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14/11/2014

Radios, télés, journaux et magazines : outils du bourrage de crânes ultralibéral.

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Françoa, Valls, Macron, vous pouvez y aller ! Appliquez sans états d'âme le programme du Medef : les boyaux de la tête du peuple sont plus que correctement malaxés, massés, gavés à l'idéologie ultralibérale par les outils les plus efficaces pour le bourrage de crâne : radios, télés, journaux et magazines.

 

Dès le matin, les machines à bruits résonnent de la bouillie ultralibérale qui travaille au lavage de cerveau des populations. Sur la radio publique, c'est Cohen, Seux et compagnie. Sur les lucarnes à décerveler, il est – toujours sur le service public - une émission de plus en plus outrageusement morpionnisée par la cohorte des employés des boites de propagande du patronat, sous la baguette complice du ci-devant Calvi. Quant à la presse écrite, même les journaux dit «  de gôôche » sont tenus par des banquiers, des bétonneurs et des marchands d'armes. Bonjour la pluralité !

 

On est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Contrairement aux lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse.

 

Libération, journal des bobos de gôôche (on est loin du Libé des débuts, fondé par Sartre !), convaincu des « bienfaits » de l’ultra libéralisme, a été renfloué par Rothschild, a appartenu à Bergé et est passé dans les pognes d'un autre requin : l'homme d’affaires franco-israélien Patrick Drahi, propriétaire des sociétés Numéricable et SFR.

 

Le Nouvel’Obs rebaptisé L'OBS et son groupe ( L'OBS, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89)  appartenait au fabriquant de baignoires, de spas, de sanibroyeurs Claude Perdriel qui l'a cédé récemment aux actionnaires du « Monde », le trio Bergé-Neel-Pigasse.

 

Le Point appartient à François Pinault, industriel sulfureux engraissé sur les dépouilles d’entreprises en difficulté avec la complicité des plus hautes instances politiques.

 

Le Monde, qui fut LE journal de référence est devenu un torchon ultralibéral depuis qu’il est la propriété des hommes d’affaires Pierre Bergé (confection de luxe, haute couture), Mathieu Pigasse (Banque Lazard) et Xavier Niel (Free, après avoir fait fortune avec le minitel rose, les peep-show et les sex-shop).

 

L’Express appartient au plus important groupe de presse-purée belge (Roularta Media Group) qui l’a racheté à Dassault. Le même Dassault (fabriquant d’avions de combat – Rafale, Mirage, etc. – d’avions civils – Falcon – et de systèmes électroniques) est propriétaire du Figaro. Il est question qu’il rachète Le Parisien.

 

Et n’oublions pas le marchand de béton Bouygues chez TF1… Etc. Etc.

 

Ces organes de presse peuvent s'appuyer sur des officines dévolues aux idées du grand patronat (pas des PME, nuance). Officines qui souvent se débrouillent pour être déclarées « d'utilité publique » et sont dès lors payées...par les deniers publics !

 

L'AFEP (association française des entreprises privées). Fondé par Ambroise Roux (Compagnie Générale des Eaux, rebaptisée Vivendi et Veolia) à l'arrivée de Mitterrand au pouvoir. C'est un lobby patronal puissant chargé d’influencer les politiques économiques et sociales : droit du travail,fiscalité, énergie, environnement. On y trouve toutes les entreprises du CAC 40. Présidée par Pierre Pringuet (Directeur général de Pernod Ricard) depuis juin 2012, l’Afep a porté à sa tête cinq autres présidents depuis sa création en 1982 : Ambroise Roux, son fondateur, jusqu’en 1999, Didier Pineau-Valencienne (Schneider Electric) jusqu’en 2001, Bertrand Collomb (Lafarge) jusqu’en 2007, Jean-Martin Folz (Peugeot SA) jusqu’en mars 2010 puis Maurice Lévy (Publicis). Elle dispose d'un bureau de lobbying à Bruxelles.

 

L'IFRAP (Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques), il a été fondé en 1985 par Bernard Zimmern, un ancien trésorier du lobby anti-impôt les Contribuables associés. Officine proche de Valeurs actuelles (!?) dont la directrice Agnès Verdier-Molinié, est l’un des piliers de l’émission « C dans l’air ». Son credo, en s'appuyant sur des « expertises » bidons : pri-va-ti-ser ! Ses méthodes : influencer l’opinion publique à coups d’« études » souvent bidonnées ou faire du lobbying auprès des parlementaires ou du gouvernement.

 

L’INSTITUT SUPÉRIEUR DU TRAVAIL (IST). Cette officine se présente comme un « organisme d’expertise et de formation sur le fait syndical, la représentation du personnel et les relations sociales ». En fait, sous couvert de s'intéresser aux syndicats, cet « institut » a pour finalité de contrer le mouvement ouvrier. Fondée en 1969 par le vichyste et ancien collaborateur Georges Albertini (homme politique socialiste et pacifiste avant la Seconde guerre mondiale, passé à l'extrême-droite et engagé dans la collaboration), l’IST sera chargé par le patronat, et singulièrement celui de la métallurgie, de former l’encadrement pour lutter pied à pied contre la CGT dans les entreprises. Son directeur, Bernard Vivier, dispense ses « analyses » et ses « expertises » sur les plateaux de radios et télés. Un des piliers de « C dans l'air ».

 

L’INSTITUT DE L’ENTREPRISE. Il se présente comme la « boite à idées », le « think tank » de l'entreprise. Son crédo : le profit. Son cheval de bataille : « la réduction de la dépense publique et des prélèvements obligatoires ». Et donc le financement de la Sécurité sociale par l'impôt. On y retrouve Vinci, Axa, BNP Paribas, PSA parmi 120 grosses entreprises.

 

COE-REXECODE ( Centre d’observation économique et de recherches pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises. Ouf!). Encore un institut privé qui fournit des « études économiques, des veilles conjoncturelles et des prévisions » pour « participer au débat de politique économique ». En leit-motiv : la durée du temps de travail. On y retrouve les grandes banques et assurances ainsi de grands groupes tels EDF, Bouygues et des organisations patronales comme l'UIMM.

 

Tous ces braves gens ne tiennent pas trop à ce que le bon populo soit trop bien informé. On comprend pourquoi on nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport…

 

Le travail de ce type d'officines et de journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des puissances de l’Argent.

 

Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses.

 

Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

 

Moralité : si vous voulez avoir des informations un peu plus fiables, cherchez-les dans internet où s'imposent quelques journaux en lignes (Médiapart, Agoravox) et une profusion de sites et de blogs n'ayant aucune accointance avec les requins de la finance et des multinationales ! Encore faut-il ne pas avoir le cerveau déjà rendu irrécupérable par TF1 et consort, en avoir la volonté et...le temps.

 

Une des sources :lien

 

Illustration X - Droits réservés.

 

 

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