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31/12/2013

San-Sylvestre ! Que s’avié pas courigu, risquavo pas de iestre !

pompiers humour.gif

 

 

Ce qui veut dire en provençal : « Saint-Sylvestre, que s’il n’avait pas couru, il risquait de ne pas y être ! »

Allez, terminons l’année en chantant, sur l’air des « Pompiers de Rio »

 

Chaque nuit de la Saint-Sylvestre

C’est maintenant un’ tradition

Lorsque résonnent les orchestres

Et que fusent les cotillons

Dans les villes et les campestres

C’est une étrange distraction

On - fout - le - feu à des bagnoles

On boit d’la gnole

Et on tape sur les guignoles

Qui distribuent des torgnoles.

 

Refrain :

On se repasse le tuyau

Le tuyau, le tuyau…

On fait pas dans la dentelle

La dentell’, la dentell’

On fait courir les bestiaux

Les bestiaux, les bestiaux

Ça fout un sacré bordel.

 

Qui qu’a dit qu’y a pas de croissance

Que le monde est en récession

Sur notre bell’ terre de France

Chaque année c’est la progression

Du nombre de voitures qui crament

C’est toujours en augmentation.

Ma-nu – tes – flics c’est des bourrins

Les bagnoles crament

Et les marchands se frottent les mains

Ils en vendront plus demain.

 

Refrain :

On se repasse le tuyau

Le tuyau, le tuyau…

On fait pas dans la dentelle

La dentell’, la dentell’

On fait courir les bestiaux

Les bestiaux, les bestiaux

Ça fout un sacré bordel.

 

 Et BONNES ANNÉES à toutes et tous!

Primidi 11frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

30/12/2013

DESASTRE : La Police de la Pensée et de la Vertu arrive !

police pensée par Chard.jpg

 

 

Valls, Poutine, même combat ? On s’offusque, à juste titre, contre les pratiques totalitaires de Poutine à l’égard des Poussy Riot, mais on laisserait Manuel Valls, ci-devant ministre de l’intérieur devenir le chef, le guide d’une police de la Pensée et de la Vertu ? Mais dans quel pays vit-on ? Valls, ministre d’un gouvernement de gauche ? Je croyais – naïvement ? – que la gauche était LE défenseur naturel, des libertés. Je croyais que la gauche devait toujours et partout s’élever contre toute atteinte à ces Libertés pour lesquelles nos glorieux anciens ont donné leur vie. Dois-je déchanter ?

 

Tout ça à partir de simagrées ridicules de quelque « amuseur » public auquel on fait une bien trop belle publicité. Non mais qu’est-ce que c’est que ce pays où l’on interdit les spectacles ? Qu’est-ce que c’est que ce ministre qui détermine qui est humoriste ou non ? Qu’est-ce que ce procès d’intention qui voudrait interdire des réunions publiques en présupposant qu’il pourrait s’y produire des délits et que leur tenue pourrait troubler l’ordre public ?

 

Mais c’est la liberté d’expression que l’on veut assassiner ! Quelles que soient les konneries qu’éructe le citoyen Dieudonné Mbala Mbala, vouloir interdire l’expression, même dévoyée de ce type, est dévastateur contre les valeurs essentielles de la République. Ceci est d’autant plus inacceptable que la Justice a les moyens de lutter contre ce personnage. Il suffit que des magistrats assistent à ses « spectacles »-meeting et relèvent tout ce qui tombe sous le coup de la loi.

 

Cet enfumage a lieu au moment où les nuisibles de Bercy mettent en place une machine de guerre pour ASSASSINER fiscalement MEDIAPART, le journal en ligne qui est devenu en quelques années le journal de référence. Comment ? Eh bien, la haute administration de Bercy vient de décider d’appliquer à Mediapart un taux de TVA exorbitant, aussi arbitraire que discriminatoire : 19,6 % soit neuf fois celui de 2,1 % appliqué à la presse... Mais qu’est-ce donc que Mediapart sinon de la presse ? Elle y ajoute, en guise de coup de grâce, des pénalités de 40 %, sans compter des intérêts de 4,8 % par an. Un calcul simple montre que Mediapart ne résistera pas à ce bombardement fiscal. Lien http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/271213/qui-veut-tuer-mediapart

 

Qui veut la peau de Médiapart ?

 

Ce journal en ligne – le seul qui soit viable et indépendant grâce à la participation de ses abonnés-partenaires, dont je suis fier d'être depuis les premières heures – a révélé toutes les grosses affaires de ces dernières années. L’affaire Bettencourt- Sarkozy, l’affaire Woerth-Compiègne, l’affaire Karachi, l’affaire Tapie, l’affaire Cahuzac. Ça fait déjà beaucoup d’ennemis…

 

Et puis n’oublions pas les patrons du presse-purée, tenue par les marchands d’armes et de béton. Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts !) convaincu des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild et appartient à Bergé. Le Nouvel’Obs et son groupe ( Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89)  appartient au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel. Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques. Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop). L’Express appartient au plus important groupe de presse-purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien. Et n’oublions pas Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

Médiapart, lui, est libre de toute tutelle financière écrasante. Il est donc dangereux pour toute cette oligarchie affairiste qui considère la presse comme un moyen de tromper le peuple, de le détourner des véritables problèmes, voire de « préparer les cerveaux pour cocacola ».

 

Voilà pourquoi il faut sauver le soldat Médiapart !

 

 

 

Une pétition circule,


Signons-là


Décadi 10 frimaire 222



Illustration X - Droits réservés

 

29/12/2013

Ouiquinde érotique à la neige

skieuse nue debout.jpg

 

 

Odile

 

 

 

Sur une piste noire par un écart vexant

J’ai eu avec Odile un contact renversant.

Skis et corps emmêlés dans la neige profonde

J’ai goûté dans le froid sa chaude peau de blonde,

 

 

Et ses seins écrasés contre mes pectoraux

Ont fait monter en moi une ardeur de taureau.

Percevant mon émoi elle ondule et s’étire

Et – heureuse jeunesse ! – nous éclatons de rire.

 

 

La serrant plus encor je lui vole un baiser,

Je savoure ses lèvres et sa langue épicée.

J’ai retrouvé Odile le soir à la station

 

 

Où nous avons vécu une ardente passion.

Depuis ce jour heureux et ces moments exqui

J’espère en Cupidon lorsque je fais du ski…



La tartiflette de Roger

 

 

 

- Raconte-moi, Victor, Odile, ta victime

N’a pas dû t’accorder tous ses trésors intimes

Par dévotion pour tes talents contondants,

Ta façon de lui faire du rentre-dedans !

Tu as dû tout de même lui faire un peu de gringue,

L’emmener au ciné, lui acheter des fringues…

- Bien sûr allons, petit ! Faut être gentleman

Si l’on veut que ces dames nous prennent pour amant !

Je l'ai menée manger un bon menu de fête

Chez mon ami Roger, roi de la Tartiflette.

- Ques aco ?

- C’est un plat que l’on mange en Savoie

Qui te remplit la panse et qui te met en joie.

Le mot vient de “ tartifle ” ce qui, en provençal

Comme en latin d’ailleurs aussi bien qu’en rital

Signifie pomme-de-terre ou encore patate

Qu’elles soit fontenoy, noirmoutier ou bien rates.

La Tartiflette et donc un délicieux mélange

De patates, d’oignons, de lard et de fromage.

Tu cuis à la vapeur tes patates épluchées,

Les coupes en rondelles puis tu vas les coucher

Dans une poêle chaude ou tu vas les saisir

A l’huile et les brunir sans les faire roussir.

Coupe en dés tes lardons, émince ail et oignons

Vivement, à la poêle, travaille leur union.

Puis dans un large plat pouvant aller au four

Met tes deux appareils en couches, tour à tour.

Les patates d’abord, lard, oignon, ail ensuite

Sel, poivre du moulin, en nappes, ainsi de suite.

Coupe tes reblochons en deux dans l’épaisseur

Pose-les croûte en haut comme frères et sœurs.

Voilà. C’est presque prêt. Sors le tire-bouchon

Et dépucelle vite un flacon d’Apremont

Tu vas mouiller ton plat avec un ou deux verres,

Et finir la bouteille avec quelques compères.

Tu fais dorer ton plat au four à deux cents vingt

Le temps qu’il te faudra pour achever le vin.

Le fromage, en fondant, va pénétrer le reste,

L’Apremont va le rendre moelleux et digeste,

Lorsque le reblochon commence à gratiner,

Tu dois servir bien chaud : il est temps de dîner.

Á nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

Á la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

 

Nonidi 9 frimaire 222

 

Photo X – Droits réservés

 

28/12/2013

Souvenirs érotiques

 

au bain.gif

 

Les souvenirs

Combien j'ai douce souvenance
De nos amours, ô ma Clémence,
Ces jours à jamais effacés,

J'y pense,

Où sont nos coïts insensés

Passés !


Te souvient-il lorsque ma pine,
Luxurieuse et libertine,
Entre tes lèvres se glissant,

Coquine

Tu me suçais en rougissant

Souvent ?


Dis-moi, te souvient-il encore
De ces caresses que j'adore :
Ma langue avide en frémissant

Dévore

Ton clitoris rose et dardant

Son gland.


Te souvient-il du tour agile
De notre tête-bêche habile,
Quand ma langue, du cul au con,

Docile,

Répondait à ton postillon

Mignon ?


Te souvient-il de ta sœur Luce
Qui me branlottait le prépuce,
Tandis que toi, tu lui mettais

En puce

Ta langue au con et lui faisais

Minet ?


Oh ! qui nous rendra nos foutries,
Nos jouissances, nos orgies ?
Oh ! qui nous rendra ces amours

Jolies

Qui doraient nos nuits et nos jours

Toujours !

 

Albert Patin De La Fizelière (1819-1878)


Octidi 8 frimaire 222


Illustration X - Droits réservés


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Et puis tiens, écoutez plutôt la coquine Colette!


https://www.youtube.com/watch?v=Ezq09KYH574




27/12/2013

Un peu de douceur dans ce monde de brutes.

poussin et oeuf au plat.png

 

 

Le poussin et le motard

 

 

Un motard de l'escorte de quelque Ubu-Roi

Fonçait à 140 sur route de campagne

Il tomba nez à nez, et avec grand effroi

Au sortir d'un virage, au sommet d'une fagne

Avec un tout petit poussin jaune et mignon.

Le motard tente d'éviter le joli champignon

Mais, hélas, il accroche le petit animal

Qu'il voit, dans son rétro, après un bond fatal

Étendu sur le dos, son petit bec en l'air...

Le motard est un tendre, il retourne en arrière

Et ramasse l'oiseau inconscient mais vivant.

Il le met à l'abri derrière son coupe-vent

Et le soir lui achète une petite cage

Où il l'installe au chaud, avec pain et breuvage.

Le lendemain matin, le poussin se réveille

Voit les barreaux, le pain, l'eau, pense à la veille

Et s'exclame, la tête pleine de boussignoles:

 

« J'ai tué le motard, et me voilà en taule! »

 

 

 

Septidi 7 nivôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

26/12/2013

Gastronomie de lendemain de fête : La fricassée de pneus au benzopyrène.

hommeporc.jpg

 

 

 

-         Pour 6 personnes, prenez un pneu de taille raisonnable. Tranchez-le en darnes assez fines et mettez-le à mariner deux jours dans des larmes d’ouvriers lourdés.

 

-         Le matin du repas, sortez vos morceaux de pneus, essorez-les et réservez la marinade de larmes.

 

 

-         Dans une poêle anti adhésive, faites revenir une douzaine de benzopyrène pas trop mûrs dans un peu de fleur d’hydrocarbure polycyclique aromatique (les meilleurs sont ceux de Total, ils ont un goût prononcé de marée noire.) Réservez au chaud.

 

-         Epluchez une demi livre d’ovobulmine butylohydrogénée et hachez-les grossièrement puis les verser dans le précédent appareil que vous sublimisez dans de l’azote hydro butanisée. Montez en neige au fouet vigoureusement manié.

  

-         Dressez les darnes de pneu sur les assiettes de vos convives et versez dessus la préparation de benzopyrène. Flambez le tout au kerozène lampant. Parsemez d’oxyde d’uranium râpé. Servir à côté, en accompagnement, les meringues d’ovobulmine butylohydrogénée.

 

-         Priez vos invités de revêtir la tenue étanche n° 65 bis mod 04AD ainsi que le masque à gaz mod 2008 C à rétroviseur incorporé, et passez à table.

 

Ce plat subtil et relevé s’accommode parfaitement de la fragrance délicate d’un Super 95 Château Total ou, pour les connaisseurs, d’un Gazole 2000 grand crû bourgeois de chez Shell.

 

Régalez-vous et  le lendemain, observez les délicats frémissement des petits sarcomes qui poussent sur votre peau ainsi que le délicieux gargouillis de votre cancer de l’œsophage.


Sextidi 6 Nivose 222



Illustration X - Droits réservés

 

25/12/2013

Premier cadeau de Mère Noël !

 

 

Mère Noël sexy.jpg

 

 

Kevin-Jérôme avait supporté avec un courage méritoire le repas du réveillon de Noël. En famille le repas. A quinze ans ! La honte. Avec tonton Georges et tante Jennifer en invités vedettes. Pas mal la tante ! Et les morveux ! Y en avait eu que pour eux. Parait que les enfants, c’est les rois des fêtes de Noël. Y en a toujours un qui pleure, qui pisse, qui gueule.

 

Les scintillants, les bougies, et rien que des conneries dans l’assiette : huitres, langoustes en sauce armoricaine – beurk !, foie gras – rebeurk !, dinde, fromages qui puent – rerebeurk !… Même pas de nuggets, même pas de frites, même pas de ketchup. Et dans les verres, des saloperies genre Saint-Emilion et Chateauneuf-du-Pape. Même pas de coca. La honte. Et il avait fallu supporter ça…

 

Et les cadeaux… Des livres, même pas de BD, des livres pour lui ! Ah ! Y avait tout de même eu l’intermède de son père qui pour faire de l’humour, avait offert à tante Jennifer un petit slip blanc bordé de dentelles rouges avec, écrit devant « Entrée du public » et derrière « Entrée des artistes » avec de petites flèches descendantes. D’une délicatesse… Elle n’avait que modérément apprécié tante Jennifer. Un peu relou le dabe !

 

Il avait fallu attendre trois plombes avant de pouvoir aller se pieuter. Enfin seul dans sa chambre, Kevin-Jérôme, devant la glace, se fait éclater deux ou trois boutons d’acné puis tire quelques puffs d’un joint de beu. De la hollandaise. Il se libère de ses fringues et s’allonge sous sa couette, se laissant voluptueusement glisser sur la pente de ses rêves dans les bras de Morphée.

 

Soudain, l’ado distingue une forme lumineuse dans la chambre. Une étrange silhouette pourpre bordée d’une aura d’un blanc bleuté électrique qui se déplace lentement et s’approche du lit. Kevin-Jérôme, encore aux confins de l’enfance, croit reconnaître l’apparence du Père Noël…

 

Le Père Noël approche sans bruit du lit et, d’un geste large, se débarrasse de sa houppelande. Mais, mais… bégaie Kevin-Jérôme dans sa tête « ce n’est pas le Père Noël, c’est la Mère Noël ! ».

 

Une Mère Noël nue sous la houppelande dont elle vient de se débarrasser. Kevin-Jérôme jette de côté la couette qui lui masquait en partie la somptueuse vision. La Mère Noël met les mains à sa taille et, en deux coups de hanche rapide, fait glisser son slip dont elle se libère d’un coup de pied léger. Puis, mains dans son opulente chevelure sombre, un sourire énigmatique illuminant son beau visage, cambrée, elle avance en glissant souplement, comme un torero devant le fauve, ondulant d’une hanche sur l’autre.

 

Kevin-Jérôme est tétanisé. Ses yeux ne peuvent se détacher de ce triangle sombre, de cette crinière de geai qui fleurit entre le ventre et les cuisses de la Mère Noël, au confluent de tous les désirs.

 

 Celle-ci, d’un bond, se place solidement à califourchon sur la poitrine osseuse du jeune homme. Ondulant d’une épaule sur l’autre, ses longs cheveux lui masquant à demi le visage, elle présente à la bouche du jeune homme un sein puis l’autre. Deux beaux obus prolongés par une large aréole brune, que Kevin-Jérôme perçoit comme d’une lumineuse blancheur malgré la pénombre. Les bras coincés le long de son corps par les genoux et les cuisses de Mère Noël, le jeune homme ne peut saisir ces somptueuses rotondités qui le rendent fou de désir. Sa bouche s’efforce d’aspirer, de téter les pointes érigées. Puis Mère Noël change de position, se mettant toujours à califourchon, mais présentant son dos à la vue de Kevin-Jérôme. Elle recule, enjambant les épaules du jeune homme qui se retrouve la tête entre les cuisses de Mère Noël.  Kevin-Jérôme, dans la nuit calendale, pour la première fois de sa vie, se trouve face à l’entrée du paradis. En face d’ELLE qu’il découvre. Une corolle ouverte, toute lisse dans son écrin de fourrure noire. Et l’œil de bronze. Devant son nez. Il respire à pleins poumons tous ces effluves fantastiques. Un parfum somptueux : nez marin, crevette rose, jasmin, avec de légères nuances de poivre et de sueur.

 

N'en pouvant plus, Kevin-Jérôme enfouit son visage dans cette conque rose et nacrée. Le goût ! Ouarf ! le goût ! Une attaque en bouche franchement océane, goût de violet, avec des nuances d'anchois fraîches et de dorade grillée au fenouil. Puis viennent de délicates saveurs animales, de vieux cuir, de fauve en rut. Suivent des fragrances de charcuterie fine, rosette, jésus, avec des touches poivrées de copa, de figatelli. Enfin une somptueuse fin de bouche longue, ample, de sous bois, de truffes et de violettes.

 

Mère Noël, pendant ce temps, honore savamment la flamberge qui se dresse devant sa bouche goulue. Des lèvres, de la langue, des dents, elle prend la mesure  de la virilité naissante, puis, se redressant, elle s’assoit sur le visage de Kevin-Jérôme, lui emprisonnant totalement bouche et narines. Celui-ci, au bord de l’asphyxie, hume, grume, lèche, avale le miel du bonheur. Pleins de lumières dans sa tête, plein de musiques, plein de cloches, plein de guirlandes de fleurs. Quelle fête!

La créature céleste libère enfin les bronches en feu de sa victime, se tourne et s’empale brutalement sur le membre tendu, gonflé de désir du jeune homme. Cavalière de tous les délices, Mère Noël, en quelques coups de reins, conduit le jeune homme aux confins de l’extase, aspirant aux tréfonds d’elle-même cette semence toute neuve. Elle module son cri de jouissance en un feulement de lionne comblée.

Tandis que Kevin-Jérôme, abruti de bonheur, sombre pour la première fois de sa vie dans cette somptueuse petite mort de l’amour, la créature ramasse sa houppelande et disparait comme elle est venue.

 

Au matin, Kevin-Jérôme, réveillé par le premier rayon de soleil de sa vie d’homme, les mains, le ventre et le sexe poisseux, essaie de retrouver, de retenir les bribes de rêve de la plus belle de ses nuits. Il se lève enfin et se dirige vers la salle de bain.

 

Entre le lit et la porte, il trouve le petit slip blanc bordé de dentelles rouge offert la veille…à tante Jennifer !

 

 

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Quintidi 5 Nivose 222

 

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24/12/2013

Noël mécréant.

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Noël nous gonfle un peu (beaucoup !) les aliboffis, avec son cortège de contes religieux à prendre avec beaucoup de recul (et pour moi de cynisme) et surtout de pressions commerciales ahurissantes.



Mais ne nous laissons pas abuser par les curés et leur « petit Jésus » ni par les marchands avec leurs gros débile en rouge, symbole de cacacola chez les Zétazuniens.



Beaucoup ignorent que le mot "Noël" est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin "natalis dies" (jour de naissance) mais le gaulois "noio hel" signifiant «nouveau soleil».


L'interprétation latine traditionnelle de l'origine du mot Noël viserait à occulter les origines pré chrétiennes de la fête qui trouve sa source dans le culte de Mithra (dieu du «soleil invaincu») chez les Romains et dans les autres fêtes de solstice des pays nordiques.


Avant la réforme du calendrier par Jules César, le solstice d'hiver correspondait au 25 décembre du calendrier romain et les festivités ont continué de se tenir à cette date même après que le solstice eut correspondu au 21 décembre du calendrier julien.


Étymologiquement parlant, les laïques, les libres penseurs et les athées ont donc toutes les raisons du monde de se souhaiter Joyeux Noël, et ce faisant ils n'empruntent rien à la religion chrétienne !



Me voilà rassuré !


Bon, j'ai tout de même préparé le foie gras hier !


Quartidi 4 nivose 222


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23/12/2013

Derrière le merdier africain, il y a de gros intérêts ! Faut le dire ça François !

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Nous nous enfonçons toujours plus dans le merdier centrafricain en proie à des exactions multiples. Guerres tribales, guerres de religions, mais aussi conflits d’intérêts. Car si les Centrafricains sont parmi les plus pauvres du monde, le pays est riche. Il y a du diamant, de l’or, de l’uranium et…du pétrole !


Ceci pour dire que la présence de l’armée française n’est pas QUE humanitaire. Et que les velléités maintenant affichées de séparatisme nord-sud voudraient s’appliquer à ces zones : mines surtout au nord, forêts et agriculture surtout au sud. Nord musulman, sud chrétien… Bref, le merdier assuré.


A côté, il y a le Niger. Là encore beaucoup de richesses mais…pas beaucoup pour les Nigériens !  Là encore des intérêts français prépondérants. Alors qu’en France une ampoule sur trois est éclairée grâce à l’uranium nigérien, 90% des Nigériens n’ont pas l’électricité ! Le Niger est l’un des Etats les plus pauvres du monde. Plus de 60% de sa population vit avec moins de 1euro par jour.
Pourtant, le Niger est aussi le 4ème producteur mondial d’uranium, le 2ème fournisseur d’AREVA (juste après le Kazakhstan), et un partenaire stratégique de la France, à qui il fournit plus de 30% de l’approvisionnement de ses centrales nucléaires. Paradoxe aberrant et significatif de la mise à sac de l’Afrique par les multinationales, actuellement, alors qu’il est le principal produit d’exportation du pays, l’uranium ne contribue qu’à hauteur de 5% du budget de l’Etat du Niger !


Depuis plus de 40 ans, Areva exploite l'uranium du Niger. Premier employeur privé et plus gros exportateur du Niger, Areva a enregistré l'an passé un chiffre d'affaires total de 9,3 milliards d'euros, soit près du double du PIB du pays. Depuis plus de 40 ans le géant mondial du nucléaire bénéficie d’avantages fiscaux exorbitants et est loin de payer tous les impôts qu’il doit au Niger. Areva est une entreprise privée mais dont le capital est détenu à 87%...par l’Etat français.


Le contrat liant cette entreprise à l’Etat nigérien arrive à échéance dans quelques jours, au 31 décembre 2013. Il est actuellement l’objet d’âpres négociations, qui, à l’évidence, vont se prolonger deux à trois mois de plus. Le nouveau contrat va lier le Niger pour de nombreuses années. S’il est mal négocié, il continuera de priver le Niger de revenus essentiels dont sa population a cruellement besoin. Lutte contre la pauvreté, réponse aux crises alimentaires, éducation, accès aux soins, développement du réseau routier, tout le développement de ce pays dépend de la teneur de ce contrat. Si la France veut éviter le prix du sang en Afrique, l’Etat français doit imposer à Areva un contrat équilibré.


L’essentiel de l’uranium exploité par Areva provient de la mine d’Arlit, celle-là même où on été enlevés quelques otages maintenant libérés. Mais il y a un autre site enjeu de ces négociations: le site d’Imouraren qui, à terme, sera le site minier principal. Areva a monté deux sociétés avec l’Etat nigérien pour exploiter ce site dès 2014, Cominak et Somaïr. Mais (suite à la baisse mondiale de la demande d’uranium) elle veut reporter l’exploitation de ce site en 2016. Si elle n’exploite pas comme prévu, elle devra payer de lourdes indemnités au Niger. Ce qu’elle ne veut pas, évidemment. Avec un risque: que l’Etat nigérien dénonce le contrat et remette le site d’Imouraren sur le marché ! Les Chinois sont à l’affut !


Comme quoi, derrière le merdier africain, il y a de gros intérêts ! Faut le dire ça François !

 

Tridi 3 nivose 222

 

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22/12/2013

Pour se préparer la tripe aux agapes calendales!

 

Le civet de sanglier.jpg

 

Le civet de sanglier de Sébastien et Anne

 

Mon ami Sébastien, redoutable tueur,

Utilise son temps, son flair et sa sueur

À courir les forêts, les bois et les broutières,

À sauter les ruisseaux des terres de Lozère

Pour traquer, débusquer, viser et fusiller

Son gibier préféré: le cochon sanglier.

Dès que pointe le jour vrombissent les quat'quatres

Où piaffent les chasseurs équipés pour combattre,

Montent les hurlements des meutes carnassières

Serrées dans des remorques, dans des malles arrières.

La battue se déploie par chemins et sentiers,

S'efforçant de boucler le massif forestier

Où laies et marcassins, cochons et sangliers

Commencent à gratter le sol d'un pied inquiet.

La journée sera rude pour la bête à poil dur

Quand, poussées par les chiens hors des fourrés obscurs,

Pour tenter d'échapper à la meute hurlante,

Ses courses, à découvert dans les clairs et les pentes,

L'amènent à croiser les chemins et les sentes

Qui sont autant d'affûts où les fusils l'attendent.

Les coups de feu éclatent à travers la nature.

Si la bête s'échappe, on reprend les voitures ­

Pour lui couper la fuite au bord d'une autre route.

Parfois le sanglier met la meute en déroute,

Quand, acculé, blessé, forcé hors de son antre

Il se rue sur les chiens qu'il piétine et éventre.

Très souvent Sébastien, heureux bien que fourbu,

S'en retourne bredouille, au soir de la battue.

Mais lorsqu'un animal est tombé sous les balles,

Il faut voir son sourire, son allure martiale

Lorsqu'il brandit sa part de viande dépecée

Qu'il - fier comme Artaban - offre à sa fiancée.

Alors, tranquillement, avec ses doigts d'artistes

Dégoulinant de sang, Anita entre en piste.

Pour faire un bon civet, l'épaule ou le cuissot

Sont des pièces de choix. Coupez-les en morceaux

De taille conséquente. Récupérez le sang

Qui, pour lier la sauce, est bien intéressant.

Gardez-le au frigo pour qu'il ne se dégrade.

Préparez ce qu'il faut pour votre marinade.

Celle de Anita est un poème en soi:

Quatre, cinq oignons moyens, cévenols ou niçois;

Cinq ou six gousses d'ail et autant de carottes;

Un bouquet de persil; céleri, feuilles, côtes;

Du thym et du laurier; un peu de noix muscade;

Une écorce d'orange et quelques grains de cade;

Du poivre du moulin; du gros sel de Camargue.

Deux litres de Côtes-du-Rhône d'Estézargues,

Un verre d'huile d'olive et deux de bon vinaigre.

Vous cuisez demi-heure à feu vif et allègre.

Rangez le sanglier au fond d'un pot en grès,

Un grand verre de marc pour rendre du degré

À votre marinade versée, chaude, dessus.

Le pot, au frais trois jours, recouvert d'un tissu

Est alors le théâtre d'une superbe idylle

Entre les ingrédients. Une alchimie subtile

Va attendrir la viande, sublimer les parfums

Et les goûts de gibier du sanglier défunt.

Quand, le jour du repas, l'aurore aux doigts de roses

Du sommeil des Buveurs dissipe les hypnoses,

Vous sortez et séchez à l'aide d'un torchon ­

Les morceaux marinés de viande de cochon.

Séparez au chinois légumes et liquide.

Petit, sers-moi un verre, j'ai le clapoir acide!

Dans de l'huile d'olive, au fond d'une toupine

Votre petit-salé embaume les narines.

Rajoutez en tournant les légumes essorés,

Puis intégrez la viande que vous faites dorer.

Mouillez alors avec le jus de marinade,

Et cuisez à feu doux, cinq heures, à l'estouffade.

Il faut voir le sourire heureux de Sébastien

Lorsque Anita apporte, de son pas aérien

Son plat qu'elle découvre, très fière, sur la table

Exhalant en volutes des parfums admirables.

Ce chef-d'œuvre requiert, pour de grandes agapes,

Rien moins que le meilleur des Chateauneuf-du-Pape.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

 

Ingrédients et proportions pour deux fois six personnes:

 Pour la marinade: - 4 oignons moyens coupés en quarts et piqués de clous de girofle, - 6 gousses d'ail écrasées, - 6 à 8 carottes en tronçons, ­l bouquet de persil grossièrement coupé, - l pied de céleri côtes et feuilles, grossièrement coupées, - l gros bouquet de thym, - 6 feuilles de laurier, - l douzaine de grains de genièvre, - 2 poignées de gros sel de Camargue,

- l cuillerée à soupe de poivre noir du moulin, - noix de muscade, - l écorce d'orange séchée, - l verre d'huile d'olive, - 2 verres de bon vinaigre, - 2 litres de bon vin rouge. N'oubliez pas de cuire cette marinade et de la verser chaude sur les morceaux de sanglier avant de laisser reposer trois jours.

Pour le plat: - l cuissot ou l épaule de sanglier, - le sang récupéré ou l verre de sang (à demander à votre boucher), - l verre d'huile d'olive, - 250 grammes de petit-salé coupé en dés, - les légumes essorés de la marinade cuite, - le jus de la marinade.

 

 

 

Les vins conseillés:

Le civet de sanglier préparé de cette manière est un plat somptueux, à la fois puissant et très parfumé. Il faut donc des vins à la hauteur.

En vallée du Rhône: Chateauneuf-du-Pape, Gigondas, Lirac, Vacqueyras, Cornas, Hermitage, Crozes-Hermitage, Saint-Joseph, Côte-Rôtie.

On peut également l'accorder avec bonheur à de vieilles bouteilles de Cairanne, Visan, Séguret, Valréas, Gallician.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Fitou, Collioure, Maury.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Pierrefeu, Puyloubier, Cabasse, La Cadière-d'azur, vins de Bellet.

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

Duodi 2 nivose 222


 

in: Le Bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s

 

 

 

 

 

21/12/2013

Ouiquinde érotique avec la Marquise

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Ça fait du bien, Madame le Marquise !

 

Ah ! Vous dirais-je Maman 
à quoi nous passons le temps
avec mon cousin Eugène ? 
Sachez que ce phénomène 
nous a inventé un jeu auquel
nous jouons tous les deux. 

Il m'emmène dans le bois
et me dit: "déshabille-toi " . 
Quand je suis nue tout entière,
il me fait coucher par terre,
et de peur que je n'aie froid
il vient se coucher sur moi. 

Puis il me dit d'un ton doux :

"Écarte bien tes genoux"
Et la chose va vous faire rire.
Il embrasse ma tirelire !
 
Oh ! Vous conviendrez,
Maman, qu'il a des idées vraiment.... 

Puis il sort, je ne sais d'où,
un petit animal très doux. 
Une espèce de rat sans pattes 
Qu'il me donne et que je flatte. 
Oh ! Le joli petit rat ! 
D'ailleurs il vous le montrera. . 
Et c'est juste à ce moment 
Que le jeu commence vraiment


Eugène prend sa petite bête 
Et la fourre dans une cachette 
Qu'il a trouvée, le farceur,

où vous situez mon honneur....

Mais ce petit rat curieux,
très souvent devient furieux.
Voilà qu'il sort et qu'il rentre, 
Et qu'il me court dans le ventre.
 
Mon cousin a bien du mal 
à calmer son animal. 

Complètement essoufflé,

Il essaye de le rattraper.
Moi je ris à perdre haleine
devant les efforts d'Eugène. 
Si vous étiez là Maman, 
Vous ririez pareillement. 

Au bout de quelques instants 
Le petit rat sort en pleurant. 
Alors Eugène qui tremblote
le remet dans sa redingote.
Et puis tous deux nous rentrons
sagement à la maison

Mon cousin est merveilleux
Il connaît des tas de jeux. 
Demain soir sur la carpette
il doit m'apprendre la levrette. 
Si vraiment c'est amusant,
je vous l'apprendrai en rentrant. 

Voici ma chère Maman 

Comment je passe mon temps.
Vous voyez je suis très sage.
Je fuis tous les bavardages.
J'écoute vos leçons.
Je ne parle pas aux garçons.

 

Lettre de Grignan à Madame de Sévigné


Ecoutez donc Colette Renard!




Primidi 1er nîvose 222


Illustration X - Droits réservés



 

 

20/12/2013

Edouard Martin, un ouvrier en politique ? C'est un peu comme s'il avait pété dans la sacristie...

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Qu'est-ce qui fait bandouiller les vieilles pies jacassantes des canards laquais, de la presse purée, des lucarnes à décerveler, des boites à bruits et des blogosphères cacochymes ? Le fiasco de la défense européenne ? Les problèmes africains ? La politique fiscale ? Non. C'est la prostate de Normalou et...la « trahison » d'Edouard Martin ! « Important ça Kiki. Tu me fais un balcon de Une. Et n'hésite pas à taper sur la trahison de cet ouvrier qui va à la gamelle ! C'est vendeur ça Kiki. C'est vendeur ! »

Non mais, il y a de quoi méditer sur cette espèce de mammifère omnivore dont la konnerie est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini, comme disait Einstein...

 

Edouard Martin. Si. Rappelez-vous. C'est cette gueule fantastique, criant sa vérité et le désarroi de ses camarades de combat face aux caméras goulues des lucarnes à décerveler, lors des combats de Florange.

 

Et bien vous savez quoi ? Ce type a trahi ! Oui, vous avez bien lu. Ce type est un traître !

 

Il a trahi quoi ? Il a trahi qui ? Il a trahi comment ?

 

Il a trahi sa cause ? Le maintien de l'activité des haut-fourneaux de Florange n'était-il pas une cause perdue d'avance puisque la sidérurgie est maintenant tributaire de l'importation de minerai, donc ne peut se maintenir que sur un port maritime.

 

Il a trahi ses amis ? Rares sont pourtant ceux qui lui reproche son nouvel engagement.

 

Il a trahi sa classe ? Ben voyons ! Un ouvrier ! Et qui prétend s'inviter à la table des grands ! Saura-t-il tenir une flûte de champagne avec ses mains de rustres ? Vous ni pensez pas mon cher...

 

Il a trahi comment ? En acceptant d'être tête de liste du Parti Socialiste aux prochaines élections européennes.

 

Comme toujours, ce fier représentant de ceux qui triment tombe sous les critiques de bobos et de pseudos révolutionnaires qui se complaisent dans le confort d’une opposition systématique en rêvant d’un grand soir fantasmé. Que n'a-t-on pas bavassé, en d'autres temps sur José Bové...

 

Bravo à ce type qui les a bien pendues. Bravo à son engagement auprès du PS. Car en France, il faut être réaliste : on ne peut faire avancer les choses que si l’on est dans une grosse écurie. C’est comme ça. Et il n’y en a que deux : le PS ou l’UMP. Aurait-il fallu que, pour faire enfin entendre la voix de la « France-d’en-bas » comme disait l’autre, il s’engage à l’UMP ? Ça aurait certainement conforté bobos et pseudos révolutionnaires dans leur mépris pour ceux qui ont les mains calleuses et ne sont pas du sérail. Aurait-il dû solliciter le Front de gauche ? Mélenchon, combien de divisions ?

 

Il aurait fallu saccager une si belle chance ? Car un type pareil, avec son charisme, sa clarté, ses convictions (Oui ! Ses convictions, n'en déplaise aux vieilles pies fielleuses.) et sa gueule (important à l'heure de l'image triomphante) est une CHANCE pour la démocratie, pour la France et pour l'Europe. Il y en a un autre qui devrait s'engager en politique. C'est Xavier Matthieu, un autre syndicaliste, un autre combattant, une autre gueule.

 

Mais ça ne plaît pas à « l'élite » des professionnels de la politique un ouvrier qui s'invite dans les cercles de pouvoir. C'est comme s'il avait pété dans la sacristie...

 

D’où sortait Lech Walesda ? D’ou sortait Lula ? De l’ENA ? Des cercles germanopratins ?

 

Décadi 30 frimaire 222

Photo X – Droits réservés

 

19/12/2013

Lampédusa : ces pelés, ces galeux d’où viendrait tout le mal !

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Ecoutez-lez geindre et tempêter les « belles âmes » ! Regardez-les se draper dans leur dignité offusquée !

 

- « Non mais vous vous rendez compte, ma bonne M’ame Sçauss-Hisson, ils traitent ces pauvres émigrants ayant risqué leur vie pour arriver en Europe, à Lampedusa, comme des chiens. Des chiens galeux en plus ! Quel scandale !

 

- Comme je vous comprends M’ame Kann-Asson. Ces Italiens sont des sauvages, la civilisation ne les a pas encore atteints. Ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça… »

 

Ben voyons. Ils sont pas beaux les Suédois, les Autrichiens, les Allemands et autres Européens « du nord » ! Ils ont beau jeu, du haut de leur morgue de nantis bien à l’abri des vagues d’immigrants clandestins qui déferlent sur l’Europe du sud, de cracher sur les Italiens qui, eux, sont au contact. On fait dire ce que l’on veut aux images. Le crime de ces « salauds d’Italiens » : une vidéo dans laquelle on voit des réfugiés se mettre à nu dans un espace qui semble en plein air, avant d’être soumis devant les autres à des jets d’un traitement contre la gale. Et alors ? Comment faut-il faire ? Laisser les maladies se propager ?

 

Conditionnée par les images, la vox populi, partout en Europe, fait pression sur les dirigeants pour accueillir la flotte hétéroclite des damnés de l’espoir. Mais l’altruisme trouve ses limites au niveau des États lorsqu’il s’agit de mettre à exécution ces belles idées. Quels pays se proposent pour organiser cet accueil ? Où ? Avec quels moyens ? Avec quel espoir raisonnable de réussite ? Non. On laisse les Italiens se démerder. Alors ils font ce qu’ils peuvent, les Italiens. Avec beaucoup de courage et de compassion.

 

Dans cette Europe sans idée, sans courage, sans frontière, sans armée ; dans cette Europe dévolue au culte du dieu Pognon et de ses grand prêtres, les banquiers, il y a des gens qui, au fond des boyaux les plus salasses de leur tête, en ont une de solution pour résoudre le problème des migrants clandestins : couler toutes les barcasses emplies jusqu’à ras-bord de ces damnés de la mer.

 

"Les images du centre de Lampedusa sont épouvantables et inacceptables" qu’elle a dit M’ame Cecilia Malmström, commissaire européenne aux Affaires intérieures, Suédoise d’origine. Eh, M’ame la commissaire, peut-être que vous pourriez envoyer la flotte suédoise faire la basse besogne en coulant toutes ces barcasses ! Je suis sûr que les Italiens vous ouvriraient leurs ports. Seulement il est plus facile de s’offusquer et de critiquer lorsqu’on est loin que lorsqu’on a les mains dans la merde, comme nos frères italiens !

Encore que… Dans vos froids et opulents pays du nord, vous trouveriez bien quelques nostalgiques de temps pas très lointains pour perpétrer le massacre des innocents…


Nonidi 29 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

18/12/2013

Au bistro de la toile : Kali-yuga

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- Oh ! Victor. On dirait le ravi de la crèche ! A quoi tu penses ?



- Je pense que cette fois on y est.

 

- Où ? Dans la merde ? Ça on le sait Victor.



- La merde, comme tu dis, les Hindous appellent ça le Kali yuga.

 

- Késako ?

 

- Une fois, reprend Victor après un long moment de silence, il y avait Vishnou qui se tapait une petite sieste quelque part, tranquille, dans un infini bleu, rose, parfumé. De son nombril est sorti une fleur de lotus. Et ce curieux de Brahma, en regardant dans le col évasé de ce lotus, a vu la création du monde et toutes les successions des âges de ce monde... Ça s’appelle le kalpa et ça dure quatre millions trois cent vingt mille ans. C’est pas beaucoup si tu compares au quinze milliards d’années qu’aurait l’univers. Mais les hindous sont un peu radins.. Ce kalpa est divisé en quatre yugas : le krita-yuga (ça vient du chiffre 4) qui dure un million sept cents vingt-huit mille années, le tetra-yuga qui vient du chiffre 3 et dure un million deux cent quatre-vingt-seize mille années, le dvapara-yuga, du chiffre 2, qui dure huit cents soixante-quatre mille années et enfin le kali-yuga, du chiffre 1, le plus mauvais, et qui dure quatre cent trente-deux mille années.

 

La première époque, le krita-yuga, c’est parfait, c’est le pied partout, le paradis terrestre. Tolérance, concorde universelle, connaissance se transmettant oralement, de maître à disciple. Une connaissance de toutes les lois de la nature, de l’homme. Le bonheur à tous les étages... Des pouvoirs sur la matière, sur l’homme, insoupçonnables actuellement et dont les lamas tibétains garderaient, parait-il, les dernières bribes... Tous les besoins satisfaits sans efforts..

 

La deuxième, le tetra-yuga, c’est encore le panard, mais apparaissent quelques éléments merdiques. Mais c’est encore le paradis. Puis y en a un qui a commencé à faire quelque chose de ses doigts. Le début de la technique. Il y avait ceux qui avaient cette technique et ceux qui ne l’avaient pas. Déjà une séparation. D’où conflits... Mais quand il y avait des guerres, les deux armées se retrouvaient sur le terrain et, en fait de bataille, c’était de grandes joutes oratoires, philosophiques. Et ceux qui avaient les meilleurs arguments gagnaient. Les autres se soumettaient de plein gré à leur nouveau suzerain.

 

La troisième époque, le dvapara-yuga voit un équilibre équitable entre les principes d’ordre et de désordre. En faisant abstraction des durées de ces périodes déterminées par les hindous, on peut considérer que ce Troisième Age est marqué par le début de l’écriture. Le début de la dégénérescence : les hommes avaient besoin d’un support extérieur, technique, pour transmettre leurs connaissances. La technique a pris de plus en plus d’importance. Le clivage entre ceux qui la possédaient et les autres s’est fait plus marqué. Création de clans, de castes, de races, de nations et autres conneries. Surtout, aliénation des humains par les religions et leurs entreprises de décervelage universel. Les guerres sont devenues sanglantes. On tuait pour parvenir à ses fins. Mais suivant des règles bien définies. Ceux qui tuaient ne s’attaquaient qu’à leurs égaux de l’autre camp. Jamais un guerrier, un “ Kchatria ” n’aurait fait de mal à un être plus faible que lui.

 

- C’était un peu la Chevalerie chez nous...

 

- On peut dire ça. Enfin, la dernière époque, le kali-yuga, voit le triomphe du principe de désordre qui va en augmentant jusqu’à la disparition de l’univers par le feu. La technique s’est imposée comme maîtresse du monde. Deux classes bien distinctes selon le degré de richesse, de possession personnelle. Des conflits tournant à l’extermination, sans soucis de justice. On tue n’importe qui, n’importe quand, n’importe comment et surtout les faibles c’est-à-dire les civils. La technique est toute puissante et la machine tend à remplacer l’homme. C'est le règne des marchands, c'est le règne des Marchés tout puissants !

 

Nous y sommes en plein dedans. C’est le quatrième et dernier âge, celui qui a commencé avec les connards qui ont inventé l’agriculture, l’élevage, la propriété, les flics, la guerre. Quand l’Homme est devenu kon. Quand Cro-Magnon est parti en couille. Puis c’est les grandes invasions, Gengis Khan, Napoléon, Hitler, les Ricains, Ben Laden, les nazislamistes, etc.

 

C’est le “Kali yuga” ! L’âge de Kali... Kali la noire... Kali la destructrice... Kali avec son collier de têtes de morts... L’émanation purificatrice et destructrice de Shiva.

 

Le monde va crever de lui-même. Peut-être pas par la guerre atomique mais par un dépérissement général de la planète, par un saccage des forces de vie, par une impossibilité pour l’homme de se reproduire. Par une extinction du genre humain. Par un biocide universel...

 

La vie, les quatre âges de la vie, ça représente un jour de la vie de Brahma. Puis il y a une période de nuit égale à celle de jour. Et nous sommes au crépuscule. La vie va s’éteindre sur la Terre pour quatre millions trois cent vingt mille ans, ravagée par l’homme lui-même. Puis un nouveau cycle recommencera, lorsque la boule sera épurée. Ce sera le réveil de Brahma. Et ainsi de suite pendant cent ans de la vie de Brahma...

 

- On retrouve là Victor, de manière poétique et imagée, la théorie de l’expansion-contraction de l’univers !

 

- Exact. C’est peut-être vrai après tout. De toute façon, on ne sera pas là pour vérifier. Mais tout de même, c’est l’homme qui sera le fossoyeur du monde. Ça a commencé lentement, tranquille, à la petite semaine. Gengis Khan, c’était encore du bricolage. Napo, de l’artisanat. Maintenant, c’est du sérieux. Quand on se tue c’est par millions... Et on est capable de faire beaucoup mieux ! Hiroshima, c’était un pétard du I4 juillet par rapport à ce que ces kons qui gouvernent ont dans leurs frigos de l’épouvante.

 

Mais c’est pas le tout. Y a eu deux énormes guerres de l’homme contre l’homme. On s’est trituré la viande, on s’est fait cuire au napalm, on s’est un tout petit peu atomisé, on s’est foutu du gaz plein les éponges. Du bon gaz fétide qui te fait tomber le mou en quenouille... De la bonne bidoche partout, saignante à souhait. Avec des bras arrachés, des jambes arrachées, des tronches fendues avec une belle cervelle bien lisse et palpitante qui sort par les trous du nez. Manque plus que la branche de persil... De belles tripes bien ondulées, chatoyantes, irisées sous le soleil des bombes. On a pataugé, on patauge dans le bon sang chaud et âcre. Jusqu’aux genoux. Jusqu’au cou. Noyés dans le bon raisiné du prolo... On glisse sur les yeux arrachés et qui te font encore un clin d’œil étonné. Pas compris... Et je te file une indigestion de plomb dans le buffet. Et tu me coupes les couilles. Et je te fais griller tes gosses dans du bon napalm made in Houston. Et tu me passes mes femmes au court-bouillon. Ça sent bon la barbaque. Ça grille. La peau craquèle. Et les bons cris d’horreur. De souffrance. De terreur de pauvres kons qui comprennent pas pourquoi on les trucide. Et ça fait tourner mes usines. Et j’en essaye des bons produits insecticides, pesticides, hommicides, nyakouéicides, bougnoulicides, proloicides...

 

Et je t’endoctrine, et je te baratine, et je te démocratise, et je te démagogise, et je te missionnairise, et je te sectarise, et tu me votes, et tu me choisis, et tu bénis le fouet qui te torture, le bras qui te saigne, le garrot qui t’étrangle, la muselière qui te bâillonne, la télé qui t’abrutit. Une chaîne, deux chaînes... Des chaînes. Toujours des chaînes, des chaînes...

 

- Oh ! Bois un coup, Victor, tu t'encagnes et tu deviens rouge comme un gratte-cul !

 

- Merci. Ah ! Ça fait du bien. La troisième de guerre, c’est plus contre l’homme qu’elle est déclarée. Ou plutôt pas directement. C’est contre la nature. C’est contre la planète. C’est contre la vie.

 

Ces kons d’hommes, dits évolués, ont plus fait de mal à la planète en 50 ans que le reste de l’humanité depuis qu’elle existe !

 

C’est la terre qui a le cancer. Et ce cancer, c’est l’homme ! L’homme blanc ou occidentalisé étant la pire métastase. On bouffe du dichlorurophényl-trichloro-éthanuromerdique, et va z’y que j’te pousse, du chloruane, de l’heptachlore, de l’époxyde, des naphtalènes chlorurés, de la diodrine manches courtes, de l’aidrine angora et plein d’autres saloperies qui regorgent d’atomes crochus de carbone qui lâchent un H pour récupérer d’autres C et d’autres H. Que des H, mais c’est pas du hasch, c’est les haches du bourreau. Qui nous tuent par-dedans ! Un bon foie à la dioxine... Bien bouffi, avec de belles scrofules purulentes. Des couilles, un foutre plein de DDT. Tu baises une femme : tu lui soignes ses morbacs ! Ça tue les moustiques, ça tue les puces et les punaises, ça va bien réussir à nettoyer cette larve qui s’appelle Homme. Et on n’en parlera plus. Bhrama pourra passer une nuit tranquille.

 

Et si ça suffit pas, on va te radioactiver ! De bons gros neutrons dans les gencives. Et ça t’en fait de belles leucémies, ça ! Très poétique... On crève de langueur... Mon cul ! Et je te file des centrales nucléaires partout. Je te fissionne, je te fusionne l’uranium, le plutonium, le plutôt nie homme, le plus tôt gnome ! Et je te l’enrichis cet uranium. Pour pas t’enrichir toi surtout... Et je te balance de bonnes giclées de rontgens bien cancérigènes, leucémirigènes, crétinigènes et ça te fait de beaux fadas, de beaux anormaux. Avec six pattes et pas de tronche. Un toutes les vingt minutes rien qu’en France...

 

- C'est comme ça Victor... C'est peut-être le kali...comme tu racontes si bien. Le plus intelligent des esclavagistes c’est celui qui a eu l’idée de donner quatre sous à ses esclaves. Comme ça ils se tiennent tranquilles... La pointeuse remplace le garde chiourme et les quatre ronds, remplacent le fouet... Cocus, battus et contents... Ça fait les prolos. Allez ! C'est ma tournée Victor. C'est toujours ça que Kali comme tu dis n'aura pas !

 

 

Octidi 28 frimaire 222

 

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17/12/2013

Euthanasie : meurtre avec préméditation = ASSASSINAT !

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Nicolas-Kevin tourne et retourne dans la main le lettre qu’il vient de recevoir. L’en-tête officiel l’angoisse. Il faut dire que depuis les lois sur l’Optimisation de la vie, votées par le premier gouvernement Marine Le Pen du deuxième quinquennat de Sarkozy, les vieux ne sont pas à la fête…

 

Il y a d’abord eu sous Sarko 1, les lois sur les retraites poussant les anciens à la misère, au travail dégradant, à fouiller dans les poubelles, à subir l’ostracisme et les moqueries des « djeuns ». Puis il y a eu le grand fichier dit « des gens honnêtes » dans lequel tout citoyen est répertorié de la naissance à la mort, avec toutes ses maladies, tares, opérations, traitements. Et, en parallèle, un puissant logiciel permettant de connaitre à l’instant T combien coûte à la collectivité la prise en charge de tel ou tel citoyen ! Il y a eu encore la loi permettant l’internement forcé en milieu psychiatrique de « patients » déviants, sur demande des autorités ou de la famille.

 

Puis il y a eu, sous le premier gouvernement Sarko 2 – Le Pen, la loi sur l’euthanasie. Finis les atermoiements hypocrites de la parenthèse Hollande… Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, le gouvernement a autorisé la mise à mort des vieux « pour abréger leurs souffrances ». A la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli…

 

Enfin a été voté le grand œuvre du gouvernement Le Pen – Sarko 2 : les « lois d’Optimisation de la vie ». Des lois permettant enfin la remise à flot de la Sécu, des économies conséquentes sur les retraites, l’élimination de gens qui ne sont plus « productifs ». Les « marchés » ont, à l’époque du vote de ces lois « modernes », salué comme il se doit cette décision en rendant à la France son « triple A » !

 

Ces lois mêlent avec beaucoup d’opportunité des textes précédents : fichiers déterminant le « coût » de chaque individu, possibilité d’internement d’office pour les récalcitrants – comme au plus beau temps du goulag -, pour s’appuyer ensuite sur les statistiques. Celles-ci déterminent chaque année la durée de vie moyenne des citoyens : cette année-là 78 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes. Ainsi, à la date anniversaire des citoyennes et citoyens atteignant ces limites statistiques, ceux-ci reçoivent de l’administration une lettre officielle leur signifiant qu’à dater de ce jour, leurs dépenses de santé ne seront plus prises en compte par la société. Dès lors, s’ils sont à l’hôpital, le service comptable de l’établissement demandera à la famille de payer entièrement les frais et, en cas de refus, de manque de « persuation » auprès de l’impétrant - « Allez Mémé, il est onze heures, bois ton bouillon, c’est le docteur qui l’a préparé ! » - ou de non solvabilité, donnent aux médecins l’ordre d’euthanasier le « patient ».

 

Pour ceux qui sont en relative bonne santé, comme notre ami Kevin-Nicolas, existe la possibilité de « racheter » une année supplémentaire, à condition de déposer auprès de la Caisse des dépôts et consignation un montant très conséquent déterminé par la loi, sous forme de numéraire ou d’hypothèque sur des biens. A défaut, si le vieux entre à l’hôpital pour quelque affection, son sort sera rapidement scellé. Mais, dans sa grande mansuétude, la société ultralibérale lui offre la possibilité de « choisir » lui-même « d’optimiser  sa vie » en libérant le territoire, gracieusement, dans « de très agréables conditions » comme dit la lettre que tient Kevin-Nicolas…

 

Mondo cane…


Septidi 27 frimaire 222


Merci à Chimulus

 

 

 

16/12/2013

Rendez-nous les Hussards de la République.

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La semaine s'est terminée avec un sacré ramdam, suite à la publication d'un Nième rapport sur « l'intégration » des immigrés et enfants d'immigrés. On a ça et là dégainé chacun, qui son voile, qui sa laïcité. Il serait vain de nier ces problèmes, mais il faut donner aux choses l'importance qu'elles ont. L'obscurantisme et le communautarisme ne reculeront que par l'éducation.

 

Tous les enfants de France ont le droit et le devoir de s'éduquer. Gratuitement en plus ! Avec des enseignants compétents et consciencieux. Alors il y a ceux qui considèrent cela comme une formidable chance à saisir, d'autres qui méprisent des savoirs qu'ils contestent au prétexte de cultures ou de religions différentes et ne font pas grand-chose pour tirer le meilleur parti de cette formidable opportunité qui leur est offerte.

 

Il est des enfants d'immigrés qui ne posent pas de problèmes. Parce que leurs parents, venus du Vietnam, du Cambodge, du Laos, de Chine, pour la plupart ne parlant pas à leur arrivée sur notre sol le moindre mot de français, leur ont inculqué cette évidence : leur avenir passe par de bons résultats scolaires voire universitaires. D'autres rêvent d'être Zidane ou La Fouine...

 

Il est facile de faire retomber sur les enseignants les carences de leurs élèves. Les profs ne font pas les programmes d’enseignement, pas plus qu’ils ne choisissent ni déterminent les méthodes pédagogiques. Si c'était le cas, les résultats seraient peut-être différents. Ils ne sont pas non plus exempts de responsabilités, tant il est difficile de faire « bouger le mammouth » !

 

Force est de constater que le taux d'illettrisme (à ne pas confondre avec l'analphabétisme) atteint des niveaux effarants, jusqu'à 20% dans les LEP. Nier ces évidences et ne pas reconnaître l'échec du système éducatif à mettre à niveau les enfants issus de l'immigration, tant ceux-ci ont des carences flagrantes sur les fondamentaux (lire, écrire, compter, comprendre un texte, s'exprimer oralement) procèdent d'une solide hypocrisie.

 

Le développement de l'esprit passe par la maîtrise du langage. En effet, on ne peut développer une pensée structurée et précise si l'on ne possède pas le vocabulaire indispensable et la rigueur grammaticale pour l'exprimer. « Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement/Et les mots pour le dire arrivent aisément... ». D'où l'importance de l'écrit, technique préalable à la réflexion, à la pensée et à son expression orale.

 

En d'autres temps, les Hussards de la République ont formidablement réussi à intégrer des populations aussi différentes que les Bretons et les Provençaux, les Vendéens et les Alsaciens, les Parisiens et...le reste des Français. Non sans quelques excès d'ailleurs (« il est interdit de cracher par terre et de parler patois... »). Et on ne pourrait faire pareil avec quelques centaines de milliers d'enfants dont les parents sont venus d'ailleurs ?

 

Ne soyons pas si pessimistes !

 

Sextidi 26 frimaire 222

 

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15/12/2013

La cuisine de l'Amour: La "boumiane" de la belle Margot

 

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Margot


Margot roulait à bicyclette

Par des chemins de fruits dorés.

Dans le vent volait sa jupette

Sur de longues cuisses dorées.


Comme un champion du Tour de France

Moi, derrière, je salivais,

Fasciné par les abondances

Que par éclair je découvrais.


Percés au cœur par Cupidon

Devant son lascif abandon,

Gonflé d'amour j'ai eu l'honneur


De butiner cette orchidée.

Elle m'a donné du bonheur

Pour plus de mille éternités.



 

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- Oh ! Victor ! Tu tirais la langue

Pour suivre ta jolie mousmée,

Tu pédalais comme une branque

Dans son sillage parfumé !

- Crois-moi, pour garder la cadence

Je n'avais pas besoin d'EPO,

J'étais fasciné par la danse

De ces jolis éclairs de peau.

Nous allions sur les bords du Rhône

Vers quelques nids d'amour discrets

Et dans ses grands yeux de Madone

J'ai découvert le Grand Secret,

Celui qui fait tourner le monde,

Celui qui peint les cœurs en bleu,

Qui fait sourire la Joconde,

Le seul vrai dieu, l'Amour, parbleu !

- Mais vivre d'amour et d'eau fraîche

Ca ne dure qu'un temps, pardi !

Quand Cupidon lance ses flèches,

Elles ouvrent aussi l'appétit !

Je te propose un plat champêtre,

Simple, léger, plein d'agréments,

Suffisant pour faire renaître

La fougue ardente des amants :

C'est la succulente Boumiane

Que vénèrent les Provençaux.

Prends quelques belles mérinjanes

Que tu coupes en gros morceaux.

Tu les saupoudres de sel gros

Afin qu'elles crachent leur eau.

Au bout d'une heure tu les rinces,

Les recoupes en portions plus minces,

Puis dans une large sartan

Tu les fais frire en ajoutant

Un grand verre d'huile d'olive

Et tu fais cuire à flamme vive.

Tu tournes régulièrement

Pour éviter l'attachement.

Dans une poêle séparée,

Tu cuis des tomates parées,

Les marmandes sont les plus sûres

Mais surtout il les faut bien mûres.

Tu ajoutes un bouquet garni,

Du sel, du poivre en harmonie,

Une cuiller de sucre en poudre

Pour l'acidité à résoudre.

Lorsque le jus aura réduit

Amalgame les deux produits

Dans la plus grande de tes poêles

Et laisse cuire encore un poil.

Avant de servir tu complètes

D'un peu de piment d'Espelette,

De trois gousses d'ail écrasées.

Ça se mange chaud ou glacé.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !



Quintidi 25 frimaire 222


Photos X - Droits réservés

 

 

 

 


 

14/12/2013

Ouiquinde érotique avec Lucie Delarue-Mardrus

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L'étreinte marine

Une voix sous-marine enfle l'inflexion
De ta bouche et la mer est glauque tout entière
De rouler ta chair pâle en son remous profond.

Et la queue enroulée à ta stature altière
Fait rouer sa splendeur au ciel plein de couchant,
Et, parmi les varechs où tu fais ta litière,

Moi qui passe le long des eaux, j'ouïs ton chant
Toujours, et, sans te voir jamais, je te suppose
Dans ton hybride grâce et ton geste alléchant.

Je sais l'eau qui ruisselle à ta nudité rose,
Visqueuse et te salant journellement ta chair
Où une flore étrange et vivante est éclose ;

Tes dix doigts dont chacun pèse du chaton clair
Que vint y incruster l'algue ou le coquillage
Et ta tête coiffée au hasard de la mer ;

La blanche bave dont bouillonne ton sillage,
L'astérie à ton front et tes flancs gras d'oursins
Et la perle que prit ton oreille au passage ;

Et comment est plaquée en rond entre tes seins
La méduse ou le poulpe aux grêles tentacules,
Et tes colliers d'écume humides et succincts.

Je te sais, ô sirène occulte qui circule
Dans le flux et le reflux que hante mon loisir
Triste et grave, les soirs, parmi les crépuscules,

Jumelle de mon âme austère et sans plaisir,
Sirène de ma mer natale et quotidienne,
Ô sirène de mon perpétuel désir !

Ô chevelure ! Ô hanche enflée avec la mienne,
Seins arrondis avec mes seins au va-et-vient
De la mer, ô fards clairs, ô toi, chair neustrienne !

Quand pourrais-je sentir ton cœur contre le mien
Battre sous ta poitrine humide de marée
Et fermer mon manteau lourd sur ton corps païen,

Pour t'avoir nue ainsi qu'une aiguille effarée
A moi, dans le frisson mouillé des goémons,
Et posséder enfin ta bouche désirée ?

Ou quel soir, descendue en silence des monts
Et des forêts vers toi, dans tes bras maritimes
Viendras-tu m'emporter pour, d'avals en amonts,

Balancer notre étreinte au remous des abîmes ?...

 

Lucie Delarue-Mardrus

 

 Illustration X - Droits réservés

 

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Pensée:

 

« Le sexe masculin est ce qu’il y a de plus léger au monde : une simple pensée le soulève ! » Frédéric Dard


Quartidi 24 frimaire 222


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Copinage:

Eh! Il n'y a pas d’oursins ni de bogue de châtaigne dans vos poches! Alors allez vite acheter Siné mensuel.

 

amour,sexe,poésie



APPEL AU PEUPLE !

Bravo à tous ! Notre souscription à peine lancée, nous avons déjà reçu 20 000 euros. Nous sommes encore loin du compte mais cela signifie que, pas plus que nous, vous n’avez envie qu’un journal de gauche baisse les bras et jette l’éponge devant ses adversaires de droite bourrés de thune.

Vous ne voulez pas voir disparaître une revue libre et indépendante qui rue dans les brancards et refuse le servage et redoutez de ne plus trouver, bientôt, dans vos kiosques, que Le Figaro, Valeurs actuelles ou Le Chasseur français.

Nous sommes, au point de vue fric, sur une corde tellement raide que la moindre baisse des ventes risque de nous être fatale.

Or nous avons perdu 11 000 euros sur le numéro de septembre, vendu seulement à 19 000 exemplaires, ce qui est nettement au-dessus de nos moyens. Chaque numéro coûte environ 66 000 euros et, même sans comprendre une broque à l’économie, on imagine aisément le marasme qui nous pend au nez.

Il nous manque pourtant très peu de chose pour survivre :
il nous faudrait 25 000 acheteurs en tout pour ne plus avoir de soucis, c’est-à-dire seulement 5 000 ou 6 000 de plus !

En fait, comme vous le voyez, c’est beaucoup plus d’acheteurs que d’argent dont nous avons un besoin urgent pour nous sortir de ce guêpier. N’empêche que si chacun des fidèles nous envoyait, en vitesse, ne serait-ce que 10 ou 20 euros, nous pourrions garder le sourire et la pêche pour continuer encore un bout de temps cette belle aventure.

Nous envisageons d’adopter, dès le numéro de janvier, grâce à votre générosité (croisons les doigts), un nouveau format, plus petit mais plus épais et sur papier couché, dans le style magazine. Cela créera un surcoût mais nous pensons être ainsi être plus visible chez les marchands de journaux et, du coup, augmenter nos ventes.
En tout cas, encore merci pour tout, et hurlons en chœur : « ON LES AURA ! »

 

Siné


http://www.sinemensuel.com/faire-un-don-a-sine-mensuel/


 

13/12/2013

Au bistro de la toile : portiques écotaxe.

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- Oh ! Loulle, il n’y a pas de portique à l’entrée de ton rade, non ?

 

- Keskidi lui ? Oh ! Victor, t’as fumé la moquette avant de venir t’engorgeonner chez moi ? Du porc il y en a mais dans les rillettes et le sauciflard, des tiques, peut-être sur mon chien Marcel sous le comptoir, mais des portiques ? Vasisdas ? Késaco ?

 

- Allez, sers ma tournée, mastroquet de mon cœur. Je voulais te parler de ces fameux portiques de l’écotaxe qui ont tant foutu les Bretons en rogne. Tu sais à quoi ils servent ces fameux portiques de la discorde ?

 

- Ben, à reconnaitre les camions et à leur faire payer la taxe, non ?

 

- Eh bé non, justement ! C’est le Canard enchainé qui a levé le lièvre, ou le caneton. D’après le fameux palmipède, toujours bien informé, ces fameux portiques sont « inutiles, ruineux et dangereux pour les libertés publiques » ! C’est la CNIL (commission nationale informatique et liberté), dont l’avis a été sollicité sur les fichiers informatiques forcément générés par ces portiques, qui s’est étonné. Ces portiques ne servent aucunement à calculer la taxe véhicule par véhicule et a en assurer le paiement, mais uniquement  à repérer les éventuels fraudeurs ! Ces machins coûtent entre 600.000 et 1 million d’euros pièce ! Il doit y en avoir 273 en tout et 200 sont déjà installées…

 

- …dont quelques unes passées au barbecue par les Bretons !

 

- …ou réduite à l’état de ferraille. Mais c’est toi et moi qui payons, Loulle, ne l’oublie pas.

 

- Mais alors comment les taxes sont calculées et facturées aux camionneurs ?

 

- Directement par le boitier informatique sophistiqué obligatoire pour les véhicules assujettis à cette taxe. Ce système, qui combine GPS et émetteur radio, est le seul équipement nécessaire pour percevoir la taxe.

 

- Autrement dit on aurait pu se passer de ces portiques honnis, véritables chiffons rouges cristallisant toutes les rancœurs et coûtant un bras ! Mais alors, ça doit bien rapporter quelque chose à quelqu’un ou quelques uns ces machins ?

 

- Il n’est pas interdit de le penser… D’autant plus que l’équipement informatique des camions est bien visible et qu’il y a suffisamment de flics, motards ou automobilistes sur les routes pour épingler les éventuels fraudeurs… Mais la CNIL a levé un autre lièvre. Et qui nous concerne tous celui-là.

 

- Oh ! C’est des bons chasseurs cette CNIL ! Raconte.

 

- Eh bien pour que ça marche, ces portiques filment tout ce qui passe. Camions, voitures, vélos, piétons et tout ce qui bouge. C’est Big Brother. Ils filment tout, stockent les images plus de temps qu’il n’est nécessaire et permettent ainsi de fliquer les déplacements de millions d’usagers de la route.

 

- Est-ce qu’on ne toucherait pas là la véritable fonction de ces portiques à la kon ? Puteng, moi qui gueulais contre les Bretons, je crois que vais les applaudir chaque fois qu’ils foutront en bas un de ces portiques espions !

 

- A la nôtre !

 

Tridi 23 frimaire 222

 

Merci à Chimulus

12/12/2013

Mobilisons-nous pour rejeter le sordide Accord de Partenariat Transatlantique !

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Il y a quelques mois, une entreprise étazunienne a tenté de demander des dédommagements faramineux à la France. Raison : le gouvernement, suite à une loi votée par les députés et les sénateurs (soit les représentants légitimes du peuple français) a interdit toute recherche sur le territoire français des gaz de schistes par les procédés de fracturation. Cette loi s'applique a tout le monde, donc également à cette multinationale. Qui a dû rabattre son caquet.

 

On touche là l'exemple de la catastrophe qui guette non seulement la France mais aussi toute l'Europe avec ce qui se prépare dans l'opacité habituelle de ce genre « d'accord » : le traité de libre-échange Union-Européenne – Etats-Unis, encore dénommé Accord de Partenariat Transatlantique (APT).

 

On se souvient du très mal nommé AMI (accord multilatéral sur l'investissement), repoussé par les peuples européens malgré la duplicité complice des instances européennes. Cet accord scélérat revenait à aliéner les droits des États aux intérêts des multinationales en matière de droit du travail, de protection de l'environnement, etc. Eh bien ces clauses extravagantes reviennent en force avec le sus dénommé APT. L'objet central de ce traité APT est de considérer superflu tout ce qui ralentit la circulation des marchandises ; ainsi la régulation de la finance, la lutte contre le réchauffement climatique, les codes du travail ou le simple exercice de la démocratie est censé de ne pas s'appliquer au monde prédateur des multinationales. C'est ce qui se passera si cet accord scélérat est signé. Cette volonté de passer par-dessus l'intérêt des peuples démontre l'absence totale de prise en compte de l'intérêt commun de la part du monde des affaires et de la finance.

 

Les négociations ont commencé en juillet de cette année, l'Europe, béate de konnerie, faisant fi de l'espionnage de ses populations, de ses entreprises et même de ses dirigeants au plus haut niveau par les grandes oreilles des Yankees. Sans qu'il y ait de débat au parlement français, pour une raison bien simple : dans les traités qui régissent l'Europe, la Commission européenne a une compétence exclusive sur les accords commerciaux. Barroso uber alles ! Pas de débat ! Circulez, y a rien à voir !

 

Sept cents lobbyistes étazuniens, plus des dizaines de négociateurs officiels US sont au travail à Bruxelles. On peut s'attendre à ce que les désidératas étazuniens s'imposent sur les réticences européennes, d'autant plus aisément que la marionnette Barroso, soucieux d'une future carrière juteuse à Washington, n'a rien à refuser à ses maîtres...

 

Un véritable marché de dupes entre une puissance toujours dominatrice – les USA – et une grosse larve molle, sans projet, sans frontières, sans représentation réellement démocratique – L’Union Européenne. Ce qui reviendra à accepter les conditions et les normes étaziniennes. Aux U.S, les normes environnementales sont moins élaborées qu'en Europe, il faudra donc encore s'aligner sur le moins-disant : bœuf aux hormones, volailles lavées au chlore, forage pour les gaz de schiste, intrants chimiques, etc... Comme toujours, la logique néolibérale reviendra à la baisse sur ces normes sacrifiées sur l'autel de la libre concurrence. Les droits de douane étant globalement moins élevées pour les importations U.S qu’elles ne le sont aux Etats-Unis pour nos produits, cet accord se fera unilatéralement en leur faveur. Sinon, eh ! tè, fume ! les Zétazuniens sont pragmatiques, ils ne le feraient pas... En fait, l'enjeu stratégique est pour les Zétazuniens de prendre de vitesse le déclin de leur influence dans le monde, en s'aliénant économiquement l'Europe contre le bloc des pays émergents et en particulier la Chine.

 

Pour qu’il y ait accord, les Européens devront renoncer à un grand nombre de leurs normes (juridiques, environnementales, sanitaires, culturelles…). Ce sont tous les pans des sociétés européennes qui sont visés : cadres juridiques, sanitaires, environnementaux, jusqu’au droit du travail. Bonjour les dégâts ! Avec…le retour de l’A.M.I. puisque dans le mandat de négociation de la Commission, il y a une réelle menace d’autoriser un règlement des différends entre Etats et multinationales – c’est-à-dire le droit pour les multinationales et les investisseurs de porter plainte contre les Etats pour exiger des dommages et intérêts, quand une politique publique ne leur plaira pas… Le mandat de négociation pour ce traité révèle la volonté de la Commission européenne de renforcer le pouvoir des entreprises transnationales et leur accordant le pouvoir de contester les réglementations nationales et internationales si elles affectent leurs profits. Ainsi, les États membres de l’UE pourraient voir leurs lois nationales, qui visent à protéger l’intérêt général, contestées dans des tribunaux ad hoc, secrets, dans lesquels les lois nationales n’auront aucun poids et les élus politiques aucun pouvoir d’intervention. C'est ce qui se passe déjà en Amérique du Nord avec les accords du même acabit signés par les USA avec ses voisins canadiens, mexicains et autres.

 

L’Europe politique, l’Europe puissance a toujours été la hantise des Etazuniens. Cet accord, ficelant les économies européennes aux USA, la diluera dans une vaste zone de libre-échange, aux plus grands profits des multinationales U.S. Ceci complétera la mise sous tutelle politique résultant du principe inscrit noir sur blanc dans le Traité de Lisbonne disant que la défense de l’Union européenne se fait dans le cadre de l’OTAN, cette alliance créée en d’autres temps, à présent révolus (guerre froide avec l’URSS), donc sans objet actuellement sinon d’imposer la tutelle étazunienne sur les armées européennes. Et Sarko, puis Hollande ont réintégré, la queue entre les jambes, ce machin aussi agressif qu’inefficace (voir en Afghanistan).

 

Alors mobilisons-nous ! Repoussons cette saloperie ! Les élections européennes, c’est pour bientôt…

 

Duodi 22 frimaire 222

 

Photo X – Droits réservés.