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20/06/2013

Retraites : « Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ? »

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Ça y est : c'est aujourd'hui que nos têtes pensantes des organisations syndicales et patronales se réunissent pour déterminer, en deux jours, ce dont ils vont ensuite débattre. Ceci en vue d'une énième « réforme des retraites », et sous le coup d'une injonction aussi humiliante que menaçante des ultralibéraux de la Commission europenne, pressés de jeter bas le système français par répartition pour faire la part belle aux banques et assurances avec la capitalisation. L'enjeu réel, ,il est là.



Nos têtes pensantes pourraient en profiter pour faire preuve d'un peu d’imagination. La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui  dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme  pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en quelques années, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

 

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Seulement ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un clinex sale les salariés de plus de cinquante balais . Sans oublier que les sarko-trafiquants au pouvoir ont supprimé, en 2008, la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires.

 

Pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions. Et pourquoi ne pas faire payer les robots ? Toutes ces machines (caisses automatiques d'autoroute, d'hypermarché, etc.) qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles !

 

Les trois seuls leviers envisagés et utilisés sont l’allongement de l’âge ouvrant possibilité de départ à la retraite , le report de l’âge de prise de retraite sans décote et l’allongement concomitant du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ceci a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, ils seront bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 41, 42, voire 43 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares… Et comme il n’y a pas de boulot, les « vieux » de 55 ans et plus croupiront au chômage…

 

Qu’est-ce que seront obligés de faire les générations montantes devant une perspective pareille ? Succomber aux sirènes qui leurs chantent sur tous les tons de faire leur propre plan retraite…par capitalisation. La finalité de l’affaire, elle est là : refiler aux gueules avides des grands groupes d’assurances et de banques (maintenant tellement imbriqué) l’énorme gâteau des retraites privatisées.



Pourtant à moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.



Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ?





2 Thermidor 221



Illustration X – Droits réservés





Ecoute ! Ecoute !



Un couple de vieux retraités achète une maison dans un village du sud-ouest et y réside depuis quelques mois quand le maire vient les voir :
- Comment allez-vous ? Vous vous plaisez dans notre commune isolée ? Vous ne vous ennuyez pas j’espère ? Que faites-vous de vos journées ?

Le papy répond :
- Ben, à 7 heures, on se réveille : activité sexuelle. Puis p’tit-déj, re-activité sexuelle. On va faire les courses au marché et à 11h retour du marché, activité sexuelle. Préparation du repas, re-activité sexuelle. Apéro, repas, et activité sexuelle en dessert. Sieste puis activité sexuelle. A 15 heures, je vais jouer aux boules et à 18h au retour : activité sexuelle.
A 19h petite soupe, fromage, activité sexuelle. A 20h vaisselle et activité sexuelle devant l’évier. Puis on regarde un peu la télé et à 10 heures du soir on va se coucher parce qu'on est un peu fatigué...


Le Maire est stupéfait et demande :
- Quel âge avez-vous ?
- Moi 86 ans et Marguerite 78 printemps…
- Félicitations, lui dit le maire inquiet, mais qu’entendez-vous par activité sexuelle exactement ?
- C’est pourtant simple : ELLE ME CASSE LES COUILLES…



 



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