des fonds souverains rapaces du Golfe et de Chine. C'est ça les "marchés". Que feraient donc ces « marchés » ? Ben, ils braderaient ces dettes, qui sont titrisées, jusqu’à 20% de leur valeur (nominal et intérêts compris). Et alors là, il suffirait de prendre ces « marchés » à leur propre jeu : le gouvernement français, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et des Caisses d’épargne, rachèterait ces titres de dettes à bas prix, réduisant des deux tiers cette dette. Un emprunt obligatoire à intérêt inflation + 0,5% auprès des 2,6 millions de millionnaires français jusqu’à apurement total de la dette remet le pays à flot. Les dizaines de milliards d’euros ainsi soustraient au service de la dette seraient utilisés à investir dans de grands travaux d’énergies nouvelles, de conquête d’une «nouvelle frontière» : la mer, de développement durable, d’augmentation raisonnée mais conséquente des salaires, de réindustrialisassion du pays, etc.

 

Alors, ci-devant président Hollande, le citoyen Mélenchon te propose ses services pour avoir ce culot.


Chiche ?

 

 

Septidi 7 Floréal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Dans un bar un gars arrive joyeux:

- Moi j'ai un Q.I. de 180 !

 

Un autre lui répond: 

- Moi j'ai un Q.I. de 179 ! 

Et ils se mettent dans un coin pour discuter de fission nucléaire... 

Un autre gars arrive:

Moi j'ai un Q.I.  de 140 !

 

Un autre lui répond: 
Moi j'ai un Q.I.  de 139 ! 

Et ils se mettent dans un coin pour discuter de littérature... 

Enfin, un excité hurle:

Moi j'ai un Q.I. de 3 !

 

Un autre lui répond: 
Moi j'ai un Q.I.  de 2 !

 

Et ils se mettent dans un coin et la discussion commence: « Alors toi aussi t'es au front national ? »

25/04/2013

Un, deux, trois…Fatwa ! Un, deux, trois…Fatwa !

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« La commission appelle les Etats à condamner avec fermeté toutes les formes de violence envers les femmes et les filles, en se gardant d’invoquer toute habitude, tradition ou considération religieuse pour échapper à leurs obligations telles qu’elles sont définies dans la déclaration sur l’élimination de la violence envers les femmes. »


Cette phrase de simple bon sens, équité, fraternité a été prononcée à une réunion de la commission de la Condition de la femme qui se tient actuellement au siège de l’ONU, à New York, et à l’issue de laquelle les représentants de 190 gouvernements doivent en principe adopter vendredi une déclaration sur « l’élimination et la prévention de toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles ».


Eh bien cette phrase vaut à l’ONU…une fatwa de la part du Grand Mufti de Libye, cheikh Sadek Al-Ghariani. Le plus haut dignitaire musulman de ce doux pays « libéré » par Sarko a été rejoint dans ses critiques par les Frères Musulmans, le parti au pouvoir en Egypte, qui a lui aussi dénoncé les aspects de cette Déclaration onusienne contraires selon lui à la Charia.


Ils s’étranglent de rage les « frères » et le mufti et appellent les musulmans du monde entier à protester vendredi – demain donc - contre cette déclaration qui prône, selon lui, « l’immoralité et l’indécence ». Salopes de femmes ! Quelles restent à leur place ces créature du diable : ventre à reproduire, chair à bite, bête de somme. Et basta ! Ça suffit bien pour elles.


Et si je vous disais que ces  fanatiques musulmans sont – discrètement tout de même - rejoint par…les  fanatiques cathos du Vatican, les  fanatiques de l’église orthodoxe russe chère à ce grand démocrate de Poutine, les  fanatiques de l’Iran ! C’est la grande alliance œcuménique entre les obscurantistes de tous poils.

 

Au fait, qu’est-ce qu’elle propose cette déclaration de l’ONU ?

- la négation de la primauté de la religion sur le droit (sur des questions comme le divorce, l’héritage, le mariage) ;

- la dénonciation de la structure patriarcale des sociétés et des inégalités qu’elle génère dans le statut des femmes ;

- la reconnaissance en creux du droit des femmes à choisir leur sexualité (l’homosexualité, donc) et les questions liées à la procréation (contraception et avortement).

 

Puisqu’on parle de fatwa, le Conseil supérieur des oulémas marocains (tous les cadors moslims du royaume !), présidé par le Commandeur des croyants Mohamed VI, vient d’en prononcer une de (de fatwa) contre les athées marocains, ces salauds qui osent ne pas croire en dieu ! Premiers visés, les apostats (ceux qui rejettent leur religion et veulent en sortir). Selon ces grands humanistes « toute personne née de père musulman qui s’aviserait de quitter la religion musulmane mériterait la peine de mort ». Sous entendu : tout « bon musulman » a donc le « devoir » de tuer un tel « salaud d’apostat ». Il y a de quoi se faire du souci, même dans ma propre famille…

Raz les aliboffis de ces abrutis d’un autre âge. Ras les aliboffis de ces tarés qui prétendent imposer leur fascisme obscurantiste. Ras les aliboffis de la complaisance coupable des pouvoirs publics envers ces agitateurs ennemis. Et ras les aliboffis des idiots utiles qui leur lèchent les couilles.

 

Sextidi 6 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un alpiniste escaladant une grande montagne tombe ; il se rattrape in extremis à une paroi verglacée. Sentant ses mains glisser, il crie:

- « Il ya quelqu'un? »

Une voix profonde lui répond:

- « C'est moi, Dieu. Si tu crois en moi, lâche tes deux mains, un ange te rattrapera. »


L'alpiniste réfléchit, puis crie à nouveau:

- « Il n'y aurait pas quelqu'un d'autre? » 

 

24/04/2013

HOMOS ! Vous avez dit HOMOS ?

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J’ai reçu cette subtile fantaisie sur notre belle langue et ses singularités. Singularités qui en font la beauté et…le casse-tête des pauvres étudiants étrangers !

 

Savez-vous ce que sont les  « homographes non homophones » ? Ce sont des mots qui s’écrivent de la même façon mais se prononcent différemment selon le sens.

 

Exemples :

 

Sortant de l’abbaye où les poules du couvent couvent.

 

Je vis ces vis.

 

Nous portions nos portions, lorsque mes fils ont cassé les fils.

 

Je suis content qu’ils vous content  cette histoire. Mon premier fils est de l’Est, il est fier et l’on peut s’y fier.

 

Ils n’ont pas un caractère violent et ne  violent pas leurs promesses.

 

Leurs femmes se parent de fleurs pour leur parent. Elles ne se négligent pas, je suis plus négligent.

 

Elles excellent à composer un excellent repas avec des poissons qui affluent de l’affluent.

 

Il  convient qu’elles convient leurs amis, elles expédient une lettre pour les inviter, c’est un bon expédient.

 

Il serait  bien que nous éditions cette histoire pour en réaliser de  belles éditions.

 

 


Puis il y a les homographes homophones, c'est-à-dire des mots qui s’écrivent, se prononcent pareil mais ont un sens très différent. Avec toutes nos excuses un peu goguenardes, cher amis étrangers !

 

Exemples :

 

Cette dame qui dame le sol, je vais d'abord te dire qu'elle est d'abord agréable.

 

 A Calais, où je calais ma voiture, le mousse grattait la mousse de la coque.

 

Le bruit dérangea une grue, elle alla se percher sur la grue.

 

 On ne badine pas avec une badine en mangeant des  éclairs au chocolat à la lueur des éclairs.

 

En découvrant le palais royal, il en eut le palais asséché, je ne pense pas qu'il faille relever la faille de mon raisonnement.

Enfin, cette perle :

 

En écoutant des vers, le ver allait vers le verre vert

 

 

mots,langue française,homo



Quintidi 5 Floréal 221

 

 

Illustrations X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi les moines n'arrivent pas a dormir ?
- Parce que Jésus cris (Jésus Christ) 

 

23/04/2013

Au bistro de la Toile : Merkel contre le Smic

 

 

chimulus bistro copie.jpg

 

- Ben dis donc Victor, la Teutonne, elle n’y va pas par quatre chemins : Selon elle, les emmerdements des Grecs, des Espagnol et même de nous, c’est la faute…au SMIC ! Ils sont trop payés ces feignasses, qu’elle proclame pour satisfaire son électorat ultra libéral ! Salauds de pauvres…

 

- Tu l’as dit Loulle. La Merkthatcher, elle est en pleine campagne électorale… Ce qui peut expliquer quelques conneries. Mais j’aimerai bien que notre citoyen-président ait le courage enfin de lui mettre le nez dans sa bouse à la Teutonne.

 

- Allez, précise Victor.

 

- Accroche-toi et tu verras à quoi ressemble le fameux « modèle allemand » dont on nous gonfle les aliboffis :

 

-          Pas de salaire minimum : plus de 6,55 millions de personnes en Allemagne touchent moins de 10 euros brut de l’heure, 2 millions d’employés gagnent moins de 6 euros de l’heure, et ils sont nombreux à vivre avec moins de 4 euros par heure, c’est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet.

 

-          Pauvreté : 6,5 millions de travailleurs, c’est à dire 22% des actifs, vivent sous le seuil de pauvreté. Les 10% des travailleurs les plus pauvres ne gagnent que 259 euros par mois. Les 10% d’au dessus gagnent seulement 614 euros par mois. Il y a 12 millions de pauvres,  et entre 1992 et 2006, le revenu des 10% les plus pauvres a baissé de 13%, tandis que celui des plus riches s’est accru d’un tiers. En février 2010, le droit au “minimum vital digne” garanti par la constitution est passé de 359 euros par personne à 374 euros.., 80% des actifs ont perdu du pouvoir d’achat entre 2000 et 2010.

 

-          Précarité de l’emploi, explosion du temps partiel et de l’intérim : les réformes ont conduit à une telle multiplication des petits boulots, de 5 ou 8 heures par semaine, que la durée moyenne du travail est tombée à 30,3 heures. Création des contrats “Minijobs” (contrat de travail précaire, de courte durée et moins taxé) et des contrats “Midijobs” (salaire compris entre 400 et 800 euros par mois). Jusqu’à 400 euros, le patron est exonéré de charges. Le salarié aussi, mais du coup il ne cotise pas pour la retraite et l’assurance-maladie. En cas de perte de ce boulot, il n’a pas de droit à l’allocation chômage. Il y a 6,5 millions de « mini-jobers » avec des emplois à 400 euros pour 60 h par mois et 7,84 millions d’emplois à temps partiel. En dix ans, l’Allemagne a créé deux millions d’emplois à temps partiel, de courte durée : 18,3 heures en moyenne. Il y a 1 million d’intérimaires ; pour exemple, l’usine BMW de Spandau n’a pas embauché de CDI depuis 2001, et 26% de ses salariés sont intérimaires.

 

-          Baisse des salaires : le salaire moyen a baissé de 4,2% en dix ans. L’espérance de vie des personnes aux plus faibles revenus est passée de 77,9 ans à 74,1 ans en seulement 9 ans (2001 à 2010). Seulement 26,4% des personnes âgées de 60 à 64 ans occupaient en mars 2011 un emploi soumis à cotisations sociales. Moins de 19% occupaient un emploi à temps plein. Rappelons que ces mêmes séniors ont vu l’âge de départ en retraite reculer… sans pour autant trouver du travail. Le développement de l’épargne-retraite privée est par ailleurs encouragé avec la mise en place d’un système complémentaire de pensions privées par capitalisation avec incitations fiscales. Selon le ministère des affaires sociales, plus de 660 000 séniors de 65 à 74 ans ont un emploi à temps partiel pour compléter leur pension.

 

-          Le chômage : Seule la 1ère année de chômage est indemnisée. La 1ère année de chômage est indexée sur le dernier salaire ; ne peut toucher cette allocation que celui qui dispose de moins de 9750 euros d’économies, sinon il faut vivre sur ses avoirs. Les chômeurs de moins de 25 ans qui vivent chez leurs parents voient leur indemnité baisser de 20%. Au-delà d’une année, les chômeurs ont droit à une allocation de 370 euros, somme modulée en fonction des revenus du couple, de son patrimoine et du nombre d’enfants – une partie du loyer et du chauffage est remboursée par l’agence pour l’emploi – à condition d’accepter les emplois qui leur sont proposés. L’allocation est réduite de 60% en cas de deux refus la même année. Elle est supprimée au troisième refus. Y compris si l’emploi est en dessous de la qualification. La prostitution étant légale en Allemagne, une chômeuse a été radiée pour avoir refusé d’être secrétaire dans un bordel…

 

-          Les « Jobs à 1 euro de l’heure » ne peuvent être refusés par les chômeurs (qui du coup sortent des statistiques du chômage). Un service de l’emploi scandaleusement intrusif : des agents s’invitent au domicile des chômeurs, épluchent les relevés de compte, ouvrent les frigos pour voir si il y a des dépenses inconsidérées, vérifient que vous êtes bien en colocation et non en couple…

 

-          Des écoles qui préparent les enfants à une vie de précaire: dans une école spécialisée pour enfants en difficulté à Bochum, les enfants et ados apprennent comment composer un petit déjeuner pas cher en utilisant les promotions, à meubler un appartement de 40m2…

 

-          Cerise sur le gâteau, l’Organisation internationale du travail affirme dans un rapport récemment publié que la politique allemande de compétitivité est « la cause structurelle » de la crise en zone euro ! Voilà ce que c’est le modèle allemand Loulle. Qui pense qu’on doit suivre cet exemple à part les patrons voyous ? Il faut refuser de suivre cette voie !

 

- …taing ! T’as raison. Finalement, les femmes politiques sont des hommes politiques comme les autres…

 

- Voire pires : Golda Meïr, une guerre ; Indira Gandhi, une guerre ; Margareth Thatcher, une guerre ; Merkel, une guerre économique, mais guerre quand même…

 

- Allez, à la nôtre !

 

 

Sources : Spiegel, Organisation internationale du travail, OCDE, Deutsches Institut fürWirtschaftsforschung, Ministère du travail allemand, Rue 89, Marianne, CIDAL, Conscience citoyenne.

 

 

 

Quartidi 4 Floréal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est un Allemand, un Japonais et un Français qui sont au resto. On entend une sonnerie et l'Allemand place son petit doigt devant la bouche et le pouce devant l'oreille et parle... puis finit. le Japonais le voit et lui dit :
- C'est bien ça c'est quoi? 
- Et bien c'est un émetteur dans le petit doigt et un récepteur dans le pouce, comme ça, si on me téléphone je réponds tout de suite.


Deux minutes plus tard, autre sonnerie: le Japonais commence à parler tout seul puis arrête. L'Allemand lui demande :
- Et ça c'est quoi?
Le Japonais répond: 
- Et bien j'ai un émetteur dans la bouche et un récepteur dans l'oreille et je n'ai même pas besoin de mes doigts pour téléphoner... 


L'Allemand est super étonné quand tout à coup le Français fait le pet de la mort: PRRRRRRROOOUUUUUUTTTTTTTTTTTT!!!!!!!!!

Le Japonais et l'Allemand le regardent et le Français répond: 
- Vous auriez du papier? je reçois un fax !

 

22/04/2013

On a volé le Pont-du-Gard !

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On ne le voit plus ! A-t-il disparu ? Quelque voleur de terres serait-il parti en l’emportant sous le bras ?

 

Il a marqué la jeunesse de tous les Gardois. Nous, qui vivions aux bords du Rhône, nous faisions, dès le 1er mai, 45 km aller-retour à bicyclette ou avec la Mob bleue, plus tard avec la Deuche, pour y prendre les premiers bains de l’année. Les courageux – j’en étais – le traversaient au plus haut, en marchant sur les larges dalles de pierres qui recouvraient plus ou moins le couloir de l’aqueduc resserré par les impressionnantes couches de calcaires déposées au cours des siècles de fonction de ce formidable ouvrage. Un ouvrage que nous considérions comme nôtre. N’avait-il pas été construit au prix de leur sueur et souvent de leur vie par nos ancêtres les Gaulois, nos ancêtres les Ibères, nos ancêtres les Ligures selon les plans et sous les coups de triques de nos ancêtres les Romains ? Cette majestueuse falaise de dentelles minérale a abrité les premiers amours, les premiers émois de bien des jeunes ! On s’y baignait, on s’y aimait, on s’y noyait hélas aussi parfois, les plus téméraires plongeaient du premier étage…

 

C’est fini tout ça. Le Pont-du-Gard est toujours là, évidemment. Mais on l’a volé au peuple ! On l’a volé puisque nul ne peut plus le voir sans mettre la main au portefeuille. « Laisser un tel chef-d’œuvre à la populace ? Qu’elle aberration ! Vous n’y pensez pas ma chère ! » Alors, après bien des péripéties plus ou moins privées, plus ou moins douteuses, le célèbre monument, classé par l’Unesco au patrimoine mondial, a été confisqué à la vue. Ce fut d’abord un énorme parking obligatoire, cher. Agrémenté d’un musée, de salles de réception souvent vides, de marchands du temple agréés. Bon. Pourquoi pas. Ceci mettait un terme à l’anarchie des bagnoles garées partout. D’autant plus que des conditions avantageuses – discriminatoires d’ailleurs et probablement illégales - étaient concédées aux gens du coin. Mais on pouvait toujours accéder au monument à pied, à cheval, à bicyclette. Gratos bien sûr. Terminé !

 

Terminé depuis que le ci-devant Dumas William, président de l’Etablissement Public de Coopération Culturelle qui a mis la patte sur le fameux pont, a décidé de faire les poches de ceux qui prétendaient voir le Pont-du-Gard sans lâcher de thunes : dorénavant, piétons comme cyclistes doivent payer 10 euros ( !!!) pour avoir le droit d’approcher ce monument qui appartient à tous ! Le ci-devant Dumas William, ancien employé de banque, est ce qu’on appelle un « professionnel de la politique ». C’est de père en fils dans la famille. Son père était conseiller général, lui a pris sa suite puis a fait prospérer une belle carrière de cumulard en étant élu député, vice président du conseil général du Gard, maire de son village. Sans oublier, évidemment la présidence de l’EPCC du Pont-du-Gard. La porte ouverte à bien des cahuzaqueries…

 

Eh ! Monsieur le cumulard, est-ce ringard de vouloir jeter un regard peinard sur le Pont-du-Gard ? On s’égare, mais gare à la bagarre…

 

 

Tridi 3 Floréal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

- Qu’est-ce qui est aussi grand que le Pont-du-Gard et qui ne pèse rien ?

- Son ombre !

21/04/2013

Gastronomie dominicale légumes et soleil

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Margot roulait à bicyclette

Par des chemins de fruits dorés.

Dans le vent volait sa jupette

Sur de longues cuisses dorées.

 

Comme un champion du Tour de France

Moi, derrière, je salivais,

Fasciné par les abondances

Que par éclair je découvrais.

 

Percés au cœur par Cupidon

Devant son lascif abandon,

Gonflé d’amour j’ai eu l’honneur

 

De butiner cette orchidée.

Elle m’a donné du bonheur

Pour plus de mille éternités.

 

 

 

 

La boumiane de tomates et d'aubergines

 

- Oh ! Victor ! Tu tirais la langue

Pour suivre ta jolie mousmée,

Tu pédalais comme une branque

Dans son sillage parfumé !

- Crois-moi, pour garder la cadence

Je n’avais pas besoin d’EPO,

J’étais fasciné par la danse

De ces jolis éclairs de peau.

Nous allions sur les bords du Rhône

Vers quelques nids d’amour discrets

Et dans ses grands yeux de Madone

J’ai découvert le Grand Secret,

Celui qui fait tourner le monde,

Celui qui peint les cœurs en bleu,

Qui fait sourire la Joconde,

Le seul vrai dieu, l’Amour, parbleu !

- Mais vivre d’amour et d’eau fraîche

Ça ne dure qu’un temps, pardi !

Quand Cupidon lance ses flèches,

Elles ouvrent aussi l’appétit !

Je te propose un plat champêtre,

Simple, léger, plein d’agréments,

Suffisant pour faire renaître

La fougue ardente des amants :

C’est la succulente Boumiane

Que vénèrent les Provençaux.

Prends quelques belles mérinjanes

Que tu coupes en gros morceaux.

Tu les saupoudres de sel gros

Afin qu’elles crachent leur eau.

Au bout d’une heure tu les rinces,

Les recoupes en portions plus minces,

Puis dans une large sartan

Tu les fais frire en ajoutant

Un grand verre d’huile d’olive

Et tu fais cuire à flamme vive.

Tu tournes régulièrement

Pour éviter l’attachement.

Dans une poêle séparée,

Tu cuis des tomates parées,

Les Marmande sont les plus sûres

Mais surtout il les faut bien mûres.

Tu ajoutes un bouquet garni,

Du sel, du poivre en harmonie,

Une cuiller de sucre en poudre

Pour l’acidité à résoudre.

Lorsque le jus aura réduit

Amalgame les deux produits

Dans la plus grande de tes poêles

Et laisse cuire encore un poil.

Avant de servir tu complètes

D’un peu de piment d’Espelette,

De trois gousses d’ail écrasées.

Ça se mange chaud ou glacé.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 6 aubergines (appelées en Provence merinjanes), - 12 tomates (Saint-Pierre, Marmande ou Russes ; évitez les insipides tomates trop belles pour être bonnes que l'on impose dans les grandes surfaces), - huile d'olive, - gros sel, - 1 beau bouquet garni (thym, laurier, persil plat), - 2 cuillerées à café de sucre en poudre, - 3 gousses d'ail, - 2 pointes de couteau de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

La boumiane est un plat de légumes qui s'accompagne idéa­lement avec des vins primeurs, des vins de soif, gouleyants, joyeux et sans chichis: Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Ro­chegude, Gaugeac, Saze.

Ventoux de Mormoiron, Caromb, Bédoin. Tricastin. Coteaux-du-Languedoc. Côtes-de-Provence.

 

 

Duodi 2 Floréal 221

 

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est Frigide Barjot  et Béatrice Bourges qui font une balade à bicyclette. 


Béatrice descend de sa bicyclette et se met à dégonfler ses deux pneus. 


- Mais qu'est-ce que tu fabriques ? demande Frigide Barjot. 
- Mon siège est trop haut, lui répond l'autre. 


Aussitôt, Frigide descend de sa bicyclette, met son siège à la place de son guidon et son guidon à la place de son siège. 


Béatrice Bourges, étonnée, lui demande à son tour 
- Et toi ? Que fais-tu ? 
- Je retourne chez moi, t'es trop conne....

 

20/04/2013

Ouiquinde érotique gaillardement printanier !

femme lascive Michael Turner.jpg

 

 

Tenez ! Une gaillarderie d’Alfred Delvau qui fut le secrétaire de l’homme politique qui donna à la France le suffrage universel : Ledru-Rollin.

 

Fouterie de poète

 

La fille :

 

A quoi rêves-tu sous la couverture,

Ô mon cher poète, ô mon doux amant ?

Ne suis-je donc plus cette créature

Que tu désirais passionnément ?

 

Tu mourais pour moi d’un amour immense,

Dans des vers forts beaux…que je n’ai pas lus ;

Notre foutrerie à peine commence,

Et déjà, mon cher, tu ne bandes plus !

 

Tes couilles, je vois, se vident plus vite

Que ton encrier plein de sperme noir ;

Ta pine n’est plus qu’une humble bibite

Indigne d’entrer dans mon entonnoir !

 

Pourtant si j’en crois mes propres rivales,

Je réveillerais le plus mort des morts

D’un coup de ce cul qu’ici tu ravales

Sans en éprouver le moindre remords.

 

Ma gorge se tient mieux qu’un militaire,

Mon con est boisé comme l’est Meudon,

Afin de cacher l’autel du mystère

Où l’on officie en toute saison.

 

J’ai des cheveux roux comme des carottes,

Des yeux de faunesse émerillonnés

Qui guignent les vits au fond des culottes

Et des pantalons les mieux boutonnés.

 

Je possède l’art du casse-noisettes

Qui ferait jouir un nœud de granit ;

Un coup avec moi n’est qu’une azmusette :

Quand on est à douze, on n’a pas fini !

 

Et lorsque mon con a soif de ton sperme,

Lorsqu’il en attend dix litres au moins,

Tu sers une goutte ou deux puis tu fermes

Le doux robinet des ruisseaux divins !

 

Est-ce du mépris ou de l’impuissance ?

Es-tu pédéraste ou castrat, voyons ?

Un pareil état m’excite ou m’offense :

Donc descends du lit, ou bien rouscaillons !

 

 

Le poète :

 

Je sens les sonnets pousser sur mes lèvres

A vous contempler dans cet abandon ;

Vous me rappelez les biscuits de Sèvres

Pétris par la main du grand Clodion.

 

Corrège vous eût peinte en Antiope,

A voir votre pose et vos charmes nus.
Je vous aime ainsi, divine salope :

La Farcy n’a pas de telles Vénus !

 

Je vous chanterai dans mes hexamètres

Superbe catin dont je suis l’amant :

Des vers parfumés comme ceux des Maîtres

Qu’on lit d’une main tour en se pâmant.

 

La fille :

 

Conserve tes vers pour une autre muse

Qui se montera mieux le bourrichon ;

Ce n’est pas cela, mon cher, qui m’amuse :

Sois moins poète et beaucoup plus cochon !

 

Ingrat ! Tu m’as mis le foutre à la bouche !

J’allais presque entrer dans le paradis ;

Maintenant je suis réduite, farouche,

A me branler… Moi ! Que je te maudis !

 

Bande ta pine et débande ta lyre :

L’important au lit est de pisser droit !

La femme n’est pas au monde pour lire,

Le nœud d’un goujat vaut celui d’un roi !

 

Ah ! je n’y tiens plus ! la cul me démange !

Qu’on m’aille chercher l’Auvergnat du coin

Car je veux sentir le vit de cet ange

Enfoncer mon con comme avec un coin !



Illustration Michael Turner

 

 

Et ! Cadeau ! Une bluette d’André Gil, chansonnier célèbre en son temps à Montmartre notamment au cabaret du « Lapin A.Gil » dont il a peint l’enseigne célèbre - un lapin sortant d’une daubière - « Là, peint A.Gil » et devenu enfin « Lapin agile ».

 


Il la battait sans fiel, sans motif, sans scrupule.

Elle, expérimentée, hurlait le mot : « Crapule » !

Alors il redoublait, et, sage, cet amant

Robuste, infatigable, attentif au moment

Où, brisée à moitié, l’échine qui se cambre

Offre un fessier pareil au cul d’une jument,

La foutait toute chaude, - et l’effort de son membre

Aurait fendu le tronc d’un hêtre assurément –

Jusqu’à ce qu’inondée, exténuée et pale

De joie, elle râlait : « Oh ! que c’est bon un mâle » !

 

 

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Primidi 1er Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés.

 

 

19/04/2013

Bébés marchandise…

bébés en rayons.png 

- Allo. Bonjour. Baby-Market à votre service.

 

- Oui. Bonjour madame. Voilà je voudrais quelques informations concernant l’achat d’un bébé.

 

- Vous ne pouviez pas mieux choisir madame. Nous sommes lideur dans ce domaine. Quel est votre cahier de charge. Enfin, disons votre souhait ? Blanc, Noir, Asiatique ? A concevoir et réaliser sur mesure ou à choisir parmi notre large sélection de bébés prêts à l’emploi ? Fournissez-vous les ovocytes et les spermatozoïdes ou faut-il prévoir l’achat de ces matériaux de base ?

 

- Ben, ch’sais pas trop moi madame. Ce sera mon premier achat de bébé, alors je suis un peu émue…

 

- Je vous comprends Madame, je vous comprends. Mais rassurez-vous, notre firme allie le plus grand sérieux avec une discrétion exemplaire. Nous avons un large panel d’ovocytes, de sperme et de ventres porteurs correspondant à tous les besoins. C’est vous et votre compagnon ou votre compagne qui êtes le maître d’œuvre. Nous avons aussi le service Premium par lequel vous pouvez faire une précommande avec un cahier des charges précis. Nous nous efforcerons de vous satisfaire.

 

- Ben… Il y a aussi une question de prix. Vous pouvez me donner une idée ?

 

- Volontiers. Baby-Market est fier de proposer une ligne complète de gestation externe et de donation d’œufs. En général, le coût pour une gestation externe, (incluant tous les frais d'agence, frais d'avocat, le dépistage et les frais de remplacement et les frais médicaux et d'assurance) varient de 60.000 à 100.000 euros selon le programme choisi. Le programme Garantie est plus cher, autour de 125.000 euros mais il offre aux parents potentiels un niveau de sécurité au dessus du niveau standard.

 

- Eh ! Ce n’est pas donné. Il faut qu’on y réfléchisse. C’est le prix d’une grosse voiture de luxe…

 

- Y a-t-il une acquisition qui vous apportera autant de joies et de bonheur Madame ? Mais on peut discuter. En ce moment nous avons des promotions : je peux vous proposer des ventres porteurs haïtiens à prix très attractifs. Ah ! Evidemment ça n’a pas la qualité d’un ventre californien, ukrainien ou polonais, mais c’est d’un excellent rapport qualité-prix.

 

- Ben, ouais mais, c’est…des Noires ?

 

- Madame, cela n’a aucune influence sur le produit fini. Nous avons aussi, à des prix très abordables, des ventres indiens. C’est vous qui décidez chère Madame.

 

- Bon. Eh ben, on va y réfléchir.

 

- A votre service chère Madame. Baby-Market reste à votre service !

 

 

Sources :

http://mother-surrogate.com/

http://www.circlesurrogacy.com/costs

http://www.surrogacycentreindia.com/

 

 

Décadi 30 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un médecin a une aventure extra-conjugale avec son infirmière. Elle lui annonce un matin qu'elle est enceinte.
Comme le médecin ne veut pas que son épouse ait le moindre doute, il remet à l'infirmière une bonne somme d'argent pour lui payer un long voyage en Italie.
- Mais comment vais-je te faire savoir que le bébé est né ? lui demande-t-elle.
- C'est simple lui répond-il. Fais-moi parvenir une carte postale et écris juste SPAGHETTI sur celle-ci.
Six mois plus tard, son épouse lui téléphone au bureau et lui dit qu'il a reçu une étrange carte postale d'Italie.
- Lorsque je serai à la maison ce soir, je t'expliquerai...
En soirée, en arrivant à la maison, il regarde la carte et tombe au sol, victime d'un arrêt cardiaque.
Les ambulanciers, tout en lui donnant les soins appropriés et le préparant à son transport à l'hôpital demandent à son épouse :
- Comment l'accident cardiaque est arrivée ?
Elle leur explique que c'est à la lecture de la carte postale qu'il s'est effondrée et leur lit le texte : 
- SPAGHETTI, SPAGHETTI, SPAGHETTI, SPAGHETTI, deux avec des boulettes et deux sans boulettes !

 

18/04/2013

Alors ci-devant Ayrault, on les nettoie ces écuries d’Augias ?

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Je n’ai pas regardé les patrimoines des ministres. Je m’en fous. Être pauvre n’est pas un gage d’honnêteté pas plus qu’être riche n’est une suspicion de cupidité. Victor Hugo était fils d’un général d’empire, Jean Jaurès sortait d’une famille de la bourgeoisie de province et, pour ne pas remonter si loin, Henri Emmanuelli est un ancien banquier chez les frères Rothschild. Ce qui compte, ce n’est pas le niveau du patrimoine, mais le comparatif entre celui de la prise de mandat et celui de la sortie de mandat ou, mieux sa vérification en cours de mandat. C’est là qu’on pourra voir qui s’en fout plein les fouilles, et comment.

 

On glose sur la fortune de Fabius, autour de six millions. Bof… Six petits millions ! C’est six jours, oui, six jours de revenus de madame Bettencourt (à travers une entreprise brillante fondée par un ponte de la Cagoule !). Et que dire des 420 millions que vous, nous, moi avons généreusement donné, bien « qu’à l’insu de notre plein gré » à Tapie !

 

On attend les propositions de « moralisation de la vie politique » promise par Ayrault pour le 24 avril. Mais rien ne pourra être plus efficace que l’interdiction drastique de tout cumul non seulement de mandats électifs politiques, mais aussi et surtout de toutes « présidences » de sociétés d’économie mixte, partenariat public privé, offices d’hlm, communautés de communes et autres « machins » ouvrant la porte à bien des « arrangements » synonymes de corruption.

 

C’est non seulement les députés et sénateurs qu’il faut «moraliser », ci-devant Ayrault, mais tous les niveaux de pouvoir, du plus petit au plus grand.

 

Il va falloir en fabriquer des balais pour nettoyer toutes ces écuries d’Augias ! Ça créera des emplois !

 

 

Nonidi 29 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Après 20 années, trois copains se retrouvent. Le premier dit : 
- Ma femme a une taille de guêpe et tous les soirs, je la pique, je la pique... 
Le deuxième : 
- Moi, ma femme a une taille de sauterelle, et tous les soirs, je la saute, je la saute... 
Le troisième : 
- Moi, ma femme a une taille d'éléphant, et tous les soirs, je la trompe, je la trompe...

 

 

17/04/2013

Attention : un obscurantisme peut en cacher un autre !

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Les Zétazuniens redécouvrent la guerre sur leur territoire… Comme le 11 septembre 2001. Attentat islamiste ? Attentat de l’extrême-droite étazunienne ? Bof. Qu’ils se démerdent…

 

Mais ce raccourci volontairement caricatural nous renvoie en miroir aux dangers qui menacent notre république : - menace islamique fomentée de l’extérieur et exécutée (quand par malheur elle se concrétise, c.f. Merah) par des gens de l’intérieur ; - menace de l’extrême-droite derrière le paravent de l’obscurantisme religieux. L’alliance de circonstance de la burqua et de la cagoule ! Chaque menace se nourrissant de l’autre.

 

La menace islamique n’est plus à prouver. Elle se concrétise par les provocations d’une partie minoritaire mais agissante des musulmans de France (foulard, burqua, viande hallal, cantines, hôpitaux, prières de rue, etc.). Son but : créer un communautarisme religieux obscurantiste par la peur. Son cheminement : abattre la laïcité par l’intimidation et la violence. C’est un fascisme.

 

Lui répond maintenant une menace "christianiste". Les plus bornés des cathos se sont glissés dans l’ombre des islamistes pour tenter d’abattre, eux aussi, leur ennemi commun : la laïcité. Ils ont trouvé un cheval de bataille : la lutte contre le mariage pour tous. Ils ameutent les factions de population qui ont toujours  existés en France : les cathos les plus bornés tendance fachos, ceux des Croix-de-feu, ceux de La Cagoule avant-guerre. On les retrouve dans les manifs anti mariage pour tous derrière des figures qui seraient pittoresques si elles n’étaient dangereuses, comme la caricaturale et bien nommée Frigide Bargeot. C’est là encore un fascisme. Avec en position du singe laissant le chat sortir les marrons du feu, le Hèfe-Haine.

 

Cette montée des fascismes n’est pas propre à la France. On la retrouve dans tous les pays d’Europe. Avec les mêmes causes : - misère galopante dû à une globalisation ultra libérale ravageuse ; - laxisme en matière d’immigration organisé par des gouvernements à la naïveté « d’idiots utiles » au profit du patronat pour peser sur les salaires, aboutissant à une situation qui fait percevoir l’Autre comme un danger, puis un bouc émissaire.

 

Il est temps de regarder les choses en face et de neutraliser radicalement, sans concession et sans faiblesse ces deux menaces. Faute de quoi, comme au siècle dernier, les démagogies défieront et confronteront les démocraties dans le sang et les larmes. L’histoire resservirait-elle les plats ?

 

 

Octidi 28 Germinal 221

Merci à Picasso


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Ecoute ! Ecoute !

 

Un fils demande à son père:
Papa, c'est quoi la république ?
- Prenons par exemple notre foyer: Moi j'ai un salaire je suis le Capitalisme, ta mère le Gouvernement, toi tu serais le Peuple, la bonne serait la Classe ouvrière et ta petite sœur qui n'a qu’un an le Futur.
- Oui, Papa je crois que j ai compris, je te le dirai demain.

Le soir il est réveillé par les cris de sa petite sœur et il voit qu'elle a chié dans sa couche. Il va dans la chambre de ses parents et il voit sa mère qui dort profondément. Il regarde par le trou de la serrure de la chambre de la bonne et il voit son père qui l’enfile !

Et le lendemain:
- Papa je crois que j ai compris : Pendant que le Capitalisme enfile la Classe ouvrière, le Gouvernement est profondément endormi, le Peuple est complètement ignoré et le Futur est bien dans la merde.

16/04/2013

HALTE AU TRIANGLE DE LA MORT CADARACHE-MARCOULE-TRICASTIN

antinucléaire affiche avril 2013.jpg

 

 

A pieds, à vélo, à cheval, en patins à roulettes, participez à la Marche antinucléaire pour la vie qui se déroule du 15 au 26 avril. Détails, itinéraires et renseignements à : www.coordination-antinucleaire-sudest.org

 

 

MISE AU SERVICE DE LA GUERRE OU DE LA PRODUCTION ÉNERGÉTIQUE, la fission de l’atome tue dans la violence des guerres ou des catastrophes mais elle tue aussi lentement ou pollue durablement les êtres vivants et les territoires par les radiations qu’elle génère au quotidien avec l’aval du pouvoir politique et administratif. A quoi s’ajoutent les 1000 incidents de gravité multiple recensés en France par an dans le nucléaire.

 

LA PROVENCE, LA VALLÉE DE RHÔNE-DURANCE EST LA RÉGION LA PLUS

NUCLÉARISÉE D’EUROPE avec une multitude d’Installations Nucléaires de Base civiles et militaires dont la très grande majorité ne produit pas d’énergie ni pour la population ni pour les entreprises mais pour l’armée, le business de l’exportation, l’autoconsommation des installations et la folle recherche.

 

LE BILAN DE TOUTES LES CATASTROPHES NUCLÉAIRES, volontaires quand les militaires les ont décidées, accidentelles quand les industriels n’ont pas su les prévenir est démentiel. Les décomptes les plus honnêtes sont terrifiants : 400.000 morts pour Hiroshima- Nagasaki, plus d’un million pour Tchernobyl, auxquels il faut ajouter ceux de Fukushima mais aussi ceux plus anciens et complètement oubliés survenus en Union soviétique, ceux des essais nucléaires (2.153 depuis 1945), ceux des travailleurs des centrales et des « liquidateurs »… Les instances internationales évaluent les mort(e)s par le nucléaire à 60 millions depuis 1945.

 

LE NUCLÉAIRE SE PARE DE LA BANALITÉ DU MAL si on ne fait que décompter des morts, mesurer des territoires abandonnés, évaluer des coûts de réparation, même si on ajoute à ce sombre tableau les innombrables victimes handicapées, comme il arrive dans tous les crimes guerriers.

 

LES NUCLÉOCRATES, CES ADEPTES OBSCURANTISTES DU NUCLÉAIRE, ont défini un seuil de radiation qui permettrait de « coexister » avec cette industrie. Mais il n’y a aucun seuil de radiation tolérable si on veut préserver la santé des êtres vivants. Toute nouvelle contamination, y compris à dose infinitésimale, vient se cumuler avec les contaminations antérieures pour produire des altérations physiologiques, générer des cancers, créer une situation propice à des mutations du génome.

 

L’ARBITRAIRE (ET DONC LA NON-SCIENTIFICITÉ) des seuils officiels est révélé quand, après la catastrophe de Fukushima, la « dose maximum admissible » de radioactivité a été relevée de 1 à 20 mSv pour les écoliers (vingt fois plus !!!), et à 250 mSv pour les liquidateurs (les sacrifiés ?!), malgré les protestations de la population locale. Et les troubles de santé grandissants de jour en jour ne sont pas, malgré l'évidence des symptômes, attribués à la catastrophe nucléaire.

 

LE DÉNI DU RISQUE mutagène par les radiations fait, bien sûr, partie de la désinformation organisée par l’industrie nucléaire avec, malheureusement, la complicité de l’autorité administrative chargée des activités nucléaires civiles (ASN) qui produit une information d’où sont absents les mots gènes, mutation, risque génétique…

 

LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES PORTENT ATTEINTE À NOTRE SANTÉ, à celle de nos enfants, à nos territoires, à nos activités et nos biens collectifs et individuels.

 

FERMER LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRE C’EST CRÉER DES EMPLOIS : maintenir des emplois sur place le temps que les installations baissent en radioactivité, mettre en place des formations nouvelles pour le démantèlement qui durera plus de 30 ans, réactiver des emplois pendant les 5 années de réouverture des centrales thermiques existantes pour la durée de la transition, créer de nouveaux emplois dans les énergies renouvelables et dans le secteur des économies d’énergies notamment dans le bâtiment, former les futurs spécialistes internationaux français du démantèlement mondial des installations nucléaires et agir ainsi pour la Paix.

 

ASSEZ ! EXIGEONS L’ARRÊT IMMÉDIAT DU NUCLÉAIRE,

SANS AUCUNE CONDITION ET DÉFINITIVEMENT

 

Devons-nous attendre la catastrophe en France et en Provence comme cela s'est passé à Fukushima?

Il est possible, encore temps et vital d'arrêter immédiatement tous les réacteurs !

 

 

Sources : www.coordination-antinucleaire-sudest.org

 

15/04/2013

Voyages d’affaires…

valise argent sale ouverte.jpg

 

 

 

- Berthe, fais ta valise, on part en Suisse.

 

- Chercher des chocolats ?

 

- Non, porter notre pognon à la banque.

 

- Pfff… La Suisse, depuis qu’on y va mon bichon. Tu ne préfèrerais pas Singapour ? Ça fait plus classe vis-à-vis de nos amis.

 

- Ben ouais, mais on fera pas l’aller-retour dans la journée… Et après-demain, j’ai conseil municipal, réunion à la présidence de la communauté de communes, puis le soir présidence de l’office de HLM sans oublier une réunion de chantier avec les entreprises que j’ai choisi sans appel d’offre pour la construction du lycée.

 

- Tu travailles trop mon bichon. Hummm ! Viens que je te poutoune ! Bon, pour cette fois, la Suisse, ça ira. Qu’est-ce que je mets dans la valise ?

 

- Ben comme d’habitude, les liasses de billets de 500 euros.

 

- Quelle trouvaille ces billets ! A croire qu’ils ont été faits exprès pour nous !

 

- C’est un peu ça ma Berthinou jolie. L’Europe les a créés sur l’insistance intéressée de gens qui, comme nous, sont obligés de se trimbaler des valises de pognon. Tu te rappelles à l’époque des francs ? Pfff ! Quelle galère…

 

- Ah ! Notre premier million détourné en Suisse… Avec la 404 Coupé Pinin-Farina ! Toute une époque.

 

- Notre jeunesse ma Berthinette. Mon premier mandat, mes premières commissions.

 

- Bon. Allez. La prochaine fois on ira à Singapour.

 

- Promis ?

 

- Promis !

 

 

Septidi 27 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi les requins du fisc et les autres ne s'en prennent-ils jamais aux banquiers ? Par confraternité…

14/04/2013

Ouiquinde sur la grande bleue : Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

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Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde

Pour tenter d'échapper à la dent furibonde

De quelque carnassier montant des eaux profondes

Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...

C'est la reine des mers! Succulente et divine,

Pas la langouste, non. Simplement la sardine!

Sa réelle fonction, sa vie, son aventure

Généreuse et bornée: c'est d'être nourriture!

Les poissons s'en délectent, l'homme la met en boite,

Lui fait boucher le port si la passe est étroite...

Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement

Que chaque Provençal est un peu son amant.

Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,

Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.

Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,

Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque

Par la roideur arquée du petit corps luisant.

Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.

Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,

Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,

Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"

C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.

Un bon coup de muscat met les convives à l'aise

Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.

Sur un bout de grillage il range les sardines,

Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.

Les poissons sur la grille sont posés sur le feu

Puis retournés après une minute ou deux.

Sur un grand plateau rond, au milieu de la table

Calée par des galets pour qu'elle reste stable,

Le Pégot sert en vrac sa première tournée

Puis remet sur le feu la prochaine fournée.

Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,

On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.

D'une pression du doigt on enlève la peau

Libérant les filets odorants et bien chauds,

La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,

La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebleu !

On se "rabine" un peu, d'où le nom: "brulo dé"

Mais c'est tellement bon! Vous n'avez pas idée.

Avec les dents du haut, on bloque la sardine,

La mâchoire du bas, retroussant les babines

Fort délicatement détache le filet

Qu'un" ggluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.

Sous le pin parasol où s'aiment les cigales

Montent les petits bruits des gens qui se régalent.

Ça fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"

C'est toute la marée, plus un goût de charbon.

Toutes les deux sardines on boit un coup de blanc,

De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,

On parle avec les mains, on sort la galéjade

Et la journée se passe en franche rigolade.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple: des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette. Prévoir aussi des peilles ou des essuie-tout pour les mains !

 

Les vins conseillés:

La sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.

En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusc1an, Ventoux, Luberon, Cos­tières de Nîmes; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.

En vins du Languedoc blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.

En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de­-Provence et des Coteaux varois.

 

In « Le bonheur grâce à la cuisine de l’amour »

 

 

Quintidi 25 Germinal 221

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

 

 

12/04/2013

Gênante pour qui la transparence ?

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Non mais regardez-les s’offusquer les « zélites » ! S’offusquer que le peuple (pouah ! C’est sale la « populasse ») puisse envisager de savoir ce qu’il y a dans la poche de ceux qui les gouvernent (si mal). Ce qu’il y a dans leur poche lorsqu’ils arrivent aux commandes, et ce qu’il y a lorsqu’ils s’en vont. La différence…fera la différence entre ceux qui auront travaillé honnêtement pour le bien public et ceux qui se seront goinfrés en utilisant à leur profit et à celui de leurs « amis » les pouvoirs que le peuple leur a momentanément délégués.

 

Le critère de l’argent ne devrait pas être de mise dans une république digne de ce nom. Et pourtant… Combien d’ouvriers à l’assemblée nationale et au sénat ? Combien d’employés ? Combien de petits commerçants ? Combien d’infirmières ? Combien de petits patrons ? Combien de chômeurs ? La réponse est simple : aucun ! Parce que plus que la compétence, c’est la position sociale, l’entregent, les réseaux d’influence qui font les « zélus ».

 

Si les élus, à tous les niveaux, de conseiller municipal à président de la république, ne pouvaient prétendre qu’à un seul mandat et surtout, une seule mandature, cela mettrait fin à cette insupportable professionnalisation de la politique. Ceci mettrait fin à cette provocation envers la démocratie qu’est l’existence d’une « classe politique », à ces dynasties d’élus écumant une région de père en fils, avec le népotisme le plus éhonté en manière d’agir normale.

 

Citoyen-président François, pour une fois tu as tapé sur la table. Alors fais-toi respecter. Vire tous ceux qui refusent cette transparence que le peuple appelle de ses vœux. Ordonne à cette girouette de Ayrault d’être inflexible, vire Bartolone s’il recommence ses conneries. Merde, c’est toi le patron, non ? Alors montre-le !

 

 

Tridi 23 Germinal 221

 

 

Illustration: merci à Deligne

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un député reproche à un de ses collègues d'un parti opposé : 
- Depuis trois ans que vous siégez parmi nous, je ne vous ai jamais vu ouvrir la bouche. 
- Pardon ! Je l'ai ouverte au moins une fois, lors de chacune de vos interventions. Pour bailler.

11/04/2013

Les fables de La Bedaine : Le trou du cul devenu roi !

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Or donc en ce temps là, hasard ou jeu divin

Le corps humain advint.

Il fallut décider qui, de tous les organes,

Serait le chef idoine.

Ainsi dit le cerveau, je contrôle les nerfs,

C’est donc moi qui dois être le chef décisionnaire.

Ainsi dirent les yeux, c’est nous qui apportons

L’essentiel des informations,

Nous devons être chefs car c’est par nous qu’on voit.

Ainsi leur dit la bouche, tout est nourri par moi,

Il est donc naturel que j’ai le gouvernail.

Eh ! Oh ! dirent les mains, qui donc fait le travail

Pour être votre chef, n’a-t-on pas le prestige ?

Car qui nourrit dirige.

Oui mais, dirent les pieds, qui donc vous tiens debout ?

Sans nous que seriez-vous sinon un tas de mou ?

Nous devons être chefs, telle est notre démarche

Car si nous nous bougeons, c’est bien grâce à la marche.

Enfin le trou du cul fit entendre sa voix

Réclamant lui aussi le pouvoir d’être roi.

Et tous de se gausser, de ricaner, de rire,

Que le cul les dirige ? Qui aurait-il de pire ?

Le trou du cul, vexé, alors se referma.

Aussitôt tout le corps glissa vers le coma.

Le cerveau fut fiévreux

Les yeux furent vitreux,

Les mains pendaient sans force

Les pieds devinrent torses

Les poumons et le cœur perdaient le goût de vivre

Le corps humain souffrait et luttait pour survivre.

Tous demandèrent alors au cerveau de céder

Et laissèrent au cul le droit de décider.

Celui-ci, en s’ouvrant, remis le corps en marche,

C’est donc lui qui devint le chef, le patriarche,

Le corps fonctionnait bien, sans à coups, simplement

Car il gérait fort bien tous les emmerdements.

 

Moralité :

 

L’on peut être, sans en être vaincu,

Dirigé par un trou du cul !

 

 VictorAyoli


Duodi 22 Germinal 221


Illustration: Merci à Sakoch

 

 

 

 

 

10/04/2013

Au bistro de la toile : la grande évasion.

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- Eh ! Victor, t’as vu jouer La grande évasion ?

 

- Ben, oui, mais c’est lointain. Un film étazunien de John Turgess je crois, mettant en scène la tentative d’évasion d’une palanquée d’officiers  polonais, amerloques et anglais.

 

- Bien. Je vois que t’as une culture… Mais actuellement, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’Etat, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc… Parait que ça tourne entre 60 et 80 millions par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

 

- T’as tout compris. Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs  qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

 

- Mais comment peut-on laisser faire ça ? Que font ceux qui sont chargés de lutter contre ce hold-up ?

 

- Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les haut-fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances). La France ne s’est doté ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Sais-tu que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Sais-tu que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et qui était jusqu’à ces derniers jours le ministre du Budget ? Un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur !

 

- Ouais… C’est comme si tu mettais Depardieu ministre chargé de la lutte contre l’alcoolisme !

 

- En quelque sorte. Mais un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodé à l’idéologie ultra libérale. Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complices passifs ou actifs des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant…à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, coeurs d’artichauts avec les riches…Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les première, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Sain-Flour, Carpentras ou Cahors…

 

- Enfin, ces paradis fiscaux, il me semble que Sarko avait dit que c’était fini !

 

- Ben voyons ! Il n’était pas à une sarkonnerie près celui-là. Les paradis fiscaux, pour qu’ils sortent de la liste noire, il fallait qu’ils passent un certain nombre d’accord d’échange d’informations avec d’autres pays. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ben, bien sûr, ils ont passé ce genre d’accords entre eux ! La liste des paradis fiscaux s’est ainsi vidée à la faveur de la conclusion essentiellement formelle de conventions bilatérales par les pays concernés. Et je t’embrouille…

 

- Et l’Europe elle fait quoi la dedans ?

 

- Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux. Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, l'Autriche, Chypre, Malte, la City de Londres, les îles anglo-normandes ; parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. La politique européenne de maîtrise de l’évasion fiscale internationale reste à définir en approfondissant les progrès trop limités du « code de conduite », en réduisant les frottements fiscaux entre Etats (notamment par l’adoption de règles communes d’imposition des sociétés), et en harmonisant la lutte contre les opportunités d’évasion fiscale offertes par les pays non coopératifs ou par les excès de la dérégulation.

 

- Alors on fait quoi ?

 

- Si je le savais… Tè ! Sers-nous une tournée de rouge !

 

 

 

Primidi 21 Germinal 221

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Une infirmièrequi prend sa pause cigarette a l'entrée de l'hôpital voit deux médecins en blouse blanche en train de chercher quelque chose dans le parterre de fleurs. 

-
Excusez-moi, dit-elle, vous avez perdu quelque chose ? 

-
Non, répond un des docteurs. Mais tout a l'heure on fait une transplantation cardiaque a un inspecteur des impôts et on est a la recherche d'une pierre de taille adéquate.

09/04/2013

Elle a libéré le territoire…

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C’est triste une vieille dame qui meurt, diminuée par la maladie. C’est toujours émouvant.

 

C’est moins émouvant lorsqu’on se souvient que cette vieille dame, au sommet de sa carrière, a volontairement laissé crever dans les geôles anglaises le prisonnier politique irlandais Bobby Sands, à l’issue de 66 jours de grève de la faim et de la fin. Le chanteur de rock britannique Morissey a provoqué en son temps un beau tollé en rêvant de voir Margareth Thatcher grimper à l’échafaud :

"Les gens de bonne volonté

Ont un rêve merveilleux

Margaret sur la guillotine

Parce que des gens comme vous

Me fatiguent vraiment

Quand allez-vous mourir ?" 

 

Ben voilà. Ton rêve est exaucé Morissey… Hier soir, j’ai débouché une Guinness à la mémoire de Bobby Sands, à la mémoire des milliers de mineurs jetés à la rue, à la mémoire des troufions argentins et anglais tués pour quatre arpents de cailloux et l’orgueil nauséabond d’une dangereuse mégalo.

 

C’est moins émouvant lorsqu’on se souvient que cette dame comptait parmi ses bons amis un certain Pinochet, le dictateur-massacreur du Chili.

 

Cette femme, avec son complice étazunien Reagan, aurait du être traduite devant un tribunal international pour « crimes économiques ». C’est sous l’impulsion de ces deux créatures nuisibles que le monde a sombré dans l’ultra libéralisme, la dérégulation, le saccage des services publics, le triomphe de la finance la plus néfaste, l’enrichissement outrancier des tricheurs les plus cyniques, la misère galopante dans le monde entier. Tout ça pour le « bonheur » matériel de quelques uns – 1% - au détriment de tous les autres.

 

J’ai eu – par hasard – le bonheur…de lui écraser les arpions et de l’entendre crier « Aoh ! ». C’était au début des années 80. Elle était reçue à la mairie d’Avignon et, en tant que journaleux, j’étais invité au pince-fesse donné par les « zautorités ». A cette époque, elle saccageait les mineurs britanniques. Les mineurs d’Alès (il y en avait encore…) l’attendaient place de l’Horloge avec des sacs en papier remplis de poussier noir et très volatil qu’ils balançaient sur les CRS venus pour protéger l’Anglaise. Donc, beaucoup de monde dans la grande salle de réception de la mairie. Un verre de champ’ à la main, poussé par la foule, je recule et « AOH ! ». Je venais par inadvertance de poser mon talon et quelques 90 kilos de viande et d’os (j’étais mince à l’époque !) sur les arpions thatchériens ! Toujours galant, je lui ai répondu « Sorry ! » J’en garde un souvenir mouillé…

 

Eh ! Satan, ne la reçoit pas en enfer, elle te foutrait la merde !

 

 

Allez, chauffe Renaud !

ICI 

 

 

 

Décadi 20 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est une dame très bête et très méchante qui arrive en enfer. A son arrivée, Satan l'accueille et lui dit: "Maintenant tu vas devoir choisir la chambre dans laquelle tu resteras pour l'éternité" et Satan lui montre trois portes.
La dame passe la première porte. Elle entre dans une vaste pièce dans laquelle les gens sont tous sans exception en équilibre sur leur tête, sur du carrelage. La femme se dit en voyant ça: "Aie ! aie ! aie !, ce sol me semble un peu dur pour ma tête. Je vais essayer une autre porte".

Alors, elle essaie la deuxième porte et se retrouve dans une autre vaste pièce, dans laquelle le sol est cette fois du parquet. Là encore, tout le monde est sur la tête, en équilibre. La dame se dit: "C'est pas encore terrible, si ça tombe, on doit attraper plein d'échardes à la tête, essayons la troisième porte"

Cette fois, la pièce est remplie de personnes assises sur des chaises, tout le monde est dans la merde jusqu'aux genoux, mais les gens sont en train de boire le thé et de manger des biscuits. Notre bonne femme se dit: "Hummm, passer l'éternité sur une chaise, même si on a les genoux dans la merde, c'est toujours mieux que de la passer sur la tête, surtout quand on a à boire et à manger" 

Alors elle va voir Satan qui l'attendait et lui fait part de sa décision de choisir la troisième porte. "Très bien" dit Satan "Tu passeras donc l'éternité dans la troisième pièce" et il l'accompagne jusqu'à la porte. Lorsque la porte s'ouvre, il entend une grosse voix à l'intérieur qui hurle: "Allez là dedans, la pause thé est terminée...Tout le monde sur la tête...."