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05/06/2013

A moi, contes ! Un peu de tendresse : Le poussin et le motard

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Un motard de l'escorte de quelque Ubu-Roi

Fonçait à 140 sur route de campagne

Il tomba nez à nez, et avec grand effroi

Au sortir d'un virage, au sommet d'une fagne

Avec un tout petit poussin jaune et mignon.

Il tente d'éviter le joli champignon

Mais, hélas, il accroche le petit animal

Qu'il voit, dans son rétro, après un bond fatal

Étendu sur le dos, son petit bec en l'air...

Le motard est un tendre, il retourne en arrière

Et ramasse l'oiseau inconscient mais vivant.

Il le met à l'abri derrière son coupe-vent

Et le soir lui achète une petite cage

Où il l'installe au chaud, avec pain et breuvage.

Le lendemain matin, le poussin se réveille

Voit les barreaux, le pain, l'eau, pense à la veille

Et s'exclame, la tête pleine de boussignoles:

« J'ai tué le motard, et me voilà en taule! »

 

Septidi 17 Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Donnons la parole au grand Rabelais :

« Mais, concluent, je dys et mantiens qu'il n'y a tel torchecul que d'un oyzon bien duveté, pourveu qu'on luy tienne la teste entre les jambes. Et m'en croyez sus mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirificque, tant par la doulceur d'icelluy duvet que par la chaleur tempérée de l'oizon laquelle facilement est communicquée au boyau culier et aultres intestines, jusques à venir à la region du cueur et du cerveau. »


Rabelais, Gargantua, 1534

 

 

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