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07/10/2013

Au bistro de la toile : Afrique et Africains.

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- Grave Victor. Grave ces centaines de pauvres types servant de patapon aux poissons à quelques centaines de mètres de la terre promise. Non mais à quoi on joue ? Pourquoi veulent-ils venir au péril de leur peau chez nous ? Pourquoi leur laisser scintiller ce miroir aux alouettes ?

 

- Parce qu’ils crèvent de faim sur le continent potentiellement le plus riche du monde (pétrole, uranium, cuivre, métaux rares, bauxite, or, diamants, mais encore bois rares, etc.), parce que leurs richesses sont pillées sans vergogne par les multinationales, parce que ce continent n’a jamais réussi à mettre en place des gouvernements dignes de ce nom et soucieux du bien-être de leurs peuples plutôt que de s’enrichir outrageusement avec la complicité de nos gouvernants, de nos banquiers, de nos curés… Au lieu de ça, depuis les indépendances, les états et nations africaines - qui ont eu largement le temps d’organiser leur développement – se laissent piller avec la complicité de dirigeants corrompus jusqu’à la moelle. L’avenir des Africains est en Afrique et pas en Europe.

 

- N’est-ce pas les conséquences des colonisations ? On a tout de même le cul pailleux, non ?

 

- Qui a le cul pailleux ? Toi ? Moi ? Notre génération ? Pas du tout. On n’y était pas que je sache ! Ras les aliboffis de cette bienpensance dégoulinante de repentance. En politique, il n’y a pas d’amis, ce n’est qu’une question de rapports de force. Ce rapport était en faveur des peuples européens à la fin du 19° siècle. Point barre. Mais ce n’a pas toujours été le cas. Faudrait-il demander repentance aux peuples d’Afrique du nord qui sont venus, pendant des siècles, piller sans vergogne l’Espagne, l’Italie, le sud de la France – chez nous  Loulle - , brûler villes et villages, massacrer les populations, amener les femmes dans leurs bordels et leurs harems et réduire les hommes de nos contrées en esclavage ? Les saloperies ne sont pas à sens unique Loulle.

 

- Un à un, la balle au centre…

 

- Ce qui leur faudrait, aux Africains, c’est des Chavez, des Lula, des Morales, des Correa. C’est-à-dire des dirigeants qui aient les couilles bien pendus et qui osent dire : « Bon, maintenant, Basta ! Vous, les parasites occidentaux et chinois, vous les voleurs de terres des monarchies féodales du golfe persique, vous et vos multinationales, vous dégagez ! Vos usines, elles sont à nous. On prend sans compensation, vous vous êtes déjà suffisamment gavés sur notre dos. On récupère nos richesses pour en faire profiter nos peuples ! »

 

- Evidemment. Il n’y aurait plus de Lampedusa… Mais crois-tu que ces multinationales se laisseraient dépouiller sans réagir ?

 

- Il y aurait bien des soubresauts mais les Sud-américains prouvent que ce n’est pas impossible. Sans cela, les populations africaines crevant de faim, brimées et martyrisées par les dictatures qui goinfrent quelques oligarchies au service de ces multinationales, déboussolées par des rivalités religieuses plus obscurantistes les unes que les autres (islam contre sectes christiano-baptistes, etc.), ces populations continueront à rêver aux mirages de l’Europe. Quant à la politique de la porte ouverte, que préconisent les nombreuses organisations d’idiots utiles bêlant confis en repentance, elle est non seulement irréaliste, mais dangereuse car une forte arrivée d’immigrés provoquerait fatalement une montée parallèle des extrémismes et la certitude d’énormes troubles où la démocratie y laisserait la peau. Le Bête n’est pas morte, Loulle.

 

- Mouais… Tè ! Buvons au renouveau de l’Afrique, Victor !

 

 

Sextidi 16 Vendémiaire 222

 

Merci à Chimulus

 

 

 

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