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30/05/2014

Bildenberg à Copenhague: le crû 2014 de Banksters sans frontières !

têtes de mort bildenberg.jpg

 

 

Donnez au peuple du pain et des jeux... Autrement dit, fermez-leur la gueule avec du maquedo et du poulet aux antibios, et détournez leur attention avec Rolland-Garros où des milliers de débiles en panamas ou parapluies, rangés sur des étagères chopent le torticolis en regardant deux super débiles se renvoyer jusqu'à plus soif une baballe jaune.

 
Les lucarnes à décerveler, les machines à bruits , les canards laquais, bref, la presse purée nous abreuvent de ces conneries. Rideau de fumée...

 
Pendant ce temps, à Copenhague, se réunit le nec plus ultra des chefs mafiosi du monde des « affaires » : le cercle dit de Bildenberg, officine créé à la sortie de la guerre à l'initiative d'un prince hollandais nazi, Bernhard des Pays-Bas et d'un richissime héritier pétrolier, David Rockfeller, espion à ses heures. Finalité de départ : la lutte contre le communisme ; à présent, organiser la domination du monde, avec le concours de l'OTAN au profit des grands prédateurs de la finance et des multinationales des USA.

 
Chaque année, sous haute protection policière, on ressort de sa naphtaline dorée le « capo di tutti i capi », David Rockfeller pour qu'il donne son onction aux autres capi de ce cartel mafieux. Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs.

Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80% des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club.

Le deuxième cercle, le Steering Committee, est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales.

Au-dessus, il y a le premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de membres, les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation. Ce sont ceux-là qui décident de l'orientation du monde occidental, qui organisent les crises, voire font déclencher les guerres (voir ce qui se passe en Ukraine) au plus grand profit de leur force de frappe : les entreprises financières (banques, fonds de pension, hedges fund, agences de notation, etc.) et les holdings de multinationales.

 
C'est eux qui ont voulu, planifié, piloté à dessein la crise économique afin de transformer la société en une société postindustrielle néo-féodale, gérée par la super-entité du cartel supra-national des financiers et industriels les plus riches…

 

La crise qu'elles ont contribué à créer a rendu ces banques plus grosses et plus puissantes que jamais. Parce que le gouvernement a invoqué le vocable de « trop grosses pour échouer », elles peuvent continuer leurs manœuvres nuisibles avec l'assurance tout-risques des gouvernements : les grosses banques seront sauvées car elles sont trop importantes économiquement. Ces grosses banques ont donc intérêt à continuer de prendre des risques de plus en plus inconsidérés parce qu’elles savent qu’elles seront sauvées à la fin avec les deniers publics...

 
Ainsi, les marchés financiers spéculent sans vergogne contre la capacité des nations à rembourser le gouffre abyssal de leur dette (réelles ou magouillées) ET intérêts de leur dette. Ceci avec la complicité d’agences de notation financière qui diminuent la valeur du crédit des nations, qui spéculent sur les bons du trésor et qui plongent les pays toujours plus avant dans la crise, forçant la classe politique à imposer des mesures d’austérité et de restructuration afin de restaurer la « confiance des marchés ». Ce processus est appelé la « discipline de marché ». C'est en fait du « terrorisme financier » ou « une guerre de marché », avec le terme de « marché » se référant spécifiquement au cartel global. Quelle que soit la terminologie employée, la discipline de marché est de manière ultime un euphémisme pour guerre de classes.

 
Ce cartel global est en réunion depuis hier, sous haute surveillance policière, à Copenhague, au Danemark. Cette année, le gouvernement français, faisant le gros dos, a délégué Fleur Pellerin, secrétaire d’État au commerce extérieur. Parmi les invités français, outre évidemment le président du « cercle extérieur » de cette mafia, le ci-devant Henri de Castries, par ailleurs patron de l'assureur banquier AXA ; François Barroin, député UMP ; Nicolas Bavarez, « économiste », c'est-à-dire lobbyiste, habitué des plateaux télé et radio où il dégueule régulièrement sa bile ultralibérale ; Pierre-André de Chalendar, patron de Saint-Gobain ; Nathalie Nouguayrède, directrice du journal Le Monde, maintenant torchon ultralibéral... Et ils en sont fiers d'être « invités » par cette mafia !

 
Ces mafieux vont probablement débattre de la nouvelle donne européenne, avec le ras-le-bol affirmé et l'attitude de révolte d'une part croissante des populations européennes et leur rejet des « élites » qui les exploitent et les pressurent de plans d'austérité en casse des services publics, etc. Les salaires, les prestations sociales, le droit du travail, les services publics, la santé, la stabilité de l'emploi, l'ensemble des acquis de l'après-guerre, voilà ce qu'il faut abattre.

 

Ils phraseront probablement sur les résistances de plus en plus pugnaces à la mise sous tutelle de l'Europe par les USA à travers le Traité commercial transatlantique. Ça, c'est pour la galerie. Mais ils ne feront qu'effleurer la situation de guerre civile en Ukraine. Parce que cette situation a été créée de toutes pièces par les officines douteuses pilotés par la CIA et que ce genre de chose se décide et se traite en petit comité, au niveau du premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee...

 

« Les tyrans ne sont grands que si nous sommes à genoux ». Alors debout, damnés de la terre, aiguisons les faux, préparons les cordes...

 

Primidi 11 prairial 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

29/05/2014

Enfin un audit sur la dette de la France: ILLEGITIME à 60% !

 

banquier pourri.jpg

 

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette de la France vient de publier une étude de cette dette édifiante. 59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs. Cette partie de la dette est donc illégitime.

 

Sur les soixante milliards d'intérêt que nous donnons (avec nos impôts et taxes diverses), 35 milliards sont donc illégitime. Un gouvernement les ayant « bien pendues », pourrait renégocier cette dette, demander un moratoire, voire décider de ne plus payer cette part illégitime des intérêts.

 

Voici quelques extraits de cet audit que vous pouvez trouver in extenso ici : http://france.attac.org/IMG/pdf/note-dette.pdf

 

Qui détient la dette française ? Au 3ème trimestre 2013

 Investisseurs étrangers 57,9

 Banques centrales et institutions internationales 28,9

 Banques 8,3

 Investisseurs institutionnels 20,7

 

Investisseurs nationaux 42,1

 Banque centrale 2,9

 Banques 20,2

 Investisseurs institutionnels 19,1

 

Total 100,0

 

 Qui détient la dette ? Un secret d’État.

Pour financer sa dette, l’État émet via l’Agence France Trésor (AFT) des titres financiers que des institutions financières achètent. Mais pas n’importe lesquelles: seules peuvent souscrire 19 grandes banques baptisées “spécialistes en valeur du Trésor” (SVT) qui sont ensuite chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles ont été sélectionnées “en fonction de leur solidité financière, de la présence à Paris de réels spécialistes, notamment d’économistes et de stratégistes, présence dans laquelle [l’AFT] voit un moyen irremplaçable pour créer et maintenir avec efficacité un fort niveau de confiance”.

Il faut noter que ces intermédiaires perçoivent une commission de 0,25 % et que la plupart d’entre elles ont été impliquées dans des scandales financiers.

Mais qui, en fin de compte, détient la dette ? Sur le site de l’AFT, la seule information disponible est un graphique. On peut seulement constater que le taux de détention par les non-résidents a atteint un maximum à 70,6 % en 2010 (contre 32 % en 1993) et qu’il a ensuite baissé jusqu’en mars 2013, avant de repartir à la hausse pour dépasser aujourd’hui les deux tiers.

Mais ces chiffres ne veulent rien dire parce que, comme l’explique Patrick Artus, “un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique”.

C’est pourquoi les trois pays qui comptent les plus gros détenteurs de la dette française seraient le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni

Les non-résidents peuvent donc être aussi de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal. Cette opacité est organisée légalement : l’article L. 228-2 du Code de commerce, le décret d’application No. 2002-803 du 3 mai 2002, ainsi que l’article L. 212-4 du Code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire) interdisent en effet de communiquer l’identité des créanciers. Par conséquent, comme l’indique la réponse faite à une question parlementaire “l’Agence France Trésor ne peut pas identifier précisément les détenteurs des obligations assimilables du Trésor (OAT), des bons du Trésor à intérêts annuels (BTAN) et des bons du trésor à taux fixe (BTF)”.

Les informations de l’AFT ne sont même pas compatibles avec celles de la base de données que le FMI vient de compiler à partir de diverses sources. Certes, l’évolution est la même, mais pas le niveau, et le FMI donne un peu plus d’informations

 

Conclusion

Tout se passe aujourd’hui comme si la réduction du déficit était le seul objectif de la politique économique menée en France, comme dans la plupart des pays européens. Il s’agit au fond de tirer parti et de prendre prétexte de la crise des dettes pour réduire l’État social autant que possible. Cette politique semble absurde puisqu’elle inflige à l’Europe une récession chronique sans même atteindre l’objectif annoncé qui était de réduire la dette publique. Son véritable sens ne peut être compris qu’en fonction d’un objectif : faire passer en force les “réformes structurelles” destinées à réduire drastiquement les dépenses publiques et le coût du travail pour relancer, peut-être, plus tard, la compétitivité européenne dans la mondialisation.

 Nous avons montré que 29 % de la dette de l’État français, soit 589 milliards d’euros en 2012, provenait des taux d’intérêts excessifs exigés pendant près de 20 ans par les créanciers.

La flambée des taux d’intérêt dans les années 1980 et 1990, provoquée notamment par les politiques du “franc fort” et par la spéculation contre les monnaies européennes en 1992-93, continue de coûter terriblement cher chaque année aux contribuables français. Par ailleurs 24 % de cette même dette, soit 488 milliards d’euros en 2012, s’expliquent par la chute des recettes publiques, provoquée par les cadeaux fiscaux (baisses d’impôts, exonérations de cotisations...) qui ont principalement bénéficié aux ménages aisés et aux actionnaires.

Au total, en cumulant les effets des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts abusifs, la partie illégitime (au regard des critères que nous avons ici adoptés) de la dette publique représente 53% du PIB, soit 59% de l’actuelle dette publique. L’évasion fiscale et la récession provoquée par la crise financière ont, elles aussi, contribué fortement à creuser la dette publique.

Tout converge : la dette publique a été provoquée par la finance et ne profite qu’à la finance.

Le constat rétrospectif présenté ici est l’ébauche d’un audit citoyen de la dette. Il permet de mieux comprendre d’où vient la dette, mais aussi où conduisent les politiques menées aujourd’hui en France et en Europe. Elles sont en effet porteuses des risques et des enchaînements suivants :

  • la priorité à la réduction des dépenses publiques engendre le risque d’un étouffement permanent de l’activité économique et d’une remise en cause significative du “modèle social” ;

  • la politique de l’offre visant à baisser les “charges” accentue la pression sur les dépenses publiques, compte tenu de l’objectif de réduction des déficits ;

  • les nouvelles règles budgétaires instituées au niveau européen (TSCG interdisant le déficit structurel) rendent impossible tout endettement public pourtant nécessaire au financement d’investissements, notamment dans le domaine de la transition écologique ;

  • la nécessité de “rassurer” les marchés financiers, seuls habilités à financer le déficit public, rend impossible toute bifurcation vers un nouveau modèle de développement.

On nous dit que les taux d’intérêt actuels, historiquement bas, montrent que la dette publique est facile à financer. On nous dit qu’il serait irresponsable “d’inquiéter les marchés” en parlant de dettes illégitimes et de restructuration. On veut étouffer tout débat sur cette question au nom de l’argument moral selon lequel qui a emprunté doit payer. On nous menace d’une flambée des taux d’intérêt si apparaissait le moindre soupçon d’un défaut souverain sur la dette.

Mais ce chantage est absurde. Ce sont les politiques actuelles, destinées à “rassurer les marchés” dont on sacralise le pouvoir, qui mènent nos sociétés à la catastrophe.

Ce processus de régression sociale et économique ne pourra être interrompu que par une remise en cause du pouvoir des marchés financiers et donc une restructuration importante de la dette publique accumulée depuis trente ans à cause de la finance. Les mesures avancées dans ce document supposent, à des degrés divers, de s’attaquer aux bénéficiaires de la financiarisation et aux règles du jeu européennes conçues pour défendre leurs intérêts et réduire à néant toute une série de conquêtes sociales. Nous avons proposé diverses pistes pour alléger substantiellement le fardeau de cette dette, qui est non seulement en grande partie illégitime, mais aussi largement insoutenable. C’est au débat démocratique de se développer afin de décider des mesures concrètes à prendre pour rendre enfin possible des politiques alternatives, libérées de l’étreinte étouffante des marchés financiers. Il s’agit de permettre aux États et à l’Union de financer une relance vigoureuse des investissements et de l’emploi par un programme européen concerté pour la réduction des inégalités et la transition écologique.

La question de la dette n’est donc pas un problème de gestion comptable mais un choix de société, qui nécessite un contrôle des citoyens et leur intervention active.

Sources :

http://www.audit-citoyen.org/

http://france.attac.org/

http://france.attac.org/IMG/pdf/note-dette.pdf

 

Décadi 10 prairial 222

Illustration X - Droits réservés 

 

28/05/2014

Privatisations : vous avez aimé celle des autoroutes, vous allez adorer celle des barrages et...des ROUTES nationales !

privatisation en cours.jpeg

 

Le scandale de la privatisation des autoroutes – ces infrastructures payées par les contribuables et bradées sous Villepin aux « amis de mes amis », ces sociétés du BTP souvent fort « généreuses » avec les partis politiques - est encore dans les mémoires. Le gouvernement va...prolonger de trois ans les concessions qui permettent aux concessionnaires de s'engraisser sur le dos des usagers.

 

On a parlé ( http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/150514/aux-fou... ) de la privatisation des barrages hydrauliques, mais ce n'est encore pas suffisant. Ce sont maintenant les routes nationales, gratuites, qui sont en train d'être données au privé  , et pour lesquelles on devra peut-être un jour payer. Oh ! Pas ouvertement, mais sournoisement, par la bande.

 

Après la décentralisation qui a vu le transfert de la plupart des routes aux conseils généraux suivi d'une externalisation massive vers le privé de leur exploitation, Hollande et son gouvernement de droite continue à brader le bien public de la Nation et pousse les feux de la privatisation des routes nationales restantes. Un nouveau plan de désengagement des routes nationales après la décentralisation de 2003 est à envisager, avec l'augmentation de la part des réseaux routiers confiée à des exploitants privés (les sociétés d’autoroutes tenues par Bouygues, Vinci et Eiffage par exemple ; rétribués par la prolongation de leur concession, ou la mise en œuvre de péages urbains). Et l’externalisation massive des missions abandonnées au marché privé pour des coûts et des prix pourtant plus élevés (maitrise d’œuvre publique par exemple).

 

Sous la pression de l'Union Européenne ultralibérale - qui de par sa nature ne sert que les intérêts des marchés financiers, lançant razzia sur razzia sur les services et entreprises publics, démolissant les conquêtes sociales pour remplir les poches de l’oligarchie capitaliste – la décentralisation a confié une très large partie des routes départementales et nationales aux Conseils généraux qui dans leur grande majorité  ont décidé d’en externaliser la gestion, l’exploitation et l’ingénierie…. Ça coûte très cher mais cela fait le bonheur des copains du BTP des potentats locaux. Ces bétonneurs se pique ainsi en remplissant les poches des majors du BTP de faire du développement économique… On ne compte plus les PPP, contrat de conception réalisation etc… aussi scandaleux bien que d’échelle plus réduite que Ecomouv et les fameux portiques Ecotaxe, et donc encore moins connus.

 

 

Exploitation, maîtrise d’œuvre, déneigement sont maintenant largement confiés à des sociétés privées. Et de nombreux chantiers passés aussi sur des modes proches du PPP (par exemple modernisation des tunnels d’Ile de France) ou par des PPP (construction et entretien de bâtiments d’exploitation par exemple). Pire des sections entières du réseau Routes Nationales sont privatisées de fait : l’exploitation est confiée aus sociétés d’autoroute privées moyennant un aménagement des juteux contrats de concessions. Et le gouvernement PS semble envisager d’étendre cette politique (par exemple à Grenoble A480, dans le Nord RN42, ou en Basse Normandie RN154.)

 

 

L'Europe pour laquelle nous venons de voter est au départ de ces privatisations. On vient de voir le résultat de cette destruction systématique des modes de gestion et de fonctionnement des grandes infrastructures nationales : le rejet de cette Europe pourtant indispensable et la montée des extrémismes fascisants

 

 

Eh ! Ci-devant citoyen président Hollande François, tu as dit hier que l'Europe devait réduire ses périmètres d'action. Les routes sont des biens publics, aussi indispensables que l'eau, l'air, l'école, la santé. Si, pour une fois, tu ne te couchais pas devant la Teutonne et si tu t'imposais, au besoin en DESOBEISSANT sciemment aux directives ultralibérales de l'U.E. ?

 

 

Oui mais pour ça, il faut « en avoir ». Et ce n'est pas ce à quoi tu nous as habitué, ci-devant président.

 

 

 

Nonidi 9 prairial 222

 

Illustration X – Droits réservés.

 

27/05/2014

Venez voir le Grand SarCopé Circus !

pieds nickelés pognon.jpg

 

 

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

 

Venez au Grand SarCopé-Circus !

 

Venez au royaume des gugusses !

 

Séances permanentes bientôt à la Santé

 

Avec en vedettes Sarko, Balkany et Copé.

 

Venez ! Venez ! Vous y verrez les plus grands magouilleurs du

monde.

 

Magouilleurs et menteurs. Un bobard par seconde !

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Vous y verrez les affaires Bygmalion

 

Á prendre vraiment les gens pour des couillons.

 

Le grand écart des fausses factures

 

Une sacrée biture !

 

Du pognon, du pognon

 

Par dizaines de millions

 

Escroqués, arnaqués, volés, planqués

 

Par les artistes de l'Hu-aime-pets !

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Vous verrez d'autres brillants numéros

 

Organisés par les rois des blaireaux.

 

Des palanquées d'affaires vaseuses

 

Croustillantes et allumeuses,

 

Bétencourt, Karachi, Woerth, c'était les hors d’œuvre

 

Voici maintenant le chef-d’œuvre :

 

Qui veut voler des millions ?

 

Avec la troupe Bigmalion.

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

 

Venez au grand SarCopé-Circus !

 

Venez au royaume des gugusses !

 

Vous y verrez les trop-plein-d’pèze volant

 

Ils volent, volent, volent, volent « nolens volens »

 

Vous y applaudirez les célèbres « Banksters »

 

Ils vous feront les poches jusqu’au dernier sesterce !

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

 

Venez au grand SarCopé-Circus !

 

Venez au royaume des gugusses !

 

Vous y verrez le plus grand nain du monde,

 

Capable de sauver l'Europe moribonde.

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

 

Vous y verrez les célèbres clowns Copé et Sarko

 

Et leur nez qui s'allonge bien plus que Pinocchio.

 

Profitez, profitez, Mesdames et Messieurs.

 

La troupe va partir en tournée en zonzon,

 

Et pour plusieurs saisons !

 

Sortez votre pognon pour vous faire enfumer !

 

Le Grand SarCopé-Circus vous allez tous aimer !

 



 

Octidi 8 prairial 222

 

 

Merci au grand Pellos

 

 

 

 

 

 

26/05/2014

Au bistro de la toile : Veni, voti, dégueuli...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- ...taing ! Elle en prend plein la gueule la démocratie. En France, tout les baveux parlent de « séisme », de « tsunami »...

 

- Bof. Toujours le délire des mots, le triomphe de l'émotionnel. Le niveau de l'abstention, autour de 6 électeurs sur 10 implique en toute logique arithmétique de relativiser la victoire du FN : 4 millions de voix contre 6 millions à la présidentielle, ¼ des voix exprimées, donc ¼ de 40% c'est à dire 10%. C'est le niveau habituel des l'extrême-droite en France. Séisme, mon cul, c'est surtout une atomisation des autres partis : impuissance du PS à résoudre le chômage, trahison de Hollande eu égard à son programme et au discours du Bourget ; déliquescence de l'UMP rampant dans le dégueuli des affaires (Copé, Balkani, Sarko bien sûr).

 

- La gauche hors PS (celui-ci étant maintenant clairement identifié au centre-droit) prend aussi une sacrée bouffe. Les Verts, orphelins de Cohn-Bendit, plongent, le Front de gauche ne perce pas, se montrant incapable de capter l'électorat populaire, le NPA, Lutte ouvrière sortent carrément de la partie... C'est mal barré.

 

- Le coup de barre, c'est que le parti des Le Pen représente maintenant l'électorat populaire, ce qui est un constat de faillite pour la gauche. Le PS étant à droite, il faut reconnaître que ni le FdG, ni les écolos n'ont su séduire cet électorat essentiel. Les raisons de ce succès des fachos, et donc de cette faillite de la gauche, c'est que le FN a sans vergogne et avec succès volé les idées de la gauche (défense des salariés, lutte contre la finance, défense du pouvoir d'achat, refus du traité atlantique, etc...) Or malgré son faux-nez populaire, le FN reste un parti foncièrement facho.

 

- Tu oublies un truc essentiel Victor. Et que l'on retrouve partout en Europe dans le succès des partis d'extrême-droite : à ce catalogue d'idées de gauche le FN ajoute la crainte – réelle ou fantasmée – de l'immigration, et surtout de l'immigration musulmane. Seulement parler de ça, c'est tabou, c'est risquer « l'excommunication » ! C'est pourtant là une des clés. Une étude a montré que parmi des motivations du vote FN, l'immigration arrive en premier, loin devant le pouvoir d'achat.

 

- Je pense qu'il faut chercher là une des raisons de la désertion des classes laborieuses qui ont quitté massivement les rangs du parti communiste, qui demeure la colonne vertébrale du FdG, et sont passées sous la bannière lepéniste. C'est la paralysie mentale de l'extrême-gauche sur ce problème. Mais je reste persuadé que le vote FN, dans une élection européenne que les Français ne considère jamais – à tort – comme essentielle, demeure non pas un vote d'adhésion, mais de protestation. On veut renverser la table, dire merde à de pseudos « élites », toujours les mêmes, accrochés à leurs fonctions juteuses et à leurs privilèges comme des morpions sur une paire de couilles. Ce qui donne à réfléchir, c'est que ce sont les jeunes (enfin, ceux qui sont allés voter), et les ouvriers qui assurent la victoire des fachos...

 

- Bon. Et l'Europe la-dedans, qu'est-ce qu'elle va devenir ?

 

- Ben, rien ne va changer ! Le conseil (c'est-à-dire les chefs d’États et de Gouvernements) vont choisir comme président de la Commission une vieille carne de retour, Junker, longtemps dirigeant d'un pays-confetti fort nuisible, le Luxembourg. Il sera surtout le représentant dans les institutions européennes de la Merkel. Car l'Allemagne sera encore plus hégémonique en Europe avec la mise sur la touche de la France. Parce que l'Allemagne est le seul pays d'Europe a tirer son épingle du jeu. En partie par sa rigueur, son travail, son économie, en partie en écrasant ses partenaires et voisins, en pompant leur énergie, en attirant leurs diplômés. Avec pour dangereuse conséquence son isolement en Europe, voire son rejet et la montée d'un antigermanisme jamais loin.

 

- Bon. Allez, c'est ma tournée !

 

 

Septidi 7 prairial 222

Merci à Chimulus

 

25/05/2014

Ouiquinde gastronomique: les pieds et paquets marseillais.

pieds paquets.jpg
 
 

Je m'en vais régaler quelques épicuriens

Des mangeurs de cadavres, pas des végétariens

D'un plat que l'on ne peut décemment oublier:

Les très fameux pieds et paquets marseillais.

Écoute bien, petit, et débouche une quille,

La subtile recette du père Bonnefille,

Grand pêcheur, bambocheur, joyeux et fin cuistot

Adepte du premier des pêchés capitaux.

À moins que vous n'ayez des façons de puriste

Demandez au boucher de vous confectionner

Les délicats paquets avec ses doigts d'artiste

Sinon vous risquez fort d'y passer la journée...

Mais pour votre gouverne, en voici le principe:

Il faut emprisonner dans un carré de tripe

Large de quatre doigts, une portion de farce

Faite de boyau gras et de petit-salé,

D'ail frais et de persil, bien poivrée et salée

Et hachée à la main de manière efficace.

En repliant trois pointes on fabrique une poche

Serrée pour éviter que la farce bavoche

Puis on passe le tout dans une boutonnière

De la dernière pointe. Tout est dans la manière !

Quand aux pieds, prenez-les de moutons ou d'agneaux,

Refendez-les en long, d'un coup sur le billot,

Blanchissez cinq minutes dans de l'eau vinaigrée

Puis rincez, égouttez, réservez et couvrez.

Faites alors revenir, jusqu'au premier roussi

Deux oignons émincés, carotte, ail et persil,

Ajoutez un bouquet garni, bien entendu,

Dans un hecto de lard auparavant fondu.

Deux bonnes cuillerées de coulis de tomates,

Deux verres de vin blanc sur tous ces aromates,

Puis vous laissez réduire, doucement, en tournant

Tout en vous humectant d'un bon gorge on de blanc.

Au fond d'une cocotte ou autre plat idoine

Mais profond et en fonte, disposez une couenne

Sur laquelle vous rangez soigneusement les pieds

Ainsi que les paquets. Faites moitié-moitié.

Une couche de votre précédent appareil,

Sel, poivre du moulin. Recommencez pareil

En couches successives, puis mettez au dessus

Un demi-pied de veau, bien moelleux et ossu,

Quatre clous de girofle piqués dans un oignon,

Puis mouillez de vin blanc allongé de bouillon.

Le père Bonnefille les fait cuire en deux fois:

Quatre heures au moins la veille du jour où il reçoit,

Il laisse refroidir, et dégraisse au besoin,

Puis cuit quatre heures encor, doucement, avec soin,

Le jour de réception. Il faut voir son sourire

D'épicurien heureux, lorsque sans plus mot dire

Il apporte son plat fumant et odorant.

C'est un feu d'artifices de parfums attirants,

De fragrances subtiles, de délicats arômes

Sublimés par un verre de bon Côtes-du-Rhône.

En accompagnement, quelques pommes vapeur

Écrasées dans le jus prendront belle saveur.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

D'un de ces vins d'esprit, puissants, pleins d'élégance

Qui naissent au soleil en terres de Provence.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

 

- Comptez 6 paquets par personnes, soit 36 paquets à commander à vo­tre boucher. Allez, disons une quarantaine; - 3 pieds par personnes, soit 18, disons 20 pieds d'agneaux, - 1 pied de veau, - 1 large couenne de cochon, - 1 hecto de lard à fondre, - 2 gros oignons émincés, - 1 demi­ kilo de carottes émincées, - 6 gousses d'ail écrasées, - 3 branches de persil plat haché, - 1 verre de vinaigre, - 1 bouquet garni, - 2 ou 3 cuille­rées à soupe de coulis de tomates, - 1 bouteille de vin blanc, - 2 cuillerées à soupe de sel fin, - poivre du moulin en abondance, - 1 oignon entier piqué de 3 clous de girofle, - 1 demi-litre de bouillon de viande, - 1 kilo et demi de pommes de terre (à cuire séparément à la vapeur).

 

Les vins conseillés:

 

Les Côtes-du-Rhône Villages rouge accompagnent à la perfection ce plat souriant, parfumé, velouté au palais: Faucon, Vinsobre, Cairanne, Puyméras, Richerenches, Rousset-Ies-Vignes, Villedieu, Visan, Beaumes­-de-Venise, Camaret, Séguret, Cornillon, Vénéjean, St-Paulet-de-Caisson, St-Michel-d'Euzet, St-Étienne-des-Sorts, Montfrin, Pujaut, Hilaire­d'Ozilhan.

En vins du Languedoc et Roussillon: Saint-Chinian bien sûr, Faugères, Maury, Fitou.

En vins de Provence: Bandol, Pierrefeu, La Cadière-d'Azur, Coteaux­d'Aix-en-Provence, Bellet.

 

 


 

 Photo X - Droits réservés

 


 

Sextidi 7 prairial de l'an 222 de l'ère de la Liberté

 

Avant (comme moi) ou

après le repas gastronomique dominical

Allez VOTER !

 

 

24/05/2014

Ouiquinde érotique en bluettes

 

brigitte bardot sexy 1.JPG

 

Sonnet XXXIII

 

Deux belles s'aiment tendrement,
L'une pour l'autre s’intéresse,
Et du même trait qui les blesse
Elles souffrent également.

Sans se plaindre de leur tourment,
Toutes deux soupirent sans cesse,
Tantôt l'amant est la maîtresse,
Tantôt la maîtresse est l'amant ;

Quoi qu'elles fassent pour se plaire,
Leur cœur ne se peut satisfaire,
Elles perdent leurs plus beaux jours ;

Ces innocentes qui s'abusent
Cherchent en vain dans leurs amours
Les plaisirs qu'elles nous refusent.

 

Denis Sanguin de Saint-Pavin

 

************************

 

femme qui pète.jpg

 

Ô doux soupirs qui partez de mes fesses !
Volez, volez au nez de mon mari ;
Exprimez-lui l'excès de mes tendresses,
Et dites-moi ce qu'il aura senti.

 

Louise Françoise de Bourbon

 

********************

 

Pompeya_erótica5 Priape mosaïque.jpg

 

Epigramme

Certain abbé se manuélisait
Tous les matins, pensant à sa voisine.
son confesseur, l’interrogeant, disait :
Vertu de froc ! c’est donc beauté divine ?
Ah ! dit l'abbé, plus gente chérubine
Ne se vit donc ; c'est miracle d'amour ;
Tétons, dieu sait ! et croupe de chanoine !
Toujours j'y pense, et même encore ici
Je fais le cas*. Pardieu, lui dit le moine,
Je le crois bien, car le fais aussi.

 

*se masturber

 

Alexis Piron

 

Quintidi 5 prairial 222

Illustrations X – Droits réservés

 

23/05/2014

Au bistro de la toile : dimanche on gouverne l'Europe !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Alors, Victor, dimanche on gouverne l'Europe ! Tu vas voter toi ?

 

- Bien sûr Loulle ! Et je t'invite à faire pareil. Comment peut-on ouvrir sa gueule contre le gouvernement ou les institutions européennes si l'on ne fait pas entendre sa voix les rares fois où on nous le demande ! Abstention, piège à kons !

 

- Tu sais Victor, moi je les entends les clients à mon rade. L'Europe, beaucoup s'en tamponnent l'oigne...

 

- Ce en quoi ils ont tort. Parce que les trois-quarts des lois, règlements et décrets qui régissent notre vie quotidienne sont directement issue de l'Europe. Alors si on ne va pas voter, on n'a que le droit de fermer sa gueule.

 

- Ouais mais ces élections sont un foutoir auquel on ne comprend rien. Il y a une palanquée de listes, des régions où on ne se reconnaît pas. Tiens, moi, à l'Est du Rhône, je vote en Provence, toi, à l'Ouest du Rhône, même si c'est dans la même agglomération, tu votes avec des gens de Montpellier, Toulouse ou Bordeaux. Pfffttt...

 

- C'est vrai que la clarté n'est pas la première qualité de ce vote. Mais si on s'intéresse un peu à la chose, on sait pour quoi on doit voter. Et donc pour qui.

 

- Ah ouais ? Et pour quoi on doit voter ?

 

- Pour le Parlement européen. Mais cette institution n'a que des prérogatives réduites. Il ne peut pas proposer des directives, seule la Commission européenne ayant ce droit ! Il ne peut qu'accepter ou refuser les directives de la Commission. Il faut que ça change. Il n'empêche que c'est la seule instance européenne où l'on peut donner de la voix...

 

- Une voix dans le désert... De toute façon c'est toujours la droite ultralibérale qui impose ses vues.

 

- Exact. C'est vrai qu'on nous enfume le terrier en prétendant que le vote de dimanche désignera le président de la Commission. C'est pour nous refaire le coup du vote utile. Et puis le choix qu'on nous propose in fine, papa Schultz ou Junker, n'a rien de très bandant. C'est bonnet sale et sale bonnet. De plus, il est faux de dire que les députés européens pourront choisir le successeur de Barosso. En fait, c'est le Conseil européen, c'est-à-dire les 28 chefs d’État et de Gouvernement qui s'arrangent entre eux, avec pour seul critère leurs égoïsmes nationaux, et désignent toujours un falot qui sera aux ordres et ne fera pas de vague. Ce qui revient en fait - la raison du plus fort étant toujours la meilleure - à se coucher devant les désidératas de Fraù Bismarkel...

 

- Donc on n'est même pas sûr que ce président de la Commission sera l'un des deux favoris ?

 

- Exactement. A la suite de tractations de marchands de tapis bien cachées et sournoises, les 28 « mère Thatcher » du Conseil européen peuvent très bien nous sortir une ou un troisième larrone ou larron et le Parlement n'aura que le choix de dire oui ou non. Il est faux de prétendre que les députés pourront choir l'un ou l'autre des deux premiers. Si le Parlement dit non au choix des « mère Thatcher », le Conseil magouillera encore sournoisement pour présenter un ou une candidate faisant encore moins de vagues, encore plus béni-oui-oui, et ainsi de suite jusqu'au plus petit commun branquignole. C'est comme ça qu'on se trimballe des Barosso, Rompuy, Ashton...

 

- Mouais... Tout ça ne donner pas très envie de se déplacer...

 

- Pourtant il faut y aller ! Même imparfaite, l'Europe est notre seul moyen d'exister. Il vaut mieux essayer d'éduquer le bébé que de le jeter avec l'eau du bain.

 

- Alors, ta vas voter pour qui toi, Victor ?

 

- J'ai la chance de voter dans la circonscription où il y a José Bové pour les Verts et Jean-Luc Mélenchon pour les Rouges. Les autres, je ne sais même pas qui c'est. J'ai donc un choix cornélien. Pourtant j'ai tranché : José Bové a fait l'énorme konnerie de se monter comme cul et chemise avec le tueur Cantat. Il n'est pas question que je mêle mon bulletin avec celui d'un assassin. Je voterai donc pour Mélenchon qui, soit dit en passant, s'est montré une fois de plus le plus clair et le plus percutant hier soir au raout télévisé de Pujadas.

 

- Á la nôtre, Victor !

 

- Et du Rouge !

 

 

Quartidi 4 prairial 222

Illustration : merci à Chimulus

 

22/05/2014

Quand le teckel bouge la queue devant Merkel

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 (Ça se chante sur l'air du "Tord boyaux" de l'ami Pierrot)

 

Il a ouvert sa gueule de blaireau

Dans l’ Parisien et au Figaro

Dans Le Point aussi, et même chez les Boches

Le nabot nous refait son cinoche.

Il vient raconter comment fair’ l’Europe

Pendant cinq ans était-il myope

Lui qui a baisé

Le « Non » des Français

Il ferait bien mieux de s’écraser.

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Ils nous prenn’ pour des couillons

 

 

Il s’agit d’un parti bien crado

Où s’agglutinent les faisandeaux,

Requins et vautours, champions de l’embrouille

Des klampins qui s’en mettent plein les fouilles

Y a tous les parasites du Fouquet’s

A l’affut de pognon à piquer

On y croise les philanthropes du Medef

Qui tirent les ficelles avec benef

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Ils nous prenn’ pour des couillons

 

 

Sarko fait des pipes à Bismerkel

Lui qui s’est comporté en teckel

Cinq ans aux affaires, il l’a laissé faire

Pour qu’le pognon aille aux actionnaires

Il l’a aidée à tuer les Grecs

Il nous l’a mis profond et à sec

Et maintenant il donne des leçons

Et prend les gens pour des paillassons.

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

On t’a assez vu, fumier,

Retourne dans ton terrier

 

 

(Merci à l’ami Pierrot !)

 

Tridi 3 prairial 222

 

Illustration X – Droits réservés


 

21/05/2014

Imaginez-vous à la conférence de rédaction matinale de TF1, TF2, TF3 ou autres télés info.

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- Alors les loulous et les louloutes, quoi de neuf ce matin ?

 

- Ben, Poutine est en Chine. Il est question de signer 43 accords bilatéraux dans tous les domaines commerciaux. Les échanges commerciaux se chiffrent déjà à 87 milliards de dollars. Soukhoï, le constructeur d'avions russe, a signé un accord de vente de 100 Soukhoï Superjet-10. Cet appareil de transport civila été réalisé dans le cadre d'une large coopération internationale. Les équipements électroniques sont fournis par la société française Thalès et les moteurs sont fabriqués par Power Jet, une société mixte du groupement de production russe Satourn et de Snecma français. Ce grand projet conjoint de la Russie et de la Chine renforce les positions de chacun de ces deux pays dans la concurrence avec le monopole de Boeing et d'Airbus et permet de se sentir mieux protégé contre des sanctions occidentales éventuelles.

Par ailleurs, les deux géants ont déjà organisé des exercices militaires conjoints navals et terrestres tant en Chine qu'en Russie. L'intention de Poutine est de faire des relations russo-chinoises un facteur décisif de la politique mondiale.

 

- C'est tout ? Pas beaucoup d'intérêt. Quoi encore ?

 

- Les lunettes, chef. Une étude de Que-Choisir montre qu'un opticien sur cinq magouille sur le prix des lunettes, ce qui fait monter les tarifs des mutuelles.

 

- Ben voilà. C'est plus intéressant ça. Tu m'en fais l'ouverture du journal. Mais en appuyant sur la grande honnêteté des opticiens – ce sont de bons clients pube – puisque 4 sur 5 ne magouillent pas, ou du moins le font plus discrètement. Quoi encore. Je vous écoute.

 

- En Afrique, 120 ou 150 morts par un camion piégé qui explose sur un marché. Boko Haram en cause. Au Mali, durs combats avec de nombreuses victimes à Kidal. L'armée française retarde son départ et se redéploie. En Centrafrique, on assiste à une véritable épuration ethnique : 90% des musulmans de Bangui ont été chassé de la ville.

 

- Mouais. Pas très vendeur tout ça. Pour l'Afrique, passez-moi plutôt un interview de collègues de la jeune photographe récemment trouvée morte. Avec des photos vendeuse : je veux du sourire et des nichons. Elle n'en manquait la petite. Quoi d'autres ?

 

- En Ukraine...

 

- Pas d'Ukraine, pas de Syrie. C'est du réchauffé. Autre chose.

 

- Aux Etats-Unis, les banques françaises BNP-Paribas et Société Générale risquent d'écoper de 3 à 5 milliards d'amende pour avoir commercé en dollar avec des pays sous embargo américain : Cuba, Iran, Birmanie entre autres. Ceci pour que l'administration américaine se donne bonne conscience car aucune banque étazunienne n'est, pour l'instant, blâmée et condamnée pour leurs malversations.

 

- Ouais... Quelques lignes seulement. Pas d'images. Élections européennes ?

 

- Un grand meeting à Marseille pour Le Pen père et fille, et un autre grand raout de Mélenchon à, Toulouse.

 

- Bon ça. Mettez-moi en valeur les Le Pen avec images de foule qui applaudit et quelques phrases bien senties. Pour Mélenchon, une image de quelques secondes, si possible dans une attitude bien braillarde. Démerdez-vous. Nos patrons nous paient pour ça. Quoi encore ?

 

- Un reportage sur un vigneron qui travaille ses vignes avec un cheval...

 

- Voilà ! Très bon ça. On s'étale là-dessus. Bon, allez, le journal est conçu, à vous de le réaliser.

 

 

Duodi 2 prairial 222

Illustration : merci à Plantu.

 

20/05/2014

On vous bourre le mou avec vos sous !

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"C'est celui qui dit qui est!"

 

Le bourrage de crâne par les canards-laquais se fait parce que cette presse-purée est tenue par des marchands d’armes, des bétonneurs et des prédateurs financiers. Les journalistes – s’ils veulent bouffer et continuer d’exercer un métier somme toute fort agréable – n’ont qu’un choix : fermer leur gueule ou lécher les bottes de ceux qui les paient. On a vu hier comment une petite bande, à l’échine bien souple et avec de la peau morte sur la langue à force de lécher le cul de leurs patrons, squatte toutes les tribunes, tous les plateaux télés et radio.

Mais il faut aussi savoir que le (les)gouvernements(s), de quelque bord qu’ils soient, pompent dans nos fouilles pour refiler de la belle artiche aux titres qui sont soit aux ordres, soit d’un intérêt tout relatif. Eh oui ! Vous, moi, mettons la main à la poche pour permettre l’existence de cette presse purée. A travers des aides que l’Etat (nos impôts) distribue généreusement en raison inverse de l’intérêt des journaux.

Qui touche le plus de pognon ? Les titres…qui dénoncent avec le plus de véhémence le «gaspillage des deniers publics» par les plus pauvres, les plus démunis. Ecoutons plutôt Le Monde Diplomatique – carrément éjecté cette année de ces aides ! – alors qu’il est le titre français de très loin le plus vendu et le plus lu dans le monde, avec des éditions en anglais, espagnol, portugais, arabe, etc. :

 « Il faut féliciter l’État pour sa scrupuleuse impartialité : les publications les plus scandalisées par le montant des dépenses publiques, celles qui matraquent le thème du « ras-le-bol fiscal » et se montrent les plus enthousiastes quand les retraites sont gelées, n’ont pas pour autant été négligées par la « mama étatique » — une formule de l’hebdomadaire Le Point — lorsqu’elles ont tendu leurs sébiles en direction des ministères.

Le Point, justement, a continué à toucher plus de 4,5 millions d’euros, soit 22 centimes d’aide du contribuable pour chaque hebdomadaire diffusé, bien que le titre appartienne à la famille Pinault, sixième fortune de France (11 milliards d’euros). M. Serge Dassault, cinquième fortune de France (12,8 milliards d’euros), sénateur UMP et propriétaire du Figaro, a reçu, lui, 16 centimes de l’État pour chaque exemplaire vendu d’un journal qui exalte les vertus de l’austérité budgétaire. Et c’est sans doute parce que le quotidien Les Échos appartient à M. Bernard Arnault, première fortune de France (24,3 milliards d’euros), que ce quotidien économique qui, lui aussi, peste sans relâche contre les dépenses publiques, n’a reçu en 2013 que 4 millions d’euros du contribuable...

Lorsqu’une publication quitte un tableau, un palmarès, une autre s’y substitue. Coïncidence saisissante (c’en est une) : presque à la place qu’occupait Le Monde diplomatique en 2012, et pour un montant à peu près identique, L’Opinion a surgi en 2013 (177e avec 184 000 euros d’aides de l’État).

L’Opinion est ce quotidien lancé par M. Nicolas Beytout, avec des concours financiers dont la transparence n’est pas absolue, mais au service d’une ligne rédactionnelle qui, elle, ne laisse planer aucun mystère puisque c’est celle du Medef. La diffusion payée du journal de M. Beytout est confidentielle (de mille à trois mille exemplaires par jour en kiosques), mais sa seule survie permet à son créateur de naviguer d’une antenne à l’autre et d’être très généreusement cité dans la plupart des revues de presse. Ce qui, là encore, n’est pas donné à tout le monde.

Le ministère de la culture et de la communication, à qui il faut savoir gré de la publication, très pédagogique, du montant annuel des aides publiques à la presse, prétend que celles-ci « concourent à la modernisation et la diffusion partout dans le pays d’une presse pluraliste et diverse. »

Voilà. Alors pour soutenir ce titre référent, moi qui vit entre mer et Cévennes – et donc qui pourrait avoir un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l’autre – je sors mon pognon et je m’abonne au Monde diplo, comme à Médiapart, et j’achète en kiosque, parce c’est un acte militant, le Canard enchaîné et Siné-mensuel.

Eh ! Vous pouvez même faire un don ! Ça se fait beaucoup et, comme ceux qui ont fait payer au deux-tiers par l’État les millions d’amende de Sarko et de l’UMP, vous pourrez en déduire 66% de vos impôts !

 Vous pouvez voir ici la liste des deux cents titres les plus aidés

 Primidi 1er prairial 222

Photos X - Droits réservés

 

19/05/2014

« Les Nouveaux chiens de garde » sur LCP: un réquisitoire jubilatoire contre les canards-laquais !

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Moi qui dénonce à longueur de billet la connivence entre ce que j'appelle la « presse-purée », les « canards-laquais » et les puissances d'argent d'une part, la « classe politique » d'autre part, j'ai pris mon pied hier soir en regardant, que dis-je, en savourant, la remarquable émission réalisée par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat et présenté par l'excellente Emilie Aubry. Une sacrée bouffée d'air pur ! Où ça cette émission ? Oh ! Pas sur la Une, ni sur la Deux, ni sur la Trois, ni même sur Arte, ni évidemment sur les distributeurs de bouillie merdique que sont les chaînes de la TNT, mais sur la chaîne qui s'affirme de plus en plus comme LA station de référence : la...chaîne parlementaire (L.C.P.) ! Titre de l'émission : « GRAND ECRAN: LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE »

 

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. En 1932, Paul Nizan publiait « Les Chiens de garde » pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

 

Tous distillent à longueur de plateaux télé ou radio la doxa ultralibérale voulue par leurs patrons, ceux qui leur mettent le collier et leur dispense leur pâtée quotidienne. Finies les loups de la presse, genre Jaurès, nous sommes au temps des chiens de garde bien gras de la fable, avec collier, chaînes et « éléments de langage » à faire gober au populo dont on a bien « préparé le cerveau pour Coca cola ». Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse.

 

Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts !) convaincus des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild et appartient à Bergé et va passé dans les pognes d'un autre requin. Le Nouvel’Obs et son groupe ( Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89)  appartenait au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel qui l'a cédé récemment aux actionnaires du « Monde », le trio Bergé-Neel-Pigasse. Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques. Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop). L’Express appartient au plus important groupe de presse purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien. Et n’oublions pas le marchand de béton Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

Tous ces braves gens ne tiennent pas trop à ce que le bon populo soit trop bien informé. On comprend pourquoi on nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport… Le travail de ce type de journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des puissances de l’Argent. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

 

L'émission de LCP dénonce sans concession la collusion d'un microcosme groupant des gens sortis du même moule et grenouillant entre eux, entre « amis », entre gens du même monde. Elle cite nommément quelques-uns des plus en vue de ces trissotins de la presse (Franz-Olivier Gisberg, Duhamel, Barbier, Jospin, etc.). et tous ces « zéconomistes » distinguées qui squattent les plateaux télés en radio. Editoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : une poignée de distinguées « économistes » quadrillent l’espace médiatique et en écartent toutes les voix « dissonantes ». Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ? Par exemple, cité dans l'émission, l'incontournable Elie Cohen directeur de recherche au CNRS, un des piliers des plateaux télé et radio, mais aussi membre des conseils d'administration d'EDF énergies nouvelles, de Steria et de Pages jaunes.

 

A la fin du film « Les nouveaux chiens de garde », les ci-devant Frantz-Olivier Gisberg et Elie Cohen étaient sur le plateau en compagnie de Dominique Wolton, lui aussi directeur de recherche au CNRS (un de ses livres : Penser la communication ).

 

Ah ! Il fallait voir la gueule de « Régécolor » (c'est ainsi que je nomme Elie Cohen en voyant sa chevelure soigneusement travaillée ) qui riait jaune et s'enfonçait dans des explications ampoulées d'où ressortait ses « qualités qui en faisait un bon client pour les plateaux télés et radio ». Plus savoureux encore, la tronche de F.O.G. , traitant le film de « vieux et kon », et reconnaissant la dépendance des « ténors » de la presse(purée) vis-à-vis des patrons de presse marchands d'armes ou de béton !

 

Moralité : si vous voulez avoir des informations un peu plus fiables, cherchez-les dans internet où surnage une profusion de sites et de blogs n'ayant aucune accointance avec les requins de la finance et des multinationales ! Médiapart en est un, le Monde Diplo aussi, il y en à d'autres. Encore faut-il ne pas avoir le cerveau déjà rendu irrécupérable par TF1 et consort, en avoir la volonté et...le temps.

 

A voir là :

http://www.k-streaming.com/film-les-nouveaux-chiens-de-garde-en-streaming-gratuit/

Et ici le débat: http://www.lcp.fr/emissions/grand-ecran/vod/159107-le-deb...

 

Décadi 30 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

18/05/2014

Gastronomie érotique : allons nous faire voir chez les Grecs !

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Hélène

 

Lorsque la belle Hélène, femme de Ménélas,

Fut ravie par Pâris, elle goûta l’extase.

Ravie d’être ravie, la pétulante Hélène

Suivant le beau Pâris, courut à perdre haleine.

 

Son cocu magnifique, vert de rage et jaloux,

Envoya son armée châtier le filou.

Les deux amants s’aimaient, le barbon n’aimait guère…

Pour venger son honneur, il déclencha la guerre.

 

Des grecs contre des grecs, en une lutte à mort

Vont, neuf années durant, s’étriper sans remords.

Pour les seins blancs d’Hélène, ses étreintes brûlantes,

 

Pour sa peau de satin et sa fougue d’amante,

Des guerriers, des héros, des princes et des rois

Pour la gloire et l’Amour périront devant Troie.

 

 

 

- Oh, Victor ! Ménélas, ce vieux cocu notoire

Ta belle Hélène l’a bien pris pour une poire !

Et tous ces va-t-en-guerre au front obtus de bœuf

Se trucidant entre eux pour les yeux d’une meuf,

En guise de cerveau avaient dans le cigare

Quelques pots de yaourts brassés au goût bulgare !

Ménélas le cornu peut bien battre sa coulpe,

Se venger dans le sang, réduire Troie en cendre

Les femmes ont en commun ceci avec le poulpe :

C’est qu’au plus on les bats, au plus elles sont tendres !

- J’adhère à tes propos, petit, sans réticence

Tant ils semblent frappés à l’aune du bon sens.

Tes réflexions hardies sont dignes de Silène,

Alors levons nos verres et trinquons à Hélène.

Son Spartiate aurait pu la garder jour et nuit

S’il avait réveillé ses ardeurs assoupies,

Et chatouillé en lui le cochonnet qui bouge

En cuisinant pour elle une poulpe au vin rouge.

Le nom grec en est “ Oktapodhi krasato ”

Mais on le mange aussi à Naples ou à Porto.

- Comment prépares-tu ce plat aphrodisiaque

Que les Grecs tirent de leur culte dionysiaque ?

- C’est un plat délicieux, ni cher, ni compliqué.

Bat longuement le poulpe, sans faire de chiqué,

Tu le laves et le coupes en petites portions

Que tu sèches avec du papier à absorption.

Chauffe quatre cuillers de bonne huile d’olives

Dans une casserole bien antiadhésive,

Quatre ou cinq gousses d’ail pelées et écrasées,

Puis tes morceaux de poulpe. En cuistot avisé

Fais revenir le tout jusqu’à ce que ça dore.

Un verre de vin rouge puissant de Roquemaure,

Bois-en un toi aussi, c’est pas toi qui conduit,

Et tourne gentiment pendant que ça réduit.

Tu cisèles une branche de fenouil odorant

Dont le parfum subtil est très revigorant.

Pèle, émonde, écrase deux tomates bien mures

Que tu vas rajouter, enfin, à ta mixture.

Laisse cuire à feu doux trois-quarts d’heure environ,

La sauce épaissira et deviendra marron.

Jette-s’y une grosse poignée d’olives noires,

Sel, poivre du moulin, piment obligatoire,

Deux pincées seulement, pour chauffer les papilles

Sans mettre pour autant son estomac en vrille.

Quelques minutes encore sur le feu, en tournant,

Puis sert ton plat très chaud. L’effet est surprenant !

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 3 beaux poulpes bien battus, - 1 quart d'huile d'olive, - 3 ver­res de vin rouge puissant de Roquemaure (plus un pour le cuistot), - quelques branches de fenouil ciselées, - 6 tomates bien mûres, - 2 poignées d'olives noires dénoyautées, - sel, poivre, - 3 cuillerées à dessert de piment d'Espelette.

 

Les vins conseillés:

Intéressants pour ce plat, des vins jeunes, légers, gouleyants, des vins "à boire".

En Côtes-du-Rhône: Rochefort, Estézargues, Ste-Cécile-les-Vignes, Côtes-du-Ventoux, Coteaux-du-Luberon, Coteaux-du­-Tricastin, Costières-de-Nîmes.

En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Pic-saint-Loup, Saint-­Christol, Saint-Drézery.

En vins de Provence: Côteaux-des-Baux, Saint-Maximin, Varages et Villecroze.

 

Nonidi 29 floréal

 

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17/05/2014

Ouiquinde érotique déhescannien avec Gabriel Seinac De Meilhan

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La Foutro-manie (extraits)

 

(...)

 J'aime en amour le train de la canaille
Et point les tons des gens de qualité.
Lorsque je fous, il faut qu'un Con travaille,
Qu'il me féconde, et avec volupté,
Pompant les sucs de ma couille fertile,
Dans son allure, il fait leste et facile.
Car de passer ses jarrets et ses reins
Á dérouiller le Con d'une Robine,
Qui ne demande à Dieu tous les matins,
Que le bonheur de presser des engins,
Et cependant contrefait l'enfantine,
Quand on la fout à triple carillon,
C'est se plonger dans l'abîme d'un Con.
Vous la verriez défendre son téton,
Comme à quinze ans une jeune Pucelle,
Vous rebuter pour une bagatelle,
Pour un baiser, pour un mot polisson,
En minaudant, trancher de la cruelle.
Mais offrez-lui quelque gros saucisson,
Un Vit de bronze, elle aime ce lardon;
Elle vous va livrer sa citadelle.
Les deux battants pour vous seront ouverts,
Et vous pourrez sur la froide Aridelle,
Faire expirer vos caprices divers:
Á vrai dire, vous aurez à combattre
Tous les valets, qui la foutent par quatre,
Et qui depuis environ dix-neuf ans,
Tous les neuf mois lui flanquent des enfants.
(...)

 

Octidi 28 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

16/05/2014

L'Europe en train de se faire : un débat occulté par les grandes télés françaises ! Nul...

 

 

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L'Europe, est-ce notre carcan ou notre avenir ? Les deux mon général... En tout cas, qu'on l'aime ou qu'on la rejette, elle est là et elle est incontournable. N'en déplaise aux débiles d'extrême-droite, nous sommes dans l'Europe et nous y resterons. Reste à la faire évoluer, reste à la sortir du carcan ultralibéral dans lequel la droite qui y est actuellement majoritaire y enserre les peuples.

 

Hier soir s'est tenu à Luxembourg, un débat qui marque un tournant formidable : la naissance d'un sentiment européen. L'Europe en train de se faire. Débat suivi en direct dans tous les pays de l'Union. En France, ni TF1 ni TF2, ni TF3 (amalgame volontaire) n'ont daigné retransmettre ce débat. Heureusement la chaine parlementaire à relevé le gant. Avec succès. Sur le plateau, les cinq principaux représentants des partis européens : le représentant de la gauche dite radicale, le Grec Alexis Tsipras ; le social démocrate, l'Allemand Martin Schulz ; la représentante des écologistes, la jolie et jeune Allemande Ska Keller ; le libéral belge Guy Verhofstadt. Trois vieux routiers blanchis sous le harnois et rompus aux louvoiements et aux compromis européens et deux petits nouveaux, fringants, dynamiques et sans langue de bois. Avec un enjeu essentiel : qui remplacera celui qui cristallise sur sa personne toute l’ire des citoyens frustrés, le Portugais Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne, puissance réelle de l'U.E. Car pour la première fois, ce poste essentiel ne devrait pas sortir de tractations opaques entre les chefs d’État et de Gouvernements, avec le choix de celui qui fera le moins de vague, mais devrait être choisi dans le parti arrivé en tête des prochaines élections européennes, ou d'une coalition entre partis du même bord. D'où l'intérêt de voter pour un candidat DE GAUCHE afin de sortir l'Europe de cette spirale d'austérité ultralibérale qui met les peuples sur la paille, qui engraisse les banques et les multinationales et met l'Union, désunie et désarmée, dans les pattes crochues des États-Unis.

 

Qu'a-t-on appris au cours de ce débat très nerveux (une minute pour chaque candidat sur des questions posées par l'animatrice) bien que forcément superficiel ?

 

D'abord que les cinq sont d'accord sur une chose : la lutte frontale avec le Conseil européen (les chefs d’État et de Gouvernements) pour ce qui est de la désignation du futur président de la Commission. Schultz n'y va pas par quatre chemins : « le futur président de la Commission est dans cette salle. S'ils osaient désigner quelqu'un d'autre, lui ou elle n'obtiendrait pas une majorité au sein du Parlement européen ».

 

Le Grec Tsipras est rentré dans le tas d'emblée et a reproché sans ambages aux « grandes familles politiques » (PPE et PSE) d'avoir entonné sans arrêt la doxa ultra-libérale ; « pas d'autre voie que l'austérité. »« La Grèce est le pays que les dirigeants européens ont choisi comme cobaye de l'austérité la plus dure ». Il a dénoncé les « politiques catastrophiques d'austérité », demandé de « sortir de cette paranoïa vis-à-vis de la dette », un « changement de cap » et plus de « solidarité ».

 

La défense de Junker (Le Luxembourgeois patron de ce pays-confetti pirate qui accueille à coffre-forts ouverts et qui blanchit le pognon de tous les trafics, de toutes magouilles fiscales) a été bien molle...

 

Tous sont aussi d'accord, à des degrés divers sur une chose : l'austérité ne doit plus être la ligne politique dominante. C'est une bonne chose.

 

Il a été question de la corruption et des lobbies (pléonasme Victor!). On a appris qu'il y avait à Bruxelles deux lobbyistes financiers pour chaque député européen !

 

Il s'est parlé aussi de questions transnationales : l’euro, l’immigration, les budgets, la croissance, le chômage, la solidarité, les valeurs, la laïcité, l'Ukraine.

 

Débat superficiel, mais vif, intéressant, qui a en plus permis de mettre un visage sur les représentants de l'Europe. Et à ce jeu, deux personnalités ont crevé l'écran. La représentante des écologistes, Ska Keller, jeune, percutante, claire et...craquante. Le Grec Tsipras, représentant de la gauche radicale, un homme lui aussi clair, sans langue de bois, avec des idées et qui sait les présenter avec calme, conviction et un grand pouvoir de persuasion. Je donnerais mon vote à l'un de ces deux.

 

Au fait, aucun Français dans cet aréopage...

 

Septidi 27 floréal 222

 

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15/05/2014

AUX FOUS ! François et ses complices veulent vendre NOS BARRAGES au privé !

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Pendant qu’on nous enfume avec quelques ségolènitudes, son ancien jules et ses comparses bradent les bijoux de famille de la France. Vous avez aimé le bradage des autoroutes, vous allez adorer le bradage des barrages hydroélectriques !

 

Car c’est de cela dont il s’agit. Le gouvernement Hollande-Valls prépare en loucedé la vente au privé des barrages hydroélectriques. Valls l’a promis à la Commission européenne toujours avide de privatisations. L’aveu est dissimulé dans le « programme national de réforme » que le gouvernement a envoyé le mercredi 7 mai à la Commission européenne. (Delphine Batho, ministre "remerciée", a dénoncé ces manoeuvres dans une tribune du journel "Les echos" de même que J.L.Mélenchon dans son blog.)

 

Oh ! il faut chercher, ce n’est pas explicite, mais c’est clairement dit. A la page 16 il est écrit : « Enfin, un renouvellement par mise en concurrence des concessions d’exploitation des installations hydroélectriques sera privilégié. A la page 48 : « S’agissant de l’exploitation des installations hydroélectriques, le renouvellement des concessions par mise en concurrence sera privilégié. Le périmètre des lots de barrages et le calendrier et les modalités selon lesquels ces lots seront concédés, notamment les modalités de participation des personnes publiques aux entités concessionnaires, sont à l’étude. » Et à la page 95 « Renouvellement après mise en concurrence des concessions hydroélectriques. -  En cours -  Renouvellement progressif par mise en concurrence des concessions d'installations hydroélectriques. »

 

Eh ! Les ceusses d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ou des flots d’argent avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ? Comme d’hab, l’intérêt général est sacrifié pour faire des pipes aux idéologues de l’Europe ultralibérale. Et cela avant même des élections européennes qui peuvent changer la donne. Non mais à quoi vous jouez, camarades Hollande et Valls ?

 

L’argument de la pression de la commission européenne, c’est de la bola : L'Allemagne n'a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles, pourquoi la France n'essaie-t-elle même pas ? Nous avons pourtant là, à portée de main, une énergie made in France (Oh ! Montebourg ! On ne t’entend pas !) qui pourrait être mobilisée pour soutenir vraiment les industries exposées à la concurrence internationale.

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tigne, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Hollande et ses nuisibles veulent brader au privé !

 

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Pourtant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a refusé la mise en concurrence à l’unanimité parce que contraire aux intérêts fondamentaux de la nation. Mais cause à mon cul… Pour faire plaisir à Barroso et obtenir quelques accommodements sur les déficits, on brade… Par-dessus les citoyens, par-dessus leurs représentants élus. François, Sarko, mêmes méthodes. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Les SEM, ancêtres f(u)ameuses des Partenariats public privé c’est : responsabilité et pertes pour le public, bénéfices pour le privé…

 

Citoyens, allons-nous sans broncher livrer aux marchés et à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

 

Sextidi 26 floréal 222

 

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14/05/2014

Islamisme : les terrifiants résultats du laxisme britannique

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« Courrier international » publie ce véritable cri de colère de l'écrivaine palestinienne Ahlam Akram contre les écoles tenues par des intégristes à Birmingham et ailleurs. Ce témoignage édifiant et effrayant fera-t-il réfléchir les bisounours idiots utiles de cette idéologie de mort qui squattent en France  la presse-purée et les canards-laquais ?

 

« Cher lecteur, je vous affirme que j'ai tout vérifié avant d'écrire la première ligne de ce texte. Tout a commencé quand quelques familles musulmanes, à Birmingham, ont commencé à se plaindre de l'extrémisme qui sévissait dans des écoles [publiques]. Dans ces écoles, on apprend aux enfants à rejeter le non-musulman, on sépare les garçons des filles et on interdit les cours de natation et de musique.

La BBC s'est penchée sur le sujet. Or ses journalistes se sont heurtés au refus des instituteurs musulmans de les laisser accéder aux écoles en cause. Après enquête, la chaîne a conclu à l'existence de 25 écoles où des extrémistes ont réussi à remplacer les équipes pédagogiques par des instituteurs musulmans rigoristes qui enseignent la haine.

Une police des mœurs à l'école
Dans le même reportage, la BBC évoque également la présence de “gardiens fondamentalistes” au contact des enfants, qui agissent comme une police des mœurs, sermonnant les élèves musulmanes qui s'habillent de manière “indécente” ou qui ne jeûnent pas, allant jusqu'à les agresser physiquement. Ces gardiens exigent des repas halal, des salles de prière et des endroits spécifiques pour la récitation du Coran pendant le ramadan.

Avant même le 11 septembre 2001, on avait assisté à une montée de l'extrémisme islamiste, qui allait de pair avec la crainte croissante suscitée par la présence des musulmans en Occident. Cette crainte, l'extrême-droite européenne l'a exploitée à merveille. Et les musulmans eux-mêmes l'ont nourrie par une attitude de défi et par leur manière d'user des libertés dont ils jouissent. Le tout sous prétexte de préserver leur identité religieuse.

Des “zones d'application de la charia” à Londres
Bien qu'ils meurent d'envie de vivre en Grande-Bretagne et plus généralement en Occident, c'est-à-dire dans les pays de l'“égarement et de la mécréance” plutôt que dans ceux de la “juste voie islamique”, les islamistes cherchent à combattre la culture et les lois de l'Occident pour lui imposer leur propre culture.

Ils profitent de la liberté de culte qui leur est offerte pour exiger des lieux de prière, des mosquées et des écoles [islamiques]. Même ceux qui ne fréquentaient pas la mosquée dans leur pays d'origine se mettent à s'y rendre, au point qu'on les voit déployer leurs tapis de prière en pleine rue, contribuant à provoquer des embouteillages. Certains d'entre eux déclarent même des quartiers de l'est londonien “zones d'application de la charia”.

Au nom de l'identité musulmane

Évidemment, ils refusent le système d'éducation britannique, connu pour encourager la liberté de pensée. Chose totalement inacceptable pour ces “parangons de l'islam autoproclamés”, puisqu'une telle liberté est contraire à leur doxa religieuse. Par conséquent, ils refusent que leurs enfants soient éduqués selon les principes de la libre-pensée, de l'approche rationnelle du monde et de l'ouverture aux autres cultures.

Leurs écoles prétendent qu'elles préservent l'identité musulmane. L'identité qu'ils veulent préserver sert-elle vraiment l'islam et les musulmans ? ou fait-elle tort au premier comme aux seconds ? Les dégâts sur la société sont énormes.

Séparation des sexes
Un tribunal britannique a jugé neuf musulmans pour exploitation sexuelle de mineures – des mineures qu'ils avaient prostituées à Manchester. C'est cette affaire qui a fait dire à la baronne musulmane Saeeda Hussein Warsi qu'une partie des Pakistanais de Grande-Bretagne considèrent la femme blanche comme licite pour eux, puisque de religion et d'appartenance ethnique différentes des leurs. Les crimes d'honneur, au nombre croissant dans le monde musulman, ont également atteint la Grande-Bretagne.

Plus de 2 800 cas ont été enregistrés en une seule année. Lors de conférences organisées par les syndicats d'étudiants, certains orateurs ont demandé qu'on applique la séparation des sexes. On a eu peur que cela soit accepté, étant donné que toute critique de l'islam est devenue taboue en Grande-Bretagne et peut désormais aboutir à la perte de son emploi. Et ce alors qu'on reste entièrement libre de critiquer toute autre religion.

Ce qui nourrit l'extrême-droite
C'est cette mauvaise exploitation des libertés qui encourage Othman Mustafa, avant-dernier fils d'Abou Hamza Al-Masri [prédicateur islamiste expulsé aux Etats-Unis] à appeler au djihad à la mosquée Al-Nour, dans le quartier londonien d'Acton.

Quand on demandait à son père pourquoi il vivait à Londres alors qu'il détestait tant l'Occident, il répondait que cela était temporaire et dicté par la nécessité, et qu'il se servait de l'Occident comme d'un urinoir. Il vivait pourtant aux frais du contribuable britannique. Et son expulsion, qu'il a fallut attendre huit années, le temps des recours en justice, a coûté 8 millions de dollars.
 
Tout cela nourrit l'extrême-droite. Cela amène aussi la société britannique, y compris les musulmans, à la crainte que la société soit confrontée aux dangers de l'extrémisme, d'un racisme débridé, de l'insécurité ou encore du retour des combattants du djihad en Syrie. Ce sont des dangers qui ne planent pas seulement sur l'Occident, mais également sur l'ensemble du monde musulman.

Enquête sur les Frères musulmans
La demande faite au gouvernement britannique d'ouvrir officiellement une enquête sur les activités des Frères musulmans est totalement justifiée. Elle intervient même un peu tard. L'islam politique est comme une pieuvre. Son danger est profond, et réside dans le fait qu'il dispose de réseaux interconnectés qui travaillent avec acharnement et de manière préméditée à changer la culture occidentale pour imposer la culture islamique. Le tout en partant de l'idée que la vraie culture se résume en la croyance dans le Coran, et cela dans le but de préparer le terrain à la charia et d'imposer leur tyrannie aux peuples.

Je suis favorable aux mesures que prendra le gouvernement britannique contre tous ceux qui veulent changer les lois du pays. Je suis d'accord avec la ministre australienne qui a demandé l'expulsion vers les pays musulmans des musulmans qui se déclarent mécontents dans son pays.

Si même l'Arabie Saoudite, berceau des idées fondamentalistes, a commencé à prendre des mesures pour circonscrire le danger islamiste (certes, avec du retard), et punit désormais ceux qui veulent partir faire le djihad en Syrie, pourquoi ma nouvelle patrie n'aurait-elle pas le droit de faire de même, qu'elle soit chrétienne ou laïque ? »

 

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2014/05/07/h...

 RADICALISATION — 25 écoles passées au crible

C’est une lettre fuitée, envoyée par un islamiste à Birmingham à un contact à Bradford, qui a donné l’alerte, raconte le Sunday Times. Le courrier donne des informations sur "Opération Cheval de Troie", un programme ayant pour but le remplacement des directeurs d’écoles publiques à Birmingham, à Manchester et à Bradford par des personnes musulmanes désignées pour les diriger selon un islam orthodoxe, et revendique quatre remplacements déjà effectués.

Mi-avril, un sonneur d’alerte anonyme a donné davantage d’informations au Sunday Times, notamment sur l’école Park View à Birmingham. Il aurait dit entre autres que les enseignants non-musulmans sont poussés vers la porte, que les garçons et les filles sont séparés dans les classes, "qu’ils ne sont pas autorisés aux cours d’EPS ensemble", qu’ils apprennent aux cours d’éducation sexuelle "que les épouses sont obligées d’assouvir les besoins de leur mari selon la sharia..."


Le Sunday Times note qu’à Birmingham, vingt-cinq écoles font l’objet de quatre enquêtes différentes: celle du ministère de l’Education, du conseil municipal de Birmingham, de l’inspection académique Ofsted et de la police des West Midlands. Le premier rapport d’enquête, celui du ministère, sera publié courant du mois de mai et devrait pointer le doigt sur "des bavures en ce qui concerne la direction, le management et la protection des enfants, causées par des idéologies religieuses radicales".

 

Quintidi 25 floréal 222

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13/05/2014

Au bistro de la toile : blanchiment d’argent.

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- Oh Loulle, sers-moi un rouge. Dis-moi, tu connais Tharshema Brice ?

 

- ???!!! Kissa ?

 

- Tharshema Brice. C’est une coiffeuse étazunienne, mère de six enfants, qui a défrayé la chronique chez les yankees.

 

- Et qu’est-ce qu’elle a fait d’extraordinaire cette champouineuse ?

 

- Justement, elle a utilisé ses talents de champouineuse pour blanchir, littéralement, des dollars et en multiplier la valeur !

 

- Bof. Certain barbu célèbre, en d’autres temps, a bien multiplié les pains et les poissons… Et comme elle faisait la coiffeuse ?

 

- Ben voilà. Elle dégraissait d’abord soigneusement des billets verts de cinq dollars avec un puissant détergent. Puis, avec une brosse à dents, elle effaçait soigneusement les traces d’encre qui restaient. Après séchage et repassage, elle avait donc des billets vierges, mais faits avec ce papier très spécial et les filigranes qui caractérisent les billets de banque. Il ne lui restait plus qu’à réimprimer ces papiers avec une imprimante couleur pour les transformer en coupures de cinquante et cent dollars ! Pas compliqué : il suffit de scanner des billets de ces montants et de les imprimer.

 

- Pas kon la maman ! Mais enfin, ça ne pouvait tromper que des commerçants pas très regardants. Encore que… Il y avait le craquement caractéristique du papier dollar, le filigrane. Et comment elle s’est fait gauler ?

 

- Eh bien parce qu’un caissier un peu plus rigoureux s’est aperçu qu’il avait en filigrane le président Lincoln (monsieur 5 dollars) alors qu’il aurait dû avoir les présidents Ulysse Grant (monsieur 50 dollars) ou Benjamin Franklin (monsieur 100 dollars).

- Et elle en tiré beaucoup de ces faux fafs ?

 

- Pour 20.000 dollars. Et figure-toi qu’au tribunal, on a cité son complice !

 

- Qui c’était ? Son Jules ? Son banquier ?

 

- Monsieur Hewlet-Packars, fabricant des imprimantes qui ont permis cette pittoresque embrouille !

 

- C’est beau l’artisanat tout de même…

 

- Mais ce n’est rien à côté des vrais blanchisseurs de pognon.

 

- Les banquiers avant tout…

 

- Evidemment. Mais aussi l’immobilier (tu achètes 2 millions une villa mais tu déclares un seul million, tu donnes le reste en liquide puis, quelques mois après, tu revends le bien…à son vrai prix de 2 millions, et tu as « blanchi » un million d’argent de la drogue, de la prostitution, du trafic d’organe, du trafic d’armes, de l’extorsion de fonds, de la fraude fiscale). Tu peux aussi te mettre en cheville, au besoin avec une persuasion « musclée », avec des buralistes marchands de billets de ces konneries de jeux (tu rachètes en liquide au gagnant le billet en lui donnant même un peu plus que son gain, puis tu touches légalement la somme qui est ainsi blanchie). Ou encore tu achètes des commerces qui génèrent beaucoup de recettes brutes par des ventes au comptant (restaurants, bars, boîtes de nuit, hôtels, laveries automatiques, bureaux de change et compagnies de distributeurs automatiques). Puis tu doubles les recettes honnêtes avec de l’argent sale et le tour est joué. Tu peux encore aller dans un casino où tu achètes des jetons en échange d’argent comptant pour ensuite encaisser leurs jetons sous forme de chèque.

 

- A ouais… Notre champouineuse, c’est vraiment de l’artisanat je vois.

 

- Oh ! Il y a bien plus sophistiqué et sur des sommes colossales. Mais là ça demande la complicité des banques, de sociétés de transferts de fonds, de bureaux de change, de cabinets d’avocats d’affaires marrons, etc. On change de catégorie. On « cahuzaquise », on « amazonise », on « googlise », on « pinaulise »…

 

- Bon. Compris… Tè ! C’est ma tournée. Et régulièrement déclarée !

 

Quartidi 24 floréal 222

 

Merci à Chimulus

 

12/05/2014

Traite négrière : Je, tu, il, nous, vous, ils, ne sommes en aucune façon ni coupable, ni responsable !

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Il y a deux jours, on a commémoré l’abolition de l’esclavage. C’est bien, et c’est tout en notre honneur, une des spécificités de la civilisation occidentale étant cette capacité de se mettre en question et de s’autocritiquer. Mais on nous rebat les oreilles avec la « repentance ». Eh ! Oh ! A quoi on joue ? Il ne s’agit pas d’oublier ni d'excuser ces horreurs mais je, tu, il, nous, vous, ils, ne sommes en aucune façon ni coupable, ni responsable de faits et de méfaits commis il y a plusieurs siècles par des gens qui vivaient à cette époque sur le territoire que nous occupons présentement ! On s’est débarrassé des curés qui voulaient nous culpabiliser avec leur konnerie de « péché originel », ce n’est pas pour se laisser culpabiliser par une prétendue responsabilité collective et qui plus est rétroactive ! Moi, toi, lui, nous, vous, eux, sommes-nous responsables des horreurs de la Saint-Barthélémy et des massacres des dragonnades dans les Cévennes ? Puis quoi encore…

 

Moi, Provençal, dois-je tenir pour responsable et culpabiliser les Italiens parce qu’ils ont réduit mes ancêtres en esclavage pour leur faire construire, à coups de triques et au prix de milliers de morts, le pont-du-Gard, les arènes de Nîmes, d’Arles, le théâtre antique d’Orange, les termes de Vaison-la-Romaine ?

 

Moi, Provençal, dois-je tenir pour responsable et culpabiliser les Arabes et les Berbères d’Afrique du Nord qui sont venus pendant des siècles razzier, incendier les cités et villages de la Méditerranée, tuant les hommes, raflant les femmes et les enfants pour les vendre comme putes dans leurs harems-bordels pour les unes, comme esclaves pour les autres ?

 

Puis quoi encore…

 

Les jeunes filles enlevées et vendues par les abrutis de BokoHaram soulèvent un tollé dans le monde. Offusquées ! Indignées ! Qui ? Les bonnes âmes qui font semblant de découvrir que l’esclavage existe toujours, qu’il a été officiellement interdit mais qu’il sévit toujours. Mais cette vérité qui fait mal reste étonnement voilée. Parce que ce crime contre l’humanité se perpétue toujours et uniquement aujourd’hui en terres d’islam.

 

Lisez plutôt ce texte aussi courageux que lucide de Karim Sarroub, psychologue et écrivain. Une pointure :

 

 

« La traite négrière arabo-musulmane

Ibn Khaldoun est un historien, philosophe et homme politique d’Afrique du Nord. Sa façon d’analyser les changements sociaux qu’il a observés dans sa culture lui vaut d’être considéré comme étant à l’avant-garde de la sociologie. Il demeure l’un des penseurs arabes les plus connus et les plus étudiés car il a souvent été présenté comme l’un des pères fondateurs de l’histoire, en tant que discipline intellectuelle, et de la sociologie..
« Les Noirs appartiennent aux peuples à caractère bestial. Ce sont des sous hommes anthropophages et leur place est plus proche du stade animal. Les Noirs sont les seuls peuples adaptés à l’esclavage, en raison d’un degré inférieur à l’humanité. » Ibn Khaldoun.Vincent Monteil indique : « Ibn Khaldoun est fort en avance sur son temps […] Aucun de ses prédécesseurs ou de ses contemporains n’a conçu ou réalisé une œuvre d’une ampleur comparable. »

Bien que peu argumenté, « Le génocide voilé » de Tidiane N’Diaye (1) est une solide et importante enquête historique et un réquisitoire accablant pour les Arabes musulmans qu’il présente comme “d’impitoyables prédateurs” (ce sont ses mots.) Pour lui, il n’y a pas le moindre doute que la traite négrière occidentale, qui a duré quand même quatre siècle, n’est rien par rapport à la “génocidaire traite négrière arabo musulmane” qui a duré environs treize siècles et qui a fait environs dix sept millions de victimes.
Anthropologue, économiste, spécialiste des civilisation négro-africaine, Tidiane N’Diaye ne mâche pas ses mots en détaillant “l’histoire de ses Arabes qui plongèrent les peuples noirs dans les ténèbres du mal absolu”, en évoquant massacres, destruction, déportation, traitement inhumain et castration généralisée. A côté de lui, l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau (qui a essuyé une plainte et a failli se faire lyncher par Le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais avec son essai “Les Traites négrières, Essai d’histoire globale”), c’est de la belle poésie.


Cette étude traite en profondeur d’un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman pendant plus de onze siècles. 


Cette traite transsaharienne, qui n’a pas totalement disparu de nos jours, a fait au moins 17 millions de victimes. Les razziés, capturés pour la plupart d’entre eux au Darfour et en Mauritanie, étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, et l’on peut estimer que les trois-quarts d’entre eux ne survivaient pas : encore aujourd’hui, les pistes suivies par les captifs sont jalonnées par une longue ligne d’ossements humains et de débris de tissus… 


Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, et continue à l’être, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l’islam permettait d’échapper à l’esclavage, la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité entre le côté « blanc » et le côté « noir » du continent, et une volonté commune de « voiler » ce génocide. 
Historique, documenté, écrit avec une grande sensibilité, « Le génocide voilé » est aussi un livre polémique et très courageux. La personnalité de l’auteur, lui-même noir et musulman, aurait pu l’amener à maintenir le voile ; il a préféré s’en réclamer pour révéler sans détours une vérité qui va forcément déranger.


Cornélius Castoriadis (2) : “Car on est capable en Occident, du moins certains d’entre nous, de dénoncer le totalitarisme, le colonialisme, la traite des Noirs ou l’extermination des Indiens d’Amérique. Mais je n’ai pas vu les descendants des Aztèques, les Hindous ou les Chinois, faire une autocritique analogue, et je vois encore aujourd’hui les Japonais nier les atrocités qu’ils ont commises pendant la Seconde guerre mondiale. Les Arabes dénoncent sans arrêt leur colonisation par les Européens, lui imputant tous les maux dont ils souffrent - la misère, le manque de démocratie, l’arrêt du développement de la culture arabe, etc. Mais la colonisation de certains pays arabes par les Européens a duré, dans le pire des cas, 130 ans: c’est le cas de l’Algérie, de 1830 à 1962. Mais ces mêmes Arabes ont été réduits à l’esclavage et colonisés par les Turcs pendant cinq siècles.


La domination turque sur le Proche et le Moyen-Orient commence au XVème siècle et se termine en 1918. Il se trouve que les Turcs étaient musulmans - donc les Arabes n’en parlent pas. L’épanouissement de la culture arabe s’est arrêté vers le XIème, au plus le XIIème siècle, huit siècles avant qu’il soit question d’une conquête par l’Occident. Et cette même culture arabe s’était bâtie sur la conquête, l’extermination et/ou la conversion plus ou moins forcée des populations conquises. En Egypte, en 550 de notre ère, il n’y avait pas d’Arabes - pas plus qu’en Libye, en Algérie, au Maroc ou en Irak. Ils sont là comme des descendants des conquérants venus coloniser ces pays et convertir, de gré ou de force, les populations locales. Mais je ne vois aucune critique de ces faits dans le cercle civilisationnel arabe.


De même, on parle de la traite des Noirs par les Européens à partir du XVIème siècle, mais on ne dit jamais que la traite et la réduction systématique des Noirs en esclavage a été introduite en Afrique par les marchands arabes à partir des XI-XIIème siècles (avec, comme toujours, la participation complice des rois et chefs de tribus noirs), que l’esclavage n’a jamais été aboli spontanément en pays islamique et qu’il subsiste toujours dans certains d’entre eux. Je ne dis pas que tout cela efface les crimes commis par les Occidentaux, je dis seulement ceci: que la spécificité de la civilisation occidentale est cette capacité de se mettre en question et de s’autocritiquer. Il y a dans l’histoire occidentale, comme dans toutes les autres, des atrocités et des horreurs, mais il n’y a que l’Occident qui a créé cette capacité de contestation interne, de mise en cause de ses propres institutions et de ses propres idées, au nom d’une discussion raisonnable entre être humains qui reste indéfiniment ouverte et ne connaît pas de dogme ultime.”

(tiré du blog de Karim Sarroub, écrivain et psychologue, du 07 décembre 2009) 


(1) Tidiane N’Diaye Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Il est Chargé d'études à l'INSEE et Directeur de recherche à Sup de Co Caraïbes. Chercheur reconnu, il a publié plusieurs essais sur l'histoire des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas (africaine-américaine et afro-antillaise.) Il est également l'auteur de nombreuses études économiques et sociales de l'INSEE sur les Départements français d'Amérique (DFA).Tidiane N'Diaye est le premier chercheur africain, dont les travaux (Traite négrière arabo-musulmane - Le génocide voilé - Gallimard - Les Falachas, nègres errants du peuple juif, Gallimard), ont été nommés au Prix Renaudot Essai en 2008.

(2) Cornélius Castoriadis (2) (Κορνήλιος Καστοριάδης) (11 mars 1922 à Constantinople - 26 décembre 1997 à Paris) est un philosophe, économiste et psychanalyste français d'origine grecque, défenseur du concept d'« autonomie politique ». En 1949, il fonde avec Claude Lefort le groupe Socialisme ou barbarie, d'où sort la revue du même nom et qui est dissous au printemps 1967.

 

Tridi 23 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

10/05/2014

Ouiquinde érotique avec le flamboyant Mirabeau

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Mirabeau, flamboyant révolutionnaire au physique...pittoresque, « Grand Homme » enterré puis sorti du Panthéon, était aussi un puissant amoureux, conscient de ses défauts physiques. Enfermé au donjon de Vincennes, il écrivait des lettres enflammées à sa maitresse, Sophie de Monnier, bouclée elle-même dans un couvent. Qu'on en juge :

 

Lettres à Sophie

(...)

Cette rose, c’est ma maîtresse,
Digne d’un dieu, d’un immortel.
Cette rose, c’est sa poitrine,
C’est sa cuisse au contour nerveux,
C’est sa peau, c’est l’odeur divine
Qui coule de ses bruns cheveux.


C’est toi tout entière, ô Sophie
Quand ton corps souple et musculeux,
Sous ma grosse face bouffie,
Sous mon front large et pustuleux
Se débat et roule en délire,
Comme dans le creux du ravin,
La nymphe, sous son vieux satyre,
Tout gonflé d’amour et de vin.


Va, tu n’es pas une Française,
Qui n’aime que du bout des dents,
Ton corps en prend tout à son aise,
Et tes baisers sont bien mordants !
Oh ! viens, ma bacchante romaine,
Laisse mon bras te dérouler,
Laisse-moi boire ton haleine,
Laisse-moi te décheveler !


Ô Dieu ! que ma Sophie est belle,
Quand le rouge lui monte au front !
Que de beautés son corps révèle
Dans cet instant sublime et prompt !
Son œil blanchit et s’illumine,
Et son flanc plein de volupté
Surpasse en ardeur Messaline
Et l’antique lubricité !
(...)

 
Mirabeau

 

Primidi 21 floréal 222

 

Illustration Magritte