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28/02/2014

Venezuela : le spectre du coup d’État à la Pinochet

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Les « étudiants » bien pommadés et propres sur eux qui sèment la zone depuis des semaines au Venezuela contre le successeur d'Hugo Chavez – mort l'an dernier dans des conditions suspectes – commencent à s’essouffler : la période de carnaval arrive et l'attrait des plages et des défonces huppés font leur œuvre de démobilisation.

 

Ces petits Trissotins qui contestent la révolution de Chavez sont des privilégiés, fils de privilégiés, vivants des sous de papa, n'ayant aucune notion du monde du travail. Il est dès lors très facile de les manipuler : « Vous êtes les meilleurs, vous êtes l'élite, vous êtes le futur du pays, vous méritez mieux que ce que vous réserve ce pouvoir de la populace, la gloire vous attend. Levez-vous et balayez Maduro ! »

 

Derrière ces troubles, c'est le spectre d'un coup d’État orchestré par Washington qui se fait jour. Les fachos de la CIA manœuvrent pour reproduire au Venezuela leur coup du Chili. Des armes circulent, des mercenaires se tiennent prêts. Ils doivent déjà avoir leur Pinochet en réserve. L’option de l’assassinat du président successeur de Chavez, Nicolas Maduro, est activée. La CIA et ses complices au premier rang desquels les médias, tous inféodés à la droite extrême, voudraient profiter du niveau élevé d’exposition du président au cours de ses contacts directs avec la population pour s'en débarrasser radicalement. Ils trouveront bien un « Lee Arvey Oswald »...

 

La CIA, la droite et l'extrême-droite sud-américaine (ainsi que certains dirigeants européens) n'ont jamais digéré le virage radical vers leur émancipation de l'oppression étazunienne opérée par beaucoup d'Etats d'Amérique du Sud. Nostalgique des périodes où elle semait la terreur, la CIA veut prendre sa revanche sur le chavisme. Ce mouvement n'est pas exempt de reproches, mais il a ouvert des horizons et redonné espoir à des millions de personnes, malgré un climat international particulièrement injuste et hostile à son égard.

 

Feu le camarade Chavez a tout de même de très belles choses à son actif. D’abord il a foutu dehors les compagnies pétrolières rapaces étazuniennes et européennes pour rendre à son peuple le profit de cette manne pétrolière sur laquelle son pays, le Venezuela, est assis. Ensuite il a mis ces masses énormes de pognon récupéré au service de son peuple : éducation, santé, réduction des inégalités, élimination de la grande pauvreté. Enfin il a suscité partout en Amérique du sud des mouvements de libération politique de gauche qui se débarrassent enfin de la mainmise ultralibérale des multinationales et des officines étazuniennes.

 

Le succès de Chavez, une révolution en construction, c’est son pays décrété « territoire libre d’analphabétisme » par l’Unesco en 2005, c’est près de 60.000 nouveaux établissements, 55.000 enseignants incorporés cette année, 75.000 bibliothèques, un accès gratuit à la santé avec la coopération de Cuba, la création de dispensaires et de médecins dans les banlieues et le secteur rural, la production nationale de médicaments génériques gratuits, 178.000 Vénézuéliens pauvres récupérant la vue grâce à la mission « Miracle », le traitement du Sida gratuit, 4 millions de personnes engagées dans le sport, la reconnaissance des peuples indigènes, la distribution de terres aux paysans, 3 millions d’hectares distribués, des pensions de vieillesse à plus de 20.000 agriculteurs et pêcheurs qui ont atteint l’âge de la retraite sans avoir cotisé, la nationalisation des secteurs de l’économie qui, adossée à la hausse des prix du pétrole, ont généré d’importants revenus dont bénéficie la majorité de la population.

 

Il va de soi que de telles réalisations au profit du peuple n'ont pu se faire qu'au détriment des parasites. On comprend dès lors que ceux-ci veuillent se débarrasser de Maduro, cet empêcheur de magouiller en rond...

 

Arriba Maduro ! Arriba Venezuela !

 

Décadi 10 ventôse 222

 

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27/02/2014

Handicap ? T'es pas cap... Ben non !

 

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Ah ! On allait voir ce qu'on allait voir ! qu'il avait dit Chichi en 2005. La France allait enfin rattraper son retard sur les autres démocraties européennes en matière de l'égalité de traitement des handicapés. D'ici 10 ans, les lieux accueillant du public, privés ou non, devaient devenir accessibles aux handicapés. C'est le principe de l'accès à tout pour tous. Mieux, des moyens de substitution devaient être mis en place dans les cas où ce serait impossible. Par exemple, aménager un tramway à défaut d'un métro, ou créer un service de livraison à domicile pour les boutiques de trop petite taille, où les transformations sont irréalisables.

 

Paroles, paroles, paroles... Trop ambitieux pour dépasser le stade des paroles et des vœux pieux. Pourtant, prendre un bus, aller chercher son pain, acheter des timbres, aller à un guichet de la Sécu ou de la mairie et tant d'autres choses de la vie ordinaire, voilà qui, dans encore bien trop de ville, est interdit à cette partie de la population qui est ainsi condamnée à la double peine.

 

Ouais, mais avec l'arrivée' de la gôôôche au pouvoir, on allait voir ce qu'on allait voir ! Ben voyons... Il y a quelques jours, l’Association des paralysés de France a rendu public son rapport annuel : à peine plus de la moitié des écoles et seulement 42% des réseaux de bus sont aujourd’hui accessibles aux personnes en fauteuil roulant. En 2012, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) évaluait à 15% seulement le nombre d’établissements recevant du public aux normes. «Lamentable» avait alors dit Marie-Arlette Carlotti, ministre chargée des Personnes handicapées qui maintenait pourtant la date butoir de 2015 pour la mise en conformité.

 

Paroles, paroles, paroles... Après quelques mois de « consultations », les services du premier ministre ont annoncé hier que ces obligations étaient reportées. Et pas de peu ! Ainsi la SNCF se voit allouer 9 années supplémentaires pour se mettre en conformité. Les grands établissements de commerce et d'hôtellerie, ainsi que les mairies et les écoles bénéficient de 6 années de répit. Moins généreux pour les cabinets médicaux et les petits commerce qui n'ont « que » 3 ans de rabio.

 

Il est vrai que ce qui n'a pas été fait pendant 12 ans (sous Chichi et Sarko) avait peu de chance d'être réalisé en 2 ans sous François...

 

Puis, après tout, ils nous font chier ces handicapés, non ? Heureusement, bientôt on va voter une loi sur l'assassinat légal, délicatement appelé euthanasie. Ça ouvre des perspectives... (second degré ! Je préfère préciser pour les constipés des boyaux de la tête)

 

Eh ! François, à quoi tu penses ? Tu es sourd ou handicapé de la comprenance ?

 

Nonidi 9 ventôse 222

 

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26/02/2014

Économie : la théorie des morpions.

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Si Mosco en avait, il ferait un gros bras d’honneur à cette commission européenne aussi nocive qu’ultralibérale qui nous gonfle les aliboffis avec ses leçons à la kon. Seulement pour grimper au mât, il vaut mieux avoir le cul propre ! Mosco pourrait, devrait renvoyer dans les cordes tous ces parasites élus par personne, plus soucieux d’uniformiser la taille des lunettes de chiottes eu Europe que la fiscalité et les lois sociales des états membres. La « Commission » (la grosse commission même) nous pousse au cul pour « faire des économies », novlangue ultralibérale qui veut dire « saccager les services publics » et pour pomper encore plus de pognon par l’impôt.

 

Impôts ! Taxes ! On n’entend plus que ça…pour se récriminer bien sûr. En oubliant que les impôts sont la condition sine qua non de la démocratie. Ces récriminations sont tout de même légitimes lorsqu’on connait l’ampleur de la fraude fiscale des multinationales et des plus riches qui s’exonèrent légalement de toute contribution à la bonne marche de la nation tout en en utilisant les infrastructures et les services. Cette fraude est estimée entre 80 et 120 milliards d’euros, soit bien plus que le déficit de l’Etat et de la Sécu. Le pognon, c’est là qu’il est. Le pognon, c’est là qu’il faut le prendre. Hélas, ce n’est pas ce que fait Mosco…

 

Puisque ce gouvernement de gôôôche se refuse à aller serrer le kiki des voyous (il est vrai que pendant un an, le ministre chargé de faire ce travail était lui-même…un tricheur fiscal !), il va aller chercher le pognon ailleurs, c'est-à-dire dans notre poche.

 

La doxa ultralibérale proclame que taxer les banques, taxer les grosses entreprises, taxer les pleins de thunes pénalise l’économie. Mais si on taxe à outrance les citoyens, les salariés, les petits commerçants et artisans, les petites entreprises, cela ne pénalise pas l’économie ?

 

Qui produit les richesses ? Les banquiers par la spéculation ou les petites et moyennes entreprises à travers le dynamisme de leurs dirigeants et le travail de leurs salariés ?

 

Qui paie la TVA, source principale des recettes publiques, les quelques centaines de milliers de riches ou les dizaines de millions de salariés, petites patrons, artisans, commerçants, retraités ?

 

Par contre qui est protégé par les niches fiscales, l’évasion fiscale, « l’optimisation » fiscale, les paradis fiscaux ? La réponse est dans la question : ce ne sont pas les salariés et patrons de PME mais les requins de la finance, les mafieux des multinationales et les kleptocrates qui « s’évadent » vers la Belgique, la Suisse et la City londonienne.

 

Si un organisme est infecté par des morpions qui pompent son sang plus qu’il n’en peut produire, il mourra et…les morpions aussi ! Sauf à reprendre aux morpions le sang qu’ils ont volé et le réinjecter dans l’organisme pour lui redonner la santé.

 

Mosco, va chercher le pognon ou il est et tu pourras dire merde à Barosso la tête haute.

 

Octidi 8 ventôse 222

 

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25/02/2014

Vous avez aimé le Kosovo, vous adorerez la Crimée !

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Crimée. Voilà un nom qui a quelques résonances dans l’inconscient des Français. Parce qu’une, maintenant lointaine guerre contre…la Russie, en alliance étrange avec les Ottomans et les Britanniques, a coûté 90.000 morts à la France ! Malakoff, Sébastopol ne sont pas que des stations de métro parisien…

 

Eh bien c’est là-bas, sur « la colline », cette péninsule qui s’avance dans la Mer Noire, que risque de dégénérer la crise ukrainienne. On nous enfume avec la possible scission de l’ouest et de l’est de l’Ukraine, l’ouest rêvant de notre Union Européenne, l’est restant foncièrement attachée à la Russie. Mais on occulte le problème particulièrement épineux de la Crimée.

 

Peuplée de moins de 2 millions d’habitants, elle bénéficie d’un statut de république autonome au sein de l’Ukraine et fait l’objet d’accords particuliers entre Moscou et Kiev. C’est une côte d’azur près du Caucase, un pays de cocagne, avec ses plages, ses lieux de vacances, le célébrissime Yalta, ses vignobles et…son port militaire concédé à la Russie jusqu’en 2017, et plus si affinités !

 

La perte de leur base navale de Sébastopol n’évincerait pas la Russie de la Mer Noire puisqu’elle y possède une vaste façade, du nord du Caucase à Rostov, mais ce serait pour eux une humiliation qui tangenterait dangereusement le casus belli. L’accès aux mers chaudes et le contrôle de la Mer Noire est une constante de toutes politiques étrangères russes, des tsars à Poutine, en passant par l’URSS. Bien téméraires seraient ceux qui oublieraient ça ! Les Russes ne cèderont jamais Sébastopol, point de force d’où ils surveillent et peuvent éventuellement contrôler la Bulgarie, la Roumanie et jusqu’à la Turquie, pays inféodés à la bête noire de la Russie : l’Otan.

 

Actuellement, les habitants de Crimée sont plus qu’inquiets. Leur passé, leur présent et leur avenir sont étroitement liés à la Russie. Ils s’inscrivent en masse dans des milices de protection opposées aux pro-européens de Kiev. Les ferments nationalistes sont à l’œuvre, préparant par le bourrage des crânes, comme toujours, des veillées d’armes pouvant conduire à des désastres comme on en a connu récemment dans les Balkans. En cas de troubles, les Russes n’hésiteraient probablement pas à intervenir militairement. Qu’on se le dise…

 

Septidi 7 ventôse 222

 

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24/02/2014

Notre-Dame-des-Landes : plus faux cul que Ayrault, tu meurs !

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Des millions de dégâts à Nantes, un foutoir au gouvernement… Á quoi mène la gloriole de quelques petits roitelets locaux…

 

Car est-il vraiment indispensable cet aéroport de Notre-Dame-des-landes ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et…le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

 

Notre-Dame-des-Landes n’est-il pas plutôt l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul ? On peut leur conseiller d’aller faire un petit voyage d’étude en Espagne où ils pourront visiter l’aéroport fantôme de Ciudad Real lien, l’aéroport « piétonnier » de Castellón-Costa Azahar  ou encore celui de Huesca. Tous fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

L’affaire est un serpent de mer qui dure depuis 40 ans. Il provient de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale  pour pousser au cul les « décideurs » locaux. Pourtant, comme l’écrivait déjà le Monde à cette époque : « L'aviation commerciale mobilise d'énormes capitaux pour le bénéfice d'un petit nombre. Cette activité ne subsiste que grâce à l'aide des pouvoirs publics. Elle fonctionne comme un important appareil de redistribution à l'envers où le pauvre paie pour plus riche que lui. Elle mobilise des ressources qui seraient socialement mieux utilisées ailleurs. » Tout est dit. (Il est vrai que le Monde, en 1976, était encore un vrai journal, LE journal de référence en France. Ce temps est bien révolu…)

 

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !) Qui peut penser qu’on prendra un jour l’avion à Nantes pour un vol direct vers New-York, Shanghai, Rio de Janeiro ou Moscou ?

 

Aujourd'hui, l'aéroport existant Nantes-Atlantique est à 10 km de Nantes. Il est géré par les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et par AGO, aéroports du Grand Ouest, associée à Vinci, omniprésente en France,  et TPO, société de travaux publics raflant les gros marchés de la région. Vinci ! Hou ! La la ! Le transfert de l’aéroport libèrerait des centaines d’hectares convoités avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable…Vinci. Notez que la piste (3800 mètres contre 3200 à Notre-Dame-des-Landes) resterait en place puisqu’elle la condition sine qua non du maintien de l’usine Airbus !!!

 

Bon. N’en jetez plus. Cet aéroport est une énorme connerie assortie de juteuses magouilles. Le plus hypocrite, c’est que le gouvernement le sait et a admis sans le dire que cet aéroport ne verra jamais le jour. Mais il faut sauver le soldat Ayrault – ex maire de Nantes, furieusement favorable à cette merde - …jusqu’aux élections.

 

Plus faux-cul tu meurs…

 

Sextidi 6 ventôse 222

 

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23/02/2014

Ouiquinde gastronomique bouscatier

 
 
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Zelli

 

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège           

Où la jolie Zelli cherche des champignons.

Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège

Et la belle apeurée perd le Septentrion.

 

Elle tourne, affolée et quitte le sentier

Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,

S’étale lourdement, en oublie son panier,

Ses appels au secours demeurent sans réponse.

 

Soudain elle se sent accroché par le bras,

Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,

Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

 

Éclatant en sanglot elle va se blottir

Sur le poitrail velu de son rude sauveur

Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

 

 
 
 
 

- Pour ton coupeur de bois embaumant la résine

Zelli eût plus d’attraits que la fée Mélusine !

Pour le remercier de sa protection

Elle lui a donné bien des satisfactions !

Mais pour Zelli aussi, perdue et paniquée

La force rassurante d’un homme baraqué

Était un beau cadeau, un don de la nature

Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.

La belle a découvert au fond de la forêt

Que le brouillard sournois a parfois des attraits.

- Plus tard, dans la cabane de rondins équarris

Prosper et sa Zelli se sont aimés, ont ri,

Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,

Alors le bûcheron prépara la Garbure.

Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,

Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,

Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymans,

Joyeux et forts en gueules, tous solides amants.

Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois

Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.

Retires-en la graisse ou tu feras blondir

Deux oignons émincés sans les faire roussir.

Au fond d’une cassole met confit et oignons,

Puis deux litres d’eau froide, monte à ébulition,

Quand ça bout tu rajoutes un choux coupé en quatre

Dont tu retires les feuilles dures, jaunâtres.

Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.

Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,

Tu râpes deux hectos de tome de Bethmale,

Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.

Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,

Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,

Le confit désossé coupé en filets minces,

Le fromage râpé de nos belles provinces,

Et puis tu recommences jusques à demi pot,

Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,

Tu saupoudres au dessus le reste du fromage

Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

VictorAyoli


Quintidi 5 ventôse 222

 

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22/02/2014

Ouiquinde érotique aux parfums de rizière

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Au Jiho, j'ai entendu parler d'une épreuve de « half pipe » qui veut dire, si je ne m'abuse, en langue civilisée : « demi pipe ». Sans être mauvaise langue, je trouve que ça fait petit bras ce « demi ». J'ai connu au Vietnam une fleur de rizière qui, elle, ne faisait pas les choses à moitié !

 

Pipothé

 

J'ai connu, quelque part près de la baie d'Ha Long

 Une fleur des rizières qui s'appelait Huong.

 Visage de poupée sur un corps de princesse

 Elle savait jouer de la bouche et des fesses.

 

J'ai vécu auprès d'elle, heureux et envoûté

Par sa spécialité: la fellation au thé.

Huong me préparait, avec mille manières,

Du thé vert au gingembre, une pleine théière.

 

Tandis que je buvais la boisson parfumée,

Ses petits doigts agiles sur ma verge allumée

Préparaient mon phallus avec mille caresses,

Mettaient mon corps en feu et mon cœur en liesse.

 

 Huong prenait alors une gorgée de thé

 Qu'elle tournait en bouche pour en faire chuter

 Doucement la chaleur au degré idéal

 Pour les tendres muqueuses de mon engin de mâle.

 

Huong mettait mon gland dans sa petite bouche.

 Quel bonheur délicieux ! Je geignais sur ma couche.

 Une chaleur torride, proche de la brûlure,

 Envahissait mon sexe d'un volcan de luxure.

 

 Le liquide brûlant tourne autour de mon gland

 La languette de Huong lui donne mouvement,

 Elle aspire, elle pompe, elle masse, elle suce,

 Tandis qu'un de ses doigts vient me forcer l'anus,

 

Par des spasmes de joie, ma queue jouit longtemps,

Dans la bouche de Huong, douce fleur de printemps.

Elle m'embrasse alors, partageant les saveurs,

Du foutre et du thé chaud, du plaisir, du bonheur.

 

 

VictorAyoli

 


Quartidi 4 ventôse 222

Photo X – Droits réservés

 

 

21/02/2014

Au bistro de la toile : « Allez les petits !

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- Oh ! Les gars, c’est ma tournée ! Alors, on va se les faire les Gallois ?

 

- On en est capable. Mais c’est des rugueux. Et ils jouent chez eux.

 

- En rugby, les équipes actuelles se valent toutes. Gagne donc celui qui a le plus la niaque. Et puis, il y a autre chose : Saint-André, il fait comme Lièvremont avant lui, ce qu’il peut avec ce qu’il a… Et il se trouve qu’actuellement, en France, il a ramassé ce qui se fait de mieux. Mais que ce n’est pas toujours, à tous les postes, au niveau.

 

- Pourquoi ?

 

-  Qui sait… Entre autres, le fait que le professionnalisme est passé par là et a été pas toujours bien digéré. Les clubs achètent des joueurs étrangers de renom qui viennent pantoufler leur fin de carrière au détriment des jeunes formés par les clubs. Ça explique déjà bien des choses. C’est aberrant de voir autant de joueurs étrangers dans notre championnat. Cela élève notre niveau de jeu mais, aussi, cela tue notre formation. Tous les meilleurs, dans l’hémisphère Sud comme dans les îles britanniques ou en Argentine, sont fortement intéressés par la rémunération et le niveau de notre championnat qui s’élève chaque année un peu plus. Et comme la pression du résultat se fait de plus en plus forte, les clubs veulent très vite engranger des succès. Économiquement, pour prendre le moins de risque possible, c’est compréhensible. Seulement, nos espoirs, issus de nos écoles de rugby, ont de moins en moins de chances d’intégrer l’élite. Et sans expérience du haut niveau, on progresse moins vite. Cette course en avant, un moment donné, il faut la dénoncer. Le problème de l’équipe de France, il est là.

 

- C’est vrai que les grosses équipes sont formées par des mercenaires. Toulon en est l’exemple le plus flagrant.

 

- Puis, ces joueurs professionnels sont plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l’influence…de leur agent !

 

- Agent ? Késako ?

 

- Eh ! Comme au fouteballe, ce sont des sortes de maquereaux qui s’occupent de gérer « l’image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d’amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus de vulgaires foutebaleurs…

 

- La honte !

 

- Exactement. La honte. Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d’éclats individuels qui feront de belles « images », on n’a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On n’est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d’entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

 

- Le professionnalisme, c'est-à-dire l’arrivée du pognon a sonné le glas du rugby cassoulet. N’ayons pas trop de nostalgie ? Mais il a aussi sonné le glas du « french flair », de la spécificité française qui faisait que toutes les équipes du monde tremblaient devant les Bleus, capables de se faire parfois dérouiller mais en se battant, comme de renverser des montagnes. Rappelez-vous Dominici ridiculisant Lomu ! Plus de fulgurances comme celles de Blanco, de N’Tamak, de Lagisquet, plus de Spanghero sonnant la charge, plus de Jo Mazo et ses inspirations imprévisibles, plus de  Gachassin slalomant entre les bourrins d’en face, plus de Jean-Pierre Rive ensanglanté renversant les Gallois, sans remonter aux frères Prat et Boniface…

 

- C’est comme ça Loulle. Sans compter que le professionnalisme a probablement amené aussi ce dont on ne parle surtout pas, le dopage et autres gonflettes à la créatine. Non mais tu les a vus les bestiaux, bien sanglés dans leurs maillots serrés ! C’est plus du nourri sous la mère, avec l’abdominal-cassoulet ! C’est du bodybuildé bouffeur de salades aux « compléments alimentaires » et autres saloperies. Tè ! Rappelez-vous Castaignède. Un génie celui-là ! Un giclet capable de partir de son en-but, de traverser en zigzagant toute la défense adverse, passant sous les bras ou entre les jambes des bourrins pour aller marquer ! Le pauvre, succombant à l’appel de sirènes du fric, il est allé jouer en Angleterre. Un an après, il était méconnaissable : il avait pris 25 kg de barbaque ! Aux dépens de sa vélocité et de ses cadrages débordements qui laissaient ses adversaires sur le cul. Il était lui aussi devenu un bourrin. A tel point que – les attaches n’étant plus proportionnées aux muscles – il s’est arraché le tendon d’Achille… Foutu le mec. Et puis ces matchs deviennent emmerdants. Toutes les grosses équipes ont le même style de jeu parce qu’elles sont formées et dirigés par des entraineurs souvent venus de l’hémisphère sud et qui uniformisent le jeu.

 

- Bon. On va tout de même se les faire les Gallois. Même chez eux ! Allez, à la nôtre ! Et puis il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont. Tout comme les Jiho, le tournoi des Six nations est dans la droite ligne de la fameuse sentence romaine « Donner au peuple du pain et des jeux ». Occulter l’essentiel par l’anecdotique, flatter l’émotionnel du peuple au dépend du rationnel.

 

- Eh ! Tant que les bons cons de Veaux s’enthousiasment ou râlent pour un simple jeu, ils ne s’intéressent pas aux choses essentielles : chômage maintenu sournoisement par les patrons pour faire pression à la baisse sur les salaires, pouvoir d’achat rogné au profit des grandes surfaces, retraites qui passent au laminoir, précarité organisée, saccage de l’environnement, nettoyage des droits des travailleurs, flicage organisé par toutes sortes de fichages croisés, rognage des libertés individuelles, chasse aux SDF, cadeaux aux riches, etc.

 

Bon. A la nôtre quand même et « Allez les petits ! »

 

Tridi 3 ventôse 222

 

Merci à Chimulus

20/02/2014

Culture de pomme de terre sous carton. Olé ! Voilà une vrai culture pour FAINEANTS.

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Voilà ce que j'envisage pour cet été!

 

Tè ! Ça nous changera des merdes d'Ukraine, des konneries des jiho, de la Ma(rga)rine : je viens de tomber par hasard sur une des plus grandes avancées techniques de ce siècle, apte à transcender la suprématie de ces élites que sont les FAINEANTS, mes frères. Et en plus c'est écolo. J'ai nommé : la culture des patates sans rien foutre !

 

Pour vous faire partager cette grande découverte, je laisse la parole à Stéphane, sur le site « Végéculture » http://www.vegeculture.net/spip.php?article65

 

 

« Vous trouvez fastidieuse la méthode traditionnelle de culture de la pomme de terre. Et bien tentez l’expérience permaculture pour voir !!!

 

Traditionnellement, la culture des pommes de terre consiste à travailler le sol pour l’ameublir ; ensuite on fait une tranchée pour y déposer les tubercules que l’on recouvre avec la terre précédemment déplacée ; puis à quelques reprises au cours de l’été, il faut buter les rangs, ce qui consiste à prendre la terre des allées et à la ramener par dessus le rang pour faire de plus grosses buttes.

 

L’objectif du buttage est de donner plus d’espace aux plants pour faire des tubercules, garder les tubercules à l’abri de la lumière (sinon ils verdissent) et lutter contre les adventices en les recouvrant de terre.

 

Lors de la récolte, les buttes sont totalement défaites afin d’y récupérer les tubercules.

 

Cette technique occasionne plusieurs problèmes :

 

  • Favorise l’érosion du sol en le gardant à nue.

  • Accélère la décomposition de la matière organique (et l’épuisement du sol) car le travail du sol apporte de l’oxygène.

  • Le travail du sol rend la vie très difficile aux vers de terres et autres organismes du sol.

  • Le sol à nu favorise son assèchement, créant ainsi un milieu défavorable à la vie du sol, en particulier les champignons (dont les bénéfiques mycorhizes)

 

Alternative !

 

La méthode avec carton inspirée de la permaculture propose une toute autre approche.

 

Les étapes :

 

  1. Si la végétation est très haute, il faut couper l’herbe, ou du moins bien l’écraser.

  2. Recouvrir la parcelle avec de gros cartons en les faisant se chevaucher d’au moins 20 cm pour éviter que la végétation ressorte.

  3. À l’aide d’un exacto (cutter) ou d’un bon couteau, faire des petits X dans le carton pour créer une ouverture.

  4. Déposer une pomme de terre dans chacune des ouvertures afin que le tubercule soit en contact avec le sol.

  5. Replier le carton par-dessus le tubercule

  6. Recouvrir l’ensemble du carton avec une bonne couche de foin

  7. Bien arroser le tout.

  8. Lors de la récolte, il suffit d’écarter le foin et on y trouve les pommes de terre. Ne reste plus qu’à les ramasser !

 

 

Note : Si le sol est sec et qu’on ne prévoit aucune pluie pour plusieurs jours, il est recommandé d’arroser un peu à chaque étape...

 

Note2 : Au cours de l’été, selon le niveau de décomposition du foin et l’état des plants, il faut rajouter du foin à une ou deux reprises afin de s’assurer que les tubercules ne soient pas exposés à la lumière du jour.

 

La récolte se faire en poussant le mulch( ??? NDLR – Ce doit être le terreau qui se sera formé en surface)

 

Bien sûr, il faut aussi considérer l’état du sol. Par exemple un sol très argileux et compacté de donnera pas des résultats extraordinaires dès la première année. Il faut laisser le temps à la nature de faire son travail ! Même chose pour les sols très pauvres, mais au fur et à mesure que le foin se décomposera, le sol s’enrichira.

 

Si vous tenter l’expérience, nous apprécierions énormément connaître vos résultats et commentaires !

 

Voir en ligne : Voyez les étapes en images !

 

 

Ouarf ! Dès que je remonte sur les Hautes terres pour mon glandage d'été, je mets ça en pratique. Je me suis établi une solide réputation de « plus mauvais jardinier du village » à laquelle je tiens beaucoup : les autres se disent : « Ce Victor, il est bon pour nibe ! ». Et ils me portent, qui des salades, qui des haricots verts, qui des blettes, qui du persil. Peinard ! Je vais les espanter avec mes cartons à patates !

 

A diables !

 

Duodi 2 ventôse 222

 

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19/02/2014

Faut pas crâner avec l'Ukraine, ça fait mal au crâne.

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Ça devait arriver : on est au bord de la guerre civile au cœur de l'Europe, en Ukraine. On pourrait trouver ça comique puisque même BHL s'en mêle, mais c'est dramatiquement tragique.

 

Comment en est-on arrivé là et pourquoi ? Depuis que l'Europe a fait miroiter à l'Ukraine un partenariat rapproché, sas temporaire vers une adhésion. On peut d'ailleurs légitimement se demander - lorsque l'on voit l'état de l'Union européenne, du moins la perception négative que nous en avons de l'intérieur - comment une population peut se soulever, et même se faire tuer pour espérer adhérer à un ensemble que nous percevons comme bancal et près d'éclater... Où bien ils sont aveugles (où aveuglés !), ou bien c'est nous qui sommes des enfants gâtés.

 

L'économie de l'Ukraine est tout sauf brillante. Pour la mettre aux normes européennes et donc envisager un partenariat mutuellement positif avec l'U.E., il faudrait 150 milliards d'euros ! Or cette même U.E. a d'autres chats à fouetter et ne propose que moins d'un milliard. On est loin du compte. Dès lors, il est évident que le gouvernement en place a préféré l'offre de la Russie : 15 milliards de dollars pour financer en partie sa dette et 10 milliards de dollars de rabais sur les fournitures de gaz, indispensable à la survie économique de l'Ukraine. Mais avec aussi un engagement de coopération militaro-industrielle et un accès à la mer noire pour la flotte russe. Proposition assorti de menaces économiques lourdement incittives, comme la coupure de la fourniture de gaz.

 

Géographiquement, l'Ukraine est située entre la Russie et une ligne frontière formée par la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie. Autrement dit, entre la Russie et l'Union européenne, entre Moscou et Bruxelles. Cette dichotomie se retrouve au niveau de la population comme de l’économie. La moitié ouest de ce grand pays de près de 50 millions d'habitants est très proche de l'Europe et est peuplée de gens qui parlent la langue ukrainienne. Mais la moitié est et la Crimée sont proches de Moscou et sont peuplés d'une majorité de russophones. Le président actuel – élu (presque !) démocratiquement ne l'oublions pas – appartient à cette population de l'est.

 

Économiquement, l'ouest est agricole, mais c'est à l'est que se trouvent toutes les grandes entreprises, en particulier la sidérurgie et les métallurgies lourdes, ayant besoin de se moderniser (donc de l'Europe) mais largement tributaires de la Russie en tant que marché. Par ailleurs, les Ukrainiens ont sous les yeux l'exemple de la Pologne, pays voisin équivalent : à la sortie du communisme, disons l'année 1990, le PIB par tête de l'Ukraine (exprimé en euros courants) représentait 92 % de celui de la Pologne. Vingt ans plus tard, il équivalait à moins d'un quart. Entre les deux ? Réformes politiques et économiques d'un côté, glaciation et corruption de l'autre. Mais surtout Europe d'un côté, isolation de l'autre... Enfin, l'économie de l'Ukraine est largement tributaire du gaz russe...dont les robinets sont à Moscou ! Poutine les tient par là.

 

Il serait bon aussi de jeter un œil ouvert et critique sur certaines composantes de cette opposition qui se radicalise de plus en plus. L'extrême-droite et les néo-nazis y sont de plus en plus visibles. On y trouve encore la patte crochue de la CIA à travers des « ONG » et fondations étazuniennes très proches du gouvernement des USA. Les liens des ONG américaines avec les étudiants sont connus depuis longtemps. En 2005, le journal Libération publiait un article révélant l’appui de certaines ONG et autres fondations très proches du gouvernement américain comme Freedom House (financé par Georges Soros) ou OTPOR. Intérêts multiples pour les Zétazuniens : - affaiblir le concurrent russe ; - diluer un peu plus encore l'Europe pour l'éloigner de toute idée de puissance politique en accentuant son caractère de simple gros marché économique pour les multinationales yankees.

 

Seulement ce rapprochement avec l'U.E. - souhaité, poussé par les USA forçant la main à une Europe réticente mais si inexistante politiquement (voir les inénarables Van Rompuy et Ashton!) qu'elle s'avère incapable de résister aux pressions « amicales » de Washington – impliquerait à terme une intégration de l'Ukraine à l'Otan. Et ça, pour les Russes, c'est un casus belli. La présence d'une alliance militaire sous la coupe des USA à leur frontière : les Russes ne l'accepteront jamais.

 

Sûr que le lourd bortch russo-ukrainien va rester sur l'estomac des membres du conseil des ministres mixte franco-allemand de ce jour !

 

 

Décadi 30 pluviôse 222

 

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18/02/2014

Sénateurs nuisibles et doigt d'honneur à Google.

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On savait que les sénateurs étaient de pittoresques et coûteuses « danseuses » de la République, mais ils montrent désormais sans vergogne leur côté nuisible. Ils se comportent comme des rouages de nos institutions au service de lobbies, particulièrement des semenciers. Le 20 novembre dernier, ils votaient sans états d'âme un projet de loi élargissant aux plantes le délit de contrefaçon. Hier ils ont récidivé en rejetant un projet de décret interdisant les maïs OGM sur le territoire français, proposé par le gouvernement afin de contrecarrer la carence (ou la complicité) de la commission européenne. Résultat : des gros céréaliers du sud-ouest sont prêts à semer ces merdes, quitte à mettre en péril le patrimoine génétique de nos territoires. Monsanto a pourtant compris que les peuples européens ne veulent pas d'OGM et ont donc décidé de ne plus en vendre dans l'U.E. Hypocrisie car ils vendent tout de même à travers un pays collabo en la matière : l'Espagne, complètement infesté par les OGM et inféodé aux multinationales semencières. Il est tout de même aberrant qu'un seul pays, avec la complicité de quelques pays du nord n'ayant jamais vu un plant de maïs (Suède, Danemark, Grande-Bretagne, etc.), puisse saloper non seulement son territoire national mais aussi celui de ses voisins.

 

Autre chose. Demain M'aame Merkel vient furer avec notre fine gâchette nationale (non, pas Martin Fourcade, François.) Prévu aux discussions : une riposte face aux programmes étazuniens d'espionnage tous azimuts comme Prism ou XKeycore. Angèla a annoncé qu'elle évoquerait avec François la création d’un réseau européen de communications pour éviter que les données personnelles transmises via Internet transitent par les Etats-Unis. Enfin ! En voilà une idée qu'elle est bonne. Chacun a expérimenté cet espionnage domestique : faite sur Google une demande concernant tel ou tel produit, et dans les heures suivantes et pour plusieurs jours chaque fois que vous ouvrez un site, vous êtes abreuvés jusqu'à plus soif, quasiment agressés par des palanquées de pubes concernant les produits en question. L'espionnage de chacun de nous, il est là. Des firmes comme Google, Yahoo, Amazon, Facebook, Twitter constituent sur chaque internaute des fiches complètes avec leurs goûts, leurs préférences, leurs photos, leur état-civil, leur adresse, voire leur coordonnées bancaires ! En toute illégalité bien sûr. Ces firmes commerciales sont en plus les auxiliaires zélés des espions de la NSA.

 

Mais on peut lutter contre cette intrusion qui file les boules. C'est ce que j'ai fait hier : j'ai débarrassé mon ordinateur de Google, de Chrome, d'Internet explorer et autres moteurs de recherches de cet acabit. À la place, il suffit d'installer Firefox Mozilla  et de le compléter avec Ixquick , métamoteur plus puissant encore que Google et ne dévoilant jamais votre adresse IP. Avec ça, depuis, je fais un doigt d'honneur à Google et à la NSA !

 

Nonidi 29 pluviôse 222

 

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17/02/2014

Au bistro de la toile : le rapport de la Cour des comptes.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Eh ! Victor, t'as pas quelqu'un qui bosse à la SNCF toi ?

 

- Ben non, pourquoi ?

 

- Pour prendre le dur gratos, tè ! D'après le rapport de la Cour des comptes, ils seraient un million en France à bénéficier de la gratuité sur les trains !

 

- Ah ! C'est vrai que c'est le moment du grand ramdam annuel de ce fameux rapport que l'on savoure goulûment dans les rédactions. Ça donne matière pendant quelques jours à quelques franches rigolades et surtout à baver sur les « ronds de cuir ». Médiapart vient de publier (lien), sous la plume de Laurent Mauduit une enquête qui remet les pendules à l'heure et donne l'importance qu'elles ont aux rodomontades de Didier Migaud, le président ex-socialiste à allure de sacristain de cette honorable institution. On y apprend cette chose effarante : seulement soixante rapports sont publiés sur un total avoisinant les mille deux cents ! « Au lieu d’être un exercice de transparence démocratique, écrit Mauduit, le rapport de la Cour des comptes s’est trop souvent apparenté – par la faute de la Cour tout autant que celle de la presse – à une sorte de vaudeville courtelinesque sur les stupidités de ces « Messieurs les ronds-de-cuir ». Et dans ce registre du bêtisier de l’administration, la Cour des comptes excelle toujours : si l’on se plonge dans le rapport annuel de 2014 publié ce mardi 11 février (il peut être téléchargé ici), on trouve un lot fourni d’histoires de ce type, des facilités de circulation offertes par la SNCF à ses agents et leurs familles jusqu’aux dysfonctionnements des internats d’excellence en passant par l’inutilité de la Chancellerie des universités de Paris.»

Mais, précise Laurent Mauduit, la Cour des comptes omet de préciser quel est le nombre total de rapports ou de référés qui sont réalisés chaque année par ses propres soins ou par les chambres régionales. Or, le chiffre est énorme : environ 1 200 rapports. Si l’on prend en compte les quelque 60 rapports rendus publics par la Cour des comptes et ceux qui sont publiés par les chambres régionales – dont nous n’avons pas obtenu le nombre exact – le bilan ne fait aucun doute : ce n’est qu’une infime partie des rapports qui sont rendus publics. »

 

- Ah ! Pourquoi cacher tous ces rapports ? En se foutant carrément de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et de la loi qui impose d'informer le citoyen de tous les comptes de la nation. On a le droit de savoir ce que l’État fait de nos impôts, de notre pognon ! Pourquoi ne publier que ceux qui prêtent à rire ?

 

- On voudrait bien le savoir Loulle. Ce que publie la Cour des comptes, ce ne sont pas les affaires les plus graves, mais les plus ridicules, les plus courtelinesques, celles qui font les délices des canards-laquais. Mais l’immense majorité des autres rapports restent secrets, en violation des articles 14 et 15 de la Déclaration des droits de l’homme. L'enquête de Médiapart donne quelques exemples flagrants, et révoltants de quelques affaires soigneusement occultées par la Cour des comptes, mais que quelques journalistes opiniâtres ont néanmoins débusquées. On y trouve par exemple le rapport sur l'affaire Tapie, disparu de la circulation - voir Affaire Tapie: le rapport secret de la Cour des comptes qui accable Christine Lagarde par Laurent MAUDUIT. La Cour des comptes n’a pas publié non plus les rapports qu’elle a réalisés sur diverses fondations douteuses, même si celles-ci ont connu beaucoup de dérives, comme on l’a vu avec Sciences-Po. Au cas par cas, certaines fondations ont donc d’elles-mêmes publié certains rapports – ce fut le cas par exemple de la Fondation de l’Ecole d’économie de Toulouse qui a fait l’objet d’un rapport - Ecole d'economie de Toulouse: le rapport de la Cour des comptes par Laurent MAUDUIT. Idem pour le rapport sur l’Ecole d’économie de Paris - Ecole d'economie de Paris: le rapport de la Cour des comptes par Laurent MAUDUIT. Autre exemple, plus récent : deux journaux, Le Monde et Mediapart, ont révélé ces derniers jours le rapport que la Cour des comptes a consacré à la Société nationale immobilière (SNI), la filiale de la Caisse des dépôts et consignations au cœur, au cours de ces dernières semaines, de nombreuses controverses (Lire Vers une privatisation du n°1 du logement social).

 

- Autrement dit, Victor, ce fameux rapport du sacristain Migaud n'est qu'un enfumage de plus.

 

- Ça y ressemble Loulle. Allez, mets ma tournée, çà, c'est du sûr !

 

 

Octidi 28 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus

 

16/02/2014

Ouiquinde érotico-gastronomique hellénique

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Perrine

Perrine dansait nue sur la grève luisante,
Pieds légers, ondulante, bras tendus vers Phébus,
Dans les fraîches senteurs de l’aurore naissante,
Elle sacrifiait au culte de Vénus.

Sa taille se ployait jusqu’à frôler l’arène
Puis elle s’élançait pour caresser les cieux,
Ventre offert, seins dressés, plus fière qu’une reine.
Perrine avait vingt ans et tutoyait les dieux.

Un grand faune barbu, velu et chevelu
A la flûte de Pan rythmait la sarabande.
Il dévorait des yeux le corps de son élue

Et savait que bientôt il aurait sa prébende.
Il sauta sur la nymphe, l’entraîna dans la mer
Où il la posséda d’une étreinte primaire.


La salade crétoise

— En ce temps là, petit, la Grèce était à terre,
Écrasée sous le joug de troufions sanguinaires :
Des colonels bornés alliés à des popes
Martyrisaient sans fin le berceau de l’Europe.
Pourtant à Matala, au fin fond de la Crête
Existait une baie retirée et discrète
Où quelques chevelus à la barbe fleurie
Vivaient en troglodytes dans de curieux abris,
Grottes aménagées dans le roc des falaises
Qui regardent la mer jusqu’au Dodécanèse.
Ils vivaient là heureux, simplement différents,
Tolérés des Crétois, oubliés des tyrans.
Sur la plage, la nuit, au son des bouzoukis
Ils dansaient jusqu’aux transes d’aériens sirtakis
Buvant force hanaps de vin à la résine
Tout en mangeant tomates, oignons et aubergines.
— Alors dis-moi, Victor, ce régime crétois
Dont on nous parle tant. Qu’est-ce que c’est d’après toi ?
— Avant tout des légumes de façon exhaustive,
Du poisson, du fromage et de l’huile d’olive.
Le plat de tous les jours : la salade crétoise
Qui rappelle parfois la salade niçoise.
Tu coupes des tomates assez mures en tranches,
Des morceaux de fêta, fromage à pâte blanche,
Tu épluches un concombre et le coupes en rondelles,
Un poivron vert coupé, sans pépins ni carpelles,
Tu éminces un oignon, cisèle des pourpiers
Et tu ranges le tout dans un grand saladier.
Ajoute une poignée de belles olives noires,
Ça apporte du goût et en plus, ça fait boire.
Tu assaisonnes avec beaucoup d’huile d’olive,
Poivre, jus de citron, fleur de sel, quelques cives.
C’est un plat délicieux, remontant, simple à faire
Et qui — c’est reconnu — fait de verts centenaires !
Voilà ce que mangeait le faune de Perrine
Avant de l’entraîner dans des amours marines.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !



botticelli venus.jpg

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :
- 12 tomates, - 3 concombres, - 3 poivrons verts, - 3 oignons doux, - la valeur de 3 bols de pourpiers (c'est une plante très commune, avec de petites feuilles épaisses et arrondies, presque grasses, sur des tiges un peu rosées. Les jardiniers les arrachent comme des mauvaises herbes et c'est pourtant l'une des bases du fameux régime crétois! Ne garder que les feuilles, pas les tiges.) - quelques cives si vous en avez, - 3 hectos de feta coupée en petits dés, - 3 poignées d'olives noires dénoyautées, - 1 quart de litre d'huile d'olive, - sel, - poivre, - le jus de deux citrons.

Les vins conseillés:
Les crétois boivent beaucoup de vin blanc à la résine, mais à défaut, essayez avec des vins blancs secs des Côtes-du-Rhône, Coteaux-du-Tricastin, Coteaux-du-Diois, Coteaux-du-Luberon, Côtes-du-Ventoux, Costières-de-Nîmes.
En vins du Languedoc: Picpoul-de-Pinet, blancs de La Clape.
En vins de Provence: Cassis, Palette, Coteaux-d'Aix.

 

Septidi 27 pluviôse 222

 

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15/02/2014

Ouiquinde érotique avec Federico Garcia Lorca

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La femme adultère


Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu'elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s'éteignirent les lumières
Et s'allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis
Sa poitrine pour moi s'ouvrit
Comme des branches de jacinthes
Et dans mes oreilles l'empois
De ses jupes amidonnées
Crissait comme soie arrachée
Par douze couteaux à la fois
Les cimes d'arbres sans lumière
Grandissaient au bord du chemin
Et tout un horizon de chiens
Aboyait loin de la rivière


Quand nous avons franchi les ronces
Les épines et les ajoncs
Sous elle son chignon s'enfonce
Et fait un trou dans le limon
Quand ma cravate fût ôtée
Elle retira son jupon
Puis quand j'ôtai mon ceinturon
Quatre corsages d'affilée
Ni le nard ni les escargots
N'eurent jamais la peau si fine
Ni sous la lune les cristaux
N'ont de lueur plus cristalline
Ses cuisses s'enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L'une moitié toute embrasée
L'autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers


Je suis homme et ne peux redire
Les choses qu'elle me disait
Le clair entendement m'inspire
De me montrer fort circonspect
Sale de baisers et de sable
Du bord de l'eau je la sortis
Les iris balançaient leur sabre
Contre les brises de la nuit
Pour agir en pleine droiture
Comme fait un loyal gitan
Je lui fis don en la quittant
D'un beau grand panier à couture
Mais sans vouloir en être épris
Parce qu'elle était adultère
Et se prétendait sans mari
Quand nous allions vers la rivière

Federico Garcia Lorca

 

 

Sextidi 26 pluviôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

14/02/2014

Saint-Valentin: Plaisirs d’amour…

peynet colombe.jpg

 

 

 

 

Le temps marche sur moi, quant à toi, il t’effleure

 

Ma taille s’épaissit, mes cheveux ? Je les pleure…

 

Le temps est un voyou, un voleur de jeunesse,

 

Mais il transmute aussi la passion en tendresse.

 

 

 

Si le torrent fougueux de notre amour total

 

S’est calmé dans le lac du bonheur conjugal

 

Après trente ans pourtant, il n’a pas une ride,

 

Et s’il est moins ardent, il n’est que plus solide.

 

 

 

Pour mon cœur, pour ma queue, tu restes la plus belle,

 

Fière, douce et sexy, ma lionne d’amour,

 

Plus attirante encor que bien des jouvencelles.

 

 

 

Pour tes yeux de velours je me fais troubadour

 

Et, pour Saint-Valentin, te dédie ce poème

 

Je t’aime.

 

 

 

 

 

Sextidi 26 Pluviose 222

 

 

 

Merci à l’irremplacé Peynet

 

 

 

 

13/02/2014

Vive la vie, mort à la mort !

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C’est aujourd’hui que le Conseil d’État va devoir trancher une question très lourde de sens : l’autorisation de la mise à mort légale, codifiée de Monsieur Lambert, jeune homme en état végétatif (au moment de publier, j'apprends qu'ils viennent de botter en touche) . Autrement dit le rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs (bonjour la confiance!) et de personnes de l’entourage du « patient » (rebonjour la confiance!). C’est aujourd’hui aussi que le Sénat va étudier une proposition de loi des écolos concernant ce même assassinat légal. C’est aujourd’hui encore qu’en Belgique – où cet assassinat légal est chose courante depuis dix ans – sera discuté la possibilité d’étendre cet assassinat légal aux enfants!

 

Alain Minc, chantre de l’ultralibéralisme, avec un cynisme effrayant digne des nazis écrivait il y a quelques temps : « J’ai un père qui a 102 ans, il a été hospitalisé 15 jours dans un service de pointe. Il en est sorti. La collectivité française a dépensé 100 000 € pour soigner un homme de 102 ans. C’est un luxe immense, extraordinaire pour lui donner quelques mois, ou quelques années de vie (…) je trouve aberrant que l’Etat m’ait fait ce cadeau à l’œil (…) je pense qu’il va falloir s’interroger sur le fait de savoir comment on va récupérer les dépenses médicales des « très vieux », en mettant à contribution, ou leur patrimoine, quand ils en ont un, ou le patrimoine de leurs ayant droit ».

 

Il a le mérite de la franchise Minc. Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux de son genre, le gouvernement s’apprête a autoriser la mise à mort des vieux, des handicapés, des trop malades, bientôt pourquoi pas des trop moches, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances ». A la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT.

 

Il serait bon de jouer l’honnêteté intellectuelle : en finir avec la vie, est-ce la demande du malade ou celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant - voire en lui suggérant (la volonté affirmée de mourir « dans la dignité » nait dans l’esprit d’une personne consciente et lucide, bien en amont des angoisses du grabat!) – de mettre fin à ses jours. Au-delà de l’euthanasie, l'assistance au suicide par respect de la liberté d'une personne qui veut mourir tangente la non-assistance à personne en danger.  Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant.

 

En Belgique, les vieux sont terrorisés à l’idée d’aller à l’hôpital. Si la loi sur l’assassinat légal des enfants passe, c’est la porte ouverte à l’eugénisme. En Hollande, les vieux émigrent en Allemagne parce qu’ils pensent que dans ce pays, où avec Hitler l’euthanasie a été pratiquée à l’échelle industrielle, cette horreur ne sera jamais autorisée.

 

Ces lois sociétales soi-disant modernistes « d’optimisation de la vie » (euthanasie, suicide assisté, gestation pour autrui) seront-elles imposées à la masse populaire par les puissants lobbies de bobos influents ? Eux-mêmes manipulés par le culte du pognon de la société ultralibérale: élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu.  Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité donc, en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

Vous croyez que je pousse le bouchon un peu loin ? Aux Pays Bas, la question du vieillissement de la population et de son coût pour la société a été clairement posée puis lâchée tant elle choquait la population…

 

Et vive la vie, bordel !

 

 

 

Quintidi 25 pluviôse 222

 

 

 

Merci à Chimulus

 

 

12/02/2014

OGM : L'Europe-foutoir a encore frappé !

OGM Faujour.jpg

 

 

Et allez, un de plus ! Un quoi ? Un OGM, le maïs TC1507, produit par la multinationale étazunienne Pionneer. La Commission européenne a dû relancer ce dossier sensible en novembre dernier, après avoir été condamnée par la Cour de Justice de l'UE pour les retards pris dans la procédure d'autorisation, lancée en 2001 et bloquée depuis 2009 par les dissensions entre États. À l'époque, six pays avaient voté pour l'autorisation (Royaume-Uni, Espagne, Finlande, Suède, Roumanie et Estonie), douze contre, dont la France, et neuf, dont l'Allemagne, s'étaient abstenus.

 

Les ministres de l'Union européenne chargés des Affaires européennes devaient se prononcer sur la mise en culture de cet OGM lors d'une réunion à Bruxelles hier mardi 11 février. Le gouvernement de l'Allemagne n'ayant plus de position précise à ce sujet, a laissé tomber la France en s'abstenant. Suite à ce lâchage, aucune majorité n'ayant pu être réunie contre la demande d'autorisation de mise sur le marché de ce maïs TC1507, elle a été autorisée. Ceci malgré le fait que le Parlement européen ait en son temps, lui aussi appelé au rejet de cette demande d'autorisation, par 385 voix contre 201 et 35 abstentions. Un beau foutoir quoi...

 

Rappelons que quatre OGM ont obtenu une autorisation de culture dans l'UE, mais un seul est encore cultivé dans quelques états : le maïs MON810 du groupe prédateur étazunien Monsanto, qui a demandé et obtenu le renouvellement de cette autorisation. Les autres - deux maïs (BT176 et T25) et la pomme de terre Amflora - ont été abandonnés.

 

J'ai cru entendre que le gouvernement français était décidé à ne pas se plier à l'oukase bruxélien téléguidé par les lobbies des semenciers. On verra...

 

Mais n'oublions pas que nous avons encore le choix de ce que nous achètons avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce que nous mettons dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

Voici donc un guide fort pratique qui nous ouvre les yeux. http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

 

 Source Lien 

 

 

Quartidi 24 pluviôse 222

 

Illustration: merci à Faujour

 

 

11/02/2014

Paul Hué et Paul Hueur : à la vache !

pets de vaches par Topi.jpg

 

 

On se souvient de cette étonnante nouvelle : une étable explose à cause des pets de ses vaches ! lien 

On peut toujours en rire...

 

 

- Oh là ! Sieur Paul Hué, vos vaches pètent trop

Il vous faudra réduire leurs délires ventraux

Car leurs rots et leurs pets, ce sont du gaz méthane

Qui risque de changer nos prairies en savanes.

- Oh là ! Sieur Paul Hueur, rengainez vos leçons !

Que sont nos pets de vaches comparés au boxon

Que génère sur terre l’hyper consommation

De vos sociétés, vos « civilisations »

Basées sur le paraitre et sur le racolage,

Sur l’avoir plus que l’être, et où le gaspillage

Est le mode normal de concevoir la vie,

Où l’on prend, casse et jette au gré de ses envies.

- Notre mode de vie n’est pas négociable

Vous feriez comme nous si vous étiez capables !

De quoi donc rêvez-vous dans vos sombres gourbis ?

De bagnoles, de viandes, d’alcools, de beaux habits,

De maisons confortables à l’air conditionné,

De piscines, de plages, de routes bétonnées.

D’ailleurs que faites-vous quand vous avez des thunes ?

Une station de ski au milieu de vos dunes…

- Qui nous pollue la tête avec ces âneries ?

Vos programmes télé avec leurs konneries.

N’avons-nous pas le droit d’être aussi kons que vous ?

Nous marchons sur vos traces, cependant, je l’avoue,

Ces travers me désolent et me mettent en rage

Mais avant d’arriver au niveau de carnage

Que vous faites subir à l’environnement

Nous avons de la marge pour vivre décemment.

Quand un Indien produit une tonne de carbone,

Vous, les Zétazuniens en produisez vingt tonnes

Et dix tonnes en Europe. Mais zéro en Afrique !

C’est à vous d’arrêter vos pollutions chroniques !

- De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes bien contents,

Sûrement pas le peuple, mais vous, les dirigeants

D’accepter nos déchets à pleines palanquées

Car nous vous payons cash pour que vous les planquiez,

Qu’ils soient radioactifs, domestiques ou chimiques !

Euros, yens ou dollars, tout est bon pour vos cliques…

- Taisez votre cynisme, et gardez vos poubelles.

Car par la corruption vos actions criminelles

Saccagent nos contrées, empoisonnent nos gens,

Les poussent à émigrer pour trouver quelque argent.

C’est vous qui polluez depuis bientôt deux siècles.

Vous voudriez en plus nous imposer vos règles ?

C’est à vous de payer ! Vous tuez la nature

Et voulez que ce soit nous qui fassions ceinture ?

Le monde va crever ? Nous n’y sommes pour rien !

Si vous ne casquez pas, on ne répond de rien…

 

VictorAyoli

 

Tridi 23 pluviôse 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

10/02/2014

Au bistro de la toile : François chez les Zétazuniens.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- Alors Victor, voilà notre François qui va voir les Zétazuniens. Il va faire allégeance ou quoi ? Depuis que Sarko nous a remis dans le commandement de l'OTAN - cette machine de conquête au service des seuls Zétazuniens – ça y ressemble, non ?

 

- Moins que ce qu'on croit Loulle. L'Obama se cherche surtout des alliés. Et François, social-démocrate avoué, comme Obama, en butte aux mêmes oppositions intérieures, pourrait être cet « ami ». Il ne faut pas perdre de vue que les Zétazuniens n'ont pas d'alliés réels mais uniquement des intérêts communs avec certains pays. Et notamment l'Europe. Et dans ces intérêts, les Yankees considèrent l'Europe comme un vaste marché. Et seulement ça. Le redoutable traité transatlantique qui se met en place dans la plus grande opacité a pour finalité de graver dans le marbre cette vassalité de l'Europe. Les yankees ne veulent en aucune manière - comme le voulaient (le veulent encore ?!) les Français - d'une Europe puissance, tant sur le plan économique que sur les plans militaire et diplomatique. Ils ne veulent pas d'un concurrent stratégique. Leur tête de pont britannique a été imposé à l'Europe pour contrecarrer les Français dans cette volonté d'Europe puissance. Idem pour l'insistance avec laquelle ils ont agi pour l'élargissement sans limite de l'U.E. aux ex-pays de l'est et plus si affinité avec...la Turquie et l'Ukraine ! Le but étant de diluer toute volonté de puissance politique dans un vaste marché économique ouvert à tous les vents et surtout aux vents fétides des multinationales étazuniennes.

 

- Si l'Europe reste une grosse larve économique sans squelette ni frontière, Victor, c'est bien parce que la France n'a pas su y trouver des partenaires aussi ambitieux qu'elle. Á l'époque de la guerre froide, ceux-ci préféraient le confort du bouclier militaire étazunien à la construction d'une défense commune et donc d'une politique commune indépendante des Etats-Unis. Rappelons-nous l'épisode sombre pour la construction européenne de la C.E.D. (communauté européenne de défense) qui devait créer cette Europe de la défense, et donc amorcer l'Europe politique, l'Europe puissance. Ce sont les Français qui, après l'avoir initiée, l'ont rejetée !

 

- Exact Loulle. Mais aussi, en cas d'indépendance de l'Europe, les Zétazuniens craignent de se retrouver bien seuls. Car ils sont détestés partout dans le monde de par leur volonté de dominer le monde, de le moduler à leur image, de lui imposer leur langue, leur musique de merde, leur sous-culture cocamacdoholywoodienne pour mieux le mettre à leur service. Ils ne redoutent que deux pays : la Chine qui est sur le point de les dépasser en tant que puissance économique et la Russie, encore redoutable en tant que puissance militaire. Quant à l'Europe, combien de divisions ?

 

- Alors qu'est-ce qu'il va faire la-bas notre capitaine de pédalo ?

 

- Bof... S'il pouvait inciter Yahoo, Google, Amazon et consorts à payer correctement leurs impôts en France, ce serait déjà un beau succès ! Quant au « capitaine de pédalo », pas d'accord Loulle. François est plutôt un capitaine de voilier. Un voilier ne peut pas avancer face au vent, mais si son capitaine est habile, il sait se servir du vent contraire pour avancer. Ça s'appelle louvoyer : un coup à gauche, un coup à droite. On paraît s'éloigner de l'objectif, du but à atteindre, du port, mais en définitive on s'en approche, malgré et même grâce au vent apparemment contraire.

- Á condition d'avoir un but à atteindre...

 

- Ce but, pour François, c'est le recul du chômage. Il l'a déjà stabilisé. C'est tant de mieux que Sarko.

 

- À la nôtre Victor ! Et à François qui me devient sympathique à force d'être roulé dans la merde par les nullards qui crachent sur le pays qui les engraisse, les canards laquais et la presse purée vérolés par l'ultralibéralisme...

 

Duodi 22 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus

 

 

09/02/2014

Gastronomie dominicale: l'andouille au côtes-du-rhône

andouille en sauce.jpg

Mettez donc à tremper un kilo de fayots

De Paimpol ou Pamiers, si possible bio

Et pour, de votre anus, éviter la cantate

Ajoutez à cette eau quelque bicarbonate.

Faites cuire à l'eau froide pendant deux heures au moins

Une andouille de porc choisie avec grand soin

Puis laissez refroidir dans son jus de cuisson

Jusques au lendemain. Buvez un Jurançon !

La nuit étant passé, égouttez les fayots

Mettez-les en cocotte, couvrez avec de l'eau,

Ajoutez quelques couennes, une queue de porc frais,

Deux carottes rondelles, trois oignons en quartiers,

Un peu de céleri et de l'ail écrasé

Sel, poivre du moulin, thym, feuille de laurier.

Mettre en ébullition, ajouter deux grands verres

De Côtes-du-Rhône rouge, du vin fort en matières.

Faites frémir une heure à feu non emballé,

Puis ajoutez l'andouille confite en sa gelée.

Remettez en cuisson pour que les haricots

Soient fondants à souhait sans être musicaux.

Servez le met bien chaud en deux plats séparés,

Avec un peu de beurre, du persil ciselé.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre,

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

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Primidi 21 pluviôse 222

 

Illustrations X - Droits réservés