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31/07/2013

L’ancestrale « peur du Boumian »

gens du voyage panneau.jpg

 

 

Comme chaque été, on constate des conflits entre les gens du voyage (chez nous, on les appelle les Boumians, les Bohémiens) et les autorités. Principale source de ces conflits : l’occupation illégale de terrains publics (stade de sports, places de marché, etc.) ou privés. Des confrontations parfois musclées entre les gitans caravaniers et les ayant-droit des terrains occupés défaillent régulièrement la chronique.


On peut comprendre le désarroi d’un propriétaire qui voit son terrain occupé par une centaine ou plus de caravanes avec tout ce que cela comporte de nuisances. On a moins de raison de comprendre les maires qui se retrouvent dans la même situation. Pour une raison bien simple : La loi Besson (non, pas Ganelon, un autre), votée en juillet 2000, oblige les communes de plus de 5 000 habitants à créer une aire d’accueil des gens du voyage, la République aidant les collectivités à les financer. De plus, la Circulaire 2001-49 du 05 juillet 2001 stipule quedes aires de grand passage doivent être destinées à accueillir des groupes de 50 à 200 caravanes et ont un caractère temporaire c’est à dire qu’elles sont rendues accessibles en tant que besoin. La durée de stationnement sur les aires de grand passage devrait être limitée et ne pas dépasser une quinzaine de jours. Quant à leur localisation la circulaire ajoute : Compte tenu de leur objet et du fait qu’elles n’appellent pas d’aménagement ou de construction justifiant un permis de construire, ni d’utilisation permanente à titre d’habitat, ces aires peuvent être envisagées hors des zones urbanisées et constructibles des plans locaux d’urbanisme.


Seulement voilà : les gens du voyage sont confronté au fait que la moitié des communes éligibles à cette loi ne la respectent pas !  De plus, du fait de l’urbanisation, il n’existe quasiment plus aux abords des villes des terrains publics, champs de foire, etc. ou privés susceptibles d’accueillir l’installation momentanée de ces gens, Français à part entière, ne l’oublions jamais. Enfin, la loi ne prévoit aucune sanction pour les villes qui refusent d’installer des zones d’accueil. On comprend dès lors le peu d’empressement des maires à s’y conformer.


La majorité de ces aires sont administrées directement par les municipalités et quelques associations, mais le fonctionnement de 40% d’entre elles a été déléguée à des sociétés privées. Et il se trouve que c’est un bizness fort juteux ! Le mécanisme créé par l’État pour permettre aux familles nomades ou quasi sédentaires de se poser un bout de temps et garer la caravane profite au privé dans les grandes largeurs. Il faut savoir, contrairement aux idées reçues, que l’utilisation de ces aires n’est pas gratuite : location de l’emplacement, paiement de l’eau et de l’électricité. La Cour des comptes note que les niveaux de tarification «sont disparates, parfois difficiles à expliquer et à l’origine d’inégalités de traitement entre usagers». C’est gratos dans certains départements et jusqu'à une dizaine d'euros par jour dans d’autres, accompagnés de cautions volontairement prohibitives dans certains cas.  


Ces aires gérées par le privé sont souvent mal entretenues. Et ce, volontairement : ce sont généralement des maires hostiles à l’installation des gens du voyage qui les concèdent au privé. L’entretien minimum des aires a un but inavoué : dissuader les voyageurs de s’y arrêter, d’autant plus quand les tarifs sont élevés. L’aire est donc un alibi pour pouvoir mieux les virer. On interdit l’accès des aires à des familles entières sur la base de listes nominatives, pour des soi-disant troubles ou dettes. Généralement, rien n'est avéré, que ce soit pour les vols ou dégradations. Il n’y a pas de dépôt de plainte, c’est juste l’avis du gardien. Il y aussi une liste noire des familles, basée sur leur simple réputation… Et ça rapporte ! Moins il y a de caravanes stationnées sur les aires, plus ça rapporte à la société privée, car la redevance de l’État est forfaitaire, quel que soit le taux de remplissage du terrain. Les entreprises ont donc intérêt à ce qu’il y ait le moins de familles sur les terrains… 


Tout ça devrait bouger prochainement grace à une proposition de loi du député socialiste de Loire-Atlantique, Dominique Raimbourg.

 

Ouètindsi les Piches !

 

Tridi 13 Thermidor 221

 

Photo X – Droits réservés

 

30/07/2013

M’ame Michu et M’ame Chazotte se paient le resto !

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- Alors, M’ame Chazotte, avec l’été, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… J’vais pas souvent au restaurant, mais avec la baisse de la TVA de Sarko reprise par Hollande, on doit pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des cons-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, ça a été fait par les sarko-trafiquants pour récupérer des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, à l’époque où elle sévissait comme ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points. De plus, le nombre des contrôleurs ont été réduit comme la conscience d’un gargotier !

 

- Ben ça alors !

 

- Fort heureusement, M’ame Michu, il y a encore de vrais restaurants, avec de vrais cuisiniers. Et c’est ceux-ci qu’il faut mettre en avant et aider. Comment ? En modulant la TVA selon un critère simple : cuisine faite « maison », par de vrais cuistots, avec des produits frais, provenant de producteurs locaux, respectant la saisonnalité. Pour ceux-ci, TVA à 5,5%. Pour les autres, tous les autres, indépendants comme chaines, 19,6%. Et imposer de signaler clairement sur la carte le fait que tel plat, tel met provient ou non de l’industrie agroalimentaire. De plus, comme pour les boulangers, il faudrait imposer par la loi une distinction sémantique claire et précise au niveau de la dénomination des établissements. Point-barre. 

- On en parle il me semble, on, en parle…

 

- Ouais M’ame Michu, on en parle. C’est tout.

  

************************************************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’est un mec dans une gargote d’été. Il est en rogne :

- Garçon, il y a une mouche dans ma soupe !

 

Le serveur :

- Oh ! Je suis vraiment désolé monsieur, je pensais les avoir toutes retirées avant de vous la servir…

 

29/07/2013

Pendant le bronze-cul, les euro-saloperies continuent.

jardinier terroriste.jpg

 

 

Inutile d’épiloguer sur la duplicité des fonctionnaires européens, totalement inféodés aux intérêts privés des multinationales et des mafias financières.

 

Cette sinistre réalité vient d’être illustrée, une fois de plus par La Cour de Justice de l’Union Européenne qui a confirmé le 12 juillet dernier l'interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel. Autrement dit, si votre voisin a de superbes tomates, bien savoureuses, il peut vous donner quelques graines. Mais si, sollicité par bien des gourmets désireux eux aussi de se régaler de ces tomates hors du commun, votre voisin estime normal de faire un tant soit peu rémunérer ses efforts en vendant ses formidables graines, il risque…les foudres de la loi !

 

Ainsi, des associations bien connues des jardiniers, comme Kokopelli  ou Semailles, qui collectent, protègent et distribuent ce type de semences, se retrouvent dans l’illégalité et à ce titre régulièrement poursuivis devant les tribunaux. Leur crime : commercialiser des semences de légumes et de fruits oubliés, qui font le bonheur des jardiniers mais…qui ne paient pas de redevance (de racket plutôt) aux semenciers. Ceci avec la complicité des pouvoirs publics à la solde des lobbys multinationaux qui sont derrière les semenciers. Ainsi les décisions de Bruxelles ont essentiellement pour but de protéger les profits des grosses multinationales semencières (Monsanto, Pionner, DuPont, Sygenta, Limagrain-Vilmorin, KWS, etc.)

 

Les semenciers ont pour cela fait une OPA sur le catalogue officiel et s'ingénie à en évincer les variétés dites anciennes, car ces dernières reproduisent des graines parfaitement fiables pour reproduire la plante mère. Le hic, c'est que ces variétés qu'on peut ressemer ne rapportent donc plus d'argent au semenciers, qui ont donc intérêt à les faire disparaître au profit de leurs hybrides ! CQFD.

 

Il suffirait pourtant d'inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrites au catalogue (ce qui coûte très cher !), elles en sont éliminées. A cause de cette réglementation, plus de 80% de la biodiversité en matière de semences a disparu…

 

Et il y a d’autres barrages : Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l'espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles.

 

Les lobbys semenciers, aidés par l’Europe mais aussi par les Etats de l’U.E., pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe.

 

Les maraîchers qui produisent et commercialisent des légumes ont obligation de ne produire que des légumes issus du catalogue officiel. Or plus de 90% des variétés inscrites à ce catalogue officiel sont des variétés hybrides, inventées par les semenciers, qui reproduisent des graines dégénératives donc inutilisables pour reproduire la plante.
Autrement dit, le maraîcher, pour produire d'une année sur l'autre la même variété de tomate doit acheter à nouveau sa semence au semencier.

 

E vafanculo…


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Primidi 11 Thermidor 221

 

Illustrations X – Droits réservés

28/07/2013

Ouiquinde érotico-gastronomique en Camargue

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A Bauduc, en Camargue, sur le sable doré

Wanda sculptait les bois déposés par le Rhône

Et vivait libre et nue comme une sauvageonne

Dans une simple hutte à l’orée des marais.

 

Sur une planche à voile, je chevauchais les flots,

Wanda voulut monter sur mon engin rétif

Mais ne pouvant lever la voile de l’esquif

Elle lâcha la corde et chuta dans les eaux.

 

Pour l’aider à monter je la soulève aux fesses

Mais, troublé, ma poussée devient vite caresse,

Ma peau frôle sa peau et nos jambes s’emmêlent,

 

En un baiser salé, nos deux langues se mêlent,

Puis, au gré de la vague se redresse le mat,

Et c’est dans l’eau complice que la belle m’aimât.

 

 

Pour Wanda : Le lièvre des sansouires

 

- Se servir de la mer comme d’un grand plumard,

Ben ! Dis donc ! T’as dû faire rougir les homards !

Les girelles devaient frétiller d’allégresse

Et l’onde bouillonner comme une bouillabaisse !

- Ce n’est pourtant pas ça que nous avons mangé

Lorsque, après nos ébats, nous avons partagé

Un excellent repas préparé par la belle,

Devant son cabanon, assis sous la tonnelle.

Wanda, fine fourchette, la veille avait fait cuire

Un régal camarguais : un lièvre des sansouires.

Dépouille l’animal, vide-le, sèche-le

Et puis ampute-le de la tête et la queue.

Coupe-le comme un lièvre en quartiers et portions,

Epluche et émince quelques jolis oignons,

Au fond d’une terrine, mets tes morceaux de viande,

Ajoute thym, laurier, romarin et amandes,

Du poivre du moulin, puis de l’huile d’olive,

Arrose à l’Armagnac de façon attentive,

Et laisse macérer, au frais, toute une nuit,

Il ne s’en ira pas, ne t’en fais pas pour lui !

Dans comme un œuf de beurre, fais dorer des lardons,

Tu égouttes et réserves. Fais blondir deux oignons

Dedans le même beurre, saupoudre de farine,

Fais revenir pour que ça prenne bonne mine.

Rajoute tes morceaux de viande macérée,

Tu remues bien le tout pour les faire dorer,

Introduis tes lardons, ail et bouquet garni ;

Mouille d’une bouteille de Costières-de-Nîmes,

Rectifie sel et poivre, que ce soit de haut goût,

Et laisse mijoter, une heure, à feu doux.

Pendant ce temps glace un quart de petits oignons

Avec un peu de beurre, du sucre et un peu d’eau,

Fais caraméliser. Saute tes champignons

De couche avec de l’huile, dore-les ventre et dos,

Rajoute, après une heure, au premier appareil,

Passe ta marinade, introduis-la pareil,

Et tu laisses frémir une bonne heure encore

Pour que les sucs expriment harmonie et accord.

Mixe le foie du lièvre, la crème et le boudin,

Mets un peu de vinaigre, du poivre du jardin.

Avec ces ingrédients, tu vas lier ta sauce

Juste avant de servir ce plat digne d’Eros.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour la marinade: - 1 lièvre des sansouires (encore appelé ragondin), - 3 oignons émincés, - thym, - 3 feuilles de laurier, - 1 branche de romarin, - 1 poignée d'amandes sèches, - 1 cuillère à soupe de poivre grossièrement concassé, - 1quart de litre d'huile d'olive, ­1 verre d'Armagnac.

Pour la cuisson du plat: - la valeur d'un œuf de beurre, - 2 hectos de lardons, - 2 oignons hachés, - 1 peu de farine, - 3 gousses d'ail épluchées et écrasées, - 1 bouquet garni, - 1 bouteille de vin rouge AOC Costières-­de-Nîmes.

Pour la sauce: - 1 quart de kilo de petits oignons entiers, - 1 noix de beurre, - 1 cuillère à soupe de sucre en poudre, - 1 livre de petits champignons de Paris, - le foie du lièvre-ragondin, - 1 hecto de boudin, - 1 petit pot de crème fraîche, - 1 cuillère à soupe de bon vinaigre, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Ce plat typique des mas de Camargue s'accorde tout naturellement avec des vins rouges frais tels, en vallée du Rhône: Costières-de-Nîmes, Domazan, Comps, Estézargues, Fournès, Montfrin, Remoulins, Saze, Saint-Hilaire-d'Ozilhan.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Cabrières, Cazevieille, Saint-Gély-du-Fesc, Valflaunès.

En vins de Provence: Coteaux-des-Baux, Coteaux-d'Aix, Coteaux-varois de Saint-Zacharie, Saint-Maximin, Barjols, Ste-Anastasie.

 

Décadi 10 Thermidor 221

 

Photo X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

C’est deux bites qui sont à la plage. La première dit à l’autre :

- Tu viens te baigner ?

L’autre répond :

 

- Non. Je garde les sacs…

27/07/2013

« Avignon : une campeuse est réveillée par un inconnu qui lui lèche l'anus »

Reiser trou du cul.jpg

 

 

 

Eh ! Vous allez dire : « Victor, il fait dans l’annus horribilis ! ». Pas du tout, c’est simplement un titre de notre quotidien régional préféré Midi-Libre. Saluons cette liberté de ton !

 

On comprend pourquoi les campings avignonnais ne désemplissent pas ! On y trouve – à en croire cet article léché – à la fois un accueil original mais aussi une pratique de l’hygiène intime pittoresque. Surtout en cette période de festival où les gargotes éphémères qui sévissent génèrent parfois une « turista » généreuse !

 

Faut-il s’offusquer de cette pratique et cul-pabiliser le personnage qui s’y livre et qui, finalement, ne fait que reprendre à son compte une manière éprouvée d’actionner l’ascenseur social dans les entreprises, les administrations, en politique, dans le spectacle, etc. Certains doivent avoir de la peau morte sur la langue à force de s’y livrer !

 

Allez ! Voilà un article qui restera dans les annales !

 

Approchons-nous plutôt de la belle Myriam :

 

 

Myriam

 

C’était au temps de la parenthèse enchantée

Du Voyage au long cours, des chants de Liberté

Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient

Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

 

C’était près de Collias, où des gorges sauvages

Creusées par le Gardon depuis le fond des âges

Accueillaient les ébats, les amours, les désirs

D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

 

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière

Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière

En éblouissement de perles de soleil

Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

 

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace

J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.

S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes

Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

 

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.

Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.

En un bond de félin je fus bientôt sur elle,

Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

 

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit

Sous les feux de Phébus, à l’abri d’un taillis

Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme

Par les voies de Sodome…

 

Victor 

 

Nonidi 9 Thermidor 221

 

Merci à l’inégalé Reiser                 

 

 

26/07/2013

On se moque souvent du Q.I. des huitres! Tè... Ecoutez leurs amours!

Huîtres pour le web.jpg
 

 

Ce qui me manque, dans ma cambrousse lozérienne d’été, ce sont les fruits de mer. L’autre jour, j’ai acheté des moules…et j’ai dû en jeter la moitié. Quant aux huîtres, vaut mieux ne pas y penser. Alors l’autre jour, en remontant, je me suis arrêté chez mon pote Jeannot, à Mèze et j’ai acheté une belle caissette d’huitres de Thau. Mais des vraies, un peu laiteuse à cette époque sans « R », mais foutrement bonnes.

 

Pourquoi, me direz-vous, il y a des « vraies » huitres et des « pas vraies » ? Ben ouais… Mais pour comprendre, je vais vous raconter les amours des huitres. Le pied !

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huitre, après avoir tiré son coup, IL CHANGE DE SEXE ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étazunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». On en trouve de temps en temps de ces dépravées. Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

 

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huitre, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux Etats-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

 

Alors lorsque vous achetez des huitres en été, prenez les laiteuses et refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits ! Demandez plutôt des  « huitres nées en mer ».

 

Tè ! Je fais péter la bouteille de Picpoul de Pinet ! A notre santé.

 



Octidi 8 thermidor de l'an 221 de l'ère de la liberté.


Photo Moi.



 

 

25/07/2013

Manitas de Plata, vous connaissez ?

manitas de plata.jpg

 

 

Bien sûr, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Manitas, c'est l'inégalé parce qu'inégalable « rey » du flamenco camarguais. Tous les groupes genre Gypsy kings et autres qui prospèrent sur ce genre de musique ne sont que des sous produits du renouveau flamenco initié par Manitas de Plata en France au même titre que Cameron de la Isla en Andalousie.

 

J'ai eu l'honneur et la chance de côtoyer Ricardo Ballardo – c'est le vrai nom de Manitas de Plata – lorsqu'il explosait de bonheur la tête de ses amis ébahis, à la  terrasse du bistro-resto « Les vagues », sur le front de plage, à Saintes-Maries-de-la-mer... C'était la fête enchantée.

Sous les doigts ailés de ce magicien, les notes s'envolent en trilles serrées, en un rythme qui vous envoûte et vous fait décoller.

Sous ses doigts ailés naissent les galops sauvages des chevaux libres de Camargue, le souffle rauque des toros aux cornes de lyres.

Sous ses doigts ailés se dessinent les terres demi-noyés, secouées de mistral, mariage cosmique de l'eau, du sel, du vent, du soleil. Les terres pétries et façonnées par les épousailles du Rhône et de la Mer. Terres de solitudes, terres de mirage, rivages de naufrage. Digues, lônes, marais, étangs, sables mouvants. Cristaux étincelants du sel sur la sansouire, faisceaux arachnéens des tamaris en fleur d'où s'envolent soudain des millions d'oiseaux venus d'ailleurs lointains. Terre des chevaux blancs et des taureaux sauvages, où Mithra règne en dieu depuis le fond des âges.

 

C'était tout ça et mille fois plus Manitas de Plata. Ami de Dali, de Picasso, amant des plus belles femmes des Trente glorieuses. Manitas, l'homme aux doigts d'argent qui a vendu 93 millions d'album, brassé des millions, tutoyé tous les grands de la terre.

 

Manitas, superbe cigale qui a chanté tout son été et dépensé sans compter, est aujourd'hui seul, pauvre, ruiné, abandonné (presque) de tous. Il vit quasi grabataire dans un petit logement de 35 mètres carrés à La Grande-Motte. « L’argent que j’ai gagné, confesse-t-il avec pudeur à Guillaume Atchouel dans une émouvante interview paru dans La Dépêche,je l’ai dépensé en m’amusant et j’en ai énormément donné autour de moi, à des gitans comme moi qui étaient pauvres. Je faisais vivre plusieurs familles et il m’arrivait souvent de payer un mariage ou un enterrement à des cousins éloignés ou à des gitans que je connaissais à peine. Je ne regrette pas. Si j’avais à nouveau de l’argent, j’en donnerais toujours autant. L’argent c’est fait pour ça. Ce qui est difficile, c’est de voir que quand tout va bien vous avez plein d’amis et que quand vous êtes ruiné, quasiment tout le monde vous abandonne. »

 

Manitas, né dans une roulotte à Sète, n'a jamais eu le culte de l'argent, le besoin de faire prospérer ses gains en un patrimoine terrien. « Pour nous, les gitans, acheter de la terre ça ne se fait pas. La terre c’est pour les morts... ». Il le regrette probablement mais...



Manitas a 92 printemps. Il rêve de remonter sur scène mais, depuis deux ans, ses mains ne lui permettent plus de d'enchanter sa guitare. Manitas a besoin qu'on l'aide. Oh ! il ne demande pas grand chose : seulement de pouvoir payer une auxiliaire de vie...


Les fourmis qu'il a fait rêver ne pourraient donner peu de dignité et de réconfort pour à une  superbe cigale?



Nathalie, son ancienne compagne, a créé une association pour l'aider : contact@manitas-de-plata.fr



Septidi 7 Thermidor 221



 

Photo X – Droits réservés


http://www.youtube.com/watch?v=w2NUQm3CzuA

24/07/2013

Je croa, tu croas, ils croient ?

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Non mais regardez-les, tous ces bobos-cathos bêler devant leur idole ! Ils sont bien propres sur eux, sortent des beaux quartiers et ont les moyens de se payer un petit voyage culte-urel au Brésil. On leur organise même des visites guidées de favelas (choisies sur le volet !). On s’efforce de leur éviter de voir les manifs hostiles.

Ils se sont requinqués avec cette histoire de mariage pour tous, les adorateurs d’un instrument de torture. Ils vont pouvoir forger leur intolérance, leur rejet de tous ceux qui ne pensent pas dans les clous. Penser ! Enfin, quelle question ! A-t-on besoin de penser lorsqu’on a la « foi ». Non, lorsqu’on a « les foies », lorsqu’on a peur de la mort, on se raccroche à n’importe quelle planche, fusse-telle pourrie.

Bon. Au fait, dans la Bible qu’est-ce qu’on dit concernant les zomos ? C’est pas mal, c’est pas mal… Jugez vous-même.

 

Le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 (Verset 22) dit: "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination". D'après l’article 20.13, les deux coupables doivent être punis de mort. Ben voyons…

 

En cherchant un peu dans la Bible, on trouve quelques perles. Il faudra que je demande conseil au curé du village lorsque je le rencontrerai au bistro, chez Loulle.

 

* Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. À votre avis, quel serait le meilleur prix ?

 

* Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Que me conseillez-vous, des Grecs, des Portugais ou des Espagnols ?

 

* J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, Chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?

 

* Le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse car je n’ai pas de mutuelle ?

 

* Un dernier conseil Monsieur le curé. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de cultures différentes dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? C’est l’été, certains font les moissons, d’autres sont en vacances, difficile de réunis tout le village… Ne pourrait-on pas plutôt les brûler vifs au cours d'une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ? Je me confie pleinement à votre aide, Monsieur le curé.

 

Eh ! Chez les musulmans, ils ne sont pas mal non plus. La surenchère de la connerie bat son plein… Concernant l’homosexualité, Mahomet a dit : « Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l’actif » (al-Tirmidhi, 1456; Abou Daoud , 4462; Ibn Maajah, 2561). Le seul point sur lequel divergent les « savants » musulmans, c’est la façon de tuer les homosexuels. Pour certains, il faut les jeter du haut d’une montagne, pour d’autres, il faut les lapider ou les brûler vifs. Ou encore, chez les Iraniens, les pendre. En cas de lapidation, le choix de la taille des pierres est crucial.

lapidation taille des pierres.gif


 

Allez, soyons sport. En matière de connerie, de faux-culterie, de méchanceté, toutes les religions se valent.

1 à 1, la balle au centre. 



Sextidi 6 Thermidor 221


Merci à Siné

Photo X - Droits réservés

 

 

23/07/2013

Au bistro de la toile : vive le roi ? Le roi des quoi ?

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- Oh ! Victor, t'as mis la chemise bleue. Si ça avait été une fille, t'aurais mis la chemise rose ?

 

- Oh ! Qu'est-ce tu dis, pichepois ! J'entrave nibe à tes salades...

 

- Ta liquette bleue, c'est parce que le Royalchiard rosbif est un garçon, je suppose...

 

- Tu supposes mal Loulle. En plus, ça me gonfle sérieusement les aliboffis ces conneries. Que les Rosbifs s'intéressent à la translation de intra à extra utérus du produit d'un coup de chibre princier, ça les regarde. Mais que les connards des lucarnes à décerveler et les machines à bruits gaspillent nos redevances pour nous faciliter le transit intestinal avec ces conneries, ça me les gonfle méchant. Pendant un quart d'heure, montre en main, hier soir le guignol de service à TF2 nous a bassiné avec ces niaiseries... Ça, plus le pape et les bobo-cathos provoquant les crève-la-faim du Brésil, ça fait beaucoup...

 

- Bof, ils sont comme ça les Rosbifs...

 

- Mais je m'en fous des Rosbifs Loulle. Ils font ce qu'ils veulent. S'ils acceptent cette suprême injure à la liberté et à l'égalité, ça les regarde... Ce qui me gonfle c'est qu'on nous inflige ces estronnades à nous, fils de la Mère des Révolutions !

 

- Explique-toi.

 

- C'est simple. Avoir un roi, ou une reine, ça signifie accepter qu'il existe, dans son pays, des gens qui vous sont supérieurs, de qui vous ne pourrez jamais être les égaux. Je ne parle pas de la supériorité liée à la compétence ou au talent, mais de la supériorité lié...à la naissance ! Une famille s'arroge le privilège exorbitant de se prétendre au-dessus des autres. Et ceux-ci, cocus, battus, contents, acceptent en bêlant de connerie d'être de simples « sujets » ! Des sujets Loulle. C'est à dire des soumis, acceptant d'être sous la dépendance d'une autorité « supérieure ». Non mais ou on va Loulle ? Pas en France. Ici, les rois, on les raccourcit. Pour couper toute sujétion à un prétendu « droit divin ». Ben voyons, le revoilà celui-là : dieu...

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, d'escroquerie sur le livret A, de léchage de cul des banques, etc...

 

- T'as la rabia Victor. Je le vois bien. Tiens, goûte-moi ce rosé de Tavel. Il vient de chez Roudil-Jouffret !

 

- ...taing ! Ça réconcilie avec l'existence Loulle. Et vive le roi !

 

- Quoi ?

 

- Vive le roi des rosés, Loulle. Le Tavel !

 

 

Quintidi 5 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

 

22/07/2013

Ode pastorale...

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Y a qu’une loi sur cette terre,

On reçoit tout à l’arrivée

Et nos richesses et nos misères,

Dès le départ les jeux sont faits

Mais le cerveau de l’homme avance

Beaucoup plus vite que ses pieds

Et bien souvent prend de l’avance

Sur le vrai type qu’il est en fait.

 

On a beau dire, on a beau faire,

Mille chansons, mille refrains

Faut laisser dire et laisser faire mais…

Le cul du berger sentira toujours le thym !

 

Moi j’en ai connu des sévères,

C’était pourtant des types gentils

Ils n’avaient que les pieds sur terre,

La tête était déjà partie

Des Don Quichotte aux pieds de verre,

Des généraux d’exposition

Qui changeaient l’ordre de la terre,

Bien qu’en faisant leur digestion.

 

On a beau dire, on a beau faire,

Mille chansons, mille refrains

Faut laisser dire et laisser faire mais…

Le cul du berger sentira toujours le thym !

 

 

***********************


Ecoute ! Ecoute !

C'est un berger qui entre dans un sex-shop et qui fait: 
- Bonjour madame! Vous avez des chèvres gonflables ?


Quartidi 5 Thermidor 221


Photo X - Droits réservés

 

 

 

 

 

21/07/2013

Ouiquinde gastronomico-cryptogamique

girolles 2013 copie.jpg

 

 

 

Hier j’ai mis mes grosses grôles

Oublié la bagnole

Et autres fariboles

Pour aller aux GIROLLES !

J’ai sauté des rigoles

Parmi les herbes folles

J’ai vu des lucioles

Des petites bestioles

Qui rampent et qui volent

Dans les airs, sur le sol.

Et alors, ma parole

Entre fayards et saules

J’ai trouvé mon pactole,

J’ai pas dit mon pétrole !

Je suis trop mariolle

Pour faire des idoles

Du sans-plomb, du gazole.

Je préfère mes guiboles

Qui font la farandole,

Avec ma belle Nicole,

Amoureuse et frivole,

Dont le doux entresol

Pousse à la gaudriole.

Zou ! Sors les casseroles

Sers-moi un coup de gnole

Et, c’est bon et c’est drole :

Dégustons les GIROLLES !

 

 

Mon voisin, lui, va aux cèpes…


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 ...faut dire qu'il les ramasse sur le parcours du Tour de France !


 

champignons


 

Tridi 3 Thermidor 221


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19/07/2013

« Mon ennemi, c’est la finance… ».

soulcie pendre banquiers.jpg

 

Bon. On l’a cru. On a voté pour lui. Il a gagné. Et ce matin, François Normalou Hollande reçoit…son ennemi en la personne de Jean-Paul Chifflet, président de la fédération bancaire française et directeur général du Crédit agricole !

Entre temps, « l’ennemi » a obtenu tout ce qu’il voulait : la fameuse réforme bancaire promise par le candidat Hollande, votée il y a quelques jours par un parlement godillot, s’est réduite à un pet de lapin ! Le système bancaire reste le même dans son organisation, la séparation entre activités de dépôt et de spéculation se réduit à…entre 0,75 et 1,5% des activités des banques ! Si ce n’est pas prendre les électeurs pour des cons, ça y ressemble…

Il faut dire que le monde de la finance a pu, dans son entreprise de démolition, compter sur le panier à crabe de Bercy ou nos plus brillantes têtes d’œuf, inspecteurs des finances et énarques distingués, ne cachent même plus leur connivence avec ce monde bancaire qu’ils sont censés « inspecter » et qu’ils caressent dans le sens du poil dans l’espoir souvent réalisé d’aller grassement y pantoufler !

A la tête de cette coterie (j’allais écrire mafia) trône Moscovici. Une figure de lune ultralibérale camouflée derrière un faux nez « socialiste »… Le saccage de la « réforme bancaire », c’est lui. Mais ça ne lui suffit pas. Servile lèche-cul du monde de la finance, il œuvre maintenant à enterrer le projet de loi sur les transactions bancaires. Un ersatz de taxe Tobin proposé par la très ultralibérale Commission européenne. « On a des doutes sur la mesure telle qu’elle est écrite. Il faut des modifications pour la rendre applicable en tenant compte de la réalité » s’inquiètent les technocrates banco-compatibles de Bercy. Ben voyons !

François reçoit ce matin les banquiers. Va-t-il lui aussi se coucher devant eux comme son ministre Mosco ou fera-t-il preuve, sinon de fermeté (ce n’est pas son genre) du moins d’un peu de dignité ? On va voir.

Pendant ce temps, Mosco, dans sa grande mansuétude, vient d’accorder à la « France d’en-bas », celle des pélucres qui mettent leurs quatre éconocroques à la caisse d’épargne, un taux d’intérêt de 1,25%. « Au-dessus de l’inflation » qu’il dit Tête-de-lune. Il ne doit pas souvent faire son marché : cerises à 5 euros le kilo, tomates à 3,5, entrecôte à 23 euros, etc. ; loyers bouffant la moitié du salaire quand salaire il y a ; carburants entre 1,4 et 1,6 le litre, électricité prenant 5%, gaz idem…

Que faire ? Comment se faire entendre ? La droite se vautre sans complexe dans la bauge puante de l’extrême droite, le parti socialiste est devenu la droite classique. Quant à la gauche, elle se cherche, désemparée par le paradoxe Mélenchon : un tribun qui l’enflamme par sa faconde, ses idées, ses capacités de rassembleur, mais qui la décrédibilise par ses outrances.

Que reste-t-il puisque les voies classiques de la démocratie sont inféodées aux forces les plus rétrogrades ? En ces temps de 14 juillet, la réponse est dans la question…

 

Décadi 30 Messidor 221

 

Illustration, merci à Soulié

 

 

18/07/2013

Alors, il arrive ce Royalchiard ?

chimulus bébé kate.jpg

 

Les Rosbifs, qui ont de l'humour et le sens du spectacle, attendent toujours l'arrivée du Royalchiard ! Pendant les vacances, c'est le succès assuré. Et il ne doit pas être dopé celui-là : il a du mal à franchir le col de l'utérus !

 

Tè ! Ça me rappelle une bluette iconoclaste que j'ai commise en d'autres « royal times » ! Vous la voulez ? Ouais ? Tant pis pour vous...

 

Hommage à Lady Di

 

La Didi, La Didi, La Didi dis-donc

Avait dans la bouche la queue du pharaon.


La princess', la princess', la princess' de Galles

 N’avait plus d’intact, que son trou de balle.

 

Les papa, les papa, les paparazis

En flashant son cul, ont vu le paradis.

 

Les pompom, les pompom, les pompiers accourus

Pour le bouche à bouche, lui soufflèrent dans le cul.

 

Et le zouave, le zouazaouave du pont de l’Alma

Bandait comme un cerf devant ce cinéma.

 

La Didi je l’ai lu dans Ici Paris

Aura le Nobel de la connerie ! (bis)

 

 Nonidi 29 Messidor 221



Merci à Chimulus

 

 

17/07/2013

Je raque, tu raques, ils rackettent...

lettre chantage aux PME Le Parisien.JPG

 

 

Ah qu'il était fier François « Normalou » de son « Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi », le fameux CICE qui consiste à faire un cadeau de plus aux entreprises. Et pas rien : 20 milliards d'euros par an ! C'est la mesure phare du pacte de compétitivité annoncé en novembre par le gouvernement qui doit permettre de réduire le coût de la masse salariale des entreprises en dessous de 2,5 smics de 4 % en 2014 puis de 6 % en 2015. Bon. Ça va donner de l'air aux entreprises et donc créer des emplois. Tè ! Fume...

 

En France, il y a de grands groupes, dans l'énergie, le transport, la santé, l'industrie, etc. Et autour de ces mastodontes – qui généralement ne paient que 8% d'impôts en « optimisant leur fiscalité » - il y a une myriade de petites et moyennes entreprises qui travaillent en tant que fournisseurs ou prestataires de services pour ces grosses boites. Avec des rapports non pas de complémentarité mais de diktat du fort au faible. « Tu fais ce que je veux, au prix que je veux sinon je ne renouvelle pas le contrat ». C'est la base des rapports entre les donneurs d'ordres des grandes entreprises et les petits patrons qui, eux, triment et mettent tout leur potentiel, tout leur temps, toutes leurs économies dans leur boite. Et qui paient plein pot leurs impôts.

 

Le fameux CICE de François, il est fait pour aider ces petits patrons. Et que se passe-t-il en réalité ? Eh bien certains dirigeants des achats des grands groupes rackettent sans vergogne leur fournisseurs et prestataires en leur tenant à peu près ce langage : « Vous avez touché à travers le CICE un bonus d'environ 4%, nous exigeons que vous nous ristourniez entre 2 et 3% de ce bonus. Sinon nous serons dans l'obligation de nous passer de vos services... »

 

On nous gonfle régulièrement les aliboffis en comparant nos manières de travailler avec celles des Allemands. En l'occurence, les grands groupes allemands travaillent la main dans la main avec leurs sous-traitants. Lorsqu'ils signent un contrat de sous-traitance, ils négocient durement, mais une fois signé, ce contrat est rigoureusement respecté. C'est même un des secrets de leur réussite. Ici, c'est tout le contraire : les donneurs d'ordre tiennent leurs sous-traitants dans l'angoisse perpétuelle en allongeant les délais de paiement, en rompant brutalement un contrat, en piquant sans vergogne les brevets d'un produit ou service, en mettant toujours leurs sous-traitants sous la menace d'un non renouvellement de commande, etc. Ce racket à la CICE se rajoute à ce déjà lourd contentieux.

 

Voilà où vont nos impôts ! Parce que ces 20 milliards du CICE, ils viennent évidemment de nos poches ! Notre sémillant ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a promis de prendre son téléphone pour souffler directement dans les bronches des racketteurs. On va voir.

 

 

Octidi 28 Messidor 221

 

Illustration Le Parisien

 

16/07/2013

Tricastin et autres centrales nucléaires : Greenpeace prouve le mythe criminel de leur « sécurité ».

tricastin greenpeace.jpg

 

 

Trente types décidés pénètrent sans aucun problème dans une centrale nucléaire française. Ces types n’ont pas de projets destructeurs: ils veulent seulement prouver que la « sécurité » de ces sites nucléaires laisse sérieusement à désirer. Ce n’est pas la première action, ce ne sera pas la dernière. Et que propose le gouvernement devant cet état de fait ? De renforcer la sécurité de ces centrales dangereuses ? De sortir enfin de ce tout nucléaire mortifère ? De fermer ces centrales obsolètes ? Tè ! Fume… Il propose…de durcir la répression contre ces lanceurs d’alerte ! François, Sarko, même àplatventrisme devant les talibans du nucléaire !

 

Mise au service de la guerre ou de la production énergétique, la fission de l’atome tue dans la violence des guerres ou des catastrophes mais elle tue aussi lentement ou pollue durablement les êtres vivants et les territoires par les radiations qu’elle génère au quotidien avec l’aval du pouvoir politique et administratif. A quoi s’ajoutent les 1000 incidents de gravité multiple recensés en France par an dans le nucléaire.

 

La Provence, la vallée de Rhône-Durance est la région la plus nucléarisée d’Europe avec une multitude d’installations nucléaires de base civiles et militaires dont la très grande majorité ne produit pas d’énergie ni pour la population ni pour les entreprises mais pour l’armée, le business de l’exportation, l’autoconsommation des installations et la folle recherche.

 

Le bilan de toutes les catastrophes nucléaires, volontaires quand les militaires les ont décidées, accidentelles quand les industriels n’ont pas su les prévenir est démentiel. Les décomptes les plus honnêtes sont terrifiants : 400.000 morts pour Hiroshima-Nagasaki, plus d’un million pour Tchernobyl, auxquels il faut ajouter ceux de Fukushima mais aussi ceux plus anciens et complètement oubliés survenus en Union soviétique, ceux des essais nucléaires (2.153 depuis 1945), ceux des travailleurs des centrales et des « liquidateurs »… Les instances internationales évaluent les mort(e)s par le nucléaire à 60 millions depuis 1945.

 

Le nucléaire se pare de la banalité du mal si on ne fait que décompter des morts, mesurer des territoires abandonnés, évaluer des coûts de réparation, même si on ajoute à ce sombre tableau les innombrables victimes handicapées, comme il arrive dans tous les crimes guerriers. Les installations nucléaires portent atteinte à notre santé, à celle de nos enfants, à nos territoires, à nos activités et nos biens collectifs et individuels.

 

C’est cela que dénoncent les lanceurs d’alerte du Tricastin. Leur intrusion prouve de façon spectaculaire les mensonges de la mafia des nucléocrates concernant la sécurité de ces installations. Qu’en serait-il si, à la place de ces trente courageux, il s’agissait d’un commando de trente terroristes décidés, armés, équipés de lances thermiques et de puissants explosifs brisants capables de percer la carapace fatiguée des réacteurs ? Un Tchernobyl ou un Fukushima sur Rhône…

 

Mais il y a encore plus simple pour foutre en l’air ces satanés centrales. Imaginez un ou deux scooters des mers bourrés d’explosifs sur le canal qui alimente les sources de refroidissement des réacteurs du Tricastin (ou de Cruas ou de toutes les centrales françaises qui sont refroidies par l’eau d’un fleuve ou par la mer, c’est kifkif). A leur guidon des kamikazes les dirigent sans coup férir vers les installations de pompage des systèmes de refroidissement des réacteurs… Je ne vous fais pas de dessin, vous avez compris : arrêt brutal de tout refroidissement, tentative de stoppage en catastrophe des réacteurs, surchauffe, explosions d’hydrogène, voir Fukushima ou Tchernobyl pour la suite du processus.

 

Eh ! Vous qui descendez en vacances sur l’A7, réfléchissez en laissant à votre droite Cruas (et son joli bébé peint sur le tour de condensation), puis un peu plus bas Tricastin. Dépêchez-vous avant que ça pète et pensez à nous qui vivons à proximité de ces merdes !

 

Tricastin dessin Nono.jpg


 

Septidi 27 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

15/07/2013

Au bistro de la toile : une KATASTROFE s'annonce !

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- Putaing ! C'est pas possible Loulle. Je vois arriver une KATASTROFE...

 

- Quoi Victor ? Le dopage des « athlètes » et des cyclistes (enfin, certain) qui montent le Ventoux comme des motos ? Les éclisses qui se dévissent seules sur les aiguillages de la SNCF alors qu'il faut des clés d'un mètre cinquante pour les serrer ? Les militants de Greenpeace qui entrent dans la centrale du Tricastin comme dans un moulin, prouvant par là une nouvelle fois le mythe ridicule de la sécurité de ces centrales ?

 

- Non, Loulle. Bien pire...

 

- Quoi Victor ? ...taing ! Tu me files les flubes... Ils vont pas interdire le pastaga tout de même ?

 

- Je veux parler de l'inéluctable arrivée prochaine au gouvernement du ci-devant Lamy Pascal, chantre de la « mondialisation heureuse », directeur de cette officine nuisible au seul service des multinationales financières et industrielles étazuniennes, autrement dit fossoyeur de l'industrie européenne, fossoyeur de la protection sociale européenne, homme de la droite ultra-libérale la plus bornée se camouflant derrière un faux nez « socialiste ».

 

Commissaire européen au commerce extérieur, puis patron de l'OMC, il a œuvré pour l'entrée de la Chine – sans contreparties - dans cette organisation nuisible. La « mondialisation heureuse » à la Lamy ou Minc, c'est un déficit abyssal du commerce extérieur avec la ,Chine non seulement de la France (25 milliards) mais aussi de l'Allemagne (22 milliards) et de toute la zone euro (150 milliards). C'est une concurrence déloyale qui a laminé l'industrie européenne, détruisant des centaines de milliers d'emplois...

 

L'OMC de Lamy ,entend restaurer le colonialisme dans la plus perverse de ses formes : des accords internationaux contraignants. Plus besoin de contrôler des populations et des territoires. Il suffit, par l’accès au marché, d’imposer ses produits agricoles, ses produits manufacturés, ses services, et par les droits de propriété intellectuelle et les brevets, de s’approprier les variétés végétales (surtout quand elles ont des potentiels curatifs ou nutritifs).

 

Fort heureusement, les pays dits émergents on bloqué bien des propositions ultralibérales de l'organisme dirigé par Pascal Lamy, lui laissant un bilan plus que mitigé.

 

- Bon. Et alors ? Qu'est-ce qu'il vient faire l'ami Lamy en France ?

 

- Eh bien dès le 1er août, il quitte la direction de l'OMC et est donc...libre pour sévir ailleurs. Comme il a la carte du P.S. (ils accueillent vraiment n'importe qui...), on risque de le voir arriver à la tête de Bercy, c'est à dire patron de la finance française, et plus si affinités...

 

- ...taing ! Pauvre gauche... Il est vrai que même les socialistes se disent « de gauche »...

 

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Sextidi 26 Messidor 221

 

Merci à Chimulus

12/07/2013

Pendant le Tour de France, les moscosaloperies continuent...

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La taxe Tobin, vous connaissez ? Mais si, c'est cette taxe, proposée depuis des années (1972) par James Tobin, ci-devant prix Nobel d'économie. C'est une taxe très minime sur les transactions financières internationales. La Commission européenne – pour une fois bien inspirée - a présenté en février dernier un projet qui prévoit d’imposer à 0,1% les actions et les obligations et à 0,01% les produits dérivés, ce qui pourrait selon elle rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an. Pas mal, bien que ça n'aille pas chier loin au niveau des taux. Pas de quoi ruiner les banquiers... Mais c'est toujours ça et ces fonds récupérés chez les spéculateurs pourraient servir à relancer la croissance et à désendetter les États.

 

Il s'agit de la première coopération renforcée entre pays européens dans le domaine de la fiscalité. La France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie en sont les premiers signataires. On pourrait penser qu'un gouvernement « socialiste », en France, devrait sauter sur l'occasion et pousser de toute sa persuasion pour que les partenaires européens signent en grand nombre la mise en place de cette taxe. Tè ! Fume...

 

«La taxe sur les transactions financières suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française», s'est lamenté Pierre Moscovici, ci-devant ministre des finances, faisant moult courbettes et léchages de bottes devant un parterre d’acteurs de la finance, à l’occasion d’un colloque organisé par Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, au cours duquel ces pauvres banquiers et financiers lui rappelaient tout le mal qu'ils pensaient de cette taxe. Le Mosco (plus faux-cul que moi tu meurs!) leur a dit qu'il trouvait cette taxe « excessive » (voir plus haut son taux pour apprécier ces propos ministériels!) Et il s'est vautré dans la soumission la plus veule en promettant de mener «en concertation avec les acteurs du secteur financier, un travail d’amélioration de la proposition de la commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie». En terme clair : enterrer la taxe, selon les desideratas des financiers et banquiers.

 

Mosco, ministre d'un gouvernement « socialiste », s'aligne ainsi sur le gouvernement britannique qui est, bien entendu parti en guerre contre la TTF. Le Royaume-Uni, comme on pouvait s’en douter, n’est évidemment pas signataire de cette coopération renforcée, dispositif qui permet à des pays d’avancer sur un projet sans attendre l’unanimité des 27 membres de l’UE. Mais son ministre des Finances, George Osborne, a lancé un recours auprès de la Cour de justice européenne en vue de tuer le dispositif dans l’œuf, car la City pourrait être touchée par ricochet. Sous la chaude recommandation de la Commission européenne, la taxe viserait les titres financiers échangés «sur leur lieu d’émission», et non le «lieu de résidence» des acheteurs ou des vendeurs. Une façon d’éviter la délocalisation des transactions vers des pays non-signataires de l’accord sur la TTF. Perfides comme toujours, et plus hypocrites que des jésuites, les Rosbifs oublient qu'ils ont déjà, chez eux, une taxe équivalente, la « stamp duty » qui existe depuis 1808, et rapporte 3 milliards d’euros par an au gouvernement britannique, sans mettre en péril les profits faramineux de la City !

 

Sur la même ligne d'opposition, Mosco rejoint encore le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui y est allé de son opposition. «Cette taxe, dans sa forme actuelle, est très critiquable» , selon le patron de la banque centrale allemande... Ben voyons !

 

Eh ! Camarade président François, si tu profitais des périodes de bronze-cul pour te (nous!) débarrasser de cette taupe des banksters internationaux qu'est Moscovici ?

 

Quartidi 24 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un homme entre dans une banque et dit à la guichetière :
- "Je voudrais ouvrir un putain de compte dans ta banque de merde !"
- "Pardon ?" dit la dame choquée...
- "T’es bouchée ou quoi ! J’voudrais ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde !!"
- "Mais enfin monsieur, restez correct !..."
- "Kess ta, tu veux mon poing sur ta gueule ou quoi ?"
- "Écoutez monsieur, je vais appeler le directeur..."
- "C’est ça pouffiasse, appelle ton connard de directeur..."

Le directeur arrive :
- "Monsieur, il y a un problème ?"
- "J’en sais rien, j’veux ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde parce que j’ai gagné 100 millions au loto..."

 

Et le directeur répond :
-"Et cette grosse connasse vous fait chier ?" 

11/07/2013

Les marchés pour les nuls : La crise des ânes

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Je viens de recevoir cette perle savoureuse au courriel. Je vous en fais profiter :

« Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre qu'il achèterait cash 100 euros l'unité tous les ânes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l'unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d'être dégradée et pris à la gorge par les taux d'intérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses: moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C'était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.


Cette histoire n'est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu'auriez-vous fait à leur place? Que ferez-vous ? »


 

Tridi 23 Messidor 221


 

Illustration X – Droits réservés

10/07/2013

Faites le plein des sens: la soupe au pistou !

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La soupe au pistou

Comment peut-on servir, les soirs de canicule
Une soupe brûlante sans être ridicule?
Et pourtant, en Provence, terre où l'on ose tout,
Il en existe une: c'est la soupe au pistou.
Nous l'avons héritée de nos amis niçois,
Eux-mêmes la tenant de nos cousins génois.
C'est vrai que de chez nous, l'Italie est bien proche,
Le cœur, les chants, le goût, presque tout nous rapproche.
"Pistar", c'est "écraser" en langue provençale.
Et le fameux "pistou" dont chacun se régale
C'est l'ail, le basilic, le fromage mêlés
Dans le mortier de marbre, et simplement pilés.
Le basilic, chez nous, ce n'est pas le "pistou"
Mais c'est" lou balicot ". Voilà. Un point, c'est tout!
- Oh ! Doucement, Victor! Tu as les arcanettes ? (1)
Respire, bois un coup et dis-moi ta recette!
- Tu as raison, petit, fais péter le bouchon!
Pour une bonne soupe, il te faut du cochon.
Une couenne, un pied, un petit jambonneau
Que tu vas nettoyer et que tu mets en eau
Froide dans un faitout, puis que tu fais bouillir.
Tu laisses demi-heure et souvent tu écumes.
Pendant que ça cuira, épluches tes légumes:
Des haricots blancs, verts, rouges. Et sans mollir.
Quatre grosses courgettes, quatre belles tomates
Mondées, épépinées, et cinq ou six patates.
Dans ta viande qui bout, met tes légumes entiers,
Sale et fais cuire une heure. Prépare ton mortier.
Du sel, dix gousses d'ail, deux pieds de basilic,
Qu' avecque ton pilon, cet emblème phallique,
Tu écrases en pommade. En tournant vivement
Verse l'huile d'olive, et ne soit pas feignant.
Rajoute trois tomates pelées, mondées, hachées,
Enfin du parmesan ou de l'edam rapé.
Vérifie si la viande est correctement cuite,
Et rectifie le goût. Écoute bien la suite:
Avec une écumoire, sort patates, courgettes
Que tu vas écraser avec une fourchette.
Elle te serviront de liant pour ta soupe.
Enfin tu mets les pâtes. Pour pas que tu les loupes
Tu les tastes souvent et tu les cuis" al dente".
Quand c'est prêt, hors du feu, dans l' oulo qui chuinte,
Introduit ton pistou en mélange homogène
Directement à table, comme l'on fait à Gênes.
Respire ce parfum d'ail et de balicot,
Qui transcende cochon, tomates, haricots!
Cette soupe est un plat complet à elle seule,
Qui ravit les gourmets et les plus fines gueules.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Pour la soupe: - 1 couenne, - 1 pied, - 1 jambonneau de cochon, - 150 g de haricots blancs secs, - 100 g de haricots rouge (ces haricots seront mis à tremper une nuit), - 500 g de haricots verts frais, - 4 ou 5 belles courget-tes non pelées, - 4 ou 5 tomates (saint-pierre si vous en trouvez), - 5 ou 6 pommes de terre, - 500 g de pâtes genre petits macaronis, - 3 litres d'eau, - 2 cuillerées de gros sel de Camargue.
Pour le "pistou" : - 2 pieds de basilic à grandes feuilles, - 10 gousses d'ail, - 1 cuillère à café de sel fin, - 200 g de parmesan ou d'edam rapé (évitez le gruyère qui fait trop de fils), - 2 décilitres d'huile d'olive.

Les vins conseillés:

La soupe au pistou est un plat très parfumé qui se sert très chaud, en période estivale! Il faut donc l'accompagner d'un vin frais, léger, gou-leyant et, lui aussi, parfumé. Les vins rosés sont parfaits.
En Côtes-du-Rhône: rosés de Tavel, de Chusclan, de Travaillan, de Camaret, de Suze-la-Rousse, du Ventoux, du Luberon, des Costières-de-Nîmes, de Saint-Désirat, de Bouchet, de Nyons, de Bollène, de Roaix, de Saint--Pantaléon-les-Vignes.
En Coteaux du Languedoc: rosés de Cabrières, de Faugères, des Corbières.
En vins de Provence: les rosés de Pierrefeu, Brignoles, La Selle, Ollières, Saint-Zacharie, Tourves, Tavernes.

(1) Avoir les arcanettes .. faire preuve d'une certaine irritation.

 

Duodi 22 Messidor 221


Illustration originale Vincent Barbentan

09/07/2013

Uhèmepets : « A votre bon cœur… »

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A vot’ bon cœur messieurs dames

Aboulez l’pognon, aboulez la came

Pendant cinq ans je vous ai enfilé

Pour mes potes la thune, pour vous les barbelés

Partout où c’est juteux, j’ai placé mes lascars

A part moi, il est vrai, ce sont tous des toquards !

Parait que j’ai triché en faisant ma campagne

Quelques petits millions, c’est pas une montagne…

Et tous ces vieux débris, les cons stitutionnels

(Pardon ? J’en fais parti de ces polichinelles ?)

Mouais, j’y vais pas souvent, à peine pour la paye

Pour voir ces vieux kroumirs qui baillent aux corneilles.

Ils ont sucré le fric à notre Uhèmepets ?

Je m’en frotte les mains : ça fait chier Copé !

Il doit faire la manche, racler tous les centimes,

Moi je me marre bien, je passe pour victime !

Non mais regardez-les, ils sont tous à mes pieds,

Faudrait être bien con pour ne pas les piller !

Eh ! Copé, si t’allais taper mamy Zinzin ?

Du pognon, elle en a, et des pleins magasins !

T’aimes mieux mettre en branle cette Pompe à Phynance :

Les « dons » qui sont payés, au deux-tiers, par…la France !

Allez, démerdez-vous, trouvez du carburant,

Moi je pars au Qatar, je reviens dans quatre ans !

 

 

Primidi 21 Messidor 221

 

Merci à Chimulus

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

- Où se trouve la plus petite prison de France ?

- Dans la tête de Sarkozy, Il n'y a qu'une seule cellule.