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31/03/2014

La France d’en haut : des couilles en or. La France d’en bas : des nouilles encore.

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Morpion

 

Le sort en est jeté. Nous, citoyens, avons signé un chèque en blanc à des gens qui feront ce qu'ils voudront pendant six ans dans nos communes. Sans avoir aucun compte à rendre, sans être obligés de tenir leurs promesses électorales. On comprend dès lors quelle est la logique qui fait que les citoyens refusent de se servir de la seule arme qui leur est octroyée une fois de temps en temps, arme gagnée de haute lutte, au péril de leur vie, par nos ancêtres : le bulletin de vote. C'est le fossé abyssal qui existe entre le peuple et ses représentants. Ceux-ci, une fois au pouvoir, oublient qui les a élu et donc qui ils sont censés représenter.

 

Pourquoi ?

 

Un. Parce que les « personnels » politiques considèrent le mandat électif qu'ils ont conquis non pas comme une responsabilité, un honneur, une mission provisoire mais comme une profession. Dès lors une fois élus, ils n'ont qu'un but, bien au-delà du bien public, c'est d'être réélus. L'électeur est devenu un client, un marché à conquérir puis à rentabiliser.

 

Deux. Parce que nos « représentants du peuple » ne sont pas issus de l'ensemble de la population mais essentiellement des catégories socioprofessionnelles « supérieures », c'est-à-dire aisées : hauts fonctionnaires, professions libérales, médecins, journalistes, cadres et retraités de grandes entreprises. Où sont les employés, les ouvriers, les artisans, les commerçants, les auto-entrepreneurs, les petits chefs d'entreprises, les petits retraités, les chômeurs ? Lorsque, par hasard l'un de ceux-ci accède aux responsabilités, il lui faut beaucoup d'abnégation pour ne pas se laisser glisser dans le moule...

 

La soupe est bonne : « l'élu(e) » sait qu'il aura un bon salaire, qu'il ne risque ni le chomdu ni la précarité, que la pauvreté n'est plus une crainte, que son existence matérielle est assurée ainsi que celle des siens. A condition d'être réélu ! Que ce soit dans un poste (maire) ou un autre (conseiller général, régional, député, sénateur). Il fait désormais partie de cette catégorie privilégiée : la « classe politique ». Dès lors il lui suffit de débiter des discours préfabriqués par des « nègres », à laisser la gestion au personnel fonctionnaire (le secrétaire général de mairie est très souvent le vrai patron, inamovible lui, d'une municipalité). Bref, à jouer un rôle et à veiller à ce que la corruption à laquelle il est fatalement confrontée ne soit pas trop visible... Dès lors, il entre de plain pied dans le petit monde des « apparatchiks » de son parti, ce qui lui assure son avenir. Comme il n'y a pas de limitation de mandatures et peu de limitations de mandats ou fonctions, à lui la bonne soupe ! Ce système est pourri à la base, c'est lui qui empêche toute véritable politique. On se retrouve avec des dynasties d'élus de père en fils ou en fille, des petits satrapes locaux inamovibles infligeant à leurs concitoyens des 3, 4 voire cinq mandatures, des repris de justices élus ou réélus... Ce système est pourri à la base, c'est lui qui empêche toute véritable politique.

 

Les « élus » sont fatalement les représentants des plus riches puisque ce sont ceux-ci qui paient leurs campagnes électorales. Selon l'adage « Qui t'a fait duc ? Qui t'a fait roi », une fois en place, ils facilitent fatalement ceux qui les ont aidé dans leur "conquête du pouvoir". C'est le classique renvoie d'ascenseur, rouage essentiel de la corruption ordinaire.

 

Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Dans la démocratie d'Athènes au siècle de Périclès, ce n'étaient pas des professionnels qui faisaient la politique mais des amateurs : ils étaient tirés au sort, devaient être volontaires et avoir plus de trente ans. Ils étaient choisis au hasard pour un an seulement ; on les appelait les « bouleutes » et l'on ne pouvait être « bouleute » que deux fois en tout et pour tout dans sa vie.

 

Ce système ne favorisant aucune catégorie de citoyens, c'est l'ensemble de la population qui est représentée. Des pointures comme Aristote, Périclès, Platon et plus tard Montaigne, Montesquieu, Rousseau en étaient partisans. Écoutons Montaigne : « Lorsque dans la république le peuple en corps a la souveraine puissance c’est une démocratie ; lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie. » Ce géant proposait pour mettre en place par exemple une Constituante…le tirage au sort ! « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie, le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne, il laisse a chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. » Et il estimait que les lois devaient être mises à l’essai : « La constitution de Rome et d’Athènes à cet égard étoit tres sage, les arrêtsdu senat avoient force de loi pendant un an ils ne devenoient perpetuels, que par la volonté du peuple. »

 

Il est temps de préparer une sixième république dont la Constituante serait formée de représentants tirés au sort, par régions. On peut ensuite mixer les deux représentations : tirage au sort et élection. Des associations, groupements de citoyens, voire partis politiques proposeraient des programmes, détaillés et chiffrés ainsi qu'une liste supérieure à 1000 de personnes volontaires et compétentes pour mettre ces programmes en action. Dès lors l'électeur voterait pour un PROGRAMME et non plus pour un INDIVIDU. Une fois le programme choisi par cette élection, ceux qui seront chargés de l'appliquer seront tirés au sort parmi les 1000 volontaires du programme choisi. Les tirés au sort devraient tout de même être soumis à, un examen minimal d'aptitude, ils seront surveillés tout au long de leur mandat et révocables à tout moment, puis évalués en fin de mandat.

 

Plus de mandarinat, plus de risques de corruption, plus de confiscation du pouvoir par une caste.

 

Utopique ? Les Islandais ont procédé ainsi pour mettre en place une Constituante suite au krack financier où les avaient entrainé les banksters. Et leur pays est sorti de la crise.

 

Il est temps de se prendre en mains, de constituer des groupes de réflexion sur ce thème, d'élaborer des cahiers de doléances puis d'imposer le changement, le vrai. Par la rue s'il le faut parce que les privilégiés ne lâcheront pas le gâteau comme ça.

 

Primidi 11 germinal 222

Illustration X – Droits réservés

 

30/03/2014

Barbecue d'élections

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C’est à la campagne, avant d'aller voter un mec et sa meuf ramassent les haricots verts dans leur jardin. La dame est penchée en avant pour cueillir ces délicieuses légumineuses. Son mari, en arrière, ramassant la raie d’à coté, a une vue imprenable sur les appâts callipyges de l’élue de son cœur.

Emoustillé, il s’écrit :

- « Ouarf ! t’as le tafanari aussi large que le barbecue ! »

 

Pas tellement flattée par cette remarque qui se voulait pourtant élogieuse, les hommes aimant les formes opulentes, la femme ne dit pourtant rien.

 

La nuit venue, le couple se met au lit et l’homme, se rappelant ses fantasmes du matin, commence à se coller contre le dos de sa femme. Celle-ci le repousse gentiment mais fermement et lui dit :

 

- « Si tu crois que je vais faire chauffer le barbecue pour une si petite saucisse, tu te trompes !!! »

 

Décadi 10 germinal 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

Zou, allons voter. Sans être dupes, mais c'est le seul jour où on peut - un peu - donner notre avis, pour six ans... Bien sûr que c'est aberrant. On en reparlera.

 

29/03/2014

Ouiquinde érotique parfumé àl'aïl

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Une fois par semaine, au pays du mistral

On mange l’aïoli, ce repas magistral.

Dans ma prime jeunesse, branloteur émérite,

J’ai vécu, envoûté, un bonheur insolite.

Carmencita Sanchez était la fille aînée

D’une famille ayant franchi les Pyrénées

Pour fuir les catastrophes d’une guerre civile.

Tous travaillaient aux champs du mas de la famille.

Carmencita, ce jour, préparait l’aïoli

Un « foudaoù » sur le ventre, un caraco joli

Laissant à nu sa gorge, ses bras et ses épaules.

Je m’étais proposé, moi, jeune branquignole

Pour l’aider à peler patates et carottes

En matant, de la belle, les chairs blanches et rondes.

Je sors pour emporter les épluches aux cochons

En rêvant à ses yeux, ses fesses et ses nichons.

Je reviens, tête en feu et la gaule en folie

Derrière la Carmen qui monte l’aïoli.

Assise, le mortier coincé entre ses cuisses,

Elle tourne l’aïoli d’un geste ample et lisse.

J’arrive doucement, par derrière la belle

Et glisse prestement mon dard sous son aisselle,

La chair tiède en sueur, les poils, le mouvement

Rythmé, les parfums d’ail font un coquetel dément,

Carmen crie en français, m’insulte en espagnol

Voudrait bien me pousser, me donner des torgnioles

Mais l’aïoli est sacré, s’arrêter, c’est tabou

Car sinon elle cague, le déshonneur au bout !

Ses cris deviennent rauques, feulement de féline

Son bras se fait complice, sa tête dodeline,

Je voudrais tant l’avoir, toute nue, dans un lit !

Puis mon plaisir jaillit, parfumant…l’aïoli !

 

VictorAyoli

 

Nonidi 9 germinal 222

 

Illustration: merci au grand Pichard

 

 
 

28/03/2014

Au bistro de la toile : du pognon ! Du pognon ! En avoir ou pas...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Et y va où ? Et y va où ? Et y va où le Normalou.

Lalalalala la la.

Lalalalala la la.

 

- A gauche ? A droite ? S'il le savait, ça nous éclairerait un peu. N'oublions pas, Loulle, qu'on n'a pas majoritairement voté POUR Hollande, mais bien CONTRE Sarko. Résultat : alors qu'on attendait un Mendès-France, on a eu un clone du petit père Queuille... Un Corrézien encore, célèbre pour sa tiédeur et son indécision.

 

- Ouais Victor, mais qu'est-ce qu'il peut faire ? Un : il n'y a pas de pognon ; deux : nos gouvernants, quels qu'ils soient, sont ficelés par cette Europe ultralibérale.

 

- C'est pourquoi il faut renverser la table en Europe et se faire entendre et respecter. Bien des pays qui en ont plus que marre des diktats de Bismerkel et de la BCE nous emboîteraient le pas.

Du pognon ? Il y en a à foison. D'abord l'intérêt de la dette : 45 milliards par an. Dette, rappelons-le, augmentée de 650 milliards par le seul quinquennat de Sarko. Ensuite l'évasion fiscale : au moins 80 milliards par an.

La dette : ce qu'il aurait dû faire François, sitôt au pouvoir, c'est ordonner un audit de cette dette (savoir à qui elle appartient et ce qu'elle recouvre) puis imposer un moratoire : on ne paie plus – temporairement ou définitivement - cette dette. On récupère ainsi 45 milliards par an. Énorme. Deux méthodes ensuite pour sortir du moratoire.

Méthode douce : un emprunt obligatoire, comme en temps de guerre, pour que les Français rachètent les 60% de cette dette détenue par les étrangers. On rétribue cet emprunt citoyen au taux du livret A. Sur mille milliards, à la louche, ça ferait 12,5 milliards d'intérêt. Mais du pognon qui resterait dans le pays et qui, donc, alimenterait une reprise de la consommation au lieu d'engraisser les retraités du Texas et du Wisconsin.

Méthode dure : on ne paie pas et on le fait savoir. Résultat, un tollé général de toute la mafia financière mondiale qui se débarrasserait à prix bradés de ses titres français...que l'on rachèterait en douce, se libérant ainsi - en baisant le « marché » avec ses propres lois - de ce boulet de la dette (mise en place, ne l'oublions pas, par un employé de Rothchild, Pompidou et son sbire Giscard,au profit des seules banques).

 

- ...taing ! Les portes de Bercy te sont ouvertes, Victor !

 

- Ne dis pas de konnerie Loulle, c'est du simple bon sens, et sers-nous un canon. Tu récupères ainsi, au bas mot, 30 milliards de bel et bon pognon.

 

- Et t'en fais quoi ?

 
 

- Tu renforces la compétitivité des entreprises, tu rends la France hyper attractive pour les capitaux étrangers ET tu relances la consommation.

 

- Tout ça ? Comme ça ? En claquant des doigts.

 

- Presque Loulle. L'impôt des bénéfices sur les sociétés, en France, est de 33%. Il rapporte, grosso modo, 40 milliards. Tu le ramènes à 17%, ce qui te coûte 20 milliards. Beaucoup moins, note, que les 30 milliards donnés sans contreparties aux patrons avec le fumeux « pacte de responsabilités ». Mais, mieux que ça : tu le ramènes à 5% sur la partie des bénéfices qui est réinvestie dans l'entreprise, et tu le montes à 20% sur la partie distribuée en dividendes. Relance de l'investissement, meilleure compétitivité de nos entreprises qui vendent à l'étranger et peuvent embaucher, attractions d'entreprises étrangères attirées comme les mouches par la merde quand il y a à bouffer. L'exemple de l'Irlande en est la preuve.

Il te reste encore 10 à 12 milliards que tu consacres à augmenter  les salaires et baisser les impôts des plus défavorisés, relançant d'autant la consommation.

Et il y a encore les dizaines de milliards à récupérer sur les tricheurs de l'évasion fiscale. Ils ont les listes détaillées de ces voyous. Il ne reste plus qu'à les traquer sans pitié, jusque dans les chiottes du Luxembourg, de la City de Londres, de Belgique, de Suisse, du Vatican et des diverses îles dorées.

 

- Et tu crois que François va faire un truc comme ça ?

 

- Non. Il faudrait pour ça qu'il soit authentiquement de gauche et qu'il ait les aliboffis bien pendus, ce qui n'est pas le cas. Alors, le quinquennat étant foutu pour la gauche, qu'il assume jusqu'au bout et sans vergogne sa logique social-démocrate maintenant revendiquée : mettre DSK à Bercy et Pascal Lamy au commerce extérieur. Pourris pour pourris, ils connaissent au moins les rouages de l'ultralibéralisme...

Quant à la gauche, la vraie, il serait temps qu'elle cesse de sodomiser les diptères, qu'elle s'unisse et élabore un programme ambitieux pour proposer une alternative à laquelle on puisse croire.

 

- A la nôtre !

 

Octidi 8 germinal 222

Merci à Chimulus

 

27/03/2014

Nucléaire. Que devient cette belle saloperie d’Astrid ?

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Allez, parlons d’autres choses, sortons des miasmes des élections municipales. « Mon » maire UMP ayant été réélu – sans ma voix ! – au premier tour. Ce personnage, au temps où il était aussi député, a fait des pieds et des mains auprès de Sarko pour amener près de chez nous, à Marcoule, ASTRID.

 

 Astrid. On imagine une belle fille blonde cheveux aux vents, aux grands yeux pervenche et à la peau dorée… Eh ! Victor, faut pas fantasmer. Astrid, c’est le joli nom donné au projet de réacteur dit de 4ème génération mais qui n’est en fait qu’un recyclage de l’horreur intégrale : les surrégénérateurs. En France Phénix et Superphénix. Cette filière a été abandonnée partout. Sauf…en France !

 

Ce projet a été décidé en janvier 2006 par le président Chirac, retenu par la commission du Grand emprunt de la France sous Sarko. Il a reçu à ce titre une subvention de 651,6 millions d'euros, couvrant les seules « études de conception ». François, quant à lui, reste particulièrement discret sur cette merde. Mais comme il nous a habitués à faire ses mauvais coups en douce…

 

Astrid, c’est un phénix. Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté en mars 2009. Phénix, c’était le prototype des surgénérateurs, le rêve de tous les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit plus de combustible qu’il n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grace à… Astrid !

 

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" le réacteur nucléaire dit de "4ème génération" ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée "génération 4", disent-ils, il s'agit en réalité du "recyclage" de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Superphénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc... Tè! Fume...

 

C'est la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site Hague. A la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui a été déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique. En effet, ils peuvent être le siège d'une réaction en chaîne dite « surcritique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ».

 

Rappel : Superphénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences d'excursion nucléaires n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Superphénix dispersés ou volatilisés par l'excursion nucléaire constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1 000 000 ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisant pour faire une bombe atomique de type Nagasaki.

 

Astrid, c’est Superphénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique… Le principal inconvénient de cette filière provient du sodium, liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On se sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de plus de quelques centaines de sodium ! (A titre indicatif, il y en avait 6.000 tonnes dans Super-Phénix ! ).

Voilà ce que l’on nous promet dans notre vallée du Rhône, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis un demi-siècle les « marcoulins » enfument les populations locales.

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses.

Population inactive aujourd’hui,

radioactive demain…

 

Liens: Ce nucléaire qu'on nous cache

 

Septidi 7 germinal 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

26/03/2014

Ennuis de Chine...

Made in China caricature.jpg

 

Même si les municipales

Nous laissent particulièrement pales

Mieux vaut rigoler même si on râle

Pour ne pas se tirer une balle.

Alors montrons-nous amical

Avec ce pays colossal

Dont le président fait escale

A Lyon, ville fluviale

Internationale

 

 

Tchin, Chine

Mais faut pas parler de la Chine

Qui assassine

Sa fleur enfantine

Avec du lait à la mélanine

Pour la rapine

Chafouine

Des mafias mandarines.

 

 

Faut pas parler du péril jaune,

De toutes ces conneries en « one »

Comme magnétophone,

Dictaphone, radio téléphone

Et autres machines très connes

Fabriquées par des esclaves jaunes

Et qui arrivent à la tonne

Dans les ports de l'hexagone

Quand ferment les usines bretonnes

Provençales ou bourguignonnes.

 

 

Pour ne pas être des michetons

Faut-il que nous boycottions

Tous les produits bidons

Qui nous cassent les roustons

Qui empoisonnent nos mistons

Au risque d'en faire des avortons

Pour engraisser les macs de Canton

Qui se vautrent dans leurs biftons

En s'empiffrant de gueuletons

Dans leur hautes tours de béton.

 

 

Oh! Victor, toi qui frappes de taille et d'estoc

Sur les Ricains, sur les Chinetoques

Tes fringues ne sont-elles pas chinetoques?

L'ordi où tu tapes n'est-il pas chinetoque?

Alors arrête de nous balancer ton stock

De rimes en toc

Et ouvre plutôt une bouteille de Haut Médoc.

Et toc!

 

 

 

Sextidi 6 germinal 222

 

Illustration X – Droits réservés

25/03/2014

Quand la « communauté internationale » agite ses petits bras.

Menaces contre la Russie par Paresh.jpg

 

Ah ! Ça va barder. Non mais… Ce matin, je viens d’entendre sur France inter  l’ambassadeur du Rosbifland serrer ses petits poings et menacer la Russie qui « annexe par la force un territoire, chose qui ne s’était plus vu depuis soixante ans ». Ben voyons. Et le Kosovo, terre serbe arrachée à la Serbie part les bombardements de l’Otan, c’est quoi ? D’ailleurs il en tremble de Cosaque. Pareil pour François qui veut envoyer quatre avions dans les Pays baltes ? Ah mais ! Il fait dans son froc le tsarovitch.

Eh ! Oh ! la « Communauté internationale » ne va pas baisser les bras devant l’insupportable « invasion » de la Crimée par les armées russes. Ben voyons. C’est qui au fait la « Communauté internationale » dont on nous rebat les oreilles ? Sur les 7 milliards et demi de terriens il y a : les Zéropéens et leurs maitres les Zétazuniens, plus les satellites anglo-saxons genre Australie, Canada, plus peut-être le Japon. Allez, à la louche, ça fait autour d’un petit milliard de pèlerins. C’est pas lerche même si ça compte.

Mais quid des 1,5 milliards de Chinois ? Leur gouvernement s’est abstenu de condamner la Russie. Tu parles Charles : ils ont en vu la récupération de Formose/Taïwan…

Quid de l’Inde et de ses 1,3 milliards d’habitants ? Ils sont, depuis toujours, des alliés précieux des Russes.

Quid des états de l’Amérique du sud ? Ils rigolent de voir patauger les USA et l’UE dans la gadoue de leur hypocrisie ET de leur impuissance.

Quid de l’Indonésie et de ses presque 300 millions d’habitants ? Elle marque beaucoup de retenue, ce qui, en terme diplomatique veut dire qu’elle s’en fout complètement.

Quid encore de l’Iran, de l’Afrique du sud, des pays asiatiques, des pays arabo-musulmans ? Eux aussi s’en foutent complètement quand ils ne sont pas franchement du côté des Russes.

Alors les gesticulations de la « Communauté internationale » qui défend le « droit international » version yankee, c’est complètement bidon. La Russie est dans son droit en récupérant un territoire qui est sien. Point-barre. Et les rodomontades qui ressemblent à des pleurnicheries ne font qu’illustrer l’impuissance de nations qui ont mis le dieu fric bien au-dessus de leur honneur. Eh ! Oh ! Les boutiques de luxe de la place Vendôme ou des Champzés, comme les stations de ski les plus chicos des Alpes ou les marchands de béton bling-bling de la Côte d’azur auraient beaucoup à perdre en se privant de la clientèle très dépensière des bourrés de thunes russes ! Pire encore, sous la pression des Zétazuniens, devrions-nous jeter au chômage des milliers d’ouvriers spécialistes construisant les superbes frégates militaires en construction aux chantiers de l’atlantique à Saint-Nazaire ?

Seulement voilà, Sarko nous a remis sous la coupe de l’Otan, cette machine de guerre au service des seuls intérêts étazuniens, et François n’a pas eu le cran de nous en sortir…

 

Quintidi 5 germinal 222

 

Illustration : merci à Paresh

 

24/03/2014

Au bistro de la toile : abstention, piège à kons.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- ...taing ! Victor, pour une estrigoussée, c'est une estrigoussée !

 

- Ouais ! C'est une dérouillée monumentale pour ce qu'il faut bien appeler la droite républicaine et une victoire lourde de dangers pour les droites extrêmes...

 

- Eh ! Oh ! Victor, t'as attaqué au Tavel de bon matin ou quoi ? La dérouillée, c'est le parti socialiste qui se la prend, non !

 

- C'est bien ce que je dis, mastroquet de mon cœur. Parce le parti socialiste, qui n'a plus de socialiste que le nom, représente un parti social-démocrate de centre droit. L'UMP rejoint le FN dans les marécages fétides des droites extrêmes. Quant à la gauche, il ne lui reste plus que la nostalgie. Les électeurs qui ont cru à l'enthousiasmant discours du Bourget de François sont cocus et ne se sont pas déplacés. Ce en quoi, malgré leurs désillusions – je sais de quoi je parle – ils se sont comportés comme des enfants gâtés irresponsables qui boudent.

 

- Bref, comme des kons.

 

- Exactement. Le plus désolant c'est que ce sont les jeunes qui s'abstiennent, laissant ainsi aux vieux les décisions qui les engageront eux, les jeunes. Ce premier tour débouche sur un redoutable constat : la démocratie telle qu’on la vit ne fait plus recette. Le triomphe que j'espère temporaire du F.haine ouvre la porte à toutes les dérives autoritaires.

 Pourquoi ? Parce que LES politiques qui représentent LA politique ne répondent plus à l’attente de la population qui les perçoit comme une coterie plus parasitaire qu’efficace, plus magouilleuse qu’honnête, plus inféodée aux puissances économiques que soucieuse du bien-être du peuple. Ceci se traduit par le « Tous pareils, tous pourris » et le « je ne vais pas voter pour ces kons ».

Seulement voilà : en refusant de mettre les pognes dans le cambouis, en se retirant dans une abstention méprisante, les jeunes se tirent une balle dans le pied.

 

- Pourquoi ?

 

- Parce qu’en ne participant pas à la vie démocratique de la nation, ils laissent les décisions qui vont régir LEUR vie future aux mains de gens qui, eux, ont déjà leur vie derrière eux ! En d’autres termes, en ne votant pas, les jeunes laissent les vieux dessiner leur cadre de vie. Ils laissent décider ce que sera leur vie future par des gens qui…seront morts lorsque leurs décisions prendront effet !

Changer cette approche implique de changer les femmes et les hommes qui font, qui sont la politique actuelle qui ne satisfait plus personne.

Une seule manière pour renouveler ces gens et donc ce qu’ils font : éradiquer le mandarinat, éliminer les politiciens « professionnels » en imposant le principe du « Un mandat, Une mandature ». Allez, allons s'il le faut à deux mandatures, mais pas plus. La démocratie est malade, presque en phase terminale. Quand on voit que des gens véreux comme Balkany, Copé sont réélus depuis des décennies, c'est à désespérer de cette démocratie usée, pourrie, corrompue. Résultat : le « tous pourri » amène le vote F.haine

Comme évidemment les gens en place, quel que soit leur bord, freinent des quatre fers contre la seule VRAI réforme qui s’impose, ce n’est que l’arrivée massive de jeunes sur l’échiquier politique qui peut imposer cette renaissance de la démocratie. Les Italiens, eux, ont mis au pouvoir un premier ministre de 39 ans.

Il faut se bouger le cul, il faut aller voter dimanche prochain. Abstention : piège à cons !

 

Quartidi 4 germinal 222

Merci à Chimulus

 

23/03/2014

Gastronomie de printemps : l'alose d'Avignon comme ma mère.

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- Regarde bien, petit, cette superbe alose

Les anciens l'appelaient “la princesso dou Rose”

Éclair de vif argent, longue, fine et puissante

Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.

Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite

Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette ?

Respecte-la, petit, et débouche le vin

Car manger de l'amour est un plaisir divin.

C'est un poisson magique, délicieux à manger

En bonne compagnie. Et subtil à pêcher !

Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,

Point encore castré par digues et barrages,

Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,

Crainte des riverains et bonheur des poètes,

Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses

Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.

C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin

Arrimés à la rive par quatre gros filins.

Deux paniers grillagés, avec le courant, tournent.

Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne

Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses

Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.

Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,

Cueillies par les paniers montant vers la lumière.

Enlevée dans les airs, l'alose se tortille

Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.

Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque

Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.

Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,

Achève le poisson d'un coup de barre preste,

Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,

Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche !

Cette façon subtile, je crois unique en France

N'a pu être inventée que chez nous, en Provence !

Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,

Jouant flûte et violon au bord de la lagune

Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance

De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...

Les belles ménagères avaient leur opinion:

"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."

En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,

Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,

Mais dans le Rhône vif courant sur les galets

Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais

Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:

Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.

    Et comment tu la cuis, ton alose, Victor ?

    Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord !

Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux

Ou de Côtes-du-rhône, et je te dirais tout.

L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.

Tu réserves les œufs dans un torchon humide,

Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux

Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.

Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,

Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.

Tu auras pris chez un compère jardinier

Une brassée d'oseille, des épinards triés.

Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:

Elles vont te servir en accompagnement.

Tu prends une cocotte, mais une vraie, en fonte!

Des cocotte-minute n'accepte pas la honte.

Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive

C’est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.

Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,

Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.

Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards

Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.

Tu dois y mettre aussi des oignons émincés,

Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.

De ton huile d'olive, une bonne giclée

Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.

Mets tes darnes à plat, sur l'herbe, bien serrées,

Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.

Un autre lit d'oseille, encore un de poisson

Chaque fois sel et poivre et de l’huile, un soupçon.

Lorsque tout est placé, bien délicatement,

Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.

N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement

Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.

On atteint maintenant un moment crucial,

Pour réussir ton plat, voilà le principal:

Tu arroses le tout de trois verres de gnole.

Des verres de soiffards, pas des verres symboles.

Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,

Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.

Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement

Avec la mie de pain mouillée légèrement.

Arrive maintenant le temps de la cuisson,

Sa longueur fondra les arêtes du poisson.

C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre

Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.

Cuis-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille.

Le tout sera confit. Une alchimie subtile

Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.

Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête !

C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.

Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,

Après tout le plaisir qu'elle te donne à table

Elle fera de toi un gaillard redoutable !

Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:

Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - trois oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, - poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d’"aigarden" (eau-de-vie).

 

Les vins conseillés: 

Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfaitement de vins blancs ayant du caractère: Côtes-du-rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Chateauneuf-du-Pape.

Coteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.

Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maximin, Bellet.

Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-rhône d'Estézargues, Côteaux-d'Avignon, Chusclan, Rochegude, Saint-Mau­rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Côteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Côteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-les-Pins.

 

Tridi 3 germinal 222

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

****************

Avant ou après le gueuleton dominical

ALLEZ VOTER !

 

22/03/2014

Au cul la vieille ! C’est le printemps !

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Enfin ce coquin de printemps

Nous a ramené le beau temps

L’soleil réchauff’ les libidos

Tout l’monde fait la bête à deux dos

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Au bord du Rhône et dans les zup

Le mistral soulève les jupes

Tous les mecs à l’œil égrillard

Tapent des jetons, ces vieux paillards !

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Dans son bureau j’ai vu le maire

Qui embourbait sa secrétaire

Derrière une pile de dossiers

Il lui travaillait le fessier

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Mêm’ les flics entrent dans la danse

Ils en oublient les contredanses

Et préfèrent se l’astiquer

Devant les belles à croquer

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

A la première communion

Le curé sort son goupillon

Qu’il met dans la main de ma sœur

Pour bénir les enfants de chœur

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume

Mon frère d’en bas prend du volume

Je vais sauter sur ma Lionne

Car pour le cul c’est la championne

Et les matous durs de la pine

Coursent la chatte à ma voisine.

 

 

Duodi 2 germinal 222

 

 

Merci au grand Reiser

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Quelle est la différence entre un train électrique et des seins ? 
- Y'en a pas, ils sont tous les deux faits pour les enfants et c'est papa qui joue avec. 

21/03/2014

Notre bulletin, c’est notre arme. VOTONS !

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"Les français sont des veaux qui croient aux étiquettes dont les hypocrites et les fourbes se servent pour maquiller leurs programmes toxiques et frelatés : ils ne jugent pas les idées, les contenus, le fond, mais leur mise en scène, la forme et son spectacle". De Gaulle

 

Pour être « de droite » radicalement, il suffit de se laisser aller. C'est une pente. C’est la facilité. Les idées de droite sont dans la satisfaction immédiate. C'est oui ou non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite, etc.

 

Être « de gauche » et démocrate, au contraire, demande un effort. C'est une construction intellectuelle, ça n'est pas instinctif. Ça demande de penser son propre désir et de le conduire à trouver les conditions les plus harmonieuses et les plus durables à son accomplissement. C’est un effort de tous les jours.

 

Être de gauche, ou d'une droite antifasciste et respectueuse des droits, ce n'est pas forcément être meilleur, plus gentil, plus humain. C’est surtout être moins kon. C’est penser les phénomènes dans leur histoire et n’approuver que les décisions politiques qui, à terme, ne rendent impossibles ni le progrès des libertés ni l’amélioration du « vivre ensemble ». Tout le contraire du lepénisme, du sarkozisme et de ses avatars…

 

Les Français on la mémoire courte dit-on, mais ils de devraient pas oublier quel est le camp qui a augmenté en cinq ans la dette de 600 milliards, qui leur a fait perdre leurs emplois en facilitant les délocalisations, qui a tout fait pendant cinq ans pour détruire leur système de protection sociale, démolir leur système de retraite, diminuer les impôts des plus riches et augmenter ceux des plus pauvres, redistribuer leur argent (celui de l’Etat) aux entreprises qui, elles-mêmes, le redistribuent à leurs actionnaires, démanteler les services publics pour attribuer leurs fonctions à des sociétés privées qui s’empressent d’augmenter les prix de tous les services, etc.

 

Ceux qui sont actuellement en charge du pays, malgré leurs défauts, leurs hésitations, voire parfois leur trahison ont la tache énorme de relever le champ de ruine de la France de Sarko. C’est celle des égoïstes, repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leur vacances au ski en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision avant de planquer leur fric en Suisse, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

 

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

 

On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…

 

La tentation de l’abstention est grande, mais c’est un piège à kons : chaque bulletin manquant profite à ceux qui se seront déplacés. Et ça risque d’être les fachos au front de bœuf de la Marine.

 

Le bulletin de vote est notre seule arme. Mais elle est PUISSANTE. Utilisons-le.

 

 Décadi 30 ventôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

20/03/2014

Au bistro de la toile : « Pit, pit ! Bistro ! » A boire ! Vite !

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- …taing ! Il doit serrer les miches le Poutine ! Les Zoxi-dentaux sortent la grosse artillerie : on va « geler » le pognon de quelques crapules qui se sont gavés sur les ruines de l’URSS et que l’on a rebaptisé « oligarques », ça fait plus présentables. Les banksters de la City de Londres doivent faire la grimace… On va aller plus loin encore – j’en tremble ! – on va peut-être leur refuser des visas. Les ruffians de l’immobilier de la Côte d’azur, les hôteliers de Courchevel et les putes des Champzés doivent faire trois litres d’huiles au noyau à force de serrer les miches !

 

- Les Zoxi-dentaux gesticulent mais c’est tout Loulle. Parce qu’ils savent très bien que la Crimée est russe depuis des siècles. Sa gestion administrative été concédée à l’Ukraine par Kroutchev à une époque où ça n’avait pas plus d’importance qu’un transfert pour facilités administratives d’une petit territoire entre Provence-Alpes-Côte-d’azur et Rhône-Alpes.

 

- Enfin, tout de même Victor, l’ONU s’efforce d’organiser la paix dans le monde sur le principe intangible du respect des frontières. 

- Elle est basée aussi sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et ces principes sont souvent antagonistes. Le Kosovo en est un exemple flagrant. Ce territoire jouissait d’un statut d’autonomie au sein de la Serbie. Mais sa population, à la suite d’une invasion insidieuse par des Albanais au cours de l’histoire, est devenue majoritairement albanaise. On connait le bordel que ça a suscité, guerre, bombardements de l’Otan, déplacements de population puis…création d’un Etat nouveau sur la base du droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc en amputant un pays souverain d’une partie de son territoire, la Serbie, bafouant allègrement d’intangibilité des frontières. Résultat pas brillant, le Kosovo est un pays mafieux s’il en est, trafiquant les armes, les êtres humains et la drogue.  En Crimée, c’est pareil : la population demande son rattachement à la Russie (droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc modification des frontières). Les Zoxi-dentaux gesticuleront un peu mais pas trop : l’Allemagne, la Pologne, les pays du nord ont un besoin vital du gaz russe, et la France est trop heureuse de quelques juteux contrats d’armement avec la Russie. Quant à l’Otan, c’est un tigre de papier qui ne fera rien. Il perd toutes les guerres où il met son sale groin : Irak, Afghanistan en sont des illustrations parlantes ! Fort avec les faibles, faibles avec les forts. Les Russes leur ont clairement fait savoir que leur pays était le seul « capable de réduire les Etats-Unis en poussières radioactives ! » Car n’oublions pas que derrière tout ça, et surtout la « révolution » de Maidan, à Kiev, il y a les agissements des Zétazunis qui ont balancés cinq milliards de dollars depuis des années pour susciter des troubles, former des milices armées et soutenir en sous-main des politicards corrompus mais à leur solde, comme Timotchenko, corrompue jusqu’au bout du dernier cheveu de sa perruque de fausse blondasse. Résultat : les groupes neo-nazis tiennent le haut du pavé.

- Ouais mais, si les Ruskoffs envahissent militairement l’est de l’Ukraine…

- Ils ne sont si kons que ça. Il leur suffira de négocier avec les Zoxi-dentaux un partage d’influence par la création d’une fédération de l’Ukraine. N’oublions pas que les Zoxi-dentaux ont largement humiliés les Russes. Ils avaient promis à Gorbatchev de ne pas élargir l’Otan, ce qui a été un mensonge (voir Pologne et anciens pays de l’Europe de l’est). Quant aux Zéro-péens, particulièrement l’Allemagne, la Pologne, la Suède, ils ont fait à l’Ukraine des promesses tout à fait inconséquentes en leur faisant miroiter une adhésion à l’Union Européenne irréaliste. L’ensemble agit comme un chiffon rouge sur Poutine.

- Bon. Buvons un coup. Au fait tu sais que « bistro », ça vient du temps où les Russes occupaient Paris, suite à la branlée prise par ce grand kon de Napo-le-petit en 1870. Les Ruskoffs, solides buveurs s’il en est, réclamaient impérativement à boire et VITE ! Or « vite », en russe, ça se dit « bistro » !

Nonidi 29 ventôse 222 

Merci à Chimulus

19/03/2014

Fessenheim : alors, on la boucle môssieur mon président ?

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Alors, môssieur mon président, quand est-ce qu'on la ferme cette centrale de Fessenheim ? Déjà, en fermer l’accès, ce serait un premier pas : Greenpeace a une fois de plus démontré hier qu'on y entrait comme dans un moulin. « Ouais mais, qu'il a dit le directeur de l'établissement, ils ne sont pas entrés dans les bâtiments... ». Ben voyons ! Et si c'était un commando motivé, chargé d'explosifs, ils ne seraient pas rentrés dans votre dinosaure technologique, monsieur le directeur ?

 

Ayant voté pour vous, môssieur mon président (où pour être plus précis contre votre concurrent) je me permets de vous conseiller de regarder de plus près cette centrale aussi fringante qu’un centenaire poussant son déambulateur…Cette centrale – la plus ancienne de France – est obsolète et ne répond plus aux critères de sécurité découlant de l’après Fukushima.

 

D’abord, cette centrale n’a pas de tour de refroidissement mais un échangeur de chaleur plongeant directement dans les eaux du grand canal d’Alsace !

 

Ensuite le « radier » - c’est ainsi qu’on nomme dans le jargon du métier le socle de béton qui supporte le réacteur et qui est supposé retenir le magma en fusion de combustible nucléaire et d’éléments de structure nommé « corium » en cas de fusion du réacteur – le radier donc de Fessenheim est 4 fois moins épais que celui de la centrale du Fujushima ! Lequel a été transpercé rappelons-le en 24 heures ! Des travaux ont été imposé à EDF par l'Autorité de Sureté Nucléaire. Colossaux, les travaux prescrits n’ont pas de précédent : il s’agit notamment de couler environ 50 cm d’un béton spécial dans le puits de cuve et dans une zone voisine réaffectée en « local de collecte ». De plus, pour permettre l’étalement du corium entre ces deux zones, il faudra creuser un canal de transfert. Procès, contre-procès, on ne sait pas où en sont ces transformations.

 

Si ce radier est percé, le corium et tous les matériaux hautement radioactifs se répandraient alors…dans le grand canal d’Alsace et ensuite dans les eaux du Rhin. Bonjour les dégâts ! Un désastre non seulement en Alsace mais au niveau d’une grande partie de l’Europe du nord ! Parlez-en aux Allemands, aux Hollandais, aux Belges, aux Suisses… On comprend que les Allemands, les Belges, les Suisses et les Hollandais soutiennent les actions de sensibilisation de Greenpeace.

 

Vous nous enfumez, môssieur mon président, avec une journée voiture paire/impaire, pour vous donner une teinture écolo, mais c'est surtout à Fessenheim, mais encore à Tricastin et aux autres centrales obsolètes qu'on vous attend. Vous pensez que la filière nucléaire a encore un bel avenir ? Je suis d'accord avec vous, môssieur mon président, le savoir-faire français doit pouvoir encore s'exprimer. Mais dans la déconstruction de ces vestiges dangereux d’une industrie du passé. Il y a là un énorme marché mondial à prendre.

 

 

Octidi 28 ventôse 222

Illustration X – Droits réservés

 

18/03/2014

« Profiter de la crise » : nous faire les poches pour engraisser les escrocs

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Les banksters et autres escrocs du « milieu » de la finance n'ont décidément aucune vergogne. A l'occasion du 4ème cycle des négociations TAFTA, qui se sont déroulés dans la plus grande opacité à Bruxelles du 10 au 14 mars lien un article paru dans Corporate Europe Observatory éclaire les prétentions effrayantes des banksters. Le titre du rapport est évocateur : « Profiting from crisis » Profiter de la crise.

 

Je vous livre in extenso le communiqué de presse en question :

 

Amsterdam/Bruxelles, 10 Mars 2014 – Un nouveau rapport publié aujourd'hui par le Transnational Institute (TNI) et le Corporate Europe Observatory (CEO) révèle que des investisseurs spéculatifs réclament plus d'1,7 milliard d'euros de compensations financières à la Grèce, l'Espagne et Chypre devant des tribunaux d'arbitrage privés internationaux pour des mesures prises par ces pays en réponse aux crises économiques.

Le rapport « Profiter de la crise – Comment des entreprises et des avocats s'enrichissent aux dépens des pays européens en crise » décrit la vague croissante de poursuites juridiques lancées par des entreprises contre des économies européennes en difficulté, et comment celles-ci pourraient contraindre les contribuables européens à renflouer de nouveau des spéculateurs à coups de millions d'euros d'argent public. Selon le rapport, ces poursuites constituent une mise en garde salutaire contre les coûts potentiellement élevés de l'accord de commerce proposé entre les USA et l'UE, dont la quatrième session de négociations démarre aujourd'hui à Bruxelles.

Pia Eberhardt, responsable des campagnes 'Commerce' au Corporate Europe Observatory et co-auteure du rapport, explique : « Des investisseurs spéculatifs utilisent déjà les accords d'investissement pour faire main basse sur les trésoreries exsangues des pays européens en crise. Il serait politiquement insensé de donner à des entreprises multinationales les mêmes droits excessifs à travers un accord UE-USA qui se veut encore plus ambitieux ».

« Profiter de la crise » examine un certain nombre de poursuites lancées par des investisseurs contre l'Espagne, la Grèce et Chypre à la suite de la crise économique européenne. Dans la plupart des cas, ces investisseurs n'avaient pas investi à long terme mais avaient au contraire investi après l'irruption de la crise; ils étaient par conséquent parfaitement conscients des risques. Le rapport explique comment ils ont utilisé les accords d'investissement comme portes de sortie légales pour extraire des bénéfices de ces pays en crise lorsque leur pari initial avait échoué.

Par exemple, en Grèce, une banque slovaque (la Poštová Bank) a acheté de la dette grecque après que la valeur de ces titres se soit déjà effondrée, s'est vue ensuite offrir un dispositif de restructuration de dette très généreux mais a cependant cherché à obtenir encore plus en attaquant la Grèce via le traité bilatéral d'investissement liant la Slovaquie à ce pays.

D'après Cecilia Olivet, co-auteure du rapport pour le Transnational Institute, « dans une période où les citoyens ordinaires de toute l'Europe se voient dépouiller de nombreux droits sociaux de base, il est pervers que l'UE soutienne un régime international d'investissement qui octroie une protection VIP à des investisseurs étrangers dont les pratiques sont avant tout spéculatives. Il est temps de rejeter le système judiciaire privatisé qui soutient de tels vautours et sape des réglementations d'intérêt général essentielles. »

« Profiter de la crise » montre également comment ces investisseurs spéculatifs sont soutenus par des cabinets d'avocats internationaux qui encouragent activement les poursuites investisseur-État. Qu'ils attaquent ou défendent les États, ces cabinets perçoivent de très substantiels honoraires lors de telles procédures. La société Herbert Smith Freehills, basée au Royaume-Uni et chargée de représenter l'Espagne dans au moins deux cas, a pu par exemple facturer près de 1,6 millions d'euros pour ces cas.

La controverse grandissante autour des discussions commerciales entre l'UE et les USA a forcé la Commission européenne à temporairement interrompre les négociations du chapitre relatif aux droits des investisseurs dans l'accord proposé, et à annoncer une consultation publique sur le sujet qui doit commencer ce mois-ci. Mais la Commission a déjà indiqué qu'elle ne souhaite pas renoncer à ces droits contestés, plutôt les encadrer.

Pia Eberhardt commente : « Le système d'arbitrage Investisseur-État ne peut être réformé. Les cabinets d'avocats d'affaires concernés et les multinationales qui ont recours à leurs services trouveront toujours une façon d'attaquer des pays pour des actions qui menacent leurs profits – même s'il s'agit d'une législation indispensable pour sortir d'une crise financière. Ces super-droits octroyés aux entreprises doivent être abolis ».

 

 

Voilà des infos que vous ne trouverez pas dans les canards-laquais ! On voit qu'il est indispensable de se mobiliser contre ces accords scélérats. Il faut exiger que nos gouvernements remettent en cause les accords d'investissements existants et que les différents investisseurs-États soient exclus des négociations TAFTA. 75 000 entreprises enregistrées de part et d’autre de l’atlantique, avec des filiales à la fois dans l’Union européenne et aux États-Unis, qui pourraient lancer des poursuites sur la base d’un tel accord transatlantique ! L’exemple des spéculateurs qui tentent de tirer parti de la crise européenne, évoqué dans ce rapport, est un avertissement salutaire : les droits dont bénéficient les investisseurs devraient être revus et passer après les droits des populations.

 

Septidi 27 ventôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

17/03/2014

Au bistro de la toile : pourquoi on ne sera jamais champions du monde de rugby.

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- Alors Victor, on les a fait perdre ces kons d'Anglais ! Bravo les Bleus...

 

- Je reconnais bien là ton cynisme Loulle. Les Bleus ont perdu, on se demande comment et pourquoi, un match qu'ils étaient largement en mesure de gagner, malgré une belle équipe irlandaise, malgré l'arbitre, mais pas malgré ce brave Saint-André...

 

- Oh ! Victor. En Provence, quand on dit de quelqu'un, « il est brave », encore pire « il est bien brave » et encore plus ravageur « il est bien brave, Peuchère ! », ça veut dire qu'on a affaire à un nessi, à un calus, à un babé, bref à quelqu'un qui, s'il avait inventé la poudre, elle ne péterait pas bien fort...

 

- C'est un peu ça... Attend Loulle, à dix minutes de la fin, on est à deux points derrière les Rouquemous, mais on les domine. Une pénalité et on passe devant. Et qu'est-ce qu'il fait le Saint-André ? Il fait sortir Machenaud, saignant ce soir-là, en réussite parfaite dans ses coups de pieds de pénalité pour le remplacer par ce Doussain qui est probablement bon dans son club, mais calamiteux en équipe de France. Résultat : l'arbitre, pour une fois, nous accorde une pénalité immanquable, même pour un buteur de Fédérale 3. Et...le pôvre Doussain la manque !!! Il n'a pas les nerfs ce jeune, faut l'aguerrir. A ce poste, il faut des animaux à sang froid. Regarde Wilkinson, regarde Parra : froids, déterminés, gagneurs. Dans leur regard quand ils se préparent à taper, pas plus d'émotion que s'ils allaient pisser. Et ce n'est pas tout. Quelques minutes plus tard, rebelote : une pénalité dans notre camp. Doussain réussi l'exploit...de ne pas trouver la pénal-touche ! Faut le faire. Voilà comment un « cotchingue » hasardeux d'un entraîneur pittoresque nous fait perdre le match...

 

- Bof. C'est beaucoup de jeunes, il s'aguerrissent, ils seront prêts l'an prochain pour la Coupe du monde.

 

- Je voudrais bien te croire Loulle, mais je pense hélas que la France ne sera jamais Championne du monde. Pour plusieurs raisons.

D'abord des raisons internes à notre championnat : 14 clubs, c'est 2 de trop, donc quatre matches de plus que les Rosbifs. Donc des joueurs fatigués.

Puis ce championnat professionnel ouvert à tous les vents n'est plus le championnat DE France, mais un championnat EN France dans lequel les joueurs français sont en minorité et ne servent que de supplétifs, de remplaçants aux hordes de mercenaires étrangers venus se goinfrer de fric. Nos jeunes joueurs ne peuvent pas faire leur preuve.

Puis pour des raisons dues au fait que le rugby est et demeure un sport dominé et régit pas des Britanniques et autres anglo-saxons. Nous n'y sommes que tolérés comme faire valoir. L'arbitrage, très majoritairement anglo-saxon, nous est toujours défavorable et nous partons régulièrement avec 3 ou 4 pénalités bien placées contre nous, tant il est facile pour un arbitre de donner une pénalité de façon...arbitraire, dans les mols, le truc plaqueur-plaqué, les mêles effondrées. Il peut donc faire gagner qui il veut. C'est comme ça que la Nouvelle-Zélande a gagné la dernière Coupe. Parce qu'elle ne DEVAIT PAS perdre, chez elle.

De plus, les Britanniques ont un système de nationalité interchangeable : on trouvera toujours un ascendant lointain pour qu'un joueur venu d'ailleurs soit intégré dans une équipe nationale britiche.

 

- Il y a du vrai Victor. C'est sévère, mais c'est comme ça que ça se passe. Allez, à la nôtre, c'est toujours ça que les Anglais n'auront pas !

 

 

Sextidi 26 mars 222

Merci à Chimulus

 

16/03/2014

Ouiquinde gastronomique parfumé : l’aïoli !

Aïoli pour web.jpg

 

A.A.A., c’est le sigle glorieux d’une docte académie dont je fus l’un des honorables membres fondateurs ! C’est l’Académie des Amoureux de l’Aïoli. Une redoutable organisation qui encense ou déclasse les cuistots qui confectionnent la Sauce Suprême au cours d’assemblées plénières plus que mémorables puisque se déroulant généralement à…Châteauneuf-du-pape !

 

Je vous donne donc la recette de l’Aïoli des Académiciens :

 

L'Aïoli des Académiciens

 

Aïoli! Mot sonnant comme un salut gaillard!

D'Avignon à Marseille il est un étendard.

Emblème culinaire en terres de Provence

Il engendre gaieté, amour et pétulance.

Pour unir ceux qui l'aiment, il est avantageux

Tant son parfum puissant éloigne les fâcheux.

L'aïoli est en soi un éloquent symbole

Des valeurs des pays où court la Farandole:

L'or de l'œuf est fortune, rondeur, fécondité,

L'ail est puissance mâle, santé, virilité

Quand à l'huile d'olive, impériale maîtresse

C'est elle l'unité, l'harmonie, la richesse.

L'aïoli est parfait quand lou trissoun ten dré (l),

Quand le pilon de bois, dans la sauce dorée,

Tient droit tel Priape redoutable et vainqueur

Dans l'onctueux parfum qui chavire les cœurs.

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli,

Chaque année, réunie en un conclave, élit

Parmi les cuisiniers du pays des cigales

Celui dont la recette lui paraît idéale.

Voici celle que fait, lors de grandes agapes,

Henry Estévenin, de Châteauneuf-du-Pape.

Truculent moustachu, buveur et quintalien (l)

Il est le "Grand Aillé" (2) des Académiciens.

Pour que ton aïoli soit de bonne facture

Tout doit bien être à la même température :

L'huile, l'ail et les œufs, le mortier, le pilon

Sont préparés la veille ou le matin selon

Que tes invités viennent dîner ou souper:

Car voilà un travers qu'il convient de stopper,

On n'est pas dans le nord, c'est à midi qu'on dîne

Et le soir que l'on soupe en terres comtadines!

Pour six convives il te faut douze gousses d'ail

Dont tu ôtes les germes pour faire un bon travail.

Quatre beaux jaunes d'œuf, du sel, du poivre blanc,

Beaucoup de jus de coude et un pichet de blanc.

Le vin, dans l'aïoli, ce n'est pas pour la sauce

Mais pour le cuisinier dont la soif est très grosse!

À l'aide du pilon, dans un mortier de marbre,

Tu écrases en pommade ail et sel, sans palabre.

Tu mets tes jaunes d'œufs et tu tournes, tu tournes,

Qu'aucune distraction, jamais, ne te détourne,

Pendant deux, trois minutes pour tout bien mélanger.

Puis laisse reposer dans un coin ombragé,

Juste le temps de boire deux ou trois bons canons

Avec tes acolytes, devant le cabanon.

Reprend ton appareil et coince le mortier

Entre tes deux genoux, et serre volontiers.

Éloigne les badauds et concentre-toi bien,

C'est là que ça se passe: ou c'est tout, ou c'est rien!

Tu commences à verser ton huile goutte à goutte

En tournant de bon cœur, d'un seul sens, tu t'en doutes.

Si tu suis la recette très rigoureusement,

L'émulsion doit se faire assez rapidement.

Quand l'aïoli a pris, verse en un fin filet

Ta bonne huile d'olive. Mais pas sur ton gilet!

Maintiens ton mouvement régulier jusqu'au bout

Ne mollit pas surtout. S'arrêter, c'est tabou.

Si elle est réussie, elle doit être épaisse,

Onctueuse, dorée, mais pleine de finesse.

Le pilon, en son sein, tient droit sans se vautrer.

Présentant ton chef d’œuvre, dit: "Lou trissoun ten dré" !

Traditionnellement, l'aïoli accompagne

La morue dessalée, seul poisson des campagnes.

Fait-là tremper deux jours dans de l'eau fraîche et claire

Que tu changes souvent sans souci des horaires.

En de belles portions il te la faut trancher,

Juste avant de servir tu la feras pocher.

Fais bouillir à l'avance œufs durs et escargots,

Du chou-fleur, des carottes et de verts haricots,

Des patates, bien sûr, une pleine fourchée

Que, pas plus que les œufs, il ne faut éplucher.

Sers ces aliments chauds dans des plats séparés

Et, trônant au milieu, l'aïoli vénéré.

Que boire avec ce plat? La question reste ouverte.

Sur ce point important, l'Académie concerte.

Du rouge, du blanc sec, ou même du rosé

Si c'est servi bien frais, on peut tout écluser.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

© VictorAyoli

  

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

Pour la sauce: - six gousses d'ail, blanc de préférence, desquelles vous enlever les germes, - deux cuillerées à café de sel fin, - quelques tours de poivre blans du moulin, - deux jaunes d'œuf, - trois-quarts de litre d'huile d'olive vierge extra A.O.C. Vallée des Baux.

Attention: faites en sorte que tous ces ingrédients soient à la même tem­pérature. C'est primordial pour prévenir tout ratage (on dit alors, si ce malheur arrive, que l'aïoli a "cagué").

Pour le plat: - un kilo de morue sèche que vous ferez dessaler, - un kilo de carottes, - un kilo de haricots verts, éventuellement quelques bettera­ves rouges, - douze œufs durs, - trois douzaines d'escargots de mer (les "bioù", escargots dont la coquille présente des cornes), - trois douzaines d'escargots des garrigues provençales, - 3 kilos de pommes de terre cui­tes à la vapeur.

 

Les vins conseillés

 

L'Académie des Amoureux de l'Aïoli, autorité incontestée en la matière, a longuement travaillé - verre en main - sur le délicat problème des vins les plus aptes à accompagner l'aïoli.

Le poisson qui en constitue une partie essentielle incite à pencher pour des vins blancs secs. Les légumes cuits à la vapeur appellent des vins rosés. La délicatesse des fragrances de l'huile d'olive s'accommode fort bien de vins rouges charpentés. Mais la puissance de la sauce dominée par l'ail ne s'accommode que... d'eau prétendent certains Académiciens. On ne peut tout de même pas aller jusqu'à de telles extrémités.

Essayez donc des blancs de Cassis, Châteauneuf-du-Pape, Cairanne, Rochegude, Picpoul de Pinet ; des rosés de Tavel, Chusclan, Valréas, Vaison­la-Romaine, Côtes-de-Provence; des rouges de Vacqueyras, de Lirac, de Sablet, de Rasteau, de Violès, des Costières de Nîmes.

 

(1)  "Lou trissoun " :  c'est le "pilon", la pièce de bois qui sert à piler les ingré­dients dans le mortier et à "monter" l'aïoli. Lorsque la sauce est réussie, "lou trissoun ten dré" - le pilon tient debout dans la sauce ferme et onctueuse.

(2) Quintalien : personnage de poids, ayant tourné le quintal.

(3) "Grand Aillé" : grade suprême dans la hiérarchie de l'Académie des Amoureux de l'Aïoli.

 

 

Quintidi 25 ventôse 222

 

Illustration originale Vincent Barbantan

  

 

 

15/03/2014

Ouiquinde érotique avec Descamino, le Villon d'aujourd'hui.

poésie érotique,Descamino

 

TA COROLLE


Puisque tu me l'as demandé,
Je vais faire une poésie,
Sur ton chat un peu trop guindé,
Par les lois de la bourgeoisie !


Ce chaton est très caressant,
Plein de fougue et de courtoisie,
A me recevoir il consent,
Mais refuse la fantaisie...


Il évince un baiser pressant,
Semblant craindre la frénésie !
Il n'est pourtant pas indécent,
Que ma bouche aussi s'extasie !


Qu'elle goûte un peu ce nectar,
Témoin d'un plaisir sans mélange ;
Se pourrait-il que le fêtard,
Aime seul ce parfum étrange.


Faudrait-il jouer les vantards,
Pour faire un chant à la louange,
De ce chat, et sans racontars,
Oublier le sexe des Anges,


Ce doux minet innocemment,
Somnolant au creux d'une belle,
Se réveille instantanément,
Quelquefois même s'il se rebelle.


Quand une main vient caresser,
Son dos rond au si doux pelage.
Quand le geste veut s'empresser,
Négligeant le batifolage.


Il palpite tout oppressé,
Comme si feu son pucelage,
Etait à nouveau menacé,
Et demande qu'on le soulage...

 

Descamino

 

***********

 

 

poésie érotique,Descamino

 

LES TAFANARDS


Petits culs ronds, je vous adore !
Vous êtes durs et insolents...
J'aime ceux qui sont opulents,
Mais vraiment c'est vous que j'adore,


Larges fessiers, je vous admire,
Mieux que le plus beau monument !
Si ce n'est pas ingénument,
Néanmoins c'est vous que j'admire.


Culs rebondis, je vous devine,
Sous la jupe ou le pantalon.
Et dans le fauteuil du salon,
Toujours c'est vous que je devine !


Fesses trop plates, je vous lorgne...
L'air attristé. C'est ennuyeux,
Rien pour les mains, rien pour les yeux...
Sans désir c'est vous que je lorgne.

 

Descamino

 

 

Quartidi 24 ventôse 222

 

Illustrations X – Droits réservés

 

14/03/2014

Sarko, Taubira... Ecoute ! Ecoutes !

roquet.jpg

 

 

Ecoutez aboyer ces roquets revanchards,

 Ecoutez « s'offusquer » ces visqueux combinards !

 Copé évidemment, le roi des surfactures,

 L’ineffable Jacob, cette caricature

 De barbeau de quartier, et puis Mariani

 Rivalisant de fiel avec Eric Ciotti...

 Leur cervelle est plus sombre, encor, que leur plumage

Tant leurs cris de putois empestent l'enfumage.

Ils guerroient pour leur chef, ces tristes condottieres,

Ces soldats de salon, guerriers de pissotières.

Leur chef, leur donneur d'ordre, bien sûr c'est Sarkozy,

Un « guide » dont l'honneur sent plutôt le moisi.

Ils grenouillent en chœur, ces curieux branquignoles

Pour l'as des coups fourrés, le roi des casseroles !

Ils tremblent tous de peur devant les bandes-son

Que l'ami de Sarko, le sinistre Buisson,

A laissé, l'imprudent, partir dans la nature,

Pour l'apprenti barbouze, une sacrée bavure !

Et tout le tintamarre orchestré par Copé

N'a qu'un unique but : enfumer et tromper

L'électeur populaire par les médias complices,

Radios, canards-laquais et télés castratrices.

Ce qu'il faut occulter, pour ces tristes faux-culs

Ce sont les casseroles que Sarko traîne au cul,

Qui lui valent d'avoir une flopée de juges

Et qui vont déboucher sur un sacré grabuge !

L'affaire Bettencourt, les sous de Kadhafi,

Les sondages bidon, puis l'affaire Tapie,

Le trafic d'influence et la compromission

Sans vergogne jusqu'à la Cour de Cassation !

Sans oublier les attentats de Karachi

Au temps où guerroyaient Balladur et Chichi.

Mais la presse-purée et son public de rats

Préfère matraquer...Madame Taubira...

 

VictorAyoli

 

Tridi 23 ventôse 222

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

 

 

13/03/2014

Euthanasie en Belgique: allez-y, vous n'en reviendrez pas !

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Nos amis, que dis-je nos frères Belges, sont souvent un laboratoire sur les questions dites « sociétales ». Et il est fort utile de lire leur presse. On y trouve de drôles de choses, notamment sur ce qui risque de se passer bientôt chez eux, et donc de nous arriver bientôt. Euthanasie de tous, même des enfants...et bientôt plus si affinité.

 

Tenez-vous aux branches !

 

Un article parue dans le journal le Soir du 25 février dernier sous la plume du Pr Jean-Louis Vincent, chef de service des soins intensifs au CHU Erasme de Bruxelles, donne de sacrées sueurs...froides. Froide comme la mort. Il y est question de rien de moins que de"l'euthanasie non demandée". De quoi s'agit-il exactement ? D'une demande de certains médecins spécialisés en soins intensifs qui souhaitent une protection juridique pour pouvoir euthanasier (c'est le mot politiquement correct pour « assassiner ») activement (c'est donc bien plus qu'un simple refus d'acharnement thérapeutique...) des patients qui n'en auraient pas expressément formulé la demande et qui seraient inconscients, même en l'absence de tout inconfort. Comme s'il était éthique de déposséder le patient d'un de ses droits les plus fondamentaux au profit de ses proches (avec lesquels il n'est pas forcément d'accord) et du corps médical ! C'est effrayant car c'est la porte ouverte à toutes les dérives si une telle loi venait à passer, ce qui est demandé en Belgique.

 

La législation que voudrait voir voter le Pr Vincent consisterait donc à protéger juridiquement les médecins qui auraient, par l’usage de médicaments, activement provoqué la mort de sujets qui n’y auraient pas personnellement consenti et cela même en l’absence de tout inconfort, tout simplement parce que « l’establishment médical » s'arrogerait l’autorité intellectuelle pour décréter qu’il n’y a « pas de perspective de récupération qui ait un sens. » !

 

Non mais qu'est-ce que c'est que cette corporation arrogante qui prétend avoir la science infuse et s'arroger autoritairement – en se camouflant derrière le prétexte de l'accord des familles - le droit de vie et de mort sur des êtres diminués et qui viennent chercher auprès du corps médical un soin, une guérison peut-être, un espoir toujours !

 

La logique économique sous-tend cette volonté d'un corps médical de gérer seul et à son seul intérêt la vie et la mort des patients qui leurs sont confiés. Rappelons que la médecine officielle avec ses pratiques et ses prescriptions est tout de même la 3ème cause de mortalité derrière les maladies cardio-vasculaires et le cancer dans nos sociétés occidentales ! (Journal of the American Medical Association - Vol. 284. No. 4 - July 28, 2000)

 

Une autre raison – tabou - impliquée dans ce souhait des médecins de pouvoir abréger la vie des malades sans leur accord formel est de pouvoir procéder dans de meilleures conditions au prélèvement d’organes dont on sait que la procédure a déjà été inversée et que le consentement du patient est désormais présumé sauf opposition expresse de la famille. Il y a beaucoup de thunes à prendre dans ce bizzness... L'Humain, le malade comme source de matières premières. Effrayant.

 

Ne croyez surtout pas que la France serait à l'abri de ces dérives. Il y a plus de trente ans déjà, Jacques Attali, gourou influent s'il en est, écrivait dans son ouvrage « L’Avenir de la Vie » : « Dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. »

 

Putaing... Rappelons aux toubibs leur serment :

 


« Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :

 

- Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.

 

- Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.

 

- Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille.

 

- Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.

 

- Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.

 

- Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire et mourir dans la tristesse. »

 

ou sous cette autre forme:

« Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.

 

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

 

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.

 

J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

 

Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

 

Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

 

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

 

Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

 

J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.

 

Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque. »

 

Duodi 22 ventôse 222

Illustration http://www.moulin-a-papier.com/

 

 

12/03/2014

Commission européenne : une konnerie qui grimpe, qui grimpe...

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Putaing, le ramdam ! Depuis ce matin, les auditeurs de Radio-Vaucluse hurlent, trépignent, s'encagnent contre la konnerie de l'Europe qui a chié une « directive », transformée en décret par la France. Ce décret « interdit aux jeunes de moins de 18 ans de travailler en hauteur à plus de 90 cm ». Autrement dit monter sur un petit escabeau est « dangereux » pour nos jeunes, à l'âge où on grimpe aux arbres comme un singe, où on fait du skate, où on roule en mobs sur une roue, où on traverse les ponts sur la rambarde, où on grimpe aux gouttières, etc. J'en sais quelque chose !

 

Donc les jeunes de moins de 18 ans ne pourront plus s'embaucher comme saisonnier, l'été, pour ramasser les pommes, les cerises, les poires pour se payer leur permis de conduire ou leur première mob. Eh ! Mesdames et Messieurs des « commissaires européens », est-ce que les jeunes ont encore le droit de grimper à l'échelle lorsqu'ils ont des lits superposés dans leur chambre ? La konnerie humaine est la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini... Et la konnerie de nos « commissaires européens » atteint des dimensions galactiques.

 

Bien sûr, parmi les agriculteurs vauclusiens – et d'ailleurs aussi je suppose – qui s'étranglent de ne plus pouvoir embaucher ces jeunes l'été, il y en a qui trouvaient dans cette main d’œuvre facile, docile, largement sous-payées, une source juteuse de profit. Là, ils seront obligés de payer des hommes au tarif syndical ! Mais, ça, c'est du non-dit.

 

Pendant ce temps, cette même Europe, en loucedé, à la sournoise, négocie – depuis le 10 et jusqu'au 14 de ce mois – le quatrième cycle de négociations dans le cadre du « grand marché transatlantique E.U./U.S.A. ». Comme l'explique ATTAC  il ne s'agit pas d'accords de commerce ordinaires. Il n'est pas seulement question de baisser les barrières douanières qui subsisteraient encore, ni d'harmoniser les normes techniques : il s'agit de mettre un terme qui se veut définitif aux normes internes qui gênent les entreprises transnationales. Moratoire sur les OGM, sur l'exploitation des huiles et gaz de schistes, normes environnementales, services publics accessibles, protections sociales, données informatiques personnelles : voilà ce qui, entre autres, est visé.

 

Ces accords commerciaux internationaux négociés en secret veulent la mise en place de mécanismes qui rendront inopérants tous choix publics qui pourraient, de près ou de loin, aboutir à une réduction des bénéfices escomptés des entreprises. Avec le mécanisme dit « investisseurs-État », une entreprise pourra remettre en cause une réglementation devant un organe d'arbitrage privé et faire condamner les États et les collectivités locales à de lourdes amendes. Avec le mécanisme de « coopération réglementaire », tout gouvernement qui voudra, dans l'avenir, revenir sur une décision antérieure de libéralisation ou prendre une mesure de protection des populations ne pourra pas le faire s'il rentre en contradiction avec l'accord, et donc avec les intérêts d'entreprises privées.

 

Quel mandat la Commission européenne a obtenu pour faire cela ? Quel mandat le gouvernement détient-il pour faire cela ? Les lobbies d'affaires font la loi dans l'Union européenne autant qu'aux Etats-Unis ils décident de l'agenda politique. Et les institutions, européennes ou gouvernementales, s'en font leurs serviteurs zélés voire corrompus.

 

Ce mécanisme, s'il est adopté, remet en cause la souveraineté de l’État qui garantit l'effectivité des lois et l'égalité de tous devant la loi ! Pas moins que ça. Il nie la souveraineté de l’État et privatise la Justice en mettant le Droit sous le pouvoir du saint Pognon. Ainsi, une entreprise multinationale, avec son fric, pourra contraindre un peuple à faire le contraire de ce qu'il veut ! Pourtant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est un des principes essentiels de la Charte universelle des Droits de l'Homme. Et tant les États de l'Europe que les USA ont ratifié cette Charte, que je sache ! Que vaut leur parole ?

 

Les peuples européens comme étazuniens, ainsi floués par leurs gouvernements à travers ces accords scélérats, se laisseront-ils baiser sans rien dire ?

 

On peut le craindre lorsque l'on voit et entend la vie politique française et les canards-laquais se vautrer dans des péripéties graveleuses mais secondaires des sarkonneries redondantes.

 

 

Primidi 21 ventôse 222

 

Illustration X – Droits réservés