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17/07/2014

La catastrophe nucléaire cachée au Nouveau-Mexique (USA)

conteneur déchets nucléaires ouvert.jpg

Ce conteneur qui baille est pourtant "fait pour durer 10.000 ans"!

 

Il n'y a pas que le foute, le Tour ou les massacres routiniers du proche-orient. Il y a aussi ce dont on ne parle pas dans la presse-purée et les canards laquais. Par exemple la panique qui règne depuis six mois au Nouveau-Mexique (USA) autour d'un site d'enfouissement de déchets nucléaire, le WIPP. ( Waste Isolation Pilot Plant). Ce WIPP est un centre de stockage profond de déchets nucléaires dans une couche de sel de 600 mètres d'épaisseur. C'est l'équivalent étazunien de ce que les grosses têtes de l’ANDRA et du CEA veulent construire à Bure dans la Meuse sous le nom de CIGEO, et que la lutte farouche des populations a évité à Marcoule (Gard).

 

WIPP est situé à quelques kilomètres de la ville de Carlsbad, dans le Nouveau Mexique (USA). Depuis le 14 février 2014, un « incident » (!!??) nucléaire est en cours dans ce centre de stockage profond de déchets radioactifs militaires et issus de la recherche. Un ou plusieurs conteneurs se sont ouverts suite à une explosion qui serait d’origine chimique à 655 mètres sous terre. Une radioactivité des plus redoutables - Plutonium, Americium - s’est échappée. Des taux de radioactivité faramineux ont été mesurés sur le site. En France, le très pro-nucléaire IRSN (institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) reprend les déclarations du DOE (départment of energy) et affirme que le panache de Plutonium et Americium est "sans danger" pour la santé de celles et ceux qui le respirent - une "évidence" vue que 1/ 1.000.000e de grammes de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer des poumons !

 

Á propos des causes possibles du feu, l’expert Don Hancock au Southwest Research and Information Center déclare que le plafond peut s’effondrer, sous le poids de la roche et du sel à 655 mètres sous terre et que c’est pour cela que depuis 1999, seulement 4 des 7 salles de stockage ont été remplies. L’expert évoque également des possibilités de dégâts collatéraux de l’industrie gazière car l’activité de fracturation hydraulique est très importante dans la région (source). Tiens, revoilà le gaz de schiste ! Mais il se pourrait aussi que le feu soit le fait de l'enveloppe de ces conteneurs, en magnésium (hautement inflammable, la base de tous les feux d'artifices!), enveloppe « faite pour contenir la radioactivité pendant 10.000 ans ». Ouarf ! Ouarf ! Ouarf ! Non, on est prié de ne pas rire ni ricaner...

 

Les « spécialistes » envisagent maintenant d'installer des « filtres » permanents pour « purger » les vapeurs s'échappant du site avant de les lacher dans l’atmosphère. Ben voyons. C'est très simple. Et ça durera bien 10.000 ans...

 

Á méditer avant de donner le feu vert à la construction du site d'enfouissement de Bure. Ouais, mais on sort du Mundial, on a le Tour et puis, merde, on est en vacances, non !

 

Sources :

http://www.coordination-stopnucleaire.org/spip.php?auteur3

http://www.ensi.ch/fr/2014/07/04/dechets-radioactifs-lifsn-suit-lincident-dans-le-depot-final-americain/

 

Nonidi 29 messidor 222

Photo X – Droits réservés

 

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